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mercredi 14 janvier 2026

Diffusion et effets de l’idéologie de la « justice sociale critique » dans les écoles américaines

Publié en février 2023 par le Manhattan Institute, un laboratoire d'idées américain d’orientation conservatrice, le rapport intitulé School Choice Is Not Enough: The Impact of Critical Social Justice Ideology in American Education a été rédigé par Zach Goldberg, analyste politique, et Eric Kaufmann, chercheur associé.

Cette étude analyse la diffusion et les effets de ce que les auteurs désignent comme l’idéologie de la « justice sociale critique » (Critical Social Justice, CSJ) dans l’enseignement primaire et secondaire aux États-Unis.


La CSJ regroupe un ensemble de concepts issus principalement de la théorie critique de la race (Critical Race Theory, CRT) et de certaines approches radicales de l’idéologie du genre : privilège blanc, racisme systémique, patriarcat, ou encore l’idée selon laquelle l’identité de genre serait indépendante du sexe biologique.

Le rapport conteste l’affirmation selon laquelle ces notions seraient marginales ou cantonnées à quelques établissements militants. Il soutient au contraire qu’elles sont largement diffusées dans le système éducatif américain, y compris dans les écoles privées et religieuses, et qu’elles exercent une influence durable sur les attitudes politiques, raciales et civiques des élèves.

Méthodologie

L’étude repose sur une enquête menée auprès d’un échantillon national représentatif de 1 505 jeunes Américains âgés de 18 à 20 ans. Les participants ont été interrogés sur :

  • leur exposition à huit concepts centraux de la CSJ ;
  • la manière dont ces idées leur ont été présentées (comme des vérités établies ou comme des points de vue parmi d’autres) ;
  • leurs opinions politiques, leurs attitudes à l’égard des relations raciales et leur vécu scolaire.

Les données ont été croisées avec des variables démographiques (origine ethnique, sexe, région, type d’établissement fréquenté) et contextuelles (orientation politique du comté, niveau de revenu familial).
Les auteurs soulignent que l’école constitue la deuxième source d’exposition initiale à ces idées (23 %), derrière les réseaux sociaux (40 %), ce qui relativise sans l’annuler la responsabilité du cadre scolaire.

Ampleur de l’exposition aux concepts de justice sociale critique

Les résultats font apparaître une diffusion très large de ces notions.

Ainsi, 93 % des répondants déclarent avoir été exposés à au moins l’un des huit concepts par un enseignant ou un adulte dans le cadre scolaire. La proportion atteint 90 % pour les concepts liés à la théorie critique de la race et 74 % pour ceux associés à l’idéologie de genre.

En moyenne, les jeunes interrogés ont été confrontés à plus de la moitié de ces concepts. Cette exposition concerne tous les types d’établissements :

  • 73 % dans les écoles paroissiales,
  • 82 % dans les écoles privées non confessionnelles,
  • 83 % parmi les élèves instruits à domicile.

Les écoles publiques se distinguent par une présence plus marquée des thématiques liées au genre. Des variations démographiques apparaissent également : les élèves noirs et hispaniques sont davantage exposés aux concepts issus de la CRT, tandis que les zones urbaines et les comtés à majorité démocrate présentent des taux plus élevés concernant les questions de genre.

Point particulièrement préoccupant pour les auteurs : dans près de 70 % des cas, ces idées sont perçues comme ayant été présentées sans contre-discours, non comme des hypothèses discutables, mais comme des vérités allant de soi.

Effets sur les opinions politiques et idéologiques

L’un des constats centraux du rapport est l’existence d’une corrélation forte entre l’exposition à la CSJ et un déplacement des opinions politiques vers la gauche.

Chez les jeunes n’ayant été exposés à aucun de ces enseignements, l’identification partisane reste relativement équilibrée (27 % se déclarent républicains, contre 20 % démocrates). À l’inverse, chez ceux ayant connu une exposition maximale, l’écart devient très marqué : 53 % se déclarent démocrates, contre seulement 7 % républicains.

L’auto-identification comme « libéral » progresse également de manière significative, passant de 28 % en l’absence d’exposition à plus de 50 % chez les individus fortement exposés.

Le soutien à des politiques explicitement différenciées selon l’origine ethnique, telles que l’embauche préférentielle en faveur des Noirs, augmente de 17 % à 44 % avec l’intensité de l’exposition.

Ces effets persistent après prise en compte de l’environnement familial et géographique, ce qui suggère que l’école joue un rôle propre dans la formation des convictions, parfois en tension avec les valeurs transmises par la famille.

Attitudes raciales, culpabilité collective et rapport à la nation

Le rapport met également en lumière un renforcement des croyances selon lesquelles les Blancs porteraient une responsabilité spécifique dans la persistance des inégalités raciales. Parmi les élèves exposés à cinq concepts relevant de la CRT, 75 % adhèrent à cette idée.

Chez les répondants blancs, le sentiment de culpabilité lié à l’appartenance raciale progresse sensiblement, passant de 39 % à 58 % en cas de forte exposition. Les auteurs observent parallèlement une augmentation du sentiment de honte à l’égard de l’histoire et de l’identité nationales.

Sans nier la nécessité d’un regard lucide sur le passé, le rapport s’inquiète d’une pédagogie qui tendrait à substituer l’examen critique à une mise en accusation morale durable, au risque de fragiliser le lien civique.

Climat scolaire et liberté d’expression

Un autre résultat préoccupant concerne le climat de discussion dans les établissements. Les élèves exposés aux concepts de la CSJ déclarent se sentir nettement moins libres d’exprimer un désaccord.
La crainte d’être sanctionné, humilié ou mis à l’écart augmente fortement, passant de 38 % à près de 70 %, et jusqu’à 74 % chez les élèves se déclarant républicains.

L’exposition aux concepts de la CRT réduit également la disposition à critiquer un camarade noir, même de manière constructive. La proportion d’élèves se disant mal à l’aise dans une telle situation passe de 32 % à 50 %. Les auteurs soulignent le risque paradoxal que cette retenue excessive fasse obstacle à l’exigence académique et à l’égalité réelle des attentes.

Conclusions et implications

Les auteurs concluent que la promotion du libre choix de l’école — qu’il s’agisse de l’enseignement privé, des écoles à charte ou de l’instruction à domicile — ne suffit pas à elle seule à protéger les élèves de l’influence de cette idéologie, dès lors qu’elle imprègne l’ensemble du paysage éducatif et culturel.

Ils plaident en conséquence pour une intervention des pouvoirs publics visant à :

  • interdire la présentation de ces doctrines comme des vérités indiscutables ;
  • renforcer la transparence des programmes et des supports pédagogiques ;
  • garantir un véritable pluralisme intellectuel, incluant les traditions libérales classiques ;
  • réaffirmer l’enseignement des principes du Premier Amendement ;
  • mettre en place des mécanismes de recours pour les élèves et les familles.

Faute de telles réformes, préviennent-ils, ces approches continueront de façonner durablement les préférences politiques et la vision du monde des générations futures, au détriment du pluralisme, de la liberté de pensée et de la cohésion nationale.

Fondé sur un ensemble de données empiriques substantiel, ce rapport contribue utilement au débat sur la neutralité idéologique de l’école américaine. Sans verser dans l’alarmisme, il met en évidence des tendances profondes qui interrogent le rôle de l’institution scolaire : former des citoyens capables de juger par eux-mêmes, ou orienter implicitement leurs convictions au nom d’une morale présentée comme indiscutable.


jeudi 18 décembre 2025

La génération sacrifiée à la « diversité »

Dans The Lost Generation, Jacob Savage analyse comment les politiques de diversité, équité et inclusion (DEI) ont profondément transformé les carrières des hommes blancs millénariaux (nés entre 1981 et 1996) dans les élites professionnelles américaines — en particulier dans les médias, le milieu universitaire et Hollywood — à partir d’environ 2014. 

Selon Savage, ces politiques n’ont pas simplement rééquilibré les chances d’avancement : elles ont, de manière systématique, bloqué l’accès aux postes de prestige pour une génération entière d’hommes blancs, créant ce qu’il appelle une « génération sacrifiée ». Contrairement aux baby-boomers et à la génération X qui avaient déjà consolidé leurs carrières, les millénariaux blancs se sont heurtés à des barrières croissantes au moment où ils cherchaient à s’établir professionnellement.

Savage situe un tournant décisif en 2014, lorsque la DEI est devenue institutionnalisée dans de nombreuses industries. Alors que les hommes blancs plus âgés, déjà en place, ont été relativement préservés du changement, les jeunes hommes blancs ont vu les portes se fermer autour d’eux.

Des chiffres frappants dans plusieurs secteurs

Médias et télévision
  • En 2011, les hommes blancs représentaient 48 % des scénaristes télé à Los Angeles, mais ce chiffre est tombé à 11,9 % en 2024.
  • À The Atlantic, le personnel éditorial est passé de 89 % blanc et 53 % masculin en 2013 à 66 % blanc et 36 % masculin en 2024.
  • Depuis 2020, seuls 7,7 % des stagiaires au Los Angeles Times sont des hommes blancs.
Universités
  • À Harvard, la proportion d’hommes blancs dans les postes menant à la titularisation en sciences humaines est passée de 39 % en 2014 à 18 % en 2023.
  • À Brown, parmi 45 embauches récentes en sciences humaines et sociales, seuls 3 étaient des hommes blancs américains (6,7 %).
  • À Yale, parmi les 76 professeurs en voie de titularisation, seuls 6 (7,9 %) sont des hommes blancs.
Industrie du divertissement

Savage note aussi que, sur une décennie, les nominations aux Oscars comme scénaristes ont largement favorisé les hommes blancs de la génération X (plus de 50 nominations de 2014 à 2023) contre seulement 6 pour les millénariaux blancs. 

Témoignages personnels qui illustrent le phénomène

Certaines expériences individuelles mises en avant par Savage montrent l’impact humain de ces tendances :
  • Ethan, un chercheur progressiste, a eu du mal à décrocher un poste universitaire malgré un solide CV. Partout, on lui a demandé des déclarations DEI et d’orienter ses recherches autour de la race pour être considéré.
  • Andrew, dans les médias, raconte qu’il s’était vu promettre un poste important, puis qu’il a vu ce poste attribué à une personne plus jeune et « diversifiée », laissant entendre une préférence institutionnelle.
  • Matt à Hollywood, attribue la situation à des hommes blancs plus âgés qui ont consolidé leurs réseaux, empêchant l’émergence de jeunes talents de la même origine.
Savage raconte son propre parcours à Hollywood : après des années à écrire des scénarios tout en survivant grâce à des petits boulots, il a vu sa seule véritable opportunité lui échapper parce que les cadres de l’industrie estimaient qu’un groupe de scénaristes « trop blanc » risquait de nuire à l’image de diversité recherchée par les studios.

Certaines figures publiques ont dénoncé ces pratiques comme potentiellement illégales. Andrea Lucas, présidente de la EEOC (Commission pour l’égalité des chances en emploi), a qualifié ces politiques de discrimination, appelant ceux qui s’estiment lésés à se manifester. De même, Harmeet Dhillon, aide-procureur générale, a encouragé les plaintes formelles contre des pratiques d’embauche biaisées.

Des études externes, comme celle de ResumeBuilder.com en 2022, montrent qu’environ 1 recruteur sur 6 a été encouragé à déprioriser systématiquement les hommes blancs, ce qui alimente l’argument selon lequel certains processus de recrutement privilégient l’identité au détriment des qualifications. 

The Lost Generation présente le récit d’une génération d’hommes blancs millénariaux éloignée de l’accès aux professions les plus influentes, non pas à cause d’un manque de compétences ou d’efforts, mais parce que des politiques de DEI, devenues omniprésentes après 2014, ont réorienté de manière décisive la distribution des opportunités.

Savage conclut que cette exclusion, combinée à une culture qui stigmatise toute critique du système, a créé un profond ressentiment silencieux, qui pourrait contribuer à certaines évolutions sociales et politiques récentes observées parmi les jeunes hommes blancs aux États-Unis. 

jeudi 27 novembre 2025

Trump n'invitera pas l'Afrique du Sud au prochain G20 (dont elle est membre) à Miami, pour persécution des fermiers blancs

« L’Afrique du Sud a montré au monde qu’elle n’était pas un pays digne d’être membre de quoi que ce soit », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social ce mercredi.

Donald Trump a annoncé mercredi que l’Afrique du Sud ne serait pas invitée au sommet du G20 prévu l’an prochain à Miami, franchissant un nouveau palier dans son offensive diplomatique contre le pays. Une décision que Pretoria conteste vigoureusement.

« L’Afrique du Sud a montré au monde qu’elle n’était pas un pays digne d’être membre de quoi que ce soit », a réaffirmé le président américain sur Truth Social, reprenant ses accusations d’une prétendue persécution meurtrière des fermiers sud-africains blancs.

Donald Trump avait boudé le sommet du G20 qui vient de se tenir à Johannesburg, un rassemblement qui s’est déroulé sans aucune participation officielle américaine. Dans un premier temps, le président sud-africain Cyril Ramaphosa avait refusé de transmettre formellement la présidence du G20 au prochain pays hôte — les États-Unis — comme le veut la tradition.

 

Bandeau de la chaîne d'info sud-africaine eNCA : « Ramaphosa se mobilise contre la crise de nerfs de Trump »

 « L’Afrique du Sud est un pays souverain »

Pretoria a réagi en rappelant qu’elle est membre du G20 et que sa participation ne peut être remise en cause que par l’ensemble des membres. « L’Afrique du Sud est un pays souverain, constitutionnel et démocratique et n’apprécie pas les insultes venant d’un autre pays concernant son statut de membre et sa capacité à prendre part à des tribunes mondiales », a déclaré la présidence sud-africaine, qui affirme avoir l’intention de participer à toutes les réunions du G20.

L’Afrique du Sud a finalement transmis mardi la présidence du G20 aux États-Unis, lors d’une cérémonie discrète organisée au ministère des Affaires étrangères, rapporte l’AFP. « Il est regrettable qu’en dépit des efforts du président Ramaphosa et son gouvernement, et de leurs nombreuses tentatives de faire repartir les relations avec les États-Unis, le président Trump continue d’appliquer des mesures punitives contre l’Afrique du Sud, basées sur de la désinformation et des déformations », a déploré la présidence sud-africaine.

Le prochain sommet du G20 doit se tenir en décembre 2026

Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump prend régulièrement pour cible le gouvernement sud-africain, notamment en évoquant un prétendu « génocide » des Afrikaners, descendants des premiers colons européens.

En mai, à la Maison-Blanche, il avait tendu une véritable embuscade à Cyril Ramaphosa en lui montrant une vidéo truffée d’erreurs, censée étayer ses accusations et que l’Afrique du Sud rejette catégoriquement.

Le sommet du G20, qui rassemble les 20 premières économies mondiales, doit se tenir en décembre 2026 dans un complexe de golf appartenant à la famille du président américain, le « Trump National Doral Miami », en Floride, dans le sud des États-Unis.

Voir aussi

Afrique du Sud — Les coûts exorbitants des politiques dites d'émancipation économique des Noirs

 

Échange tendu entre le président sud-africain et donal Trump devant la presse internationale 

mardi 11 novembre 2025

Pierre-André Taguieff sur le déni d’existence du racisme anti-Blancs


Pour Pierre-André Taguieff, une des clés d’explication du déni d’existence du racisme anti-Blancs est liée à une vision simpliste du racisme. Le philosophe poursuit son analyse critique de l’emploi du terme “racisme”. Entretien paru dans Valeurs Actuelles. 


Comme l’illustre le meurtre de Thomas Perotto à Crépol, le 19 novembre 2023, le racisme anti-Blancs fait débat dans la société française. L’observer revient à faire partie de l’extrême droite. En effet, explique le philosophe et historien des idées Pierre-André Taguieff, une « vision “coloriste”, privilégiant l’opposition entre “Blancs” et “Noirs”, est présupposée par la plupart des approches du racisme en tant que phénomène moderne ». Cette approche biaisée empêche de correctement appréhender la réalité. Le nouvel ouvrage de l’intellectuel propose de réexaminer les concepts afin de comprendre comment ce racisme contre les Blancs a même fait émerger un antiracisme anti-Blancs.

— Pourquoi le racisme anti-Blancs est-il taxé d’invention de l’extrême droite ?

— D’abord, parce qu’attribuer l’invention d’un phénomène social supposé fictif à “l’extrême droite”, catégorie floue et à géométrie variable, mais surtout instrument de disqualification de l’adversaire, est la manière la plus simple d’en nier l’existence. Ensuite, pour les nouveaux militants gauchistes qui se disent “progressistes”, cela permet de diaboliser tous ceux qui osent braver le politiquement correct en affirmant l’existence du racisme anti-Blancs. Ils sont ainsi classés parmi les “fascistes”, les “réactionnaires”, etc. Dans la guerre idéologique et culturelle, le simple fait de reconnaître, sur la base de nombreux indices, l’existence du racisme anti-Blancs fait de vous un ennemi de l’antiracisme et de l’antifascisme, atteint de “crispation identitaire”.

Enfin, c’est préserver la principale idée reçue sur le racisme, à savoir qu’il est nécessairement et exclusivement un “racisme blanc” dont les victimes sont des “non-Blancs”. Il s’agit de rendre inattaquable le postulat que le racisme est un instrument de domination, d’exploitation et de discrimination fabriqué par “les Blancs”, c’est-à-dire les peuples européens ou occidentaux et eux seuls, lesquels, en conséquence, sont coupables d’infériorisation et de déshumanisation des “autres”.

—  Que révèle cette volonté de ne dénoncer qu’un seul racisme, celui de “Blancs” à l’encontre des “non-Blancs”?

— Il s’agit d’une mise en accusation des peuples “blancs”, dénoncés comme animés d’une “haine de l’autre” théorisée ou idéologisée, dont on ne trouverait aucune trace chez les non-Blancs. C’est là, selon les types d’accusateurs, un mythe, un mensonge de propagande ou l’expression d’une ignorance prétentieuse. Les intellectuels militants qui se veulent antiracistes, en disciples appliqués des universitaires d’extrême gauche à l’américaine, réduisent désormais la “blanchité” (whiteness) à une construction sociale occidentale, donc liée à la “domination blanche” et au “privilège blanc”. Certains néoantiracistes dénoncent le “pacte de blanchité” qui unirait tous les Blancs, soucieux d’assurer leur domination. D’où les usages exclusivement péjoratifs du mot, qui fonctionne ordinairement comme un terme polémique.

Il faut rappeler ici que de très nombreux ouvrages “antiracistes” sur le racisme parus aux États-Unis depuis les années 1980 soutiennent la thèse de “la nature indélébile du racisme blanc”. Traduisons : les Blancs ne peuvent cesser d’être racistes, car la “race blanche”, pour être une construction sociale, n’en est pas moins porteuse de racisme. La référence à la race n’a donc pas disparu. Le racisme est devenu l’attribut principal de la blanchité. Mais, alors que les Blancs sont accusés de racisme, ils seraient les seuls à l’être. D’où le rejet sans discussion de la notion de racisme anti-Blancs.

— « Le caractère pluridimensionnel du racisme n’est pas pris en compte », observez-vous. Quelles conséquences ?

— La complexité du phénomène nommé “racisme” est généralement méconnue, en particulier par ceux qui emploient le mot dans une intention polémique et ont intérêt à l’utiliser comme un mot-massue. La distinction entre le racialisme, vision de la diversité humaine en termes de races différentes et (le plus souvent) inégales, et le racisme, théorie et pratique d’un projet de domination ou d’exclusion, est un préalable obligé. Disons qu’en tout racialisme prévaut une visée cognitive s’accompagnant souvent d’illusions scientistes prises pour des explications scientifiques, alors qu’en tout racisme, ce sont les conclusions normatives et prescriptives qui prévalent, impliquant des appels à la haine et à la violence, à la discrimination, à la ségrégation ou à l’expulsion, voire à l’extermination.

— Vous proposez de gagner en nuances…

— Pour rompre avec le simplisme, j’ai construit le modèle des cinq dimensions du racisme, qui renvoient à autant de domaines où le racisme est observable et qui s’articulent entre eux de diverses manières. Le premier domaine concerne les attitudes (opinions, croyances, préjugés, stéréotypes), produits de divers héritages culturels ; le deuxième s’intéresse aux comportements individuels ou collectifs, qui vont de l’évitement à la discrimination, et de l’agression à la persécution, liés ou non à des mobilisations de masse ; le troisième se rapporte à la sphère dite institutionnelle, c’est-à-dire les fonctionnements institutionnels comme la ségrégation ou la discrimination, qui ne sont pas toujours reconnus comme tels, notamment lorsqu’ils se rencontrent sous de nouvelles formes (voilées, euphémisées, non revendiquées), dans ce qu’il est convenu d’appeler le “racisme systémique” ou dans le “racisme symbolique”, formation de compromis entre les valeurs-normes antiracistes et les attitudes racistes ; le quatrième englobe l’espace affectivoimaginaire, c’est-à-dire le monde des représentations, parfois délirantes — notamment complotistes —, associées à des investissements affectifs et se manifestant par des réactions émotives ou passionnelles négatives (peur, dégoût, haine, mépris, irrespect, etc.), s’exprimant le plus souvent par un imaginaire racialiste, comme c’est le cas du racisme anti-Blancs; enfin, la sphère des croyances structurées et des discours idéologiques explicites, celle donc des idéologies ou des doctrines racistes, constitue le cinquième domaine.

Les néo-antiracistes qui nient l’existence du racisme anti-Blancs refusent de reconnaître qu’il est observable dans les domaines des attitudes, des comportements, de l’imaginaire social et des idéologies, voire dans les mesures de discrimination dite positive prises pour combattre le racisme (supposé blanc), selon la formule magique qui, importée des États-Unis, traduit les trois valeurs-normes résumant le programme woke : diversité, équité, inclusion (DEI). Le néo-antiracisme se dévoile ainsi comme un pseudo-antiracisme tout en contribuant à banaliser la vision des Blancs comme ontologiquement racistes.

— Vous montrez que le racisme anti-Blancs a généré un antiracisme anti-Blancs. En quoi ce dernier est-il inquiétant ?

— Le racisme anti-Blancs était naguère confiné dans les mouvements nationalistes dits de libération à l’époque de la décolonisation. Aujourd’hui, l’intégration de la thématique anti-Blancs dans le discours antiraciste militant, sous l’influence des idéologues décoloniaux, légitime et banalise la haine des Blancs.

— Comment bien penser le racisme ?

— En commençant par cesser de mettre le mot “racisme” à toutes les sauces pour les besoins de telle ou telle propagande politique. Dans la Force du préjugé, en 1988, j’ai identifié les deux grandes catégories de déni racisant, et appelé à distinguer clairement le déni d’humanité du déni d’identité. Le premier est à la source du racisme différentialiste, le second, à l’origine du racisme universaliste. La négation de l’appartenance au genre humain, la déshumanisation de “l’autre”, n’est pas le seul geste idéologique qui produit du racisme. La négation de l’identité collective dans laquelle se reconnaît un individu ou un groupe est tout aussi productrice de racisme. C’est là jouer brutalement et avec bonne conscience la carte de l’universel abstrait contre le particulier vécu, abaissé ou nié. Dans chaque situation concrète porteuse de conflits, il faut résoudre le difficile problème suivant : comment combiner le regard universaliste avec la reconnaissance du droit à la différence ?

D’où une double obligation morale : ne jamais se montrer aveugle à l’humanité incarnée par des individus ou des groupes perçus comme différents ou étrangers, et ne jamais nier ou considérer avec mépris les identités ethniques, culturelles ou politiques (telles les identités nationales) auxquelles tiennent les individus ou les groupes. Cette double référence à une vision positive de l’universalité et à un respect des identités particulières donne son sens et sa valeur à la vie humaine. 

​Du racisme en général et du racisme anti-Blancs en particulier, 
par Pierre-André Taguieff,
paru le 15 octobre 2025,
chez H&O éditions, 
204 pages, 
ISBN-10 ‏ : ‎ 2845474334
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2845474338

Présentation de l'éditeur

Le racisme anti-Blancs n’existe pas. Telle est la thèse des néo-antiracistes pour qui le phénomène raciste est essentiellement lié à la « domination blanche » et à l’histoire prédatrice de la civilisation occidentale. Oser prétendre que différentes formes de racisme coexistent d’une façon conflictuelle fait de vous un complice objectif du fascisme et un « facho » vous-même.

Le racisme anti-Blancs est partout. Il prédomine dans nos sociétés et dans le monde tout entier. C’est la seule forme de racisme qui doive nous préoccuper, affirment, de leur côté, certains tenants de la droite extrême.

Alors, comment faire la part des choses dans ce débat truqué ? Comment expliquer, comprendre et évaluer correctement un phénomène que l’on nie ou dont on exagère l’importance ? Pour contourner ces biais idéologiques et cognitifs, Pierre-André Taguieff nous propose tout d’abord de revenir sur la définition même du racisme afin d’appréhender son caractère pluridimensionnel, dont la composante antisémite ne doit pas être sous-évaluée. Il examine ensuite comment le racisme blanc a enfanté l’antiracisme anti-Blancs, dans lequel il voit une forme masquée de racisme, et nous éclaire sur les raisons du déni que ce dernier engendre. Enfin, il nous alerte sur les limites et les effets pervers de ce nouvel antiracisme dévoyé.


vendredi 20 juin 2025

France — Vidéo explique que vos parents (blancs, on s'entend) sont racistes

Les élèves de seconde peuvent remplacer leur stage professionnel obligatoire par une participation au SNU (Service National Universel).

Selon Parents Vigilants, voici ce qui a été diffusé il y a quelques jours aux lycéens réalisant leur SNU au centre de Ménétreux-le-Pitois (Côte d’Or). 

Révisionnisme — Pour Mélenchon, Saladin a permis aux Occidentaux de construire les cathédrales

En conférence hier sur la situation géopolitique au Proche-Orient, Jean-Luc Mélenchon a déclaré que « le roi Dagobert qui mettait sa culotte à l’envers, bon, les [peuples musulmans] ils la mettaient à l’endroit et ils inventaient les maths. Donc disons qu’il y avait une différence de niveau » avant d’ajouter que « s’il n’y avait pas eu Saladin, vous ne sauriez pas bâtir des cathédrales parce que c’est lui qui vous a appris comment on faisait ».

Dagobert est un roi mérovingien qui a régné de 623 à 629 (période d'ailleurs prospère). À cette date, impossible de dire que la civilisation islamique «invente les maths» : on est dans les toutes premières années de l'islam dans le désert d'Arabie où les combattants du djihâd n'inventent certainement pas les mathématiques !

Quand l'abbé Suger qui a posé les bases du style gothique et fait édifier Saint-Denis par la même occasion, est mort en 1151, Saladin avait 13 ans, Aix-la-Chapelle trois siècles et demie et Cluny III était devenue la plus grande construction de la chrétienté.

Saladin, sultan kurde (règne de 1174 à 1193), n'a absolument rien « appris », rien « transmis » aux Occidentaux. Il n'était pas un savant, ni un érudit. Admettons qu'ici « Saladin » soit utilisé comme une figure symbolisant l'ensemble du monde islamique médiéval. Peut-on dire alors que c'est via les savants musulmans qu'on aurait appris en Occident à faire cathédrales et vitraux ? Là encore, non.

L'architecture gothique est faite d'une multitude d'inventions et d'innovations : certaines viennent sans doute de la civilisation hispanique puis islamique (comme l'ogive), mais d'autres sont des inventions occidentales (la croisée d'ogives). Avant la conquête musulmane de l'Espagne en 711, l'architecture wisigothique, qui s'est développée dans la péninsule ibérique sous le royaume wisigoth (Ve siècle jusqu'à l'arrivée des Omeyyades), utilisait déjà des arcs en fer à cheval, également appelés outrepassés. Ces arcs, caractérisés par une courbure qui dépasse le demi-cercle (souvent environ un tiers de plus), étaient employés dans des églises et des édifices religieux. Après la conquête musulmane de 711, l'architecture omeyyade en El-Andalous (Espagne musulmane) a repris et amplifié l'usage des arcs en fer à cheval. Avec leur forme élancée et parfois légèrement pointue, ils ont joué un rôle dans l'évolution vers des formes ogivales, car ils permettaient une meilleure répartition des forces et une esthétique plus verticale.

Arcs outrepassés de Sainte-Marie de Melque (Espagne),
début de la construction au VIIe siècle (avant la conquête musulmane au siècle suivant).

Quant au vitrail, il est attesté en Europe dès l'Antiquité tardive, se transforme au IXe siècle (vitrail au plomb). Les christianismes orientaux vont dédaigner cet art. Dire que c'est Saladin qui l'aurait « appris » aux Occidentaux est tout bonnement faux.

Dans ces deux minutes de conférence, Mélenchon oppose une Europe médiévale arriérée à une civilisation islamique médiévale glorifiée (les maths, Saladin en professeur). Cette vision s'appuie sur plusieurs erreurs historiques majeures.

Voir aussi
 
 
 
 
 

jeudi 5 juin 2025

Les Britanniques blancs deviendront une minorité d'ici à 2063

Les Britanniques blancs, qui représentent actuellement 73 % de la population, passeront à 57 % d'ici à 2050, avant de devenir une minorité d'ici à 2063.

L'évolution démographique ethnique du Royaume-Uni, sous l'effet de l'immigration, devrait entraîner des changements spectaculaires

Selon un rapport, les Britanniques blancs deviendront une minorité au sein de la population britannique d'ici les 40 prochaines années.

Une analyse des taux de migration, de natalité et de mortalité jusqu'à la fin du XXIe siècle prévoit que les Britanniques blancs passeront de leur position actuelle de 73 % de la population à 57 % d'ici 2050, avant de devenir une minorité d'ici 2063.

Les recherches menées par le professeur Matt Goodwin de l'université de Buckingham suggèrent que d'ici la fin du siècle, la part des Britanniques blancs dans la population pourrait être tombée à environ un tiers (33,7 %).

Elles prévoient une forte augmentation de la proportion de la population britannique composée d'immigrants nés à l'étranger et de deuxième génération, qui passerait de moins de 20 % à 33,5 % au cours des 25 prochaines années.

D'ici 2100, six personnes sur dix au Royaume-Uni ne seront pas nées au Royaume-Uni ou auront au moins un parent immigrant.

La population musulmane, qui représente actuellement 7 %, devrait passer à plus d'une personne sur dix (11,2 %) au cours des 25 prochaines années et représenter une personne sur cinq (19,2 %) de l'ensemble de la population britannique d'ici la fin du siècle.

Le professeur Goodwin, professeur honoraire à l'université du Kent, a déclaré que cette étude, basée sur les données de l'Office national des statistiques (ONS) et du recensement, soulevait « des questions profondes sur la capacité de l'État britannique à absorber et à gérer un changement démographique d'une telle ampleur ».

Dans son rapport, il a déclaré que ces conclusions ne manqueraient pas de susciter « une anxiété, une inquiétude et une opposition politique considérables » parmi de nombreux électeurs favorables à une réduction de l'immigration et à un ralentissement du rythme du changement afin de préserver « les symboles, les traditions, la culture et les modes de vie du groupe majoritaire traditionnel ».

Le professeur Goodwin a déclaré : « Leurs préoccupations devront être reconnues, respectées et prises en compte si le Royaume-Uni veut éviter des turbulences politiques et une polarisation considérables dans les années et les décennies à venir. »

Son rapport fait suite à une période de migration légale et illégale sans précédent – atteignant un niveau record de 906 000 personnes sous le gouvernement conservateur en 2023 – et à des mesures répressives, notamment le livre blanc publié ce mois-ci par le Parti travailliste proposant de restreindre les droits des migrants à vivre, travailler et étudier au Royaume-Uni.

Il a déclaré : « D'ici la fin du siècle, la plupart des habitants de ces îles ne pourront pas retracer leurs racines dans ce pays au-delà d'une ou deux générations.

D'ici 2100, selon nos projections, six personnes sur dix au Royaume-Uni ne seront pas nées au Royaume-Uni ou de parents nés au Royaume-Uni.

Cela soulève d'énormes questions quant à la capacité de notre pays et de nos dirigeants à unir la population autour d'un sentiment commun d'identité, de valeurs, de modes de vie et de culture, et à éviter le risque très réel que nous devenions ce que Sir Keir Starmer a qualifié en mai d'« île d'étrangers ».

En 2022, le recensement a révélé que Londres et Birmingham étaient devenues des villes à minorité blanche britannique.

L'étude a comparé l'identité ethnique (comprenant les Britanniques blancs, d'autres groupes blancs tels que les Irlandais, les Gitans, les Roms et d'autres Européens, et les non-Blancs), l'identité religieuse des non-musulmans par rapport aux musulmans, et le pays de naissance en comparant les personnes nées au Royaume-Uni avec celles nées à l'étranger.

Elle a projeté les populations en appliquant les taux de fécondité, de mortalité et de migration spécifiques à l'âge et au sexe à une population de base de 2022 dérivée des dernières données du recensement britannique. Ces projections ont été calibrées par rapport aux projections démographiques nationales de l'ONS basées sur 2022.

La population étrangère de Londres a augmenté de près d'un million au cours de la dernière décennie.
Les populations nées à l'étranger et musulmanes ont été estimées avoir des taux de fécondité plus élevés.

Ainsi, alors que le taux de fécondité des personnes nées au Royaume-Uni était de 1,39, il était de 1,97 pour les personnes nées à l'étranger. Pour les musulmans, il était de 2,35, et pour les non-musulmans, de 1,54.

L'étude prévoit que la part de la population britannique blanche passera de 73 % à 44 % d'ici 2075, et à 33,7 % d'ici 2100.
La part des non-Blancs passera de 19,7 % à 34,8 % d'ici 2050, à 48,1 % d'ici 2075 et à 59,3 % d'ici 2100.

L'analyse suggère que la population blanche, comprenant à la fois les Britanniques blancs et les autres Blancs, deviendra minoritaire en 2079.

La part de la population britannique non musulmane diminuera progressivement, passant de 93 % en 2025 à 88,8 % en 2050, puis à 84,8 % d'ici 2075 et enfin à 80,8 % d'ici 2100, selon cette étude.

L'analyse suggère que la part de la population née au Royaume-Uni passera de 81 % à 39 % entre 2025 et 2100, tandis que la part de la population née à l'étranger passera d'un peu plus de 18 % à près de 26 % au cours de la même période.

Lorsque l'on ajoute les enfants aux personnes nées à l'étranger, la proportion de la population née à l'étranger et de deuxième génération devrait atteindre 33,5 % de la population totale du Royaume-Uni en 2050, 47,5 % en 2075 et 60,6 % en 2100, selon l'analyse.

Le rapport indique : « En d'autres termes, d'ici la fin du siècle, soit en 2100, selon les tendances actuelles, environ six personnes sur dix au Royaume-Uni ne seront pas nées au Royaume-Uni ou de parents nés au Royaume-Uni. »

Source : Daily Telegraph

lundi 26 mai 2025

L'Afrique du Sud s'apprête à assouplir la discrimination anti-blanche pour attirer Starlink d'Elon Musk

Le gouvernement sud-africain de l'ANC a fait un pas important vers la modification de ses lois discriminatoires BEE strictes dans le secteur des télécommunications.

Le projet de loi intervient quelques jours après la rencontre entre le président sud-africain Cyril Ramaphosa et son homologue américain. (Voir ici : Échange tendu entre le président sud-africain et donal Trump devant la presse internationale)

Le gouvernement sud-africain a fait un pas important vers la modification de ses lois strictes sur le Black Economic Empowerment (BEE) dans le secteur des télécommunications, introduisant un changement de politique qui pourrait ouvrir la voie au service Internet par satellite d'Elon Musk, Starlink, pour lancer des opérations dans le pays.

Cette décision fait suite à des discussions tendues entre le président sud-africain Cyril Ramaphosa et le président américain Donald Trump visant à réparer les relations diplomatiques et économiques qui s'effritent.

Blancs défavorisés

Actuellement, les opérateurs de télécommunications en Afrique du Sud sont tenus de céder 30 % de leurs parts à des groupes dit historiquement défavorisés - une réglementation conçue pour remédier à l'héritage de l'apartheid (quand l'Afrique du Sud puissance économique de l'Afrique) et favoriser des groupes d'investisseurs noirs.

M. Musk, qui est né en Afrique du Sud, a vivement critiqué ces politiques discriminatoires, qu'il a qualifiée d'« ouvertement raciste » et qu'il accuse d'être à l'origine du retard de l'absence de Starlink en Afrique du Sud alors que ses voisins y ont accès (voir la carte ci-dessus, le bleu clair représente les zones couvertes par Starlink).


Vendredi, le ministre des communications et des technologies numériques, Solly Malatsi, a dévoilé un projet de directive qui propose d'autoriser un programme d'équivalence en actions au lieu de transferts directs de propriété.

Selon ce modèle, les entreprises pourraient remplir leurs obligations en matière de prise de contrôle par des noirs en investissant dans des fournisseurs locaux, en créant des emplois ou en finançant des petites entreprises détenues par des Noirs.


« La politique vise à fournir la certitude politique nécessaire pour attirer les investissements dans le secteur des TIC », a déclaré le ministère dans un communiqué, ajoutant que le changement bénéficierait aux diffuseurs, aux fournisseurs d'accès à Internet et aux opérateurs de réseaux.

Le projet de règlement est maintenant ouvert à la consultation publique pendant 30 jours avant d'être finalisé.

Précédent d'équivalence d'actions

L'Afrique du Sud a déjà autorisé des modèles d'équivalence d'actions pour des géants mondiaux de la technologie tels que Microsoft, Hewlett Packard et Samsung Electronics.

Une exception similaire a été accordée à l'industrie automobile en 2019, afin d'encourager les investissements tout en respectant les objectifs de discrimination pro-noire.

Le changement de politique est largement considéré comme faisant partie d'un effort plus large de l'administration Ramaphosa pour stimuler les investissements étrangers et stabiliser les relations commerciales avec les États-Unis, qui se sont fortement détériorées sous Trump.

Le président américain a réduit l'aide, expulsé l'ambassadeur sud-africain et menacé de nouveaux tarifs douaniers.

Les deux gouvernements ont publié une déclaration commune après leur réunion à Washington, s'engageant à renforcer les échanges commerciaux, à augmenter les investissements bilatéraux et à coopérer en matière d'échanges technologiques.

Bien que la question de Starlink ait été abordée, les responsables ont précisé que le changement de politique proposé devait bénéficier à l'ensemble du secteur des télécommunications.

Dans le même ordre d'idées, le Lesotho a accordé une licence d'exploitation à Starlink quelques heures après avoir nié que cette décision était liée à des concessions commerciales américaines.

S'il est mis en œuvre, le projet de politique pourrait donner lieu à une nouvelle vague d'investissements dans les infrastructures technologiques en Afrique du Sud, en particulier dans les zones rurales, où l'accès à l'internet reste rare.

Selon une étude gouvernementale réalisée en 2023, seuls 1,7 % des ménages ruraux du pays disposent d'un accès fiable à l'internet.

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Le père d'Elon Musk, Errol Musk, a été attaqué sur sa ferme alors qu'il s'y trouvait avec sa fille de six ans. Il a repoussé l'attaque et tué trois des assaillants noirs (ci-dessus au début de la vidéo, en anglais).

mercredi 21 mai 2025

Grande-Bretagne : les policiers blancs exclus des ateliers de préparation aux entretiens de promotion

La police métropolitaine britannique (responsable du Grand Londres) a volontairement exclu les hommes blancs des ateliers de préparation aux entretiens de promotion, qui ne sont destinés qu’aux minorités ethniques et aux femmes.

Après celle du West Yorkshire, la police métropolitaine britannique prend des mesures pour renforcer sa politique de discrimination positive. Scotland Yard a décidé de proposer des ateliers sur mesure pour aider ses recrues à obtenir des promotions. Le problème ? Les policiers blancs en sont exclus. Seuls les employés issus de minorités ethniques et les femmes sont autorisés à participer à ces ateliers, révélait le Telegraph le 10 mai dernier.

« Peu importe si vous êtes un bon policier »

Un ancien inspecteur de la police métropolitaine, qui a servi pendant 30 ans, a confirmé que « les hommes blancs sont exclus de ces ateliers simplement en raison de leur sexe biologique et de la couleur de leur peau ». Il a ajouté auprès du journal britannique : « Peu importe à quel point vous êtes un bon policier, vos performances quotidiennes n’ont aucune incidence sur vos chances de promotion. »

Les employés « éligibles » ont ainsi reçu un courriel de la direction pour leur présenter ces ateliers et leur indiquer qu’ils avaient été sélectionnés. « La police métropolitaine a une série de priorités en matière de personnes, qui sous-tendent la stratégie globale de l’organisation, dont l’une est d’améliorer la représentation des Noirs, des minorités ethniques et des femmes à tous les grades des officiers de police », est-il écrit selon le Telegraph.

Vive polémique


Cette mesure a été particulièrement mal accueillie par la profession, qui pointe le fait que « des milliers d’agents blancs sont victimes » de discrimination. « Je considère que toute forme de racisme est odieuse. Traiter quelqu’un différemment simplement en raison de sa couleur de peau ou de son sexe biologique est illégal et immoral », dénonce une source policière, qui estime que la discrimination positive reste « illégale, source de division et crée des victimes ».

Dans son plan d'action sur la race, publié l'année dernière, la police métropolitaine a déclaré : « Notre réseau de mentorat Positive Steps a soutenu 1500 officiers et employés issus de minorités ethniques et a été reconnu comme meilleure pratique par le College of Policing. « Depuis 2021, les ateliers d'action positive pour les officiers noirs ont vu les taux de réussite aux promotions passer de 68 % à 75 %. »

La politique de Scotland Yard n’a rien de surprenant. La police métropolitaine avait déclaré l’année dernière, lors de la présentation de son plan racial, vouloir « un personnel qui reflète l’image de la capitale » afin de « mieux communiquer avec les Londoniens, de gagner leur confiance et de réduire la criminalité ».

Sources : JDD, The Daily Telegraph

mercredi 14 mai 2025

Grenoble : l'université retire des dizaines d'inscriptions « artistiques » conspuant les « mâles blancs »

Des messages « à caractère raciste » qui ont scandalisé l’UNI (l'Union nationale inter-universitaire). « Ces messages inacceptables encouragent le racisme à l’encontre des personnes blanches et diffuse l’idée woke selon laquelle nous serions dans une société systématiquement raciste », a dénoncé l'association de droite qui a lancé une pétition pour que l’université de Grenoble retire les inscriptions.

La direction a condamné cette initiative. «Il y a des messages qui ont débordé le cadre acceptable. Ce sont des messages qui sont intolérables pour l’université, qui ne sont pas compatibles avec les valeurs universitaires et républicaines», a-t-il déclaré au micro de CNEWS.

Sur X, l’université Grenoble Alpes a de son côté confirmé, mercredi 14 mai, que les messages ont été effacés. « Le contenu de ces inscriptions, réalisées dans le cadre d'un atelier artistique, n’est pas à l’initiative de l’Université Grenoble Alpes et ne reflètent pas la position de l’établissement », est-il écrit.

dimanche 9 février 2025

Trump déclare qu'il supprime tout financement à l'Afrique du Sud en raison de la discrimination anti-blanche

Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il supprime tout financement à l’Afrique du Sud en raison de la discrimination et des violations des droits de l’homme à l’encontre des Blancs. Le ministre des Affaires étrangères, Marco Rubio, a également déclaré : « Je ne participerai pas au sommet du G20 à Johannesbourg. » « L’Afrique du Sud fait de très mauvaises choses, a écrit le secrétaire d’État américain sur le réseau social X, citant notamment « l’expropriation des propriétés privées ».

AfriForum, une ONG sud-africaine de défense des droits civils, a souligné que le décret exécutif émis hier par le président Donald Trump, président des États-Unis, concernant la situation des Afrikaners en Afrique du Sud est le résultat direct des actions et politiques irresponsables du président Cyril Ramaphosa et de son gouvernement.

Menaces, discriminations et climat délétère causés par l’ANC

AfriForum avait écrit au président de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, en avril 2024 pour lui demander de renvoyer la Loi sur l’expropriation devant le Parlement, car l’article 12 (3) — qui rend possible l’expropriation sans compensation et qui ne limite pas réellement les circonstances dans lesquelles elle est appliquée — fera fuir les investisseurs.

« Malheureusement, Cyril Ramaphosa a ignoré cette demande. Il a signé cette loi et le président doit donc porter l’entière responsabilité des fruits amers que ce pays et son peuple doivent maintenant récolter », a déclaré Kallie Kriel, président d’AfriForum.

Ernst J. van Zyl, responsable des relations publiques d’AfriForum, estime que les déclarations et le comportement du gouvernement de l’ANC avant la signature de la loi sur l’expropriation justifient les inquiétudes suscitées par cette loi : « Les tentatives d’amendement de la Constitution pour détruire les droits de propriété privée, l’éloge et le culte du héros des accapareurs de terres tels que [l'ancien président du Zimbabwe] Robert Mugabe, et la déclaration selon laquelle l’objectif de la loi sur l’expropriation est de permettre l’expropriation sans compensation, ne sont que quelques exemples des déclarations et des comportements du gouvernement ANC qui suscitent des inquiétudes. »

Selon Jacques Broodryk, porte-parole pour la sécurité des communautés à AfriForum la violation des droits de propriété par l’accaparement des terres en Afrique du Sud suscite de plus en plus d’inquiétudes au niveau international : « Bien que le gouvernement ne soit pas directement responsable d’accaparements de terres, il en est indirectement responsable parce que la police, dans de nombreux cas, n’agit pas contre les occupants et que la législation rend difficile l’expulsion des accapareurs des terres occupées. »

« En outre, des conseillers municipaux de l’ANC ont par le passé été liés à des accaparements illégaux de terres », ajoute Jacques Broodryk.

Se référant aux préoccupations du président Donald Trump selon lequel des minorités sont « très mal traitées », M. Kriel souligne que M. Ramaphosa a signé la loi de modification des lois sur l’éducation de base (BELA) qui menace spécifiquement l’existence continue des communautés culturelles de langue afrikaans en ciblant les écoles afrikaans.

Selon Kallie Kriel, c’est également sous le gouvernement contrôlé par l’ANC — que l’Afrique du Sud compte 141 lois raciales, dont 116 nouvelles, toujours dans les recueils de lois.

Afrikaners reconnaissants, mais opposés à l’émigration

AfriForum a exprimé sa grande reconnaissance envers Donald Trump et les États-Unis pour avoir souligné l’injustice dont sont victimes les Afrikaners en Afrique du Sud.

Toutefois, AfriForum et d’autres organisations sœurs ont rejeté l’offre de Trump de réinstallation des Afrikaners aux États-Unis : « Les Afrikaners ne survivront que sur le sol local en tant que communauté culturelle. L’émigration n’offre de perspectives qu’aux Afrikaners qui sont prêts à sacrifier l’identité culturelle de leur postérité en tant qu’Afrikaners. »

Le décret de Donald Trump sur l’Afrique du Sud

Défense des écoles afrikaans, du droit de propriété

D’après Kallie Kriel, président d’Afriforum, les propositions d’AfriForum comprennent, entre autres, les éléments suivants : 

  1. Le dépôt d’amendements sur la loi d’amendement de la loi sur l’éducation de base (Bela), qui menace spécifiquement l’existence des écoles afrikaans et des communautés culturelles ; et la loi sur l’expropriation qui menace les droits de propriété.
  2. Le retour de l’Afrique du Sud à une politique étrangère neutre vis-à-vis des conflits internationaux. La politique étrangère anti-occidentale et anti-américaine inconsidérée du gouvernement sud-africain contribue directement au fait que le bien-être économique de
  3. La conclusion d’un accord culturel entre le gouvernement sud-africain et les Afrikaners et autres communautés culturelles qui le souhaiteraient, selon lequel un espace culturel sera offert aux institutions et communautés culturelles africaines.
  4. La cessation de la discrimination raciale contre les Afrikaners et les autres minorités.
  5. L’arrêt des déclarations haineuses envers les Afrikaners et les autres minorités, comme l’utilisation du chant Kill the Boer (Tue le Boer !, voir vidéo ci-dessous).

La Loi d’expropriation (2024) sans compensation

Son article 12 (3) précise que :

(3) Il peut être juste et équitable qu’aucune indemnité ne soit versée lorsqu’un terrain est exproprié pour cause d’utilité publique, compte tenu de toutes les circonstances pertinentes, y compris, mais non exclusivement, les suivantes

(a) lorsque le terrain n’est pas utilisé et que l’objectif principal du propriétaire n’est pas de développer le terrain ou de l’utiliser pour générer des revenus, mais de bénéficier de l’appréciation de sa valeur marchande ;

(b) lorsqu’un organe de l’État détient un terrain qu’il n’utilise pas pour ses fonctions essentielles et qu’il n’est pas raisonnablement susceptible d’avoir besoin du terrain pour ses activités futures à cet égard, et que l’organe de l’État a acquis le terrain à titre gratuit ;

(c) nonobstant l’enregistrement de la propriété en vertu de la loi de 1937 sur le registre des actes (loi n° 47 de 1937), lorsqu’un propriétaire a abandonné le terrain en n’exerçant pas de contrôle sur celui-ci alors qu’il était raisonnablement en mesure de le faire ;

(d) lorsque la valeur marchande du terrain est équivalente ou inférieure à la valeur actuelle de l’investissement direct de l’État ou de la subvention pour l’acquisition et l’amélioration bénéfique du capital du terrain.

Comme on le voit, l’article 12, paragraphe 3, laisse à l’autorité expropriante le pouvoir discrétionnaire de déterminer s’il est juste et équitable de ne verser aucune indemnité. Toutefois, la loi ne contient pas de lignes directrices sur la manière dont ce pouvoir discrétionnaire doit être exercé. L’indemnisation nulle n’est pas nécessairement limitée aux cas énumérés dans cet article.

L’article 25 paragraphe 4 de la Constitution sud-africaine stipule que

(4) Aux fins du présent article —
(a) l’intérêt public comprend l’engagement de la nation envers la réforme agraire et les réformes visant à assurer un accès équitable à toutes les ressources naturelles de l’Afrique du Sud, et
(b) la propriété ne se limite pas à la terre.
Lu à la lumière de cet article (25) (4) (a), « l’intérêt public » comprend « l’engagement de la nation envers la réforme agraire. »

Certains ont interprété cela comme signifiant que l’article 25 fournit un cadre pour les cas où aucune compensation ne serait accordée pour les biens expropriés, en particulier en ce qui concerne les terres. À savoir que l'expropriation dans le cadre de la réforme agraire est en soi de l'intérêt public et ne doit donc pas nécessairement être justifié autrement (les clauses (a) à (d) n'étant que des exemples en rien limitatifs).

L’Afrique du Sud, en tant que membre de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), est signataire du protocole de la SADC sur la finance et l’investissement. Ce protocole vise à fournir un cadre politique pour encourager les États membres à instaurer un climat économique favorable à l’investissement et à l’esprit d’entreprise.

L’article 5 du protocole stipule que l’expropriation d’un terrain n’est légale que si elle est effectuée dans un but d’utilité publique, dans le cadre d’une procédure légale régulière, de manière non discriminatoire et accompagnée d’une indemnisation juste et adéquate.

La loi sur l’expropriation en son article 12 (3) pourrait entrer en conflit avec l’exigence d’une « indemnisation juste et adéquate » du Protocole.

La section 12 (3) (a) est particulièrement préoccupante, car elle prévoit que l’indemnisation pour un terrain peut être nulle si le terrain n’est pas utilisé et que le propriétaire n’a pas l’intention de développer le terrain ou de générer des revenus à partir du terrain, mais plutôt de bénéficier de l’appréciation de la valeur du marché.

La section 23 (3) (c) prévoit que les terres peuvent être prises sans compensation lorsqu’elles ont été abandonnées parce que le propriétaire n’a pas exercé de contrôle sur les terres, bien qu’il ait été raisonnablement en mesure de le faire, et la section 23 (3) (d) prévoit qu’aucune compensation ne doit être payée lorsqu’un investissement direct de l’État excède la valeur des terres.

L’Afrique du Sud a conclu plusieurs traités bilatéraux d’investissement avec la Chine, les États-Unis et des pays de l’UE, dont la plupart exigent une compensation à la valeur marchande totale en cas d’expropriation.

L’expropriation sans compensation pourrait constituer une violation de ces traités et déclencher des demandes d’arbitrage international de la part d’investisseurs étrangers.

Le protocole sur l’investissement de la zone de libre-échange continentale africaine, auquel l’Afrique du Sud est liée en tant que signataire, prévoit également des protections contre l’expropriation sans compensation.

L’article 19 du protocole de la zone de libre-échange prévoit des règles relatives à l’expropriation des biens. Celles-ci exigent que l’expropriation soit effectuée dans un but d’utilité publique, conformément à la procédure établie par l’État dans lequel l’investissement est détenu, de manière non discriminatoire et, conformément à l’article (19) (1) (d), qu’elle donne lieu à une indemnisation juste et adéquate.

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mardi 1 octobre 2024

Fécondité aux États-Unis par État et par race (2022 et 2023)

Attention les échelles de couleurs ne sont pas les mêmes d'un groupe ethnique à l'autre et d'une année à l'autre.

Détail


dimanche 8 septembre 2024

La réglementation anti-blanche expliquerait pourquoi Starlink ne dessert pas l'Afrique du Sud alors que ses voisins sont connectés

Starlink est un fournisseur d'accès à Internet par une constellation de satellites en basse altitude de la société SpaceX.

 
Récemment, Starlink a commencé a offrir ses services en Afrique australe, notamment à Madagascar, au Mozambique, en Eswati, au Botswana et au Zimbabwe. Alors que Starlink devrait être disponible l'année prochaine en Angola, en Namibie et au Congo (RDC), aucune date n'est prévue pour l'inauguration dans la patrie du patron de Starlink, Elon Musk, à savoir l'Afrique du Sud.
 
À l'origine de ce retard ? La discrimination anti-blanche de l'Afrique du Sud serait probablement en cause, selon MyBroadBand un site sud-africain spécialisé.
 
L'incertitude liée aux nouvelles réglementations sur « l'émancipation économique des Noirs » (BEE) et aux exigences en matière de propriété des « entreprises historiquement désavantagées » dans le secteur des télécommunications pourrait être à l'origine de la réticence de Starlink à se lancer en Afrique du Sud.

En bleu clair les zones desservies par Starlink, en bleu foncé celles qui ne le sont pas.

Le service Internet par satellite en orbite basse, rapide et non plafonné, a été décrit comme une révolution pour ceux qui utilisent son offre d'itinérance en Afrique du Sud, en particulier dans les zones rurales qui n'avaient auparavant qu'un accès limité, voire inexistant, à l'Internet.

Lorsque Starlink a démarré la phase de précommandes au niveau mondial en février 2021, la date de lancement en Afrique du Sud était estimée à 2022.

Deux mois plus tard, l'Independent Communications Authority of South Africa (Icasa) a indiqué à MyBroadband que Starlink devrait se conformer à la nouvelle réglementation controversée sur la propriété par des Noirs, qui était encore à l'état de projet à l'époque.

Cette réglementation exigeait que les titulaires de licences de télécommunications aient un minimum de 30 % de parts détenues par des Noirs. En outre, les détenteurs de licences devraient avoir le statut BBBEE de niveau 4.

Ces règles s'ajouteraient à une règle de la loi sur les communications électroniques datant de plusieurs années, selon laquelle les titulaires de licences devaient être détenus à 30 % par des groupes historiquement défavorisés (HDG), notamment les Noirs, les femmes, les personnes handicapées et les jeunes.


« Un titulaire de licence individuelle doit se conformer à la fois à l'exigence d 'équité envers les Noirs et à l' exigence d'équité envers les groupes historiquement désavantagés », a déclaré l'Icasa.

Toutefois, dans le règlement final, l'Icasa avait suspendu la nouvelle règle des 30 % de Noirs dans l'attente de l'annonce d'une prochaine date d'entrée en vigueur et de « mesures réglementaires et législatives ».

Il s'agissait notamment de confirmer auprès du ministère du commerce, de l'industrie et de la concurrence que les règles étaient conformes à la loi sud-africaine sur la BEE à base élargie (Broad-based BEE Act).

Bien que l'Icasa ait déclaré qu'elle annoncerait une future date d'entrée en vigueur de la réglementation, elle est restée silencieuse à ce sujet pendant plus de trois ans, laissant les opérateurs de réseaux et les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) dans l'incertitude.

Les nouvelles règles ont été fortement critiquées par les acteurs et les experts du secteur des télécommunications, qui ont prévenu qu'elles auraient un impact désastreux.

Société écran et part de gâteau pour des intermédiaires noirs bien introduits

Un dirigeant de fournisseur d'accès à Internet a déclaré qu'il était totalement opposé à BEE parce qu'il conduisait à l'ajout d'hommes de paille et de sociétés écrans qui gonfleraient les prix pour les clients.

À la suite de ces événements, Starlink a retardé d'un an, en novembre 2021, l'échéance de son lancement en Afrique du Sud.

En septembre 2022, Starlink a actualisé le calendrier de lancement en le qualifiant d' « inconnu », ce qui est toujours le cas aujourd'hui.

Entre-temps, quatre des voisins de l'Afrique du Sud ont déjà lancé ou approuvé Starlink.

Starlink a également été lancé ou dispose d'un calendrier de lancement dans plusieurs pays africains où les règles de propriété locale sont strictes, notamment au Kenya.

Starlink muet sur les détails


Starlink n'a pas explicitement confirmé si les règles BEE ou HDG sont la raison pour laquelle elle a retardé la fenêtre de lancement du service, malgré les nombreuses questions posées par MyBroadband au cours des dernières années.

Toutefois, Phillip van Essen, responsable des ventes aux entreprises de Starlink, a déclaré à Mining Weekly que la société donnait la priorité aux déploiements dans les pays où il était facile de faire des affaires et d'obtenir des approbations réglementaires.

« Nous respectons le fait que chaque pays a son propre processus... et nous avons une équipe dédiée qui se concentre sur les efforts de réglementation dans le monde entier, y compris en Afrique du Sud », a déclaré M. Van Essen en mai 2023.

« Nous espérons pouvoir résoudre les problèmes et commencer à offrir des services ici bientôt, ainsi que dans d'autres pays africains.

Indépendamment de la mise en œuvre de la règle de la propriété noire, l'exigence existante en matière de HDG constitue déjà un obstacle.

La société mère de Starlink, SpaceX, possède une structure de propriété complexe qui comprend son principal actionnaire - le fondateur et PDG Elon Musk - ainsi qu'une myriade de grandes sociétés d'investissement et d'entreprises technologiques.

L'établissement des données démographiques de ces actionnaires n'est pas exigé aux États-Unis et constituerait probablement un exercice long, potentiellement compliqué et invasif qui l'emporterait sur les avantages immédiats d'un lancement en Afrique du Sud.

En règle générale, les entreprises internationales qui souhaitent proposer leurs produits et services en Afrique du Sud s'associent à une entité locale qui remplit déjà les conditions requises.

Starlink a tenu à servir ses clients directement plutôt que de faire appel à des revendeurs, car cela lui permet de mieux contrôler les prix et le service à la clientèle.

Compromis avec un généreux donateur du régime zimbabwéen

Il semble toutefois que la société ait accepté ce compromis au Zimbabwe.

L'approbation de Starlink dans ce pays est intervenue à la suite d'un accord prévoyant que le service serait fourni par l'intermédiaire d'une société privée locale, IMC Communications.
 
Plusieurs publications zimbabwéennes ont rapporté qu'IMC Communications appartenait au controversé Wicknell Chivayo, un bienfaiteur du parti au pouvoir au Zimbabwe, le ZANU-PF.

M. Chivayo est bien connu au Zimbabwe pour son style de vie somptueux et ses relations avec des personnalités influentes de la politique zimbabwéenne ; il a été accusé d'être impliqué dans plusieurs montages gouvernementaux douteux.

Voir aussi
 

lundi 26 août 2024

Grande-Bretagne — Les enseignants seront formés à la lutte contre la « blanchité » dans les écoles


Des directives officielles visent à encourager la formation « antiraciste » des enseignants afin de maintenir la diversité du personnel enseignant.

Les enseignants apprendront à remettre en question la « blanchité » dans les cours, peut révéler The Telegraph de Londres.

Des directives ont été élaborées pour les cours de formation des enseignants, afin de s'assurer que les futurs éducateurs sont « antiracistes » et préparés à mettre cela en œuvre dans la salle de classe.

Les enseignants recevront des instructions sur la manière de « perturber la centralité de la blanchité » dans les écoles, selon un document sur les meilleures pratiques.

Dans la théorie critique de la race, le terme « blanchité » fait référence aux attitudes sociales considérées comme normales par les Blancs, et les orientations suggèrent que des concepts tels que la « méritocratie », l'« objectivité » et l'« individualisme » devraient être remis en question.

Les documents précisent que les enseignants en formation - s'ils sont blancs - devraient également être incités à développer et à projeter une « identité raciale blanche positive ».

L'impact de la blanchité

Des orientations distinctes ont été élaborées pour l'Écosse et l'Angleterre, et les deux documents ont été approuvés par les universités proposant une formation aux enseignants, notamment Edimbourg, Glasgow et Newcastle, ainsi que par le syndicat de l'éducation nationale.

Les documents affirment que le fait d'encourager une formation « antiraciste » des enseignants contribuera à maintenir la diversité du personnel enseignant et à combler l'écart de niveau entre les élèves blancs et non blancs.

Le « cadre antiraciste » écossais, élaboré par le Conseil écossais des doyens de l'éducation et approuvé par dix universités, indique que les changements apportés à la formation des enseignants « perturberont la centralité de la blanchité et permettront d'autres façons de voir, de penser et d'agir ».

Ce processus peut se traduire par davantage de références au colonialisme et au racisme dans les cours et par une meilleure compréhension de « l'impact de la blanchité ».

Cela permettra aux enseignants de projeter une « identité raciale blanche fondée sur la réalité et la solidarité “ dans la classe, exempte de ” fausses notions de supériorité ».

Le cadre national de lutte contre le racisme pour la formation initiale des enseignants, lancé en 2023, stipule que ceux qui forment les futurs enseignants doivent « démystifier le mythe de l'objectivité “ dans les travaux universitaires et examiner plutôt comment certains points de vue sont ” réduits au silence » dans les travaux universitaires.

Les formateurs d'enseignants ont été vivement encouragés à lutter pour la justice raciale « par le biais de l'activisme » et les syndicats d'enseignants, selon le document d'orientation.

Les outils de la blanchité

Un cadre antiraciste parallèle pour la formation des enseignants, commandé par le syndicat de l'éducation nationale en 2023 et financé par l'université de Newcastle, a été élaboré pour l'Angleterre.

Il indique que « les enseignants travaillant avec tous les groupes d'âge » sont « cruciaux pour le travail de lutte contre le racisme », et oriente les tuteurs vers la littérature académique sur la façon de traiter la « blanchité ».

Le terme « blanc » est mentionné près de 400 fois dans le guide, tandis que le terme « blanchité » apparaît 121 fois.

Les différents documents universitaires mentionnent l'importance de dissiper les « notions d'objectivité » ainsi que ce que l'on appelle les « outils de la blanchité », notamment l'« individualisme » et la « croyance en une méritocratie ».

Le cadre renvoie également les tuteurs à des passages qui affirment que le « privilège blanc » inclut le « droit à la jouissance » et que « les émotions sont elles-mêmes racialisées ».

Le guide écossais vise à lutter contre le racisme dans l'éducation et à créer un corps enseignant plus diversifié.

Il a été mis à disposition par les établissements d'enseignement supérieur qui assurent la formation des enseignants, notamment les universités d'Aberdeen et de Strathclyde.

Un porte-parole de l'université de Newcastle a déclaré : « Comme nous l'avons vu lors des récents troubles publics au Royaume-Uni, le racisme est omniprésent dans notre société. La façon dont nous formons les enseignants aujourd'hui et demain jouera un rôle important pour briser ce cycle et le cadre a été développé pour fournir des conseils pratiques à ce sujet.

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