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vendredi 28 août 2026

La Révo­lu­tion française n’est jamais par­ve­nue à fon­der la démo­cra­tie, les liber­tés d’expres­sion et de réunion, le plu­ra­lisme des opi­nions…

Dans un maître-ouvrage de près de 1 000 pages, le bio­graphe des Bour­bons et de Jésus raconte, dans un style fluide et vivant, la décen­nie 1789-1799, qui chan­gea le visage et le des­tin de la France. Balayant de nom­breux cli­chés et idées reçues atta­chés à la Révo­lu­tion et à ses consé­quences, il insiste sur le rôle cen­tral de la vio­lence dans son déclen­che­ment comme dans son dérou­le­ment. Et rap­pelle ici com­bien elle reste pré­gnante dans la culture poli­tique contem­po­raine. Entretien publié dans le
Figaro Magazine.

— Votre grand récit de la Révo­lu­tion française com­mence non en 1789, mais en 1786-1787, par l’évo­ca­tion de l’échec du plan Calonne, qui visait à ins­tau­rer un impôt uni­ver­sel auquel les deux ordres pri­vi­lé­giés, clergé et noblesse, auraient éga­le­ment été sou­mis. Cette crise finale de l’Ancien Régime fut-elle la der­nière chance de sau­ver la monar­chie ? 

— Sans aucun doute, le plan du contrô­leur géné­ral Calonne visait à refon­der la société par une « révo­lu­tion royale » dans le sens d’une plus grande ratio­na­lité et d’une plus grande jus­tice. Il s’agis­sait d’en finir avec les exemp­tions, les pri­vi­lèges, d’ins­tau­rer au moins en par­tie l’éga­lité des Français devant l’impôt et de cor­ri­ger l’exces­sive diver­sité des par­ti­cu­la­rismes pro­vin­ciaux liés aux aléas de l’his­toire. La dis­tinc­tion des trois ordres – clergé, noblesse et tiers état – devait sub­sis­ter, mais uni­que­ment sur un plan hono­ri­fique. Ce fut le refus égoïste des deux pre­miers ordres, lors de l’Assem­blée des notables, qui pré­ci­pita la crise de l’Ancien Régime. Ce sont, comme l’a dit Cha­teau­briand, « les patri­ciens qui com­men­cèrent la Révo­lu­tion ».

— Lorsque Louis XVI se résout à ren­voyer les Par­le­ments, en août 1787, son frère cadet le comte d’Artois le sou­tient, mais sa vie semble à un moment mena­cée, au point que ses offi­ciers doivent le défendre l’épée à la main. Vous sou­li­gnez alors que « bien avant le 14 juillet 1789, la vio­lence com­mençait à s’insé­rer dans le pro­ces­sus poli­tique ».

[Les Parlements étaient des cours de justice, composées de magistrats, appelés parlementaires. Ces charges étaient pour l’essentiel vénales et héréditaires : les magistrats achetaient leur office à l’État et pouvaient le transmettre ou le vendre. Ils appartiennent donc principalement à la noblesse de robe, une élite judiciaire relativement aisée.

Les Parlements ne représentaient pas démocratiquement le peuple. Ils défendirent certes parfois des principes de limitation du pouvoir royal, mais ils défendaient aussi très fortement les privilèges sociaux et fiscaux des ordres privilégiés, dont ils étaient eux-mêmes issus.

Les Parlements, notamment celui de Paris, refusaient d’enregistrer les édits fiscaux destinés à faire payer davantage les privilégiés (noblesse et clergé), notamment les projets d’impôt voulu par Louis XVI et ses ministres pour résoudre le déficit de l’État.

C’est cette opposition qui conduit Louis XVI à envisager puis à réaliser le renvoi des Parlements en 1788, peu avant la convocation des États généraux.]


— En effet, les vio­lences popu­laires com­men­cèrent dès 1787, par consé­quent bien avant la chute de la Bas­tille. Lors de la ten­ta­tive de réforme judi­ciaire du garde des sceaux Lamoi­gnon et l’exil des Par­le­ments, ani­ma­teurs des troubles contre le pré­tendu « des­po­tisme minis­té­riel », il y eut de vio­lentes émeutes tant en pro­vince qu’à Paris, avec de nom­breux morts. Les auto­ri­tés parurent dépas­sées devant le mécon­ten­te­ment géné­ral et la mul­ti­pli­cité des ini­tia­tives sub­ver­sives sur le plan local. C’est une des rai­sons pour les­quelles une meilleure com­pré­hen­sion des évé­ne­ments néces­site d’inclure ce que l’on a long­temps appelé « la pré­-ré­vo­lu­tion » dans le cycle révo­lu­tion­naire lui-même.

— D’après vous, la façon bru­tale dont l’Assem­blée natio­nale ins­ti­tuée en juin 1789 s’est pro­cla­mée seule repré­sen­tante de la sou­ve­rai­neté au lieu de se pré­sen­ter comme un contre­pou­voir à l’auto­rité royale a conféré au pou­voir légis­la­tif une puis­sance sans limite. Là réside, affir­mez-vous, la cause prin­ci­pale de la dérive ter­ro­riste de la Révo­lu­tion ? 

— Ce qui fait la sin­gu­la­rité de la Révo­lu­tion française par rap­port notam­ment à la Glo­rious Revo­lu­tion anglaise de 1688 tient à une rup­ture sys­té­mique majeure, mar­quée par le dépla­ce­ment jusque-là inconnu de la sou­ve­rai­neté. Les 17 et 20 juin 1789, on passe en effet de la sou­ve­rai­neté monar­chique à la sou­ve­rai­neté natio­nale. Nous avons peine de nos jours à mesu­rer l’ampleur de ce bou­le­ver­se­ment dans l’équi­libre des pou­voirs, tant nous sommes habi­tués et atta­chés à la sou­ve­rai­neté natio­nale. C’était alors d’une audace inouïe, lourde de dan­gers. À ceci s’est ajou­tée l’hubris [démesure] extra­va­gante des élus du peuple. Ivres de leur force nou­velle et sans limites, sai­sis d’une arro­gance incom­men­su­rable, les dépu­tés des dif­fé­rentes assem­blées se prirent pour des dieux légis­la­teurs, croyant pou­voir légi­fé­rer sur tout. De là l’effet d’entraî­ne­ment cata­clys­mique de deux de leurs prin­ci­pales déci­sions : la Consti­tu­tion civile du clergé de 1790 et la décla­ra­tion de guerre de 1792, vou­lue par les Giron­dins, et, contrai­re­ment à ce que répètent les manuels sco­laires, redou­tée par Louis XVI. 

— On oppose sou­vent 1789 à 1793, année de la Ter­reur. Mais selon vous, la véri­table frac­ture se situe entre 1789 et 1792, car la jour­née du 10 août, qui vit la prise des Tui­le­ries par la Com­mune insur­rec­tion­nelle de Paris et la chute de la monar­chie consti­tu­tion­nelle, por­tait en elle l’éli­mi­na­tion des modé­rés au pro­fit des radi­caux.

—  L’insur­rec­tion du 10 août 1792 consti­tue en effet une césure essen­tielle dans l’his­toire de la Révo­lu­tion. Non seule­ment elle consacre l’épui­se­ment du mou­ve­ment de 1789 et l’échec de la Consti­tu­tion dés­équi­li­brée, votée par la Consti­tuante en 1791, mais elle marque aussi le début d’une seconde Révo­lu­tion, au centre de laquelle se pla­cèrent la Com­mune insur­rec­tion­nelle de Paris et les forces qui la sou­te­naient. C’était une autre légi­ti­mité qui, au nom du salut public, pré­ten­dait se sub­sti­tuer aux élus de la nation. Quelques mil­liers de fédé­rés et de sec­tion­naires en armes s’arro­gèrent ainsi le droit de s’expri­mer au nom du peuple tout entier. À la sou­ve­rai­neté natio­nale, les sans-culottes oppo­saient la sou­ve­rai­neté popu­laire et la pra­tique de la « démo­cra­tie tota­li­taire », selon le mot de Ber­trand de Jou­ve­nel et de Jacob Leib Tal­mon, dans laquelle il n’était pas bon d’expri­mer une opi­nion dis­si­dente. 

— La Révo­lu­tion française a inventé les droits de l’homme, mais la plu­part de ceux-ci ont été vio­lés pen­dant la décen­nie révo­lu­tion­naire, de même que la Révo­lu­tion a pro­clamé la sou­ve­rai­neté du peuple, mais en réa­lité n’a jamais ins­tauré la démo­cra­tie au sens où nous l’enten­dons de nos jours. Com­ment expli­quer ce para­doxe ?

— En 1789, la France a tracé le che­min vers la moder­nité, abo­lis­sant la société de corps et d’ordres, les inéga­li­tés de rangs, le reste de la féo­da­lité et du ser­vage. Les idées de liberté, d’éga­lité, de fra­ter­nité se sont répan­dues comme des traî­nées de poudre en Europe à la suite des armées françaises, ébran­lant les hié­rar­chies anciennes et les vieux régimes monar­chiques conser­va­teurs. Au XIXe siècle, la Révo­lu­tion sera même la réfé­rence majeure des forces éman­ci­pa­trices du monde entier.

Elle a pro­clamé la sou­ve­rai­neté popu­laire, la repré­sen­ta­tion natio­nale, la sépa­ra­tion des pou­voirs, l’éga­lité devant la loi et devant l’impôt, l’acces­si­bi­lité de cha­cun à tous les emplois. Elle a même mul­ti­plié les élec­tions. Mais, n’en déplaise à cer­tains his­to­riens, à aucun moment elle n’est par­ve­nue à fon­der la démo­cra­tie moderne, avec les liber­tés d’expres­sion et de réunion, le plu­ra­lisme des opi­nions, des lois pro­tec­trices des mino­ri­tés, des tri­bu­naux impar­tiaux et de solides contre-pou­voirs pro­té­geant des dérives auto­ri­taires. Cet échec est dû en grande par­tie à la fuite en avant des consti­tuants, ivres de leurs pou­voirs : le refus d’un exé­cu­tif fort, le rejet du bica­mé­ra­lisme, la sur­en­chère déma­go­gique pri­vi­lé­giant l’outrance au rai­son­nable.

— « Aucune des grandes démo­cra­ties du monde occi­den­tal d’aujourd’hui, écri­vez-vous, n’a connu un che­min vers la moder­nité par­semé de tant de vio­lence et de haine. » En quoi cette culture de la vio­lence a-t-elle laissé des traces dans la vie poli­tique de la France contem­po­raine ?

— En dehors de l’endet­te­ment public, déjà gigan­tesque en 1789, les grands enjeux poli­tiques d’aujourd’hui – pou­voir d’achat, insé­cu­rité, immi­gra­tion de masse, réin­dus­tria­li­sa­tion, impuis­sance bureau­cra­tique, défis envi­ron­ne­men­taux, cultu­rels et iden­ti­taires… – n’ont aucun rap­port avec ce qu’ils étaient à cette époque ; il n’empêche qu’on se com­plaît tou­jours dans les struc­tures men­tales des temps révo­lu­tion­naires. La divi­sion droite-gauche, qui remonte à l’Assem­blée consti­tuante, est sou­vent perçue comme une guerre civile à peine régu­lée, et la France n’est tou­jours pas gué­rie de la pas­sion mala­dive de l’éga­lité. D’où ce can­cer de la jalou­sie, de la haine popu­liste des « riches », des « nan­tis », des « pri­vi­lèges ». Une frac­tion bien connue de l’opi­nion reven­dique le magis­tère moral du camp du bien pour faire taire l’adver­saire. « Pas de liberté aux enne­mis de la liberté », avait déjà dit Saint-Just en une for­mule redou­table. On convoque à tout bout de champ les pos­tures, la rhé­to­rique et le nar­ra­tif révo­lu­tion­naires : on parle d’états géné­raux, de cahiers de doléances, de Bas­tille à prendre. Les « gilets jaunes » avaient même ins­tallé des guillo­tines fic­tives sur cer­tains ronds-points ! Rien de tout ceci n’existe ailleurs. Nous ne sommes mal­heu­reu­se­ment pas encore gué­ris des excès de la Révo­lu­tion !


La Révo­lu­tion française, 
de Jean-Chris­tian Petit­fils, 
à paraître chez Per­rin,
le 27 août 2026,
976 pages,
ISBN-10 ‏ : ‎ 2262097119
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2262097110 


lundi 13 juillet 2026

Xénophobie — Scènes chaotiques et tendues devant les grilles d’une école primaire sud-africaine

Des dizaines de milliers d'étrangers fuient l'Afrique du Sud, terrifiés et traumatisés, suite à la vague de violences xénophobes et aux manifestations anti migrants.

En Afrique du Sud, la situation reste tendue autour de la question migratoire. Un comité interministériel chargé des migrations a annoncé dimanche que plus de 53 000 personnes ont été expulsées et rapatriées ces cinq dernières semaines.

Un Nigerian, chef d'entreprise, possède tous ses papiers en Afrique du Sud, à qui il a été demandé de partir, qui parle. Il explique et eux répondent qu'ils n'en ont cure (en termes plus crus). « Je suis un immigrant légal. J'ai passé plus de 13 ans à bâtir une entreprise en Afrique du Sud, créant des emplois et formant plus de 20 Sud-Africains. Je paye mes cotisations et possède tous les documents nécessaires. Si le gouvernement me demande de partir, je le ferai. Mais je ne me laisserai pas chasser par des menaces ou la pression d'une foule ».

Les attaques contre des migrants africains se multiplient en Afrique du Sud depuis le début de l’année. Près de 50 000 migrants illégaux ont quitté l’Afrique du Sud ces dernières semaines tandis que des mouvements anti-immigration gagnent en visibilité.

AFRIQUE DU SUD 🇿🇦: quelles sont les connexions politiques derrière le mouvement anti-immigration ? Des milliers de Sud-Africains ont marché dans plusieurs grandes villes du pays, mardi 30 juin 2026, pour protester contre l’immigration illégale. Alors que le pays connaît une résurgence de violence xénophobe, ciblant les migrants africains, qu’ils soient dans le pays légalement ou non, l'organisation « March and March », née en mars dernier, s'est imposée comme le porte-voix de la colère des Sud-Africains en matière de migration. Si l'organisation se dit citoyenne, ces marches ont aussi une dimension politique à l'approche des élections municipales ( RFI)





Billet du 28 avril

La vidéo ci-dessous montre des scènes chaotiques et tendues devant les grilles d’une école primaire sud-africaine. On y voit des membres de groupes anti-immigration, dont Operation Dudula, bloquer l’accès aux enfants et parents étrangers (principalement d’autres pays africains), dans une ambiance de confrontation et de cris. 

L’incident s’est déroulé à Durban (KwaZulu-Natal), précisément devant l’Addington Primary School, dans le quartier de Point / South Beach. Les faits remontent principalement au 21 janvier 2026 (avec des protestations ayant commencé dès la rentrée scolaire autour du 14 janvier). 

Des parents sud-africains, soutenus par Operation Dudula, le mouvement March and March et des sympathisants du parti uMkhonto weSizwe (MK Party) fondé par l'ancien président Zuma, accusaient l’école de prioriser les enfants de ressortissants étrangers au détriment des élèves locaux.La police sud-africaine était présente en nombre important. 

Elle est intervenue pour disperser la foule à l’aide de canons à eau et de grenades assourdissantes, afin de protéger les élèves et de maintenir l’ordre. Des enquêtes pour incitation à la violence publique ont été ouvertes contre certains organisateurs des manifestations.

Dans cette autre vidéo, un homme noir crie « Retournez dans votre fichu pays, bande d'inutiles. Vous n'êtes pas capables de vous battre contre votre propre gouvernement, alors vous venez en Afrique du Sud. Bande de salauds. » Avant cela, une femme noire en vert crie « Voertsek parapara» (Foutez le camp parasites, voertsek = ouste, dégage !, c'est le terme afrikaans pour chasser un animal importun, alors que parapara signifie parasite en tsotsitaal.)

Qu’est-ce qu’Operation Dudula ?

Operation Dudula est un mouvement citoyen vigilante sud-africain, né vers 2021-2022, qui milite pour « mettre les Sud-Africains d’abord ». Il cible particulièrement l’immigration illégale, la concurrence sur les emplois, les logements et les services publics (écoles et hôpitaux). 

Le groupe organise régulièrement des patrouilles et des protestations contre les migrants, souvent accusé de xénophobie, surtout envers les autres Africains noirs.Le nom « Dudula » vient de l’isiZulu (langue zouloue, majoritaire au KwaZulu-Natal). Il signifie « forcer dehors », « repousser », « expulser » ou « renverser ». Il reflète directement l’objectif affiché du mouvement : expulser les immigrants non documentés pour réserver les ressources aux citoyens sud-africains.

Cet événement s’inscrit dans un contexte plus large de fortes tensions socio-économiques en Afrique du Sud : chômage élevé, pression sur les infrastructures publiques et débats récurrents sur l’immigration. La Constitution sud-africaine garantit cependant le droit à l’éducation pour tous les enfants présents sur le territoire, indépendamment du statut migratoire de leurs parents.

mercredi 13 mai 2026

« Jamais autant d'immigration en France »

L’immigration est-elle une fatalité ? C'est le sujet abordé par Le Club Le Figaro Idées présenté par Eugénie Bastié. Elle reçoit Didier Leschi et Nicolas Pouvreau-Monti.

samedi 14 mars 2026

Les jeunes, la violence et l’immigration

En écoutant la radio de Montréal, j’ai parfois l’impression d’être à Paris, Berlin ou Londres. Surtout lorsqu’il est question de la montée de la violence chez les jeunes. Cette progression, je l’ai constatée dans mon propre quartier, un arrondissement populaire de Paris. À la sortie de l’école Gambetta, dans le 20e arrondissement, les altercations ne sont pas rares. Il y a quelques mois, un groupe de jeunes s’en est pris à un des leurs à coups de pied. Si des adultes n’avaient pas été là, nul ne sait comment cela aurait tourné.

Je pourrais citer des dizaines d’événements semblables qui vont de la simple dispute aux attaques au couteau. Partout, ces incidents se ressemblent. En France, les enquêtes montrent que cette violence se manifeste tout particulièrement dans les zones qui connaissent une forte immigration.

[L'auteur de ce texte, Christian Rioux, en entrevue. Il me semble très optimiste. Il n'est pas évident avec l'implosion démographique que les ghettos d'immigrés s'intègreront vraiment aux Québécois dans 2 ou 3 générations. Il n'y a tout simplement plus assez de jeunes écoliers « pure laine ».]

Le fossé culturel

Il faudrait être aveugle pour ne pas le reconnaître. Il ne s’agit aucunement de stigmatiser quiconque et encore moins de faire le procès de l’immigration, mais de comprendre qu’elle n’est pas toujours la panacée qu’on nous décrit. En particulier pour la seconde génération d’immigrants chez qui elle est souvent une souffrance.

Mal dans leur peau, ces enfants se retrouvent le plus souvent écartelés entre la culture de leurs parents et celle du pays qui les accueille. Or, ils ne possèdent généralement les codes ni de l’une ni de l’autre. Surtout si, à cause du nombre, le pays d’accueil n’a plus les moyens d’une véritable intégration.

Malgré ce que prétendent les illusionnistes de la diversité, il ne suffit pas de traverser une frontière pour que les différences culturelles s’effacent comme par magie. En France, par exemple, les jeunes Maghrébins ont tout naturellement tendance à rivaliser de virilité et à adopter un comportement clanique. C’est l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal qui m’expliquait que même en Algérie, on supportait mal les jeunes des banlieues françaises à qui personne n’avait jamais posé de limites.



Se bander les yeux

Il n’aura échappé à personne que ces sociétés sont généralement plus autoritaires que les nôtres. À Alger ou à Tunis, on n’hésite pas à corriger un jeune dès le premier écart de conduite. Ce qui n’est évidemment pas le cas en France et au Québec où même la police hésite à agir de peur d’être qualifiée de raciste.

Ignorer le problème ne rend service à personne, et encore moins à ces jeunes, me confiait le Dr Maurice Berger. Ce pédopsychiatre français, qui connaît bien le Québec, note la progression d’une violence gratuite qui dégénère parfois en violence extrême. Dans le centre éducatif où il travaillait, 90 % des mineurs étaient maghrébins. Mais aussi, tient-il à préciser, 80 % des éducateurs. C’est sa raison d’espérer. Pour lui, un renforcement des peines ne suffira pas si on ne ramène pas l’immigration à des niveaux raisonnables.

On aura beau se bander les yeux, partout, les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Source : Journal de Montréal 

Voir aussi 

(Valeurs) La dénatalité au Québec : un silence politique résigné assourdissant

Hausse de la violence envers le personnel scolaire : un symptôme du bouleversement des écoles québécoises

Réaction hostile de la part des élèves immigrés à l'arrivée d'élèves « de souche »

Écoles du Québec — « Si je me ferme les yeux, je pourrais croire que je suis à Toronto » 

 
 

Enseignements clés des statistiques de fécondité par municipalité canadienne

mardi 10 mars 2026

Hausse de la violence envers le personnel scolaire : un symptôme du bouleversement des écoles québécoises

La hausse des incidents impliquant des élèves et du personnel scolaire au Québec s’inscrit dans un contexte plus large de transformation du système éducatif. Selon les données compilées par les organisations syndicales et relayées dans les médias, les réclamations pour violence envers le personnel scolaire ont augmenté d’environ 77 % entre 2020 et 2023. Les situations rapportées incluent des insultes, de l’intimidation, des menaces et, dans certains cas, des agressions physiques.

Plusieurs épisodes récents ont attiré l’attention du public, notamment des altercations dans ou autour d'écoles de Brossard sur la Rive-Sud de Montréal et des incidents signalés dans des établissements de Repentigny ou chez un dépanneur proche d'une école de Repentigny (ci-dessous). Pris isolément, ces événements restent ponctuels, mais pour de nombreux enseignants ils témoignent d’un climat scolaire plus tendu qu’auparavant.

Une transformation démographique rapide

Ces difficultés apparaissent dans un contexte de changement démographique marqué.

Selon l’Institut de la statistique du Québec et le ministère de l’Éducation :
  • environ 36 % des élèves du Québec sont immigrants ou enfants d’immigrants (première ou deuxième génération) ;
  • dans la région de Montréal, cette proportion dépasse 60 % dans le réseau scolaire francophone ;
  • dans plusieurs établissements urbains, les élèves issus de l’immigration constituent un très grande majorité des cohortes.

Parallèlement, la fécondité des Québécois a fortement diminué. L’indice synthétique de fécondité se situe autour de 1,33 enfant par femme en 2024, bien en dessous du seuil de remplacement des générations (2,1). Une part croissante des nouvelles cohortes scolaires provient donc de l’immigration récente.


Des univers sociaux parfois séparés

Plusieurs recherches en sociologie de l’éducation ont observé que, dans les écoles très diversifiées, les élèves ont tendance à se regrouper par affinités linguistiques, culturelles ou communautaires. Les chercheurs décrivent souvent ce phénomène comme une segmentation sociale informelle : les amitiés et les réseaux d’élèves se structurent fréquemment autour d’origines communes.

Ce phénomène n’implique pas nécessairement de conflit ouvert, mais il peut limiter les interactions entre groupes et réduire la formation d’une culture commune à l’échelle de l’établissement.

Dans certaines écoles montréalaises, des études ont montré que les contacts sociaux entre élèves francophones d’origine et élèves issus de l’immigration restent relativement limités, en particulier dans les milieux où aucun groupe ne constitue une majorité claire.

Une faible intégration culturelle 

Les données disponibles suggèrent également que l’intégration identitaire au Québec se fait de manière variable selon les parcours.

Les enquêtes sur l’identité montrent que :
  • une majorité de francophones se disent d’abord Québécois avant Canadiens ;
  • chez les allophones, l’identification au Canada est souvent plus forte que l’identification au Québec
  • les allophones s'inscrivent en plus grand nombre aux cégeps et universités anglophones ce qui tend à montrer un faible attachement au français (en 2020, les allophones représentaient environ 37 % des effectifs des cégeps anglophones, tandis que les francophones en composaient environ 26,6 % alors la proportion d’allophones dans l’ensemble de la population québécoise était autour de 7,9 % en 2021).
Chez les jeunes issus de l’immigration ayant étudié au Québec, plusieurs recherches indiquent que l’adoption d’une identité québécoise se produit parfois plus tard dans le parcours, notamment au cégep ou à l’université. Dans d’autres cas, l’identité demeure principalement liée à l’origine familiale ou à une identité canadienne plus large.

La question de la culture commune

Un autre élément souvent évoqué par les chercheurs concerne la consommation culturelle des jeunes. L’univers médiatique des adolescents est aujourd’hui largement internationalisé et dominé par la culture anglophone nord-américaine. Dans ce contexte, la culture québécoise joue parfois un rôle limité dans les références culturelles quotidiennes des élèves, en particulier dans les milieux très diversifiés.

Un angle encore peu étudié (tabou ?)

Certains enseignants et intervenants scolaires affirment également entendre, dans des situations de conflit ou de provocation, des propos exprimant une distance ou un rejet de la culture québécoise.

Cependant, ces perceptions reposent pour l'instant surtout sur des témoignages individuels. À ce jour, il existe peu d’enquêtes systématiques mesurant directement les attitudes des élèves envers la culture québécoise, leurs enseignants ou les institutions francophones. Dans quelle proportion considèrent-ils, par exemple, que l'école québécoise et le français sont des options inférieures ? Y a-t-il une forme de mépris pour la culture d'accueil qui est non seulement minoritaire en Amérique du Nord, mais considérée comme décadente ? 

La question reste empiriquement peu documentée, non parce qu’elle serait impossible à étudier, mais parce que les données quantitatives sur ces perceptions sont encore limitées, peut-être parce qu'il s'agit de sujets sensibles pour une société qui croit dans l'assimilation facile de toute immigration.

Le progressisme enseigné à l'école sape-t-il le respect envers les éducateurs ?

Plusieurs études, dont celles menées par le groupe militant LGBTQ GRIS‑Montréal et analysées par le politologue de gauche Francis Dupuis‑Déri (UQAM), montrent une augmentation du malaise des élèves face aux contenus liés à la diversité sexuelle et de genre entre 2017 et 2024. Par exemple, la proportion d’élèves se disant inconfortables avec l’orientation sexuelle d’un ami homosexuel est passée de 25 % à 40 %, et pour l’homoparentalité, de 10 % à 24 % sur la même période. Ces attitudes, principalement observées chez les jeunes issus de familles religieusement pratiquantes (lesquels sont issus très majoritairement de l'immigration), ont un effet indirect sur la perception de l’autorité et de la légitimité de l’école.

Dans la pratique, cela se traduit par des incidents de contestation ponctuels, tels que le refus de participation ou les moqueries envers les enseignants, signalés récemment dans des écoles de la Rive-Sud, de Brossard à Repentigny. Bien que minoritaires, ces comportements mettent en évidence que certains élèves perçoivent l’école québécoise comme un système en décalage avec leurs valeurs, ce qui peut fragiliser le respect des enseignants et des administrateurs. 
 
 
 
Le programme scolaire ECR (récemment aboli) a-t-il miné l'intégration ?

On se rappellera que l'État québécois a imposé le cours d'Éthique et de culture religieuse dont le but était précisément le vivre-ensemble, l'ouverture à la différence, célébrer la diversité (y compris des formes familiales). On peut se demander si son effet majeur n'aura pas été de dire que les Québécois ne pouvaient imposer leur culture aux arrivants, que toutes les religions et croyances se valaient.

lundi 2 mars 2026

Controverse autour d'une étude sur les violences politiques en France : méthodologie contestée et deux poids deux mesures

Dans le sillage de la mort tragique de Quentin Deranque, un militant catholique et étudiant en mathématiques âgé de 23 ans, survenue le 14 février 2026 à Lyon à la suite d'un lynchage impliquant des militants d'extrême gauche proche de LFI et de la Jeune Garde, une étude datant de 2021 a été largement diffusée par les médias de grand chemin.

Dirigée par la sociologue Isabelle Sommier, en collaboration avec Xavier Crettiez et François Audigier, et publiée sous le titre Les violences politiques en France. De 1986 à nos jours (Presses de Sciences Po), cette recherche financée par l'Agence nationale de la recherche (ANR) recense environ 9 200 incidents de violence politique sur la période. Parmi les 418 homicides identifiés, 53 sont qualifiés dans ce rapport de "meurtres à caractère idéologique", dont 90 % (environ 48) sont attribués à l'extrême droite, contre seulement 5 à l'extrême gauche. L'étude note également une hausse récente des violences : un doublement des agressions et une multiplication par cinq des affrontements au cours des dix dernières années. Depuis 2022, Sommier évoque six à douze morts supplémentaires imputés à l'extrême droite dans des mises à jour non publiées.Ce chiffre choc des "90 %" a été largement relayé pour relativiser le meurtre de Deranque comme un événement rare de la part de la gauche, contrastant avec une supposée domination de la violence létale par l'extrême droite. 

En 2023 (et potentiellement d'autres années), Isabelle Sommier a participé aux universités d'été de La France insoumise. Elle y est intervenue en tant qu'experte sur la violence politique, aux côtés de figures comme Raphaël Arnault (député LFI et cofondateur de la Jeune Garde antifasciste) et de militants de la Jeune Garde. 
Cependant, des critiques méthodologiques ont émergé, pointant une asymétrie dans le traitement des cas. Ces débats ont culminé lors d'une confrontation télévisée le 23 février 2026 sur France 5, où le journaliste Paul Sugy, du Figaro, a qualifié la méthodologie de "bidon" et "asymétrique". 
 
La complaisance des médias : une reprise sans filtre des chiffres contestés

Dans les jours suivant la mort de Quentin Deranque, de nombreux médias ont cité l'étude de Sommier comme une référence incontestable, souvent pour déplacer le narratif d'une violence d'extrême gauche montante vers une violence politique plus grave à droite. Cette reprise aveugle illustre une forme de complaisance, où les chiffres sont présentés comme des faits irréfutables sans s'interroger sur les critères d'inclusion ou les potentiels biais.  On trouve en fin de billet un un aperçu des principales reprises complaisantes de cette  « étude » dans les médias.

Mais abordons les principales critiques de cette « étude » telles que publiées par Paul Sugy.

Les attentats djihadistes représentent la majorité des meurtres politiques en France

Pour comprendre le débat, il faut d’abord revenir à la catégorisation retenue par l’étude. Celle-ci distingue plusieurs niveaux d’analyse : les «meurtres idéologiques» constituent une sous-catégorie des «meurtres politiques», eux-mêmes inclus dans l’ensemble plus large des faits de «violences politiques». Autrement dit, les meurtres idéologiques ne représentent qu’une fraction des meurtres à dimension politique, lesquels ne constituent eux-mêmes qu’une partie des violences politiques recensées.

Cette précision étant faite, notons déjà qu’Isabelle Sommier et ses coauteurs n’attribuent pas 90 % des violences politiques à l’extrême droite, mais seulement 90 % des meurtres idéologiques. L’ensemble des violences comprend quant à lui bien d’autres faits, comme les dégradations (dont 51,8 % sont commises par la gauche, selon les auteurs). Or sur le total des actes de violence recensés, les auteurs n’en attribuent que 59,7 % à la droite. Ils relèvent par ailleurs que la violence politique a très nettement changé de bord au cours de la période étudiée, pour se déplacer de la droite vers la gauche : plus des trois quarts des faits de violence étudiés entre 1986 et 1990 étaient imputés à la droite, tandis que les deux tiers des faits étudiés entre 2013 et 2017 étaient le fait de la gauche. 

Par ailleurs, les auteurs rappellent aussi que la plupart des meurtres politiques sont bien entendu le fait des djihadistes : 69 % des morts politiques au total sur la période, dont 216 rien qu’en 2015-2016, soit déjà quatre fois plus que le nombre de meurtres idéologiques.

Déduire de ces travaux que la droite ou l’extrême droite serait responsable de 90 % des violences politiques en France est donc fallacieux : ce chiffre n’est avancé que pour ce qui concerne les meurtres idéologiques.

Il faut donc comprendre que le chiffre avancé de 90 % des meurtres idéologiques commis par la droite est le résultat d’un double choix méthodologique contestable. D’une part, les auteurs expliquent d’abord en introduction qu’ils ont adopté une définition très extensive de la «violence politique», entendue au sens d’actes dont «l’objet, le choix des cibles ou des victimes, la mise en œuvre ou les effets acquièrent une signification politique», plutôt que de s’en tenir à des faits de violence dont la cible est politique, ou dont l’intention est de provoquer un changement politique, ce qui aurait limité le champ. Ensuite, une fois adoptée cette définition très englobante, les auteurs excluent ensuite des violences idéologiques les attentats islamistes pour les ranger dans la catégorie des violences religieuses - ce qui élude le caractère idéologique de la violence djihadiste. 

La plupart des attentats d’Action directe ne sont pas pris en compte

D’autre part, la construction de la base de données étudiée présente elle aussi des biais. 

La chronologie retenue est déjà surprenante : «l’année 1986 a été retenue comme point de départ car elle est marquée par l’apogée des violences d’Action directe», écrivent les auteurs. Ce groupe terroriste communiste emblématique des «années de plomb» né en 1979 a revendiqué plus de 80 assassinats ou attentats en France, et 4 des 5 meurtres commis par la gauche dans l’étude d’Isabelle Sommier lui sont imputés. Sauf que précisément, l’immense majorité des homicides commis par des commandos d’Action directe ont eu lieu... avant 1986 ! Entre 1979 et 1985, Action directe a tué au moins 12 personnes. Si ces meurtres avaient été intégrés dans la base de données de leur étude, les chercheurs auraient calculé une proportion bien moindre de meurtres idéologiques imputables à l’extrême droite. 

D’autre part il apparaît vite que les auteurs ont écarté de leur base de données plusieurs homicides qui semblent pourtant entrer très clairement dans le champ des meurtres idéologiques tel que celui-ci a été défini. Comme l’ouvrage ne mentionne pas en annexe la liste complète des meurtres recensés, il faut procéder par déduction. Ainsi puisque les auteurs ne mentionnent que 4 meurtres commis par Action directe, il faut supposer qu’il s’agit essentiellement de ceux commis en 1986 (assassinat du patron de Renault Georges Besse, assassinat terroriste d’un policier, victime collatérale dans une explosion dirigée contre Alain Peyrefitte...). 

Par élimination, cette liste n’inclut donc pas les quatre personnes (trois policiers et un chauffeur de taxi) tuées dans une fusillade le 4 octobre 1994 par  Florence Rey et Audry Maupin , deux militants syndicaux et anarchistes biberonnés à la lecture d’idéologues de la violence révolutionnaire d’extrême gauche (comme Bakounine) et que la presse de l’époque a souvent considéré comme des héritiers du mouvement Action directe. 

Il apparaît également que la tuerie commise en 2002 à l’hôtel de ville de Nanterre par Richard Durn n’a pas été prise en compte. Cet ancien responsable associatif dans l’humanitaire et militant altermondialiste, qui avait été membre du Parti socialiste puis des Verts et avait exercé des responsabilités au sein de la Ligue des droits de l’homme, a tué 8 élus municipaux et en a blessé 19 autres avant de se suicider lors de sa garde à vue. Dans une lettre testament envoyée avant de passer à l’acte, il évoquait notamment son admiration pour Pol Pot ou Staline. 

Des meurtres racistes commis par des individus isolés sont imputés à la droite

Dès lors que ces deux tueries marquantes et très médiatisées, qui sont incontestablement le fait de militants de gauche ou d’extrême gauche, ont été écartées de la base statistique retenue par les auteurs de l’étude, peut-on considérer simplement qu’il s’agit d’un choix méthodologique visant à ne conserver que des faits dont la dimension politique ou idéologique est absolument certaine ? Rien n’est moins sûr. Car  dans une mise à jour récente de ses travaux proposée à Franceinfo , Isabelle Sommier a dressé une liste de 6 meurtres qu’elle impute à l’extrême droite, parmi ceux commis en France depuis 2022. Or aucun d’entre eux ne satisfait complètement à une telle exigence.

Il s’agit dans le détail de la mort de Federico Martin Aramburu, de trois militants kurdes, d’Éric Casado-Lopez et d’Hichem Miraoui. Examinons chacun de ces meurtres. 

Le rugbyman Federico Martin Aramburu a été tué en mars 2022 par un militant d’extrême droite et ancien membre du GUD,  Loïk Le Priol , après s’être interposé lors d’une bagarre survenue à 6h du matin dans un bar parisien alors que les protagonistes étaient fortement alcoolisés. Les juges d’instruction n’ont pour l’heure qualifié cet homicide ni comme un acte politique, ni même comme un acte raciste. 

En mai de la même année, un Français d’origine marocaine et espagnole, Éric Casado-Lopez, a été tué d’une balle dans la tête dans une rue de Paris alors qu’il était confronté à d’autres individus au cours d’une rixe : un autre conducteur est sorti de sa voiture, s’est d’abord interposé puis l’a assassiné froidement. Le meurtrier, Martial Lanoir, est un chanteur raté qui versait dans le complotisme (notamment depuis la pandémie de Covid-19) et l’antisémitisme. Sa victime a toutefois été choisie au hasard et rien ne laisse penser que son crime revêtait une signification politique précise.

Les deux autres crimes recensés sont en revanche des crimes racistes.  Hichem Miraoui , un coiffeur tunisien vivant dans le Var, a été assassiné en mai 2025 par son voisin Christophe Belgembe, un individu ayant partagé sur Internet des contenus racistes et hostiles aux immigrés, ainsi que des appels à voter pour le Rassemblement national (sans être membre pour autant de ce parti, ni militant au sein d’autres groupes politiques).

Enfin rue d’Enghien à Paris en 2022, un ancien militaire et repris de justice, non connu pour une quelconque affiliation à un mouvement politique, a assassiné trois militants kurdes : ce crime raciste semble motivé par la volonté de se venger de la trop grande mansuétude reprochée aux Kurdes par le meurtrier,  William Malet , dans le contexte des combats contre Daech. Seuls à ce jour des responsables politiques de gauche ou d’extrême gauche ont décrit cette fusillade comme un attentat imputé à l’extrême droite, le gouvernement ou le président de la République n’ayant pas employé ces termes.

Aucun de ces crimes en revanche n’a été commis par un groupe politique constitué, et encore moins au nom d’un idéal politique clairement affiché, au contraire des attentats commis par Action directe par le passé... ou du meurtre de Quentin Deranque,  lynché  par des membres de La Jeune Garde, un collectif antifasciste, et réunis le soir du 12 février dans les rues de Lyon au nom de leur appartenance politique commune.

Une chercheuse très politisée

Cette asymétrie dans l’imputation de meurtres à des criminels identifiés comme appartenant à l’extrême droite ou à l’extrême gauche fragilise le résultat final des auteurs, et donc le chiffre de 90 % de meurtres politiques relevant de la violence d’extrême droite. Si par exemple chaque crime raciste dirigé contre des étrangers relève de la violence d’extrême droite, au motif que les partis d’extrême droite banaliseraient des discours hostiles aux étrangers, pourquoi ne pas imputer en miroir de ces crimes les meurtres relevant du racisme anti-Blancs à l’extrême gauche, et donc possiblement  la mort de Thomas Perotto à Crépol  ? Une telle construction méthodologique serait sûrement critiquable - mais en ce cas, il faut admettre également que l’imputation de crimes racistes à l’extrême droite au seul prétexte que le meurtrier a tenu des propos xénophobes est également contestable.

Il faut relever enfin que la neutralité de la sociologue Isabelle Sommier par rapport à son propre objet de recherche est sujette à caution, compte tenu notamment de sa participation en 2023 à une table ronde avec le député (LFI) Antoine Léaument aux AMFIS, l’université d’été de la France insoumise, pour une discussion animée par la sociologue Marlène Benquet, elle-même membre de l’Institut La Boétie affilié à la France insoumise et coprésidé par Jean-Luc Mélenchon.

Dans une autre étude statistique  fondée sur les données d’Europol  et portant sur les arrestations liées au terrorisme dans l’Union européenne entre 2010 et 2021, le Conseil de l’Europe recensait 258 arrestations liées au «terrorisme de droite» contre 564 liées au «terrorisme de gauche et anarchiste» - et 4416 liées au terrorisme djihadiste ou d’inspiration religieuse.

Voici un aperçu des principales reprises dans les médias en février 2026 :

Le Monde (19 février) : Dans une interview de Sommier, le journal rapporte que "les violences politiques connaissent une augmentation significative avec un doublement des agressions depuis dix ans", et cite les 90 % de meurtres idéologiques attribués à l'extrême droite sur 53 cas, sans mentionner de limites méthodologiques ou de critiques.  L'article se concentre sur la hausse globale, en distinguant les répertoires d'action (létal pour la droite, symbolique pour la gauche), mais omet tout débat sur la classification des actes.

Nouvel Obs (17 février) : Sommier y affirme une "augmentation très nette de la violence politique", avec 52 morts pour l'ultra-droite contre 5 pour l'ultra-gauche entre 1986 et 2017. L'article contextualise la mort de Deranque comme potentiellement le premier homicide imputable à la gauche depuis les années 1980, sans aborder les contestations sur les critères d'attribution. 

Alternatives Économiques (20 février) : L'entretien avec Sommier qualifie la mort de Deranque d'"issue tragique prévisible" dans un contexte de tensions à Lyon, et reprend les 90 % sans critique, en insistant sur la distinction des modes d'action entre ultra-droite (ciblant des personnes) et ultra-gauche (ciblant des biens). 

Le Progrès (21 février) : Sommier y évoque "huit décès attribués à la droite radicale depuis 2022, un à l'ultragauche", en référence à Deranque. L'article présente l'étude comme une base empirique solide, sans questionner les méthodes de recensement. 

Radio France (23 février) : Dans un podcast, Crettiez, co-auteur, cite 58 morts pour l'ultra-droite contre 6 pour l'ultra-gauche (1986-2017), en soulignant la rareté des homicides létaux à gauche. Aucune mention de critiques. 

BonPote (17 février) : Le site reprend les 90 % pour contrer un "deux poids, deux mesures" favorisant l'extrême droite, sans examiner la validité des chiffres. 

D'autres médias comme Mediapart (20 février), Marianne (20 février), Le Parisien (17 février), Politis (16 février), L'Opinion (24 février), Franceinfo (18 février), La Croix (21 février), L'Express (18 février) et même des sources étrangères (The Times, The Guardian) ont évoqué l'étude dans le contexte de Deranque, souvent pour souligner une "recrudescence de la violence" ou une "fracture politique", mais rarement avec une analyse critique. Cette diffusion massive, sans contrepoint, a amplifié les chiffres au détriment d'une vérification approfondie, contribuant à un narratif polarisé où l'étude sert de bouclier contre les accusations de violence à gauche.

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vendredi 23 janvier 2026

Rive-Sud de Montréal — Des « jeunes » causeraient bien des « maux de tête » aux commerçants

À Brossard (au Québec), une bagarre entre plusieurs jeunes s’est terminée de manière violente. Deux coups de feu ont été tirés, une personne a été poignardée et une autre aspergée de gaz poivré. 

Les événements se sont produits dans le stationnement du petit centre commercial situé juste en face de l’établissement scolaire Antoine-Brossard fréquenté par de nombreux enfants issus de l'immigration.



Billet du 2 décembre 2025
 
Bagarres, menaces, agressions armées, vols qualifiés, méfaits : des commerçants sont exaspérés par les comportements violents d’élèves de l’école secondaire Antoine-Brossard. Depuis la rentrée scolaire, la police de Longueuil est intervenue à 25 reprises près d’un centre commercial où des centaines d’adolescents s’attroupent tous les jours à l’heure du midi.

Écoutez les accents des jeunes, le fait qu'il y ait de plus en plus d'élèves à l'école Antoine-Brossard (alors que les Québécois ne font plus assez d'enfants depuis 50 ans), notez la carnation (leur teint) des jeunes. Ali Barat, propriétaire d’un dépanneur, tente tant bien que mal de contrôler les entrées et sorties des élèves qui se bousculent à l’intérieur. « Ils volent beaucoup. Tous les jours, je vais en [attraper] un ou deux », explique-t-il, l’air dépassé.

La semaine précédente, les élèves se sont rués… sur le lait. Un gaz irritant a été pulvérisé par quelqu’un dans la foule. Les élèves voulaient rincer leurs yeux brûlants. Ali Barat refuse désormais de leur vendre des œufs. Trop de batailles. « C’est fatigant », dit-il.

Dans le commerce adjacent, Mario Lacombe, un serrurier, observe la scène à travers la fenêtre de sa boutique. « Là, c’est tranquille, c’est une petite journée. » Normal, remarque-t-il, la police est venue hier. Une opération de visibilité d’envergure a eu lieu pour tenter de refroidir l’ambiance.
 
Feux d’artifice et eau de Javel

La situation perdure depuis des années, déplore le serrurier. Une vidéo captée devant le commerce en 2023 montre par exemple des jeunes qui prennent le stationnement pour un ring de boxe. Une autre séquence filmée à l’arrière, en 2022, montre un jeune homme qui brandit quelque chose qui a la forme d’une arme de poing.

« Cette vidéo montre une agression armée survenue à la suite de méfaits commis sur un véhicule par projectile d’arme s’apparentant à une arme à feu. L’enquête a permis d’identifier un suspect, mineur au moment des faits, mais la victime n’a pas été localisée », précise le SPAL.

« C’est inquiétant. Je ne comprends pas que les parents réagissent si peu », ajoute la fille de M. Lacombe, Annie Lacombe, dont la voiture a déjà été endommagée lors d’une bagarre.

« Un gros problème, c’est que l’école dit que dès qu’ils sortent du terrain, elle n’est plus responsable », souligne celle qui doit souvent accompagner les clients vers leur voiture.

Dans un salon de beauté situé au bout du centre commercial, la coiffeuse Marie-Josée Demers raconte qu’en juin dernier, elle a secouru un élève qui avait été aspergé d’eau de Javel et de sardines. Une adolescente le menaçait avec des ciseaux. « Ils essayaient de tabasser le garçon », raconte-t-elle.

Mme Demers explique que les bagarres sont très fréquentes. 
 
« Ce n’est pas normal, je m’excuse, mais ils sont sauvages. Ils sont très sauvages », dit-elle.

« C’est mauvais pour le commerce », ajoute sa collègue Alice Gaudreault. Des clients évitent d’ailleurs de prendre des rendez-vous sur l’heure du dîner.

Pendant ce temps, au restaurant Pizza Pizza, c’est la cohue. Des dizaines d’élèves s’entassent à l’intérieur du restaurant même s’ils ont leur boîte à lunch. Il est presque impossible de se frayer un passage. Parmi les deux employés sur place, Sakshi Sairi raconte qu’il y a une semaine, des élèves ont lancé des feux d’artifice dans le portique de la pizzéria. Une vitre a aussi été fracassée par un bloc de glace lors d’une bataille de boules de neige. Elle raconte que des bagarres ont déjà éclaté à l’intérieur.
 
Les adolescents à qui nous avons parlé racontent avoir vu des élèves avec des couteaux et des matraques. Plusieurs disent avoir reçu du gaz irritant. Pourquoi continuer de fréquenter le lieu ?

Quand arrive l’heure du midi, c’est la cohue au restaurant Pizza Pizza.

« On n’a pas peur du danger », a répondu un autre garçon du groupe.
 
De pire en pire

La situation s’est aggravée depuis septembre, disent les commerçants. Une réalité corroborée par le SPAL. « En trois mois, 25 déplacements policiers, ça commence à être considérable », confirme l’agent relationniste François Boucher.

Quelle est la nature des évènements commis ? Des bagarres « impliquant des dizaines de jeunes », des vols qualifiés sur des personnes, des méfaits sur des commerces, des agressions armées, la possession d’arme blanche, l’usage de gaz de type répulsif contre les ours et des incivilités près d’établissements, rapporte le corps policier municipal.

La situation est préoccupante en raison de la « gradation de la violence », affirme François Boucher. C’est pourquoi la présence policière s’est intensifiée.

Mario Lacombe raconte qu’une policière s’est récemment « fait entourer » par une cinquantaine de jeunes. « Écoute, tu ne la voyais plus », explique le serrurier.

Source : La Presse
 
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jeudi 22 janvier 2026

Une école davantage faite pour assurer la paix sociale que pour instruire

Si la dégradation de notre système scolaire [français] n’a pas été directement causée par l’immigration de masse, celle-ci en aggrave tous les aspects : communautarisme conquérant, violence débridée, niveau en chute libre. Et puisqu’il est encore interdit d’en faire le constat, il paraît difficile d’envisager ne serait-ce que l’ébauche d’une solution.

Le récent retour du débat sur les “temps scolaires”, à l’occasion de la publication du rapport de la convention citoyenne sur le temps de l’enfant, prouve, s’il était encore besoin d’une preuve en la matière, le refus définitif de nos gouvernants de s’attaquer aux véritables maux de l’école. Quand le niveau des élèves s’effondre, quand la violence se banalise dans les établissements et quand il devient impossible de pourvoir tous les postes d’enseignants, on ergote sur l’organisation des journées et sur la durée des vacances… Naturellement, le nombre d’heures de cours et leur répartition resteront des données accessoires tant que le professeur devra passer la majeure partie de son temps en classe à faire la discipline et tant qu’aucune forme d’exigence ou de sélection ne viendra pousser les élèves à travailler.



Chacun en a bien conscience désormais, notre école est malade et notre système éducatif au bord de l’effondrement. La raison en est d’abord la disparition de l’autorité du professeur et de toute l’échelle des sanctions sous l’effet de l’idéologie post-soixante-huitarde, ainsi qu’une orientation pédagogique délirante, qui fait encore dire à des inspecteurs aujourd’hui que l’enseignant ne doit pas incarner une “posture de savoir” face aux élèves ni leur transmettre ce savoir de manière “descendante”. La plupart des acteurs du système sont encore partie prenante de cette idéologie et ce faisant, ils ont largement contribué à creuser leur propre tombe depuis des années.

Cependant, à côté de ces dérèglements propres au système éducatif, d’autres facteurs extérieurs sont venus dans le même temps peser sur lui et aggraver son délitement depuis les années 1980 ; il s’agit en particulier de l’immigration massive de personnes issues du monde arabo-musulman et de l’Afrique subsaharienne. Certes, excepté quelques hypocrites ou fanatiques, chacun reconnaît désormais le poids de cette immigration dans différents domaines, comme la délinquance, le trafic de drogue, l’insécurité ou le terrorisme. On commence également à prendre conscience du poids de ce phénomène sur notre système social et notre système de santé, même si le sujet est rarement abordé de manière directe.

C’est par le biais de questions comme celle du financement de l’aide médicale de l’État, de la dette des étrangers dans nos hôpitaux, des visas accordés pour soins ou encore de la pénurie d’organes pour les greffes que le rôle joué par l’immigration dans l’effondrement de notre hôpital parvient à se frayer une place dans le débat public.

Mais s’agissant de l’école, le mot n’est pratiquement jamais prononcé et, pourtant, il est notoire que les établissements difficiles, classés en “réseau d’éducation prioritaire” (Rep ou Rep+), sont fréquentés en très grande majorité par des élèves issus de l’immigration. « C’est l’éléphant dans la pièce », écrivait dans un article du Figaro Joachim Le Floch-Imad, l’un des rares à aborder la question, notamment dans son dernier livre, Main basse sur l’éducation nationale (Les Éditions du Cerf), mais également dans une récente note pour l’Observatoire de l’immigration et de la démographie.

Le déni de la société sur ce sujet reste aujourd’hui presque total et n’a d’égal que le déni des acteurs sur le terrain. Ainsi, une étude de l’association Le choix de l’école, sortie le 15 octobre 2025, stipulait que « sept professeurs sur dix travaillant en Rep l’ont fait par choix », et que « deux professeurs sur trois disent vouloir rester dans les cinq prochaines années » à leur poste. Le président de l’association insistait encore sur la « fierté d’enseigner en Rep », procédant chez ces enseignants d’un « fort sentiment d’utilité sociale ». Ce type d’enfumage est classique concernant des zones et des établissements où, en réalité, personne n’a envie d’aller travailler, comme en témoignent on ne peut plus clairement les “barres” de mutation de l’éducation nationale, qui indiquent le nombre de points qu’un professeur doit avoir gagné, par ancienneté ou par sa situation familiale, pour obtenir sa mutation dans un établissement. Évidemment, plus un établissement est demandé, plus il faut de points pour l’obtenir. Dans une matière comme le français, il faut 14 points pour enseigner dans un collège de Seine-Saint-Denis, et il en faut entre 700 et 1000 pour enseigner dans un bon établissement de Paris intra-muros. On trouvera donc toujours pléthore de ces enseignants qui clament leur amour pour les élèves de ces établissements et affirmeront mordicus qu’ils sont heureux d’y travailler ; cependant, presque aucun n’y reste une fois les fameux points acquis, comme en témoigne le jeune âge des équipes travaillant en Rep et Rep+.

samedi 6 décembre 2025

Faits troublants autour du massacre de la Polytechnique (rediff)



André Arthur parle de la tuerie de la Polytechnique et de faits troublants à ce propos, concernant l’intervention policière. Sept des 14 victimes sont mortes après l’arrivée des policiers. Treize familles sur quatorze ont demandé une enquête publique, seule la famille d’un policier dont la fille a été tuée sur place se serait opposée à une enquête. Un extrait de l’émission « Le Midi avec André Arthur » (2008-2009) sur les ondes de TQS.




mardi 2 décembre 2025

Mathieu Bock-Coté à Paris interrogé par Radio-Canada


lundi 24 novembre 2025

Le 25 novembre et le 6 décembre, hier et aujourd'hui

Catherinette dans un bureau municipal d'Alsace en 2010
On appelait naguère « catheri­nettes » les jeunes femmes de vingt-cinq ans encore céliba­taires lors de la Sainte-Catherine (25 novembre). Une fête était souvent organisée au cours de laquelle les jeunes filles portant une coiffe faisaient des vœux pour un prompt mariage.

Autrefois, les statues de sainte Catherine placées dans les églises étaient ornées d'une coiffe qui était renouvelée chaque année. Cette opération était le privi­lège des jeunes femmes âgées de plus de 25 ans encore céliba­taires. Ainsi, l'expression « elle va coiffer sainte Catherine » signifiait que la jeune femme en question n'avait toujours pas trouvé de mari. Cette dernière pouvait alors implorer la sainte avec la prière suivante : « Sainte Catherine, aide-moi. Ne me laisse pas mourir célibataire. Un mari, sainte Catherine, un bon, sainte Catherine ; mais plutôt un que pas du tout ». Les jeunes hommes célibataires avaient la Saint-Nicolas, le 6 décembre. Les célibataires qui fêtaient leur trentième anniversaire portaient la crosse de Saint Nicolas. Époque naïve et romantique où l'on valorisait le couple stable et le mariage...

Au Canada et au Québec, la Sainte-Catherine est aussi associée à la fameuse tire du même nom, une idée, selon la légende, de la célèbre Marguerite Bourgeoys. Ingénieuse, la première institutrice de Ville-Marie s'en serait servi pour attirer les Amérindiennes à l'école.

samedi 13 septembre 2025

Évolution du spectre politique

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Charlie Kirk assassiné, la gauche radicale joyeuse

Charlie Kirk, animateur de « Prouvez que j'ai tort », assassiné lors d'un débat en plein air à l'Université d'Utah Valley

États-Unis — une réfugiée ukrainienne poignardée à mort dans le tramway, lourd silence médiatique

Nashville (2023) : 3 enfants et 3 adultes abattus dans une école privée chrétienne par une meurtrière trans (m à j : menaces préalables, motifs écrits)

Robin Westman achète des armes
peu avant le bain de sang
Haine (2022) — le tueur du club LGBTQ se dit « non binaire », veut qu’on utilise « they » comme pronom, né dans une famille décomposée  

Il y a quelques semaines (2025), un transgenre mécontent a ouvert le feu dans une école catholique de Minneapolis. Il y a tué deux enfants et blessé une douzaine d'autres personnes. La psychotranssexualité est l'une des nombreuses nouvelles identités passionnantes de notre époque, mais les médias américains somnolents ne semblent pas intéressés par le sujet. Ils persistent, de manière tout à fait frauduleuse, à désigner Robin Westman par le pronom « elle », alors que M. Westman lui-même avait renoncé à sa transsexualité avant le carnage.

La journaliste Marion Van Renterghem (ci-dessous), récipiendaire de nombreux prix parmi les plus prestigieux au monde — tels que le prix Albert-Londres ou le prix Louise-Weiss —, a été épinglée pour avoir relayé de fausses informations. Elle a notamment partagé un grossier photomontage accusant à tort le présumé assassin de Charlie Kirk de porter un tee-shirt à l'effigie de Donald Trump. 



mercredi 10 septembre 2025

Charlie Kirk, animateur de « Prouvez que j'ai tort », assassiné lors d'un débat en plein air à l'Université d'Utah Valley

L'assassin présumé de Charlie Kirk vivait avec son partenaire transgenre, ont déclaré des hauts responsables du FBI à Fox News Digital. 

Les responsables du Bureau ont confirmé que Tyler Robinson, 22 ans, entretenait une « relation amoureuse » avec cette personne dont l'identité n'a pas été révélée, un homme qui serait « en transition vers le sexe féminin», et qu'ils partageaient un appartement à Saint George, dans le Sud de l'Utah. Ces responsables du FBI ont déclaré à Fox News Digital que le partenaire de Robinson coopérait pleinement à l'enquête du FBI.

Des responsables du FBI ont déclaré à Fox News Digital que le FBI disposait de SMS et d'autres communications entre Robinson et sa compagne qui ont aidé les agents du FBI à se concentrer sur Robinson. Selon Fox News Digital, les responsables ont déclaré que le FBI avait saisi des preuves dans leur appartement, notamment des ordinateurs, qui ont été envoyés à Quantico pour être examinés.

Le FBI a refusé de commenter la question de savoir si le compagnon homosexuel de Robinson serait inculpé.

« Le FBI enquête sur un nombre record d'indices », a déclaré un porte-parole du FBI. « Chaque connexion, chaque groupe, chaque lien fera l'objet d'une enquête et toute personne impliquée dans cette affaire, où qu'elle se trouve dans le monde, sera traduite en justice. »

L'appartement que Robinson et son partenaire partageaient se trouve dans la même communauté du sud de l'Utah où vivent les parents de Robinson. Il est situé à environ quatre heures de l'université de l'Utah Valley, où Robinson aurait tiré sur Kirk.

Selon Andy Ngo, l'amant de l'assassin de Charlie Kirk s'appelerait Lance Twiggs. Il aurait été élevé dans une famille mormone mais aurait perdu la foi. Il aurait été expulsé de sa famille après avoir refusé l'aide de pasteurs mormons. 

Twiggs a ajouté : « Si vous êtes confronté à un évangélisme tordu, partez simplement, car vous ne pourrez pas les aider et ils continueront à vous faire du mal. »

Un voisin de Twiggs et Robinson, Josh Kemp, a déclaré au Sun qu'il pensait que Twiggs était transgenre et qu'il les avait vus s'embrasser environ deux semaines avant l'assassinat. 


Kirk a été tué mercredi alors qu'il s'adressait à une foule sur le campus de l'université à Orem. Les autorités pensent qu'un seul coup de feu a été tiré depuis le toit d'un bâtiment situé à environ 200 mètres. Kirk était âgé de 31 ans, marié et père de deux jeunes enfants.

L'appartement de Tyler Robinson

Robinson vivait dans cet immeuble de Saint George, dans l'Utah, avec son colocataire et son compagnon.

Quelques instants avant que Robinson ne tire sur Kirk, un membre du public a demandé à Kirk : « Savez-vous combien de personnes transgenres ont commis des fusillades de masse au cours des dix dernières années ? » 

Kirk a répondu : « Trop. » 

On a ensuite demandé à Kirk : « Savez-vous combien de tireurs de masse il y a eu en Amérique au cours des dix dernières années ? » 

Kirk a répondu : « En comptant ou en ne comptant pas la violence des gangs ? » 

Kirk a ensuite été assassiné. 

Une source policière a déclaré à Fox News Digital que le père de Robinson, qui l'a finalement livré aux autorités, a déclaré au FBI qu'il avait reconnu son fils grâce aux images de vidéosurveillance que le directeur du FBI, Kash Patel, avait ordonné de rendre publiques alors que la chasse à l'homme durait depuis 33 heures.

La source a déclaré à Fox News Digital que lorsque Robinson est arrivé chez son père, il a dit qu'il voulait se suicider. La source a déclaré à Fox News Digital que le père s'était entretenu avec un pasteur que la famille connaissait avant de livrer son fils. 



Billet du 12 septembre

Le suspect dans le cadre du meurtre de l'activiste conservateur Charlie Kirk survenu deux jours plus tôt dans une université de l'Utah a été arrêté, a confirmé le FBI en conférence de presse vendredi matin, précisant qu'il s'agit d'un dénommé Tyler Robinson.

La veille, un membre de la famille de Tyler Robinson a contacté un ami de la famille, qui a ensuite appelé les autorités pour les informer que Robinson leur avait avoué ou laissé entendre son implication dans l’assassinat de Charlie Kirk.

Le directeur du FBI, Kash Patel, a déclaré que le suspect avait été arrêté à 22 h jeudi, soit 33 heures après le meurtre de Charlie Kirk.


Des photos d'identité judiciaire montrent Tyler Robinson, le tueur présumé de Charlie Kirk, publiées par le département de la sécurité publique de l'Utah le 12 septembre 2025.

Un membre de la famille de Tyler Robinson, interrogé par les enquêteurs, a déclaré que le suspect était devenu plus politisé dans les dernières années, selon le gouverneur Cox.

Tyler Robinson avait émis des opinions négatives au sujet de Charlie Kirk avant sa venue sur le campus de l'Université Utah Valley pour un débat public, ajoute-t-on.

Selon le Daily Telegraph, Robinson vivait dans une maison de six chambres d'une valeur de 600 000 dollars américains à Washington, dans l'Utah, une ville de 30.000 habitants de la classe moyenne supérieure. Elle fait partie de la zone métropolitaine de Saint-George de 200 000 habitants.

Des inscriptions extrémistes gravées sur les douilles

Les enquêteurs ont également découvert des inscriptions gravées sur les douilles trouvées avec l’arme à feu, a déclaré le gouverneur de l'Utah, Spencer Cox, en conférence de presse.

Les inscriptions sur les douilles indiquaient : Hey, fasciste! Attrape!, Si tu lis ceci, tu es gay et O bella ciao, bella ciao.

La police fédérale avait déclaré jeudi avoir retrouvé l'arme du crime, une arme à feu munie d'une lunette de visée, dans des bosquets, ainsi qu'une empreinte de chaussure et une empreinte de paume.

Les enquêteurs ont également obtenu les conversations de Robinson sur la plate-forme de messagerie Discord, a indiqué M. Cox. Dans ces messages, Tyler Robinson affirmait avoir besoin d'une arme à feu et décrivait ensuite avoir laissé l'arme dans un buisson, enveloppée dans une serviette.


Billet du 11 septembre

Slogans « antifascistes » et pro-trans retrouvés sur les cartouches

Les enquêteurs ont découvert dans le fusil des cartouches marquées de slogans transgenres et antifascistes, selon le Wall Street Journal. L’arme, un ancien fusil de chasse calibre .30, a été retrouvée dans les bois près de l’Université de la Vallée de l’Utah, avec trois munitions intactes également gravées.

Réjouissances après l'assassinat de Kirk

Le département d’État de Marco Rubio interdira l’entrée sur le territoire à tout étranger ayant célébré en ligne l’assassinat de Charlie Kirk, confirme le vice-secrétaire d’État Chris Landau.

 

Bien évidemment, Charlie Kirk n'a jamais dit que le port d'armes s'était bien uniquement pour les blancs. Par contre, les positions de Kirk sur Gaza étaient alignées sur une vision conservatrice pro-Israël, anti-Hamas et anti-immigration musulmane. Toutefois, Charlie Kirk a exprimé des opinions sur les guerres en général qui reflètent une perspective nationaliste et sceptique envers l'interventionnisme américain. Kirk a régulièrement attaqué ce qu'il appelle le « complexe militaro-industriel », accusant les politiciens et les entreprises de défense de profiter des guerres. En 2024, il a dénoncé les démocrates et certains républicains pour leur soutien à des budgets militaires massifs, comme les 61 milliards de dollars d'aide à l'Ukraine, qu'il a qualifiés de « chèque en blanc » pour des conflits étrangers au détriment des contribuables américains.

Autre cagnotte pour la famille de Charlie Kirk : plus de 2,3 millions d'accumulés.

Tucker Carlson affirme que Neil Patel et lui ont organisé une collecte de fonds pour la famille de Charlie Kirk et ont lancé l'initiative avec 1 million de dollars. Plus de 2,3 millions de dollars ont été accumulés ce vendredi matin.


 

Billet originel du 10 septembre 

Charlie Kirk, militant conservateur et fondateur de Turning Point USA, est décédé après avoir été abattu mercredi devant un large foule lors d'un événement organisé sur le campus de l'université d'Utah Valley.

Le président Donald Trump a confirmé la mort de Kirk dans un message publié sur Truth Social.

« Le grand, voire légendaire, Charlie Kirk est décédé. Personne ne comprenait ou n'avait mieux le cœur de la jeunesse aux États-Unis d'Amérique que Charlie. Il était aimé et admiré par TOUS, en particulier par moi, et maintenant, il n'est plus parmi nous », a écrit Trump. « Melania et moi-même adressons nos condoléances à sa magnifique épouse Erika et à sa famille. Charlie, nous t'aimons ! »

Charlie Kirk s'exprime avant d'être abattu lors de la visite de Turning Point à l'université Utah Valley à Orem, dans l'Utah, le mercredi 10 septembre 2025.

Kirk est décédé après avoir été transporté à l'hôpital dans un état critique après avoir été abattu mercredi lors d'un événement dans l'Utah, a déclaré un responsable des forces de l'ordre à l'Associated Press.

Une vidéo publiée depuis l'événement semble montrer Kirk se faire tirer dessus alors qu'il s'adressait à la foule depuis une tente blanche. Après le coup de feu, la foule s'est dispersée, les spectateurs criant « Courez, courez, courez ! ».

Charlie Kirk a été tué d'une seule balle au cou alors qu'il abordait la seconde question de la foule, selon Jason Chaffetz, témoin de la scène, question qui portait sur les transgenres et les tueries auxquelles ils seraient associés (le dernier exemple étant le transgenre Robin Westman, 23 ans, qui a tué deux enfants dans une école catholique de Minneapolis).


(Il existe une version en gros plan du moment tragique où Charlie Kirk a été assassiné, ici, une balle, le sang gicle de son cou)

La violence politique de la gauche 

Une figure conservatrice de premier plan a été abattue sur scène, dans une reconstitution presque minute par minute de la tentative d'assassinat du président l'année dernière... un autre accès de violence politique de gauche qui n'a suscité que très peu d'intérêt de la part de la presse. Charlie sur Twitter il y a tout juste cinq mois :


Chasse à l'homme

Dans une déclaration à Fox News Digital, la porte-parole de l'UVU, Ellen Treanor, a déclaré : « Un suspect était initialement en détention, mais à ma connaissance, cette personne a été libérée. Notre police du campus mène actuellement une enquête en collaboration avec la police d'Orem. » 

Dans un communiqué, l'UVU a déclaré que la police escortait les étudiants hors du campus : « Le campus de l'UVU est fermé. Les cours sont annulés. Ceux qui se trouvent sur le campus doivent rester en sécurité jusqu'à ce que les policiers puissent les escorter hors du campus en toute sécurité. La police se rend actuellement de bâtiment en bâtiment pour escorter les personnes hors du campus. Les routes menant au campus sont actuellement fermées. »

« Nous avions un conférencier, Charlie Kirk, qui avait été invité par un groupe d'étudiants, Turning Point USA, et qui s'exprimait aujourd'hui à midi sur le campus », indique le communiqué.

« Vers 12 h 20, des coups [un seul selon plusieurs témoin] de feu ont été tirés depuis un bâtiment situé à environ 200 mètres du conférencier. À notre connaissance, l'individu a été touché et immédiatement emmené par son personnel de sécurité », a déclaré M. Treanor.

Dans une alerte diffusée à l'ensemble du campus, l'université de l'Utah Valley a déclaré : « Un seul coup de feu a été tiré sur le campus en direction d'un conférencier invité. La police mène actuellement une enquête. »


Kirk a épousé l'ancienne Miss Arizona USA Erika Frantzve en mai 2021. Ils ont eu deux enfants, une fille de 3 ans et un fils de 1 an.

Il est l'auteur de quatre livres, dont le plus récent, « The MAGA Doctrine: The Only Ideas that Will Win the Future » (La doctrine MAGA : les seules idées qui gagneront l'avenir). Kirk est l'animateur du podcast The Charlie Kirk Show, qui a été téléchargé plus de 120 millions de fois au cours des 12 derniers mois et se classe régulièrement parmi les 10 émissions les plus écoutées du classement Apple Podcasts.

Réaction du multimilliardaire Elon Musk

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Nashville (2023) : 3 enfants et 3 adultes abattus dans une école privée chrétienne par une meurtrière trans (m à j : menaces préalables, motifs écrits)

Robin Westman achète des armes
peu avant le bain de sang
Haine (2022) — le tueur du club LGBTQ se dit « non binaire », veut qu’on utilise « they » comme pronom, né dans une famille décomposée  
 
  • Il y a quelques semaines (2025), un transgenre mécontent a ouvert le feu dans une école catholique de Minneapolis. Il y a tué deux enfants et blessé une douzaine d'autres personnes. La psychotranssexualité est l'une des nombreuses nouvelles identités passionnantes de notre époque, mais les médias américains somnolents ne semblent pas intéressés par le sujet. Ils persistent, de manière tout à fait frauduleuse, à désigner Robin Westman par le pronom « elle », alors que M. Westman lui-même avait renoncé à sa transsexualité avant le carnage :

Robin Westman, l'auteur de la fusillade dans une école de Minneapolis, a avoué qu'il était « fatigué d'être trans » : « J'aurais aimé ne jamais m'être lavé le cerveau ».

Certes, il voulait être une fille, mais il a fini par comprendre qu'il ne l'était pas : « Je sais simplement que je ne peux pas y arriver ».

Mais est-ce vrai ? « S'identifier » est très bien vu, jusqu'à ce que vous décidiez revenir sur cette identification et être ce que vous étiez à la naissance. Ainsi, au New York Times, à Radio-Canada, France Inter et ailleurs, M. Westman est une femme pour l'éternité.

Si j'étais journaliste dans le Minnesota, je serais curieux de savoir à quelles procédures irréversibles M. Westman s'est soumis, car il serait très dur pour n'importe quel jeune homme ou jeune femme de se rendre compte qu'il ou elle est désormais, disons, impuissant(e) à vie à cause d'une phase adolescente passagère. Les « soins qui affirment le genre » se révèlent finalement pas si affirmatifs ou positifs que ça. 

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