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samedi 30 mai 2026

Tombes introuvables des enfants autochtones à Kamloops : à quand excuses et errata des grands médias ?

Un texte de Christian Rioux dans le Journal de Montréal.

 Tout le monde se souvient de la terrible « découverte » faite à Kamloops, en Colombie-Britannique, il y a cinq ans, près d’un pensionnat autochtone. Plusieurs médias ont souligné cette semaine le cinquième anniversaire de ce qui avait alors ému le monde entier.

Sauf que, cinq ans plus tard, on n’a toujours pas trouvé la moindre trace de ces « charniers » ou « fosses communes » dont la presse internationale avait fait sa une. Pas le moindre petit bout d’os.

Piscine du pensionnat de Kamloops vers 1960

Un scandale mondial

Le 27 mai 2021, le chef du Conseil de bande local, Rosanne Casimir, avait affirmé que les restes de 215 enfants reposaient dans l’ancien verger du pensionnat de la réserve. Ce pensionnat était l’une des 130 institutions créées par le gouvernement fédéral canadien à l’époque.

En 24 heures, la nouvelle a fait le tour du monde. Du New York Times au Asahi Shimbun (Tokyo) en passant par Le Monde (Paris) et la Vanguardia (Barcelone), on annonça la découverte macabre sans lésiner sur les mots.

Et pourtant, personne n’a jamais entrevu l’ombre d’une tombe. Grâce à des fouilles au radar, des experts avaient bien repéré des « anomalies de terrain » pouvant représenter des « sépultures probables ». Mais rien de plus. Sans attendre les fouilles ni l’exhumation des corps, Justin Trudeau mit les drapeaux en berne et dénonça « un chapitre sombre et honteux » de l’histoire du Canada.

Or, ces fouilles n’ont jamais été faites et elles ne le seront probablement jamais. Dans les quelques pensionnats où elles furent entreprises, elles n’ont strictement rien donné. Et cela, malgré les 246,7 millions de dollars alloués par le gouvernement fédéral au Fonds de soutien communautaire aux enfants disparus des pensionnats, dont 12,1 millions à la seule communauté de Kamloops. Des millions pour l’instant dépensés en vain.

« Révisionnisme »?

On cherche encore les excuses et les erratums de ces médias, pourtant si prompts à dénoncer les fake news, qui ont contribué à cette gigantesque affabulation. Seuls quelques rares chroniqueurs et intellectuels ont eu le courage de braver les accusations de « révisionnisme ».

Parmi eux, l’historien Jacques Rouillard est certainement celui qui a été le plus lucide. Il rappelle qu’avant 1993, personne ne s’était plaint des pensionnats. Les anciens élèves tenaient même des conventums où ils célébraient leurs années d’étude. Comment imaginer que, durant toutes ces années, ni les religieux ni les enseignants, souvent eux-mêmes autochtones, n’aient pu témoigner de ces supposés « meurtres »?


Des représentants de l’Office du tourisme du Mexique ont assisté en 1963 à une représentation de la troupe de danse de Kamloops, très connue dans toute la Colombie-Britannique, et l’ont invitée au Mexique. Les filles ont lancé un appel à la population de Kamloops et ont récolté plus de 10 000 dollars en deux semaines. En juillet 1964, accompagnées de sœur Mary Leonita et du père G. P. Dunlop OMI, les filles se sont envolées pour Mexico où elles se sont produites au célèbre Palacio de Bellos Artes et à l’Arena Mexico devant un public de 5 000 personnes, dans le cadre d’une émission diffusée à la télévision mexicaine. Source : Indian Record, septembre 1964, p. 3.

Il n’est évidemment pas question de nier les conditions difficiles subies par les Autochtones dans ces internats. Ni la souffrance et le déracinement culturel qu’ont connus au cours des siècles les populations autochtones. Mais en quoi cette reconnaissance exigerait-elle de perpétuer une légende ? Légende qui, n’en doutons pas, refera surface l’année prochaine...

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vendredi 17 avril 2026

Masquer la réalité démographique par les statistiques (New York Times)

Le 9 avril 2026, le New York Times publiait dans sa rubrique The Upshot (Résumé) un article intitulé « Women in Their 20s May Not Be Having Babies, but by 45 Most Probably Will » (« Les femmes dans la vingtaine n'ont peut-être pas encore d'enfants, mais à 45 ans, elles en auront très probablement. ») 

Accompagné d’un graphique percutant, il mettait en avant un phénomène apparemment rassurant : depuis 2007, les naissances chez les femmes de 20 à 29 ans ont fortement baissé en pourcentage, tandis que celles chez les femmes de 35 ans et plus ont augmenté. 

Traduction du graphique « rassurant » du New York Times

Le message implicite ? Les Américaines reportent simplement leur maternité vers un âge plus avancé, et les courbes se compensent.Une lecture attentive du graphique semblait même suggérer un équilibre : les baisses chez les jeunes étaient joliment contrebalancées par les hausses chez les plus âgées. Un récit optimiste, presque réconfortant, dans un contexte de fécondité américaine en chute libre (le taux global a atteint un nouveau record bas en 2025).

Pourtant, ce n’est qu’une illusion statistique. 

Quelques jours plus tard, l’économiste Paul Novosad, professeur à Dartmouth, a repris exactement le même graphique… mais en nombres absolus de naissances plutôt qu’en pourcentages. Le résultat est saisissant : les baisses massives chez les 15-29 ans (plus de 1,2 million de naissances en moins depuis 2007) ne sont compensées que par une modeste hausse d’environ 123 000 naissances chez les 35 ans et plus. Loin de s’équilibrer, le solde est un déclin net dramatique.

Le piège ? Utiliser la variation en pourcentage. 

Quand la base de départ est très faible (les naissances après 40 ans étaient déjà rares en 2007), une augmentation de 50 % paraît spectaculaire… alors qu’elle représente à peine quelques milliers de bébés supplémentaires. À l’inverse, une baisse de 30 % chez les 20-24 ans, où la base est beaucoup plus élevée, cache des centaines de milliers de naissances perdues.Ce n’est pas une simple erreur de présentation. C’est un classique de la manipulation par les chiffres : choisir l’unité qui appuie la théorie que l'on veut faire admettre.

Ici, le New York Times a transformé un effondrement démographique en une simple « évolution des habitudes ».

Comme le rappelait avec ironie Paul Novosad : pour compenser la chute des naissances chez les jeunes, il faudrait non pas une hausse de 50 %, mais une augmentation de 2000 % chez les femmes de plus de 40 ans. Ce que la biologie rend impossible.

Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les gros mensonges et les statistiques.

— Benjamin Disraeli (souvent attribué à Mark Twain)

jeudi 22 janvier 2026

Réécriture de l’histoire — Pour Mark Carney, les Plaines d’Abraham, lieu de la défaite française, seraient le symbole de la coopération multiculturelle

Le 22 janvier 2026, à la Citadelle de Québec, sur les Plaines d’Abraham — un lieu hautement symbolique de l’histoire québécoise —, le premier ministre canadien Mark Carney a prononcé un discours qui a suscité une vive controverse. Devant son cabinet réuni en retraite, il a présenté la bataille de 1759, événement fondateur de la Conquête britannique et disparition de la Nouvelle-France, comme un moment marquant un « choix historique » en faveur de l’adaptation et de la collaboration.

Selon M. Carney, les Plaines d’Abraham représenteraient à la fois un champ de bataille et l’endroit où le Canada aurait amorcé un parcours fondé sur le partenariat plutôt que la domination et sur la collaboration plutôt que la division. Cette lecture, qui tend à réinterpréter un épisode de guerre coloniale en symbole de compromis, a été perçue par plusieurs comme une vision excessivement idéalisée de l’histoire.


Pour ses critiques, cette interprétation relève d’une réécriture problématique du passé. Elle minimise les conséquences de la Conquête pour les Canadiens français — perte de souveraineté, marginalisation politique et tentatives répétées d’assimilation — au profit d’un récit consensuel visant à renforcer l’unité canadienne contemporaine. Dans ce cadre, les conflits historiques seraient relégués au second plan afin de promouvoir une vision d’un Canada post-national et multiculturel, au risque d’effacer des mémoires collectives encore vives au Québec.


Un rappel des faits historiques s’impose. En septembre 1759, les troupes britanniques commandées par le général Wolfe vainquent celles de Montcalm, entraînant la chute de la Nouvelle-France et l’établissement durable de la domination britannique en Amérique du Nord. Il ne s’agit pas d’un partenariat volontaire, mais bien d’une conquête militaire, suivie de politiques visant, explicitement ou implicitement, l’assimilation des Canadiens français — des déportations acadiennes au rapport Durham, en passant par les rébellions de 1837-1838. Rappelons que le 17 juillet 1761 la Nouvelle-France avait 14 % d'habitants de moins qu'en 1759. L’évocation par M. Carney d’un « pacte » renouvelé lors des référendums de 1980 et 1995 est également contestée, ces consultations ayant été marquées, selon plusieurs, par des interventions fédérales controversées et de promises non respectées.


Jean-Denis Garon est député bloquiste de Mirabel, titulaire d'un Ph.D. en économie et professeur à l'ESG-UQAM

Cette relecture de l’histoire s’inscrit, selon ses détracteurs, dans une narration libérale qui cherche à présenter le Canada comme un modèle d’harmonie multiculturelle, quitte à atténuer la réalité des rapports de force historiques. Or, pour une grande partie des Québécois, les Plaines d’Abraham demeurent avant tout un symbole de défaite, mais aussi de survivance et de résistance culturelle. Le choix de ce lieu pour défendre un plaidoyer en faveur de l’unité canadienne est ainsi perçu comme maladroit et déconnecté de la sensibilité historique québécoise.

Mark Carney lors d'un point de presse à Québec le 22 janvier 2026

Plusieurs figures publiques ont exprimé leur désaccord. Le sociologue Mathieu Bock-Côté a dénoncé ce qu’il considère comme une falsification du passé, appelant les médias à ne pas banaliser ce type de discours. Le chercheur Frédéric Lacroix y voit, pour sa part, une tentative de légitimer la domination politique et culturelle du Canada sur le Québec en la présentant comme un choix partagé. Des élus du Bloc québécois, dont Maxime Blanchette-Joncas et Denis Trudel, ont également critiqué une lecture qu’ils jugent incompatible avec les réalités historiques de la Conquête et de ses conséquences.

vendredi 18 octobre 2024

Complotisme — Trudeau affirme que les Russes financent Jordan Peterson et Tucker Carlson

Jordan Peterson, personnalité médiatique conservatrice et auteur à succès, a déclaré qu’il envisageait une action en justice après que le Premier ministre Justin Trudeau a affirmé cette semaine que M. Peterson recevait des fonds de la part du média gouvernemental russe RT.

M. Trudeau a fait ces commentaires sous serment lors de son long témoignage mercredi à la Commission d’enquête publique sur l’ingérence étrangère et n’a fourni aucune preuve à l’appui. (Voir vidéo ci-dessous.)

Jordan Peterson déclare qu’il envisage une action en justice après que M. Trudeau l’a accusé d’avoir accepté de l’argent russe.

Peterson a déclaré au National Post qu’il n’avait jamais accepté d’argent russe, « ni dans le passé, ni aujourd’hui ».

« C’est une accusation très sérieuse », a déclaré M. Peterson lors d’une interview accordée jeudi au National Post. « Vous auriez dû faire vos fichus devoirs et si vous devez faire des accusations, vous auriez dû au moins les faire à bon escient. Je ne pense pas qu’il soit raisonnable pour le Premier ministre du pays de me qualifier de traître et je ne trouve pas cela amusant ».

M. Peterson a indiqué qu’il envisageait d’intenter un procès en diffamation contre le Premier ministre, mais il a ajouté que ce type de procès était souvent « une défaite » (une victoire à la Pyrrhus), même s’il avait des chances raisonnables de le gagner.

« Je sais ce que sont les procès et ils sont pénibles, et je n’ai pas envie de m’encombrer de ce genre de contraintes, d’un point de vue pratique. Mais en même temps, que diriez-vous de ne pas me diffamer lorsque vous êtes le Premier ministre, surtout de manière stupide », a déclaré M. Peterson.

« J’ai discuté avec ma famille pour savoir si j’avais l’obligation morale de le poursuivre pour diffamation. Il n’est pas comme mon voisin, il est le Premier ministre », a-t-il ajouté.

Le bureau du Premier ministre s’est refusé à tout commentaire vendredi quand le National Post l’a contacté.



 

Billet du 17 octobre

Hier, Justin Trudeau lors de son témoignage devant la Commission sur l’ingérence étrangère, le Premier ministre du Canada a accusé Jordan Peterson et Tucker Carlson, deux personnalités critiques de Trudeau, d’être financés par RT, le diffuseur russe. Voir vidéo ci-dessous.

Jordan Peterson a demandé à recevoir cet argent. 

Sa fille, Mikhaila se demandait s’il ne faudrait pas poursuivre Justin Trudeau en justice pour ces affirmations infondées.



Cette affirmation, assénée sans preuve fournie, intervient quelques semaines après que le député libéral Mark Gerretsen a présenté des excuses publiques pour avoir accusé une autre influente conservatrice canadienne (Kat Kanada) d’être financée par la Russie.

Voir aussi
 
 
 
 

jeudi 26 octobre 2023

La plaque commémorant la première Britannique noire a été retirée parce qu'elle "venait de Chypre"

La plaque de Beachy Head Lady a été retirée du club de cricket d’East Dean

La plaque de la BBC commémorant la première Britannique noire a été retirée parce qu’elle « venait de Chypre ».

Une nouvelle analyse ADN suggère que les affirmations de l’émission Black and British sur les origines de la « Beachy Head Lady » étaient erronées.

Une plaque de la BBC célébrant la « première Britannique noire » a été retirée parce que des preuves scientifiques montrent qu’elle n’était pas d’origine africaine.

La plaque honorant les restes vieux de 1 800 ans de la « Beachy Head Lady », une femme censée être d’origine africaine, avait été érigée dans un village de l’East Sussex dans le cadre de la série Black and British 2016, présentée par l’historien David Olusoga.

Selon le Telegraph, la plaque célébrant ce qu’un documentaire de la BBC présentait comme le premier « Britannique noir » a été retirée.

L’analyse de l’ADN effectuée par l’Institut Francis Crick a révélé que Beachy Head Lady était originaire du « sud de l’Europe — très probablement de Chypre », selon un article du chercheur qui a été le premier à étudier ses restes.

Les conseillers municipaux du village d’East Dean, où les archéologues ont découvert les restes de Beachy Head Lady, ont voté en faveur du retrait de la plaque qui avait été installée près d’un pavillon de cricket.

Afrique ou Chypre ?

La plaque du projet Histoire de la BBC, qui doit maintenant être entreposée au club de cricket, était ainsi libellée : « Les vestiges de Beachy Head Woman ont été découverts par des archéologues : Les restes de la femme de Beachy Head ont été découverts près de ce site. D’origine africaine, elle a vécu dans l’East Sussex aux IIe et IIIe siècles après J.-C. ».

L’affirmation sur ses origines a été faite dans la série documentaire du professeur Olusoga intitulée Black and British : A Forgotten History (Une histoire oubliée), qui raconte la « relation durable entre la Grande-Bretagne et les peuples d’origine africaine ».

Dans le premier épisode de la série, Beachy Head Lady est présentée comme étant « d’origine africaine subsaharienne » et le programme présente une reconstitution de ses traits.

Le professeur Olusoga faisait remarquer que « c’est une Britannique noire », tandis que Jo Seaman, archéologue expert, expliquait que ses origines africaines et l’âge de ses restes en faisaient probablement la « plus ancienne Britannique noire ».

 

Extrait du « documentaire » inventif de la BBC

Dans le cadre de la série de la BBC, des plaques ont été installées pour commémorer les Britanniques noirs à travers l’histoire.

Un article de M. Seaman, un expert de Beachy Head qui a mené les premières recherches sur les restes, a été mis à jour en 2022 pour inclure la note suivante : « L’analyse ADN a depuis conclu que, bien qu’elle ait grandi à Eastbourne, le lieu de son ascendance se situe dans le sud de l’Europe — très probablement à Chypre ».

Un message en ligne du Beachy Head Story, un espace dédié aux visiteurs, indique également que : « Le lieu de son ascendance se situe dans le sud de l’Europe, probablement à Chypre ».

À la suite d’une plainte déposée par un habitant de la paroisse d’East Dean et de Friston à la lumière de ces recherches, le conseil a déposé une motion visant à faire retirer la plaque à l’automne 2022.

Débat sur la composition ethnique des Britanniques

La prétendue composition ethnique de la Grande-Bretagne a récemment fait l’objet d’une controverse, et un livre intitulé Brilliant Black British History a récemment été critiqué pour ses affirmations sur les populations historiques de la Grande-Bretagne.

Le livre pour enfants de l’auteur britannique d’origine nigériane Atinuke affirme que « chaque Britannique est issu d’un migrant », mais que « les tout premiers Britanniques étaient noirs ».

Le livre, publié par Bloomsbury et promu par l’organisation caritative The Book Trust, financée par le Conseil des arts, affirme en outre que « la Grande-Bretagne a été un pays noir pendant plus de 7 000 ans avant l’arrivée des Blancs, et c’est à cette époque qu’a été construit le monument britannique le plus célèbre, Stonehenge ».

Des études génétiques ont montré que les habitants de la Grande-Bretagne à l’époque où Stonehenge a été achevé, vers 2 500 avant J.-C., étaient des agriculteurs à la peau pâle dont les ancêtres étaient venus d’Anatolie.

Les chercheurs ont déclaré qu’il était difficile de savoir avec certitude à quoi ressemblaient les premiers habitants chasseurs-cueilleurs de la Grande-Bretagne.

Source : Daily Telegraph


mercredi 18 octobre 2023

Les statistiques sur les meurtres de femmes autochtones contredisent le discours progressiste

Statistique Canada a publié la semaine dernière un important rapport sur les meurtres de femmes et de jeunes filles autochtones. Ce rapport devrait avoir un impact significatif sur les politiques publiques au Canada, mais il est presque certain qu’il n’en aura pas parce qu’il va à l’encontre du discours « woke » sur les meurtriers des femmes indigènes et sur les raisons de ces meurtres.

Le rapport contient plusieurs conclusions fascinantes, dont voici la plus importante : dans la plupart des cas (86 %), « la personne accusée de l’homicide était également autochtone » (extrait du rapport reproduit ci-dessous).


En bref, la plupart des femmes autochtones assassinées ont été tuées par des hommes autochtones (et parfois par une autre femme autochtone).

Cela ne rend pas ces meurtres moins tragiques ou moins dignes de faire l’objet d’une enquête et de poursuites. En effet, la police porte des accusations dans presque autant d’affaires de meurtre où la victime est autochtone (87 %) que d’affaires où la victime n’est pas autochtone (90 %).

Cependant, le fait que près de neuf meurtres de femmes autochtones sur dix soient commis par d’autres autochtones signifie que le discours « progressiste » selon lequel ce sont des hommes blancs méchants qui tuent les femmes autochtones est faux.

La plupart des meurtres de femmes autochtones sont des crimes commis par des autochtones contre d’autres autochtones.

Cela signifie que presque toutes les solutions proposées jusqu’à présent par les libéraux de Trudeau, par des universitaires et par l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées sont vouées à l’échec parce qu’elles cherchent à résoudre le mauvais problème, à savoir le racisme systémique des Blancs.

 
On se souvient peut-être que lorsque le rapport final de l’enquête de 54 millions de dollars du GTIM a été publié en 2019, il a perpétué les stéréotypes « progressistes » selon lesquels des hommes blancs ont assassiné la plupart des victimes autochtones et que la police blanche n’a pratiquement rien fait pour lutter contre ces crimes.

Le rapport final de l’enquête a même qualifié la situation de « génocide canadien » et la commissaire en chef, Marion Buller, a déclaré qu’un « génocide planifié, fondé sur la race, l’identité et le sexe » (p. 13) était en cours au Canada contre les femmes autochtones.
 

Trudeau a fait sienne cette théorie du « génocide ».

Buller et Trudeau perpétuaient de la sorte un bobard, un mythe qui entrave la vraie réconciliation. Tant que les responsables « progressistes » maintiendront que le privilège blanc est à l’origine de la mort des femmes autochtones, ils alimenteront l’idée fausse répandue selon laquelle les femmes autochtones sont le plus souvent les victimes de prédateurs non autochtones. Et tant que cette désinformation sera répandue, la réconciliation sera impossible.

La réalité, cependant, contredit ce discours de la gauche diversitaire repentante.

Avant la mise en place de l’enquête du GTIM, la GRC a indiqué au gouvernement Trudeau que dans les cas de meurtres de femmes autochtones dont elle s’occupait, au moins 70 % des victimes étaient tuées par des hommes autochtones.

La commission d’enquête s’est toutefois efforcée de discréditer ce chiffre.

(Extrait du Rapport final volume 1 b, p. 237)

En effet, dans son rapport final, elle brocarde « la statistique souvent citée selon laquelle les hommes autochtones sont responsables de 70 % des meurtres de femmes et de filles autochtones [car elle] n’est pas fondée sur des faits ». 

 
Or, comme vient de le démontrer Statistiques Canada, ce chiffre était au contraire fondé sur des faits et sous-estimait le chiffre réel.

Une autre statistique révélée par le dernier rapport est que « la durée moyenne de la garde à vue lorsque la victime était une femme ou une fille autochtone était de 11,4 ans, soit trois ans de moins en moyenne que lorsque la victime était non autochtone (14,4 ans). C’est trois ans de moins, en moyenne, que lorsque la victime n’était pas autochtone (14,4 ans) ».

J’entends déjà les gémissements : « Vous voyez, vous voyez, les femmes autochtones victimes valent moins aux yeux de notre système judiciaire plein de préjugés ».

Mais, depuis 1999, les juges ont été contraints de prononcer des peines plus légères à l’encontre des criminels autochtones, l’idée invoquée pour ce laxisme serait les difficultés générales liées à l’enfance autochtone — éclatement de la famille, abus d’alcool et de drogues, pauvreté et séquelles des pensionnats.



Ainsi, comme la plupart des victimes autochtones de meurtre sont tuées par d’autres autochtones et que les tribunaux sont contraints de prononcer des peines plus légères à l’encontre des criminels autochtones, l’une des conséquences involontaires est que les meurtriers de femmes autochtones (lesquels sont très majoritairement des autochtones) sont donc en moyenne condamnés à des peines plus courtes.

Cet écart est le résultat du racialisme dans le système de justice pénale — un racialisme pro-indigène, et non anti-indigène.

samedi 7 octobre 2023

Entrevue avec le Dr Didier Raoult de passage à Montréal

Amusant de voir Richard Martineau, lui qui aimait prendre de haut les « covidiots », dans ses petits souliers face au professeur Didier Raoult.

QUB Radio a supprimé la version originale de cette vidéo où l’on entendait l'équipe de régie (en voix hors champ) qui soufflait à Martineau son point de vue sur les propos du Dr. Raoult.

Quelques passages soufflés : 

Présentation par l'éditeur de l'ouvrage qui sert de prétexte à cet entretien:

 

« Je n'ai pas toujours été le Didier Raoult que l'on décrit aujourd'hui. Parce que cet homme que je suis fait peur malgré lui et l'a compris un peu tard. Je sais que cela est dû à mon apparence et à une certaine dureté dont je n'ai pas conscience, mais j'aime me bercer de l'illusion que je fus un temps un être doux »


Que sait-on vraiment de Didier Raoult ? S'il a défendu avec verve ses convictions durant la crise du COVID, le célèbre professeur est toujours resté secret sur son passé et sa vie privée. Pourtant, ceux-ci sont dignes d'un roman d'aventures : son enfance au Sénégal, son illustre histoire familiale (que ce soient ses ancêtres résistants ou bien sa mère, fiancée un temps à Henry de Montherlant), sa personnalité fière et indépendante qui l'a toujours poussé à défier l'autorité, ses rêves déçus de devenir marin au long cours avant de se rabattre sur une brillante carrière de chercheur... Résolument engagé dans la lutte contre les pathologies ces maladies de pauvres, infectieuses et tropicales, celui qui ne déteste rien tant que les fils à la patte a toujours refusé d'avoir le moindre lien avec l'industrie pharmaceutique. Dans ces mémoires d'un homme aux racines multiculturelles, Didier Raoult nous livre pour la première fois le récit de sa vie, celle d'un homme qui aura marqué à jamais le monde de la recherche scientifique.

Didier Raoult : autobiographie
par Didier Raoult,
chez Michel Lafon,
à Paris,
329 pages,
ISBN : 9782749952369 (27499523611)
29,95 $ (prix indicatif)

mardi 5 septembre 2023

La vérité souvent ignorée sur les « tombes anonymes d’enfants indigènes disparus »

Une chronique de Conrad Black parue dans le National Post sur ce sujet délicat.

Un mémorial à l’extérieur de l’ancien pensionnat indien de Kamloops, en Colombie-Britannique.

C’est à contrecœur que je reviens sur les questions autochtones, pour m’attaquer directement au discours pieux et compulsif du gouvernement fédéral sur ce que l’on appelle communément et fallacieusement la « réconciliation ». Pratiquement tout le monde s’accorde à dire que les Premières Nations du Canada ont de nombreux griefs légitimes et souhaite que justice leur soit rendue. Pour y parvenir, nous devons non seulement élaborer une politique radicalement nouvelle, mais aussi réparer les injustices que nous nous sommes infligées à nous-mêmes. La controverse sur les « tombes anonymes d’enfants disparus » s’est calmée, probablement parce que ses propagateurs ont refusé d’utiliser l’argent qui a été alloué pour établir si de telles tombes existent. Cette controverse s’est transformée si rapidement en accusations choquantes, diffusées et répétées dans le monde entier, qu’une pause nous permet de les passer brièvement en revue, sans hyperbole.

Comme l'a expliqué Tom Flanagan, éminent politologue conservateur de l'Alberta, dans un article paru en juin 2022 dans Unherd, le 27 mai 2021, la Première nation Tkʼemlúps te Secwépemc, en Colombie-Britannique, annonça qu'un sondage au géoradar (GPR) avait permis de retrouver "les restes de 215 enfants qui étaient des élèves du pensionnat indien de Kamloops". Son chef affirmait que « ces enfants disparus sont des morts non documentées ». L’anthropologue qui a mené la recherche GPR a par la suite averti que des fouilles seraient nécessaires pour s’assurer que ce qui avait été trouvé était bien des sépultures. Au moment où cette mise en garde, passée inaperçue, fut prononcée, une tempête de dénigrement de masse proche de l’hystérie avait déjà déferlé sur tout le pays et le Canada était plongé dans un tourbillon d’autodénigrement et d’opprobre international.

D’autres Premières Nations qui avaient accueilli des pensionnats ont rapidement vu le potentiel de ce type d’accusation, ont effectué leurs propres relevés géoradiodésiques et ont annoncé des révélations similaires. Le 30 mai 2021, le Premier ministre Justin Trudeau a pris la tête de ce mouvement naissant d’autoflagellation nationale en ordonnant que tous les drapeaux canadiens du gouvernement fédéral soient mis en berne jusqu’à nouvel ordre, en reconnaissance des « 215 enfants dont la vie a été enlevée au pensionnat de Kamloops ».

Ainsi, sans aucune preuve, il a utilisé la possibilité de sépultures non vérifiées de personnes non identifiées pour dépeindre le Canada comme ayant été un charnier d’enfants autochtones assassinés et enterrés en secret. Là encore, aucun élément de preuve n’est venu étayer cette allégation. Les drapeaux restèrent en berne pendant près de six mois, à la stupéfaction des personnes passant devant les ambassades et les consulats du Canada dans le monde entier.

En juin 2021, l’escalade se poursuivit avec l’annonce par la Première nation de Cowessess, en Saskatchewan, de la découverte de 751 tombes anonymes près du site de son ancien pensionnat. Le 18 octobre 2021, M. Trudeau assiste à une cérémonie commémorative pour les « enfants disparus » à Kamloops, en Colombie-Britannique, et est agressé verbalement par certains Autochtones présents. À cette époque, 68 églises, principalement catholiques, dont beaucoup étaient des églises paroissiales autochtones, ont été vandalisées et plusieurs ont été incendiées en représailles apparentes pour les « enfants assassinés ». La réaction du public a été minime. Comme l’a fait remarquer Flanagan, on pourrait « imaginer l’indignation si 68 synagogues ou mosquées avaient été vandalisées et incendiées ». La campagne du gouvernement canadien visant à plonger le pays dans une autophobie injustifiée sous les yeux ébahis du monde entier a atteint une nouvelle profondeur, comme en témoigne le commentaire du New York Times du 28 mai 2021 : « Pendant des décennies, la plupart des enfants indigènes du Canada ont été arrachés à leur famille et placés de force dans des pensionnats. Un grand nombre d’entre eux ne sont jamais rentrés chez eux, leurs familles n’ayant reçu que de vagues explications, voire aucune ». La découverte de ces supposées tombes à Kamloops a été choisie par les rédacteurs en chef des journaux canadiens comme le fait divers de l’année et la photo de presse mondiale de l’année était celle de robes rouges accrochées à des croix avec un arc-en-ciel en arrière-plan, dont il a été utilement expliqué qu’il s’agissait d’une commémoration des enfants victimes du système des pensionnats indiens.

En dehors de Flanagan et de quelques autres (dont je fais partie), peu de voix se sont élevées pour souligner qu’en fait, aucun ensemble de tombes non marquées n’a été découvert au Canada ; que des centaines de perturbations du sol ont été détectées, mais qu’en dépit de l’octroi généreux de fonds publics pour mener les enquêtes médico-légales nécessaires, on ignore si l’une d’entre elles est une sépulture humaine et plus encore une sépulture d’enfant.
 
On ignore presque totalement qu’une grande partie des recherches RPG ont été menées dans des cimetières communautaires ne se limitant pas aux populations autochtones et situés à proximité des sites des pensionnats, et que les tombes étaient souvent marquées par de simples croix de bois qui n’auraient pas pu survivre longtemps au climat canadien. Il est possible que des milliers de tombes d’autochtones de tous âges soient désormais dépourvues de toute inscription.

Le New York Post a publié un article fort lu sur l’absence de sépultures deux ans après l’hystérie médiatique entourant ce dossier. On voit une statue d’Egerton Ryerson, l’architecte des pensionnats canadiens, vandalisée à la suite d’allégations concernant la découverte de fosses communes il y a 2 ans. Les vandales ont écrit « déterrez-les » mais, malgré des fonds importants mis à disposition par le fédéral, aucune tribu indienne n’a déterré les restes de quiconque.

Il n’y a pas plus d’« enfants disparus ». Comme le montre Flanagan, il s’agit d’une invention de la Commission vérité et réconciliation, dont certains membres ont pris l’habitude de prétendre que des milliers d’enfants envoyés dans des pensionnats avaient disparu. Au XIXe siècle, de nombreux enfants sont morts de la tuberculose dans l’ensemble de la société [chez les Amérindiens comme parmi les enfants européens], mais tous ces décès ont été enregistrés et les familles ont évidemment été informées ; aucune enquête sur la disparition d’enfants indigènes n’a jamais été déposée auprès de la police ou d’autres autorités. Les élèves des pensionnats indiens ont été méticuleusement recensés, en partie pour calculer la subvention par habitant versée par le ministère des Affaires indiennes aux écoles.

On prétend que 150 000 élèves ont été « forcés » de fréquenter les pensionnats et de nombreuses descriptions déchirantes ont été faites de ces enfants arrachés aux bras de leurs parents, en particulier le célèbre tableau de l’artiste cri Kent Monkman montrant des missionnaires et des policiers à cheval arrachant des enfants indigènes à leur mère, mais il s’agit d’une pure fiction.
 
Comme l’écrit Flanagan, il s’agit d’un « songe fébrile et imaginaire ». La scolarisation des enfants indigènes n’a été rendue obligatoire qu’en 1920, pour la même raison que cette règle a été appliquée à tous les autres enfants. La majorité des écoliers indigènes fréquentaient des externats, et ceux qui allaient dans des pensionnats ne le faisaient qu’après avoir signé un formulaire de demande d’inscription par un parent ou un tuteur. Un grand nombre de ces formulaires de demande sont accessibles au public grâce aux archives gouvernementales, et ont été ostensiblement ignorés par ceux qui les trouvent gênants pour leur fabrication zélée de mythes. C’est de ce farrago indigeste d’absurdités malveillantes qu’ont surgi ces accusations calomnieuses d’un génocide perpétré à l’encontre des Premières Nations.

Outre les quelque 4,7 milliards de dollars de réparations aux Premières Nations [pour les pensionnats autochtones], les récents budgets fédéraux ont consacré des centaines de millions de dollars pour « remédier à l’héritage honteux des pensionnats ».

Encore une fois, les pensionnats ont sans aucun doute infligé de nombreux épisodes de mauvais traitements. Mais leur objectif était de sortir les enfants autochtones de la pauvreté et de l’analphabétisme et de les lancer de manière prometteuse dans la vie adulte. Toute cette controverse est un scandale, un gâchis et une fraude. Les fausses accusations de génocide ne favorisent pas la « réconciliation ». La performance de Justin Trudeau a été honteuse ; il a déshonoré le Canada.

[Le gouvernement fédéral du Canada et un groupe d’autochtones ont conclu, au début du mois d’avril 2023, un autre accord d’un montant total de 23,34 milliards de dollars canadiens afin de « dédommager les enfants et les familles des Premières Nations pour les préjudices causés pendant des décennies par un système d’aide sociale discriminatoire ». L’accord concerne environ 300 000 enfants, jeunes et familles des Premières Nations.]

Voir aussi

Soixante-huit églises incendiées ou vandalisées, timide réaction du PM Trudeau qui organise un sommet sur l’islamophobie (m à j)

La découverte de tombes d’enfants à Kamloops demande une enquête rigoureuse et non des conclusions trop hâtives et partiales 

Le gouvernement canadien, responsable des conditions des pensionnats amérindiens comme celui de Kamloops  

Ce qu’on ne dit jamais : certains Autochtones ont grandement apprécié leur pensionnat

[m à j 2022] : Le plus gros bobard ? Un an plus tard, toujours aucune preuve de nouvelles tombes anonymes dans les anciens pensionnats indiens… 

Quillette : « Au Canada, demander des preuves est désormais considéré comme du “négationnisme” »

Pensionnats — Quels enfants disparus ?

samedi 26 août 2023

« Sur l’immigration, les chiffres sont manipulés »

Le consultant international sur l’Afrique et les migrations regrette l’absence, à gauche comme à droite, d’approche purement scientifique du rapport coût/bénéfices de l’immigration. Extrait issu du « Figaro Magazine.



— Vous dénoncez une « désinformation » sur la question du coût de l’immigration. Qui en est responsable ?

Jean-Paul GOURÉVITCH. — En 2010, l’économiste Xavier Chojnicki, de l’université de Lille-III, a mené à la demande de l’État une évaluation du rapport coûts/bénéfices de l’immigration pour notre système social pour l’année 2005. Il laissait de côté les coûts régaliens, sécuritaires, sociétaux, humanitaires, le surcoût des migrations irrégulières… Surtout il ne prenait pas en compte les coûts engendrés par les descendants directs d’immigrés. Sa première étude, qui aboutissait à un solde positif de 12 milliards, ayant provoqué un tollé, il en a refait une dans laquelle ce solde n’était plus que 3,9 milliards.

Et finalement en 2018, dans l’étude du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII), il a admis que le solde était négatif. Je ne remets pas en cause son honnêteté intellectuelle, mais celle des médias et des politiques qui ont manipulé son travail pour dire que l’immigration rapportait plus qu’elle ne coûtait. Une partie de la presse a décidé que ces sujets n’étaient pas prioritaires, et que les drames individuels ou collectifs des migrants étaient beaucoup plus importants.

— La question ne fait toujours pas consensus aujourd’hui…

— Aucun économiste scientifique, quelle que soit son orientation politique, ne vous dira que l’immigration rapporte plus qu’elle ne coûte, pour une raison précise : le nombre d’immigrés qui travaillent est très inférieur à celui des immigrés qui ne sont pas encore en âge de travailler ou qui ne travaillent pas. Prenons l’exemple des descendants directs des immigrés d’Afrique subsaharienne : selon l’Insee, 56 % sont mineurs, donc ne travaillent pas, et une partie de ceux qui pourraient travailler est au chômage.

— Vous parlez de manipulation à gauche. Et à droite ?

vendredi 4 août 2023

Éminents climatologues réfutent les affirmations selon lesquelles le mois de juillet a été le plus chaud de tous les temps

Cliff Mass, professeur de sciences atmosphériques à l’université de Washington, a déclaré que le public était « désinformé à grande échelle » : « C’est terrible. Je pense que c’est un désastre. Il y a une quantité stupéfiante d’exagérations et de battage médiatique sur les conditions météorologiques extrêmes et les vagues de chaleur, et c’est très contre-productif », a-t-il déclaré lors d’une interview accordée à The Australian. « Je ne suis pas un anticonformiste. Je suis plutôt du courant dominant dans un très grand département [universitaire], et je pense que la plupart de ces affirmations sont infondées et problématiques ». ...

Le professeur Mass a déclaré que le climat était « radicalement plus chaud » il y a environ 1 000 ans pendant ce que l’on appelle la période de réchauffement médiéval, lorsque l’agriculture prospérait dans certaines parties du Groenland, aujourd’hui recouvert de glace. « Si l’on remonte assez loin, il y avait des marécages près du pôle Nord, et il faut aussi garder à l’esprit que nous sortons d’une période froide, une petite période glaciaire qui s’est déroulée entre 1600 et 1850 environ ».

John Christy, professeur de sciences atmosphériques à l’université de l’Alabama à Huntsville (UAH), a déclaré que les vagues de chaleur de la première moitié du XXe siècle étaient au moins aussi intenses que celles des décennies plus récentes, d’après les stations météorologiques fiables qui remontent à plus d’un siècle. « Je n’ai encore rien vu cet été qui soit un record absolu pour ces stations établies depuis longtemps, mais 1936 détient de loin le record du plus grand nombre de stations ayant enregistré les températures les plus élevées », a-t-il déclaré à The Australian, faisant référence à l’année de la grande vague de chaleur en Amérique du Nord, qui a fait des milliers de victimes. 

Le professeur Christy a déclaré que l’explosion du nombre de stations météorologiques aux États-Unis et dans le monde entier avait rendu les comparaisons historiques difficiles, car certaines stations ne remontaient qu’à quelques années ; entre-temps, l’urbanisation rampante avait soumis les stations météorologiques existantes à une chaleur supplémentaire. « À Houston, par exemple, le centre est maintenant plus chaud de 6 à 9 degrés Fahrenheit que la campagne environnante », a-t-il expliqué dans une interview accordée à The Australian.

Le professeur Christy, reconnaissant une légère tendance au réchauffement au cours des 45 dernières années, a déclaré que le mois de juillet pourrait être le mois le plus chaud jamais enregistré sur la base des températures mondiales mesurées par les satellites, « devançant de peu 1998 », mais ces mesures ne remontent qu’à 1979.

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De la NASA : 

Lorsque le volcan Hunga Tonga-Hunga Ha'apai est entré en éruption le 15 janvier, il a provoqué un tsunami qui a fait le tour du monde et déclenché des ondes sonores. L’éruption sous-marine dans l’océan Pacifique Sud a également projeté un énorme panache de vapeur d’eau dans la stratosphère terrestre — de quoi remplir plus de 58 000 piscines olympiques. La quantité de vapeur d’eau pourrait suffire à modifier temporairement la température moyenne de la planète.

« Nous n’avons jamais rien vu de tel », a déclaré Luis Millán, spécialiste de l’atmosphère au Jet Propulsion Laboratory de la NASA, dans le sud de la Californie. Il a dirigé une nouvelle étude portant sur la quantité de vapeur d’eau injectée par le volcan Tonga dans la stratosphère, la couche de l’atmosphère située entre 12 et 53 kilomètres d’altitude.

Dans l’étude, publiée dans Geophysical Research Letters, Millán et ses collègues estiment que l’éruption du Tonga a envoyé environ 146 téragrammes (1 téragramme équivaut à un billion de grammes, 1012 grammes) de vapeur d’eau dans la stratosphère terrestre, soit 10 % de l’eau déjà présente dans cette couche atmosphérique. C’est presque quatre fois la quantité de vapeur d’eau que les scientifiques estiment que l’éruption du mont Pinatubo aux Philippines en 1991 a fait monter dans la stratosphère.

Cette vidéo en boucle montre un nuage en parapluie produit par l’éruption sous-marine du volcan Hunga Tonga-Hunga Ha'apai le 15 janvier 2022. Le satellite GOES-17 a capturé cette série d’images qui montrent également des ondes de choc en forme de croissant et des éclairs.

Une étude récente fait état d'une augmentation de 13 % de la masse d'eau stratosphérique et d'une multiplication par 5 de la charge d'aérosols stratosphériques à la suite de cette éruption.

Selon la NASA, la vapeur d'eau est de loin le gaz à effet de serre le plus puissant, et il est logique que l'augmentation spectaculaire de la vapeur d'eau stratosphérique ait un effet sur la température mondiale.

La vapeur d'eau est le gaz à effet de serre le plus abondant sur Terre. Elle est responsable d'environ la moitié de l'effet de serre de la Terre, c'est-à-dire du processus qui se produit lorsque les gaz présents dans l'atmosphère terrestre retiennent la chaleur du Soleil.

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mercredi 19 juillet 2023

Radio-Canada : « Record historique de chaleur à Rome  ». Vraiment ?

Hier, Radio-Canada titrait que Rome avait connu une chaleur historique et que cela devait perdurer jusqu’à la fin du mois.

Le site officiel de l’Institut météorologique italien affichait les valeurs ci-dessous pour mardi (maximum de 40 °C) pour la station Urbe (centre). D’autres stations romaines donnent des valeurs maximales inférieures ou égales (Latina : 37 °C, Vigna di Valle : 37 °C, aéroport de Ciampino : 40 °C, aéroport de Fiumicino : 33 °C).

Observations à Rome (station Urbe) pour dimanche, lundi et mardi (avec un fond un peu plus clair)

Quant aux températures prévues, elles sont en baisse : 

Prévisions maximales : 38° C pour jeudi, 36° C vendredi, 34° C samedi, 36° C dimanche.

Il semble que certains quartiers de Rome auraient enregistré des températures de près de 43 °C, mais il ne s’agit pas à notre connaissance de mesures officielles dans des conditions précises (à l’ombre, entre 1,50 mètre et 2 mètres du sol, avec une sonde éloignée de surfaces artificielles qui risquent de réchauffer l’air comme celle de la façade de la pharmacie ci-dessus à Rome, etc.)

Notons que les villes sont des îlots de chaleur (elles sont plus chaudes que les campagnes environnantes) et qu’elles tendent à le devenir de plus en plus fortes avec l’urbanisation croissante (le béton, l'asphalte, les bâtiments vitrés captent la chaleur solaire) la densification et l’utilisation de la climatisation qui s'accroît. Or, Rome est une ville très « minéralisée » avec peu despaces verts. Il faut donc prendre les valeurs « historiques » du centre-ville de Rome — et de toute autre grande ville — avec un certain scepticisme.

Et puis quelle est la température maximale enregistrée à Rome ? Prenons une source (au-dessus de tout soupçon) comme Wikipédia.

On trouve en français :

« La plus haute température à Rome fut de 44,6 °C le

En italien, Wikipédia donne ces valeurs (pour la station « Urbe »). Le maximum enregistré est de 40,7 °C l’année passée. Pas de record battu apparemment.


Quant à Wikipédia en anglais, la page consacrée spécifiquement au climat de Rome (3 stations) ne note aucun record battu cette année. Mais la page plus générale sur Rome donne (sans préciser de station…) un nouveau record sur la foi d’un article de presse : « The highest temperature ever recorded in Rome was 41.8 °C (107,2 °F) on 18 July 2023. ». L’article en question ne donne aucune source, ne mentionne aucune station météorologique : « Temperatures in Rome hit 41.8 C on Tuesday ». Où ? Dans quelles conditions ? Pourquoi le site officiel de l’Institut météorologique n’indique-t-il que 40 °C pour la station « Urbe » à 15 h et 16 h le 18 juillet 2023 ?


Et qu’en est-il du 43 °C mentionné par la SRC pour mardi ? 

Voir aussi

Wall Street Journal : « Les journées les plus chaudes jamais enregistrées ? N’en croyez rien »

Éducation — Des symptômes d’écoanxiété présents chez près d’un jeune adulte québécois sur deux

(Le titreur de Radio-Canada — vos impôts à l’œuvre — a écrit  ILÔTS plutôt que ÎLOTS)

La société progressiste nous rend-elle malades ?

Hippopotames dans la Tamise, fermes vikings au Groenland : ces réchauffements climatiques qui ont déjà marqué l’Histoire

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Crise climatique — Le Sahel reverdit

 

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Facebook censure Bjorn Lomborg pour avoir écrit que la hausse des températures sauve 166 000 vies/an

 

samedi 6 mai 2023

Révisionnisme et désinformation — Trudeau réécrit l’histoire de sa politique vaccinale

Le détournement cognitif ou décervelage est une forme d’abus psychologique destinée à manipuler une personne en parasitant délibérément ses perceptions, ses souvenirs et ses jugements. Dans certains cas, la victime peut même être amenée à douter de sa santé mentale.

Cette technique, qui exige une effronterie stupéfiante doublée d’un formidable jeu d’acteur, est généralement employée par des manipulateurs, voire des pervers narcissiques, pour embrouiller l’esprit de la victime et ainsi instaurer une nouvelle réalité.  
 

Enfumage et intox

Pour Nathalie Elgraby du Journal de Montréal, il faut remercier Justin Trudeau de nous avoir récemment offert un exemple magistral de cette technique d’enfumage et d’intoxication.
 
Lors d’un événement tenu à l’Université d’Ottawa, Trudeau a déclaré sans sourciller que « tout en n’obligeant personne à se faire vacciner, j’ai choisi de m’assurer que tous les incitatifs et toutes les protections étaient là pour encourager les Canadiens à se faire vacciner ». 

Prétendre qu’Ottawa n’a « obligé » personne à se faire vacciner est une réécriture éhontée de l’histoire. Alors, soit le Premier ministre souffre d’amnésie, soit il tente d’enfumer les Canadiens.  

1:09/3 h 4
Trudeau, alias la Science et la Nuance : « on va s’en sortir par la vaccination […] mais il y a des gens farouchement opposés à la vaccination. Ils ne croient pas à la science, ils sont souvent misogynes, racistes aussi. Est-ce qu’on tolère ces gens-là ? […] On est dans une 4e vague qui est presque entièrement des gens non vaccinés ». [Quasiment tout est faux dans cet énoncé.]
 
Certes, la vaccination n’a pas été imposée manu militari. Mais les « incitatifs » auxquels fait référence le Premier ministre étaient en réalité des menaces gravissimes faisant office de mesures coercitives.  

En l’occurrence, il a menacé de licenciement tout fonctionnaire fédéral non doublement vacciné, ainsi que tout employé de la GRC, des sociétés d’État, des Forces armées canadiennes et des secteurs du transport aérien, ferroviaire et maritime. Il est même allé jusqu’à priver ceux qui refusaient le vaccin, les non-vaccinés d’assurance-emploi. Sans oublier que la vaccination était obligatoire pour monter dans un avion, un train ou un bateau.

Extorsion

Quoi qu’en dise Trudeau, menacer les individus d’une mort sociale ou économique faute d’obéissance à sa politique vaccinale, c’est exiger la vaccination. C’est de l’extorsion de consentement.  

Trudeau aurait pu simplement défendre honnêtement sa politique. Il a plutôt choisi de décerveler sa population. 

Voilà qui est très révélateur de sa véritable personnalité ! 

Source

Voir aussi

Trudeau : « est-ce qu’on tolère les gens » farouchement opposés à se faire vaccinés anti-Covid ?

Orwell dans l’Allemagne de 2022 : L’obligation aboutit au volontariat. Le ministre allemand de la Santé, Karl Lauterbach : « Personne ne se fait vacciner contre son gré. Même l’obligation vaccinale a pour résultat que l’on finit par se faire vacciner volontairement. » (vidéo en allemand, sous-titrée en français, Rumble donc censurée dans la France de Macron)