dimanche 8 novembre 2020

Nouvelle politique woke des Guides (Girl Scouts) de Californie du Nord

Les guides/éclaireuses de Californie du Nord ont officiellement adopté la philosophie woke dans leur nouvelle politique destinée aux bénévoles.


Les cheffes de troupes devront affirmer que nous vivons dans une société systémiquement raciste ou risqueront d'être renvoyés. Quiconque s'identifie comme une «fille» peut participer (les hommes trans qui se disent femmes aussi) L'utilisation des pronoms choisis par les jeunes éclaireuses devra être respecté. Leur politique ici. Extraits traduits ci-dessous.

Code de culture des Guides de la Californie du Nord pour l'équité et l'appartenance Chez GSNorCal, nous faisons partie d'un mouvement visant à renforcer l'équité, l'inclusion, la diversité et l'appartenance. Nous travaillons pour mettre fin à toutes les formes d'oppression, à commencer par le racisme.

SE DÉCOUVRIR dans un monde raciste et injuste

  • Je comprends que notre monde a été construit sur le racisme structurel.
  • Je reconnais qu'il existe des intersections entre le racisme et toutes les formes d'oppression.
  • Je reconnais que les Blancs bénéficient de privilèges non mérités basés sur la couleur de la peau.
  • J'honore l'héritage des combattants de la liberté qui m'ont précédé.
  • J'apprends des termes clés pour m'autonomiser en tant qu'étudiant en justice sociale.

Qui peut être une éclaireuse?

Notre programme de guide s'adresse à toutes les jeunes qui s'identifie comme filles, y compris les filles cisgenres et transgenres. Chaque enfant et chaque famille est responsable de la manière dont il s'identifie et son identité de genre peut changer avec le temps. Par exemple, si une fille qui a déjà été Guide commence à s'identifier comme non conforme au genre, créative de genre ou non binaire, elle continuera d'être accueillie chez les Guides.

Remarquez les pronoms de genre

Parce que les jeunes, les bénévoles et le personnel des Guides expriment leur identité de genre de différentes manières, vous remarquerez que nous utilisons une variété de pronoms de genre tout au long de cette politique, y compris elle/sa, il/lui et eux/leur [pour parler d'une seule personne afin de ne pas choisir le sexe].

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France — Ces parents qui veulent continuer l'école à la maison

Pour lutter contre les dérives observées dans certaines familles sous emprise de l’islamisme, le gouvernement Macron souhaite interdire l’enseignement hors de l’école. Ce qui inquiète les tenants de l’enseignement à domicile.

Le chemin de l’école est court chez les Stevenson. Des chambres des enfants aux deux pièces dédiées à l’apprentissage, il n’y a que quelques mètres. Deux salles de classe à la maison où chacun y trouve son pupitre, sa trousse et ses cahiers. L’une d’elles accueille les collégiens tandis que l’autre est occupée par les plus jeunes. « Sinon, le chahut des uns peut gêner les autres », explique Kildine, mère courageuse de cette tribu de huit enfants, dont elle assure la scolarité à la maison depuis quatre ans. Huit enfants donc (2, 4, 6, 7, 9, 10, 12 et 16 ans) vivent dans cette grande maison à la campagne, à environ une heure de Bordeaux. Elle et son mari ont fait le choix de l’école à la maison pour les plus grands d’abord, qui avaient des difficultés dans le système scolaire classique, mais aussi pour ceux qui, plus en avance, ne pouvaient pas aller à leur rythme. Enfin, le trajet jusqu’à l’école (une heure quarante par jour en voiture) et les devoirs du soir, interminables, ont ni de les convaincre. Quand on lui demande si ses enfants n’ont pas de problèmes de socialisation, elle rit : « Nos enfants sont les plus socialisés du quartier, voire de la région », plaisante-t-elle. « Ils sont intégrés dans les clubs sportifs et engagés dans le scoutisme… Ils ont des amitiés fortes. Nous considérons qu’il est important de s’ouvrir à d’autres mondes. » Et d’ajouter : « Je les découvre aussi. Je les ai toute la journée et je les éveille intellectuellement, ce qui me permet d’avoir une relation privilégiée avec eux. »

 Le 2 octobre, l’annonce d’Emmanuel Macron sur l’arrêt de l’école à la maison dans le cadre du projet de loi sur le séparatisme, l’a autant surprise qu’énervée. « On nous retire une liberté fondamentale », tonne Kildine qui n’en comprend pas les raisons. Le mécontentement gronde aussi dans les familles, réunies dans les groupes Facebook comme l’IEF (groupe international francophone pour l’école à la maison), fort de ses 16 000 membres. Même stupéfaction au sein de l’association Les Enfants d’abord, où la présidente Gwenaëlle Spenlé, est choquée par « cette atteinte aux libertés fondamentales » qu’elle juge injustifiée, elle qui a élevé ses 5 enfants à la maison.

« L’instruction à domicile sera désormais strictement limitée, notamment aux impératifs de santé. C’est une nécessité », a déclaré le chef de l’État, qui a expliqué qu’il visait les familles qui choisissaient cette option pour des raisons religieuses. « Il y a suffisamment d’écoles sous contrat et hors contrat pour apporter une réponse qui soit conforme à ces aspirations », a tranché le président. Depuis, le projet de loi publié par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a confirmé ces positions, qui seront présentées au Conseil des ministres le 9 décembre prochain. Si elle est votée, cette loi mettra fin à près de cent quarante ans de liberté d’instruire en famille, instituée par la loi Jules Ferry de 1882. Un tsunami pour les 50 000 enfants concernés, même s’ils représentent une goutte d’eau, face aux 8,3 millions d’enfants scolarisés de 3 à 16 ans. Pour Édouard Gerey, directeur général de l’enseignement scolaire, cette décision est justifiée d’abord par la hausse inquiétante des effectifs ces dernières années. « Pendant longtemps, c’était un phénomène marginal, depuis dix ans l’augmentation est forte et constante. Ils n’étaient que 13-14 000 en 2007, 37 000 en 2018-2019, puis 50 000 en 20 192 020 », constate-t-il, même si leur nombre a mécaniquement augmenté suite à l’abaissement de la scolarité obligatoire à 3 ans en 2019. Il relève, sans généraliser, des béances dans l’éducation de certains enfants. « Par le biais des rapports d’inspection, nous constatons une socialisation insuffisante, les enfants vivent en système fermé, écrivent peu, des pans entiers des disciplines ne sont pas enseignés, notamment l’éducation au développement durable, aux médias, à la culture, à la connaissance des institutions. » Et de poursuivre : « Beaucoup ont des lacunes dans la transmission des démarches scientifiques, la chronologie en histoire, des connaissances en physique-chimie, en SVT (sciences de la vie et de la Terre NDLR), en technologie. Il leur manque souvent des bases pour poursuivre leur scolarité. Faire le choix de l’école à la maison limite leur horizon. » Il assure toutefois que « les familles itinérantes, les sportifs de haut niveau, les enfants malades ou qui souffrent de phobie scolaire suite à un harcèlement, pourront poursuivre leur instruction à domicile ». Le lien invoqué avec l’islamisme radical par les autorités ne convainc guère ces parents très engagés dans leur démarche de liberté d’enseignement.

DES CONTRÔLES FRÉQUENTS

Une réponse qui ne satisfait pas Kildine. « Les familles qui font l’école à la maison sont les familles les plus contrôlées de France. Nos enfants qui étaient à l’école avant ne voyaient jamais autant d’inspecteurs, proteste-t-elle. La mairie peut envoyer un assistant social chez nous an de vérifier l’état psychologique de nos enfants. L’État a tous les moyens pour contrôler et il le fait avec sérieux. » En effet, les parents doivent le déclarer au maire, qui mène une enquête la première année, puis tous les deux ans, et à l’IA-Dasen qui charge des inspecteurs de mener une enquête une fois par an afin de vérifier le niveau scolaire et la sécurité de l’enfant. Quant au lien avec l’islamisme radical invoqué par les autorités, il ne convainc guère ces parents très engagés dans leur démarche de liberté d’enseignement. Le ministère de l’Éducation nationale l’a reconnu en octobre 2020 dans un vade-mecum sur l’instruction en famille : « Les cas d’enfants exposés à un risque de radicalisation et repérés à l’occasion du contrôle de l’instruction au domicile familial sont exceptionnels », peut-on y lire.

Philippe Bongrand, maître de conférences à CY Cergy Paris Université et auteur d’un dossier de la Revue française de pédagogie consacré à l’instruction en famille, confirme : « Une part significative de ces parents aspire, en fait, à les scolariser. Ils font ce choix en raison du “niveau” de l’école de secteur, les “mauvaises fréquentations”, ou l’incapacité de l’établissement à répondre aux besoins éducatifs spécifiques de leur enfant. Ces familles déscolarisent ponctuellement, en attendant de trouver une meilleure solution. » Et de poursuivre : « Dans un département urbain où nous avons étudié la situation de l’intégralité des enfants instruits hors école, le sociologue Dominique Glasman et moi avons constaté que 50 % étaient déscolarisés une année ou moins. On peut se demander si l’accroissement des chiffres n’aurait pas à voir avec ce type de recours, ponctuel et loin d’être “idéologique”, à l’instruction en famille. » Le confinement du printemps pourrait aussi avoir encouragé certaines familles à sauter le pas. C’est le cas de Laurence, thérapeute, qui vit en Ariège avec son mari architecte. Depuis le mois de septembre, elle a décidé avec son mari Laurent de scolariser son fils à domicile. Victor, âgé de 12 ans, avait été inscrit à La Prairie, une école alternative à Toulouse. Mais après leur déménagement, un essai dans le collège « normal » du secteur, les a fait réfléchir. « Avant, j’étais content d’aller à l’école. Dans le collège d’à côté, j’avais la boule au ventre dès que je me réveillais à l’idée d’aller là-bas », explique Victor. Son mal-être et le port du masque obligatoire ont fait basculer la famille dans l’instruction à domicile. Avec le Cned, et beaucoup de patience, Laurence, qui ne se définit pas comme une pasionaria de l’instruction en famille, « coache » au mieux son fils, en attendant de trouver une solution.

Le confinement du printemps pourrait bien avoir encouragé certaines familles à sauter le pas

UN VÉRITABLE CHOIX DE VIE

C’est le cas aussi de la famille Charton, qui a effectué un voyage en Europe avec leurs deux enfants en auto-caravane. De retour en France, Céline et Franck, les parents, aimeraient poursuivre l’expérience, et « continuer à découvrir le monde en dehors du cadre de l’école », explique Anouk, la fille aînée. Originaire de Metz, pour Servane aussi, c’est un choix de vie pour ses 4 enfants, aujourd’hui âgés de 3 à 23 ans. Ce qui n’empêche d’ailleurs pas l’aînée de réussir ses études supérieures, la jeune fille est en master anglais-japonais à l’université. « Je leur enseigne la bienveillance, l’empathie et l’ouverture sur le monde. Nous voyageons quand cela est possible financièrement et nous faisons de nombreuses sorties à la rencontre de professionnels. C’est aussi ça l’IEF : rencontrer des gens. » Mazarine, sa cadette s’insurge : « Quel cliché de dire que l’on ne voit personne quand on fait l’école à la maison ! »

LA MODE DU « NON-SCO »

L’instruction en famille n’a pas été toujours une excentricité. Elle a été dans le passé largement pratiquée dans les familles bourgeoises, tels Blaise Pascal et Mozart qui avaient été éduqués par leur père. Encore au XXe siècle, Françoise Dolto, Jean-Paul Sartre ou Jean d’Ormesson ont bénéficié d’une instruction tout ou en partie en famille, bénéficiant parfois des services de précepteurs. En Angleterre, Agatha Christie ou encore les célèbres sœurs Mitford n’ont jamais mis les pieds à l’école. Si l’instruction en famille n’a jamais vraiment disparu, la généralisation du travail des femmes dans les années 1970 l’a rendu obsolète. C’était pour mieux revenir en force, dans les années 1990, une mode venue des États-Unis cette fois, où quelque 1,8 million d’Américains sont scolarisés à la maison. Beaucoup sautent le pas en raison d’un système scolaire qu’ils jugent défaillant. Un phénomène de société aux É.-U. popularisé par l’excellent lm Captain Fantastic, qui montre un père de 6 enfants qui a bâti un paradis pour eux, et qui peu à peu doit s’ouvrir au monde.

Beaucoup de familles se décident en raison d’un système scolaire qu’elles jugent trop souvent défaillant. Mais cette mode venue des États-Unis prône aussi une forme extrême de l’école à la maison. Il s’agit du « unschooling », ou « non-sco » en français. Sur ce sujet, le documentaire de Clara Bellar, Être et devenir, fait figure de référence pour les familles « non sco ». L’auteur et conférencier André Stern en est un de ses défenseurs les plus enthousiastes. Cette fois l’école à la maison ne se fait pas par le biais de cours à distance ou de leçons, mais de façon informelle « comme un enfant apprend à marcher ou à parler ». Interviewé par Anne Coffinier, fondatrice de l’association Créer son école et de la Fondation Kairos pour l’innovation éducative, dans une vidéo diffusée sur YouTube, il explique comment cette loi est une attente à nos libertés. « On enlève une écharde en coupant une jambe. Tout le monde pourrait avoir besoin de cette liberté à un moment ou un autre, comme on est content d’avoir un gilet de sauvetage en avion. Je connais des enfants atteints de phobie scolaire, qui ont souffert de harcèlement, ou un enfant très en avance que l’école à la maison a sauvé », raconte-t-il. Et de rappeler, lui qui scolarise ses deux enfants en famille, que le contrôle est très sérieux.

LIBERTÉ PÉDAGOGIQUE

L’instruction en famille générerait, elle, un tempérament créatif et volontaire ? C’est ce que pense sans hésiter Anne Coffnier. Selon cette énarque, militante de la liberté pédagogique, l’instruction en famille peut concerner tout le monde à un moment ou un autre. « Moi-même, quand j’ai vécu en Écosse, j’ai recruté un enseignant à la retraite qui est venu donner des cours à mes enfants pendant un an. » Et de conclure : « L’instruction en famille est un système très réglementé, alors que ceux qui sont en dehors des clous, les enfants déscolarisés, les mineurs isolés, qui ne sont inscrits nulle part, le seront toujours. Il faut juste appliquer les règles existantes. » Et d’ajouter : « Beaucoup de familles ont l’impression de servir de boucs émissaires. »

Source : Le Figaro Magazine

Sean Connery, l'été des Indiens de l'homme occidental

Chronique d’Éric Zemmour sur la disparition la semaine dernière de Sean Connery. Rappelons que le prochain 007 sera une femme, noire. Nous ne savons pas à ce stade si elle est cisgenre, lesbienne ou en questionnement.


Il était James Bond. Pas le meilleur, le seul. Non pas qu’il fût plus beau, plus viril, plus alerte, plus sportif que ses successeurs. Son talent d’acteur n’était pas particulièrement supérieur aux autres. Mais Sean Connery, disparu la semaine dernière à l’âge de 90 ans, a eu la chance d’incarner le héros dans une époque aujourd’hui disparue. Une époque où la virilité n’était pas dénigrée, ostracisée, diabolisée, pénalisée. Une époque où un séducteur, « un homme qui aimait les femmes », n’était pas considéré comme un violeur en puissance. Une époque où la beauté des femmes n’était pas la preuve de leur aliénation au patriarcat. Une époque où l’homme occidental ne devait pas se justifier d’un « privilège blanc » dans les pays que ses ancêtres avaient façonnés.

Une époque où les nations européennes étaient différentes entre elles, mais homogènes à l’intérieur, alors qu’elles sont devenues toujours plus uniformisées par la mondialisation et toujours plus désagrégées au sein de chacune d’entre elles par l’invasion migratoire. Sean Connery incarne avec une superbe de chevalier d’antan ces Anglo-Saxons qui ont gagné les deux grandes guerres du XXe siècle. Ils n’ont pas subi les affres de la défaite ni les miasmes de l’Occupation qu’ont connus les Français et les Allemands. Ils en ont tiré un complexe de supériorité — celui-là même que Stendhal a bien décrit chez les Français au temps des victoires napoléoniennes — qui crève les écrans de ce temps-là.

James Bond est l’incarnation du culte de la science et de la technique à son firmament avant que les écologistes ne nous culpabilisent. Une synthèse des mythes occidentaux du XIXe siècle. Un mélange d’Alexandre Dumas et de Jules Verne. Il nous fait croire à la fameuse prophétie de Victor Hugo : « Le XIXe siècle est grand ; le XXe sera heureux. »

Le charme de ces films-là n’est pas cinématographique, mais anthropologique. L’homme occidental vit une période dorée et il ne sait pas que c’est son été indien. C’est le temps d’une certaine innocence. Celle des années 1950 et 1960. À la fois la liberté comme on n’en a jamais connu, le progrès économique et social, et la paix. Il ne sait pas que son monde va s’effondrer sous les coups de ces jeunes chevelus des campus américains qu’il contemple avec une pointe de mépris. Il fait la guerre bien sûr, mais les méchants qu’il combat sont de pacotille. La bombe atomique — tant dénoncée à l’époque par les compagnons de route du communisme — nous protège d’une guerre entre ce qu’on appelle alors les « deux blocs ». Sean Connery n’a pas cette pointe d’autodérision qui fait le charme de certains de ses successeurs, comme Roger Moore ; et qu’on retrouve surtout chez nos séducteurs français (Delon, Belmondo, Gabin, Ventura, Montand) ou italiens (Gassman, Mastroianni). À l’époque, on faisait le distinguo ; on hiérarchisait, on raillait. Avec le recul, on se contente de regretter. La nostalgie est un bloc.




Réaction tolérante (et en rien haineuse, nôôôn) d’un rédacteur en chef du service public français (les impôts des contribuables français à l’œuvre) :

CNN, FoxNews, Slate, The Hill et al. prétendent que les cloches ont sonné en France pour célébrer la victoire de Biden (m-à-j)

Entretemps, The Hill a discrètement retiré cette affirmation sans mentionner l'interprétation erronée. Il est toujours disponible sur Internet Archive. Le tweet a été supprimé (conservé sur Internet Archive).

 


 


FoxNews:

« Alors que des gens descendaient dans les rues des principales villes des États-Unis de Washington à San Francisco pour célébrer, les cloches des églises sonnèrent à Paris et Munich alors que des feux d’artifice explosaient à Londres et Édimbourg. »
 

De très nombreux médias ont repris cette nouvelle de la réjouissance planétaire à l'annonce par les médias que Joe Biden aurait gagné. Bel exemple de panurgisme médiatique qui s'est répandu comme une trainée de poudre un bobard. En réalité, les cloches sonnaient les vêpres. Ce que certains médias américains ont interprété comme des congratulations parisiennes le 7 novembre vers 17 h 45 n’était autre que l’heure de l’appel aux vêpres — l’office qui marque la fin de l’après-midi et le début de la soirée.

Quant aux feux d’artifice tirés au Royaume-Uni, la raison pourrait également être tout autre selon Atlantico et RT : les Britanniques célèbrent chaque 5 novembre la « Guy Fawkes Night » en souvenir de la Conspiration des poudres du 5 novembre 1605. Conspiration au cours de laquelle un groupe de catholiques a essayé de faire exploser le Parlement britannique dans lequel se trouvait le roi Jacques Ier. Célébrée chaque année par des feux d’artifice plus ou moins grands, la « Guy Fawkes Night » est également connue sous les noms de « Bonfire Night » (la nuit du feu de joie) ou de « Fireworks Night » (nuit des feux d’artifice).

Début d’une très longue liste :

Lien vers la vidéo YouTube

 


L’ennui :


 

 

Journalistes ignares et crédules qui se bercent d’illusions dans la liesse de la victoire de Biden contre le « nazi » Trump ?

Cinéma — le marché chinois a dépassé le nord-américain, part d'Hollywood s'effondre en Chine

Les ventes de billets de cinéma en Chine pour 2020 ont grimpé à 1,988 milliard de dollars à la mi-octobre 2020, dépassant le total de 1,937 milliard de dollars en Amérique du Nord (le Canada y compris), selon les données d’Artisan Gateway. L’écart devrait encore se creuser considérablement d’ici la fin de l’année.

Les analystes prédisent depuis longtemps que le pays le plus peuplé du monde deviendrait un jour le premier marché cinématographique. Mais il s’agit d’un changement radical et historique : l’Amérique du Nord est le centre de gravité du cinéma mondial depuis la Première Guerre mondiale.

Les dizaines de milliers de cinémas en Chine sont remplis à 75 % de leur capacité, tandis que les cinéphiles n’hésitent guère à retourner dans les salles obscures.

Les recettes en Amérique du Nord ne pourraient être plus désastreuses. Les cinémas de nombreuses métropoles sont toujours fermés en raison des mesures prises par les gouvernements dans le cadre de la pandémie de Covid-19.

Au cours de la récente fête nationale longue d’une semaine, les cinémas chinois ont vendu, du 1er au 8 octobre, pour 586 millions de dollars en billets. La mégaproduction locale Mes gens, mon pays (我和我的家乡) a rapporté 19,1 millions de dollars au cours du dernier week-end, portant ses revenus totaux à 360 millions de dollars en 18 jours. La Chine a également produit le plus grand succès mondial du début 2020, une épopée se déroulant en 1937 lors de la seconde guerre sino-japonaise (1937-1945), Les Huit Cents (八佰), avec au moins 460 millions de dollars. Le film américain ayant rapporté le plus cette année au niveau mondial est Mauvais garçons pour la vie, il avait rapporté 426,5 millions de dollars. En Amérique du Nord, où de nombreuses salles obscures sont fermés, les cinémas n’ont engrangé que 11 millions de dollars de ventes au cours de la même période d'octobre. En 2019, les recettes nord-américaines avaient totalisé 150,5 millions de dollars du 4 au 6 octobre.

  

Le film Huit Cents sous-titré en anglais. Épique, martial et patriotique, il relate l'histoire vraie de la défense de l'entrepôt Sihang en 1937 par des troupes nationalistes chinoises encerclées par les Japonais en 1937 en face des concessions internationales. Il exagère cependant l'ampleur des combats (seuls 37 des défenseurs ne réussiront pas à passer dans la concession britannique).

Le film sur la guerre de Corée Le Sacrifice est sorti dans les salles chinoises le 23 octobre et il déjà encaissé 625 millions $ américains de recettes alors que la Chine marque le 70e anniversaire de son entrée dans le conflit dans la péninsule coréenne. Il devient donc le film qui a le plus engrangé de recettes cette année sur toute la planète. Le Sacrifice n’est que l’un des nombreux films sortis ou prêts à sortir consacrés à la guerre de Corée. Un film d’animation Salut aux héros est également sorti en salles le 23 octobre. Incidemment, le nom chinois de ce film, destiné à un public plus jeune, est 最可爱的人 qui peut se traduire par La personne la plus mignonne.

 

Bande-annonce de Sacrifice 

Beaucoup à Hollywood se demandent si les dégâts récents pourraient devenir permanents. Le 4 octobre, Cineworld, le propriétaire de Regal, la deuxième plus grande chaîne de salles de cinéma aux États-Unis, a déclaré qu’il fermait à nouveau tous ses cinémas indéfiniment.

Le récent Mulan de Disney peut servir d’étude de cas sur ce qui peut mal tourner pour un studio hollywoodien lorsqu’il conçoit une mégaproduction pour séduire le marché chinois. Le double désastre des relations publiques du film — sa vedette chinoise, Liu Yifei, vantant la répression policière du mouvement pro-démocratie à Hong Kong, et une décision profondément irréfléchie de Disney de tourner dans la province chinoise du Turkestan chinois là où des violations des droits contre la minorité musulmane sont perpétrées — a été aggravé par la décision des dirigeants de Disney de ne pas s’exprimer sur ces questions, probablement par crainte d’offenser politiquement Pékin et de nuire à leurs autres intérêts commerciaux (tels que le Shanghai Disney Resort de 5,5 milliards de dollars).

Les analystes soulignent que la réalisation d’un film sur un thème chinois qui séduit à la fois le public américain et chinois a toujours été une gageure. C’est ainsi que la coproduction La Grande Muraille en 2016 avec Matt Damon avait coûté 150 millions de dollars et n’avait rapporté que 45 millions de dollars aux États-Unis et 334 millions de dollars dans le monde.

Pire encore, les studios américains perdent peu à peu leur emprise sur les consommateurs chinois. En 2019, seuls deux films d’Hollywood apparaissaient parmi les plus rentables de l’année en Chine — la plus faible proportion en plus de 20 ans. En raison de la pandémie, 2020 s’annonce bien pire. « Comme sur de nombreux marchés internationaux, les films hollywoodiens attirent surtout le public dans les grandes villes », déclare Rance Pow, président du cabinet de conseil Artisan Gateway. « Mais une grande partie de l’expansion récente du cinéma en Chine a eu lieu dans les petites villes de 3e rang et en dessous. » Les villes de 3e rang ont une population de 3 millions à 150.000 habitants.

Pow ajoute : « La qualité croissante du cinéma chinois est également un facteur clé. Il n’est pas surprenant que le public chinois apprécie les films auxquels il peut s’identifier et dans sa propre langue. Nous nous attendons à ce que cet intérêt continue de croître. »

Certains observateurs chinois pensent que les récentes tensions politiques, combinées aux conséquences uniques de la pandémie, pourraient avoir des conséquences permanentes sur les résultats financiers d’Hollywood en Chine. Puisque les studios américains ont été contraints de retarder sine die la sortie mondiale de leurs locomotives en raison des mesures gouvernementales liées au coronavirus en Amérique du Nord, la Chine essaie de se passer des superproductions hollywoodiennes. Pendant ce temps, comme l’a démontré le premier week-end d’octobre, les studios chinois ont en réserve toute une série de mégaproductions de haute qualité qui sortiront dans les prochains mois.

Dans les médias d’information, à la télévision et dans le secteur de la technologie, le contenu étranger a toujours eu une part de marché bien plus petite que les 40 à 50 % dont jouissent traditionnellement les films hollywoodiens. À la télévision, par exemple, les émissions étrangères sont interdites aux heures de grande écoute et les régulateurs exigent des diffuseurs internet locaux qu’ils limitent la partie non chinoise de leurs catalogues à 30 % ou moins (en pratique, le contenu américain a tendance à prendre beaucoup moins). Netflix n’exploite pas son service en Chine, car Pékin interdit les plateformes de diffusion internet étrangères. Il a bien tenté de lancer une coentreprise mais son existence fut de courte durée.


Les régulateurs chinois ont accordé aux films hollywoodiens une plus grande place dans la vie publique pour des raisons structurelles héritées du passé. Au cours des 25 dernières années, le pays avait besoin des produits finançables d’Hollywood pour aider à construire sa vaste infrastructure de cinémas à travers tout le pays et l’on pensait que la contribution d’Hollywood était essentielle pour soutenir le développement des chaînes de cinéma locales. Ces dernières années, certains pensaient que Pékin hésiterait à interdire complètement les salles de cinéma chinoises aux films américains, car le public ne l’aurait pas accepté.

Mais la COVID-19 a éliminé les films hollywoodiens des écrans chinois pour au moins un certain temps et les cinémas chinois semblent très bien s’en remettre. Pour Chris Fenton, auteur du récent livre sur Hollywood et la Chine Feeding the Dragon et administrateur de l’US-Asia Institute : « Si le gouvernement commence à voir que les films chinois se portent bien, que les salles de cinéma rebondissent sans l’aide d’Hollywood et que le consommateur chinois semble oublier les films américains parce que leurs propres superproductions deviennent de plus en plus divertissantes — on peut se demander : pourquoi le gouvernement ne commencerait-il pas à sevrer le public local des films américains ? »

Sources : Hollywood reporter, Radiichina, IMDB