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lundi 25 août 2025

Principaux enjeux pour les Canadiens (sondage mi-août 2025)

Selon un sondage Abacus, la hausse du coût de la vie continue de dominer le débat politique, 60 % des Canadiens la citant parmi leurs trois principales préoccupations. L'économie dans son ensemble arrive en deuxième position avec 36 %, suivie du logement avec 35 %. Les soins de santé occupent la quatrième place avec 33 %.

L'influence de Donald Trump en tant que sujet politique semble diminuer. Cité par 38 % des personnes interrogées dans cette vague, contre 44 % au début de l'été, Trump se classe désormais derrière le coût de la vie et à égalité avec l'économie en termes d'importance. Bien qu'il reste significatif, son influence diminue légèrement, ce qui reflète probablement à la fois la lassitude des Canadiens et un léger refroidissement de la couverture médiatique américaine.

L'immigration reste en milieu de classement, citée par 25 % des personnes interrogées (l'immigration a des répercussions sur bon nombre des autres sujets cités, tels que le logement).

« Le climat » et les sujets qui tiennent le plus à cœur aux progressistes libéraux comme les inégalités et le dossier autochtone semblent relégués au bas du tableau.

Lorsque l'on demande aux Canadiens quel parti est le mieux placé pour traiter les questions qui leur tiennent le plus à cœur, une tendance claire se dégage :

Coût de la vie : les conservateurs devancent les libéraux (39 % contre 27 %)

Économie : les conservateurs devancent les libéraux (45 % contre 34 %)

Immigration : les conservateurs dominent avec 56 % contre 15 % pour les libéraux.

Sur ces questions fondamentales liées à l'accessibilité financière et à l'économie, les conservateurs renforcent et maintiennent leur avance.

Cependant, les libéraux continuent de dominer sur d'autres fronts :

Changement climatique : les libéraux devancent les conservateurs (37 % contre 9 %).

Donald Trump et son administration : les libéraux restent le parti préféré (56 % contre 21 %), mais moins de personnes citent désormais cette question comme une priorité.

Méthodologie

Le sondage a été mené auprès de 1 915 Canadiens entre le 15 et le 19 août 2025. Un échantillon aléatoire de panélistes a été invité à répondre au sondage à partir d'un ensemble de panels partenaires basés sur la plateforme d'échange Lucid. Ces partenaires sont généralement des panels de sondage à double opt-in, combinés afin de gérer les biais potentiels dans les données provenant d'une seule source.

La marge d'erreur pour un échantillon aléatoire comparable basé sur la probabilité et de même taille est de +/- 2,2 %, 19 fois sur 20.

Les données ont été pondérées en fonction des données du recensement afin de garantir que l'échantillon corresponde à la population canadienne en termes d'âge, de sexe et de région. Les totaux peuvent ne pas atteindre 100 en raison des arrondis.

Le sondage a été financé par Abacus Data.

mercredi 16 juillet 2025

Poilièvre — Plus de gens doivent quitter le Canada qu'y entrer pendant les deux prochaines années

Des dizaines d'étudiants asiatiques organisent un rassemblement près du Canadore College à North Bay (Ontario) pour réclamer des solutions au manque de logements abordables dans la région.

Le chef du Parti conservateur fédéral, Pierre Poilièvre, réclame une ligne plus dure en matière d'immigration, affirmant lundi qu'il souhaite voir instaurer des « plafonds très stricts » sur le nombre de nouveaux arrivants autorisés à entrer dans le pays.

S'adressant aux journalistes lors d'une conférence de presse à Ottawa, M. Poilièvre a déclaré que le Canada avait du mal à intégrer les nouveaux arrivants et qu'il souhaitait voir plus de personnes quitter le pays qu'y entrer « pendant que nous rattrapons notre retard ».

« Nous avons des millions de personnes dont les permis expireront au cours des deux prochaines années, et beaucoup d'entre elles partiront », a-t-il déclaré. « Nous avons besoin que plus de personnes partent qu'arrivent au cours des deux prochaines années. »

M. Poilievre a déjà critiqué la gestion du dossier de l'immigration par le précédent gouvernement libéral. Lors des dernières élections, il avait promis de « rétablir l'ordre » dans ce qu'il avait qualifié de système « défaillant ».

Poilièvre veut « des plafonds très stricts en matière d'immigration »

Le chef conservateur Pierre Poilièvre a déclaré lundi aux journalistes qu'il fallait que « plus de personnes quittent » le Canada qu'il n'y en ait qui y entrent, sans préciser combien.

M. Poilèevre affirme désormais que le premier ministre Mark Carney devrait aller encore plus loin en appelant à une migration nette négative.

L'immigration est au cœur de ses messages post-électoraux sur les réseaux sociaux et de ses déclarations publiques.

« Notre pays est divisé et nous ne sommes pas en mesure d'intégrer les gens à ce rythme », a déclaré M. Poilievre jeudi à propos des niveaux élevés d'immigration qui ont conduit à une croissance record de la population dans les années post-COVID.

Lors du Stampede (grand rodéo) de Calgary au début du mois, il a déclaré que le gouvernement libéral avait mené une « expérience ratée avec l'ouverture des frontières ».

« L'immigration doit être contrôlée. Elle doit se faire dans des proportions que nous pouvons absorber », a-t-il déclaré.

En 2022 et 2023, la population a augmenté respectivement de 2,5 % et 3,1 %, soit des taux de croissance deux à trois fois supérieurs à ceux enregistrés les années précédentes, selon les données de Statistique Canada.

Selon les estimations démographiques, le pays a accueilli quelque 3,6 millions de personnes supplémentaires depuis début 2020.

Cette croissance a été alimentée par une augmentation du nombre de résidents non permanents, dont beaucoup étaient des étudiants et des travailleurs étrangers à bas salaire.

Face à des signes de tension — taux d'inoccupation des logements locatifs historiquement bas, hausse des prix des logements, chômage élevé chez les jeunes et les immigrants et données préoccupantes sur l'accès aux soins de santé —, le dernier gouvernement libéral a réduit le nombre d'étudiants et de travailleurs étrangers temporaires.

Ces changements semblent avoir un impact. Statistique Canada a indiqué que le taux de croissance démographique était de 0,0 % au premier trimestre de cette année, soit le deuxième trimestre consécutif de baisse nette du nombre de résidents non permanents.

M. Carney s'est engagé à maintenir ces limites et à plafonner le nombre de résidents non permanents à 5 % de la population totale d'ici la fin de 2027. Ce chiffre serait bien inférieur à celui du début de l'année.

Les données fédérales indiquent qu'il y avait trois millions de résidents non permanents au Canada au troisième trimestre de 2024. Avec une population d'environ 40 millions d'habitants, cela représente environ 7,5 %.

La volonté de réduire ce chiffre à 5 % signifie que le nombre d'étudiants internationaux admis sera encore plus faible et que les entreprises se verront refuser les permis d'importation de main-d'œuvre, si le plan de M. Carney est pleinement mis en œuvre.

M. Poilièvre a déclaré que des réductions plus importantes étaient justifiées.

« Notre politique d'immigration devrait inviter les bonnes personnes en nombre suffisant, de manière à donner la priorité au Canada et aux Canadiens », a-t-il déclaré.

Source : CBC

 


dimanche 6 avril 2025

Sondage — Majorité des électeurs canadiens soutiendraient division du taux d'immigration par quatre (4)

Une majorité d'électeurs conservateurs, libéraux et néo-démocrates soutiendraient la réduction du taux d'immigration du Canada à 100 000 personnes par an (plutôt que 450 000).



jeudi 13 février 2025

Les conservateurs du Canada anglais sont en panne de sens et leur logiciel idéologique tourne à vide

Le chef conservateur est compétent en économie, reconnaît l’historien Éric Bédard, mais Pierre Poilièvre doit encore définir ce qu’est le Canada, selon lui, et ce qui le distingue de son voisin. Texte paru dans La Presse de Montréal. Éric Bédard est historien et professeur à l’Université TELUQ. Il a récemment fait paraître Figures marquantes de notre histoire. Volume II : Lutter (VLB)

En temps normal, la politique se confond avec l’administration : améliorer les services rendus à la population, équilibrer les budgets, lancer des projets économiques structurants. De bons managers font l’affaire.

Mais en temps de crise, ces gestionnaires sont bien démunis. Car pour traverser des temps difficiles, il faut des politiques capables de mobiliser des affects et des mythes, proposer un récit qui donne un sens fort à l’aventure collective, dessiner des horizons inspirants.

En temps de crise, il faut s’élever au-dessus de la partisanerie et passer de la politique à la métapolitique. Jusqu’à maintenant, Pierre Poilièvre a complètement raté ce passage.

Il n’est cependant pas le seul responsable.

Depuis leur virage « continentaliste » des années 1980 et leur adhésion enthousiaste au libre-échange avec les États-Unis, les conservateurs sont en panne de sens et leur logiciel idéologique tourne à vide.

Longtemps, les conservateurs ont été les porteurs d’un nationalisme qui se définissait par la négative. Être Canadien, c’était refuser le modèle américain, c’est-à-dire un type de société qui se fondait sur une rupture avec l’ancien monde européen, une foi illimitée dans le progrès, un égalitarisme et un individualisme qui pouvait mener au désordre et à la guerre civile.

Héritage britannique

Être conservateur canadien, c’était être fidèle à l’héritage britannique, à ce monde d’avant l’âge d’un progrès débridé, technique, déshumanisant, des tares qu’incarnait la grande république américaine et qu’avaient rejeté les loyalistes à la fin du XVIIIe siècle. Jusqu’aux années 1960, le conservatisme canadien est un antiaméricanisme.

En 1962, John Diefenbaker est le seul dirigeant politique occidental à exiger une enquête indépendante durant la crise des missiles de Cuba. L’année suivante, il déclenche des élections précipitées parce qu’il refuse que le Canada accueille des missiles américains à tête nucléaire. Lors du débat sur l’unifolié, Diefenbaker, redevenu chef de l’opposition, affiche son patriotisme en se drapant dans le Red Ensign – l’ancien drapeau où les armoiries canadiennes côtoyaient la croix britannique.

L’ancien premier ministre du Canada, John Diefenbaker, en 1957

Dans Lament for a Nation, un essai crépusculaire publié en 1965, le philosophe conservateur George Grant pressentait la fin de ce Canada attaché à son passé et à ses traditions.

À ses yeux, la complaisance et la complicité coupable des élites canadiennes à l’endroit du géant américain annihilaient ce qu’il restait d’original dans l’identité canadienne, ou la vidaient de sa substance.

À la même époque, l’antiaméricanisme canadien passe à gauche. La jeunesse rejette la guerre du Viêtnam, le complexe militaro-industriel et les valeurs capitalistes des grandes corporations américaines. Pour cette gauche, ce qui distingue désormais le Canada des États-Unis, ce sont ses programmes sociaux beaucoup plus généreux, notamment son système de santé universel et gratuit, et une plus grande tolérance pour la diversité qu’incarnerait cette doctrine du multiculturalisme conceptualisée par des penseurs en vogue et inscrite dans la Loi constitutionnelle de 1982.

[Le Premier Ministre conservateur de 1984 à 1993] Brian Mulroney avait de belles qualités, mais il ne croyait pas beaucoup à la force des idées et à la contribution des intellectuels. Ce qu’il allait proposer aux Canadiens, c’était moins un nouveau programme idéologique qu’une simple alternance partisane. Car sur le fond, il souscrivait aux grands principes de la refondation de 1982 et ne proposait que des amendements mineurs (ex. : Accord du lac Meech). Le conservatisme canadien n’est devenu qu’économique et fiscal.

Un besoin d’élévation

Lorsqu’on écoute certaines entrevues de fond de Pierre Poilièvre, on constate vite ses compétences en économie et sa volonté sincère d’accroître le niveau de vie des Canadiens. Mais lorsqu’il doit réagir à la crise existentielle provoquée par les décisions erratiques du président Trump, il est incapable de mettre de côté la partisanerie et de montrer un peu d’élévation.

Au micro de Jordan Peterson pendant deux heures, il conclut son entretien de fond en répétant qu’il rêve d’améliorer le pouvoir d’achat du Canadien moyen. Dans sa réaction aux menaces de Donald Trump, il rappelle que les libéraux, avec leurs dépenses incontrôlées, ont brisé la « promesse canadienne » de prospérer et d’aspirer à une ascension sociale.

Ces objectifs sont certes nobles, mais Pierre Poilièvre devra nous expliquer : en quoi ils se distinguent de l’« American Dream » ?

Si le Canada des conservateurs n’est qu’une déclinaison du rêve américain, pourquoi ne pas accepter la proposition de Donald Trump de devenir le 51e État des États-Unis ?

Sinon, qu’est-ce que le Canada au juste, et quel serait son destin, son ambition, sa « vocation » selon lui ?

Pour répondre à ces questions, Pierre Poilièvre devra rouvrir ses livres d’histoire, laisser tomber un moment la partisanerie et passer de la politique à la métapolitique, c’est-à-dire à des considérations plus élevées sur le sens qu’il faut parfois donner, dans des circonstances hors de l’ordinaire, à une aventure collective. A-t-il les ressorts qu’il faut pour y arriver ?

mardi 3 décembre 2024

Le taux de crimes violents et contre les biens du Canada dépasse désormais celui des États-Unis

Le taux de crimes violents et de crimes contre les biens du Canada, corrigé en fonction de la population, dépasse désormais celui des États-Unis, et l’écart se creuse, selon les statistiques criminelles les plus récentes.


L’Institut Fraser a « prépublié » un chapitre d’une étude à venir qui révèle que les taux d’homicides, d’atteintes aux biens et de crimes violents pour 100 000 habitants sont en hausse au Canada, les deux derniers dépassant désormais ceux de ses voisins du Sud.

Selon l’étude, qui s’appuie sur les statistiques du Federal Bureau of Investigation (FBI) et du Bureau of Justice ainsi que sur les données de la criminalité déclarée au Canada, les deux pays ont connu une baisse « spectaculaire » à long terme des taux de crimes contre les biens et de crimes violents entre les années 1990 et 2014. Après 2014, cependant, le Canada a commencé à voir ses taux de criminalité augmenter, inversant ainsi les progrès accomplis.

L’étude a révélé qu’entre 2014 et 2022, lorsque les dernières statistiques sur la criminalité étaient disponibles, le taux de criminalité violente, comme les meurtres, les vols et les agressions armées, a augmenté de 43,8 % au Canada pour atteindre 434,1 crimes violents pour 100 000 habitants.

Cela signifie que le Canada a maintenant un taux de crimes violents corrigé pour la population de 14 % plus élevé que les États-Unis, qui ont connu une augmentation des crimes violents de 5,3 % au cours de la même période, avec 380,7 crimes pour 100 000 personnes.

Alors que le taux de crimes contre les biens en Amérique, y compris les cambriolages, les vols et les vols de véhicules à moteur, a diminué de 24,1 % entre 2014 et 2024, avec 1954,4 crimes pour 100 000 habitants, le taux de crimes contre les biens au Canada a augmenté de 7 %, avec 2 491 crimes pour la même mesure.

Cela signifie que le taux de crimes contre les biens au Canada était 27 % plus élevé qu’aux États-Unis en 2022, une mesure pour laquelle le Canada avait un chiffre plus bas que les États-Unis avant l’arrivée au pouvoir du Premier ministre Justin Trudeau.

Le taux d’homicide ajusté à la population des États-Unis est deux fois et demie plus élevé que celui du Canada, bien que le taux d’homicide du Canada ait augmenté plus rapidement au cours de la même période.

Le taux d’homicide du Canada a augmenté de 53,4 % entre 2014 et 2022. Il est passé de 1,5 meurtre pour 100 000 habitants à 2,3 en 2022. En revanche, le taux d’homicide corrigé de la population aux États-Unis a augmenté de 49,4 % pour atteindre 5,8 pour 100 000 au cours de la même période.

Malgré l’augmentation des taux de criminalité dans les deux pays, les statistiques sont toujours considérées comme des niveaux historiquement bas par rapport aux taux de criminalité du début des années 1990, qui ont marqué le début d’un déclin spectaculaire à long terme.


Un examen des rapports de Statistique Canada montre que la traite des êtres humains a également augmenté. Le nombre d’incidents de traite des êtres humains signalés par la police a presque triplé au cours de la même période, passant de 200 incidents signalés en 2014 à 597 incidents en 2022.

Selon le rapport de Statistique Canada, depuis l’exercice 2012/2013, 84 % des affaires judiciaires pour adultes concernant des accusations de traite des êtres humains se sont soldées par un retrait, un non-lieu ou une relaxe.

L’Institut Fraser a déclaré que le chapitre ne portait que sur les statistiques nationales et que le rapport complet comparerait les taux de criminalité aux États-Unis et dans les zones métropolitaines canadiennes afin de fournir un contexte plus large.

Le Parti conservateur du Canada a publié une déclaration en réponse à l’étude jeudi, accusant les politiques de « prise et remise en liberté » de M. Trudeau d’être à l’origine de l’augmentation de la criminalité.

« Après neuf ans de gouvernement néo-démocrate et libéral, nos villes, autrefois sûres, sont désormais en proie à la criminalité et au chaos. Les politiques radicales d’arrestation et de remise en liberté de M. Trudeau ont libéré des récidivistes violents dans nos rues », peut-on lire dans le communiqué. « Les Canadiens méritent de se sentir en sécurité dans leurs communautés. »

Les conservateurs pointent du doigt deux projets de loi qu’ils ont l’intention d’abroger, car ils estiment qu’ils sont à l’origine de la hausse de la criminalité sous Trudeau.

Le projet de loi C-75 insiste sur le fait que les juges accordent la priorité à la mise en liberté sous caution dans la plupart des situations, ce qui, selon les conservateurs, a eu pour conséquence que des récidivistes, même ceux qui ont déjà violé les conditions de mise en liberté sous caution, se sont vu accorder une mise en liberté sous caution. L’autre projet de loi, C-5, révoque les peines minimales obligatoires pour certains crimes violents, y compris les infractions liées aux armes à feu.

dimanche 6 octobre 2024

Sondage. importance de lutter contre les « changements climatiques » : chute de 14 points en un an

Du 19 au 25 septembre 2024, Abacus Data a mené un sondage national auprès de 1 701 adultes canadiens (18 ans et plus) afin d'examiner leurs points de vue sur le changement climatique et leurs priorités dans le contexte de défis immédiats pressants, tels que le coût de la vie et l'accessibilité au logement. Les résultats révèlent que l'accent est mis sur l'aide à court terme, de nombreux Canadiens donnant la priorité aux problèmes socio-économiques immédiats plutôt qu'à l'action climatique à long terme.

62 % des Canadiens sont préoccupés par le changement climatique et son impact potentiel sur notre avenir, tandis que seulement 13 % ont indiqué qu'ils n'étaient pas du tout inquiets. Les partisans du Parti libéral (76 %) et du NPD (74 %) sont les plus préoccupés par le changement climatique (plus que les électeurs du Parti vert!), alors que seulement 49 % des partisans du Parti conservateur et 63 % de ceux du Bloc Québécois partagent les mêmes inquiétudes. En outre, près d'un sympathisant conservateur sur quatre indique qu'il n'est pas du tout préoccupé par le changement climatique et son impact potentiel sur notre avenir (22 %). 

Fait notable, l'inquiétude à l'égard du changement climatique a diminué de 14 points depuis octobre 2023, date à laquelle 76 % des Canadiens se disaient préoccupés par cette question.

mardi 13 août 2024

L'immigration explique-t-elle que les conservateurs fédéraux sont au coude à coude avec le Bloc québécois ?


Selon le dernier sondage Abacus, 25 % des Canadiens placent l’immigration parmi leurs trois principales préoccupations, ce qui est considérable compte tenu du large éventail de défis auxquels le pays est confronté.

Cette préoccupation est encore plus prononcée chez les partisans actuels du Parti conservateur, 36 % d’entre eux considérant l’immigration comme un problème majeur. Ceux qui sont prêts à voter pour les conservateurs sont également 16 points plus susceptibles de citer l’immigration comme un problème majeur que ceux qui ne sont pas prêts à voter pour les conservateurs.

Mais les chiffres les plus frappants proviennent du Québec, où 35 % des personnes interrogées considèrent l’immigration comme une priorité absolue. Cela fait du Québec la région la plus préoccupée par l’immigration, dépassant même les bastions typiquement conservateurs de l’Ouest canadien.
    
En revanche, seuls 20 % des répondants du Canada atlantique et 21 % des Britanno-Colombiens considèrent l’immigration comme une question urgente, ce qui souligne les disparités régionales dans la manière dont ce sujet est perçu à travers le pays.

Au-delà de l’importance de la question, ceux qui s’intéressent à la question pensent majoritairement que les conservateurs s’en occuperaient le mieux. 54 % d’entre eux pensent que le PCC serait le meilleur, suivi par le CPP (10 %), le PLC (7 %) et le NPD (4 %). 19 % sont incertains.


L’impact politique au Québec

Mais ce qui est fascinant et pourquoi j’attire l’attention sur cette question, c’est que les données des sondages révèlent un contraste frappant dans les intentions de vote entre les Québécois qui accordent la priorité à l’immigration et ceux qui ne l’accordent pas.

Parmi les 35 % de Québécois qui considèrent l’immigration comme une question prioritaire, 47 % expriment leur soutien au PCC, suivi par 27 % pour le Bloc Québécois (BQ) et 18 % pour le Parti libéral du Canada (PLC).

Il s’agit d’une grande différence par rapport au reste de l’électorat québécois (qui n’accorde pas la priorité à l’immigration), où le BQ mène avec 32 %, le PLC suit avec 27 %, et le PCC est en queue de peloton avec 22 %. Il s’agit d’un écart de 25 points pour les conservateurs et d’une indication claire que les opinions sur l’immigration peuvent avoir un impact sur le soutien au Québec.
    
Cela suggère que la position des conservateurs sur l’immigration résonne fortement avec un segment substantiel des électeurs québécois et c’est la raison pour laquelle Pierre Poilièvre a de nouveau soulevé la question la semaine dernière. Les données indiquent que l’immigration n’est pas seulement une question secondaire, mais une force motrice potentielle derrière le réalignement politique au Québec.

Voici un aperçu de la couverture médiatique des déclarations des conservateurs sur l’immigration au cours de l’année écoulée :
Il s’agit de promesses et de promesses récentes, rappelons que Poilièvre n’avait aucune objection aux taux faramineux d’immigration il y a deux ans Pierre Poilièvre ne s’opposait pas en 2022 à l’augmentation de l’immigration annuelle à plus de 400 000 par an. Enthousiasme qui s’est amoindri publiquement depuis un an voir Chute de 5 % dans les intentions de vote pour Poilièvre, forte augmentation des gens opposés à l’immigration de masse alors que l’inflation diminue (son message anti-inflation est depuis moins porteur).

Pourquoi l’immigration résonne au Québec

L’importance de la question de l’immigration au Québec n’est pas tout à fait surprenante. Le Québec possède une identité culturelle et linguistique distincte, et les préoccupations liées à la préservation de cette identité ont longtemps influencé sa politique. Les changements démographiques de la province, associés aux débats sur la laïcité et l’intégration, ont fait de l’immigration une question particulièrement sensible et à fort enjeu.

Le parti conservateur a exploité ces préoccupations, se positionnant comme le défenseur de l’identité unique du Québec contre les menaces perçues d’une immigration accrue. Ce message semble gagner du terrain, d’autant plus que les autres partis s’efforcent de répondre à ces préoccupations d’une manière qui trouve un écho auprès des électeurs québécois.
    
Conclusion

Selon David Coletto d’Abacus Data, si l’immigration continue d’être une question prioritaire pour les Québécois, les conservateurs pourraient voir leur soutien augmenter de manière significative dans la province, même si leur position sur d’autres questions pourrait rebuter les Québécois.

Cela marquerait un changement notable dans le paysage politique du Québec, où le PCC a toujours eu du mal à s’implanter. Cependant, cela suggère également un électorat plus polarisé, où l’immigration devient un sujet de discorde qui pourrait aggraver les divisions non seulement au Québec, mais aussi dans tout le Canada.

À l’approche des prochaines élections fédérales, selon David Coletto sera crucial d’observer comment l’immigration est débattue et comment elle influence le comportement des électeurs. Pour les conservateurs, l’immigration pourrait être la question qui leur permet de percer au Québec, surtout lorsqu’ils tentent de se distinguer du Bloc Québécois et de faire valoir qu’un gouvernement conservateur peut réellement mettre en œuvre une politique alors que le BQ ne peut que l’influencer.

Voir aussi

Canada — Les employeurs continuent de faire appel à des travailleurs étrangers faiblement rémunérés, malgré la hausse du chômage.

La PM « conservatrice » de l’Alberta, Danielle Smith, veut doubler sa population d’ici 25 ans

Canada — le taux de chômage des immigrants récents à 12,6 % en juillet 2024 (6,4 % pour la population générale), le taux du chômage des jeunes grimpe également rapidement

 

mercredi 19 juin 2024

Canada — Intention de vote fédéral par religion


L'évolution démographique du Canada s'est traduite par un changement proportionnel dans la manière dont les partis politiques sollicitent le soutien des électeurs. Les politiciens contemporains cherchent à faire appel à des bases de soutien dans diverses diasporas linguistiques, culturelles et religieuses. En 2015, l'appel des libéraux aux électeurs musulmans a permis au Premier ministre Justin Trudeau de former un gouvernement majoritaire. Mais les tensions récentes provoquées par la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza, et la crise humanitaire qui en résulte, ont changé le paysage politique.

De nouvelles données de l'institut à but non lucratif Angus Reid Institute révèlent que l'exercice d'équilibrisme auquel se livrent les libéraux en abordant le conflit entre Israël et Gaza leur coûte le soutien de deux groupes d'électeurs clés. Le parti de M. Trudeau talonne le NPD (41 % contre 31 %) dans les intentions de vote des musulmans canadiens et le PCC (42 % contre 33 %) chez les juifs canadiens.

Cependant, ce ne sont pas les seuls groupes religieux pour lesquels les libéraux accusent un déficit de soutien. Pierre Poilièvre et le Parti conservateur sont le choix préféré d'une majorité (53 %) de chrétiens, d'hindous (53 %) et de sikhs (54 %).

Ces résultats interviennent alors que les Canadiens de toutes les confessions - ou sans aucune - indiquent être de moins en moins satisfaits du premier ministre.



(source : Angus-Reid)


Prévisions basées sur le dernier sondage Angus-Reid:

CON: 228 sièges (+109)

BQ: 52 sièges (+20) 

NPD; 37 sièges (+12)

LIB: 24 sièges (-136)

VERTS: 2 sièges (=)




lundi 15 avril 2024

Pierre Poilièvre (chef du Parti conservateur) parle 15 minutes de la crise du logement sans parler d'immigration...

Pierre Poilièvre explique la crise du logement et réussit en 15 minutes à ne pas glisser un seul mot sur l’explosion très rapide de la demande de logement par l’immigration comme facteur responsable d’une bonne partie de la crise. Un million d’habitants de plus en 9 mois.

En décembre 2023, sur une chaîne relativement confidentielle (TrueNorth), Poilièvre avait pourtant concédé que l'immigration « doit être reliée à notre capacité de logement, au nombre d'emplois et de médecins ». Il semble que, pour Poilièvre, il suffira de construire massivement partout, de créer des villes encore plus bétonnées et tentaculaires (il cite Singapour et Vancouver dans la vidéo ci-dessus) et le tour sera joué : des masses de nouveaux consommateurs logés, le patronat sera content.

Voir aussi

Justin Trudeau, le plus grand des pompiers pyromanes

Si le Canada conserve sa croissance démographique (3,2 %) de l’an dernier, il comptera 100 millions d’habitants en 2053

La Nouvelle-Zélande durcit les règles sur les visas en réponse à une migration "insoutenable" 

Les loyers au Portugal trop chers pour les Portugais (conséquence des titres de séjour aux acheteurs étrangers de propriétés de plus de 500.000 € et les “visas dorés” pour les nomades numériques)

Les difficultés d'accès au logement au Portugal et en Espagne persisteront à court terme (Au Portugal, les prix de l'immobilier sont 6 fois plus élevés que les salaires)

74 % des Québécois inquiets de l’augmentation du nombre de « demandeurs d’asile »

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Immigration — Deux fois plus de demandes de construction et d’agrandissement d’écoles au Québec en quatre ans

61 % des Québécois veulent moins d’immigrants, 56 % des Canadiens (février 2024)

Sondage Abacus — Proposer la réduction de l’immigration serait politiquement rentable au Canada (août 2023)

67 % des Canadiens considèrent que les cibles d’immigration sont trop élevées (novembre 2023, Abacus)

Le Canada n’est plus l’un des pays les plus riches, les autres pays le dépassent les uns après les autres

L'impact différencié de la crise du logement sur la natalité

Immigration: Trudeau a mis le Canada et le Québec dans le pétrin

 
 

Le Québec a ainsi perdu quelque 5 % de tous ses emplois à temps plein en 5 mois (1er décembre 2023)

67 % des Canadiens considèrent que les cibles d’immigration sont trop élevées (novembre 2023)

La hausse de l’immigration alimente la hausse des loyers (novembre 2023)

Baisse du PIB/habitant prévue pour l’Ontario (et sans doute le Québec) (novembre 2023)

Australie : il existe un lien manifeste entre l’accessibilité au logement et le taux de fécondité

 
 
 
 
 
Immigration — Forte crise du logement en Australie, comme au Canada (2023) 

vendredi 19 janvier 2024

Les faits migratoires sont têtus (Justin « La Science » contre les chiffres, les faits et le réel)

Texte de Hélène Buzzetti paru dans Le Droit.

Vous souvenez-vous de la campagne électorale de 2015? Justin Trudeau (ci-contre) promettait qu’une fois élu, contrairement au premier ministre sortant Stephen Harper, il baserait ses décisions sur la science et sur les faits. Huit ans plus tard, force est de constater que lui et ses libéraux font dans le dossier de l’immigration ce qu’ils reprochaient aux conservateurs de faire dans celui des changements climatiques: ils décident en fonction de leur idéologie. Les répercussions néfastes de leur approche se font maintenant sentir partout.

L’étude publiée cette semaine par la Banque Nationale est assassine. «Le Canada est pris dans un piège démographique», concluent les deux auteurs, une situation qu’on associe d’habitude aux pays en voie de développement. La croissance démographique est si «extrême» qu’elle n’est plus arrimée à la capacité d’absorption de l’économie. Résultat: notre richesse par habitant diminue.

Ce rapport ne devrait pas nous étonner. Cela fait quelques années déjà que des économistes sonnent l’alarme à propos des ambitions démographiques de Justin Trudeau. Jusqu’à récemment, on les écoutait à peine, même s’ils donnaient raison à ces Québécois qui, pour des raisons d’abord identitaires, prônaient un ralentissement de la cadence. On disait de ces derniers qu’ils étaient, au mieux, des nationalistes d’arrière-garde, au pire, de dangereux xénophobes. À la faveur d’une crise du logement qui frappe partout au Canada, le ton du débat a changé du tout au tout.

Même dans les officines à Ottawa, on voyait venir la crise. Comme on l’a appris la semaine dernière, des fonctionnaires ont averti leurs patrons dès 2022 qu’il y avait un désarrimage entre le nombre de nouveaux arrivants et la construction de logements. «Les hausses rapides exercent de la pression sur le réseau de la santé et le logement abordable», ont-ils écrit.

Qu’a fait le gouvernement Trudeau? Il a ignoré cet avis, choisissant de hausser les seuils d’immigration encore deux ans. Ce n’est que lorsqu’ils atteindront 500 000, en 2025, qu’on les plafonnera. Quant aux travailleurs temporaires et étudiants étrangers, il n’y a aucun plan à date pour en réduire le nombre. Pourtant, celui-ci a explosé au cours des dernières années au point que ces deux catégories comptent pour environ la moitié de toutes les arrivées.

Vrai, Justin Trudeau a évoqué mardi une réforme à ce niveau. «Ce sont ces groupes-là qu’il va falloir remettre un petit peu sous contrôle», a-t-il dit. Si les propositions concrètes tardent, c’est qu’Ottawa sait qu’il fera face à beaucoup d’opposition: des entreprises, qui comptent sur les travailleurs temporaires pour pallier à la pénurie de main-d’œuvre, mais aussi des universités et des provinces qui les (sous-)financent.

Les universités se financent désormais avec les étudiants étrangers à qui elles imposent des frais faramineux. En 2022, la vérificatrice générale de l’Ontario avait constaté qu’ils versent 45% de tous les frais de scolarité payés dans la province bien qu’ils ne représentent que 17% des cohortes. Il s’est développé au Canada une industrie des visas étudiants, devenus une voie alternative d’immigration. Les universités ont agi ainsi pour compenser l’insuffisance des subventions gouvernementales. Pas étonnant que les provinces n’aient pas envie de faire le ménage! L’été dernier, Québec avait protesté quand Ottawa avait évoqué la première fois un plafonnement. Le Bloc québécois reprend cette position, affirmant que «le fédéral se trompe carrément de cible».

Des impacts partout

L’impact de cette immigration de plus en plus débridée se fait sentir à plusieurs niveaux.

En logement. Pour résumer le torrent de chiffres, retenons ceux-ci: au cours des deux dernières années, la population canadienne a augmenté de 2 millions de personnes, mais il ne s’est construit que 500 000 logements. Au Québec seulement, il s’est ajouté 345 000 personnes, mais 96 000 logements. Comme le souligne l’étude de la Banque Nationale, on a historiquement construit au Canada un logement pour chaque 1,8 personne additionnelle. Ce ratio est maintenant de 1 pour 4,2 et ce, dans un contexte où on vit davantage en solo. Ce n’est pas demain la veille que le coût des loyers va diminuer…

En éducation. Depuis juin 2022, il s’est ouvert pas moins de 450 nouvelles classes de francisation au Québec. (Il y en avait 704, nous dit-on en coulisses, et François Legault soutient dans sa lettre qu’il y en a maintenant 1150.) En calculant environ 20 classes par école, c’est l’équivalent d’ouvrir une vingtaine d’écoles en un an et demi!

Nous sortons à peine d’un important conflit de travail. Les enseignants les plus remontés étaient ceux de la FAE, qui ont mené une grève générale illimitée. Au coeur de leurs revendications: la composition de la classe. La FAE représente tous les centres scolaires francophones de Montréal et Laval où se concentrent les nouveaux arrivants. On est en droit de penser que cet afflux massif de nouveaux élèves ayant des besoins légitimes d’adaptation explique en partie l’alourdissement de la tâche enseignante. D’ailleurs, un des «gains» obtenus est l’ajout de ressources supplémentaires, ou une prime de 8000$, quand un certain ratio d’élèves en francisation ou avec un plan d’intervention est dépassé.

En aide sociale. En 2022 et 2023, le nombre de prestataires d’aide sociale a augmenté au Québec pour une première fois en plus de 10 ans. Québec estime que 16% des prestataires sont maintenant des demandeurs d’asile, à qui Ottawa tarde à délivrer un permis de travail. Malgré la fermeture du chemin Roxham en mars, le nombre de demandeurs n’a pas fléchi. Les gens arrivent maintenant par l’aéroport. Le principal pays source? Le Mexique. Le gouvernement Trudeau avait aboli le visa pour les Mexicains, et ce, malgré l’avis contraire de ses fonctionnaires.

Les coûts pour accueillir ces demandeurs ont augmenté à l’avenant et voilà que Québec est en guerre avec Ottawa pour se faire rembourser 470 millions. Toronto n’est pas en reste. La mairesse Olivia Chow, veuve de Jack Layton et néodémocrate assumée, réclame pour sa ville 250 millions à défaut de quoi elle menace d’ajouter «une ponction pour impact fédéral» de 6% sur le compte de taxes de ses citoyens. Comme les taxes foncières augmenteront déjà de 10,5% cette année, on comprend que les députés libéraux fédéraux de Toronto tremblent à l’idée de devenir la cible du mécontentement.

[— En énergie. Le Québec a connu une croissance record avec une augmentation de 2,3% de sa population en une seule année. Ces nouveaux habitants doivent être chauffés, pourvus en électricité. Cela met à mal le réseau d'Hydro-Québec dont les surplus énergétique ont fondu. Le bloc patrimonial d'énergie (vendu à un tarif avantageux) doit être partagé avec d'avantages de consommateurs. Hydro Québec devra donc fournir plus d'énergie plus cher, achetée à d'autres producteurs ou issue de nouvelles installations plus onéreuses que les vieux barrages. Hydro-Québec a la plus petite marge de manœuvre de tous les producteurs d’électricité en Amérique pour cet hiver, selon un rapport. Il faut donc s'attendre à ce que nous payons tous plus cher notre énergie « grâce » à cet accroissement rapide de la population immigrée, légale ou illégale.]

[
En santé. Une forte augmentation de gens, augmente d'autant les besoins en santé. C'est ainsi que l'Association des hôpitaux de l'Ontario met en garde contre les "pics démographiques" qui ajoutent à la "pression soutenue" ressentie par les salles d'urgence de la province. Dans un communiqué publié mercredi, le groupe a déclaré que l'augmentation rapide de la population de l'Ontario est liée à des temps d'attente croissants et à des niveaux élevés d'occupation des hôpitaux dans le cadre de la circulation de maladies respiratoires endémiques.]

[En industrie et en science. Le détournement des capitaux canadiens vers le secteur du logement et des autres  infrastructures d'accueil mène à moins d'investissements dans l'automatisation, dans la recherche et développement et, à terme, à une moindre productivité du Canada. Ce qui expliquerait le retard pris par le Canada par rapport aux États-Unis et au recul de son PIB réel par habitant.


]

Des discours qui évoluent

Le chef conservateur, Pierre Poilievre, a pris acte du changement de climat. Il promet d’arrimer les seuils d’immigration au nombre de logements construits l’année précédente. C’est un changement de ton de sa part. Pendant la chefferie de 2022, il s’était dit en accord avec les seuils libéraux. En décembre dernier, quand il a diffusé son «documentaire» de 16 minutes sur le logement, il n’avait pas mentionné une seule fois l’immigration.

Ceci dit, son plan est loin d’être clair. On ignore si cet arrimage concernerait seulement l’immigration permanente ou l’immigration temporaire aussi. Comme toujours, son équipe a refusé de fournir des détails. S’il parle des deux catégories, alors il envisage une réduction drastique d’environ les deux tiers.

Un des économistes de la Banque Nationale a proposé de confier l’établissement des seuils d’immigration à un comité de sages. Cela n’a pas raison d’être. La fonction publique est justement là pour fournir aux politiciens les faits sur lesquels se baser. Il n’en tient qu’aux élus de les écouter. Mais quand on sait que le Parti libéral du Canada récolte ses meilleurs scores électoraux auprès des électeurs immigrants, on comprend que c’est sur un autre type de faits que Justin Trudeau se base.

Voir aussi

L'impuissance  de François Legault qui quémande, qui supplie Trudeau (vidéo, Mathieu Bock-Côté)

Banque Nationale : « Le Canada est pris dans un piège démographique »

Immigration : Trudeau a mis le Canada et le Québec dans le pétrin

67 % des Canadiens considèrent que les cibles d’immigration sont trop élevées (novembre 2023) 

Marc Miller (ministre de l'Immigration) avec Justin Trudeau en 1990 à 0:55 (ils sont copains depuis Brébeuf) dans cette vidéo

mardi 26 décembre 2023

Poilièvre sur l'immigration : pas de cible chiffrée, elle doit être reliée à notre capacité de logement, au nombre d'emplois et de médecins

Le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilièvre, s’est assis avec Andrew Lawton de True North. On trouvera ci-dessous les extraits relatifs à l’immigration et à la démographie.  Rappelons que, en mai 2002, « Pierre Poilièvre ne s’oppos[ait] pas à l’augmentation de l’immigration annuelle à plus de 400 000 par an… »

Notons que Poilièvre positionne déjà la prochaine élection (probablement en 2025) comme celle sur la Taxe Carbone (et pas celle du logement ou de l’immigration).

Pierre Poilièvre. — Donc le gouvernement Poilièvre supprimera la taxe [sur le carbone]. Ce sera l’une des premières choses que je ferai lorsque je formerai le gouvernement. Les prochaines élections seront les élections sur la taxe carbone. Alors, décidez, soit vous quadruplez la taxe avec Trudeau, soit vous supprimez sur la taxe avec moi.

Andrew Lawton. — Lorsque vous parlez de logement, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Nous avons un pays qui construit 210 à 230 000 maisons par an. Certains chiffres récents suggèrent qu’il y a un ralentissement en cours. Si l’on juxtapose cela avec l’immigration et nous avons 500 000 résidents permanents qui arrivent par an au cours des 3 prochaines années auxquels il faut ajouter les travailleurs étrangers temporaires, les étudiants internationaux.

Acceptez-vous que l’immigration aggrave la crise du logement ?

— Eh bien, c’est un calcul très simple, si vous avez plus de familles qui arrivent que vous n’avez de maisons pour elles, cela gonflera les prix de l’immobilier. Cela ne fait aucun doute.

Je ne pense que même les libéraux semblent maintenant le reconnaître.

Mon plan marqué au coin du bon sens est de lier les chiffres de l’immigration aux chiffres de la construction de logements et c’est comme ça que nous allons retrouver des logements abordables.

Écoutez, nous avons construit moins de maisons l’année dernière qu’en 1972. Cinquante ans [plus tard], nous construisons moins de maisons.

En 72, nous avions une population de 22 millions de personnes, maintenant nous avons une population de 39 [40,5 en fait] millions. Nous devons construire quelque chose autour de 450 à 500 000 maisons par an, juste pour que les maisons restent aussi abordables qu’aujourd’hui avec le taux d’immigration actuel.

Nous construisons moins de la moitié de cela. Nous devrions en fait pouvoir construire 450 000 maisons si vous y réfléchissez. Nous avons construit la moitié de cette somme il y a 50 ans, lorsque notre population était la moitié de la nôtre. Juste sur une base par habitant, nous avons la main-d’œuvre, les terres et le bois pour le faire, mais nous devons éliminer la bureaucratie massive pour accélérer les permis et approuver davantage de constructions, c’est ce que je vais faire en exigeant que les villes autorisent 15 % de logements en plus par an comme condition pour obtenir un financement fédéral […].

— Sur l’immigration, ce ne sont pas seulement les logements qui doivent être pris en considération. Ce sont aussi les emplois, les services sociaux, etc. Avec votre connaissance du pays, pensez-vous que l’objectif du gouvernement libéral est trop élevé ?  Cet objectif de 500 000 immigrants par an.

— Ce n’est pas 500 000, c’est 1,2 million maintenant.

La réponse est que nous devons aligner ce nombre avec le nombre de maisons construites. La croissance de l’immigration ne doit pas dépasser la quantité de logements que nous ajoutons, le nombre de médecins que nous ajoutons et les emplois disponibles.

— Mais si vous étiez Premier ministre aujourd’hui, quel serait ce chiffre ?

— Je n’ai pas d’objectif pour cette année, mais ce que je dirais, c’est que quand j’annoncerai mon programme la croissance démographique sera explicitement reliée à la croissance du parc de logements, à la croissance du nombre de médecins et d’infirmières et à la disponibilité d’emplois.

— Ce chiffre pourrait donc être plus bas ?

— Il sera mathématiquement motivé et non pas par des objectifs arbitraires pour générer de gros titres affichant notre vertu comme nous le faisons actuellement. Cela sera mathématiquement motivé par la croissance du parc immobilier, la croissance du nombre de médecins et d’infirmières pour soigner les gens et la disponibilité des emplois.

— Mais si je devais vous citer simplement le nombre que vous avez vous-même utilisé lors d’échange…

— Bien sûr, mais je ne peux pas parce quand je formerai un gouvernement (probablement en 2025) nous devrons fixer les chiffres en fonction des conditions de cette année-là.

— Lorsque vous regardez la croissance démographique au Canada, nous avons un taux de fécondité qui est d’environ 1,40 en ce moment, pensez-vous que c’est un problème ou pensez-vous que c’est juste un fait et que le gouvernement doit simplement s’y adapter ?

— C’est un problème. C’est un symptôme de la crise du logement. C’est très simple, vous savez, si vous ne pouvez pas vous permettre une maison avant l’âge de 42 ans, soyons francs, l’horloge biologique d’une femme est presque épuisée à ce moment-là. Donc même les couples qui veulent des enfants se disent où allons-nous les mettre, on ne va pas avoir des enfants alors que nous habitons le sous-sol de nos parents, nous ne pouvons pas les élever dans un appartement loué de 400 pieds carrés (40 m²). Alors où allons-nous mettre les enfants que nous voulons avoir et ils se disent en ce moment qu’il n’y a nulle part où les mettre parce qu’il n’y a pas de maison où vivre ? Donc lorsque nous résoudrons la crise du logement, nous donnerons aux gens la liberté de prendre leurs propres décisions concernant les enfants à leur rythme.

— Le ministre de l’Immigration, Mark Miller, a proposé cette semaine un chemin vers l’amnistie pour les personnes qui sont au Canada illégalement. Serait-ce quelque chose que vous envisageriez en tant que Premier ministre ?

— Je soutiens l’immigration légale, les gens doivent venir légalement. Nous ne pouvons pas avoir une immigration illégale systématique. Comme lorsque les libéraux ont présidé à la crise au chemin Roxham qui a duré de nombreuses années, et d’autres formes d’entrée illégale. Elles provoquent le chaos dans le système et cela crée également du ressentiment parmi les gens qui respectent les règles. Quand je serai Premier ministre, nous rétablirons l’immigration légale et nous allons nous assurer qu’il n’y ait pas d’incitations perverses à enfreindre la loi.

— Je ne veux pas déformer vos dires, mais êtes-vous en train de dire pas d’« amnistie » ?

— Et bien, je ne pense pas que ce qu’il [Mark Miller] dit, c’est qu’il veut un chemin vers la résidence permanente. Pour ma part, la résidence permanente ne devrait être octroyée qu’aux gens qui viennent ici légalement et non à ceux qui ont délibérément enfreint les règles pour être dans le pays.

mercredi 13 décembre 2023

Chute de 5 % dans les intentions de vote pour Poilièvre, forte augmentation des gens opposés à l'immigration de masse

Les dernières données d'Abacus Data révèlent une baisse de cinq points de pourcentage du soutien aux conservateurs de Poilièvre, une augmentation de ceux qui ont une opinion négative de Poilièvre et un désintérêt à son égard de la part de ceux qui pensent qu'il est temps de changer de gouvernement.

(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

En avril dernier, Abacus a demandé aux Canadiens ce qu'ils pensaient qu'un gouvernement Poilièvre ferait s'il était élu et ce qu'il devrait faire. Ce mois-ci, Abacus a reposé les mêmes questions.

Les résultats.

Tout d'abord, les perceptions sur ce qu'un gouvernement Poilièvre ferait ou ne ferait pas n'ont pas beaucoup changé SAUF pour :

  • Éliminer la taxe sur le carbone (+14 %)
  • Rendre le logement plus abordable (+9%)
  • Réduire les impôts (+6%)
  • Prendre au sérieux les changements climatiques (+5 %)
  • Le fait que la suppression de la taxe carbone et le logement aient été si importants témoigne de la discipline implacable dont les conservateurs et M. Poilièvre ont fait preuve sur ces deux questions.

Mais qu'est-ce que les Canadiens pensent qu'un gouvernement Poilièvre DEVRAIT faire, et qu'en pensent les partisans conservateurs actuels ? N'oublions pas que la composition des électeurs conservateurs est aujourd'hui beaucoup plus large qu'elle ne l'était en avril après la forte montée récente du PCC.

Nous n'avons pas vu beaucoup de changements dans la plupart de ces domaines lorsqu'on pose la question à TOUS les Canadiens.

  • Peu d'entre eux souhaitent une réduction des services de garde d'enfants ou des soins dentaires.
  • 4 sur 10 veulent que le financement de la chaîne anglaise CBC soit réduit.
  • La plupart veulent qu'un gouvernement du PCC prenne au sérieux les changements climatiques et équilibre le budget.
  • Tout le monde veut plus de logements abordables.
  • Toutefois, le soutien à l'élimination de la taxe sur le carbone a augmenté de 10 points depuis le mois d'avril.
  • Et une chute de 14 points dans l'idée d'"accueillir autant d'immigrants au Canada que les libéraux".

 

Si l'on isole uniquement ceux qui soutiennent actuellement les conservateurs... 

  • Nous constatons une baisse statistiquement significative des partisans du PCC qui souhaitent que le gouvernement du PCC mette fin au système national de garde d'enfants, réduise l'accès à l'avortement et supprime les subventions accordées à la chaîne anglaise de Radio-Canada.
  • Nous constatons une augmentation de ceux qui veulent qu'un gouvernement du PCC prenne le changement climatique au sérieux.
  • Notez la contraction inhérente ou le problème de communication concernant la taxe sur le carbone.
  • 86 % des partisans conservateurs souhaitent l'élimination de la taxe sur le carbone et 78 % souhaitent qu'un gouvernement PCC prenne les changements climatiques au sérieux... Ces données mettent en évidence le défi que doit relever le PCC pour maintenir la cohésion de sa nouvelle coalition.
  • Ce qu'une partie ou la totalité de la base (historique) du PCC souhaite VRAIMENT - réduire le budget de Radio-Canada, mettre fin aux programmes nationaux, voire réduire l'accès à l'avortement - ne sont pas populaires auprès d'une partie importante de son nouveau groupe d'électeurs. 
  • La proportion d'électeurs du PCC qui souhaite qu'un gouvernement accueille autant d'immigrants que le prévoient les libéraux a chuté de 10 points depuis le mois d'avril. Et malgré (ou à cause de?) l'élargissement de la base du PCC, 73 % des électeurs du PCC s'opposent à accueillir autant d'immigrants que sous Trudeau.


On constate une baisse statistiquement significative des partisans du PCC qui souhaitent que le gouvernement mette fin au système national de garde d'enfants, réduise l'accès à l'avortement et supprime les subventions accordées à la chaîne anglaise CBC.

En revanche, on observe une augmentation de ceux qui souhaitent qu'un gouvernement du PCC prenne le changement climatique au sérieux.

Notons la contradiction inhérente, ou le problème de communication concernant la taxe sur le carbone:

86 % des partisans conservateurs souhaitent l'élimination de la taxe sur le carbone et 78 % souhaitent qu'un gouvernement PCC prenne les changements climatiques au sérieux...

Ces données mettent en évidence le défi que doit relever le PCC pour maintenir la cohésion de sa nouvelle coalition.

Ce qu'une partie ou la totalité de la base (historique) du PCC souhaite VRAIMENT - réduire le budget de Radio-Canada, mettre fin aux programmes nationaux, voire réduire l'accès à l'avortement - ne sont pas populaires auprès d'une partie importante de leurs nouveaux électeurs.

Comme nous le soulignons plus haut, la proportion d'électeurs du PCC qui souhaite qu'un gouvernement accueille autant d'immigrants que le prévoient les libéraux a chuté de 10 points depuis le mois d'avril avec 73 % qui s'opposent à une immigration aussi importante.

Et malgré cela, Poilièvre évite de parler d'immigration ou affirme qu'il n'a pas de souci avec les hauts taux d'immigrations actuels imposés par les Libéraux... 

Voir aussi

Pierre Poilièvre ne s'oppose pas à l'augmentation de l'immigration annuelle à plus de 400.000 par an

Le gouvernement de gauche australien annonce des mesures draconiennes pour limiter l'immigration

Pierre Fortin : l'immigration de masse provoque la crise de l’habitation
 

Les ⅔ des Québécois contre une hausse du nombre d’immigrants (sondage mai 2022)

Crise du logement : le tabou des seuils d’immigration trop élevés 

Canada, champion de l’augmentation du prix du logement depuis 2000, aussi un pays à très forte immigration… 

Bloomberg: les salaires canadiens stagnent en raison de l’immigration de masse alors que l’inflation grimpe 

jeudi 30 novembre 2023

67% des Canadiens considèrent que les cibles d'immigration sont trop élevées

« L’année prochaine, le Canada prévoit d’accueillir environ 500 000 nouveaux immigrants. Pensez-vous que ce chiffre est... »

  • Trop élevé : 67 %
  • À peu près juste : 23 %
  • Trop bas :  2 %
 
 
 Les chiffres sont plus bas au Québec :
  • Trop élevé : 60 %
  • À peu près juste : 26 %
  • Trop bas : 2 %
(11 % ne se prononcent pas au Québec)

Pour les gens nés au Canada :
  • Trop élevé : 68 %
  • À peu près juste : 22 %
  • Trop bas : 2 %
(8 % ne se prononcent pas)

Pour les gens nés à l’étranger :

  • Trop élevé : 62 %
  • À peu près juste : 29 %
  • Trop bas : 2 %
(6 % ne se prononcent pas)

Il est étonnant que les immigrants au Canada en général soient plus nombreux que les gens au Québec à trouver que les cibles d’immigration sont trop élevées… Les électeurs du BQ sont 80 % à penser que le taux d’immigration est trop élevé. Se pourrait-il que les anglophones/allophones du Québec soient plus pro-immigration qu’ailleurs, le sondage ne semble pas assez fin pour confirmer ou infirmer cette hypothèse.

Le rejet le plus important vient de l’Ontario et de l’Alberta, à égalité, avec 70 % des personnes interrogées qui trouvent que les cibles d’immigration sont trop élevées. Puis l’Atlantique avec 68 %.

 
Source : Abacus Data/12 novembre 2023/n=2000/Sondage en ligne

Voir aussi
 
Sondages sur l’immigration au Canada (2011) [250 000 immigrants à l’époque, 50 % pour réduire ce nombre]
 

dimanche 10 septembre 2023

Congrès du Parti conservateur du Canada: pour la protection des mineurs contre les chirurgies de changement de sexe

Les militants conservateurs réunis en congrès à Québec ont envoyé à leur chef le message que le parti devrait sauter à pieds joints dans le débat sur les droits des personnes transgenres et non binaires.

Les délégués conservateurs ont massivement appuyé deux propositions, dont une interdisant les chirurgies de changement de sexe chez les mineurs, à 69% contre 31%. Même les délégués du Québec ont voté pour cette proposition à 58 %.

Les militants ont aussi voté, à 87%, pour interdire aux hommes biologiques d'avoir accès aux espaces intimes des femmes (tels que les toilettes, les douches et les prisons) et aux sports féminins. 

Une politique anti-euthanasie plus ferme a été adoptée, avec 71 % de votes positifs. Elle s'oppose explicitement à l'extension du régime de mort sur demande de Trudeau aux personnes déprimées, aux malades mentaux, aux pauvres et aux handicapés, ainsi qu'aux personnes qui ne sont pas en phase terminale. Cette complétée par une politique de soins palliatifs et une politique nationale de soins aux personnes âgées qui, si elles étaient mises en œuvre par un gouvernement conservateur, réduiraient la demande d'euthanasie.

Une autre proposition notable qui promeut le respect des enfants à naître et de la maternité, bien qu'indirectement, provient de l'association de Louis-Saint-Laurent. Elle engage le PCC à éliminer la taxe fédérale sur les «produits essentiels pour la maternité et les nouveau-nés».

Les 30 résolutions débattues par les militants ce samedi sont non contraignantes. C’est-à-dire que M. Poilièvre pourra les ignorer s’il le souhaite au moment de l’élaboration de la prochaine plateforme électorale.  

Les prétendus « droits des personnes transgenres et non binaires » font l’objet d’un débat politique de plus en plus intense au Canada anglais.  

Le Nouveau-Brunswick a récemment adopté une loi qui oblige les enfants de moins de 16 ans à obtenir le consentement parental avant de changer leur prénom ou leur pronom à l’école.

Le premier ministre Justin Trudeau a vertement critiqué le gouvernement de Blaine Higgs, qu’il a associé à la droite dure américaine.  

En réponse, Pierre Poilievre a demandé au premier ministre canadien de «laisser les provinces gérer les écoles, et les parents élever leurs enfants». 

Contre la discrimination positive

Les délégués conservateurs ont aussi voté massivement en faveur d’une résolution visant à abolir la discrimination positive dans les embauches au sein d’organismes de recherche recevant des fonds fédéraux, à 95% contre 5%.  

«Il faut se débarrasser de ces politiques wokes», a dit au micro un militant d’origine asiatique, qui souhaite «être reconnu pour ses compétences, et non pour son origine ethnique».  

Ils ont aussi voté à 80% en faveur d’une résolution visant à abolir les ateliers obligatoires de sensibilisation à la diversité et à l’inclusion en milieu de travail. 

La partialité de Radio-Canada 

Reportage de la SRC ci-dessous, évidemment, Radio-Canada n'a invité aucun opposant aux traitements et aux chirurgies (stérilisation, castration, ablations des seins) avant 18 ans, ni aucune personne ayant regretté sa transition. Et bien sûr, les commentaires sont désactivés.

 


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