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lundi 8 septembre 2025

Canada — Près de la moitié des étudiants à l'université cachent activement leurs véritables convictions

Près de la moitié des étudiants universitaires canadiens cachent activement leurs véritables opinions par crainte de sanctions ou de mauvais traitements, selon une nouvelle enquête exhaustive publiée mercredi par la Fondation Aristote.

Sur les 760 étudiants universitaires interrogés, 48,1 % ont exprimé leur réticence à révéler leurs opinions sur une « question politique controversée ». L'enquête a révélé que 27,5 % des étudiants étaient quelque peu réticents et 20,6 % très réticents.

Et ce n'était pas parce que les étudiants étaient particulièrement réservés ou timides lors des discussions en classe. Lorsqu'on a demandé aux répondants s'ils pouvaient donner leur avis sur une question « non controversée », 93,4 % ont répondu que cela ne posait aucun problème.

« Notre étude nous amène inévitablement à reconnaître que les discussions en classe sur des sujets controversés dans les campus universitaires ne reflètent pas la diversité réelle des opinions des étudiants dans la salle de classe », ont écrit les chercheurs du groupe de réflexion basé à Calgary.

Et la peur de s'exprimer variait considérablement en fonction de l'identité de l'étudiant. Certains groupes ont décrit des environnements universitaires dans lesquels pratiquement toutes leurs opinions ou points de vue pouvaient être exprimés sans conséquence.

D'autres ont déclaré que les campus étaient devenus des lieux où le fait de ne pas exercer une autocensure appropriée pouvait entraîner une baisse des notes, l'opprobre de leurs pairs ou même une enquête des autorités du campus.


« Les libéraux [progressistes, de gauche] se sentent fondamentalement libres de dire tout ce qu'ils veulent sur n'importe quel sujet, quelles qu'en soient les conséquences — ce n'est pas une exagération — tandis que les modérés, les conservateurs et les libertariens ont le sentiment qu'ils doivent s'autocensurer radicalement s'ils veulent éviter les conséquences de leurs convictions », a écrit David Hunt, directeur de recherche de la Fondation Aristote, dans un courriel adressé au National Post. 

Il a ajouté : « Nous savions que les étudiants s'autocensuraient et que certains d'entre eux avaient le sentiment que leurs opinions n'étaient pas les bienvenues dans les discussions en classe... mais les données étaient encore plus accablantes que prévu. »

Cela était particulièrement vrai lorsque les résultats d'Aristotle ont été ventilés en fonction du genre auto-identifié des répondants.

Les répondants qui se sont identifiés comme « non binaires » ou comme appartenant à un troisième genre non spécifié ont exprimé plus de confiance que tout autre groupe pour exprimer leurs opinions sans craindre de réprimande ou de sanction.

Dans l'une des questions de l'enquête, les répondants devaient imaginer un scénario dans lequel ils discutaient d'une « question controversée liée au genre » en classe et s'abstenaient d'exprimer leur opinion par crainte d'être dénoncés aux autorités du campus pour un acte présumé de haine ou de discrimination.

Parmi les répondants non binaires et du troisième genre, 87,1 % se sont dits convaincus que cela ne s'appliquerait jamais à eux.

Les répondants masculins et féminins se sont montrés beaucoup plus prudents. Seuls 31,4 % des hommes et 47,7 % des femmes ont déclaré pouvoir s'attendre à dire la vérité sans risquer d'avoir des ennuis.

Une disparité similaire a été observée lorsque les répondants ont été interrogés sur la possibilité que leurs opinions sur le genre leur valent une note inférieure. Parmi les répondants non binaires et de troisième genre, 71 % ont déclaré que cela ne les inquiétait pas, contre seulement 32,7 % des hommes et 48,8 % des femmes.

L'autocensure variait également considérablement entre les groupes raciaux.

Les ethnies qui se sont dites les plus à l'aise pour « s'exprimer lors d'une discussion en classe » étaient les étudiants qui s'identifiaient comme étant originaires du Moyen-Orient ou autochtones. Seuls 27 % des étudiants originaires du Moyen-Orient ont indiqué une certaine réticence à exprimer leur opinion sur une question controversée, contre 31 % des étudiants autochtones.

À l'autre extrémité du spectre se trouvaient les étudiants blancs et hispaniques. Cinquante pour cent des étudiants hispaniques et 46 % des étudiants blancs ont déclaré préférer rester en dehors des discussions en classe sur des sujets brûlants.

L'une des sources d'inspiration du rapport Aristotle est l'indice annuel Campus Freedom Index publié par le Justice Centre for Constitutional Freedoms. Cet indice se concentre souvent sur les cas de discours hétérodoxes ou conservateurs réprimés dans les universités canadiennes, comme le refus d'autoriser l'utilisation des installations du campus pour des discours anti-avortement.

Cependant, l'enquête Aristotle a révélé de manière surprenante que les opinions modérées ou conservatrices représentent désormais la pluralité (une majorité relative) des opinions politiques des étudiants sur les campus canadiens.


Parmi les personnes interrogées, 38,7 % ont déclaré avoir des opinions « modérées », « conservatrices » ou « libertaires ». Ce chiffre contraste avec les 37 % qui ont déclaré avoir des opinions plutôt libérales. Les 24,2 % restants ont déclaré ne pas s'intéresser à la politique ou ne pas vouloir répondre.

Et ce, malgré le fait que les répondants à l'enquête Aristotle étaient en grande majorité des personnes non blanches et des femmes, deux groupes qui ont toujours eu des opinions politiques plutôt de gauche. Seuls 47,8 % des répondants étaient blancs et 28,9 % étaient des hommes (63,2 % étaient des femmes).

Bien que les modérés et les conservateurs représentent désormais la majorité des étudiants universitaires du pays, l'enquête Aristotle a révélé qu'ils se sentaient les plus menacés en raison de leurs opinions politiques.

Parmi les étudiants se déclarant « très conservateurs », 85 % ont déclaré craindre d'obtenir de moins bonnes notes s'ils révélaient leurs convictions.

Parmi les étudiants « très libéraux », trois quarts ont déclaré ne pas être « du tout » préoccupés par le fait que la libre expression de leurs opinions puisse leur causer des problèmes. Seuls 17 % des modérés ont déclaré ne pas être préoccupés.

L'enquête a révélé que 46,2 % des étudiants ont déclaré avoir été maltraités ou traités injustement en raison de leurs opinions politiques et 6,6 % ont déclaré être pris pour cible plus d'une fois par semaine.

La disparité dans la perception de la liberté d'exprimer ses opinions parmi les étudiants ayant des opinions divergentes ne se limite pas aux opinions politiques, mais a également été observée dans d'autres domaines tels que la religion. 

Bien que les étudiants religieux soient deux fois plus nombreux que les étudiants non religieux, ce sont ces derniers qui se sentent nettement plus à l'aise dans les salles de cours universitaires pour discuter de questions controversées liées à la foi et à la religion.
Les données révèlent des préoccupations particulières concernant l'expérience des étudiants catholiques, musulmans et juifs, ces derniers faisant état de mauvais traitements considérables au cours de leur expérience universitaire.  

En revanche, 90 % des agnostiques, 86,6 % des athées et 75,5 % des étudiants qui ont choisi de ne pas divulguer leur appartenance religieuse ont déclaré n'avoir jamais été maltraités ou traités injustement, en tant qu'étudiants universitaires, en raison de leurs opinions sur la religion. En d'autres termes, un étudiant agnostique ou athée de notre population étudiée est six fois plus susceptible qu'un étudiant juif de déclarer n'avoir jamais été maltraité ou traité injustement en raison de ses opinions religieuses. Aucun participant agnostique, athée ou « préférant ne pas se prononcer » à notre étude n'a déclaré subir des mauvais traitements quotidiens.  

La Fondation Aristote pour les politiques publiques a interrogé 760 étudiants de 34 universités à travers le Canada à l'aide d'un questionnaire basé sur l'enquête Campus Expression de la Heterodox Academy.


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lundi 4 décembre 2023

Une enquête révèle que la progression de l'anglais en Finlande parmi les immigrés préoccupe de nombreux Finlandais

Un grand nombre de Finlandais se sentent mal à l'aise à l'idée que l'anglais gagne du terrain au détriment du finnois et du suédois, selon une enquête commandée par Oma Kieli.
 
Panneau en anglais à Helsinki

Environ 85 % des personnes interrogées ont déclaré être entièrement ou partiellement d'accord avec l'affirmation selon laquelle les entreprises devraient servir les consommateurs principalement en finnois ou en suédois. Seules 10 % des personnes interrogées ne sont pas d'accord avec cette affirmation.

Le fait que l'anglais soit la seule langue de service est considéré comme discriminatoire par 82 % des personnes interrogées et comme non discriminatoire par 16 % d'entre elles.

Près des trois quarts (72 %) des personnes interrogées sont d'accord avec l'affirmation selon laquelle la disponibilité généralisée de services en anglais découragera les immigrants de développer leurs compétences en finnois ou en suédois. Près d'un quart (23%) des personnes interrogées ont exprimé leur désaccord, total ou partiel, avec cette affirmation.

Les personnes interrogées ont également estimé de manière prédominante que l'apprentissage d'une des langues nationales le plus tôt possible permettra aux immigrants de s'intégrer plus rapidement dans la société, avec 91 % d'accord et 6 % de désaccord avec l'affirmation.

L'anglais a gagné du terrain au fil des ans dans l'enseignement et la vie professionnelle et cette évolution semble principalement perçue de manière négative.
 
Panneau en anglais à Helsinki
 
Plus de la moitié (61 %) des personnes interrogées sont d'accord et 29 % ne sont pas d'accord avec l'affirmation selon laquelle la productivité du travail souffrira de l'utilisation de l'anglais sur un lieu de travail finlandais. On estime également que l'utilisation de l'anglais aura un impact négatif sur la qualité de l'éducation, 72 % des personnes interrogées étant d'accord et 21 % étant en désaccord avec l'affirmation selon laquelle l'enseignement dans une langue étrangère pour la plupart des étudiants nuira à la qualité de l'éducation en Finlande.

Les personnes interrogées ont également exprimé leur désapprobation quant aux efforts déployés pour présenter la Finlande comme un pays où les gens peuvent se débrouiller en anglais : 70 % des personnes interrogées étaient d'accord et 24 % n'étaient pas d'accord avec l'affirmation selon laquelle il ne faut pas présenter la Finlande comme un pays où l'on peut vivre en anglais.

Les résultats suggèrent également une large appréciation des deux langues officielles, le finnois et le suédois. Pas moins de 85 % des personnes interrogées sont d'accord et 14 % ne sont pas d'accord avec l'affirmation selon laquelle il est important que tous les Finlandais et les résidents permanents du pays connaissent le finnois ou le suédois.

L'enquête a été réalisée en septembre par Verian pour Oma Kieli, une organisation qui promeut le rôle du finnois et du suédois en tant que langues principales en Finlande. Les 1 338 personnes qui ont répondu à l'enquête représentent la population de plus de 18 ans de la Finlande continentale.

Les deuxième et troisième parties de l'enquête seront publiées ultérieurement et mettront en lumière les opinions du public sur les langues nationales, l'anglais dans différents secteurs de la société et la réglementation de la politique linguistique.


samedi 28 juillet 2018

Les nouvelles formes de dépendances des jeunes doivent interroger les parents…. comme les professeurs !

Une société qui détruit la jeunesse

Par Virginie Subias-Konofal, auteur de « L’Histoire (in)correcte de l’école », directrice du département Culture générale à l’ILFM, et directrice du département Français à l’Académie du Professorat.

Les résultats d’une enquête assez alarmante ont été publiés au début du mois de juin et devraient alerter tant les pouvoirs publics que les parents sur la situation délétère dans laquelle la société plonge notre jeunesse. Cette enquête centrée sur Les addictions chez les jeunes (14-24 ans) a été conçue par la Fondation pour l’innovation politique, la Fondation Gabriel Péri et le Fonds Actions Addictions, et largement relayée par les médias.

On y apprend que 38 % des 14-24 ans passent plus de deux heures par jour sur les réseaux sociaux, dont on connaît la dimension addictive, mais aussi la face sombre : immoralité, vulgarité, harcèlement, insultes, complotisme…


10 % de ces jeunes y consacrent entre 5 h et 8 h par jour, ce qui semble de l’extérieur absolument colossal. On imagine à quel point ces réseaux, qui font échanger des contenus généralement indigents, entrent en concurrence avec tous les systèmes d’apprentissage, au premier rang desquels l’école.

L’enquête révèle aussi que 21 % de ces jeunes regardent des images pornographiques au moins une fois par semaine. Là encore les chiffres sont inquiétants, quand on sait l’impact nocif de ces images sur le développement de l’esprit et de la sensibilité des adolescents. Ils sont d’autant plus inquiétants que 63 % des sondés ont déclaré ne jamais regarder d’images pornographiques sur écran… Sérieusement ?

Qui a déjà eu affaire à des lycéens, voire à des collégiens, sait ce qui circule sur les téléphones des adolescents dans les cours de récréation, les vestiaires de sport ou les bus scolaires… haut lieu de, disons, communication.

Tous les éducateurs sont horrifiés par la prolifération de ces contenus pornographiques, qui polluent tous les sites de jeux pour enfants, et leurs messageries. Et 63 % d’entre eux, purs agneaux, auraient réussi à s’en préserver totalement jusqu’à 24 ans et à ne jamais, même par inadvertance, tomber sur des sites douteux, sur lesquels leur curiosité les aurait amenés à circuler un peu ? C’est tout de même assez peu probable, et le chiffre peut paraître nettement surestimé.

Une enquête IFOP de mars 2017 indiquait qu’un adolescent sur deux (52 % des 15-17 ans) avait déjà vu des vidéos pornographiques, généralement sur son téléphone, et que 18 % en avaient vu une au cours des trois mois précédant l’enquête. Voilà qui paraît plus réaliste. Et internet est pour cela l’outil rêvé : 12 % des sites internet mondiaux ont un contenu pornographique, tandis que 25 % des recherches sur les moteurs de recherche concernent des sites pornographiques. Finalement, l’offre ne couvre pas la demande…

30 % des jeunes boiraient de l’alcool au moins une fois par semaine. Là encore, il faut regarder la réalité en face. Le chiffre est, en soi, assez élevé. Mais surtout il ne s’agit certainement pas du petit verre de rosé bien frais qui agrémente l’apéritif dominical de leurs parents.

Les alcools prisés par nos jeunes sont des alcools forts, consommés dans un but d’ivresse avéré et associés généralement à des ingrédients sucrés (sodas, Redbull…) de manière à produire de petites bombes cérébrales. Que les parents pour lesquels cela reste obscur demandent à leurs ados ce qu’est la « beuverie » express, ou une « lampée »…

L’alcool qu’ils consomment prend plus souvent la forme de vodka ou de Tequila, que du porto de mamie et quand ils apportent des bouteilles de coca à une soirée, ils ont rarement l’intention de le boire seul.

Quant à la consommation de drogues, là encore on reste songeur. L’étude, qui est en réalité un simple sondage, annonce 6 % de consommateurs hebdomadaires de cannabis, et 85 % de jeunes n’y ayant jamais touché. Leurs parents étaient-ils près du téléphone lors de l’enquête ?

Pourtant, ces derniers ne semblent pas dupes, et 75 % d’entre eux pensent que la consommation de cannabis est « répandue » chez les jeunes (18 % « très répandue », 57 % « assez répandue »). En revanche, lorsqu’on les interroge sur la consommation de leur propre enfant, ils sont 75 % à penser qu’il n’y a jamais touché. C’est bien connu : les bêtises, ce sont toujours les enfants des autres qui les font…

Le site drogue -info-service ne donne pas les mêmes chiffres. Il parle de 41 % des jeunes de 17 ans ayant déjà fumé (2011), et déclare que les jeunes Français sont parmi les plus gros consommateurs d’Europe. Il souligne par ailleurs que 33 % des adultes français ont aussi touché au cannabis, et que plus de 3 % sont des consommateurs réguliers.

Le site de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies indique une augmentation constante et donne pour 2014 le chiffre de 47,8 %, soit près d’un jeune de 17 ans sur deux qui aurait déjà « goûté ». 9 % de ces jeunes de 17 ans disent fumer au moins 10 joints par mois.

Voilà les données qu’il faut prendre en compte lorsque l’on enseigne, si l’on ne veut pas, par angélisme, passer à côté du réel. Il faut garder à l’esprit que les élèves auxquels on parle en cours, et auxquels on donne des devoirs, vont passer l’essentiel de leur temps, hors des cours voire pendant les cours, à consulter leur messagerie et leurs réseaux sociaux (Snapschat et Instagram essentiellement, Facebook étant « pour les vieux » aux dires de mes élèves…), qu’ils se feront un petit joint le soir avant de se mettre au travail pour se détendre après une journée d’attente passive à l’école, et que leur dimanche sera consacré à se remettre de leur « biture express » (beuverie) du samedi soir…

Il faut donc que les adultes sains renouent le contact avec ces jeunes que l’État laxiste abandonne aux griffes de tous ceux qui veulent les corrompre et les dégrader, quelles que soient leurs motivations. Pour cela il faut s’informer, puis se former et ne pas avoir peur d’affronter la réalité pour redonner à cette jeunesse l’amour du Beau, du Vrai et du Bien et la confiance en l’avenir.

Source : Liberté scolaire

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