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mardi 6 janvier 2026

Fraudes massives au Minnesota : l’ampleur du scandale des garderies et l’effet catalyseur de l’enquête de Nick Shirley

Mise à jour

 Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a déclaré lundi dans un communiqué qu'il mettait fin à sa campagne de réélection et ne briguerait pas un troisième mandat.

Walz, candidat démocrate à la vice-présidence en 2024, a invoqué l'attention accrue portée aux allégations de fraude dans le Minnesota, ajoutant que « les manœuvres politiques des républicains ne font que rendre cette lutte plus difficile à gagner ».

« Mais après avoir réfléchi à cette situation avec ma famille et mon équipe pendant les vacances, j'en suis venu à la conclusion que je ne peux pas me consacrer pleinement à une campagne politique », a-t-il déclaré.

Cette annonce intervient alors que l'État fait l'objet d'une surveillance accrue concernant la fraude présumée dans le domaine de la garde d'enfants. La sénatrice Amy Klobuchar envisage actuellement de se présenter au poste de gouverneur.

Source : NBC

 

 
Billet originel du 31 décembre 2025
 
Fin décembre 2025, le Minnesota se retrouve au centre d’un scandale de fraudes d’une ampleur exceptionnelle touchant plusieurs programmes sociaux majeurs, notamment les aides aux garderies, les thérapies pour l’autisme et les dispositifs d’aide alimentaire. Selon des procureurs fédéraux, le montant total des fonds publics potentiellement détournés depuis 2018 pourrait dépasser 9 milliards de dollars. Une part significative des structures mises en cause serait liée à des organisations gérées par des membres de la communauté somalienne, qui constitue la plus importante diaspora somalienne des États-Unis. 

L’enquête virale de Nick Shirley : un accélérateur décisif

Le 26 décembre 2025, le journaliste indépendant et vidéaste Nick Shirley publie une enquête de 42 minutes intitulée I Investigated Minnesota’s Billion Dollar Fraud Scandal. Réalisée avec l’aide d’un enquêteur local se présentant sous le pseudonyme de « David », la vidéo documente la visite d’une dizaine de garderies à Minneapolis et dans ses environs, officiellement enregistrées comme accueillant des dizaines d’enfants.

Les images montrent pourtant des établissements apparemment inactifs : portes closes, fenêtres obturées, absence totale d’enfants ou de personnel,
et signalétique parfois approximative, comme une enseigne affichant « Quality Learing [sic] Center ». Or, ces structures auraient perçu des sommes considérables via le Child Care Assistance Program (CCAP). Le seul Quality Learning Center aurait ainsi reçu environ 1,9 million de dollars en 2025, et jusqu’à 4 millions de dollars cumulés, malgré des indices manifestes d’inactivité.

Selon Shirley, une seule journée d’investigation aurait permis d’identifier plus de 110 millions de dollars de paiements jugés suspect.

La diffusion de la vidéo provoque une onde de choc immédiate : elle cumule, en quelques jours, plus de 129 millions de vues sur X et 1,6 million de vues sur YouTube (chiffres au 30 décembre 2025). Relayée par Elon Musk, JD Vance et plusieurs figures conservatrices de premier plan, elle précipite une réaction fédérale rapide.

lundi 10 novembre 2025

Crèches universelles : la promesse et les dérives d’un modèle québécois exporté

L’idée d’un service universel de garde d’enfants séduit de plus en plus les pays riches. Dans un contexte de crise démographique et de pénurie de main-d’œuvre, la promesse de concilier maternité et carrière exerce une forte attraction politique. Aux États-Unis, plusieurs gouverneurs démocrates et le futur maire de New York, Zohran Mamdani, s’en inspirent ouvertement. Le Nouveau-Mexique vient d’étendre la gratuité complète des garderies à toutes les familles, quel que soit leur revenu. L’ambition affichée : soulager les ménages et permettre aux femmes de rester actives sur le marché du travail.

Ce virage s’appuie sur un précédent souvent cité comme modèle : le Québec, pionnier en la matière. En 1997, la province lança un vaste programme de garde subventionnée à cinq dollars par jour, inspiré des travaux du prix Nobel James Heckman et du célèbre Perry Preschool Project mené dans les années 1960 à Ypsilanti, aux États-Unis. Cette expérience pilote, menée auprès d’enfants défavorisés de trois ans, avait montré des effets spectaculaires : meilleure réussite scolaire, baisse de la criminalité et gains sociaux durables. Ces résultats ont servi de référence mondiale, notamment pour les politiques de Tony Blair au Royaume-Uni ou de Barack Obama aux États-Unis.

Mais, comme le rappelle The Economist, le Québec n’a pas reproduit les conditions de ces essais : il les a étendus à toute la population, dès la naissance, sans garantir la même qualité éducative. Les effets ont été rapidement mesurés. Une étude majeure signée Jonathan Gruber (MIT), Michael Baker (Université de Toronto) et Kevin Milligan (UBC) a suivi des cohortes d’enfants québécois sur plusieurs années à partir des données de l’Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes. Le verdict est sévère : hausse nette de l’anxiété, de l’agressivité et de l’hyperactivité, baisse des compétences sociales et motrices. L’impact a été suffisamment marqué pour se traduire plus tard par une augmentation des crimes contre les biens et de la consommation de drogues chez les adolescents québécois.

Les chercheurs soulignent que le programme québécois a certes stimulé la participation féminine au travail – le taux d’emploi des mères a bondi de huit points pour atteindre aujourd’hui environ 87 %, l’un des plus élevés du monde – mais au prix d’un coût humain et social ignoré. En privilégiant la productivité à court terme, l’État a parfois compromis le bien-être des enfants et, paradoxalement, celui des familles.

Le trio a publié sa première étude en 2005, et les résultats étaient accablants. Le passage à la garde d'enfants universelle semblait entraîner une augmentation de l'agressivité, de l'anxiété et de l'hyperactivité chez les enfants québécois, ainsi qu'une baisse des capacités motrices et sociales. Les effets étaient importants : les taux d'anxiété ont doublé ; environ un tiers d'enfants supplémentaires ont été signalés comme hyperactifs. En effet, la différence entre les taux d'hyperactivité était plus importante que celle généralement observée entre les garçons et les filles.

Dix ans plus tard, lorsque les enfants étaient au secondaire, les auteurs ont poursuivi leur suivi. Le meilleur que l’on puisse dire est que le programme n’a eu aucun effet sur les résultats scolaires ni sur les capacités cognitives. En revanche, les enfants ont déclaré un niveau de satisfaction de vie plus faible. De plus, une hausse de la délinquance juvénile au Québec, comparativement au reste du Canada, laisse entendre qu’ils ont été condamnés pour environ un cinquième de crimes supplémentaires liés à la drogue et aux biens.

Interrogé par le New York Times, James Heckman lui-même a pris ses distances : « Ce que le Québec a créé, ce ne sont pas des écoles préscolaires de qualité, mais des entrepôts d’enfants », déclarait-il. Là où les expériences américaines misaient sur un encadrement intensif et une relation de confiance entre éducateurs et enfants, le Québec a choisi la quantité : un système massif, impersonnel, fonctionnant à coût réduit.

Cette dérive illustre la différence entre deux visions :

  • d’un côté, le modèle ciblé et qualitatif, limité aux enfants défavorisés, qui offre de réels gains éducatifs et sociaux ;

  • de l’autre, le modèle universel et extensif, qui prétend égaliser les chances mais finit souvent par niveler par le bas.

Ce constat résonne en France, où les crèches sont aussi fortement subventionnées – jusqu’à 85 % du coût pris en charge. Là encore, la recherche nuance les résultats. Des travaux de Lawrence Berger, Lidia Panico et Anne Solaz (Ined) montrent que les enfants confiés à une crèche dès l’âge d’un an présentent à deux ans davantage de troubles du comportement que ceux gardés par leurs parents ou une assistante maternelle. Autrement dit, plus la socialisation précoce est forcée, plus elle semble fragiliser le développement affectif.

Les premières années sont cruciales : le développement cognitif et émotionnel des bébés dépend avant tout d’un contact étroit et stable avec un adulte de référence. Ce besoin d’interaction intense explique pourquoi les économies d’échelle ne fonctionnent pas dans les garderies d’enfants en bas âge. Une éducatrice peut superviser vingt élèves à l’école, une douzaine à la maternelle, mais à peine deux ou trois nourrissons en crèche. Toute réduction du ratio qualité/présence adulte se traduit immédiatement par une baisse du bien-être des enfants.

Cette exigence de qualité rend le modèle extrêmement coûteux. La Finlande, qui maintient un système de garde très encadré et généreusement financé, dépense bien davantage que la moyenne de l’OCDE. À l’inverse, les pays qui cherchent à « universaliser » la garde sans moyens suffisants – comme le Québec ou désormais certains États américains – en paient le prix à long terme : dégradation du développement des enfants, pression budgétaire, et tensions sociales croissantes.

Enfin, un angle mort majeur du débat reste occulté : celui de la discrimination entre mères. Au Québec, une femme qui choisit de garder elle-même ses jeunes enfants ne reçoit aucune aide publique, contrairement à celle qui les confie au réseau subventionné. Cette iniquité, rarement discutée, traduit un biais idéologique : le modèle valorise le travail salarié féminin, mais pénalise la maternité à domicile. Il impose une norme économique plutôt qu’un véritable choix familial, marginalisant les femmes qui privilégient la présence auprès de leurs enfants durant leurs premières années.

Ainsi, la garde universelle, vantée comme moteur d’égalité et de prospérité, révèle un paradoxe : elle libère certaines femmes, mais en enferme d’autres dans une logique de conformité sociale. Le cas québécois, admiré à l’étranger, montre qu’une politique de la petite enfance ne peut se réduire à des chiffres d’emploi. Elle doit aussi considérer la qualité du lien, la diversité des parcours familiaux et la liberté réelle des parents.

Comme le conclut The Economist, les sociétés modernes se heurtent à un dilemme : soit renvoyer les mères à la maison sans soutien, soit les inciter à confier leurs bébés à des structures surchargées et mal adaptées. Entre ces deux extrêmes, il reste à inventer un modèle qui respecte à la fois le développement des enfants, la liberté des femmes et la justice entre familles.

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Québec subventionne des projets pour rehausser la « qualité éducative » en garderies, serait-elle donc médiocre ?

Québec — les enfants de quatre ans (4) peuvent être déclarés non binaires à la maternelle

Australie — un pédophile reconnu coupable de 307 délits sexuels commis dans les garderies où il travaillait

Québec — Cours d'éducation à la sexualité ou comment endommager une génération en une seule prise...

Cognitive and non-cognitive costs of daycare 0–2 for children in advantaged families 

 
 
 
 

La maternelle à 4 ans au Québec, étude : peu d’effets positifs

Une nouvelle étude souligne les conséquences néfastes des garderies « universelles » québécoises

lundi 20 octobre 2025

Baisse de la fécondité en France, sabotage de la politique familiale universelle ?

Les Électrons libres ont publié un article qui dresse un constat alarmant : la France, autrefois modèle européen de natalité, voit s’effondrer son avantage démographique à cause du démantèlement progressif de sa politique familiale universelle. Ce « sabotage » met en péril non seulement les familles, mais aussi les fondements économiques et sociaux du pays.

1. Un hiver démographique mondial et français

Près des deux tiers de la population mondiale vivent désormais dans des pays où la fécondité est inférieure au seuil de renouvellement des générations.

  • En Chine, les naissances ont chuté de 40 % entre 2010 et 2024, et la population pourrait diminuer de 200 millions d’habitants d’ici 2054.

  • En Europe, la natalité s’effondre : en 2024, l’Union européenne a enregistré moins de naissances que les États-Unis, malgré 120 millions d’habitants supplémentaires.

  • En France, 663 000 bébés seulement sont nés en 2024, soit une baisse de 21,5 % depuis 2010, et un taux de fécondité de 1,62 enfant par femme, bien en dessous des 2,1 nécessaires au renouvellement.

Cette chute annonce un déséquilibre durable : moins d’actifs pour financer les retraites, une croissance ralentie par le manque de jeunes, et un affaiblissement du dynamisme innovant du pays.

2. Les nouvelles mesures de 2025 : le coup de grâce

Depuis le 1er septembre 2025, les familles françaises subissent deux réformes majeures qui aggravent leurs charges :

mardi 28 janvier 2025

On compte plus de morts que de naissances au Québec (aucune réaction politique)

Pour la première fois depuis que la population du Québec est répertoriée, la province a enregistré plus de décès que de naissances durant la dernière année. C’est ce qui ressort des données publiées la semaine dernière par l’institut de la statistique du Québec. Un tel vieillissement démographique apporte son lot de problèmes économiques, comme le financement des retraites ou le coût grandissant des services publics. Cependant, toujours selon le rapport de l’institut de la statistique du Québec, la population a tout de même augmenté durant la période 2023-2024, en raison de l’immigration.

Les seules régions avec plus de naissances que de décès sont les banlieues éloignées de Montréal, l'Outaouais et le Grand-Nord.

Aucune politique nataliste globale (en commençant par un changement de culture pour en adopter une pro-famille dès l’école et dans les politiques d’imposition familiale) n’est proposée par les partis politiques. Rappelons que la politique de garderie a d’abord été conçue comme une politique de retour des femmes au bureau et en opposition à un politique d’allocations universelles généreuses de garde d’enfants (y compris payées aux parents qui garderaient eux-mêmes leurs enfants en bas âge à la maison, ce qui n’est pas le cas actuellement).

La politique de garderie est extrêmement coûteuse, elle n’a pas enrayé le déclin de la natalité au Québec. Rappelons les réticences fréquentes exprimées par le Conseil de la femme à toute politique nataliste visant toutes les familles québécoises. En 1982, Claire Bonenfant, la très féministe présidente du Conseil de la Femme, s’était interrogée, au sujet d’une politique avec de timides conséquences natalistes : « Cette politique sera-t-elle une politique nataliste déguisée cherchant à nous retourner aux berceaux et aux fourneaux ou bien se présente-t-elle comme une politique de justice sociale ? »


Source : Journal de Montréal

jeudi 26 septembre 2024

Après bien des hésitations, la Chine relève son âge de départ à la retraite, étonnamment bas


Le dirigeant chinois, Xi Jinping, se targue de la capacité inégalée de son système politique à faire aboutir des projets difficiles. « Pour tout ce qui profite au parti et au peuple, a-t-il déclaré, nous devons agir avec audace et détermination. » Pourtant, ce n’est que le 13 septembre, après des années d’indécision, que la Chine a annoncé le premier relèvement de l’âge de la retraite depuis les années 1950. Alors qu’il était l’un des plus bas du monde, il va commencer à se rapprocher des normes des pays riches.

Ayant vu le mécontentement suscité par des changements similaires dans d’autres pays, M. Xi avait peut-être des raisons d’hésiter. L’agitation en Occident est normalement un élément que les propagandistes de la Chine exploitent. Mais les grandes manifestations organisées en France l’année dernière pour protester contre le relèvement de l’âge de la retraite ont suscité des commentaires inquiets et furieux en Chine à propos des rumeurs répétées du gouvernement sur l’adoption d’une mesure similaire. « Les gens du peuple jurent derrière des portes closes », écrit un utilisateur de Weibo, une plateforme de médias sociaux, en faisant référence au contraste entre la colère publique en France et sa forme furtive en Chine.

Lorsque la Chine a enfin pris le taureau par les cornes et publié son propre calendrier, elle l’a fait sans grande fanfare. La télévision d’État a mentionné la décision en dessous de plusieurs autres titres dans son principal journal télévisé du soir. Les téléspectateurs ont dû attendre plus de 35 minutes (et assister à près de 20 minutes de reportages sur les activités de M. Xi) pour n’avoir droit qu’à un simple aperçu. L’âge de la retraite passera de 50 à 55 ans pour les ouvrières, de 55 à 58 ans pour les employées et de 60 à 63 ans pour les hommes. Ces changements commenceront en janvier 2025 et s’étaleront sur 15 ans. Pour les hommes et les femmes employés, l’âge de la retraite augmentera d’un mois tous les quatre mois. Pour les ouvrières, il augmentera d’un mois tous les deux mois.

Le journal télévisé du soir n’a pas pris la peine de faire un reportage complémentaire. Mais les internautes chinois ont été très gênés par les mesures prises par le gouvernement. Les messages portant le mot-dièse « réforme pour retarder l’âge légal de la retraite » ont recueilli plus de 870 millions de vues et plus de 240 000 commentaires sur Weibo. Les censeurs n’ont pas tardé à intervenir. Plus de 5 100 de ces commentaires ont été publiés sous un premier rapport de Xinhua, la principale agence de presse du gouvernement. Essayez de les lire maintenant ; il en reste moins de 30, dont aucun n’est défavorable.

mardi 28 février 2023

Nouveau-Brunswick : Forcé d’aller à la garderie en anglais, un enfant y perd son français

Clara Drolet a dû envoyer son fils dans une garderie anglophone faute de place dans les garderies francophones de la région de Fredericton. Vers l'âge de deux ans et demi, ils ont remarqué que leur enfant ne parlait pas beaucoup, et une orthophoniste a constaté que la communication avec lui était difficile car il pensait et se développait dans la langue entendue à la garderie, l'anglais. L'orthophoniste a proposé aux parents d'envoyer leur enfant dans un programme de francisation, qui a permis au français de leur fils de revenir progressivement une fois à l'école, à partir de 5 ans. Cependant, l'influence de l'anglais reste perceptible, et leur fils doit faire davantage d'efforts pour parler français, ce qui montre selon Clara Drolet l'importance d'assurer des services de garde en français dans la communauté.

Sylvie Blain, professeure à l'Université de Moncton, explique que le manque de places en garderie francophones peut avoir des conséquences sur le parcours scolaire des enfants, et que fréquenter un milieu anglophone lors de la petite enfance jette les bases de l'assimilation car l'apprentissage langagier commence dès le plus jeune âge. Elle recommande d'immerger son enfant dans sa langue maternelle pour palier, en lisant des livres en français, regardant la télévision ou YouTube dans la langue de Molière.

Enfin, le juriste Michel Doucet estime que la province du Nouveau-Brunswick devrait avoir l'obligation d'offrir des services de garderie dans les deux langues officielles, bien qu'il n'y ait pas de droit linguistique qui garantisse l'accès à des places en français dans les garderies.
 
Plus de détails : SRC

mercredi 5 octobre 2022

Berlin ouvrira des « garderies LGBTQ »

Il s’agit d’un projet pilote en Allemagne : deux crèches pour homosexuels et lesbiennes doivent être ouvertes à Berlin. Mais un regard sur le personnel de la direction soulève des questions. Le conseil d’administration de l’actionnaire comprend un sociologue accusé de prôner la pédophilie depuis 40 ans.

Le projet pilote allemand vise à éduquer les enfants sur l’homosexualité et les LGBTI (personnes lesbiennes, homosexuelles, bisexuelles, transgenres et intersexuées). Le projet a été initié par le service de conseil homo de Berlin, qui souhaite ouvrir une maison multigénérationnelle comprenant des crèches.

Marcel de Groot explique très simplement l’approche pédagogique de l’école maternelle : « Ensuite, il y a, par exemple, dix livres pour enfants ordinaires et trois dans lesquels le prince épouse un prince. »

Et plus loin : « En soi, notre concept est le même que celui des autres garderies. Le mode de vie LGBTI devrait simplement être un peu plus visible. »

Le directeur général du Conseil Homo de Berlin Marcel de Groot (60 ans) supervise le projet

Le concept est le même que dans les autres crèches, souligne le directeur général Marcel de Groot au « Bild ». Mais le mode de vie queer [littéralement bizarre, de travers] doit être rendu visible aux enfants, par exemple à travers des livres dans lesquels deux hommes tombent amoureux, et pas seulement un prince et une princesse, explique-t-il.

Un membre du conseil d’administration accusé de prôner la pédophilie

Pourtant, un regard sur le conseil d’administration du centre de conseil homo peut faire sourciller. Parce qu’un membre, le sociologue Rüdiger Lautmann, est accusé d’être un avocat pédophile. En 1994, il publie un livre intitulé « Le désir d’enfant (Die Lust am Kind). Portrait du pédophile ». L’accusation : Il fait l’apologie de la pédophilie. Trois ans plus tard, il a contribué à une brochure sur les enfants et la sexualité, qui affirmait que la sexualité entre enfants et adultes devait « fondamentalement être approuvée ». Lautmann lui-même rejette ces allégations. Il ne se considère pas comme un partisan de la pédophilie. Il essayait juste de les comprendre et de les décrire.

Selon un projet de recherche à l’Université de Göttingen, Lautmann était même membre du conseil d’administration du groupe de travail sur la sexualité humaine, qui à l’époque était d’avis que les contacts pédosexuels pouvaient être consensuels malgré la différence d’âge des participants. En 1979, il demanda également la suppression du paragraphe 176, qui faisait des actes sexuels sur des enfants de moins de 14 ans un délit punissable.

Le PDG admet : « Ce serait problématique »

Selon le directeur général, Lautmann n’a rien à voir avec la gestion quotidienne de la garderie. « À mon avis, ce serait trop problématique », admet-il même. Le ministère de l’Éducation de Berlin veut maintenant discuter des responsabilités dans le domaine des garderies, a-t-elle déclaré au « Bild ».

Grand intérêt

Il y aurait un grand intérêt. En effet, il y aurait déjà 60 préinscriptions pour les 93 places disponibles. Les enfants viennent de familles LGBTQ2SAI+ et de familles qui vivent à proximité et ont besoin d’une place en garderie. Selon la direction de la garderie, il faut montrer à ces enfants ce que c’est que d’être homo, lesbienne, transgenre ou intersexe.

Pour Lautman, il n’est pas nécessaire, bien sûr, que les enfants de la maternelle sachent s’ils sont homosexuels, hétérosexuels ou lesbiennes. Tous les enfants sont les bienvenus. S’ils ne sont pas hétérosexuels plus tard, au moins devrait-il alors être plus facile pour ces petits de l’avouer publiquement, indique l'article.

Source : Focus.de

Voir aussi 

1 sur 5 : le film contre la pédocriminalité 

Hongrie — Renforcement de la protection des mineurs par lutte contre la pédophilie et le transgenrisme (Zemmour réagit) 

Les accusations d’attouchements sur de jeunes garçons mineurs se multiplient

Luc Ferry : la « pensée 68 » était globalement favorable à la pédophilie

La gauche intellectuelle progressiste et la pédophilie, retour sur une histoire trouble

Canada — La pédophilie  : une orientation sexuelle comme l’hétérosexualité pour des experts

Juger la vie privée de Simone de Beauvoir  (Elle a eu une relation avec une élève de 15 ans qui lui aurait valu son congédiement du lycée Molière à la fin des années 30. On relate aussi ses relations amoureuses avec des jeunes femmes qui étaient aussi ses étudiantes, qu’elle « rabattait » ensuite vers son compagnon Jean-Paul Sartre. En 2008, la Britannique Carole Seymour-Jones, auteure du livre A Dangerous Liaison, décrivait le comportement de Beauvoir comme un « abus d’enfant » se rapprochant de la « pédophilie ». En 2015, dans Simone de Beauvoir et les femmes, Marie-Jo Bonnet qualifiait de « contrat pervers » le modus operandi entre Beauvoir et Sartre. Le blogueur du Journal de Montréal Normand Lester accuse quant à lui Beauvoir d’être une « prédatrice sexuelle ».)

La révolution sexuelle des années 60, la pédophilie et les prêtres modernes 

Allemagne — Garçons orphelins sous la tutelle de pédophiles

Grande-Bretagne — 83 suspects de pédophilie… dans le football 

La Russie sanctionne Twitter pour manque de filtrage des contenus pédopornographiques ou faisant l’apologie de drogues ou du suicide

 

 

 

 

mercredi 27 octobre 2021

Le ministère de la Famille du Québec ne devrait-il pas être nommé le ministère des Garderies ?

Un texte de Solange Lefebvre-Pageau:

L’avenir du modèle québécois présenté par notre premier ministre du Québec, Monsieur François Legault, lors de son discours inaugural à l’Assemblée nationale, le 19 octobre 2021, m’amène à regretter, entre autres, qu’il en soit arrivé, au cours des trois dernières années, à adopter une attitude de mépris de famille, de son statut, sa mission et sa responsabilité.


En votant pour lui en 2018, j’ai cru, avec bien d’autres, que Monsieur Legault serait un grand défenseur de la famille, un protecteur de la plus noble et importante des institutions humaines. Hélas, ce n’est pas ce que je perçois depuis un bon moment et, encore plus, aujourd’hui... Il ne cesse d’inciter les jeunes mères à confier leurs enfants à quelqu’un d’autre qu’elles-mêmes, en leur offrant un service de garde à bas prix. L’objectif voilé, mais manifeste est d’aider à relever le défi de la carence de main d’œuvre et, par ricochet, de faire progresser l’économie québécoise. Il affirme que c’est ce que désirent les femmes d’aujourd’hui et il veut leur laisser croire que, comme les hommes, les femmes ont ce devoir et cette mission sociale. On reconnaît l’idéologie des pays soviétiques d’antan. L'article continue ci-dessous...

Parallèlement à cette offre de garderies à très bon marché, nous constatons qu’aucun appui financier ou moral n’est offert aux mamans désireuses de demeurer au foyer pour prendre soin leurs enfants en bas âge et pour bien les éduquer. Il y a lieu de se demander pourquoi le ministère dit « de la famille » ne s’identifie pas plutôt comme le « ministère des garderies ».

Pourtant, la famille est sacrée. Il n’y a rien de plus beau! Elle l’était jadis et elle le sera toujours. L’ignorer comporte de graves enjeux : la vie actuelle ne cesse de nous le démontrer. Soyons honnêtes et reconnaissons aussi que de nombreuses familles auraient besoin d’une saine éducation, voire de rééducation.

Pour que revienne, dans nos sociétés contemporaines, un plus grand respect de la famille, cellule de base de la société, il est urgent que nous redécouvrions la mission et la responsabilité de donner la vie à des enfants et de leur transmettre un patrimoine familial de qualité! C’est, pour chaque enfant, un besoin et un droit.

Finalement, il faudrait que nos élus désireux d’un changement de culture sociale valable et durable remettent avant tout en question, avec lucidité, la valeur donnée à la famille dans l’éducation à une santé intégrale. Il faudrait que les enjeux et les valeurs de la famille aujourd’hui fragilisée soient mis en première place dans le contenu du programme de formation à la citoyenneté québécoise qui doit remplacer dans un avenir prochain le cours de culture religieuse, comme nous l’a aussi appris notre premier ministre.

De tout cœur, je souhaite le vrai bien de la famille!

Solange Lefebvre-Pageau
Fondatrice et directrice du CIREF

Source

Voir aussi

Annonces du Premier ministre Legault de ce jour

Garderies & syndicats — 11 000 travailleuses des CPE prêtes à déclencher une grève de 10 jours

Pénurie de place de garderies ou de parents ? 

Le syndicalisme CPE : « un des pouvoirs les plus forts au Québec »  

Les crèches et garderies pourraient avoir un impact négatif sur le développement intellectuel

 
 
 
 
 

La maternelle à 4 ans au Québec, étude : peu d’effets positifs

Une nouvelle étude souligne les conséquences néfastes des garderies « universelles » québécoises

Québec — Jamais aussi peu de naissances depuis 10 ans, jamais autant de décès (2018)

Le coût des garderies québécoises

Coûts des CPE : multipliés par 11 pour atteindre à 2,4 milliards $, efficacité en question

Étude Fortin, Godbout sur les garderies : « étude loufoque », système injuste, Ottawa premier gagnant

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique… comportemental et démographique

Maternelle publique et gratuite : sans effet sur les résultats au primaire

Le syndicat CSQ suggère des livres homosexuels et transgenres aux garderies et écoles primaires

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Garderies québécoises : un enfant sur 6 déprimé ou anxieux

Les CPE québécois ne sont pas un exemple à suivre

Nombre d’élèves en difficulté a près de doubler en 10 ans, coût : 2,3 milliards par an

 

mardi 19 octobre 2021

Annonces du Premier ministre Legault de ce jour

 

Annonces de M. le premier ministre Legault de ce jour avec nos brefs commentaires :

1. Garderies

Québec compte aussi lancer une vaste offensive pour créer les 37 000 places manquantes en garderies au cours des prochains jours, a annoncé François Legault.

« Tous les parents qui le souhaitent vont pouvoir enfin avoir une place en services de garde », a promis M. Legault.

Pour ce carnet, l’argent ainsi dépensé devrait être versé directement aux parents pour qu’ils choisissent eux-mêmes le mode de garde de leurs enfants. En effet, le système actuel désavantage les parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants en bas âge à la maison ou chez un parent. Ils ne reçoivent rien de la manne qui est consacrée au réseau de plus en plus coûteux de CPE et autres garderies. Réseau qui n’a eu aucun impact bénéfique à long terme sur la natalité (elle continue de décliner), ni sur les résultats scolaires des jeunes enfants (ces résultats sont au mieux stables).

On regrettera le manque d’organisation qui puisse représenter ces parents « traditionnels » qui préfèrent garder leurs enfants en bas âge à la maison plutôt que de les confier à des employés. Face au gouvernement, la seule force organisée dans ce dossier est formée par les partisans des CPE (employés, syndicats et propriétaires) qui ont les moyens collectifs pour se consacrer à la défense de leurs intérêts. C’est donc eux qu’on entendra aux micros des journalistes pour commenter les annonces du gouvernement : ils demanderont plus de places subventionnées, des salaires plus hauts. Jamais, semble-t-il, les intérêts des parents qui préféreraient garder leurs enfants eux-mêmes ou dans la famille ne sont considérés.

Voir

Le syndicalisme CPE : « un des pouvoirs les plus forts au Québec »  

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La maternelle à 4 ans au Québec, étude : peu d’effets positifs

2. Éducation

Pour augmenter le taux de diplomation chez les jeunes, le gouvernement a l’intention d’instaurer un programme de tutorat permanent et de réinventer la formation professionnelle en la jumelant avec des stages.

En ce sens, Québec souhaite continuer à investir « massivement » en éducation. « L’éducation, c’est l’avenir de notre société. »

François Legault se fixe comme objectif d’augmenter le taux de diplomation des jeunes Québécois qui est de 82 % à 90 %.

Cela ressemble fort à des slogans. L’important serait d’abord de relever le niveau (en français, en culture générale) plutôt que de hausser le taux de diplomation, ce qui peut se faire en multipliant le type de diplômes (certains de basses qualités).  [Voir Québec — taux de diplomation en hausse grâce aux « qualifications ».]

Pour ce carnet, le mieux serait d’octroyer plus de liberté quant aux programmes scolaires en permettant notamment aux écoles privées de pas se voir imposer par l’État de pédagogie particulière ou de contenu idéologique particulier (ce qui n’est certainement pas le cas avec ECR par exemple), sans devoir contester ces contenus ou pédagogies idéologiques comme Loyola a dû le faire à grands frais pendant des années. Les établissements privés devraient aussi pouvoir recruter les professeurs qu’il leur plaît.

3. Cohésion nationale

Québec remplacera le cours d’Éthique et culture religieuse par un cours sur la culture et la citoyenneté québécoise, a annoncé le Premier ministre.

Québec compte inscrire le français comme langue officielle de la province dans la constitution.

C’est bien, mais tellement peu.

Quid de la loi 101 imposée aux cégeps ?

Il existe aussi le risque qu’on retrouve dans le nouveau programme de « culture et citoyenneté québécoise » [au singulier ?] toutes les lubies de la gauche progressiste : écologisme, multiculturalisme, féminisme exacerbé, portes béantes à toutes les minorités LGBTQ, ethniques, etc.

4. Immigration

    Rien apparemment

5. Natalité/Démographie    

    Rien apparemment

6. Environnement

Le gouvernement a pris la décision de renoncer à extraire des hydrocarbures sur son territoire dans le but d’atteindre ses objectifs environnementaux de réduire ses émissions de GES d’ici 2030 de 37,5 % par rapport à 1990 et d’atteindre la carboneutralité en 2050.

Québec veut créer un pôle mondial de transport électrique, de la filière batterie et pour la production d’hydrogène vert.

Nous sommes pour un environnement sain et la protection de la nature.

Il est bon de créer une filière industrielle, si cette aventure est rentable et ne finit pas par engloutir des sommes faramineuses de subventions. Cf. Bombardier.

Réduire les émissions de 37 % par rapport à 1990, de surcroît avec une population croissante par le fait de l’immigration massive, sera extrêmement coûteux et n’aura quasiment aucun impact (même si tous les pays tiennent leurs engagements). Revenir au niveau des émissions de CO2 de 2005 d’ici 2050 coûterait ainsi 11 300 $  US par personne et par an aux États-Unis selon le Wall Street Journal.

Il vaudrait nettement mieux extraire ces hydrocarbures et s’adapter à la hausse des températures (qui globalement pourraient être une bonne chose pour le Québec, un des pays les plus froids au monde).

7. Gestion de la Covid-19

Cela n’a pas empêché le Premier ministre d’annoncer que l’urgence sanitaire en vigueur pour combattre la pandémie de COVID-19 sera levée après la vaccination des enfants de 5 à 11 ans qui devrait se terminer au début 2022.
Cela ressemble à un chantage moral (les buts sont sans cesse déplacés avec la CAQ et la responsabilité en revient toujours au peuple qui doit en faire sans cesse plus).

Les jeunes gens ne présentant pas de pathologies, et notamment les moins de 30 ans, n’ont probablement aucun intérêt personnel à être vaccinés, car pour eux les risques de souffrir de pathologies et d’effets secondaires graves par vaccination pourraient être supérieurs à ceux des effets du covid. C’est ainsi qu’au Royaume-Uni le Comité mixte sur la vaccination et de l’immunisation vient de reconnaître début septembre 2021 que la « marge de bénéfice » de la vaccination des 12 à 15 ans était considérée comme trop faible relativement au risque viral, lui-même bien plus faible encore, encourus par les enfants en bonne santé, et ne recommande donc pas leur vaccination.

En outre les enfants sont peu contaminateurs [Coronavirus : selon une étude, « les enfants sont de tout petits contaminateurs »] et l’immense majorité des adultes sont vaccinés (même si cela ne les empêche pas d’être contagieux). Où est l’urgence ?

Israël pourtant très provaccin avait déclaré en juillet que les enfants aussi jeunes que 5 ans pouvaient se faire vacciner (Pfizer-BioNTech) s’ils souffraient de comorbidités qui les rendent particulièrement vulnérables au COVID-19. Ce qui semble déjà nettement plus raisonnable. D’autant plus que les enfants qui se sont naturellement vaccinés après avoir contracté la variante Alpha du SARS-CoV-2 sont 13 fois plus protégés contre la variante Delta que les vaccinés avec le vaccin Pfizer...

Pr Peyromaure : « je suis scandalisé par le débat sur la vaccination des plus jeunes... c’est une folie... On est rentré dans un espèce d’ordre sanitaire.. je sais très bien qu’après cette émission je vais recevoir un courrier (de la hiérarchie). »

mardi 21 septembre 2021

Pénurie de place de garderies ou de parents ?

Tiré du site Le Verbe. Un texte de Florence Malenfant, détentrice d’un baccalauréat en histoire de l’art à l’université Laval et d’un certificat en révision linguistique.

On entend beaucoup parler, depuis quelque temps, du manque criant de places en garderie. Ou plutôt de la pénurie de personnel, qui occasionne la limite du nombre d’enfants acceptés dans les milieux de garde. On accuse le gouvernement de ne pas agir, de maintenir des conditions de travail trop peu intéressantes pour les éducatrices, d’embourber ceux qui voudraient ouvrir des CPE dans les méandres d’une bureaucratie digne des 12 travaux d’Astérix. Oui, oui, et oui. D’accord.

C’est bien vrai tout ça : ça prend de meilleures conditions de travail pour s’occuper des enfants, de l’avenir de notre société, de ces minichouchoux futurs contribuables.

Et si on prenait la question autrement et qu’on se demandait : ce sont les conditions de travail de qui qu’il faut changer ?

Parce qu’on a bien vu, dans les derniers mois pandémiques, que les parents se sont épuisés à s’occuper de leurs enfants à temps plein en continuant de faire des semaines de 40 heures en télétravail tout en essayant de garder une certaine santé mentale.

Avoir les enfants en permanence dans la maison, peu importe leur nombre, ça nécessite du temps et de la disponibilité. Ça demande une pleine présence d’assurer le rôle d’éducateur, surtout pour la période de la petite enfance (0-5 ans).

C’est pour ça qu’on embauche des gens pour faire ça, pour prendre soin de nos petits, pendant qu’on va travailler, pour payer l’hypothèque, l’épicerie, les deux autos, les (maudites) taxes, les vacances, le hockey de l’un, la natation de l’autre… et la garderie.

Liberté financière

Je ne compte plus le nombre de fois où, en discutant de ma situation de mère au foyer avec d’autres mamans au parc ou ailleurs, on m’a répondu : « Tu es chanceuse de pouvoir te le permettre [financièrement]. »

Je serais curieuse de voir combien de parents prendraient la décision de rester à la maison avec leurs jeunes enfants s’ils en avaient réellement le choix.

Mais l’autre jour, pour la première fois, on m’a dit : « tant que c’est un vrai choix », en faisant allusion à la pénurie de places en garderie. Et je me suis dit que jamais on ne dirait ça à une mère qui travaille, ou encore moins à un père.

Or, quand on y pense, des parents qui travaillent parce qu’ils n’ont pas d’autre choix, c’est assez commun !

Je serais curieuse de voir combien de parents prendraient la décision de rester à la maison avec leurs jeunes enfants s’ils en avaient réellement le choix. Lire : s’ils n’étaient pas pénalisés financièrement.

Si, en tant que parents, on était valorisés lorsqu’on prend la décision d’élever nous-mêmes nos enfants, d’être nous-mêmes leur milieu de garde, leur milieu familial, je suis persuadée que la situation en garderies serait complètement différente.

Entre être et faire

Je pense sincèrement, et surement bien naïvement, que la solution à cette pénurie de places en garderie commence en encourageant les parents qui le désirent à s’occuper eux-mêmes de leurs enfants.

Certes, ce rythme plus lent, demandant souvent plus d’être que de faire, il n’est pas pour tout le monde. Mais pour ceux qui y tendent ou qui le souhaiteraient, il serait peut-être plus intéressant ou même plus accessible s’il n’impliquait pas nécessairement un retrait total de toute reconnaissance sociale. Et ça pourrait peut-être commencer par une reconnaissance pécuniaire.

Parce qu’il y a une valeur réelle à tout ce temps passé par les enfants avec leurs parents, à ces matins sans course folle, à cette connaissance mutuelle développée au fil des journées, à s’observer l’un l’autre dans nos apprentissages, dans nos préférences, nos difficultés, à ce temps libre.

Si le problème des places en milieux de garde était étudié en pensant à tout cela, les parents qui choisissent librement de placer leurs enfants en garderie, pour quelque raison que ce soit, se buteraient alors sans doute moins systématiquement le nez à des listes d’attente angoissantes.

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samedi 17 avril 2021

Les crèches et garderies pourraient avoir un impact négatif sur le développement intellectuel

Une publication récente par trois chercheurs de l'Université de Bologne, dont Andrea Ichino, suggère que les crèches et garderies ne sont pas la panacée.

Cette étude confirme qu'un temps plus important passé à la crèche entre l'âge de 0 à 2 ans pour les enfants issus de familles relativement aisées réduit de manière significative les capacités cognitives et comportementales durant l'enfance et l'adolescence.

Concernant l'intelligence, un jour supplémentaire  passé à la garderie par mois est associé à une réduction du quotient intellectuel (QI) de 0,5 %.

Ce phénomène aurait une explication claire : la crèche réduit les interactions en face à face avec les adultes, qui sont essentielles pour le développement cérébral. Les effets sont encore plus prononcés chez les filles — qui sont capables plus tôt de bénéficier de ces interactions — et dans les familles aisées, où la qualité des interactions parents-enfants est meilleure quand elle peut prendre place. 


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vendredi 8 janvier 2021

Suède — l'effet des écoles restées ouvertes pendant la pandémie sur la santé sur les élèves et les enseignants

Résumé

Étude récente (en suédois) sur la Suède résumée et relayée dans le New England Journal of Medecine du 6 janvier :

  1. Sur 1 951 905 enfants âgés de 1 à 16 ans, du 1er mars au 30 juin : 15 visites aux soins intensifs, 0 décès par Covid ;
  2. La fréquence de visite des enseignants aux soins intensifs n’était pas plus élevée que dans les autres professions.

Malgré que les écoles (primaire + secondaire inférieure) ouvertes à temps plein et sans aucune obligation du port du masque.

Détails

À la mi-mars 2020, de nombreux pays ont décidé de fermer des écoles pour tenter de limiter la propagation du coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère-2 (SRAS-CoV-2), le virus à l’origine de la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19). La Suède a été l’un des rares pays à avoir décidé de maintenir ouvertes les écoles maternelles (s’occupant généralement des enfants de 1 à 6 ans) et les écoles obligatoires (avec des enfants de 7 à 16 ans). En Suède, la Covid-19 était répandue dans la population dès le printemps 2020. La distanciation sociale était encouragée en Suède, mais le port de masques faciaux ne l’était pas.

Les données sur les cas sévères de Covid-19, définis par l’admission en unité de soins intensifs (réanimation), ont été enregistrées dans le registre national suédois des soins intensifs. Les chercheurs ont fait le suivi de tous les enfants admis dans une unité de soins intensifs entre le 1er mars et le 30 juin 2020 (l’année scolaire prenant fin vers le 10 juin) ayant déclaré positifs à la Covid-19 par une analyse en laboratoire ou en clinique, y compris les patients admis pour syndrome inflammatoire multisystémique de l’enfant (SIME probablement lié à Covid-19) selon le registre suédois de qualité de rhumatologie pédiatrique.

Le nombre de décès, quelle qu’en soit la cause, parmi les 1 951 905 enfants en Suède (au 31 décembre 2019) âgés de 1 à 16 ans, était de 65 pendant les quatre mois précédant le début de la période Covid-19 de novembre 2019 à février 2020 et de 69 pendant les 4 premiers mois d’exposition au Covid-19 (de mars à juin 2020). De mars à juin 2020, un total de 15 enfants atteints de Covid-19 (y compris ceux atteints de SIME) ont été admis dans une unité de soins intensifs (0,77 pour 100 000 enfants de ce groupe d’âge), dont 4 étaient âgés de 1 à 6 ans (0,54 pour 100 000) et 11 étaient âgés de 7 à 16 ans (0,90 pour 100 000). Quatre des enfants avaient une autre maladie chronique sous-jacente (cancer dans 2 cas, maladie rénale chronique dans 1 cas et maladie hématologique dans 1 cas). Aucun enfant atteint de Covid-19 n’est mort.

Les données de l’Agence suédoise de la santé publique (rapport publié et communication personnelle) ont montré que moins de 10 enseignants du préscolaire et 20 enseignants en Suède avaient été admis aux soins intensifs pour Covid-19 jusqu’au 30 juin 2020 (20 pour 103 596 enseignants, ce qui équivaut à un taux de 19 pour 100 000). Par rapport aux autres professions (à l’exclusion des travailleurs de la santé), cela correspondait à des risques relatifs ajustés en fonction du sexe et de l’âge de 1,10 (intervalle de confiance [IC] à 95 %, 0,49 à 2,49) chez les enseignants du préscolaire et de 0,43 (IC à 95 %, 0,28 à 2,49). 0,68) chez les enseignants.

La présente étude présentait certaines limites. Les chercheurs manquaient de données sur la transmission à domicile du Covid-19 par les écoliers et les intervalles de confiance à 95 % pour nos résultats sont grands.

Bien que la Suède ait gardé les écoles et les écoles maternelles ouvertes, les chercheurs ont constaté une faible incidence de Covid-19 grave parmi les écoliers et les enfants d’âge préscolaire pendant la pandémie de SRAS-CoV-2. Parmi les 1,95 million d’enfants âgés de 1 à 16 ans, 15 enfants avaient Covid-19, SIME ou les deux conditions et ont été admis dans une unité de soins intensifs, ce qui équivaut à 1 enfant sur 130 000.


mardi 8 décembre 2020

TEIMS/TIMSS 2019 – Résultats des élèves québécois en maths et sciences stables et dans la moyenne supérieure internationale

L’étude Tendances de l’enquête internationale sur les mathématiques et les sciences (TEIMS, TIMSS en anglais) est une évaluation internationale qui mesure les tendances dans le rendement des élèves en mathématiques et en sciences au niveau de la 4e année et à celui de la 8e année (2e secondaire au Québec). L’étude est menée sous l’égide de l’Association internationale pour l’évaluation du rendement scolaire (AIE), consortium indépendant d’instituts de recherche et d’organismes gouvernementaux. L’AIE regroupe désormais plus de 60 pays, dont le Canada.

La TEIMS 2019 constitue le septième cycle d’évaluation de la TEIMS. Plus de 330 000 élèves ont participé à l’évaluation de 4e année dans le monde, et 250 000 élèves environ ont participé à l’évaluation de 8e année. Au Canada, plus de 13 000 élèves de 4e année ont participé à l’évaluation, en anglais ou en français, dans cinq provinces différentes : Terre-Neuve-et-Labrador, le Québec, l’Ontario, le Manitoba et l’Alberta. Aucun résultat n’a été obtenu au niveau du Canada dans son ensemble pour les élèves de la 8e année.

Rendement moyen en mathématiques (4e année)

Le Québec au même niveau que la Flandre (en Belgique) et la Finlande, mais loin derrière l’Asie de l’Est et la Russie

Les élèves du Québec continuent de se situer à un niveau supérieur à la moyenne internationale, même si les résultats indiquent que le Québec est nettement en deçà des pays les mieux classés. En outre, l’écart de rendement entre les filles et les garçons est significatif à la fois en mathématiques et en sciences.

Au début des années 2000 quand la Finlande menait dans les classements internationaux, les journaux et les experts pédagogues faisaient la file pour aller dans ce pays nordique, y découvrir leurs recettes modernes gagnantes et s'en inspirer. Étrangement, personne au Québec ces jours-ci ne semble vouloir aller en Asie ou en Russie pour s'inspirer de leurs méthodes pédagogiques gagnantes... Parce que ces méthodes sont trop conservatrices ?

Notez que certains pédagogues, comme Nathalie Bulle déclaraient déjà en 2010 : Les traits du système finlandais que copie l'étranger n'expliquent pas le succès finlandais, ils sont au contraire source de problèmes.


INT (dernière rangée) est la répartition internationale

 


Le Québec a l’un des écarts les plus prononcés entre les sexes en faveur des garçons en mathématiques (523 pour les filles, 541 pour les garçons) et il figure parmi les pays, au nombre de sept seulement, où les garçons ont des résultats significativement supérieurs à ceux des filles en sciences. En outre, les résultats des élèves du Québec restent relativement inchangés en mathématiques et en sciences entre le cycle précédent de l’étude TEIMS 2015.

 

Résultats en mathématiques (4e année)

 

Résultat en sciences (4e année)

Bons résultats des élèves québécois comparés à celui des élèves canadiens

Les élèves de 4e année du Québec se situent au-dessus de la moyenne canadienne, les élèves de l’Ontario se situent à la moyenne canadienne et les élèves de Terre-Neuve-et-Labrador, du Manitoba et de l’Alberta se situent à un niveau significativement inférieur à celui des élèves du Canada dans son ensemble.

Résultats en mathématiques (8e année, secondaire 2)

Résultat en sciences (8e année, secondaire 2)

 

Résultats dans la moyenne canadienne des élèves québécois en sciences

Au total, 16 pays ont un score significativement supérieur au score moyen de 523 points du Canada. Les élèves de Terre-Neuve-et-Labrador, du Québec, de l’Ontario et de l’Alberta se situent à la moyenne canadienne en sciences, tandis que les élèves du Manitoba se situent à un niveau inférieur à la moyenne canadienne.

Les garçons obtiennent de meilleurs résultats que les filles en mathématiques et en sciences

Sur l’ensemble du Canada, en mathématiques, plus de garçons que de filles atteignent le seuil repère bas, à savoir le niveau de base de rendement (94 % contre 91 %), et atteignent le seuil repère avancé, à savoir le niveau de compétence le plus élevé (8 % contre 4 %). En sciences, la proportion de filles et de garçons atteignant le seuil repère bas est identique (95 %). En revanche, une plus grande proportion de garçons que de filles atteint le niveau de compétence le plus élevé (8 % contre 6 %, respectivement). À la prise en compte des scores moyens, au Canada et dans 27 autres pays, les garçons ont de meilleurs résultats que les filles en mathématiques. Il faut noter que le Canada enregistre l’un des écarts les plus élevés entre les sexes en faveur des garçons (19 points). En moyenne, dans les pays participant à l’évaluation en sciences de l’étude TEIMS en 4e année, les garçons ont des résultats de quatre points supérieurs à ceux des filles. Cependant, si, dans sept des pays, dont le Canada, les garçons ont de meilleurs résultats que les filles en sciences, les filles ont de meilleurs résultats que les garçons dans 16 pays. Au niveau provincial, les garçons ont de meilleurs résultats en mathématiques que les filles dans toutes les provinces. En sciences, les garçons obtiennent de meilleurs scores que les filles au Québec et en Alberta, tandis qu’il n’y a pas d’écart entre les sexes à Terre-Neuve-et-Labrador, en Ontario et au Manitoba.

(Résultats des garçons en noir, des filles en bleu, en mathématiques, 4e année)

(Résultats des garçons en noir, des filles en vert, en sciences, 4e année)

 

Un quart ne parle pas la langue du test à la maison, mais sans lien avec rendement en mathématiques, mais bien en sciences

Le Canada est un pays plurilingue et multiculturel composé de diverses populations issues de l’immigration et d’Autochtones. Au Canada, un élève sur quatre environ ne parle pas la langue du test à la maison. C’est au Québec que la proportion d’élèves ne parlant pas la langue du test à la maison est la plus élevée, à 26 p. 100, tandis que c’est à Terre-Neuve-et-Labrador qu’elle est la plus faible, à 8 p. 100. Les élèves qui parlent parfois ou qui ne parlent jamais la langue du test à la maison ont des scores légèrement inférieurs en sciences à ceux des élèves qui la parlent toujours ou presque toujours, tandis que l’écart de rendement en mathématiques entre les deux groupes n’est pas statistiquement significatif.

Le préscolaire améliore-t-il vraiment les résultats ?

Les élèves qui fréquentent un programme préscolaire pendant trois ans ou plus obtiennent le rendement le plus élevé en mathématiques en 4e année Au Canada, la scolarité formelle au primaire commence en 1re année, généralement quand l’enfant est âgé de six ans. Cependant, bon nombre de familles choisissent d’inscrire leurs enfants à un programme préscolaire. Au Canada, 46 p. 100 environ des parents disent que leur enfant a suivi un programme préscolaire pendant trois ans ou plus. Les scores en mathématiques des élèves de 4e année ayant fréquenté un programme préscolaire pendant trois ans ou plus sont de 14 points supérieurs à ceux des élèves ayant fréquenté un programme préscolaire pendant deux ans et de 29 points supérieurs à ceux des élèves n’ayant pas fréquenté de programme préscolaire. En sciences, il n’y a pas de différence entre la fréquentation pendant un ou trois d’un programme préscolaire.

Peut-on dire cependant que c’est la fréquentation d’un programme préscolaire qui améliore le rendement ? C’est possible, mais pas nécessaire En effet, le recours au préscolaire est nettement supérieur dans les catégories socioprofessionnelles supérieures dont les enfants avaient déjà des résultats scolaires supérieurs à la moyenne avant la généralisation de ces services de garde préscolaires. En effet, selon l’Indice de défavorisation matérielle et sociale, Québec, 2009, la proportion de familles ayant des enfants de moins de 5 ans utilisant la garde régulière était de 78,6 % pour les nantis (en jargon aux conditions matérielles et sociales les plus favorables), mais de 65,4 % chez les moins nantis.

Pas de lien entre accès à des ordinateurs pour les cours et rendement plus élevé en mathématiques et en sciences 

 Selon le personnel enseignant, la moitié environ des élèves de 4e année a accès à des ordinateurs pour les cours de mathématiques, tandis que près des deux tiers ont accès à des appareils numériques pendant les cours de sciences. L’accès à des ordinateurs pour les cours n’a aucun lien avec le rendement en mathématiques et en sciences au niveau provincial, tandis que le lien est négatif en mathématiques au niveau du Canada (figure 6). 


 Voir aussi 

TEIMS/TIMSS 2015 : le Québec s’en sort bien en maths, les garçons encore mieux, mais faible participation québécoise

lundi 27 avril 2020

Québec — Cinq raisons qui expliquent la réouverture des écoles et des garderies

La réouverture des garderies et des écoles primaires se fait pour des raisons sociales et parce que la situation est maîtrisée, a déclaré le Premier ministre François Legault lors de l’annonce de son plan de déconfinement des écoles prévu au cours des prochaines semaines.


Le Premier ministre François Legault a énuméré cinq raisons pour lesquelles le Québec est prêt à voir ses garderies et ses écoles rouvrir.

1. Pour le bien des enfants

« Surtout pour les enfants qui ont des difficultés d’apprentissage, pour que ces enfants-là ne restent pas six mois sans être allés à l’école. Ceux qu’on appelle dans le jargon des écoles les EHDAA, les enfants qui ont des handicaps ou des troubles d’apprentissage de toutes sortes, dyslexie, dysphasie, trouble de l’attention, autisme et autres, c’est important qu’ils ne soient pas absents de l’école pour six mois, et qu’ils soient bien suivis. »

Le Premier ministre a ajouté que ces enfants pourront rester à la maison, mais avec un encadrement des autorités scolaires, et des enseignants.

2. Les risques pour les personnes de moins de 60 ans et en bonne santé sont limités

« Les parents qui ont des problèmes de santé ou de maladies chroniques devraient garder leurs enfants à la maison. Les enfants malades ne devraient pas aller à l’école. Ce n’est pas le temps d’aller exposer les enfants à l’école présentement », a ajouté François Legault.

3. La situation dans les hôpitaux est maîtrisée

« Si jamais il y a des enfants ou des enseignants qui devenaient malades, on a toutes les capacités et le personnel disponible pour s’en occuper. C’est important que ça reste comme ça et que ça soit graduel. C’est pour cela qu’on n’envoie pas le primaire et le secondaire en même temps. »


4. Parce qu’on a l’aval de la Santé publique

« Ce n’est pas une décision qui est sur la gueule. On écoute la science, et la science nous dit que c’est possible de retourner ces enfants si la situation reste sous contrôle d’ici le 11 et le 19 mai. »

5. La vie doit continuer

« Je pense que c’est bon que les enfants revoient leurs amis, leurs enseignants. On ne prévoit pas de vaccin avant 12 à 18 mois. Je ne vois pas les enfants rester chez eux pendant tout ce temps. La vie doit continuer, et si on attendait le premier septembre la situation sera la même », assure Legault.

Immunité collective : pas officiellement un argument

Des experts pensent que d’avoir contracté la COVID-19 permettrait d’immuniser les gens atteints et donc éventuellement, une portion de la société, mais François Legault assure que sa décision de rouvrir les écoles et les garderies ne se base pas sur ce principe.

« C’est ce que l’on souhaite tout le monde [que les gens qui l’ont eue soient protégés] sinon ça pourrait même être difficile d’avoir un vaccin. On ne doit pas prendre notre décision sur cette base-là. Ça sera un bénéfice secondaire si jamais c’est le cas. On ouvre nos écoles pour des raisons sociales et parce que la situation est sous contrôle [calque : maîtrisée] dans le système hospitalier. »

Les écoles primaires et les garderies rouvriront le 19 mai dans le Grand Montréal et le 11 mai ailleurs, écoles dans lesquelles les enfants devront autant que possible se tenir à deux mètres les uns des autres.


Les écoles secondaires, cégeps et universités ne rouvriront pas avant le mois d’août.

Voir aussi

Un expert suédois sur le confinement : « Rarement une étude non vérifiée a eu un tel impact sur les politiques mondiales »

Et si le confinement ne fonctionnait pas aussi bien qu’espéré ? Une étude remet en doute son efficacité en Belgique