mardi 18 juin 2024

Culture et citoyenneté québécoise - Ce que l'APCQ veut que vous sachiez sur ce cours

L'idéologie du genre serait enseignée au Québec de la maternelle au secondaire 5 à partir du mois d'août 2024.

 
 
Description des auteurs de la vidéo : «Cette entrevue avec le président de l'APCQ, Jean-Léon Laffitte, permet de mettre en lumière plusieurs informations et incohérences jamais présentées dans les médias québécois de masse sur le cours CCQ. Nous abordons aussi les racines de l'idéologie du genre, le rôle de l'UNESCO dans sa diffusion mondiale, les études qui l'appuient et s'y opposent, le contenu du cours CCQ, l'objectif caché qu'il semble poursuivre, l’utilisation de menaces d'enquête parentale et de signalement à la DPJ par l'État envers tout parents qui tenteront de retirer leurs enfants du cours, et l'inutilité de la Charte Canadienne des Droits et Libertés à les protéger. Nous constatons la tendance des gouvernements et média libéraux occidentaux à fermer les yeux sur les évidences scientifiques et à brimer la liberté d'expression. Nous apprendrons enfin comment l'Angleterre - qui a aussi agit de la sorte - est maintenant en train de faire demi-tour et de retirer l'idéologie du genre du curriculum de ses écoles.

1-Étude sur le suicide des personnes transgenre :
https://www.genethique.org/les-chirur...

2-Sur le fait qu'il n'y a pas d'études probantes et fiables sur les effets bénéfiques des bloqueurs de puberté et la prise d'hormones :

https://www.genethique.org/bloqueurs-...
https://www.genethique.org/transition..

»

lundi 17 juin 2024

Les travailleurs indiens du secteur de la technologie licenciés l'an dernier aux États-Unis ont du mal à retrouver un emploi en Inde

  • Les travailleurs indiens du secteur de la technologie qui ont été licenciés l'année dernière par des entreprises telles que Twitter, Amazon et Microsoft aux États-Unis ont du mal à retrouver un emploi dans leur pays d'origine.
  •  Ils ont été contraints d'accepter d'importantes réductions de salaire et d'accepter des postes inférieurs pour trouver un emploi en Inde.
  • Selon des experts, les employeurs indiens sont réticents vis-à-vis de ces compatriotes passés par les États-Unis, car ils craignent que ces travailleurs ne retournent aux États-Unis à la première occasion.


Selon Bloomberg, plus de 200 000 travailleurs du secteur technologique ont été licenciés aux États-Unis entre novembre 2022 et janvier 2023, dont 30 à 40 % étaient des informaticiens indiens. Environ 80 000 informaticiens indiens détenteurs de visas H-1B et L-1 ont perdu leur emploi aux États-Unis depuis la fin de l'année 2022, "l'industrie technologique ayant un impact significatif", a déclaré à Rest of World Krishna Vij, directeur commercial de la société de recrutement informatique Teamlease Digital.

Dans le même temps, l'industrie technologique indienne a licencié plus de 30 000 travailleurs depuis 2022. Des startups de premier plan telles que Paytm, Byju's, Unacademy, Meesho et Sharechat ont supprimé des emplois l'année dernière, et les plus grandes entreprises technologiques ont annoncé un gel des embauches en Inde.

Kamal Karanth, cofondateur de la société de ressources humaines Xpheno, a déclaré à Rest of World que la principale raison pour laquelle les employeurs potentiels sont sceptiques quant à l'embauche de travailleurs rentrés des États-Unis est le manque de confiance. "Les employeurs ont du mal à faire confiance à cette cohorte, qui a toujours tendance à retourner aux États-Unis.

"Ils sont donc soit surqualifiés pour le poste à pourvoir, soit incapables d'accepter la rémunération qui leur est offerte", a ajouté M. Vij. "Même s'ils veulent accepter une réduction de salaire de 10 à 20 %, les entreprises indiennes offrent 40 à 50 % de moins.

Une technicienne qui a quitté Seattle pour retourner à Mumbai en mai 2023 a déclaré à Rest of World qu'elle avait cherché un poste adéquat en Inde pendant plus de sept mois. Le marché de l'emploi dans le pays, a-t-elle dit, l'a privée de priorité en raison de son expérience professionnelle aux États-Unis. "Comme la clientèle est différente en Inde, ils préfèrent aussi quelqu'un qui a de l'expérience avec les clients indiens", a déclaré la travailleuse, qui a demandé l'anonymat car ses amis et sa famille ne sont pas au courant de ses difficultés.

Source : Rest of the Word

dimanche 16 juin 2024

L’antisémitisme de gauche : les leçons de l’affaire Dreyfus

Extrait d'un texte de Michel Aubouin paru dans le Figaro de ce samedi 15 juin. Ancien préfet et inspecteur général de l’administration, Michel Aubouin a exercé de 2009 à 2013 les fonctions de directeur du ministère de l’intérieur en charge de l’intégration des étrangers et des naturalisations. Il a notamment publié « 40 ans dans les cités » (Presses de la Cité, 2019) et « Le Défi d’être français » (Presses de la Cité, 2023).

Quand le capitaine Dreyfus a été interpellé puis condamné, la question de son identité israélite n’avait pas été soulevée. On lui reprochait surtout d’être alsacien et de parler allemand, ce qui faisait de lui un espion commode. À la marge, on lui reprochait aussi d’être polytechnicien quand la presque totalité des officiers supérieurs étaient saint-cyriens. L’accusation « raciale » n’est intervenue que dans un second temps, quand des journalistes antisémites (Édouard Drumont, Léon Daudet…) s’en sont mêlés.


En ces années 1890, l’antisémitisme s’était répandu en France, sous deux formes très distinctes. La première était à la fois populaire et parisienne. Elle s’était propagée à la suite de l’installation à Paris de grandes familles venues de l’empire austro-hongrois, à la richesse ostentatoire. Cet antisémitisme populaire a nourri le discours de la gauche de l’époque, celui du Parti ouvrier français de Jules Guesde.  [En juillet 1898, le parti ouvrier français, dirigé par Jules Guesde explique que les prolétaires n’ont rien à gagner à prendre position en faveur de Dreyfus, ce juif militaire issu des rangs de la bourgeoisie.] La figure du Juif y est associée à celle du banquier, donc du « grand capital », ennemi du prolétariat. Seul Jaurès, après un temps d’hésitation, s’est démarqué de cette lecture xénophobe de la situation pour rejoindre les rangs des premiers Dreyfusards : Émile Zola, Anatole France et Marcel Proust.

La seconde forme de l’antisémitisme est née dans les départements d’Algérie où les Juifs berbères, depuis l’occupation du Maghreb par les Arabes, occupaient une position subalterne, comme les chrétiens du reste. Ces 35000 «israélites indigènes», pour la plupart artisans misérables, ont obtenu en 1870 la citoyenneté française, quand les musulmans, dans leur très grande majorité, ont refusé le bénéfice de la naturalisation. Cette faveur provoqua, vingt ans plus tard, l’acrimonie des populations musulmanes et européennes (originaires pour l’essentiel des provinces déshéritées de l’Espagne et de l’Italie). Et c’est en Algérie, où l’infâme Drumont, auteur de La France juive, fut élu député, que les incidents antisémites ont été violents.

Le procès Dreyfus, par sa durée, structura les deux camps : la Ligue des droits de l’homme contre la Ligue de la patrie française.
Une du journal Le Grelot, à l'origine républicain et anticlérical, de novembre 1894. Dreyfus est présenté comme un Judas (en référence à Judas Iscariote, un des douze apôtres de Jésus qui l'aurait dénoncé aux grands prêtres du temple de Jérusalem contre quelques pièces d'or). Derrière lui, sous une bannière maçonnique, Jules Guesde et Jean Jaurès, chefs de file de l'extrème gauche,  sont également assimilés à des ennemis de la France liés à un complot international
 
La gauche, dans cette affaire, conformément au mot d’ordre de Guesde, s’était tenue à l’écart du débat. Un demi-siècle plus tard, le gouvernement du maréchal Pétain, élu par des parlementaires SFIO [le Parti socialiste - Section française de l'Internationale ouvrière] et radicaux[-socialistes, "rad-soc"] (les communistes ayant préféré respecter la lettre du pacte germano-soviétique) pouvait, sans provoquer de réaction, prendre à l’égard des Juifs, étrangers puis français, des mesures impardonnables. Pierre Laval, son maître d’œuvre, était lui-même issu des rangs de la SFIO.

Dans les départements algériens, dans le même temps, la situation des Juifs était devenue si inconfortable qu’ils furent les premiers à quitter, après la guerre, l’Algérie pour la France. Leurs ancêtres étaient savetiers, leurs descendants seraient professeurs de médecine. Les anciens dhimmis occuperaient des fonctions éminentes quand les émigrés venus de l’Algérie musulmane travailleraient comme OS [ouvriers spécialisés] chez Renault.

Jean-Luc Mélenchon connaît cette histoire par cœur, car ses ancêtres appartenaient à cette diaspora espagnole qui avait alimenté la population pied-noire d’Algérie. Sans doute lui était-il facile de comprendre que la population musulmane des banlieues serait facile à mobiliser sous le drapeau de la Palestine. Son « génie politique » a fait le reste. La gauche française ne fut jamais du combat contre l’antisémitisme.
 
1999, Alfred Dreyfus est gracié par le président de la République, Émile Loubet. Le Grelot parle de l'Allemand Dreyfus (il est né Français en Alsace mais parle français et allemand) alors que le Français est entravé par ses obligations de contribuables et de soldat.

 

samedi 15 juin 2024

Islande — Nouvelle loi plus stricte sur l'immigration approuvée par le parlement

Le Parlement a approuvé le projet de loi sur l’immigration de la ministre de la Justice Guðrún Hafsteinsdóttir. Les membres de la coalition gouvernementale, le Parti du centre et le Parti populaire ont soutenu le projet de loi, tandis que l’Alliance sociale-démocrate et le Parti de la réforme se sont abstenus. Le Parti Pirate s’est opposé au projet de loi.

Guðrún Hafsteinsdóttir, ministre de la Justice de l’Islande


Quarante-deux voix pour

Le projet de loi sur l’immigration proposé par la ministre de la Justice Guðrún Hafsteinsdóttir a été approuvé par le Parlement islandais, rapporte le journal Vísir.

Tous les membres de la coalition gouvernementale ont voté en faveur du projet de loi, ainsi que les membres du Parti du Centre et du Parti du Peuple. Les membres de l’Alliance sociale-démocrate et du Parti de la réforme se sont abstenus, tandis que les membres du Parti pirate ont voté contre le projet de loi.

Au total, 42 députés ont voté en faveur du projet de loi.

Quatre amendements principaux


Comme l’indique le diffuseur national islandais RÚV, le projet de loi comprend quatre changements majeurs par rapport aux lois actuelles. Des conditions plus strictes pour le regroupement familial seront mises en œuvre, la durée du permis de séjour sera raccourcie, des changements seront apportés à la Commission des recours en matière d’immigration et le traitement des recours sera accéléré.

Alignement avec les autres pays scandinaves

« Les objectifs du projet de loi sont clairs dans ce domaine important. Comme indiqué précédemment, ils visent à aligner notre législation sur celle des pays nordiques et à supprimer de notre législation les règles de procédure propres à l’Islande », a déclaré la ministre de la Justice, Guðrún Hafsteinsdóttir, avant le vote. « Je me félicite également de la vision et de la politique globales dans ce domaine que le gouvernement a adoptées au début de l’hiver, et ce projet de loi est un élément important de cette politique », a ajouté Mme Hafsteinsdóttir.

Réduction des dépenses

Le gouvernement islandais a annoncé que ces mesures réduiraient les dépenses et permettrait de mieux accueillir les réfugiés légitimes.

« La réduction du nombre de demandes qui ne remplissent pas les conditions requises pour bénéficier d’une protection et l’amélioration de l’efficacité du traitement des demandes permettent d’économiser de l’argent, qui sera utilisé pour augmenter les contributions destinées à garantir l’enseignement islandais, l’assistance accrue aux enfants dans les écoles et l’éducation communautaire, qui aide les personnes à participer activement à la société islandaise. »

Les sept ministères suivants sont directement impliqués dans la mise en œuvre des mesures :

Le ministère de la Justice, le ministère des Affaires sociales et du Marché du travail, le ministère des Universités, de l’Industrie et de l’Innovation, le ministère de la Santé, le ministère des Infrastructures, le ministère de la Culture et du Commerce, le ministère de l’Éducation et le ministère de l’Enfance.

Privation d’aide gouvernementale 30 jours après le rejet de la demande d’asile
 
La nouvelle législation adoptée prive les demandeurs d’asile de leurs privilèges, y compris l’accès au logement et aux soins de santé, 30 jours après le rejet de leur demande.

L’opposition du camp pro-immigration

Les organisations de défense des droits de l’homme en Islande se sont fermement opposées à ce projet de loi, notamment la Croix-Rouge, l’UNICEF et Amnesty International.

« Cette question confirme la position que je défends depuis longtemps, à savoir que ce gouvernement est hostile aux réfugiés », a déclaré la députée du Parti Pirate Þórhildur Sunna Ævarsdóttir. « Ce projet de loi est censé envoyer un message, un message selon lequel les gens doivent quitter le pays, sinon ils seront jetés à la rue, sans soutien et sans accès aux services minimums. » Les manifestants qui s’opposent au projet de loi se sont rassemblés devant le bâtiment du parlement cette semaine. La foule comprenait des demandeurs d’asile dont la demande a été rejetée et qui perdront donc leur logement et leur accès aux services maintenant que le projet de loi a été adopté.

Colmater des failles dans la Loi

Les autorités islandaises ont été confrontées à des contestations juridiques pour plusieurs déportations et actions récentes concernant les demandeurs d’asile dans le pays, y compris le retrait de services, une action que le projet de loi a maintenant explicitement légalisée.

En 2021, la Direction de l’immigration a retiré les allocations de logement et de nourriture à une vingtaine d’hommes qui devaient être expulsés, une mesure que la Commission de recours en matière d’immigration et d’asile avait par la suite jugée contraire à la loi.

En décembre dernier, le tribunal de district de Reykjavík statua que l’expulsion du réfugié irakien Hussein Hussein et de sa famille en novembre 2022 n’avait pas de base légale. Leur expulsion a suscité l’indignation chez certains lorsque des images ont fait surface sur les médias sociaux montrant les autorités en train de retirer Hussein de son fauteuil roulant par la force. L’incident a également suscité la controverse lorsque les autorités aéroportuaires ont tenté d’étouffer la couverture médiatique des expulsions.

L’année dernière, l’État islandais a versé des dommages et intérêts à une demandeuse d’asile albanaise qui avait été expulsée en 2019 alors qu’elle en était à son neuvième mois de grossesse, en dépit d’un certificat médical indiquant qu’un long vol serait difficile pour elle.

Voir aussi
 
 
 
 

vendredi 14 juin 2024

Le refus idéologique par la gauche de parler de la réalité

Nicolas Mayer-Rossignol.— Moi, j'ai une synagogue qui a brûlé.
Journaliste.—  Qui l'a brûlée ?
—  J'ai pas envie de l'extrême droite au pouvoir.
—  Qui l'a brûlée ?
—  Je vous parle de l'instrumentalisation
—  Qui l'a brûlée ?
—  Un monsieur.
—  Il vient d'où ?
—  Un monsieur.


L’homme à l’origine de l’incendie de la synagogue de Rouen, vendredi 17 mai, a été abattu. Il s’agissait d’un Algérien de 29 ans qui faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. 
On ne voit pas le rapport avec l'« extrême droite »...
 

Voir aussi

Supplément histoire — Que faut-il penser de Pétain et de l'antisémitisme de la gauche ?

France — 90 % du vandalisme et profanations de lieux de cultes visent des églises (deux par jour !)

 



mercredi 12 juin 2024

Le nombre de passages clandestins du Québec vers les États-Unis bat des records

MOOERS, NEW YORK— Il est 4 h 40. Le soleil ne s’est pas encore levé sur Mooers, un petit village du nord de l’État de New York qui s’étire sur une large zone rurale, le long de la frontière.

En cette douce journée printanière, les oiseaux sifflent, accompagnant le démarrage des premiers tracteurs, habituellement maîtres des lieux d’un secteur paisible, parsemé de multiples fermes et résidences familiales.

Mais en ce matin du début de juin, comme tant d’autres depuis quelques mois, il n’y a pas que des écureuils et des lapins sur les sentiers et dans les bois voisins.

Tout de rouge vêtus, deux jeunes hommes sortent discrètement d’une forêt longeant la frontière canado-américaine. Une cinquantaine de mètres plus loin, trois autres en émergent eux aussi, marchant vers la route, téléphone à la main.

  • Parlez-vous anglais ?
  • Non, hindi

Ce sont quasiment les seuls mots que l’on arrivera à échanger avec ces migrants, dans la vingtaine à peine, qui viennent d’entrer clandestinement aux États-Unis à partir du Canada.

Ils se plantent alors dans le fossé, sans le moindre mouvement, en attendant vraisemblablement qu’on vienne les chercher.

Des migrants sont interpellés après avoir eux-mêmes appelé les autorités.

Un appel au 911 pour être transporté

Quelques instants plus tard, un troisième groupe surgit un peu plus loin sur le bord de la route, après avoir traversé la terre d’un fermier.

Téléphone à la main, l’un des migrants appelle sous nos yeux le 911, le numéro d’urgence des autorités américaines. Il ne parle pas, mais l’opérateur au bout de la ligne repère la provenance du coup du fil en décrivant le coin de rue précis à ses interlocuteurs. Là encore, personne ne bouge.

Quelques minutes plus tard, une fourgonnette blanche non identifiée s’approche et active ses gyrophares rouge et bleu. Une sirène retentit. Tour à tour, chacun lève ses bras, pose sac à dos et téléphone à terre, avant de se faire fouiller par un agent américain, visiblement excédé par la situation. Tous sont embarqués en un rien de temps.

 Zone privilégiée pour les passages clandestins


 Cette scène se répète plusieurs fois par jour, détaille peu après le major Nicholas Leon, responsable de l’unité d’intervention du shérif du comté de Clinton.

Pour une rare fois, les autorités américaines ont accepté d’amener un média patrouiller dans ce territoire frontalier sensible, appelé le secteur Swanton, situé au sud du village québécois d’Hemmingford.

Tout en surveillant les alentours, mains sur le volant, en quête de nouvelles traversées illégales, l’adjoint du shérif avoue son étonnement face à ce modus operandi.

    C’est un peu une surprise pour nous. Ils posent leurs bagages et attendent qu’on les emmène.
    Une citation de Nicholas Leon, adjoint du shérif du comté de Clinton (NY)

« Apparemment », explique-t-il, des passeurs leur conseillent cette stratégie au Canada, avant d’entrer dans ces bois. Et dès leur arrivée sur cette route américaine, poursuit l’agent, « ils ne font plus rien ».

Hausse de 400 % depuis janvier

samedi 8 juin 2024

La croissance à long terme de la Suède est menacée par la criminalité des gangs, avertit le chef de la banque centrale

La croissance à long terme de la Suède est menacée par la criminalité des gangs, avertit le chef de la banque centrale, Erik Thedéen. Celui-ci déclare que les entreprises seraient affectées si la confiance diminuait en raison de l’augmentation de la criminalité violente.
 
La scène d’une explosion à Uppsala en septembre. Le gouvernement s’empresse de renforcer la législation après l’augmentation significative des fusillades, des attentats à la bombe et des attaques à la grenade par des gangs.


Le problème croissant des fusillades et des attentats à la bombe commis par des gangs en Suède risque de nuire au potentiel économique à long terme du pays, a déclaré le directeur de la banque centrale.

Le gouverneur de la Riksbank, Erik Thedéen, a déclaré au Financial Times que l’un des plus grands atouts du pays était la confiance entre les gens et dans les autorités, mais que cette confiance « pourrait être remise en question » si la violence des gangs n’était pas traitée correctement.

Le gouvernement suédois a fait appel à l’armée pour aider la police à s’attaquer au problème et s’empresse de renforcer plusieurs lois après que les fusillades, les attentats à la bombe et les attaques à la grenade par des gangs ont augmenté de manière significative.

« Il s’agit d’une menace à long terme pour le potentiel de croissance de la Suède. C’est aussi une raison importante pour laquelle nous devons nous occuper de ce problème et y mettre un terme.... Si l’on considère les pays où la confiance n’existe pas, ce ne sont généralement pas des pays à forte croissance économique », a déclaré M. Thedéen.

Des niveaux élevés de confiance agissent comme un « amortisseur » dans l’économie et constituent un « atout extrêmement important lorsque l’on parle de productivité et de croissance économique », a-t-il ajouté.

Si la confiance s’érode, les entreprises devront faire face à des coûts de sécurité accrus et à des « avocats qui examinent chaque transaction, au lieu d’une poignée de main », a-t-il déclaré.

La mise en garde de M. Thedéen intervient alors que la Suède subit l’une des contractions économiques les plus profondes d’Europe, après que la forte inflation a conduit la Riksbank à relever fortement ses taux d’intérêt.

La banque centrale suédoise a maintenu son taux d’intérêt à 4 % à la fin du mois de novembre, mais annoncé qu’il y avait un risque de 40 % de procéder à une dernière augmentation de ce taux.

M. Thedéen a déclaré que la baisse de l’inflation lui avait permis de gagner du temps et d’attendre janvier avant de décider d’une nouvelle hausse des taux d’intérêt. Mais il a averti que les taux resteraient probablement élevés pendant « une période assez longue ».

Les prévisions de la banque centrale suédoise montrent que les taux pourraient commencer à être réduits à partir de 2025. Mais une seule baisse à 3,75 % n’est garantie qu’au début de 2026, selon les estimations de la banque.

« Nous craignons qu’il y ait des pressions inflationnistes que nous ne comprenons pas entièrement.... 
La situation a été beaucoup plus grave que nous le pensions à partir de 2022 », a déclaré M. Thedéen.

M. Thedéen a ajouté que la banque centrale s’était engagée à atteindre son objectif de 2 % et qu’elle avait eu du mal à comprendre la dynamique qui avait conduit l’inflation à dépasser les prévisions de la Riksbank jusqu’à il y a quelques mois.

La Riksbank prévoit que l’inflation hors coûts énergétiques sera de 7,6 % cette année, avant de tomber à 2,9 % en 2024 et d’atteindre enfin son objectif de 2 % en 2025.

La banque centrale s’attend à ce que l’économie suédoise se contracte cette année et l’année prochaine, en raison de l’augmentation du chômage et de la faiblesse persistante du marché immobilier.

Les consommateurs ont réduit leurs dépenses alors que l’endettement des ménages atteignait des niveaux record avant que la Riksbank ne commence à augmenter les taux d’intérêt de zéro l’année dernière.

M. Thedéen s’est également dit « inquiet » de la santé des groupes immobiliers commerciaux, plusieurs d’entre eux, tels que la SBB, étant confrontés à des difficultés financières en raison de l’arrivée à échéance d’un grand nombre de dettes au cours des prochaines années.

« Certaines entreprises ont des bilans problématiques », a-t-il ajouté.

Source : Financial Times

vendredi 7 juin 2024

« Certaines populations d’immigrés viennent de pays dont la violence culturelle ne va pas disparaitre en passant la frontière »

Émission complète : 

De Crépol à Viry-Châtillon, des émeutes de banlieue à la délinquance ordinaire en passant par le harcèlement scolaire ou l'agression de professeurs, il ne se passe plus une semaine sans qu'on parle de la violence des jeunes. Ce phénomène est-il véritablement nouveau ? La violence a-t-elle toujours existé ? Quel est le profil de ces jeunes violents ? Quels sont les raisons qui les poussent à passer à l'acte ? Quelles solutions ? Pour y répondre, Eugénie Bastié reçoit Marie-Estelle Dupont, psychologue clinicienne, Ruben Rabinovitch, psychanalyste, Maurice Berger, pédopsychiatre.


Voir aussi

« Les cas de violences entre les élèves sont nombreux à faire les manchettes, dernièrement ». Altercation et possible couteau : La police intervient dans une école primaire de Sainte-Julie...Des parents indiquent qu’un élève était en possession d’un couteau. L'événement s'est produit durant la récréation d'après-midi.

 

mardi 4 juin 2024

Canada — L'immigration indo-pakistanaise a quasiment quadruplé de 1996 à 2021


zzzz


Racialisation : première cérémonie de graduation des étudiants noirs de l'Université d'Ottawa

« Préparez-vous pour la première cérémonie de graduation des étudiant(e)s noir(e)s

La cérémonie de graduation des étudiant(e)s noir(e)s va rendre hommage et célébrer les réalisations des étudiants noirs diplômés de l'Université d'Ottawa. Cet événement vise à reconnaître leurs accomplissements, leur résilience et leur diversité culturelle tout en offrant un espace inclusif pour la célébration et l'autonomisation. »

Mardi 4 juin, de 14 h à 16 h



 

Source

lundi 3 juin 2024

Les Italiens étaient-ils vraiment refusés des écoles francophones ? (Rediff)

Bataille entre Italo-Québécois et Canadiens français à propos de l'intégration scolaire à l’école secondaire Jérôme-Le Royer à Saint-Léonard, 4 septembre 1969. Certains dirigeants de la Commission scolaire de Saint-Léonard, inquiets de l’anglicisation des enfants d’origine italienne, avaient mis en place une mesure pour rendre l’école francophone obligatoire. Cette mesure souleva l'ire de parents d'origine italienne.

Né en Italie en 1945, l'écrivain Marco Micone est arrivé au Québec en 1958. Il a écrit une nouvelle fois il y a quelques semaines avoir été refusé par une école francophone (Saint-André-Apôtre dans le quartier Ahuntsic) et avoir été obligé d'étudier d’abord en anglais. Ailleurs, il a affirmé « Quand les immigrants des années 50 disent que les écoles françaises les ont refusés, ils ont raison. Je l'ai vécu ! »

Il n'est pas question ici de remettre en question l'expérience personnelle de Marco Micone (on n'est pas à l'abri d'une direction bornée ou soumise à des conditions particulières comme le manque de place), mais plutôt de s'interroger sur l'idée reçue selon laquelle les Québécois auraient refusé les Italiens, des catholiques de langue romane, dans leurs écoles catholiques de langue française... Bref, que les Québécois francophones sont des xénophobes et que leur marginalisation démographique serait un peu de leur propre faute.

Le reportage de Radio-Canada ci-dessous semble bien indiquer que les immigrés choisissaient d'eux-mêmes l'anglais comme langue de promotion économique et sociale à 90 %. On se rappellera également que les Italiens protesteront en 1968 et 1969 à Saint-Léonard quand la commission scolaire locale tentera d'imposer l'enseignement en français à leurs enfants.


(La vidéo a été supprimée de YouTube depuis la première diffusion de ce billet en 2011)

Le reportage est aussi intéressant sous l'angle linguistique : plusieurs Italiens disent mieux parler le français que l'anglais (et c'est compréhensible étant donné la proximité linguistique des deux langues), mais qu'ils ont trouvé que leur manque de connaissance de l'anglais les a défavorisés dans leur recherche d'emploi.

Au-delà de ces aspects anecdotiques, il existe des raisons scientifiques de remettre en question l'idée que les écoles francophones refusaient (souvent ou systématiquement) les élèves italiens : les statistiques.

Voici ce qu'en dit le statisticien Charles Castonguay :

Marco Micone trace un parcours trompeur des Québécois d’origine italienne. Il insiste sur le fait qu’une école française l’a refusé, lui, lors de son arrivée au Québec dans les années 1950. Puis, en faisant un usage incorrect des données de recensement, il soutient que les « italophones » se francisent plus souvent qu’ils ne s’anglicisent, notamment en ce qui a trait à leur comportement linguistique au travail ou à la maison.

J’avais plutôt retenu que ce sont les Italiens qui, de leur propre chef, ont tourné le dos à l’école française et que leur préférence pour le français, du moins comme langue d’usage au foyer, est chose du passé. Pour tirer les choses au clair, j’ai consulté certains rapports ainsi que les résultats du recensement de 2006 qui sont accessibles à tout venant sur le site de Statistique Canada.

Dans une étude réalisée pour la commission Gendron, le démographe Robert Maheu relève qu’au début des années 1950, la moitié des enfants d’origine italienne inscrits à la Commission des écoles catholiques de Montréal étudiaient en français. Cela laisse entendre qu’en général, les écoles françaises de la CECM ne refusaient pas les jeunes Italiens. Maheu ajoute qu’au début des années 1960, cette proportion avait fondu à 28 %. Il semble bien qu’ayant constaté que la langue d’avancement socioéconomique à Montréal était plutôt l’anglais que le français, un nombre croissant de parents italiens choisissaient d’inscrire leurs enfants à l’école anglaise.

Quant à la langue d’assimilation préférée des italophones, que Micone prétend être toujours le français, la commission Laurendeau-Dunton notait, il est vrai, qu’au recensement de 1961 la population d’origine ethnique italienne au Québec avait plus souvent le français que l’anglais comme langue maternelle. Cette information témoignait cependant de la langue d’assimilation des parents, grands-parents ou ancêtres des personnes recensées, soit de ce qu’on peut nommer l’assimilation ancestrale.

Le recensement de 1971, le premier à poser la question sur la langue d’usage actuelle à la maison, permet d’observer l’assimilation courante, c’est-à-dire celle réalisée par les répondants eux-mêmes, de leur vivant. Il montre que les adultes de langue maternelle italienne âgés de 25 ans ou plus avaient effectivement adopté plus souvent le français que l’anglais comme langue d’usage au foyer, mais il révèle en même temps que, déjà à cette époque, la jeunesse italophone préférait s’angliciser.

Les recensements suivants n’ont cessé de confirmer cette nouvelle préférence. Celui de 2006 a compté 17 000 italophones (langue maternelle) de langue d’usage française au Québec, soit exactement le même nombre qu’en 1971. Mais le nombre d’italophones anglicisés est passé entre-temps de 15 000 en 1971 à 53 000 en 2006. La francisation a ainsi marqué le pas pendant que les générations montantes se sont anglicisées par dizaines de milliers.

Plus de détails

Pour en finir avec un mythe : le refus des écoles catholiques d'accepter les immigrants (23 pages, par Robert Gagnon de l'Université d'Ottawa)


M à j : résultats (Les élections générales du 29 mai en Afrique du Sud, intentions de vote, listes en lice, bilan)

Résultats (le parlement compte 400 sièges) :

Parti  Voix  Sièges  Différence  Ligne politique
ANC 40,18 %159🔻︎ 71 nationalisme africain au pouvoir depuis la fin de l'apartheid, parti du président Ramaphosa
DA 21,81 % 87 🔺︎parti des minorités ethniques, libéral au niveau économique
MK 14,58 % 58 🔺︎ 58 parti fondé par l'ancien président Zuma, anti-Ramaphosa, nationalisme zoulou et populisme
EFF 9,52 % 39 🔻︎propose de nationaliser les entreprises « stratégiques » et d’exproprier les terres des blancs sans compensation
IFP 3,85 % 17 🔺︎nationalisme zoulou, conservateur
PA 2,06 % 9 🔺︎défense des intérêts des métis (surtout du Cap occidental), anti-immigration, se dit centriste au niveau économique
VF+ 1,36 % 6 🔻︎conservateurs afrikaners

L'ANC, autrefois dirigé par Nelson Mandela, a remporté 159 sièges sur les 400 que compte le parlement lors des élections de mercredi, contre 230 lors de l'assemblée précédente.

M. Ramaphosa a néanmoins qualifié les résultats de victoire pour la démocratie, appelant les partis rivaux à trouver un terrain d'entente et se préparant apparemment à des pourparlers de coalition.

Le parti de l'opposition, l'Alliance démocratique (DA), s'est déclaré ouvert à des pourparlers de coalition avec M. Ramaphosa, mais il s'oppose à un certain nombre des grandes priorités de son gouvernement.

Une fois tous les votes comptés, l'ANC a obtenu 40 % des voix, contre 58 % lors de l'élection précédente, a annoncé la commission électorale dimanche.

Selon les analystes, ce résultat est inférieur au scénario le plus pessimiste que le parti craignait, à savoir 45 %. L'ANC doit maintenant former une coalition pour former le prochain gouvernement.

Les partis politiques sud-africains ont deux semaines pour trouver un accord de coalition, après quoi le nouveau parlement siégera pour choisir un président.

Toutefois, le parti arrivé en deuxième place (DA) s'oppose à deux des grandes priorités de l'ANC : les politiques racialistes de discrimination anti-blancs et le projet de loi sur l'assurance maladie nationale (NHI), qui promet des soins de santé universels pour tous.

L'ANC a déclaré que ces deux politiques n'étaient pas négociables dans les pourparlers de coalition.

L'ancien président Jacob Zuma, qui dirige aujourd'hui le parti uMkhonto weSizwe (MK, le fer de lance en zoulou), arrivé en troisième position avec 58 sièges, n'a pas assisté à l'annonce des résultats et avait laissé entendre qu'il pourrait les contester.

Le MK a déclaré qu'il serait prêt à travailler avec l'ANC, mais pas tant qu'il serait dirigé par M. Ramaphosa.

Ce dernier a remplacé M. Zuma en tant que président et chef de l'ANC à la suite d'une lutte de pouvoir acharnée en 2018.

Dans une interview accordée à la BBC, Patrick Gaspard, qui a été ambassadeur des États-Unis en Afrique du Sud de 2013 à 2016, a décrit les deux hommes politiques comme des « ennemis jurés ».

Plus tôt dans la journée de dimanche, M. Zuma a appelé à un nouveau scrutin et a déclaré que la commission électorale ne devrait pas annoncer les résultats définitifs.

Samedi, il a averti la commission qu'elle « nous provoquerait » si elle ignorait sa demande d'une nouvelle élection et d'une enquête indépendante sur les allégations de son parti selon lesquelles l'élection a été truquée.

« Ne créez pas de problèmes quand il n'y en a pas », a-t-il déclaré.On s'inquiète désormais de la réaction des partisans de M. Zuma aux résultats.

Créé il y a quelques mois à peine, le parti de M. Zuma a obtenu la plus grande part des voix dans la province zouloue pour les élections nationales, soit 44 % contre 19 % pour l'ANC.

Les questions locales pourraient avoir joué un rôle important dans ce changement, certains membres de la communauté ayant tourné le dos au parti ANC parce qu'il n'avait pas réussi à remédier aux graves pénuries d'eau.

Certaines parties de la province, comme Trenance Park, qui se trouve à seulement 20 minutes de route de la ville principale de Durban, n'ont pas d'eau du robinet depuis 10 mois.

Les habitants dépendent de camions-citernes qui, parfois, ne livrent pas l'eau à temps.

Les habitants du KwaZulu-Natal espèrent que maintenant que les élections sont terminées, le problème sera réglé pour de bon.

Un peu plus tôt, le chef de la police sud-africaine avait prévenu que les menaces de déstabilisation du pays ne seraient pas tolérées.

    Julius Malema chef de l'EFF:  « Nous n’appelons pas au massacre des Blancs, du moins pour l’instant », « je ne peux prévoir l'avenir », ceux qui s'offusquent sont des « pleurnicheurs ».

« Il ne peut y avoir de place pour des menaces d'instabilité afin d'enregistrer des objections ou des préoccupations concernant les processus électoraux », a déclaré le ministre de la police, Bheki Cele, lors d'une conférence de presse.

L'ANC a toujours obtenu plus de 50 % des voix depuis les premières élections démocratiques du pays en 1994, qui ont vu Nelson Mandela accéder à la présidence.

Mais le soutien au parti a considérablement diminué en raison de la colère suscitée par les niveaux élevés de corruption, de chômage et de criminalité.

 « Il y a des dizaines de millions de jeunes dans ce pays que l'on appelle la génération née libre, née après 1994, après la fin de l'apartheid, et ils ont le sentiment que leur pays a subi une transformation politique, mais pas économique », a déclaré M. Gaspard à la BBC.

Il a ajouté qu'en 2015, « il devenait déjà très clair que l'ANC était sur une trajectoire descendante parce qu'il ne parvenait pas à fournir les services essentiels dans le pays », mentionnant en particulier les coupures d'électricité.

L'ANC a exclu que Cyril Ramaphosa se retire de la présidence malgré les résultats désastreux.

L'EFF a demandé les postes de ministre des Finances et de président de l'Assemblée nationale avant d'entamer les négociations de coalition.

La DA qualifie la possibilité d'un accord de l'ANC avec l'EFF et MK de coalition « apocalyptique ».


Billet du 18 mai

Les élections générales du 29 mai en Afrique du Sud seront les plus disputées depuis trois décennies de démocratie multiraciale. Le Congrès national africain, autrefois dirigé par Nelson Mandela, a remporté près de 70 % des voix il y a seulement 20 ans. Depuis lors, cependant, il est en déclin. Lors des dernières élections de 2019, il a obtenu 57,5 % des voix. Cette fois-ci, il aura du mal à gagner la moitié de l’électorat et à garder le contrôle de Gauteng et de KwaZulu-Natal, les deux provinces les plus peuplées des neuf provinces du pays.

dimanche 2 juin 2024

Que faut-il qu'un étranger fasse au Canada pour en être définitivement déporté...?

Résumé :
  • 2007: arrive du Nigéria comme réfugié avec un faux passeport.
  • 2010: Interpol informe le Canada qu’un jugement utilisé pour justifier son récit était faux.
  • 2015: expulsé et renvoyé au Nigéria.
  • 2015, 2 mois plus tard: retour au Canada avec passeport prétendument perdu.
  • 2024: sans statut au Canada, il était visé par un ordre de renvoi, mais neuf ans plus tard le processus judiciaire est toujours en cours.
  • 2024: condamné, pour avoir volé 59 véhicules accidentés à un encanteur (commissaire-​priseur) grâce à un stratagème complexe, à deux ans de prison à domicile, alors que la Couronne réclamait 30 mois de pénitencier. Il risque d'être déporté.
  • 2024: il fait appel.

Ekens Azubuike a été arrêté chez lui en 2020.

Détails:


Quelques heures de délibérations ont suffi au jury pour déclarer l’homme de 52 ans coupable de fraude de plus de 5000 $ à la mi-mai au palais de justice de Montréal. Mercredi dernier, le juge James Brunton de la Cour supérieure l’a condamné à deux ans moins un jour, de prison à domicile et à deux ans de probation.

En entrevue avec La Presse de Montréal, Ekens Azubuike se dit victime d’une « conspiration » de l’Agence des services frontaliers. Il accuse le juge d’être « biaisé » et d’avoir « protégé » l’État.

Il n’est pas question ici de vols de véhicule dans les rues, véritable fléau à Montréal. Le stratagème d’Ekens Azubuike était beaucoup plus élaboré. Les médias en avait d’ailleurs rapporté les grandes lignes en 2020. En résumé, il a acquis frauduleusement un lot de 59 véhicules vendus par un encanteur spécialisé dans la vente de véhicules accidentés rejetés par les compagnies d’assurances. Une fraude d’environ 300 000 $.

Pour ce faire, Ekens Azubuike a mis sur pied une société à numéro [sans raison sociale, sans nom d'entreprise] en utilisant l’identité d’une personne à son insu. Le fraudeur a ensuite falsifié un paquet de documents, dont une lettre d’avocate et des papiers d’identité. Sa société fantoche censément  spécialisée dans le transport de marchandises est devenue une cliente légitime de l’encanteur [vendeur aux enchères] COPART, une multinationale américaine présente à Montréal.

Entre décembre 2019 et janvier 2020, la société factice a acheté une cinquantaine de véhicules de COPART grâce à de fausses traites bancaires. Pendant cette période, Ekens Azubuike est même allé jusqu’à appeler COPART à plusieurs reprises sous un faux nom à consonance russe

Quand COPART a découvert que les traites étaient sans fond, il était trop tard. Des véhicules avaient déjà été livrés. En outre, le jour même de l'opération, l'entreprise bidon avait déjà vendu les véhicules à Ekens Foundation International. C’est par l’entremise de cette société appartenant à l’accusé que de nombreux véhicules ont pris la mer vers l’Afrique.

Selon la preuve présentée au procès, sur les 59 véhicules volés, 27 ont été retrouvés, dont 4 au port de Montréal dans un conteneur. Une quinzaine de véhicules qui étaient déjà dans un bateau en direction de l’Afrique ont pu être rapatriés. On ignore ce qui est advenu des véhicules manquants.

L’art du mensonge

Ekens Azubuike, qui se présentait sans avocat, n’a pas témoigné pour sa défense. Le juge Brunton le décrit comme un homme « peu sincère ». « Il est difficile de lui accorder de la crédibilité », a-t-il résumé.

C’est d’ailleurs par un mensonge qu’Ekens Azubuike s’est installé au Canada. En 2007, il est arrivé comme réfugié avec un faux passeport allemand en se disant persécuté au Nigeria en raison de sa participation à un mouvement séparatiste régional. Or, en 2010, Interpol a informé le Canada qu’un jugement invoqué par Azubuike pour justifier son récit était faux.

Le fraudeur a finalement été expulsé au Nigeria en 2015. À peine deux mois plus tard, il était de retour au Canada avec un passeport qu’il prétendait avoir perdu. Il déclara alors avoir été torturé pendant son séjour au Nigeria et souhaitait obtenir le statut de résident permanent pour motif humanitaire. Sans statut au Canada, il était visé par un ordre de renvoi. Mais le processus judiciaire est toujours en cours.

Le procureur de la Couronne Me Denis Trottier réclamait de 25 à 30 mois de pénitencier et la restitution de 136 000 $ à la victime. Il a relevé de nombreux facteurs aggravants, dont la préméditation, la complexité de la machination, le vol d’identité et le montant de la perte.

Il fait appel de sa condamnation

Le juge James Brunton se montre sévère à l’égard de la Couronne : il lui reproche de n’avoir fait aucune « réelle tentative » pour établir le montant de la fraude et de la perte subie par l’encanteur. Le juge souligne que l’encanteur a d’ailleurs décidé de mettre fin à une poursuite civile contre l’accusé. C’est pourquoi le juge a refusé d’obliger Azubuike à rembourser.

Pourquoi le juge a-t-il accordé une peine de prison à domicile à Ekens Azubuike ? Son analyse est résumée en un seul paragraphe. Le juge y souligne l’absence d’antécédent judiciaire de l’accusé [et son entrée au Canada sous faux prétexte ?!], son respect des conditions de remise en liberté, ses problèmes de santé et le fait qu’il ne soit pas un danger pour la société.

« Le Tribunal souligne que les ennuis de santé de M. Azubuike ne l’ont pas empêché d’orchestrer un stratagème frauduleux prolongé et prémédité qui inclut la contrefaçon de documents », affirme le juge Brunton.

Ekens Azubuike espérait toutefois une peine de moins de six mois pour éviter son expulsion du Canada. Or, son crime méritait une peine plus sévère, malgré les impacts sur son statut d’immigration, selon le juge.

Ekens Azubuike a porté le verdict en appel. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales dit être en train de l’analyser.


Source : La Presse de Montréal

samedi 1 juin 2024

Ottawa s'attaque au « racisme environnemental »

Le ministre fédéral Steven Guilbeault annonçait tout « fièr » [sic] :

Le Canada s’apprête à se doter de sa première législation contre le « racisme environnemental ». Le projet de loi C-226 de la chef du Parti vert, Elizabeth May, fera bientôt l’objet d’un dernier vote au Sénat. Il vise à éviter que des sites toxiques soient installés près des collectivités autochtones, des collectivités racisées ou marginalisées.

Il y a la contamination au mercure de la Première Nation de Grassy Narrows dans le nord de l’Ontario causée par des rejets d’eaux usées d’une usine de pâtes et papiers, les usines pétrochimiques qui entourent celle d’Aamjiwnaang dans le sud de l’Ontario, le gazoduc Coastal GasLink qui traverse les terres des Wet’suwet’en en Colombie-Britannique, l’ancien site d’enfouissement qui a pollué la communauté noire de Shelburne en Nouvelle-Écosse pendant 75 ans et même le dépotoir illégal de Kanesatake, au Québec, qui, bien qu’il appartienne à deux membres de la communauté amérindienne locale visée.

Il semble donc que peu importe si les dépotoirs s'installent près des communautés de pauvres blancs.

Conservateurs et bloquistes contre

Le texte législatif était toutefois loin de faire l’unanimité à la Chambre des communes. Il a obtenu l’appui des libéraux et des néo-démocrates lors du vote en troisième lecture, mais les conservateurs et les bloquistes s’y sont opposés pour des raisons différentes.

« Nous avons déjà un cadre réglementaire compliqué pour ce qui est de la réalisation des projets au Canada », avait fait valoir le député conservateur de l’Ontario Kyle Seeback, lors des débats en chambre. En comité parlementaire, son collègue Gérard Deltell avait rappelé que le projet d’oléoduc Northern Gateway de l’Alberta vers la Colombie-Britannique avait l’appui de plusieurs communautés autochtones avant qu’il soit stoppé par le gouvernement en 2016.

Le Bloc québécois aurait préféré que le concept de racisme environnemental soit remplacé par celui de justice environnementale. « Si nous instituons de nouvelles politiques fondées sur de nouveaux droits, tel le droit à un environnement sain, tout le monde devrait en jouir, sans exception », avait argumenté la députée Monique Pauzé.

Elle avait donné à titre d’exemple le quartier de Limoilou, à Québec, où les habitants respirent les poussières générées par le transbordement de minerais au port de Québec, de compétence fédérale, peu importe leur origine ethnique. « La particularité de ce quartier est d’avoir des revenus très bas », avait-elle souligné.


Source : La Presse

Ce qui ne va pas dans la formation des futurs profs

Extraits d'un long texte de Joseph Facal publié dans le Journal de Montréal cette semaine : 

Le 21 mai, dans nos pages, une chargée de cours à l’UQAM, Pascale Bourgeois, a fait sauter une bombe.

Elle s’en prenait à la faible qualité de la formation des futurs enseignants dans nos facultés d’éducation, à la faible qualité moyenne des étudiants aussi, et à leurs effets combinés sur tout notre système scolaire.


On trouve deux niveaux dans ce propos de Mme Bourgeois qui a soulevé l’ire du milieu.

À un premier niveau, elle ne fait que constater.

Il y a certes de formidables exceptions, mais les étudiants qui deviendront professeurs dans nos écoles primaires et secondaires sont, dans l’ensemble, de faible niveau, remarquablement peu curieux, et agissent en enfants gâtés plus qu’en adultes responsables.

C’est ainsi parce que les critères d’admission sont très bas et parce que ces jeunes sont eux-mêmes les produits du système éducatif et de la société tels qu’ils sont.

Les facultés d’éducation, dit-elle, réagissent en abaissant leurs exigences et en offrant des formations pauvres en contenu intellectuel, surtout axées sur des techniques de gestion de classe.

Comment en sommes-nous arrivés là? C’est le deuxième niveau de sa charge.

Dans sa lettre-coup de poing du 21 mai, Pascale Bourgeois ne se contente pas de montrer du doigt le peu de motivation et de curiosité intellectuelle de beaucoup d’étudiants qui se destinent à la profession d’enseignant.

Elle met aussi en cause la doctrine dominante dans les facultés qui les forment, ici comme ailleurs.

Les deux aspects sont liés dans un cercle autoreproducteur: ces étudiants sont partiellement le produit de cette doctrine éducative, qu’ils apprennent maintenant, et qui fondera leur pratique professionnelle ultérieure.

Doctrine

Je vous ai parlé samedi de la façon assez traditionnelle dont j’enseignais, qui était celle que j’avais connue comme écolier. Nous sommes rendus ailleurs et je n’y vois pas un progrès.

Que mange en hiver cette doctrine – appelée constructivisme, et dont il existe plusieurs variantes – qui domine désormais dans les facultés d’éducation? Voici en gros.

Chacun construit ses connaissances. L’enseignant est donc moins là pour transmettre un savoir objectif et préexistant, mais davantage pour accompagner l’enfant dans sa quête personnelle.

Tout est centré sur l’enfant et ses besoins. Tout devient personnel, donc subjectif et relatif, d’autant plus qu’il n’y a pas deux enfants pareils. C’est l’environnement scolaire qui doit s’ajuster à lui et non l’inverse.

Forcément, si les désirs ou les «besoins» de l’enfant priment, on marginalise, voire on évacue souvent, des notions comme l’efficacité, les moyennes de groupe, la validation par l’expérimentation, les évaluations comparées, etc.

Quand il arrive à l’université, ce jeune est tout étonné de voir qu’on n’y fonctionne pas comme à l’école qu’il connaît depuis la maternelle. Il se met alors à exiger que l’environnement s’adapte à lui... et obtient souvent gain de cause.

Cette doctrine prédomine non seulement dans les facultés d’éducation, mais au ministère, chez les conseillers pédagogiques, les syndicats, les organismes chargés de conseiller les élus, etc.

Dans le monde universitaire, ceux qui ne la partagent pas auront du mal à trouver des postes ou à obtenir du financement pour leurs recherches.

S’y opposer, c’est évidemment être «nostalgique», «réactionnaire», de «droite», «élitiste», adepte du «bourrage de crâne», etc.

On comprend donc la levée de boucliers suscitée par la décision de Bernard Drainville de créer un institut d’excellence qui recenserait les pratiques éducatives les plus efficaces en se fondant sur des données probantes.

Suites

Incidemment, pour ce qui est des résultats impressionnants des enfants québécois aux tests PISA, ils sont à prendre avec un grain de sel de gros calibre en raison des hauts taux de non-participation de beaucoup d’écoles publiques et de la difficulté à réconcilier ces scores avec des taux de diplomation beaucoup moins spectaculaires.

[Voir aussi:
 
PISA évaluerait-il plus l'intelligence que les acquis ?

  
 

 ]

Espérons que la sortie de Mme Bourgeois déliera les langues, secouera cette orthodoxie, permettra de faire entrer de l’air frais.

Il faut aussi souhaiter qu’elle ne subisse pas de conséquences fâcheuses pour avoir dit le fond de sa pensée.

La liberté académique et la loi 32, il faut que cela veuille dire quelque chose pour vrai.

Plus de lois raciales aujourd'hui en Afrique du Sud qu'au pic de l'apartheid ?

La législation raciale est bien vivante en Afrique du Sud. C'est une chose que la plupart des Sud-Africains savent, même si, étonnamment, ce n'est pas le cas de tous. Mais une grande partie du reste du monde pense que la discrimination par la loi a pris fin en 1994.


L'Index des lois raciales recense les nombreuses lois sud-africaines - à l'heure actuelle, uniquement les lois du Parlement - qui font (ou ont fait) de la race, de la couleur de peau ou de l'appartenance ethnique des sujets de droit des éléments pertinents en droit, généralement en créant des handicaps et des fardeaux raciaux. L'index couvre la période allant de la création de l'Union sud-africaine en mai 1910 à nos jours.

L'index est une initiative de l'Institut sud-africain des relations raciales (SAIRR).

L'index a été mis à jour pour la dernière fois le 24 octobre 2023, de sorte que toutes les références à son état actuel se rapportent à cette date.

À cette date, 141 lois du Parlement sud-africain pouvaient être considérées comme des lois raciales.

Au total, le Parlement a adopté 313 lois raciales entre 1910 et aujourd'hui.

37 % d'entre elles, soit 116, ont été adoptées pendant et depuis 1994.

Bien entendu, nombre de ces 313 lois ont été abrogées. Mais, à l'heure actuelle, il y a 141 lois du Parlement qui font référence à la race ou à la couleur de peau. Cela représente 45 %, soit près de la moitié, de toutes les lois raciales jamais adoptées.

Une partie de ces lois sont donc antérieures à 1994.

Quelques notes sur ces chiffres.

Pendant l'apartheid, l'année 1980 a été l'année où le plus grand nombre de lois raciales du Parlement figuraient dans le corpus législatif, à savoir 123 lois raciales.

Depuis 1980, le nombre de lois raciales du Parlement a commencé à diminuer régulièrement, reflétant le gouvernement du Parti national dans sa phase réformiste.

La législation raciale en vigueur en Afrique du Sud a atteint son point le plus bas en 1996, lorsqu'il n'y avait « que » 52 lois raciales du Parlement.

Mais depuis 1996, le nombre de lois raciales a augmenté de façon spectaculaire, l'année 1998, deux ans plus tard, étant la pire année de l'histoire de l'Afrique du Sud en termes de nombre brut de lois raciales adoptées.  Vingt (20) lois raciales ont été adoptées cette année-là par le nouveau corps législatif aux mains de l'ANC.

L'année 2000 est la deuxième année la plus prolifique en termes d'adoption de lois raciales dans l'histoire sud-africaine, avec 17 lois du Parlement qui font de la race une réalité juridique.

L'année 1976 arrive en troisième position, avec « seulement » neuf lois raciales adoptées au cours de cette année. 1976 est l'année au cours de laquelle le gouvernement de l'apartheid a adopté le plus grand nombre de lois raciales. 1998 et 2000 sont les années au cours desquelles le gouvernement ANC a adopté le plus grand nombre de lois raciales.

En 2007, on a atteint à nouveau le pic de 1980, avec un total de 123 lois raciales du Parlement dans le livre. Depuis, le nombre de lois raciales a grimpé jusqu'à atteindre le niveau actuel: 141 lois raciales adoptées par le Parlement sud-africain qui pourraient être décrites comme des lois « opérationnelles » ou « actives ».

Il convient toutefois de noter qu'il n'existe aujourd'hui aucune loi sur l'enregistrement de la population permettant de classer les Sud-Africains en fonction de leur race, de sorte que ce système discriminatoire est largement tributaire de déclarations des intéressés, comme l'est la discrimination « positive » aux États-Unis.

De la complexité du comptage des lois raciales

La construction de l'index des lois raciales a constitué un exercice complexe.

Cette complexité pourrait expliquer pourquoi l'Index des lois raciales est la première initiative de ce type dans l'histoire de l'Afrique du Sud. Après tout, l'Afrique du Sud est et a été un haut lieu mondial du droit racial depuis au moins un siècle, et pourtant aucune tentative n'a jamais été faite pour rendre compte de manière exhaustive des lois raciales en vigueur dans ce pays.

La Fondation Nelson Mandela a effectué un travail sur les lois raciales antérieures à 1994, mais ce travail n'a guère qu'effleuré la question et n'a répertorié que les « grandes » lois de l'apartheid. Après 1994, le professeur Koos Malan et le Dr James Myburgh ont également effectué un travail utile sur la comptabilisation des lois raciales importantes de la soi-disant nouvelle Afrique du Sud, mais ces exercices ont également omis un grand nombre de lois moins importantes.

Trouver toutes les lois raciales n'a pas été une mince affaire. Même aujourd'hui, il est possible que l'index omette certaines lois raciales du Parlement.

Toutefois, si on souhaite consulter l'index, il faut le faire de manière holistique. Si vous le faites sans enthousiasme, vous risquez de vous faire une fausse idée de la réalité du droit racial en Afrique du Sud.

Prenons un exemple.

La loi sur l'insolvabilité a été adoptée en 1936. Il s'agissait alors d'une loi non raciale du Parlement.

Toutefois, en 2003, la Loi sur l'insolvabilité a été racialisée par le biais d'un amendement.

Cet acte de racialisation ne change toutefois pas le fait que la Loi sur l'insolvabilité est une loi de 1936 qui contient des dispositions raciales.

En d'autres termes, la Loi sur l'insolvabilité est considérée comme une loi raciale antérieure à 1994 dans l'index, même si elle n'a été racialisée qu'après 1994.

Il s'agit là d'un élément à prendre en compte. L'autre concerne le double comptage.

Il y a eu, par exemple, une certaine confusion récemment autour de la Loi d'amendement sur l'équité en matière d'emploi (Employment Equity Amendment Act).

Pour ceux qui l'ignorent, cette loi modifie évidemment la Loi sur l'équité en matière d'emploi. L'amendement a considérablement aggravé les aspects raciaux de cette loi. Certaines personnes ont estimé que cet amendement aurait dû être comptabilisé comme une autre loi raciale.

Mais l'index exclut les lois portant modification, par nécessité.

Une loi d'amendement, dans 99 cas sur 100 - il y a des exceptions, reflétées dans l'index - ne fait qu'introduire de nouvelles dispositions dans des lois déjà en vigueur.

Si l'on comptait à la fois la loi modifiée et la loi qui la modifie, cela signifierait qu'une loi sur les races serait comptée en double. Et si on procédait ainsi, on surestimerait considérablement l'étendue de la législation raciale en Afrique du Sud.

Ainsi, chaque fois qu'une loi d'amendement racialise une loi non raciale, elle est comptabilisée comme une seule loi raciale, et chaque fois qu'une loi d'amendement racialise davantage une loi déjà raciale, comme la loi sur l'équité en matière d'emploi, elle n'est pas comptabilisée du tout.

Voir aussi

Les élections générales du 29 mai en Afrique du Sud, intentions de vote, listes en lice, bilan

Vivre-ensemble : chef du 3e parti (13 %) en Afrique du Sud chante « Tirez pour tuer, Tuez le Boer, tuez le fermier » devant stade comble

 
 
 
 

Uniformiser les universités de la « nation arc-en-ciel » au nom de l’« unité » ?

Afrique du Sud — volonté de spolier les terres et d’angliciser les écoles malgré la constitution

Déboulonner Gandhi

Il y a 155 ans — avril 1856, prophétie suicidaire de la nation Xhosa 

Zimbabwe : l’analyse radio-canadienne sur Mugabe d’« authentique héros » bâtisseur à « dictateur » (M-à-j)

Démographie : en 2050 pour un Européen proche de 50 ans, il y aura trois Africains de moins de 30 ans

Afrique du Sud — Déconfiture de l’école publique, succès de l’école privée

Discrimination raciale officielle dans les universités sud-africaines

Afrique du Sud – Pour la sixième année de suite, le taux de réussite aux examens de fin d’études secondaires diminue.

Curiosité du jour : augmenter de 25 % les notes de tous les finissants sud-africains ?

« Unir plutôt que diviser » ou comment imposer un monopole en jouant sur les sentiments (fermeture des écoles francophones au Canada au début du XXe siècle)

Les langues en Afrique du Sud depuis 1994 (écrit en 2010, ça n’a fait qu’empirer)