lundi 22 mai 2023

Journée nationale des Patriotes — le testament de Chevalier de Lorimier mort à 35 ans

Né dans la noblesse canadienne-française, Chevalier de Lorimier est issu de la branche de Verneuil de la famille de Lorimier.

Dès ses années de jeunesse, Lorimier s'intéresse à la politique. Idéaliste, nationaliste épris de liberté, il prend parti pour Louis-Joseph Papineau et le Parti canadien dans leurs luttes autonomistes contre le gouverneur Dalhousie et son Conseil exécutif non élu. En 1822, il participe activement à la campagne contre le projet d'union du Haut et du Bas-Canada. En 1827, il est parmi les signataires d'une pétition demandant à Londres le rappel de Dalhousie et condamnant ses politiques jugées arbitraires et despotiques par les pétitionnaires.

En 1834, l'Assemblée législative vote les Quatre-vingt-douze Résolutions, demandant à Londres sa complète autonomie, ce qui lui donnerait à peu près les mêmes pouvoirs que la Chambre des communes britannique. Lorimier prend une part active à la campagne électorale qui suit en soutenant les candidats du Parti patriote favorables à ces résolutions. Ce parti remporte la victoire avec 77 sièges sur 88. 

En mars 1837, à Londres, les Résolutions Russell sont votées, rejetant non seulement les Quatre-vingt-douze Résolutions, mais assurant également la mainmise de l'exécutif sur le Trésor public. Comme plusieurs de ses amis, Lorimier préconise la résistance. Le 15 mai, il est secrétaire de l'assemblée du comté de Montréal, au cours de laquelle les participants créent un comité central de résistance. Le « Comité central et permanent du district de Montréal » doit veiller aux intérêts du comté et coordonner le réseau de résistance avec les comités des autres comtés. Lorimier et George-Étienne Cartier sont élus cosecrétaires.

Le 6 novembre, Lorimier participe à la manifestation de la Société des Fils de la Liberté et est blessé d'une balle à la cuisse au cours de l'échauffourée qui suit avec les membres du Doric Club, partisans du gouverneur et de sa politique. Le nouveau gouverneur Gosford lance alors des mandats d'arrestation, dont l'un contre Lorimier. Celui-ci fuit Montréal le 14 ou le 15 novembre et se réfugie dans le comté des Deux-Montagnes, où les chefs du comité de l'endroit le nomment capitaine du bataillon de milice.

Accompagné de ses hommes et de ses deux frères cadets, Jean-Baptiste-Chamilly, avocat, et Gédéon-Georges, étudiant en médecine, il se rend à Saint-Eustache se placer sous les ordres de Jean-Olivier Chénier. Plus de 1 000 hommes des troupes du général britannique, Colborne, avancent vers le village pour écraser la révolte. Voyant l'inutilité du combat, il conseille en vain à Chénier de déposer les armes. Le 14 décembre, la bataille de Saint-Eustache se conclut par une grave défaite pour les patriotes et la mort héroïque de Chénier. Lorimier fuit alors vers Trois-Rivières, traverse le Saint-Laurent puis les Cantons de l'Est. Il entre finalement aux États-Unis vers la fin décembre pour y rejoindre les insurgés qui ont réussi à fuir. 


Extrait de l'Histoire du Canada français donné par Jean-Claude Dupuis, docteur en histoire.

En novembre 1838, Lorimier est l'un des principaux meneurs de la seconde insurrection. Le 7, il prend la direction de Sainte-Martine avec 200 Frères chasseurs pour en rejoindre 300 autres commandés par le docteur James Perrigo. Ils parviennent à repousser les miliciens britanniques, mais cette victoire est assombrie par la défaite de Nelson à la bataille d'Odelltown. Le 10 novembre, les Patriotes se dispersent. Lorimier tente de rejoindre la frontière américaine, mais il s'égare dans les bois et est appréhendé par les troupes britanniques le 12 novembre au matin. Le 22 ou le 23, il est transféré à la prison de Montréal. 

Le 11 janvier 1839, Lorimier et treize de ses compagnons comparaissent devant le conseil de guerre. On lui refuse le procès devant un tribunal civil qu'il réclamait. Il se défend tout de même très bien, contestant toutes les preuves que la Couronne dresse contre lui. Cependant, l'un de ses coaccusés, Jean-Baptiste-Henri Brien, signe des aveux l'incriminant au plus haut point, pour éviter l'échafaud. Les autorités britanniques, faute d'avoir pu s'emparer des grands chefs de la Rébellion, ont décidé de s'acharner sur lui et d'en faire un exemple. Le 21 janvier, lui et ses compagnons sont déclarés coupables de haute trahison et condamnés à être pendus. Le 15 février, il monte sur l'échafaud avec Charles Hindenlang, Amable Daunais, François Nicolas et Pierre-Rémi Narbonne.


La veille, il avait écrit son testament politique, base de la vidéo ci-dessus.

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Afrique du Sud est en avance sur son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre

L’Afrique du Sud est en avance sur son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

La production de gaz à effet de serre du 14e plus gros émetteur mondial est déjà en baisse, alors que sa contribution déterminée au niveau national, un objectif adopté par le cabinet en 2021, ne prévoyait une baisse qu’à partir de 2025.

Les pannes régulières des centrales à charbon qui fournissent plus de 80 % de l’électricité sud-africaine signifient que moins de dioxyde de carbone est pompé dans l’atmosphère, et les délestages quotidiens de plus de 10 heures par jour limitent encore davantage les émissions des usines.

« C’est involontaire », a déclaré Crispian Olver, directeur général de la Commission présidentielle sud-africaine sur le climat, lors d’un entretien accordé lundi à Johannesburg. « Nous estimons que nous sommes en bonne voie pour atteindre l’objectif de 2030 », a-t-il ajouté.

 Le 9 février dernier, le président de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, a déclaré un « état de catastrophe » alors que les habitants de certaines régions du pays subissaient des coupures d’électricité planifiées pouvant durer jusqu’à 12 heures par jour. Il y a quelques mois,  ces délestages ont atteint un nouveau point culminant dans le cadre d’une polémique entre le parti au pouvoir, l’African National Congress, et André de Ruyter, directeur général sortant de la compagnie d’électricité Eskom.

La quasi-totalité de l’électricité sud-africaine est fournie par cette société, qui fonctionne désormais à moins de la moitié de sa capacité installée. Cette histoire n’est pas seulement celle de centrales à charbon vieillissantes. Il s’agit aussi des pièges d’un monopole d’État dans un pays où la corruption est endémique.

Eskom était encensée dans les années 1990 (vers la fin de l’apartheid), le Financial Times la désignait même comme la « compagnie d’électricité de l’année » en 2001. Les Sud-Africains ont joui d’une électricité parmi les moins chères du monde jusqu’à la première année de délestage, ou coupures d’électricité planifiées, en 2007. Entre 2008 et 2012, le prix de l’électricité a doublé. En 2021, il avait plus que triplé, avant même que la guerre entre la Russie et l’Ukraine ne fasse exploser les prix de l’énergie dans le monde entier.

Le PIB/habitant de l’Afrique du Sud stagne depuis plus de 10 ans

Comment les choses ont-elles pu si mal tourner ? L’Afrique du Sud est le troisième utilisateur mondial de charbon pour la production d’électricité. Elle tire beaucoup plus d’électricité du charbon que d’autres économies émergentes telles que la Chine, l’Inde et le Brésil. En Afrique, seul le Botswana s’en rapproche.

En 1998, le gouvernement a consulté des experts en énergie et publié un livre blanc, prévoyant que la demande dépasserait l’offre à partir de 2007. Le gouvernement ANC n’a pas investi dans de nouvelles infrastructures énergétiques et la situation n’a fait qu’empirer. Certains Sud-Africains fortunés ont investi dans des panneaux solaires, mais ils sont trop chers pour la plupart des gens.

L’ancien PDG d’Eskom, André de Ruyter, a déclaré qu’on l’avait averti que sa vie pouvait être en danger, ce qui l’a poussé à quitter l’Afrique du Sud et à garder le secret sur l’endroit où il se trouve. Dans son livre, Truth to Power : My Three Years Inside Eskom, sorti la semaine passée, il dénonce la corruption et l’incompétence généralisées au sein de la compagnie d’électricité.

Tout cela a entraîné une baisse de la consommation d’électricité par habitant au cours de la dernière décennie. Et le produit intérieur brut par personne a stagné. Si la défaillance du système énergétique n’est pas le seul frein à l’économie, elle a des répercussions évidentes sur l’agriculture, l’industrie manufacturière, la construction et le commerce. La banque centrale sud-africaine a récemment estimé que les pannes d’électricité pourraient coûter à l’économie jusqu’à 51 millions de dollars par jour.

La corruption freine les progrès. En décembre dernier, le président a autorisé une enquête sur Eskom. La force de défense nationale a été déployée dans les usines pour lutter contre le sabotage, le vol et la corruption. Au cours des dernières semaines, le directeur sortant d’Eskom, M. de Ruyter, a été suspendu prématurément après avoir accusé le gouvernement d’alimenter et de couvrir la corruption au sein de l’entreprise.

L’ancien directeur d’Eskom, André de Ruyter, est depuis en fuite. Il a déclaré craindre pour sa vie. L’ANC au pouvoir, a entamé une action en justice contre M. De Ruyter pour ses allégations de corruption contre ce même ANC. Le gouvernement pense que M. De Ruyter vit actuellement en Allemagne.



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Au Royaume-Uni, les écoles non mixtes autorisées à refuser les élèves trans


De nouvelles directives doivent permettre aux chefs d’établissement non mixtes de ne pas accueillir d’enfants trans, ni de les appeler par le pronom de leur choix.

Au Royaume-Uni, les écoles non mixtes n’auront plus de doute quant à l’obligation d’accueillir des élèves transgenres. Ce changement est lié à de nouvelles réformes gouvernementales qui devraient être appliquées dans les prochaines semaines.

Depuis quelque temps, les chefs d’établissement craignaient d’être exposés à des plaintes pour discrimination de la part de parents d’élèves trans, s’ils refusaient de les accueillir. Peu après, une source du ministère de l’Éducation britannique a déclaré auprès de The Telegraph que « les écoles non mixtes peuvent refuser d’admettre des élèves de l’autre sexe légal, que l’enfant s’interroge ou non sur son genre ». Les directeurs ont également été informés qu’ils pourront refuser d’utiliser les différents pronoms exigés par un élève.

La loi sur l’égalité de 2010 interdit la discrimination fondée sur certaines caractéristiques, notamment le changement de sexe et de genre. Pourtant en 2021 le NHS (National Health Service) a signalé plus de 5 000 renvois d’élèves au service de développement de l’identité de genre géré par l’institut Tavistock et la Portman NHS Foundation Trust. De nombreux points d’interrogation persistaient jusqu’alors sur l’application de cette loi concernant les écoles non mixtes.

Tout comme en France, des organismes médicaux anglais s’inquiètent de la transition de genre effectuée trop jeune. Un rapport, commandé par le NHS par le pédiatre Hilary Cas, averti que permettre aux enfants de « faire une transition sociale vers leur genre préféré n’était pas un acte neutre » et pourrait avoir « un impact significatif sur leur fonctionnement psychologique », rapporte The Telegraph.

Le gouvernement conservateur en alerte

Le gouvernement était déjà clair sur son approche lorsque Gillian Keegan, secrétaire à l’Éducation, déclarait récemment à la radio qu’il est « absolument acceptable pour les enseignants de dire “bonjour les filles” dans une école entièrement féminine ». Elle a également appelé à une « grande dose de bon sens » à la suite à un rapport sur un enseignant obligé de s’excuser auprès de certains enfants d’une école privée.

Miriam Cates, une députée conservatrice, régulièrement en campagne sur les questions de genre dans les écoles, avait déjà déclaré que l’enseignement de l’identification trans était de plus en plus courant. Elle craignait notamment que cela « mène à une augmentation du nombre d’enfants cherchant une intervention médicale, y compris des bloqueurs de puberté et un traitement hormonal », rapportent les journalistes britanniques. Cette décision s’inscrit donc dans un climat de défiance du gouvernement anglais vis-à-vis de la transidentité, le pays était jusqu’alors pourtant plutôt libéral sur la question.

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Angleterre — La clinique de transition de genre Tavistock « serait poursuivie par 1 000 familles »

Santé publique anglaise critiquée pour avoir donné des bloqueurs de puberté alors que la plus célèbre clinique trans ferme

dimanche 21 mai 2023

Débat sur l'Immigration avec Frédéric Bastien (2019)

En hommage à l’historien Frédéric Bastien, mort prématurément cette semaine, voici une vidéo d’un débat sur l’immigration auquel il a participé en 2019. Le débat est bien sûr organisé de telle sorte que la majorité des « débatteurs » soient pro-immigration et que les deux témoignages le soient aussi.

Participants à l’émission : 

  • Shannon Charles, étudiante, témoigne, mais ne débat pas. C’est la perle rare, l’immigrée antillaise anglophone qui parle un français relativement correct, mais fortement accentué et souvent agrammatical et qui se dit intégrée. Elle s’est même mise au patinage et pourtant elle n’aimerait pas l’hiver… Elle ne parle que du Canada, jamais du Québec. La présentatrice sourit et opine du bonnet. Aucune question difficile.

  • Mensah Hemedso, immigré togolais, doctorant en littérature française (Strasbourg) avant d’immigrer au Québec. Il a ensuite passé son baccalauréat en sciences de l’éducation à Gatineau (UQO), Gatineau où il a enseigné environ 3 ans. Depuis cette émission, il enseigne dans une école francophone en Ontario à Stittsville, non loin de Kanata. Il se plaint de n’avoir eu que des contrats courts au Québec,  mais d’avoir trouvé rapidement un meilleur poste en Ontario. M. Bastien lui répond qu’il a connu des difficultés similaires à son retour de Suisse, il n’avait pas de contacts locaux. Il pense mettre mal à l’aise Alexandre Cormier-Denis avec la vieille ficelle consistant à demander ce qu’est l’identité de son pays d’accueil.
  • Mariam  Hassaoui, professeur de sociologie, qui joue la maîtresse d’école au débit strident de mitraillette et qui roule ses  « r » tout en faisant la leçon. Elle se dit nationaliste québécoise, mais d’un nationaliste « inclusif ». Pour elle, les immigrés n’ont nul besoin d’adhérer aux mœurs du Québec.
  • Mehdi Bousaïdan, humoriste, vient d’un pays (Algérie) qui parle français, mais il aurait appris le français au Québec grâce à une institutrice péruvienne. « Il n’y a pas trop d’immigrants, il y a assez de place, de ressources, je pense juste qu’il y a des gens qui ont peur. »
  • Frédéric Bastien, professeur d’histoire, il défend une diminution de l’immigration (moins on accueille d’immigrants, mieux ils s’intégreront). Il est en faveur d’immigrants francophones qualifiés, mais ce n’est pas la majorité des immigrants. Il souligne que les avantages économiques de l’immigration sont minimes, voire nuls ou même négatifs. Il rappelle comme Alexandre Cormier-Denis que le Canada et le Québec reçoivent nettement plus d’immigrants proportionnellement que la France ou les États-Unis.
  • Alexandre Cormier-Denis, président d’Horizon Québec Actuel, défend une position nationaliste sans complexe qui rejette l’analyse uniquement économique de l’immigration. Il insiste sur l’importance pour les Canadiens français de se sentir chez eux au Québec. Il réclame non pas l’intégration mais l’assimilation des immigrants autant au niveau de la langue, des mœurs que des réflexes électoraux, à savoir qu’ils votent en aussi grande proportion pour l’indépendance du Québec que les Canadiens français du Québec, si l’on comprend bien. Il y dénonce déjà (en 2019 !) l’Initiative du Sicle d’un Canada à 100 millions d’habitants par l’immigration de masse. Il souligne que les peuples ne sont pas consultés sur ce sujet brûlant. Il condamne l’anti-intellectualisme de Mme Morin.


Sur Rumble (plateforme complètement censurée en France) :

Sur Odysee (souvent plus lent) :

 

Frédéric Bastien, né en 1969 et décédé le 16 mai 2023, était un historien, professeur, journaliste et homme politique québécois. Il est connu notamment comme étant l’auteur de La Bataille de Londres et pour sa candidature en 2020 comme chef du Parti québécois. Frédéric Bastien était titulaire d’un doctorat en histoire et politique internationale de l’Institut universitaire de hautes études internationales de Genève et rédigea deux livres traitant des relations Paris-Québec-Ottawa depuis la Révolution tranquille. Il était professeur d’histoire au cégep anglophone Collège Dawson à Montréal jusqu’à son décès en 2023. 

En 2013, Frédéric Bastien publia La Bataille de Londres dont le sous-titre est Dessous, secrets et coulisses du rapatriement constitutionnel. L’auteur y relate un épisode historique du Canada et du Québec du début des années 1980. Il y affirme que le rapatriement de la Constitution du Canada en 1982 constitue un coup d’État en raison de l’ingérence du pouvoir judiciaire canadien dans le processus de rapatriement constitutionnel et l’irrespect du principe fondamental de la séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire. L’originalité du travail de Bastien consista dans son recours aux sources britanniques (et non seulement canadiennes) dans ce dossier grâce à des demandes d’accès à l’information. En avril 2013, la Cour suprême du Canada lance une enquête interne sur les accusations avancées par le livre, mais la Cour conclut son examen en déclarant l’absence de documents pertinents dans ses archives… 

Le ministre québécois délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, à la Francophonie canadienne et à la Gouvernance souverainiste (2012-2014), Alexandre Cloutier, jugea que La Bataille de Londres « montre jusqu’où le premier ministre [du Canada] Pierre Elliott Trudeau était prêt à aller et quels moyens il était prêt à utiliser pour imposer la Constitution aux Québécois, des gestes qui sont extrêmement graves ». De son côté, interrogé sur la controverse lors d’une visite au Québec, le premier ministre canadien Stephen Harper (2006-2015) rejette les allégations de Frédéric Bastien en déclarant : « Je pense que toute la population en a assez de cette discussion. »

Selon l’avis du semestriel canadien spécialisé en histoire, The Dorchester Review, Frédéric Bastien « a réussi à remettre en question la légitimité historique et l’éthique du gouvernement [Pierre Eliott] Trudeau… révélant ainsi un nouvel éclairage sur la chicane avec laquelle la Charte des droits et libertés a été imposée aux Canadiens, qui n’en avaient pas besoin et ne l’ont jamais demandée. »

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Partialité idéologique de la juge en chef de la Cour d'appel du Québec (m-à-j) [Frédéric Bastien a déposé une plainte au Conseil canadien de la magistrature]

Universités — L’exclusion des hommes blancs d’appels de candidatures fait l’objet de plaintes [Frédéric Bastien ne pouvait postuler car homme blanc!]

Justice pour le Québec (Regroupement basé à Montréal qui était présidé par Frédéric Bastien)

samedi 20 mai 2023

Parcs Canada réécrira des centaines de plaques historiques sur ses sites

Moulées en bronze ou inscrites sur un panneau, les plaques historiques sont parfois la seule leçon d’histoire que beaucoup d’entre nous reçoivent. Et maintenant, Parcs Canada veut que des centaines soient changées.

« La façon dont bon nombre des désignations historiques nationales sont encadrées et positionnées ne rend pas justice à l’ampleur des impacts qu’elles ont eus sur la société canadienne », estime Patricia Kell, directrice du patrimoine culturel de l’organisme fédéral.

Parcs Canada déploie un programme de trois ans visant à réexaminer et à réécrire les plaques que la Commission des lieux et monuments historiques du Canada utilise pour signaler les lieux jugés importants pour comprendre le passé du Canada.

Parmi les sites dont les plaques seront réécrites, on retrouve des forts de traite des fourrures tels que Fort Langley en Colombie-Britannique et York Factory au Manitoba. Parc Canada revisitera aussi l’arrivée de Jacques Cartier dans la région de Gaspé, pour des raisons coloniales.

Plus de 200 sont considérées comme hautement prioritaires pour le changement.

Parmi les raisons évoquées, certaines plaques ignoraient les contributions autochtones ou utilisaient un langage désuet. Un autre problème concerne les croyances controversées des personnages historiques.

La raison la plus courante de la réécriture est des « suppositions coloniales ».

Accusations de « wokisme »

Ces plans ont suscité des accusations de présentisme — l’erreur de juger le passé selon les normes du présent. De telles accusations ont été portées par Larry Ostola, ancien vice-président de la conservation du patrimoine à Parcs Canada.

« Une nouvelle perspective “woke” est imposée à ce qui était auparavant un processus de désignation historique apolitique et fondé sur les faits », a-t-il déploré dans le National Post.


  Le cas de Jacques Cartier

Le fédéral ne fournit pas de détails sur ce qui justifie l’examen des plaques historiques. À l’heure actuelle, le texte de la plaque à la mémoire de Jacques Cartier vissée sur une croix à Gaspé fait une certaine économie de mentions colonialistes.
Plaque existante:  80, boulevard de Gaspé, Gaspé, Québec

Le 14 juillet 1534, deux navires commandés par Jacques Cartier, de Saint-Malo, se sont réfugiés dans la baie de Gaspé, où un groupe d'Iroquois de Stadaconé (aujourd'hui Québec) faisait la pêche. Cartier y établit des rapports amicaux avec eux. Le 24 juillet, il érigea sur le rivage de Gaspé une croix aux armes de François Ier. C'est sur ce geste que s'appuiera la France dans ses réclamations territoriales en Amérique. Le lendemain, Cartier reprit la mer, emmenant avec lui les deux fils du chef Donnacona, qui devaient lui servir de guides lors de son deuxième voyage au Canada.

*À noter : Cette désignation fera l’objet d’une revue. Une revue a lieu pour l’une des raisons suivantes : formulation ou termes désuets, absence d’un aspect important de l’histoire, erreurs factuelles, croyances et comportements controversés ou acquisition de nouvelles connaissances.

Cela en fait un cas de figure intéressant, estime le professeur Harold Bérubé.

« Dire qu’il a découvert ce qui est devenu la Nouvelle-France, fait le premier contact avec les Autochtones, ce n’est pas entièrement faux [en quoi est-ce faux?], mais ce n’est pas toute l’histoire. Il en manque une partie, soit que ça a ouvert la porte à l’occupation du territoire de ces Autochones-là, à leur marginalisation », a-t-il illustré.  Il va falloir culpabiliser.

Au cours des trois prochaines années, plus de 200 plaques historiques seront réexaminées et réécrites au Canada. La plaque d’Hochelaga (ci-dessus) en fait partie : « Près d’ici était le site de la ville fortifiée d’Hochelaga visitée par Jacques Cartier en 1535, abandonnée avant 1600. Elle renfermait cinquante grandes maisons logeant chacune plusieurs familles vivant de la culture du sol et de la pêche. »




Le révérend père Trudeau sermonne Meloni sur « les droits des 2ELGBTQI+ » lors du G7 au Japon

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a critiqué la position de la dirigeante italienne Giorgia Meloni sur les prétendus droits des LGBTQ+ lors d’une réunion vendredi en marge du sommet du G7 à Hiroshima, au Japon.


« Il est évident que le Canada est préoccupé par certaines des positions prises par l’Italie en matière de droits LGBT », a déclaré M. Trudeau fils à Mme Meloni, qui était visiblement agacée, selon plusieurs médias.

« Mais j’ai hâte d’en parler avec vous », a-t-il ajouté avant le début de la réunion.

Le dirigeant canadien a réaffirmé ce point dans la note officielle publiée à l’issue de sa rencontre bilatérale avec Mme Meloni.

« Les dirigeants ont également échangé leurs points de vue sur l’importance de protéger et de défendre les droits de la personne, y compris les droits des personnes 2ELGBTQI+ », peut-on lire dans la communication, qui fait référence à un acronyme utilisé par le gouvernement du Canada pour bispirituel, lesbien, gai, bisexuel, transgenre, intersexuel, asexuel.

Lors de sa rencontre avec M. Trudeau le Petit, Mme Meloni a déclaré que « son gouvernement suit les décisions des tribunaux et ne s’écarte pas des administrations précédentes », selon la note.

Les commentaires de M. Trudeau font écho aux critiques nationales de Mme Meloni, qui accusent son gouvernement de droite de s’emparer de questions telles que les demandes des personnes LGBTQ+ et l’immigration pour attiser « les divisions ».

En Italie, le gouvernement Meloni a comblé en janvier une lacune juridique qui permettait aux maires et aux fonctionnaires municipaux d’accorder la tutelle légale aux parents de même sexe.

Cette mesure a été prise à la suite d’un verdict de la Haute Cour, selon lequel la reconnaissance des parents de même sexe ne peut être garantie que si l’enfant est adopté.


Mme Meloni a ouvertement exprimé son opposition à l’endoctrinement des enfants en matière d’idéologie du genre et aux préjudices qui en découlent.

Avant d’être élue en octobre 2022, elle a prononcé plusieurs discours dans lesquels elle a dénoncé l’effondrement des valeurs et des structures familiales.

« Ils ont dit qu’il était scandaleux de défendre la famille naturelle fondée sur le mariage, de vouloir augmenter le taux de natalité, de vouloir donner une valeur correcte à la vie humaine, de soutenir la liberté dans l’éducation et de dire non à l’idéologie du genre », a déclaré Mme Meloni.

« Les personnes gênantes sont celles qui soutiennent des pratiques telles que la location d’un utérus pour un avortement à neuf mois et le blocage du développement des enfants par des médicaments à l’âge de onze ans », a ajouté Mme Meloni.

Mme Meloni a rejeté les allégations selon lesquelles elle serait transphobe et insiste sur le fait qu’elle se bat pour les droits des femmes.

Plusieurs  médias italiens ont tiré à boulets rouges contre Trudeau qui ose faire la leçon alors qu’il a gelé les comptes en banque d’opposants pacifiques.

Trudeau qui a réprimé les protestations au Canada attaque l’Italie. Cliquer sur l’image pour un reportage vidéo.

L’homme qui a saisi l’argent des Canadiens vient nous donner des leçons de liberté sur les homosexuels.

Le marchand d’utérus. Ce bouffon veut nous faire la leçon. Lui qui s’est travesti en nègre et qui permet les mères porteuses.


vendredi 19 mai 2023

Alors que seul 1,49 enfant/femme naît au Québec : un dépliant distribué à Montréal propose de faire un enfant de moins

Alors que les femmes québécoises avaient en moyenne 1,49 enfant en 2022, soit une contraction de 25 % de la population née ici par génération (8 grands-parents, 6 parents, 4,5 enfants). Alors que l’Afrique est le continent qui continue de connaître une forte natalité, c’est au Québec qu’une municipalité suggère à ses administrés de limiter leurs naissances pour « protéger l’environnement »… Peut-être que le dépliant en français visait-il subtilement les juifs hassidiques de l’arrondissement nombreux et féconds, gageons que ce dépliant n’aura aucun effet sur leur natalité (enfin certainement moins que le prix des logements). Rappelons que la migration de personnes provenant de pays en voie de développement (source principale de l’immigration) augmente la consommation et la « pollution » planétaire, car ces immigrés une fois installés au Québec consomment nettement plus de produits et d’énergie que dans leur pays d’origine.

L’arrondissement d’Outremont a distribué à ses citoyens un dépliant qui suggère que faire un enfant en moins serait la meilleure action pour lutter contre les changements climatiques.

« C’est irresponsable et ça fait preuve d’un total manque de jugement », lance Sarah Dorner, choquée par le contenu du dépliant qui annonce la tenue de la consultation publique sur le Plan d’urgence climatique 2024-2030 menée par l’arrondissement montréalais.

Selon le document, avoir un enfant de moins serait l’action qui aurait le plus d’impact sur les changements climatiques, loin devant vivre sans voiture, prendre un vol transatlantique de moins et laisser tomber la viande. 

 
Le dépliant suggère qu’un enfant de moins est l’action qui permet le plus d’économie climatique


Un enjeu éthique délicat

Mme Dorner dénonce l’ensemble du contenu qui propose des actions individuelles inadaptées au contexte local et qui font fi des inégalités sociales.  

« Quand on travaille en justice climatique, ce n’est pas un message qu’on veut partager. On ne veut pas que nos enfants se sentent mal d’exister », souligne celle qui est aussi professeure en génie hydrologique à Polytechnique Montréal.

Pour l’écosociologue Laure Waridel, la proposition de faire moins d’enfants soulève des enjeux éthiques délicats.

« La natalité, ça peut aussi être positif et être une force de changement », souligne la cofondatrice d’Équiterre et mère de seulement deux enfants, qui a lancé le collectif Mères au front.

Pour elle, le nerf de la guerre est plutôt d’encourager tous les paliers de gouvernement à agir pour offrir un monde meilleur aux générations futures dans le contexte de la crise climatique.
 
Le maire en « profond désaccord »

La distribution du document imprimé à 9000 exemplaires a commencé en début de semaine et a été suspendue mercredi, à la demande du maire Laurent Desbois.

Mercredi soir, l’élu d’Ensemble Montréal a publié un « correctif » sur Facebook dans lequel il invite les citoyens qui l’ont reçu à ne pas tenir compte de l’option d’avoir un enfant en moins pour protéger l’environnement.

« Je veux être clair, je suis en profond désaccord avec ça. Faire des enfants, c’est un choix personnel. C’est un jugement de valeur, on n’a pas à aller là, ce n’est pas de notre ressort », a-t-il réitéré en entrevue téléphonique.

Il explique qu’un agent technique de l’arrondissement a adapté le graphique d’un article scientifique. « C’est tombé entre les craques [fentes] », dit-il.

Voir aussi

 « La modernité vous rend stérile » (The Spectator)

Universitaires britanniques : une mini-période glaciaire pourrait toucher la Terre à partir de 2030 (Le Figaro)

Marion Maréchal : « La démographie fait l’histoire et le nombre fait la loi »

Québec — Le taux de natalité serait de 9,3 ‰ en 2022, une baisse de 6 % par rapport à 2021

 
 
 

Bjorn Lomborg : « Le changement climatique n’est pas la fin du monde » (article écrit)

La Norvège défend le pétrole et l’environnement… avec l’argent du pétrole et du gaz  

Climat : pourquoi l’apocalypse n’aura pas lieu

Écologie — Soyez écolo, mangez de la viande ! (m à j)  

Les 6 derniers mois en Antarctique ont été les plus froids jamais enregistrés  

Belgique — écoles comme centres d’organisation des manifs écologistes  

Catastrophisme — la SRC et le palais de Buckingham sous eau  

Facebook censure Bjorn Lomborg pour avoir écrit que la hausse des températures sauve 166 000 vies/an   

Sixième rapport du GIEC : et si on passait à autre chose, l’adaptation  

Écologie — Non, le ciel ne nous tombera pas sur la tête !  

Climat — contrairement aux prévisions, aucune accélération à la hausse du niveau de la mer

Écologie — Augmentation de la biomasse et des surfaces boisées à l’échelle planétaire

Climat — Le point de rupture à nouveau reporté ? (La date de l’Armageddon climatique se déplace au fur et à mesure…)

« Impartialité » — Les journalistes font éclater leur joie à la signature de la 21 COP dans la salle de presse

En 1839, on se félicitait, on se vantait même du réchauffement des climats froids  

« La modernité vous rend stérile »

 Texte paru dans The Spectator de Londres. L’article est écrit par une femme.


Le manioc est un arbuste ligneux originaire d’Amérique du Sud. Pour les habitants des régions tropicales sujettes à la sécheresse, c’est une aubaine : délicieux, riche en calories et très productif. Les peuples indigènes des Amériques qui ont été les premiers à cultiver le manioc en sont tributaires et ont mis au point un processus de préparation ardu qui dure plusieurs jours et qui consiste à gratter, râper, laver et faire bouillir la plante avant de la consommer.

Au début du XVIIe siècle, les Portugais ont introduit le manioc dans l’Ancien Monde. Mais ils n’ont pas importé les anciennes méthodes de transformation, estimant que les populations indigènes perdaient leur temps.

Nous ne savons pas toujours pourquoi nous faisons ce que nous faisons. Cela vaut aussi bien pour les peuples indigènes que pour les Occidentaux modernes. Les premiers cultivateurs de manioc ne pouvaient pas expliquer pourquoi il fallait gratter, râper, tremper et faire bouillir, parce qu’ils ne savaient pas — ne pouvaient pas savoir — que chaque étape du processus est essentielle pour réduire la teneur en cyanure de la plante. Si une seule étape est omise, il en résulte un empoisonnement chronique au cyanure. Et ce qui est vraiment diabolique dans l’empoisonnement au manioc, c’est que l’accumulation de cyanure dans le corps est si graduelle qu’il est presque impossible d’identifier le manioc comme le coupable. [Cette maladie s’appelle le konzo. Le konzo a d’abord été décrit4 en 1938 par Giovanni Trolli, qui a compilé les observations de huit médecins travaillant dans la région de Kwango au Congo belge.]

C’est le défaut de ce que nous considérons tous comme le progrès : il balaie les traditions bienveillantes parce que l’utilité des traditions peut être subtile et difficile à comprendre. La technologie apporte de nombreux bienfaits : de meilleurs traitements médicaux, une meilleure alimentation et un meilleur confort pour l’ensemble de la population mondiale, même dans les régions les plus pauvres. Mais le développement technologique rapide liquéfie les traditions bien établies et, parfois, nous ne comprenons ce que nous avons perdu que lorsqu’il est trop tard.

Le progressisme, l’idéologie dominante de notre époque, insiste sur le fait que l’histoire a un sens — qu’au fur et à mesure que le temps passe, que de nouvelles idées et de nouvelles technologies arrivent dans nos vies, le monde s’améliore. Ceux qui s’accrochent aux traditions sont les ennemis de ce processus, car le progrès et la tradition sont — à juste titre — des concurrents directs et féroces.

Mais ce que nous découvrons aujourd’hui, c’est qu’au niveau de la population, la modernité exerce une sélection systématique contre elle-même. Les principales caractéristiques de la modernité — l’urbanisme, la richesse, la laïcité, l’effacement des distinctions entre les sexes et le fait de passer plus de temps avec des étrangers qu’avec des proches — tous ces facteurs combinés réduisent la fertilité. Cela signifie que le progressisme, l’idéologie politique qui prône l’accélération de la modernisation, peut être compris comme une tendance à la stérilité. Lorsque les gens deviennent modernes, ils ont moins d’enfants ; lorsqu’ils adoptent une idéologie progressiste, ils accélèrent le processus de modernisation et ont donc encore moins d’enfants. La Grande-Bretagne a été le premier pays à connaître une révolution industrielle, ce qui signifie qu’elle s’est engagée dans la voie de la modernité plus rapidement que n’importe quel autre pays. [Le mécanisme connaît des exceptions : la France, notamment, a connu un ralentissement
démographique avant l’Angleterre alors que son industrialisation y fut plus tardive, mais sa déchristianisation fut sans doute plus rapide. Voir Histoire — Déclin démographique de la France dès le XVIIIe siècle, conséquence de la déchristianisation ?]  Aujourd’hui, seuls 3 % de la population mondiale vivent dans un pays dont le taux de fécondité n’est pas en baisse.
 
Le déséquilibre démographique pourrait bien représenter la plus grande menace pour la stabilité à long terme de la Grande-Bretagne, voire du reste du monde. En d’autres termes, notre pyramide des âges ne ressemble plus à une pyramide. Une population vieillissante dépend des adultes en âge de travailler pour financer le système de protection sociale. Un système économique dépendant de niveaux élevés d’endettement dépend également de taux de natalité supérieurs au seuil de remplacement. L’ensemble du système est un système de Ponzi, qui dépend de la croissance continue de la population pour se maintenir.

L’immigration peut compenser le problème. Elle ne peut pas le résoudre. Si le taux de natalité continue de s’effondrer, l’État-providence fera de même. Un « atterrissage brutal » du déséquilibre démographique ressemble à une dépression économique, à des villes vides et abandonnées, à des services publics défaillants et à des millions de personnes âgées pauvres et sans enfants qui terminent leur vie dans la solitude, la misère et la douleur. Comme l’a dit l’économiste américain Nicolas Eberstadt, « nous ne savons pas comment être un pays sans croissance démographique ». Les grandes théories économiques que nous connaissons ont toutes été écrites en période de croissance démographique. Nous sommes sur le point d’entrer en territoire inconnu.

Les effets de la baisse de la fécondité ne deviendront évidents qu’à la mort de la dernière génération née dans une période féconde. En Grande-Bretagne, ce point de bascule devrait se produire dans les années 2040, lorsque la plupart des baby-boomers seront décédés. À l’heure actuelle, nous assistons aux premiers stades du processus de crise démographique, et la plupart des gens ne s’en rendent pas compte. Si la modernité est le manioc, cette crise démographique est le cyanure.

Confrontés à la stagnation de la croissance, nous accusons la mauvaise gestion des gouvernements. Nous regardons les problèmes de recrutement dans le secteur des soins et nous incriminons les jeunes qui ont peur du travail. L’allongement des listes d’attente dans les hôpitaux est à mettre sur le compte d’un sous-investissement chronique. Les conflits interethniques sont imputés à l’échec des efforts d’assimilation. Très peu de gens considèrent tous ces problèmes politiques dans leur ensemble et reconnaissent qu’il s’agit en fait d’un seul et même problème. En clair, il n’y a pas assez de bébés qui naissent et l’emplâtre de l’immigration de masse ne va pas tenir longtemps. Il s’agit du problème politique le plus urgent de notre époque et presque personne n’en parle.

Le simple constat de l’existence d’un problème est éminemment contraire à la culture ambiante. La plupart des écoles féministes se réjouissent de la décroissance de notre espèce, après avoir observé — à juste titre — que la maternité est fatigante, douloureuse, chronophage et qu’elle limite les possibilités de carrière des femmes. Si nous partons du principe que l’objectif du féminisme est de maximiser la liberté des femmes, il est clair que la maternité ne sert pas ce projet. Comme l’a fait remarquer l’une de mes amies peu après la naissance de son premier enfant, « la seule chose qui limite davantage votre liberté que d’avoir un nouveau-né, c’est d’aller en prison ». Elle a raison.

Pendant ce temps, les jeunes alarmés par le changement climatique disent aux sondeurs qu’ils refusent d’être parents pour le bien de la planète. Certains ont même opté pour la stérilisation chirurgicale. Mais le problème pour ceux qui prônent la baisse de la fécondité pour le bien de la planète, c’est que cette option ne fonctionnera pas, et pas seulement parce qu’il prendra trop de temps.

Le problème plus profond est que les taux de natalité ne baissent pas de manière uniforme dans le monde entier, et qu’ils ne baissent pas non plus en douceur. Nous assistons plutôt à des baisses précipitées dans les pays riches qui sont les mieux placés pour développer la technologie nécessaire pour nous sortir du pétrin créé (assez ironiquement) par des formes de technologie antérieures et plus destructrices. Or les pays dont la population et l’économie diminuent ne sont pas en mesure d’investir assez dans les technologies vertes.

Les pays riches ne sont pas non plus en mesure de résister à l’empiétement de civilisations qui sont mieux à même de résister à la tendance à la stérilité, probablement parce qu’elles ne sont pas préoccupées par tout ce qui touche à l’environnementalisme, au féminisme ou à toute autre facette du progressisme. Quiconque éprouve de la sympathie pour les idées libérales les plus fondamentales — égalité juridique entre les sexes, droits des homosexuels et des lesbiennes, pluralisme religieux — devrait être consterné par cette perspective. J’ai peut-être des réserves sur le progressisme en tant que quasi religion, mais cela ne signifie pas que je me réjouis de la perspective d’un retour à la pauvreté, à l’esprit de clocher et à l’autoritarisme qui ont caractérisé la majeure partie de l’histoire de notre espèce — et c’est exactement ce qui se produira si nous ne trouvons pas un moyen de marier la modernité avec une culture qui promeut et soutient la parentalité.

Ex-journaliste de la CBC déclare que le diffuseur national a censuré des articles sur les effets nocifs du vaccin COVID-19

Une ex-journaliste de Radio-Canada basée à Winnipeg a déclaré hier 18 mai devant la Commission d’enquête nationale citoyenne que le diffuseur public avait interdit à ses journalistes d’écrire des articles sur les préjudices causés par le confinement et les effets secondaires du vaccin.
 
Mme Klowak lors de sa déposition devant Commission d’enquête nationale des citoyens

Hier se poursuivaient à Ottawa les audiences de la Commission d’enquête nationale des citoyens consacrée à faire la lumière sur la gestion de la pandémie.

Dans ce cadre, Marianne Klowak, une ex-journaliste de la CBC postée au Manitoba et à l’emploi de ce média depuis 34 ans, a déclaré que le réseau d’État avait failli à sa mission en interdisant à ses journalistes d’écrire des articles sur les préjudices causés par le confinement et les effets secondaires du vaccin, mais aussi sur l’opposition d’une partie de la population aux mesures sanitaires contraignantes et obligatoires.

« Les règles avaient changé du jour au lendemain »

« Je sais qu’en tant que radiodiffuseur public, vous vous attendez à ce que nous vous disions la vérité, et c’est ce que nous avons cessé de faire », a souligné Mme Klowak durant son témoignage devant les commissaires de l
’Enquête nationale citoyenne, une « initiative dirigée et financée par les citoyens et totalement indépendante du gouvernement ».

Information partiale

« Il s’agit d’un certain nombre d’articles que j’ai présentés et qui ont été bloqués, mais il m’a semblé, en tant que journaliste en poste depuis 34 ans, que les règles avaient changé du jour au lendemain. Et cela s’est produit si rapidement que j’en ai été étourdie », a poursuivi celle qui a quitté la CBC en décembre 2021.

Selon elle, le diffuseur public l’a empêchée de rédiger plusieurs articles sur la pandémie, mais surtout sur sa gestion par les gouvernements, articles qu’elle avait présentés à ses rédacteurs en chef avant de voir son travail censuré.
 
Confiance trahie, partialité
 
Marianne Klowak estime que la CBC a trahi la confiance du public canadien en privilégiant systématiquement les experts favorables aux mesures sanitaires, tout en qualifiant de « dangereux et de diffuseurs de fausses informations » ceux qui mettaient en doute l’efficacité et le bienfait de ces mesures et de la vaccination de masse.
 
« J’ai assisté en très peu de temps à l’effondrement du journalisme, de la collecte d’informations, du reportage d’enquête, et j’ai compris que nous étions en fait en train de faire de la propagande », a-t-elle déclaré.

« Non seulement nous avions fait taire un camp en réduisant au silence et en discréditant toute personne s’opposant au récit, mais nous nous étions élevés et désignés comme les gardiens de la vérité. Nous ne pensions plus que notre public était capable de penser par lui-même ».
 
Article vidé de sa substance par les rédacteurs en chef

Plus précisément, Mme Klowak a déclaré que les rédacteurs en chef avaient vidé de sa substance l’un de ses articles sur une femme ayant souffert d’une blessure causée par un vaccin, au point de le rendre « aseptisé ».

« Il devrait s’agir d’une simple histoire sur une personne qui a subi un effet indésirable et nous ne devrions pas le minimiser. Au lieu de cela, son histoire a été noyée sous les experts, les responsables de la santé et les statistiques, ce qui l’a aseptisée », a déclaré Mme Klowak.
 
Nous n’avons pas demandé de comptes au pouvoir

« Nous n’avons pas demandé de comptes au pouvoir et personne n’a demandé de comptes aux médias.

 

Universitaires britanniques : une mini-période glaciaire pourrait toucher la Terre à partir de 2030

Pour avancer cette hypothèse stupéfiante, l’organisme se base sur la mise au point d’un nouveau modèle des cycles solaires qui permet « des prédictions d’une précision sans précédent ». (Image d’illustration)

D’après des scientifiques britanniques, le Soleil pourrait être confronté, dès 2030, à un phénomène appelé « minimum de Maunder ». Celui-ci pourrait provoquer une nette baisse des températures sur Terre.

La Terre va-t-elle connaître de nouveau un « petite période glaciaire » ? D’après une étude menée par la Royal Astronomical Society, un organisme de recherche astronomique britannique, l’activité du Soleil pourrait brutalement chuter de 60 % d’ici les années 2030-2040, provoquant une baisse de température généralisée comme de 1645 à 1715. Une période appelée « Minimum de Maunder », se traduisant par un nombre de taches solaires — de petites régions sombres où la température est plus basse que celle de son environnement — très faible.

Pour avancer cette hypothèse, l’organisme se base sur la mise au point d’un nouveau modèle des cycles solaires qui permet « des prédictions d’une précision sans précédent », commente l’organisme. Le modèle repose sur l’analyse de la circulation des champs magnétiques à l’intérieur et à la surface du Soleil, un phénomène appelé « effet dynamo ».

« Nous avons remarqué que les deux vagues magnétiques qui circulent à l’intérieur du Soleil ont pour origine deux différentes couches de matière. Elles ont toutes deux une fréquence d’environ 11 années, même si elles sont légèrement différentes et sont parfois décalées. Au cours d’un cycle, les vagues fluctuent entre les hémisphères nord et sud du Soleil. En combinant les effets des vagues et en les comparant avec les données réelles du cycle du soleil, nos prévisions montrent une exactitude de 97 % », a expliqué la professeur Valentina Jarkova, lors d’une présentation devant l’Assemblée nationale de l’astronomie à Llandudno, au nord du Pays de Galles.

Pour Étienne Parizot, professeur à l’université Paris Diderot et astrophysicien au laboratoire Astroparticule et Cosmologie (APC), cette découverte est à prendre avec des pincettes. « Ce nouveau modèle est intéressant puisque le groupe de scientifiques a manifestement identifié un niveau de complexité supérieur par rapport aux précédents modèles. Mais de là à prédire un petit âge glaciaire, restons prudents », commente-t-il. « L’étude du Soleil est une science complexe. L’activité magnétique a certes une incidence sur les rayons cosmiques, c’est certain. Mais est-ce que les rayons cosmiques ont une incidence sur le climat et les températures ? C’est moins sûr, des expériences sont en cours à ce propos, et les résultats sont semi-concluants », explique l’astrophysicien.

Un minimum de Maunder d’ici quinze ans

Toutefois pour le groupe de scientifiques britanniques, les prochaines prévisions sont sans équivoque. « Lors du 26e cycle, qui couvre la décennie 2030-2040, les deux vagues magnétiques seront complètement désynchronisées et cela va provoquer une réduction significative de l’activité solaire. Les deux champs magnétiques se reflèteront exactement. Il y aura un pic d’activité en même temps dans les deux hémisphères opposés (…). Nous prévoyons que cela va conduire à des propriétés d’un “minimum de Maunder” », a déclaré Jarkova.

En 2014, la NASA alertait déjà sur la possibilité d’un tel phénomène, mais avec beaucoup moins de certitude. Les scientifiques estimaient à 20 % « la probabilité que les températures évoluent vers des “modifications majeures” », révélait Atlantico. « Nous allons tout droit vers des hivers très rudes, vers un mini âge de glace » confiait Richard Harrison du Rutherford Appleton Laboratory à la BBC, s’appuyant sur la nette diminution des taches solaires depuis 2011.

Le précédent « minimum de Maunder » remonte à la période de 1645 à 1715. À l’époque, les hivers étaient tellement rudes que certains fleuves d’Europe, comme la Tamise ou bien la Seine, et d’Amériques avaient entièrement gelé. « Plusieurs peintures de l’époque montrent la Tamise gelée », raconte Étienne Parizot et ajoute : « Pendant plusieurs décennies, les températures ont été plus froides que la moyenne ». En France durant cette période, les températures pouvaient descendre jusqu’à -25 °C.

Source : Le Figaro

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