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jeudi 9 juillet 2026

Vio­lence, pros­ti­tu­tion : le nau­frage de l’aide gouvernementale à l’enfance

Une marche blanche en hommage à Louis organisée dimanche dernier à Narbonne 

Le lyn­chage à mort de Louis met en lumière les dérives du sys­tème de pro­tec­tion de l’enfance, où le manque d’enca­dre­ment et la mal­trai­tance font le lit d’une vio­lence tou­jours plus décom­plexée. Une marche blanche en hommage à Louis a été organisée, dimanche, à Narbonne.

Le 19 juin der­nier, à Nar­bonne (Aude), cinq jeunes hommes rouent de coups Louis, 17 ans, le lais­sant pour mort après avoir filmé la scène. Alors que trois d’entre eux, ainsi que leur vic­time, sont ou ont été pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, cette affaire en sym­bo­lise à elle seule la faillite. Sui­cides, absence de soins pédo­-psy­chia­triques, manque d’édu­ca­teurs, pros­ti­tu­tion… Cette «machine à broyer les gosses» qui suit 400000 enfants, dont un contin­gent tou­jours plus impor­tant de mineurs étran­gers non accom­pa­gnés (MNA), engendre-t-elle plus de dégâts qu’elle n’en répare? Aujourd’hui, à l’heure où le pro­jet de loi rela­tif à la pro­tec­tion de l’enfance, exa­miné à par­tir du 15 juillet, ne sus­cite pas l’enthou­siasme des pro­fes­sion­nels, «la balance béné­fice-risque d’un pla­ce­ment en pro­tec­tion de l’enfance se pose», recon­naît Lyes Louf­fok, membre du Conseil natio­nal de la pro­tec­tion de l’enfance.


Louis avait 17 ans, un trouble de l’atten­tion, et vivait dans un foyer de l’aide sociale à l’enfance (ASE) de Nar­bonne. Le 19 juin, sur un chan­tier, cinq jeunes le rouent de coups, filment la scène, le laissent pour mort. L’état, qui avait la charge de cet enfant, ne l’a pas pro­tégé. Et parmi les cinq jeunes mis en exa­men après ce lyn­chage, trois sont ou ont été pris en charge par l’aide sociale à l’enfance.

Louis est devenu un de ces visages qui disent le nau­frage d’un sys­tème de pro­tec­tion de l’enfance. Une «machine broyer les gosses », dit désor­mais la dépu­tée du Modem Maud Petit. Des scan­dales, il y en a eu d’autres ces der­niers mois. Celui de ce garçon de 13 ans, frappé à terre, hur­lant sous les coups, filmé par ses cama­rades dans un foyer à Châlons-en-Champagne, en février der­nier. Cette scène insou­te­nable, dif­fu­sée sur les réseaux sociaux, a entraîné une sai­sine de la jus­tice par la ministre de la Santé, au titre de l’article 40 du code de pro­cé­dure pénale.

dimanche 26 avril 2026

Un couple homosexuel américain fait polémique en se moquant de « leur » bébé qui dit « mamma »

Devenue virale, la vidéo montre un couple d’hommes ricanant face à leur nourrisson en pleurs, qui réclame de voir sa maman, en réponse à la question de savoir lequel de ses deux papas il préfère. Des associations conservatrices américaines s’appuient sur cette vidéo pour demander l’abolition de la gestation pour autrui.

C’est ce qui s’appelle un «bad buzz». Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux et devenue virale, mais au détriment de son auteur, un nourrisson de quelques mois est filmé dans les bras de son père par le compagnon de ce dernier. L’enfant est né d’une gestation pour autrui et les deux hommes sont ses «parents d’intention». Celui des deux qui tient le bébé s’amuse à l’interroger en rigolant : «Tu veux qui ? ’Dadda’ ou ’Pap’ ?» demande-t-il alors que l’enfant manifeste par des signes d’impatience qu’il est lassé de jouer dans ses bras. «Ma... Mamma», bredouille le bébé qui se met à pleurer. Les deux hommes éclatent alors de rire : «Non, pas maman !» lui répond, en ricanant, celui qui le tient dans ses bras. Il repose alors sa question. L’enfant insiste et continue de répondre «Mamma», augmentant encore l’hilarité des deux hommes, qui rétorquent de plus belle : «Non, il n’y a pas de maman !» lance l’un en riant ; «certainement pas» , crie l’autre.

L’homme qui poste la vidéo est un chanteur et compositeur de musique country, qui a remporté plusieurs Grammy Awards. Cet habitant de Nashville dans le Tennessee, nommé Shane McAnally, partage régulièrement auprès de ses 140.000 abonnés le quotidien de sa famille, afin de militer pour l’acceptation de l’homoparentalité dans la société américaine, et évoque régulièrement dans les médias son engagement pour la cause LGBT au sein du milieu de la musique country, réputé conservateur. Lui et son mari Michael Baum élèvent ensemble deux adolescents jumeaux, Dylan et Dash, et viennent d’accueillir un troisième enfant né d’une mère porteuse en Californie : Texson Ray, qu’ils surnomment «Tex». «Nous l’avons aimé instantanément dès que nous l’avons découvert»,  confiait Shane McAnally au magazine People, qui a consacré un article à l’arrivée du bébé dans sa famille, ajoutant : «Il est absolument parfait à tout point de vue» .

«Un bébé homophobe»

Sur son compte Instagram, le père de famille partage tantôt des extraits d’un one-man-show où il fait rire l’assistance en racontant des anecdotes amusantes sur les «problèmes d’un père homosexuel» au quotidien, tantôt des photos ou des vidéos de moments de vie familiale. Il montre ainsi la rencontre des jumeaux avec le petit bébé, quelques jours après la naissance, à la maternité où il est né. Il n’est nulle part fait mention de la mère porteuse, qui n’est pas même mentionnée dans les publications, ni même remerciée. En revanche, plusieurs publications à visée humoristique consistent à mettre en scène le désarroi du nourrisson à l’idée de ne pas être élevé par sa mère.

Ainsi sur une photo où l’enfant est photographié en gros plan alors qu’il semble manifestement avoir du chagrin, Shane McAnally commente en légende : «On vient de lui annoncer qu’il a deux papas» . Sur une autre vidéo, baptisée «Un bébé homophobe âgé de seulement 6 semaines» , les deux hommes s’amusent à montrer une supposée grimace qu’effectue leur nourrisson au moment où ils lui annoncent à nouveau qu’il a deux papas.

Si jusqu’à présent la plupart de ces publications suscitaient des commentaires attendris ou amusés des internautes, cette fois la dernière vidéo dans laquelle les deux hommes ricanent devant leur fils appelant sa maman a déclenché de très vives désapprobations. «Comment peut-on rire de cela ?» commente un internaute ; «Ça me brise le cœur», écrit un autre ; «Espérons qu’un fonctionnaire des services de protection de l’enfance va sauver ce bébé» poursuit un troisième. «Les enfants méritent mieux que cela», a commenté l’association conservatrice «Concerned Women», qui milite pour l’abrogation de la gestation pour autrui aux États-Unis.

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Source : Le Figaro

mercredi 14 février 2024

Transition de genre : un père perd la garde de son fils de 8 ans

Dennis Hannon affirme que son fils a été soumis à une procédure accélérée de blocage de la puberté pendant plusieurs années, alors qu’il s’est finalement senti à l’aise dans son corps de garçon.

 

Dennis Hannon, un père new-yorkais de 32 ans, a perdu la garde de son fils de 8 ans après avoir voulu empêcher sa « transition de genre » et la prise de bloqueurs de puberté.


Une « illusion qu’ [elle] a tenté d’imposer à notre fils »

Informaticien à Buffalo dans le Nord de l’État de New York, l’homme affirme que son ex-femme a « poussé » leur enfant vers une transition, alors que le petit garçon n’était pas perturbé par le fait d’être un garçon.

Selon ses dires, en 2017, deux ans après leur séparation, elle a commencé à habiller son fils avec des vêtements de fille. Il s’agissait d’une « illusion qu’[elle] a tenté d’imposer à notre fils » considère le père de famille. « À trois ans, comment peut-il s’identifier comme une fille ? Il ne m’a jamais rien montré du tout » déplore-t-il.

Dennis Hannon voyait son fils deux fois par semaine et un week-end sur deux, tandis que son ex-femme avait la garde le reste du temps. Avec son père, l’enfant était « un garçon qui s’appelait Matthew [1] ». Alors que, « lorsqu’il était avec sa mère, c’était en fait une fille qui s’appelait Ruby », explique le père de famille.

« La réponse qu’elle voulait entendre »

Selon les documents judiciaires, en 2019, la maman a amené Matthew chez un praticien favorable aux « soins d’affirmation du genre ». Elle a alors sollicité des bloqueurs de puberté pour arrêter la production d’hormones masculines de son fils (cf. Bloqueurs de puberté : un effet souvent négatif sur la santé mentale des adolescents).

Par la suite, la mère de famille a également adressé Matthew à un pédiatre qui, après un entretien téléphonique de 45 minutes avec elle, a déclaré que l’enfant semblait continuer à souffrir de « dysphorie de genre ». Le praticien a donc « recommandé l’administration de bloqueurs de puberté » indique Dennis Hannon (cf. Transition de genre chez une mineure : des médecins poursuivis).

Elle a cherché à tout prix des thérapeutes lui apportant « la réponse qu’elle voulait entendre » pour obtenir la « transition sociale » et finalement la « transition médicale » de notre enfant, explique le père de famille (cf. « La transition de genre est devenue incontrôlable » : l’alerte d’une psychiatre « pionnière » dans ce domaine).

Personne n’a remis en question le récit de la mère ni s’est demandé si l’enfant souffrait réellement de « dysphorie de genre », estime-t-il. « Parce qu’elle disait qu’il était confus quant à son sexe, cela devait être vrai », dénonce le père de famille.

Aucun diagnostic officiel de « dysphorie de genre »

Dennis Hannon n’a découvert ces éléments qu’en 2020, lorsqu’il a porté plainte contre son ex-femme pour ce qui s’était passé jusque là.

Un an avant, M. Hannon avait reçu une lettre de l’école maternelle de son fils adressée au « parent ou tuteur de Ruby Rose Hannon », et utilisant le pronom « elle ». « J’ai pensé qu’ils avaient envoyé la lettre à la mauvaise adresse », explique-t-il.

C’est finalement grâce à cette lettre que le père de famille a découvert la « transition » de son fils. « J’ai été le dernier à être informé » alors qu’il prenait « des bloqueurs de puberté » s’offusque-t-il.

Bien qu’aucun « diagnostic officiel de dysphorie de genre » n’ait jamais été posé par les professionnels de santé, en 2020, le tribunal a ordonné au père de famille d’emmener son fils voir un thérapeute spécialisé dans les questions de genre.

Il y est allé pendant un an et demi. « Si je refusais, ils disaient que j’interférais avec un traitement médical essentiel et qu’ils m’enlèveraient la garde », déplore Dennis Hannon. Lorsque le père a finalement décidé de mettre fin aux consultations, le thérapeute l’a signalé au tribunal.

« C’est un véritable cauchemar »


Désormais, M. Hannon a perdu la garde de son fils. Il n’a plus qu’un droit de visite, et ne le voit que quelques heures par semaine. En outre, le père de famille n’a plus son mot à dire dans les décisions médicales concernant l’enfant. « C’est un véritable cauchemar » déplore-t-il, « cela a complètement détruit ma vie ».

Dennis Hannon voudrait récupérer la garde de son fils, mais il dit ne pas avoir les moyens de payer la procédure d’appel.

De façon semblable, une famille du Montana a perdu la garde de sa fille de 14 ans après avoir refusé qu’elle devienne un garçon (cf. Genre : une jeune fille du Montana retirée à sa famille).

Les services de protection de l’enfance (CPS) se sont présentés au domicile de la famille à Glasgow et ont ensuite décidé que leur fille, qui souffrait de troubles mentaux, avait besoin d’une « transition » pour « aller mieux ». Elle a donc été placée dans un établissement où elle a été autorisée à vivre sous l’apparence d’un garçon.

« C’est quelque chose avec lequel il va devoir vivre »

Depuis la décision du tribunal, l’enfant est redevenu « un petit garçon normal ». À l’âge de neuf ans, Matthew « ne s’identifie plus à une fille », et ne s’habille plus comme tel.

« Mon fils est un petit garçon ordinaire, il s’appelle Matthew », explique Dennis Hannon. « Sa mère essaie toujours de l’influencer en utilisant les pronoms féminins, et elle l’appelle toujours B, qui est le diminutif de Ruby », poursuit-il toutefois.

« C’est quelque chose avec lequel il va devoir vivre », déplore le père de famille. « C’est terrible » (cf. Les mineurs face au changement de sexe : des violences inédites contre les enfants).

À l’école, la situation est très difficile. En effet, alors qu’une année, il était une fille nommée Ruby, portant des robes et du maquillage, l’année suivante, il était un garçon appelé Matthew. Les enfants l’interrogent : « Tu n’étais pas une fille ? »

150 000 $

Au cours de ces sept années, la procédure judiciaire a coûté 150 000 dollars à M. Hannon.

« J’ai dépensé chaque sou de ma retraite », a-t-il déclaré. Il a également été condamné à payer les frais d’avocat de son ex-femme.

M. Hannon a déclaré qu’il voulait absolument récupérer la garde de son fils, mais qu’il n’avait pas les moyens de payer la procédure d’appel.

Quant à l’effet sur Matthew, « il a été terrible », a déclaré M. Hannon.
 
[1] Les noms ont été modifiés.
Source : Daily Mail, via Généthique

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jeudi 14 septembre 2023

Minnesota — Une femme qui voulait changer de genre à 16 ans poursuit les médecins qui lui ont fait une double mastectomie

Une femme du Minnesota qui avait décidé de devenir un homme transgenre poursuit en justice les médecins qui lui avaient fait subir une double mastectomie alors qu’elle n’avait que 16 ans.

Luka Hein, aujourd’hui âgée de 21 ans, affirme qu’elle traversait une période difficile sur le plan émotionnel lorsqu’elle était adolescente, alors que ses parents divorçaient et qu’elle était sollicitée en ligne par un homme originaire d’un autre État.

Alors qu’elle se débattait avec sa santé mentale, elle a trouvé des influenceurs en ligne qui vantaient les vertus de la chirurgie mammaire et des hormones.

Mlle Hein a ensuite rencontré des membres du personnel du centre médical de l’université du Nebraska, qui, selon elle, l’ont contrainte à subir une opération « du torse » et l’ont mise sous traitement hormonal.

Elle affirme que l’opération et les traitements l’ont laissée dans une douleur constante et l’ont peut-être privée de la possibilité de devenir mère.

« Je traversais la période la plus sombre et la plus chaotique de ma vie. Au lieu de me donner l’aide dont j’avais besoin, ces médecins ont transformé le chaos en réalité », plaide-t-elle. Cette dernière estime qu’elle n’aurait pas dû être en mesure de consentir à une telle opération puisqu’elle était encore mineure.

« Des enfants ne devraient pas pouvoir consentir au retrait définitif de certaines parties du corps sans comprendre ce que ça signifie, ajoute-t-elle. J’ai subi une intervention médicale sans vraiment en saisir les effets à long terme. »

Luka Hein demande donc une compensation financière de la part de l’hôpital et que les médecins « reconnaissent qu’ils m’ont fait traverser tout ça ».

La plainte de 28 pages affirme que les médecins ont été « négligents dans la façon dont ils ont traité l’autodiagnostic de Luka » et qu’ils l’ont « tout de suite dirigée vers des traitements chimiques et chirurgicaux irréversibles ».

« Je ne pense pas qu’un enfant puisse consentir à ce qu’on lui retire toutes ses fonctions corporelles à un jeune âge, avant même qu’il ne sache ce que cela signifie », a déclaré Mlle Hein.

« On m’a convaincu de subir une intervention médicale dont je ne pouvais pas comprendre les impacts et les conséquences à long terme. »

Mlle Hein demande maintenant une compensation financière au centre médical et « des comptes pour le fait que ces [médecins] m’ont fait subir cela », a-t-elle déclaré.

La plainte de 28 pages, déposée mercredi devant le tribunal de district du comté de Douglas (Nebraska), cite comme défendeurs le Dr Nahia Amoura, médecin gynécologue-obstétricien, Megan Smith-Sallons, « thérapeute de l’affirmation » à la clinique du genre, le Dr Perry Johnson, qui a pratiqué l’opération « supérieure », et le Dr Stephan Barrientos, qui a participé à l’opération.

Elle affirme qu’ils ont tous été « négligents en ne remettant pas en question l’autodiagnostic de Luka et en l’orientant plutôt vers des solutions chimiques et chirurgicales irréversibles ».

Le centre médical de l’université du Nebraska s’est refusé à tout commentaire, invoquant l’existence d’un litige en cours.

Luka Hein a commencé à s’identifier comme un homme après avoir suivi des influenceurs transgenres en ligne.

Selon le procès, Hein a commencé à éprouver des problèmes de santé mentale en 2015 lorsque les parents de la jeune fille, alors âgée de 13 ans, étaient en train de divorcer et qu’elle a été obligée de partager son temps entre deux foyers.

Elle a commencé à avoir des difficultés à l’école et a souffert d’anxiété et de crises de panique, selon la plainte.

Hein a rapidement perdu l’appétit, a commencé à s’automutiler et a parlé de se suicider.

On lui a diagnostiqué une dépression et un trouble anxieux généralisé, et elle a été hospitalisée à plusieurs reprises pour sa santé mentale dans les années qui ont suivi.

En 2017, Mlle Hein a cherché du réconfort en ligne, où elle aurait été manipulée par un homme âgé non identifié qui vivait à l’extérieur de l’État.

Il l’a persuadée de lui envoyer des photos sexuellement explicites, selon le procès, et lorsqu’elle a refusé de lui en envoyer d’autres, il l’a menacée.

Craignant pour sa sécurité, Hein a contacté les forces de l’ordre locales et a été interrogée à plusieurs reprises sur l’incident.

Pendant ce temps, alors qu’elle commençait à passer par la puberté, Hein est devenue extrêmement mal à l’aise avec ses seins qui se développaient et avec ses règles.

Traumatisée par sa rencontre en ligne, elle a commencé à se demander s’il ne vaudrait pas mieux ne pas avoir de seins du tout.

Elle a alors commencé à explorer les questions d’identité de genre en ligne et a suivi des influenceurs transgenres jusqu’à ce qu’elle soit convaincue qu’elle n’était pas du bon genre.

Elle a commencé à s’identifier comme un homme, a commandé un bandage de la poitrine, a quitté une école de filles et a changé de nom.

En raison de ce qu’elle a lu en ligne, Mlle Hein a pensé que l’ablation de ses seins pourrait améliorer son état mental et a rencontré les médecins de la clinique — qui, selon la plainte, ont posé un diagnostic « rapide » de trouble de l’identité de genre après seulement 55 minutes de sa session initiale en juillet 2017.

La rapidité du diagnostic a créé un « système de rétroaction qui manipule des patients comme Luka pour qu’ils subissent des niveaux d’intervention médicale transgenre plus profonds et plus préjudiciables ».

En octobre, Smith-Sallons a envoyé Luka Hein à la clinique du genre pour une double mastectomie.

Luka Hein avait connu des difficultés à l’adolescence, au moment du divorce de ses parents et après avoir rencontré en ligne un homme plus âgé qui lui demandait des photos sexuellement explicites.

La thérapeute a noté dans ses notes que Luka Hein se sentait dépassée par les problèmes de garde qu’elle rencontrait, qu’elle se sentait seule dans sa nouvelle école et qu’elle souffrait « d’anxiété à l’idée d’avoir ses règles ainsi que de dysphorie thoracique », indique la plainte.

Plutôt que de conseiller Luka sur ces difficultés, Megan Smith-Sallons l’a envoyée à la clinique du genre pour une « chirurgie du haut ».

Hein a ensuite rencontré le Dr Johnson et le Dr Amoura pour discuter de cette option, mais dans le dossier médical officiel, affirme la plainte, Amoura a écrit qu’elle rencontrait Hein pour un « trouble endocrinien ».

« C’était faux. Le système endocrinien de Luka fonctionnait parfaitement », affirme la plainte.

Le plan de la défenderesse Amoura visant à perturber le bon fonctionnement du système endocrinien de Luka afin de « traiter » un trouble de la santé mentale n’était pas raisonnable et n’était pas conforme à la norme de diligence d’un médecin gynécologue-obstétricien », affirme la plainte.

Elle affirme également que les médecins auraient dû remarquer qu’il y avait plusieurs signaux d’alarme concernant les allégations de dysphorie de genre de Mlle Hein, notamment ses hospitalisations antérieures pour des raisons de santé mentale, sa rencontre en ligne avec un homme plus âgé et les pressions familiales auxquelles elle était confrontée.

« Cette litanie de facteurs psychosociaux aurait dû inciter un chirurgien plasticien raisonnablement prudent à ne pas pratiquer une double mastectomie sur une patiente adolescente aussi perturbée », affirme la plainte.

Au lieu de cela, le Dr Johnson a dit aux parents de Mlle Hein qu’elle se suiciderait probablement si elle ne subissait pas l’intervention — même si elle n’avait pas eu d’idées suicidaires pendant près d’un an avant l’opération.

« Les médecins ne devraient pas se comporter de cette manière avec des enfants ou des familles vulnérables, un point c’est tout », a déclaré au Daily Mail l’avocat Harmeet Dhillon, du Center for American Liberty.

« Les médecins ne devraient pas mutiler et défigurer des enfants de façon permanente, sans nécessité médicale, ce qui n’était pas le cas dans cette affaire. »

Hein a finalement subi la procédure irréversible le 26 juillet 2018, alors qu’elle n’avait que 16 ans et qu’elle était « incapable de consentir », selon le procès.

Elle a ensuite pris de la testostérone pendant quatre ans, et le Dr Amoura lui a même recommandé de subir une hystérectomie à un moment donné — mais ses parents s’y sont opposés et elle n’a jamais subi l’intervention.

Néanmoins, selon le procès, Mlle Hein a ressenti des douleurs dans les articulations, la colonne lombaire, les mains, les poignets, les coudes et la région pelvienne, et souffre d’« irrégularités cardiaques » à la suite de l’hormonothérapie.

« Lorsqu’elle a arrêté, la santé mentale et physique de Luka s’était détériorée au point que, plusieurs jours durant, elle ne pouvait plus fonctionner ni même sortir de son lit », indique le procès.

En janvier, Luka Hein a finalement dit au Dr Amoura qu’elle était en train de faire une détransition, mais cette dernière lui aurait dit qu’elle devrait simplement consulter un psychiatre.

Elle aurait dit à la jeune adulte : « Je suppose que cela fait partie de votre cheminement vers l’égalité des sexes ».

 New York Post

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mercredi 2 mars 2022

Une nouvelle étude désavoue le célèbre test de la guimauve et son pouvoir prédictif sur l'avenir des enfants

Une étude de suivi de « Bing » met en doute le fait que la réponse d’un enfant d’âge préscolaire à un test de la guimauve puisse prédire quoi que ce soit sur son avenir.

– Depuis une trentaine d’années, parents et scientifiques ont recours au test de la guimauve pour glaner des indices sur l’avenir des enfants. L’expérience a gagné en popularité après que son créateur, le psychologue Walter Mischel (né à Vienne, mort à New York), a commencé à publier des études de suivi des enfants d’âge préscolaire de la crèche Stanford Bing qu’il avait testés entre 1967 et 1973. En quoi consiste ce test, et quelles seraient ses conclusions sur l’enfant ?

Pascal Neveu. — Les Anglo-saxons et notamment les Américains ont toujours eu un certain talent afin de créer des tests totalement critiquables.

Le test de la guimauve repose sur le fait de laisser un enfant âgé de 4-5 ans face à des confiseries. S’il résiste à l’envie de manger la « guimauve », il lui est promis d’en obtenir par la suite deux autres en guise de récompense. Les scientifiques ont analysé la durée pendant laquelle chaque enfant résiste à la tentation, afin de démontrer qu’une grande patience/résistance était synonyme de succès. L’interprétation des résultats d’observations montrent que plus grand est le maîtrise sur soi (mesurée par la capacité de gratification différée), plus les chances de réussir dans sa vie d’adulte sont grandes.

Mischel « prédisait » que les enfants qui ne pouvaient pas tenir longtemps ont généralement grandi pendant leur adolescence, et jusque la trentaine avec de plus grandes frustrations, mais aussi avec de plus faibles compétences scolaires et sociales, et avec plus de problèmes de consommation de drogue, de santé mentale et même de poids.

Selon l’étude publiée dans le Journal of Economic Behavior and Organization, le temps que l’enfant a attendu pour manger la friandise n’a pas permis de prévoir une douzaine de résultats chez les adultes que les chercheurs avaient testés enfant, notamment leur statut social, leurs dettes, leurs habitudes en matière de régime alimentaire et d’exercice physique, leur tabagisme, leurs tendances à la procrastination, etc. 

– En quoi cette nouvelle étude remet-elle en cause l’expérience de Walter Mischel ? Comment a-t-on abouti à ces résultats ?

– Effectivement, plus d’une dizaine d’études récentes nuancent, pour ne pas dire dénoncent ses premières conclusions et questionnent d’autres facteurs d’influences tels que l’environnement familial, mais aussi les capacités cognitives qui doivent être prises en considération tout comme le rôle de l’hippocampe dans notre mémoire notamment émotionnelle. L’émotion joue un rôle majeur dans l’estime de soi, la satisfaction, la congratulation…

Pour autant cette nouvelle étude révèle que les enfants qui ont rapidement cédé à la tentation de la guimauve ne sont généralement pas plus ou moins en sécurité financière, éduqués ou en bonne santé physique que les autres.

Mais depuis plus de 30 ans, les parents et les éducateurs ont énormément adopté ce test sous prétexte que pour élever des enfants responsables et qui réussissent, nous devons leur apprendre à résister à cette première guimauve.

Les écoles ont intégré des tests de guimauve et des techniques de maîtrise de soi dans les programmes éducatifs.

Des conférences, des congrès, des prix… une manne financière hautement critiquable.

« Avec les temps d’attente par guimauve, nous n’avons trouvé aucune relation statistiquement significative avec les résultats que nous avons étudiés », déclare dans une interview Daniel Benjamin, de l’UCLA Anderson. 

Pourquoi les résultats à l’enfance n’ont aucune influence sur les résultats trouvés dans la vie d’adulte ?

Les chercheurs ont testé, notamment, le statut social, les capacités financières, les habitudes alimentaires et de sportivité, le tabagisme, les tendances à la procrastination et les soins dentaires préventifs.

– En quoi un enfant frustré, ou conditionné par une récompense pourrait advenir de telle ou telle manière ?

– Nous avons déjà eu en France un énorme débat lorsque sous la présidence Sarkozy on a tenté de déceler chez de jeunes enfants des potentiels futurs délinquants, déclenchant le courroux de tous les spécialistes et même ceux qui ont participé à la commission de travail.

Un être humain évolue et se construit face à sa vie, ses épreuves et des rencontres. Rien n’est déterminé, rien n’est figé… tout peut changer.

La nouvelle étude pourrait porter un coup final aux implications formées dans la recherche sur le test de la guimauve, qui, comme de nombreuses conclusions d’études psychologiques antérieures, ont été remises en question ces dernières années. 

– Que pouvons-nous réellement déduire de ces études ?

– Sur une centaine de questions posées, les sujets suivis depuis plus de 30 ans, et notamment 900 derniers sujets enfants et adolescents, rien n’a démontré la juste valeur de ce test.

En moyenne, en dehors des tests projectifs (TAT ou Rorschach par exemple), un test n’est fiable qu’à 70 % environ. La question de leur fiabilité, de leurs limites est en lien avec la pathologie recherchée, de la personnalité. Un test ne remplace aucunement une rencontre et un échange avec un patient ou un futur employé (50 % des employés ont passé au moins un test psychologique dans leur vie).

Et surtout il ne peut pas y avoir de valeur prédictive chez un enfant en évolution et en devenir, influencé par son éducation, son environnement, les valeurs parentales inculquées qui vont former ce qu’on appelle l’Idéal du Moi (ce que je veux être dans le regard de mes parents et des autres) et son Surmoi (les valeurs morales).

Car que peut valoir pour un enfant la promesse d’un doublon de friandises s’il résiste ?

La promesse n’engage que ceux qui y croient…

Source : Atlantico


mercredi 28 avril 2021

Colombie-Britannique: trois parents pour un enfant

En Colombie-Britannique, une juge vient d’ordonner que « les trois membres d’une “triade” polyamoureuse » soient enregistrés comme parents d’un petit garçon de deux et demi. Contre l’avis du procureur général. 

Mais pour la juge, Sandra Wilkinson, la loi provinciale sur la filiation présentait une « lacune » qui empêchait jusque-là Olivia d’être mère légale d’un enfant qu’elle « considère » comme son fils.

Olivia vit avec Bill et Eliza depuis 2016. En 2018, Eliza a donné naissance à Clarke, dont Bill est le père biologique. Clarke ayant été conçu naturellement, Eliza et Bill ont été reconnus automatiquement comme ses parents sur son certificat de naissance, mais Olivia voudrait aussi être « parent à part entière ». Si Clarke avait été conçu par procréation assistée, Olivia, Bill et Eliza « auraient pu conclure un accord pour que tous soient déclarés parents en vertu d’un article différent de la loi sur le droit de la famille ». Pour la juge, il s’agirait donc d’un oubli : « le législateur n’a pas prévu la possibilité qu’un enfant puisse être conçu par voie sexuelle et avoir plus de deux parents », déclare-t-elle.

Dans un précédent en 2018, un tribunal de Terre-Neuve-et-Labrador avait autorisé trois membres d’une relation polyamoureuse à être enregistrés comme parents d’un bébé. Toutefois dans ce cas la relation impliquait une femme et deux hommes, et « on ne savait pas lequel des hommes était le père biologique ».

Source : CBC, la décision

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Splendide Nouveau monde : trio homo parvient à faire inscrire trois pères sur certificat de naissance

mardi 2 mars 2021

Splendide nouveau monde : trio homo parvient à faire inscrire trois pères sur certificat de naissance

Un trouple californien homosexuel est entré dans l’histoire en 2017 lorsqu’il est devenu la première famille de l’État à inscrire trois parents sur un certificat de naissance.

Leur parcours reproductif et leur bataille juridique pour devenir pères de Piper, maintenant âgé de 3 ans, sont détaillés dans « Trois papas et un bébé » (à paraître le 9 mars 2021 aux éditions Cleis Press), écrit par l’un de ses pères, le Dr Ian Jenkins.

Jenkins et ses partenaires, Jeremy Hodges et le Dr Alan Mayfield, ne considèrent pas « leur famille » — qui comprend désormais également leur fils, Parker, 1 an — comme inhabituelle.

« Le fait que Piper ait trois parents n’est tout simplement pas un problème. J’ai moi-même trois parents — ma mère, mon père et ma belle-mère — et personne n’y pense », écrit Jenkins dans le livre.

Jenkins a rencontré Mayfield, un psychiatre, alors qu’ils terminaient leurs résidences en médecine à Boston. Les deux étaient ensemble pendant huit ans lorsque Hodges, qui travaille dans un hôpital de zoo, est entré en scène.

Bien que leur relation avec Hodges ait commencé comme une amitié, les choses sont rapidement devenues sexuelles. Après cinq ans de couple à trois, le trio a commencé à discuter sérieusement de devenir parents lorsque des amies ont proposé de leur donner leurs embryons surnuméraires. Le groupe a détaillé son parcours reproductif et sa bataille juridique pour devenir les pères de Piper, maintenant âgé de 3 ans, dans un nouveau livre. Le groupe a détaillé son parcours reproductif et sa bataille juridique pour devenir pères de Piper, maintenant âgé de 3 ans, dans un nouveau livre. (Amazon le vend bien sûr contrairement à ces livres et films que le géant de la vente en ligne décide de bannir..)

Pour obtenir ce bébé, les trois hommes ont dépensé plus de 120 000 $ en frais juridiques, contrats, implantations et tests. « Les couples homosexuels ne deviennent pas parents par accident. C’est toujours un acte délibéré et compliqué », écrit Jenkins.

Ils ont d’abord dû trouver une mère porteuse. Heureusement, leur amie Delilah a proposé de porter leur enfant. Puis vinrent les avocats. Les embryons doivent être adoptés pour que chaque homme ait des droits parentaux égaux. C’était un cas rare : les troisièmes parents sont généralement ajoutés aux certificats de naissance après coup, pas au moment de la naissance.

Source : NY Post


mardi 26 janvier 2021

Dénigrer et ne pas respecter les mesures sanitaires peut-il coûter la garde d’un enfant ?

Ne pas respecter et surtout dénigrer devant son enfant les mesures sanitaires visant à lutter contre la COVID-19 pourrait coûter la garde de sa progéniture à un parent, a statué la Cour supérieure. Dans une décision rendue en décembre dernier, le juge a conclu que le comportement répréhensible du père, qui ne portait pas de masque et ridiculisait ceux qui respectaient les règles sanitaires, remettait en question ses capacités parentales. Par conséquent, la garde de son fils lui a été retirée.

« Même si la liberté d’expression est un droit reconnu, cela ne va pas jusqu’à permettre à un adulte de dénigrer et de discréditer, en présence de son enfant mineur, les citoyens qui respectent les règles décrétées par les autorités sanitaires en pleine période de pandémie liée à la COVID-19 », lit-on dans la décision rendue par le juge Claude Villeneuve, du district Saint-François, en Estrie.

 « Le père refusait de porter le masque et écoutait en présence de l’enfant des vidéos conspirationnistes », a souligné Maïté Morin, l’avocate de la mère. Le non-respect des règles concernant la pandémie était « totalement à la connaissance de l’enfant », dit-elle, pour contextualiser la décision du juge.

En outre, le juge motive sa décision par faite que l’enfant « n’accepte pas le mode de vie axé sur le végétalisme. Bien qu’une personne adulte soit tout à fait libre de choisir son mode d’alimentation (comme en l’espèce le végétalisme) et qu’il puisse être opportun d’en enseigner les vertus à son enfant, il y a des limites à l’imposer quand cela ne correspond pas aux besoins de celui-ci. » […] Ajoutons que l’enfant « a maintenant 11 ans, qu’il exprime le désir de mettre fin à la garde partagée depuis plus de deux ans après l’avoir expérimenté durant une période significative, que cet enfant est jugé mature par son entourage, que le désir qu’il exprime ne relève pas d’un pur caprice ou de pression indue de la part de sa mère, qu’il y a des explications légitimes à la base de cette réflexion entamée depuis longtemps de vivre à temps plein avec sa mère pour l’ensemble des raisons rapportées par son procureur, il serait manifestement néfaste et contraire à l’intérêt de [l’enfant] de maintenir le statu quo. »

Source : Le Devoir, le jugement


jeudi 21 mai 2020

Libérons les enfants du confinement gouvernemental

Richard Martineau qui, il y a deux semaines encore, fustigeait les anti-confinements comme des peureux est désormais pour qu'on libère les enfants de ce même confinement strict et généralisés.




La chronique de Richard Martineau:

Comme plusieurs d’entre vous, j’ai profité du beau temps, ce week-end, pour me promener dans des parcs et faire du vélo. J’ai discuté avec de nombreux parents. Et qu’est-ce que j’ai entendu le plus souvent ? « C’est bien beau, le confinement, mais je ne vais quand même pas empêcher mes enfants de jouer avec leurs amis ! Pourquoi enfermer les enfants alors que ce ne sont pas eux qui sont les plus vulnérables, mais les vieux – et même, les vieux malades ? »

ESBROUFE SANITAIRE ?

De plus en plus de parents se posent cette question. Les chiffres sont clairs : les enfants sont très peu à risque. Pourquoi on les confine comme s’ils avaient 70 ans ? La semaine dernière, l’animateur Jean-François Baril a publié un texte qui a enflammé les médias sociaux. « Nos jeunes commencent à être taciturnes et isolés, a-t-il écrit. Ils sont sans école, parfois sans parents à la maison et sans objectifs à court terme.

« C’est bien beau le golf, l’escalade en montagne et l’équitation. Mais pourquoi un entraîneur ne pourrait pas être avec six garçons sur un terrain de soccer et leur faire pratiquer leur jeu de jambes ? Pourquoi quatre filles ne pourraient pas pratiquer le basketball avec leur coach en respectant les consignes ? « Avec un peu de surveillance, c’est possible d’ouvrir les parcs de balle, de soccer et de football, afin de permettre ces sports de masse. »

Le journaliste Louis-Philippe Messier­­­ a publié un texte semblable dans le 24H. « Pourquoi le ministre de l’Éducation impose-t-il une panoplie de précautions presque impossibles pour les écoles primaires et les garderies si les enfants ne sont pas plus menacés que menaçants ? Du théâtre pour rassurer les adultes, de l’esbroufe sanitaire ? « Pourquoi continuer de leur interdire de jouer entre voisins ou d’utiliser les modules dans les parcs ? »

VICTIMES COLLATÉRALES

Hier, à l’émission de ma conjointe, Sophie Durocher, sur Qub Radio, la Dre Marie-Claude Roy, pédiatre au CHU-Sherbrooke, n’a pas mâché ses mots.

On sait que les enfants sont très peu malades de la COVID et qu’ils sont de très mauvais vecteurs pour la transmettre, pourtant, ils constituent la tranche de la population la plus confinée au Québec. On commence à déconfiner les personnes âgées, mais il n’y a pas de plan concret pour déconfiner les jeunes...

  es enfants ont besoin de se socialiser pour se construire, ils doivent pouvoir jouer avec leurs amis, afin d’apprendre à exprimer et à contrôler leurs émotions. De même, les ados ont besoin de vivre leurs premiers émois amoureux. « Les mesures de santé publique doivent être adaptées pour les enfants, on ne peut pas leur imposer les mêmes mesures de distanciation sociale qu’on impose aux adultes, ça n’a aucun sens !

On dit que les écoles secondaires n’ouvriront peut-être pas en septembre. C’est impensable ! Les dommages que ça causerait chez les ados dépasseraient tout ce que pourrait causer la COVID !

On est en train de sacrifier une génération qui ne s’en sortira pas indemne­­­. Les enfants sont les victimes collatérales de cette crise... 

À quand le Front de libération des enfants ?

mercredi 25 septembre 2019

Fonctionnaires contre père : qui décide si un enfant mineur peut subir une thérapie de transition de genre ?

La Cour d’appel de la Colombie-Britannique a récemment entendu les plaidoiries dans l’affaire AB c. CD. Nous avions déjà parlé de cette affaire : Colombie-Britannique : cour suprême interdit aux parents de s’opposer au traitement hormonal de transition de leur fille de 14 ans.

Ce procès concerne une mineure née fille qui subit un traitement de testostérone pour passer au sexe opposé. Une ordonnance du tribunal inférieur interdit la publication des noms de la mineure (« AB »), du père de l’enfant (« CD »), de la mère de l’enfant (« EF ») et des professionnels de la santé impliqués dans cette affaire. L’ordonnance de la cour interdit également d’utiliser les pronoms féminins « she » et « her » en anglais pour désigner cette enfant née de sexe féminin.

Le père et la mère ont divorcé il y a environ quatre ans. Depuis cette époque, leur fille a souvent eu des problèmes à l’école, rencontrant régulièrement des conseillères de son école. Soutenue et encouragée par les conseillères de son école, cette enfant a commencé à adopter une identité masculine, elle exige notamment de se faire appeler par un prénom masculin. Ces faits ont été cachés au père, même s’il partage légalement la garde de son enfant avec son ex-femme et malgré son droit légal de connaître tous les événements et changements importants au sujet de son enfant. Le père ne découvrit ces changements qu’après avoir vu la photo de enfant dans un annuaire scolaire, déguisée en garçon avec un nouveau prénom masculin sous sa photo.

L’enfant AB a continué à rencontrer les conseillères de son école. Elles encourageaient AB et la présentaient à des tiers comme étant un garçon. Ils ont conseillé à AB de consulter un psychologue (le « Dr IJ »), qui l’a ensuite dirigé vers le « Dr GH » de l’Hôpital pour enfants de Colombie-Britannique. En décembre 2018, le Dr GH a envoyé au père une lettre indiquant que l’hôpital pour enfants commencerait à administrer de la testostérone à son enfant dans les deux semaines, sans le consentement du père. Le père a alors déposé une requête en justice pour empêcher ce traitement sans son consentement.

Le 27 février 2019, le juge Bowden de la Cour suprême de la Colombie-Britannique a déclaré qu’il était dans l’intérêt supérieur de l’enfant de recevoir les controversés traitements aux hormones sexuelles, aux bloqueurs de puberté ou tout autre traitement que l’hôpital pour enfants pourrait recommander, y compris des chirurgies telles que la mastectomie.

Le juge Bowden a ordonné qu’on adresse l’enfant née de sexe féminin comme un garçon et qu’elle ne soit désignée que par son nouveau prénom masculin, à la fois dans la procédure judiciaire et en général. Cette ordonnance s’applique au père d’AB et à toutes les personnes sous sa juridiction. Le père ne peut donc plus appeler sa fille par son nom ni même utiliser un pronom féminin pour en parler...

En outre, le juge Bowden a également expressément interdit au père d’essayer de persuader AB d’abandonner ce traitement expérimental aux conséquences permanentes et bouleversantes. Selon le juge Bowden, appeler l’enfant par le prénom qu’elle a reçu à la naissance ou tenter de persuader l’enfant de ne pas suivre un traitement irréversible constituerait une « violence familiale » au sens de la Loi sur la famille de la Colombie-Britannique.

En tant qu’intervenant, le Centre de justice pour les libertés constitutionnelles (JCCF) a déposé un mémoire expliquant pourquoi les enfants ont légalement le droit de bénéficier de la protection de ceux qui les aiment le plus et qui les connaissent le mieux : leurs propres parents. La Charte protège la liberté et la sécurité des parents dans l’éducation et la prise en charge de leurs propres enfants, y compris le droit de prendre des décisions à leur place dans des domaines fondamentaux tels que la participation à des interventions médicales irréversibles non urgentes. Le  JCCF fait remarquer :
  • Partout au Canada, les parents ont de bonnes raisons de préférer une thérapie psychologique et le passage par la puberté à traitements hormonaux de transition sexuelle pour traiter la dysphorie de genre. En plus de créer une dépendance à vie à ces hormones de transitions sexuelles, la « transition » chirurgicale complète chez les patientes inclut l’ablation des organes génitaux, de l’utérus et des seins. Tous les parents peuvent à juste titre être préoccupés par le bien-être à long terme de leurs enfants qui passent par cette transition de genre, notamment par l’incapacité possible d’avoir une relation sexuelle satisfaisante, une stérilité permanente et de profonds remords chez l’enfant devenu adulte. Ces conséquences sont trop graves et des enfants mineurs immatures et en pleine croissance ne peuvent les comprendre correctement.
  • En ce qui concerne la décision du Tribunal qui oblige le père de l’enfant à parler de son enfant comme s'il s'agissait d'un garçon et à l’aide d’un prénom masculin, les observations du Centre de la justice soulignent que le discours imposé viole la liberté d’expression protégée par l’article 2 (b) de la Charte. La Cour suprême du Canada a qualifié le discours forcé de « totalitaire et, en tant que tel, étranger à la tradition de nations libres comme le Canada ». En plus de protéger la liberté de parole et d’écoute de chacun, la Charte protège également le droit de ne pas être contraint par le gouvernement (y compris les tribunaux) à prononcer des mots qui ne sont pas propres. En ordonnant au père de l’enfant de ne pas dissuader son enfant de poursuivre un traitement médical expérimental irréversible, le tribunal inférieur de la Colombie-Britannique viole également la liberté d’expression du père, droit reconnu par la Charte. 
  • L’État ne peut légalement obliger les parents à exprimer leur accord et leur soutien pour un traitement que le parent, à juste titre, considère comme dangereux, préjudiciable et contraire aux intérêts des enfants impressionnables. L’État ne peut contraindre les parents à oublier leur fille et à lui substituer un souvenir imposé de cet enfant sous la forme d’un fils.

À l’automne 2018, le personnel de l’Hôpital pour enfants de C.-B. a, pendant des mois, fait pression sur le père de l’enfant pour qu’il donne son consentement au traitement avant qu’il ne dépose une demande au tribunal. Le père était très préoccupé par le traitement. Il était également préoccupé par le fait qu’on ait commencé ce traitement hormonal avant de dûment prendre en compte le traitement de la dépression de AB.

Selon une étude suédoise de 2011, les personnes qui sont sous thérapie de transition sexuelle, d’hormonothérapie sexuelle et de manipulations chirurgicales de leur corps subissent des traumatismes psychologiques permanents et un taux de suicide 19 fois supérieur à celui de la population en général.

En outre, les hormones de transition sexuelle entraînent des séquelles irréparables telles qu’un risque accru de cancers, de maladies cardiaques, d’ostéoporose et de stérilité permanente. Les autres changements comprennent les changements permanents de la voix, de la pilosité faciale et une densité osseuse plus faible.

En 2018, l’Université Brown a publié les conclusions de Lisa Littman, issues d’une étude de cas portant sur 256 parents. Elles mettent en évidence l’apparition rapide de la dysphorie de genre chez les adolescentes. L’étude met en évidence une corrélation entre l’utilisation des médias sociaux et l’influence des pairs comme des facteurs qui contribuent à ce phénomène.

La dysphorie de genre est souvent liée à des problèmes de santé mentale et à des traumatismes infantiles. Elle peut être déclenchée par la pression des pairs ou par l’environnement social. Mais cette confusion sexuelle cesse généralement après la puberté.

Le psychologue qui traitait AB, le Dr IJ, a lui-même déclaré publiquement que seuls 2 % à 20 % des enfants transgenres restent transgenres. Pour la grande majorité, cette dysphorie passe. L’affirmation du Dr IJ est conforme aux études médicales sur le sujet qui montrent que plus de 80 % des enfants désorientés quant à leur identité sexuelle acceptent désormais leur sexe biologique quand ils atteignent l’âge de 18 ans, sans « thérapie d’affirmation » et hormones sexuelles croisées.

Cependant, si des enfants désorientés reçoivent des médicaments antipuberté et des hormones de transition sexuelle alors la plupart d’entre eux poursuivront le processus de transition sexuelle après l’âge de 18 ans.

Les parents, sans distinction de croyance, de race ou d’opinion politique, portent un intérêt profond et indéfectible à la santé et au bonheur à long terme de leurs enfants. La Charte, à l’instar de la Déclaration des Nations Unies sur les droits de l’enfant, reconnaît que les parents sont généralement beaucoup mieux placés que l’État pour élever leurs enfants et prendre des décisions en ce qui concerne leurs soins. La Cour suprême du Canada a statué que la Charte confère d’une manière générale aux parents le droit de prendre des décisions pour le bien de leurs enfants. La loi reconnaît que nul n’est mieux placé que les parents pour protéger leurs enfants.

Qu’est-ce qui constitue en droit un « mineur mûr » ?

Un des éléments de ce qui permet à un mineur d’être reconnu comme légalement « mûr » (capable de prendre des décisions adultes indépendamment de ses parents et du gouvernement) est sa capacité à réfléchir à des problèmes difficiles et de considérer mûrement des points de vue opposés. Dans les affaires qui concernent des témoins de Jéhovah adolescents qui refusent des transfusions de sang qui pourraient pourtant leur sauver la vie, l’un des facteurs pris en compte par les tribunaux pour déterminer si le mineur est juridiquement « mûr » et capable de prendre cette décision par lui-même est sa capacité d’entendre et de considérer différents points de vue. Un enfant déjà aux prises avec un stress émotionnel et mental important qui l’empêche de considérer de manière rationnelle des opinions médicales opposées, n’est pas en mesure de prendre des décisions alors qu’il reçoit des conseils divergents (par exemple, des docteurs qui le poussent à accepter une transfusion sanguine alors que des chefs religieux le poussent à la refuser) et ne peut donc être considéré légalement comme « mûr ».

L’ordonnance du juge Bowden interdit au père d’essayer de persuader son enfant née fille de s’abstenir de traitements à base de testostérone expérimentaux et irréversibles. Cela trahit le fait que l’enfant n’est pas suffisamment mûr pour faire face à des opinions divergentes et pour réfléchir aux avantages et aux inconvénients liés aux différentes options. L’enfant n’est donc pas un mineur « mûr ». Si l’enfant n’est pas un mineur « mûr », il ne peut donc pas décider de traitements médicaux graves et irréversibles. Cette décision revient aux parents. Cependant, le tribunal inférieur estime que l’enfant est suffisamment mûr pour décider de traitements médicaux expérimentaux, mais pas assez mûr pour entendre les objections de son père.

Il ne devrait y avoir aucun traitement médical irréversible jusqu’à ce que les parents soient d’accord ou que l’enfant ait atteint la maturité suffisante.

Soutenez l’action du Centre Le Centre de justice pour les libertés constitutionnelles (JCCF.ca)

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À qui sont ces enfants au juste ?