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vendredi 14 août 2026

Jason Arday, ex-professeur de Cambridge mêlé à un scandale de plagiat, retrouvé mort

L'ancien professeur de l'Université de Cambridge Jason Arday, au cœur d'un retentissant scandale de plagiat et de déclarations fantaisistes et qui a démissionné début août, a été retrouvé mort vendredi, a confirmé sa famille, qui dénonce « une campagne de harcèlement ».

Ce Britannique de 41 ans avait été découvert inconscient dans le sud de Londres dans l'après-midi, ont expliqué Sky News et d'autres médias, citant un communiqué de la police de la capitale britannique.

Dans un communiqué diffusé par la suite vendredi, la police métropolitaine de Londres n'a pas donné son identité, disant simplement que des agents avaient été appelés par le service londonien des ambulances à la suite d'un signalement selon lequel un homme avait été trouvé inconscient à l'intérieur d'un bâtiment dans le quartier de Battersea. Malheureusement, un homme de 41 ans a été déclaré mort sur les lieux, a-t-elle ajouté.

« Pour l’instant, son décès est considéré comme inattendu, mais il ne semble pas suspect. L’affaire fait l’objet d’une enquête menée par des agents de l’unité centrale sud de la police métropolitaine. Un dossier sera constitué à l’intention du médecin légiste. »


La police sur place

La police a précisé que ce décès n’était pas considéré comme suspect.

Nous ne tirons bien sûr aucune satisfaction de la mort d’Arday, qui reste une tragédie.

Même en supposant qu’il se soit ôté la vie, il est impossible de savoir si son ascension fulgurante vers la célébrité universitaire, suivie de sa chute brutale, ont précipité ou retardé son destin funeste.

Une chose est sûre : cette chute n’aurait jamais eu lieu si les universitaires de Cambridge n’avaient pas propulsé au firmament un homme manifestement inapte à enseigner, aux tendances mythomanes avérées et à l’équilibre mental fragile. Une promotion accordée non pour ses mérites, mais parce qu’il cochait les bonnes cases — et parce qu’ils n’avaient aucun intérêt à préserver l’exigence académique.

Il faut craindre, désormais, que ces mêmes universitaires « diversitaires » n’utilisent sa mort pour étouffer toute remise en question et que quiconque osera souligner cette évidence soit traité de monstre insensible.


Voir aussi
 

dimanche 8 mars 2026

Avortements tardifs au Canada : plus de 1 000 enfants à naître concernés chaque année

Un récent commentaire scientifique du Canadian Medical Association Journal révèle une réalité méconnue : les statistiques canadiennes de décès fœtaux incluent certaines interruptions de grossesse pratiquées après 20 semaines de gestation. Cette particularité rend le phénomène difficile à mesurer et alimente l’idée qu’il serait marginal, alors qu’environ 1 300 à 1 400 avortements tardifs pourraient avoir lieu chaque année au pays. L’analyse met en lumière l’importance de protéger la vie prénatale tout en offrant soutien et alternatives aux familles confrontées à des diagnostics prénataux graves.




Un phénomène numériquement faible mais significatif

Les chiffres disponibles permettent de mieux situer ce phénomène :
  • 101 553 avortements ont été déclarés au Canada en 2023.
  • 95 % des avortements surviennent avant 12 semaines de grossesse.
Dans les données hospitalières détaillées, 652 avortements ont été pratiqués après 21 semaines de grossesse en 2020, soit 4,4 % des cas pour lesquels l’âge gestationnel était connu.

En tenant compte des estimations nationales et des cas non détaillés, environ 1 300 à 1 400 avortements après 20 semaines pourraient se produire chaque année au Canada.

Même s’ils restent minoritaires, ces chiffres représentent plus d’un millier d’enfants dont la vie est interrompue chaque année à un stade avancé de la gestation, ce qui soulève des questions éthiques et légales considérables.

Une particularité canadienne : des chiffres difficiles à interpréter

La situation statistique canadienne est particulière. Les avortements tardifs apparaissent dans les statistiques de mortinaissance, terme administratif désignant tout décès fœtal après 20 semaines ou 500 grammes. Cette méthode de comptabilisation inclut à la fois les décès spontanés et certaines interruptions volontaires ou médicales de grossesse, ce qui rend la lecture des chiffres peu claire pour le grand public.

Pour obtenir une image précise, il faut souvent croiser plusieurs sources : rapports hospitaliers, bases provinciales de surveillance périnatale et registres de décès fœtaux. Cette dispersion favorise une perception erronée du phénomène, laissant penser aux citoyens que les avortements tardifs sont quasi inexistants alors qu’ils sont bel et bien pratiqués.

Selon les auteurs de l’article, dirigés par le Dr K. S. Joseph, cette règle contribue à expliquer une anomalie apparente dans les comparaisons internationales : le Canada affiche un taux de décès fœtaux tardifs plus élevé que plusieurs autres pays à revenu élevé comparables.

Cette différence ne signifie pas nécessairement que les grossesses canadiennes présentent davantage de complications. Elle s’explique en grande partie par la manière dont les cas sont comptabilisés.

Dans plusieurs pays — notamment aux États-Unis, au Royaume-Uni ou dans certains pays européens — les interruptions tardives de grossesse sont souvent distinguées statistiquement des décès fœtaux spontanés lorsque les autorités sanitaires publient des comparaisons internationales.

L’Organisation mondiale de la santé recommande d’ailleurs, dans certains contextes statistiques, de séparer les interruptions volontaires de grossesse tardives des mortinaissances spontanées, afin d’éviter des comparaisons trompeuses entre systèmes de santé.

Autrement dit, une partie du taux canadien reflète des différences méthodologiques dans l’enregistrement des données, et non nécessairement une réalité médicale différente.

Comparaisons internationales et contexte légal

Le Canada se distingue des pays comparables à plusieurs égards :

  • Dans la majorité des pays occidentaux, la loi fixe une limite gestationnelle explicite pour l’avortement (souvent 12 à 24 semaines), avec des exceptions en cas de danger vital ou d’anomalies graves.
  • Depuis la décision R. c. Morgentaler (1988), le Canada ne possède pas de seuil légal fédéral. Les avortements très tardifs restent rares, mais aucune limite n’empêche leur réalisation dans des centres hospitaliers spécialisés.
Cette latitude légale et cette particularité statistique rendent la transparence des données encore plus cruciale. Sans informations claires, le débat public peut être faussé, et le phénomène présenté comme marginal, indépendamment de sa réalité.

Développement fœtal et enjeux éthiques

À partir de 20 semaines, le fœtus possède déjà :
  • des organes principaux fonctionnels ;
  • des mouvements perceptibles ;
  • une activité neurologique qui, selon certaines études, lui permet de ressentir la douleur ;
  • la capacité de survie dans des cas exceptionnels dès 22 ou 23 semaines avec soins intensifs.
Ces éléments biologiques montrent que mettre fin à une vie humaine à ce stade n’est pas anodin. Pour une société pro-vie (il n'est pas évident que ni le Canada ni le Québec en soient), ces données renforcent l’idée qu’il est essentiel de protéger la vie prénatale même dans les situations médicalement complexes.

Vers plus de transparence et de soutien

Le commentaire du CMAJ propose principalement une réforme statistique et administrative, afin de :
  • distinguer clairement les interruptions volontaires de grossesse tardives des décès fœtaux spontanés;
  • améliorer les comparaisons internationales de données ;
  • alléger la charge administrative inutile sur les familles.
Pour les défenseurs de la vie, ces réformes auraient également un effet indirect : elles permettraient de rendre visible la réalité des avortements tardifs, au lieu de la laisser obscure, ce qui permettrait un débat public éclairé.

Parallèlement, la société pourrait investir davantage dans le soutien aux familles confrontées à des diagnostics prénataux difficiles :
  • accompagnement psychologique ;
  • aide financière pour les soins palliatifs périnataux ;
  • adoption spécialisée et conseils sur les options viables pour l’enfant et la famille.
Des pays comme l’Irlande ou certains États américains ont montré qu’il est possible de combiner un accès sûr aux soins pour la mère avec des restrictions raisonnées sur les avortements tardifs, sauf en cas de danger vital.

Le commentaire publié dans le CMAJ n’est pas un plaidoyer contre l’avortement. Il cherche avant tout à clarifier et améliorer les données de santé publique. Mais, pour ceux qui défendent une approche pro-vie, il confirme une réalité incontestable : les avortements tardifs existent et concernent des enfants déjà très développés.

Une société réellement soucieuse de la dignité humaine doit agir sur deux fronts :
  • Transparence et rigueur statistique, pour que le débat public repose sur des faits compréhensibles et précis ;
  • Soutien concret aux familles, afin que des alternatives viables et humaines existent lorsque des décisions difficiles s’imposent.
La protection de la vie humaine, dès ses stades avancés, et le soutien à la maternité peuvent et doivent aller de pair, guidés par des faits scientifiques et des choix éthiques réfléchis.

samedi 13 septembre 2025

On a longtemps cru que les enfants du Moyen Âge n’étaient que peu considérés par leur famille

On a longtemps cru que les enfants du Moyen Âge n’étaient que peu considérés dans des familles obsédées par la survie. C’est tout l’inverse, montre l’historien Didier Lett.

Des nourrissons sanglés dans leur berceau, des emmaillotages si serrés qu’ils pouvaient retarder les premiers pas, des débats sur le lait maternel face à celui des nourrices… Nos obsessions parentales ne datent pas d’hier.

Déjà, au Moyen Âge, on guettait la marche et la parole, on s’inquiétait du sevrage, on mettait en garde contre l’excès de sévérité comme contre l’excès de tendresse. Mais ces gestes et ces inquiétudes n’avaient pas toujours le même sens qu’aujourd’hui : sangler son enfant ne visait pas seulement à prévenir la mort subite, c’était aussi conjurer le diable avant le baptême.

Dans son dernier ouvrage, Enfants au Moyen Âge (XII
e-XVe siècles, le bas Moyen Âge donc) aux  éditions Tallandier, Didier Lett, professeur d’histoire médiévale à l’université Paris-cité, redonne chair à ces pratiques et à leur signification. Loin des caricatures d’une époque dite « obscurantiste », son enquête révèle des parents partagés entre amour et crainte, piété et devoir.

LE FIGARO.  — Aujourd’hui, avec internet et les réseaux sociaux, les parents surveillent de près les étapes de développement. Mais c’était déjà le cas au Moyen Âge. Pourquoi la marche, la parole ou l’« âge de raison » étaient-ils si décisifs ?

DIDIER LETT. — Les médiévaux se concentraient beaucoup sur des âges symboliques. Le chiffre 7, par exemple, est très présent dans la société chrétienne : l’« âge de raison », à partir de 7 ans, reste d’ailleurs une référence encore aujourd’hui. C’est aussi proche de l’âge de l’entrée à l’école, moment clé de l’apprentissage. Les traités de pédagogie médiévaux, de plus en plus nombreux à mesure qu’on avance vers la fin du Moyen Âge, accordent une attention particulière à ces étapes. Ils ne sont plus seulement écrits par des clercs ou des moines, mais aussi par des laïcs, des pères de famille, donc des gens qui observent les enfants au quotidien. Toutes les étapes du développement sont scrutées. Le sevrage, par exemple, est décrit comme un processus progressif, avec des aliments semi-solides avant le passage à la nourriture adulte. La marche fait aussi l’objet d’une grande vigilance. L’archéologie et l’iconographie ont révélé l’usage de « youpalas » ou de petites charrettes à quatre roues, sortes de parcs roulants. Déjà à l’époque, on cherchait la meilleure manière d’apprendre à marcher à un enfant ! Faire marcher l’enfant sur une surface plane, le tenir sous les hanches, etc.

La parole, enfin, est une étape cruciale. Les parents sont très attentifs aux éventuels retards. On actionnait même des roues à carillon en priant Dieu pour que l’enfant parle. La maîtrise du langage, tout comme la marche ou le sevrage, était perçue comme un moment décisif du développement.

— Qu’est-ce qui préoccupait le plus les parents ?

— Les grandes angoisses, ce sont d’abord l’accident et la mort. À l’époque, la mortalité infantile est extrêmement élevée. Le moindre rhume, la plus petite angine - qui nous paraissent aujourd’hui bénins - peuvent être fatals. Les parents cherchent donc à protéger l’enfant de ces dangers. Ils redoutent aussi les accidents, même si, dans les familles paysannes où l’on compte cinq ou six enfants, la surveillance n’a évidemment pas l’intensité de celle que nous connaissons aujourd’hui.

Du côté de l’éducation, ce qui les inquiète le plus, c’est le rapport à Dieu. On est dans une société profondément chrétienne. Les parents insistent sur les bons comportements religieux, comme ne pas mentir, ne pas parjurer, tenir ses promesses, bien faire ses prières. Ce qui les angoisse, c’est de voir leur enfant s’écarter de la foi, basculer vers l’image repoussoir de l’hérétique, du « Juif » ou du « Sarrasin », figures perçues comme des contre-modèles à rejeter absolument.

—Vous décrivez aussi l’attention portée à la grossesse, à l’allaitement, au sommeil du nourrisson. Qu’avez-vous découvert ?

— Ce n’est pas seulement moi, mais aussi Danièle Alexandre-Bidon, pionnière dans l’étude des gestes de puériculture, ainsi que les archéologues qui ont beaucoup travaillé sur les sépultures. On a ainsi découvert que l’enfant était souvent emmailloté dans des bandelettes très serrées. Cela peut nous sembler aujourd’hui antihygiénique, mais, au Moyen Âge, c’était un geste de protection. Le corps de l’enfant était perçu comme fragile, comparable à de la cire molle, et l’emmaillotage visait à éviter les déformations.

On a aussi retrouvé dans les tombes des jouets, y compris pour de très jeunes enfants, preuve que leur univers matériel comptait. Et les traités de médecine, largement hérités d’Hippocrate ou de Galien, montrent combien on cherchait à protéger l’enfant dès sa naissance, et même avant, puisque la femme enceinte bénéficiait d’une attention particulière dans la société médiévale. Sur l’allaitement, il y a beaucoup d’idées reçues. On croit souvent qu’il faut attendre Rousseau, au XVIIIe siècle, pour voir apparaître l’injonction aux mères d’allaiter. Or, au Moyen Âge, l’immense majorité (95 à 99 %) nourrit son enfant au sein. Seules les femmes qui n’avaient pas de lait, ou les grandes familles aristocratiques, princières et royales, faisaient appel à des nourrices. Le lait maternel était perçu comme le meilleur aliment pour l’enfant et son importance était unanimement reconnue. Ce n’est qu’aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles que la mise en nourrice s’est développée. Rousseau réagit donc bien davantage à son époque qu’au Moyen Âge.

— Peut-on dire qu’il existait déjà une « norme éducative » ?

— Oui, tout à fait. Elle n’est évidemment pas la même que la nôtre et peut paraître plus coercitive, plus violente. Les enfants recevaient sans doute plus de coups qu’aujourd’hui, mais guère plus qu’au XIXe siècle. La Bible elle-même - Ecclésiaste 7, 22 - conseille : « As-tu des fils ? Fais leur éducation et fais-leur plier l’échine dès l’enfance. »

Mais les traités de pédagogie médiévaux sont très clairs : il faut d’abord reprendre l’enfant par la parole, lui donner de bons exemples, le conseiller. Ce n’est qu’en dernier recours, si rien n’y fait, qu’une gifle ou un soufflet peuvent être administrés, et toujours « avec modération ». Les mauvais parents sont ceux qui frappent avec excès, assimilés dans les textes à des figures repoussoirs.

« Quand on dit aujourd’hui “je t’aime” à son enfant, ce n’est pas la même chose qu’au XIIIe ou au XIVe siècle »

— Qu’est-ce qui nous rapproche le plus des parents du Moyen Âge ? Et qu’est-ce qui nous en éloigne ?

— Ce qui nous rapproche, c’est l’amour. Le sentiment de l’enfance existe dans toutes les sociétés. Là où l’historien Philippe Ariès, qui parlait de la « naissance du sentiment moderne de l’enfance », s’est trompé, c’est en oubliant qu’il y avait déjà un attachement très fort. Bien sûr, ce sentiment n’est pas exprimé de la même manière selon les époques. Quand on dit aujourd’hui « je t’aime » à son enfant, ce n’est pas la même chose qu’au XIIIe ou au XIVe siècle. Au Moyen Âge, un nouveau-né avait une chance sur trois de mourir à la naissance. L’amour parental était donc vécu dans une tension constante. Et dans une société profondément chrétienne, la différence était immense entre perdre un enfant baptisé et un enfant mort sans baptême.

En somme, le point commun, c’est l’affection, mais elle se décline différemment selon les périodes. Le rôle de l’historien est précisément de contextualiser, de montrer que les sentiments existent mais qu’ils ne se traduisent pas de la même façon. Longtemps, on a jugé le Moyen Âge comme une époque « noire », pour l’enfance aussi. Les recherches récentes permettent au contraire de montrer la complexité et la richesse du rapport à cet âge de la vie.

— Qu’est-ce que cela nous dit de notre propre angoisse contemporaine d’être de « bons parents » ?

J’espère que ce livre aidera les lecteurs à relativiser. L’allaitement, la grossesse, l’éducation : ce sont des préoccupations universelles, présentes à toutes les époques. Et il est sans doute rassurant de constater que, malgré nos angoisses, nous vivons dans un temps où les progrès techniques et médicaux ont bouleversé les choses.

Source : Le Figaro

Présentation de l'éditeur 

 Les stéréotypes sur le sombre Moyen Âge ont la vie dure. Parmi ceux-ci, la place des enfants, que l’on imagine encore peu aimés et exploités, travaillant durement à un âge très précoce aux côtés des adultes. Rien, pourtant, n’est plus faux que cette vision misérabiliste.

Didier Lett, spécialiste et précurseur de ce champ historique, nous montre la vive attention à l’enfance dès le ventre maternel. Il s’intéresse à la naissance, au baptême, aux premiers soins apportés au nourrisson et aux relations que l’enfant entretient avec ceux qui vivent avec lui : père, mère, frères et sœurs... Plus de doute possible : la société médiévale a bien connu un fort « sentiment de l’enfance », manifestant une profonde affection à l’égard des plus petits et développant une riche réflexion sur l’éducation mais avec des différences en fonction du sexe, de l’âge, de la place dans la fratrie et du milieu social. L’auteur s’attarde aussi sur les malheurs de l’enfance dus aux pestes ou aux famines, à des accidents ou à des handicaps et parfois à la violence des adultes, des animaux ou d’autres enfants.

En s’appuyant sur de profonds renouvellements historiographiques, Didier Lett propose une riche synthèse, totalement inédite, centrée sur les quatre derniers siècles du Moyen Âge, qui nous conduit à réfléchir à la longue histoire de l’enfance en Occident.

Biographie de l'auteur

Didier Lett est professeur émérite d’Histoire médiévale à l’Université Paris Cité, membre senior honoraire de l’Institut universitaire de France et spécialiste de l’enfance, la famille, la parenté et le genre. On lui doit notamment Hommes et femmes au Moyen Âge. Histoire du genre XIIe-XVe siècles (2023) et Crimes, genre et châtiments au Moyen Âge. Hommes et femmes face à la justice (XIIe-XVe siècles) (2024), récompensé par le prix de la Dame à la licorne du Musée de Cluny.

Enfants au Moyen Âge: XIIe-XVe siècles
de Didier Lett,
paru aux éditions  Tallandier,
le 8 mai 2025,
416 pp,
ISBN-13 : 979-1021057852

 

 

mercredi 10 septembre 2025

Charlie Kirk, animateur de « Prouvez que j'ai tort », assassiné lors d'un débat en plein air à l'Université d'Utah Valley

L'assassin présumé de Charlie Kirk vivait avec son partenaire transgenre, ont déclaré des hauts responsables du FBI à Fox News Digital. 

Les responsables du Bureau ont confirmé que Tyler Robinson, 22 ans, entretenait une « relation amoureuse » avec cette personne dont l'identité n'a pas été révélée, un homme qui serait « en transition vers le sexe féminin», et qu'ils partageaient un appartement à Saint George, dans le Sud de l'Utah. Ces responsables du FBI ont déclaré à Fox News Digital que le partenaire de Robinson coopérait pleinement à l'enquête du FBI.

Des responsables du FBI ont déclaré à Fox News Digital que le FBI disposait de SMS et d'autres communications entre Robinson et sa compagne qui ont aidé les agents du FBI à se concentrer sur Robinson. Selon Fox News Digital, les responsables ont déclaré que le FBI avait saisi des preuves dans leur appartement, notamment des ordinateurs, qui ont été envoyés à Quantico pour être examinés.

Le FBI a refusé de commenter la question de savoir si le compagnon homosexuel de Robinson serait inculpé.

« Le FBI enquête sur un nombre record d'indices », a déclaré un porte-parole du FBI. « Chaque connexion, chaque groupe, chaque lien fera l'objet d'une enquête et toute personne impliquée dans cette affaire, où qu'elle se trouve dans le monde, sera traduite en justice. »

L'appartement que Robinson et son partenaire partageaient se trouve dans la même communauté du sud de l'Utah où vivent les parents de Robinson. Il est situé à environ quatre heures de l'université de l'Utah Valley, où Robinson aurait tiré sur Kirk.

Selon Andy Ngo, l'amant de l'assassin de Charlie Kirk s'appelerait Lance Twiggs. Il aurait été élevé dans une famille mormone mais aurait perdu la foi. Il aurait été expulsé de sa famille après avoir refusé l'aide de pasteurs mormons. 

Twiggs a ajouté : « Si vous êtes confronté à un évangélisme tordu, partez simplement, car vous ne pourrez pas les aider et ils continueront à vous faire du mal. »

Un voisin de Twiggs et Robinson, Josh Kemp, a déclaré au Sun qu'il pensait que Twiggs était transgenre et qu'il les avait vus s'embrasser environ deux semaines avant l'assassinat. 


Kirk a été tué mercredi alors qu'il s'adressait à une foule sur le campus de l'université à Orem. Les autorités pensent qu'un seul coup de feu a été tiré depuis le toit d'un bâtiment situé à environ 200 mètres. Kirk était âgé de 31 ans, marié et père de deux jeunes enfants.

L'appartement de Tyler Robinson

Robinson vivait dans cet immeuble de Saint George, dans l'Utah, avec son colocataire et son compagnon.

Quelques instants avant que Robinson ne tire sur Kirk, un membre du public a demandé à Kirk : « Savez-vous combien de personnes transgenres ont commis des fusillades de masse au cours des dix dernières années ? » 

Kirk a répondu : « Trop. » 

On a ensuite demandé à Kirk : « Savez-vous combien de tireurs de masse il y a eu en Amérique au cours des dix dernières années ? » 

Kirk a répondu : « En comptant ou en ne comptant pas la violence des gangs ? » 

Kirk a ensuite été assassiné. 

Une source policière a déclaré à Fox News Digital que le père de Robinson, qui l'a finalement livré aux autorités, a déclaré au FBI qu'il avait reconnu son fils grâce aux images de vidéosurveillance que le directeur du FBI, Kash Patel, avait ordonné de rendre publiques alors que la chasse à l'homme durait depuis 33 heures.

La source a déclaré à Fox News Digital que lorsque Robinson est arrivé chez son père, il a dit qu'il voulait se suicider. La source a déclaré à Fox News Digital que le père s'était entretenu avec un pasteur que la famille connaissait avant de livrer son fils. 



Billet du 12 septembre

Le suspect dans le cadre du meurtre de l'activiste conservateur Charlie Kirk survenu deux jours plus tôt dans une université de l'Utah a été arrêté, a confirmé le FBI en conférence de presse vendredi matin, précisant qu'il s'agit d'un dénommé Tyler Robinson.

La veille, un membre de la famille de Tyler Robinson a contacté un ami de la famille, qui a ensuite appelé les autorités pour les informer que Robinson leur avait avoué ou laissé entendre son implication dans l’assassinat de Charlie Kirk.

Le directeur du FBI, Kash Patel, a déclaré que le suspect avait été arrêté à 22 h jeudi, soit 33 heures après le meurtre de Charlie Kirk.


Des photos d'identité judiciaire montrent Tyler Robinson, le tueur présumé de Charlie Kirk, publiées par le département de la sécurité publique de l'Utah le 12 septembre 2025.

Un membre de la famille de Tyler Robinson, interrogé par les enquêteurs, a déclaré que le suspect était devenu plus politisé dans les dernières années, selon le gouverneur Cox.

Tyler Robinson avait émis des opinions négatives au sujet de Charlie Kirk avant sa venue sur le campus de l'Université Utah Valley pour un débat public, ajoute-t-on.

Selon le Daily Telegraph, Robinson vivait dans une maison de six chambres d'une valeur de 600 000 dollars américains à Washington, dans l'Utah, une ville de 30.000 habitants de la classe moyenne supérieure. Elle fait partie de la zone métropolitaine de Saint-George de 200 000 habitants.

Des inscriptions extrémistes gravées sur les douilles

Les enquêteurs ont également découvert des inscriptions gravées sur les douilles trouvées avec l’arme à feu, a déclaré le gouverneur de l'Utah, Spencer Cox, en conférence de presse.

Les inscriptions sur les douilles indiquaient : Hey, fasciste! Attrape!, Si tu lis ceci, tu es gay et O bella ciao, bella ciao.

La police fédérale avait déclaré jeudi avoir retrouvé l'arme du crime, une arme à feu munie d'une lunette de visée, dans des bosquets, ainsi qu'une empreinte de chaussure et une empreinte de paume.

Les enquêteurs ont également obtenu les conversations de Robinson sur la plate-forme de messagerie Discord, a indiqué M. Cox. Dans ces messages, Tyler Robinson affirmait avoir besoin d'une arme à feu et décrivait ensuite avoir laissé l'arme dans un buisson, enveloppée dans une serviette.


Billet du 11 septembre

Slogans « antifascistes » et pro-trans retrouvés sur les cartouches

Les enquêteurs ont découvert dans le fusil des cartouches marquées de slogans transgenres et antifascistes, selon le Wall Street Journal. L’arme, un ancien fusil de chasse calibre .30, a été retrouvée dans les bois près de l’Université de la Vallée de l’Utah, avec trois munitions intactes également gravées.

Réjouissances après l'assassinat de Kirk

Le département d’État de Marco Rubio interdira l’entrée sur le territoire à tout étranger ayant célébré en ligne l’assassinat de Charlie Kirk, confirme le vice-secrétaire d’État Chris Landau.

 

Bien évidemment, Charlie Kirk n'a jamais dit que le port d'armes s'était bien uniquement pour les blancs. Par contre, les positions de Kirk sur Gaza étaient alignées sur une vision conservatrice pro-Israël, anti-Hamas et anti-immigration musulmane. Toutefois, Charlie Kirk a exprimé des opinions sur les guerres en général qui reflètent une perspective nationaliste et sceptique envers l'interventionnisme américain. Kirk a régulièrement attaqué ce qu'il appelle le « complexe militaro-industriel », accusant les politiciens et les entreprises de défense de profiter des guerres. En 2024, il a dénoncé les démocrates et certains républicains pour leur soutien à des budgets militaires massifs, comme les 61 milliards de dollars d'aide à l'Ukraine, qu'il a qualifiés de « chèque en blanc » pour des conflits étrangers au détriment des contribuables américains.

Autre cagnotte pour la famille de Charlie Kirk : plus de 2,3 millions d'accumulés.

Tucker Carlson affirme que Neil Patel et lui ont organisé une collecte de fonds pour la famille de Charlie Kirk et ont lancé l'initiative avec 1 million de dollars. Plus de 2,3 millions de dollars ont été accumulés ce vendredi matin.


 

Billet originel du 10 septembre 

Charlie Kirk, militant conservateur et fondateur de Turning Point USA, est décédé après avoir été abattu mercredi devant un large foule lors d'un événement organisé sur le campus de l'université d'Utah Valley.

Le président Donald Trump a confirmé la mort de Kirk dans un message publié sur Truth Social.

« Le grand, voire légendaire, Charlie Kirk est décédé. Personne ne comprenait ou n'avait mieux le cœur de la jeunesse aux États-Unis d'Amérique que Charlie. Il était aimé et admiré par TOUS, en particulier par moi, et maintenant, il n'est plus parmi nous », a écrit Trump. « Melania et moi-même adressons nos condoléances à sa magnifique épouse Erika et à sa famille. Charlie, nous t'aimons ! »

Charlie Kirk s'exprime avant d'être abattu lors de la visite de Turning Point à l'université Utah Valley à Orem, dans l'Utah, le mercredi 10 septembre 2025.

Kirk est décédé après avoir été transporté à l'hôpital dans un état critique après avoir été abattu mercredi lors d'un événement dans l'Utah, a déclaré un responsable des forces de l'ordre à l'Associated Press.

Une vidéo publiée depuis l'événement semble montrer Kirk se faire tirer dessus alors qu'il s'adressait à la foule depuis une tente blanche. Après le coup de feu, la foule s'est dispersée, les spectateurs criant « Courez, courez, courez ! ».

Charlie Kirk a été tué d'une seule balle au cou alors qu'il abordait la seconde question de la foule, selon Jason Chaffetz, témoin de la scène, question qui portait sur les transgenres et les tueries auxquelles ils seraient associés (le dernier exemple étant le transgenre Robin Westman, 23 ans, qui a tué deux enfants dans une école catholique de Minneapolis).


(Il existe une version en gros plan du moment tragique où Charlie Kirk a été assassiné, ici, une balle, le sang gicle de son cou)

La violence politique de la gauche 

Une figure conservatrice de premier plan a été abattue sur scène, dans une reconstitution presque minute par minute de la tentative d'assassinat du président l'année dernière... un autre accès de violence politique de gauche qui n'a suscité que très peu d'intérêt de la part de la presse. Charlie sur Twitter il y a tout juste cinq mois :


Chasse à l'homme

Dans une déclaration à Fox News Digital, la porte-parole de l'UVU, Ellen Treanor, a déclaré : « Un suspect était initialement en détention, mais à ma connaissance, cette personne a été libérée. Notre police du campus mène actuellement une enquête en collaboration avec la police d'Orem. » 

Dans un communiqué, l'UVU a déclaré que la police escortait les étudiants hors du campus : « Le campus de l'UVU est fermé. Les cours sont annulés. Ceux qui se trouvent sur le campus doivent rester en sécurité jusqu'à ce que les policiers puissent les escorter hors du campus en toute sécurité. La police se rend actuellement de bâtiment en bâtiment pour escorter les personnes hors du campus. Les routes menant au campus sont actuellement fermées. »

« Nous avions un conférencier, Charlie Kirk, qui avait été invité par un groupe d'étudiants, Turning Point USA, et qui s'exprimait aujourd'hui à midi sur le campus », indique le communiqué.

« Vers 12 h 20, des coups [un seul selon plusieurs témoin] de feu ont été tirés depuis un bâtiment situé à environ 200 mètres du conférencier. À notre connaissance, l'individu a été touché et immédiatement emmené par son personnel de sécurité », a déclaré M. Treanor.

Dans une alerte diffusée à l'ensemble du campus, l'université de l'Utah Valley a déclaré : « Un seul coup de feu a été tiré sur le campus en direction d'un conférencier invité. La police mène actuellement une enquête. »


Kirk a épousé l'ancienne Miss Arizona USA Erika Frantzve en mai 2021. Ils ont eu deux enfants, une fille de 3 ans et un fils de 1 an.

Il est l'auteur de quatre livres, dont le plus récent, « The MAGA Doctrine: The Only Ideas that Will Win the Future » (La doctrine MAGA : les seules idées qui gagneront l'avenir). Kirk est l'animateur du podcast The Charlie Kirk Show, qui a été téléchargé plus de 120 millions de fois au cours des 12 derniers mois et se classe régulièrement parmi les 10 émissions les plus écoutées du classement Apple Podcasts.

Réaction du multimilliardaire Elon Musk

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peu avant le bain de sang
Haine (2022) — le tueur du club LGBTQ se dit « non binaire », veut qu’on utilise « they » comme pronom, né dans une famille décomposée  
 
  • Il y a quelques semaines (2025), un transgenre mécontent a ouvert le feu dans une école catholique de Minneapolis. Il y a tué deux enfants et blessé une douzaine d'autres personnes. La psychotranssexualité est l'une des nombreuses nouvelles identités passionnantes de notre époque, mais les médias américains somnolents ne semblent pas intéressés par le sujet. Ils persistent, de manière tout à fait frauduleuse, à désigner Robin Westman par le pronom « elle », alors que M. Westman lui-même avait renoncé à sa transsexualité avant le carnage :

Robin Westman, l'auteur de la fusillade dans une école de Minneapolis, a avoué qu'il était « fatigué d'être trans » : « J'aurais aimé ne jamais m'être lavé le cerveau ».

Certes, il voulait être une fille, mais il a fini par comprendre qu'il ne l'était pas : « Je sais simplement que je ne peux pas y arriver ».

Mais est-ce vrai ? « S'identifier » est très bien vu, jusqu'à ce que vous décidiez revenir sur cette identification et être ce que vous étiez à la naissance. Ainsi, au New York Times, à Radio-Canada, France Inter et ailleurs, M. Westman est une femme pour l'éternité.

Si j'étais journaliste dans le Minnesota, je serais curieux de savoir à quelles procédures irréversibles M. Westman s'est soumis, car il serait très dur pour n'importe quel jeune homme ou jeune femme de se rendre compte qu'il ou elle est désormais, disons, impuissant(e) à vie à cause d'une phase adolescente passagère. Les « soins qui affirment le genre » se révèlent finalement pas si affirmatifs ou positifs que ça. 

Carney maintient le cap Trudeau en ce qui a trait aux traitements chimiques et chirurgicaux des enfants qui se disent trans

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mardi 15 avril 2025

17 avril 1975 — Il y a cinquante ans, les Khmers rouges investissaient Phnom Penh

Il y a cinquante ans, les Khmers rouges investissaient Phnom Penh. Suivrait un génocide qui coûtera la vie à un tiers des Cambodgiens.

Le presse de gauche française a salué la prise de pouvoir des Khmers rouges
 

Le 17 avril 1975, les Khmers rouges pénétraient dans Phnom Penh, capitale du Cambodge. Leur marche victorieuse avait commencé en 1968. Combattant le prince Sihanouk, puis le maréchal Lon Nol, allié des États-Unis, ces troupes pauvrement équipées avaient à leur tête un communiste formé à Paris : Pol Pot. À partir du désengagement américain, en 1973, elles avaient étendu leur emprise sur le pays. Le 1er avril, Lon Nol s’était exilé ; deux semaines plus tard, les habitants de Phnom Penh voyaient sortir de la jungle ces guerriers âgés de dix à quinze ans, tout de noir vêtus. Des gamins qui obéissaient à l’Angkar, l’organisation communiste révolutionnaire.

Quelques heures après leur arrivée, ils vidaient la ville de ses habitants. Hommes, femmes, enfants, vieillards, malades, tout le monde devait partir. Rithy Panh, alors âgé de onze ans, était embarqué avec sa famille au milieu de ce flot humain affamé, épuisé et terrorisé. Il survivra au règne des Khmers rouges, après avoir perdu toute sa famille, et trouvera refuge en Thaïlande, en 1979, puis en France l’année suivante.

Après une dizaine d’années de silence, devenu cinéaste, il racontera la tragédie de son peuple et tentera d’exorciser son passé à travers une série de films documentaires – S21, la machine de mort khmère rouge (2003), Duch, le maître des forges de l’enfer (2011), Les Tombeaux sans noms (2018) –, mais aussi de livres coécrits avec des Français – La Machine khmère rouge (2003), La Paix avec les morts (2020).

Paru en 2011 et coécrit avec Christophe Bataille, L’Élimination tire son titre de l’aveu formulé par Kang Kek Ieu, dit « Duch », responsable du centre S21 de Phnom Penh, où périrent, de 1975 à 1979, des milliers de victimes abominablement torturées, bourreau condamné à trente-cinq ans de prison pour crime contre l’humanité et filmé par Rithy Panh en attente de son procès d’appel : « Les Khmers rouges, c’est l’élimination. L’homme n’a droit à rien. »

L’ouvrage, enrichi d’une préface, alterne la relation du génocide cambodgien – 1,7 million de morts, presque un tiers de la population – et les souvenirs personnels de l’auteur. « La peur ne nous quittait jamais, c’était la seule vérité », écrit-il. Un texte glaçant mais puissant, qui ouvre d’insondables abîmes sur la capacité de l’homme fanatisé à faire du mal à son semblable.

Source : Le Figaro Magazine

L’Élimination,
par Rithy Panh et Christophe Bataille,
paru le 2 avril 2025,
chez Grasset,
272 pp.
ISBN-13 : 978-2246842309

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Pourquoi les intellectuels se trompent (si souvent) 



dimanche 21 janvier 2024

Le 21 janvier — mort de Louis XVI (en 1793) et de Lénine (en 1924)


 La personne du roi devient en 1793 un enjeu de luttes de pouvoir entre les Montagnards, les plus radicaux, et les Girondins, qui demeurent attachés à une monarchie constitutionnelle. Le 18 janvier 1793, une courte majorité de Conventionnels vote pour la mort et, le lendemain, un sursis à exécution est rejeté. Le 21 janvier 1793, le roi est exécuté.

 La gravure qui illustre cet article (en haut de cette page) immortalise l'exécution de Louis XVI. Elle livre les dernières paroles de Louis XVI, alors qu'il quitte son confesseur (en habit noir) et qu'il avance vers la guillotine : « Je pardonne à mes ennemis. Je désire que ma mort fasse le salut de la France. Je meurs innocent ».

La une de la Pravda du 22 janvier annonçant la mort de Lénine

Il y a 100 ans jour pour jour, le 21 janvier 1924, Lénine mourrait à l’âge de 53 ans. Le lendemain, les autorités soviétiques titraient dans la Pravda : « il n'est plus parmi nous, mais son œuvre demeure ».

Traduction automatique de la dépêche annonçant sa mort (coin supérieur gauche de la Pravda du 22 janvier 1924)

Dans les années qui précèdent 1917, il est devenu commun d’assimiler les Jacobins aux bolcheviks ; si ces derniers insistent sur leurs spécificités sociales et l’originalité du bouleversement attendu, ils apprécient les « grands hommes » de la Révolution française, à commencer par (les sanguinaires) Robespierre et Saint-Just ; Lénine en admire l’authenticité, le désintéressement, les convictions en faveur du peuple et la détermination face aux rois et à la contre-révolution. 1789 apparaît comme un glorieux précédent, qui suscite le respect et un fort attachement émotif ; la Révolution française sert aussi de boîte à outils, un peu comme le fut l’Antiquité républicaine de Rome et d’Athènes pour les conventionnels français.

vendredi 19 janvier 2024

Population chinoise chute pour la 2e année consécutive, avec un taux de natalité historiquement bas

Résumé

  • La population de la Chine a diminué de 0,15 % en glissement annuel en 2023
  • Le taux de natalité est au plus bas, le taux de mortalité au plus haut depuis 1974
  • Le nombre total de nouvelles naissances diminue de 5,7 % pour atteindre 9,02 millions
  • Le nombre total de décès augmente de 6,6 % à 11,1 millions

La population chinoise a baissé pour la deuxième année consécutive en 2023, en raison d’un taux de natalité historiquement bas et d’une vague de décès dus au COVID-19 lors de la levée des mesures de confinement strictes, ce qui a accéléré un ralentissement qui aura des effets profonds à long terme sur le potentiel de croissance de l’économie.

Le Bureau national des statistiques a déclaré que le nombre total d’habitants en Chine avait diminué de 2,08 millions, soit 0,15 %, pour atteindre 1,409 milliard en 2023.

Ce chiffre est bien supérieur à la baisse de 850 000 habitants enregistrée en 2022, laquelle était la première depuis 1961, lors de la Grande Famine de l’ère Mao Tsé-Toung (Zedong).

Au début de l’année dernière, la Chine a connu une flambée spectaculaire du COVID à l’échelle nationale, après trois années de dépistage rigoureux et de mesures de quarantaine qui ont permis de contenir le virus jusqu’à ce que les autorités lèvent brusquement les restrictions en décembre 2022.

L’année dernière, le nombre total de décès a augmenté de 6,6 % pour atteindre 11,1 millions, le taux de mortalité atteignant son niveau le plus élevé depuis 1974, pendant la révolution culturelle.

Les nouvelles naissances ont chuté de 5,7 % pour atteindre 9,02 millions et le taux de natalité a atteint un nadir de 6,39 naissances pour 1 000 habitants, alors qu’il était encore de 6,77 naissances en 2022.

Les naissances dans le pays sont en chute libre depuis des décennies en raison de la politique de l’enfant unique mise en œuvre de 1980 à 2015 et de l’urbanisation rapide au cours de cette période. À l’instar des essors économiques antérieurs du Japon et de la Corée du Sud, d’importantes populations ont quitté les fermes rurales chinoises pour s’installer dans les villes, où il est plus coûteux d’avoir des enfants. Ainsi, le taux de natalité du Japon était de 6,3 pour 1 000 habitants en 2022, tandis que celui de la Corée du Sud était de 4,9.

« Comme nous l’avons observé à maintes reprises dans d’autres pays à faible taux de fécondité, il est souvent très difficile d’inverser la tendance à la baisse de la fécondité », a déclaré à Reuters Zhou Yun, démographe à l’université du Michigan.

Le chômage des jeunes a atteint un niveau record, les salaires de nombreux cols blancs ont baissé et la crise du secteur immobilier, où sont stockés plus des deux tiers des richesses des ménages, s’est intensifiée, ce qui a encore entamé l’envie de faire des enfants en Chine en 2023.
 
Ces nouvelles données renforcent les inquiétudes selon lesquelles les perspectives de croissance de la deuxième économie mondiale s’amenuisent en raison de la diminution du nombre de travailleurs et de consommateurs, tandis que l’augmentation des coûts des soins aux personnes âgées et des prestations de retraite pèse de plus en plus sur les gouvernements locaux endettés.

L’année dernière, l’Inde a dépassé la Chine comme pays le plus peuplé du monde, selon les estimations des Nations unies, ce qui a alimenté le débat sur les mérites de la délocalisation de certaines chaînes d’approvisionnement basées en Chine vers d’autres marchés, en particulier à mesure que les tensions géopolitiques augmentent entre Pékin et Washington.

À long terme, les experts de l’ONU prévoient que la population chinoise diminuera de 109 millions d’ici à 2050, soit plus du triple de la baisse prévue dans leurs précédentes prévisions en 2019.
 
La population chinoise âgée de 60 ans et plus a atteint 296,97 millions en 2023, soit environ 21,1 % de la population totale, contre 280,04 millions en 2022.


Problèmes de pension

Le taux chinois de 7,87 décès pour 1 000 habitants en 2023 était plus élevé que le taux de 7,37 décès en 2022.

La population du pays en âge de prendre sa retraite, c’est-à-dire âgée de 60 ans et plus, devrait passer de 280 millions de personnes actuellement à plus de 400 millions d’ici 2035, soit plus que l’ensemble de la population des États-Unis.

L’Académie chinoise des sciences, organisme public, estime que le système de retraite sera à court d’argent d’ici à 2035.

Zhu Guoping, un agriculteur de 57 ans de la province du Gansou (Gansu), dans le nord-ouest du pays, a déclaré que son revenu annuel d’environ 20 000 yuans (3 783,98 dollars canadiens, 2576 euros) ne laissait à sa famille que de maigres économies.

Il recevra une pension mensuelle de 160 yuans lorsqu’il aura 60 ans, soit l’équivalent de 30,2 $ canadiens ou 20,6 euros.

« L’argent n’est vraiment pas suffisant », a déclaré M. Zhu. « Peut-être que nos enfants [au pluriel ?] pourront nous apporter un peu de soutien à l’avenir. »

Moins de bébés

Les frais élevés de garde d’enfants et d’éducation dissuadent de nombreux couples chinois d’avoir des enfants, tandis que l’incertitude du marché de l’emploi décourage les femmes d’interrompre leur carrière.

Selon des démographes, la discrimination fondée sur le sexe et les attentes traditionnelles selon lesquelles les femmes assument le rôle de gardienne de la famille exacerbent le problème.

Le président Xi Jinping a déclaré l’année dernière que les femmes devraient raconter « de bonnes histoires de traditions familiales », ajoutant qu’il était nécessaire de « cultiver activement une nouvelle culture du mariage et de la procréation », qu’il a liée au développement national.

Les gouvernements locaux ont annoncé diverses mesures visant à encourager les naissances, notamment des déductions fiscales, des congés de maternité plus longs et des subventions au logement.

Mais nombre de ces politiques n’ont pas été mises en œuvre en raison de l’insuffisance des fonds et du manque de motivation des gouvernements locaux, a déclaré un institut politique de Pékin, qui préconise plutôt la mise en place d’un système unifié de subventions familiales à l’échelle du pays.

Wang Weidong, 36 ans, qui réside à Pékin et travaille dans une société Internet, a déclaré que sa femme et lui hésitaient à avoir un deuxième enfant.

« Les gens n’auront pas d’enfant à cause de ces incitations. Les incitations sont secondaires, elles ne sont pas à l’origine du problème. Je pense donc qu’il est plus difficile d’inverser cette tendance », a déclaré M. Wang.

Source : Reuters


mercredi 27 décembre 2023

J.-F. Caron : « Les sociétés libérales prennent un virage autoritaire » doux

Jean-François Caron est professeur de science politique à l’Université Nazarbayev au Kazakhstan.

Il publie Homo Superstes [L'homme survivant], un livre dans lequel il décrit le virage autoritaire des sociétés libérales. Exilé depuis huit ans dans ce pays d’Asie centrale, « le prof Caron » aborde aussi l'état du Québec, qui traverserait une «Petite Noirceur».

Dans Homo superstes, Jean-François Caron tente d'expliquer pourquoi, selon lui, nous assistons dans les sociétés libérales depuis une trentaine d'années à l'érosion de nos libertés individuelles, ce qu'ont mis en lumière la récente pandémie de COVID-19 et sa gestion par les gouvernements occidentaux.

Et si la grande victoire du libéralisme politique sur son ennemi communiste survenue en 1991 avec l’effondrement de l’Union soviétique s’était révélée un cadeau empoisonné ? C’est la thèse que développe Jean-François Caron dans cet essai où il explique que la disparition de la rivalité idéologique issue de la Guerre froide a entraîné une refondation de l’esprit libéral autour d’une nouvelle altérité fondée non plus sur la crainte de l’oppression politique, mais plutôt sur la peur de la mort. Loin d’être anodin, ce changement a mené à une relation complètement différente au cours des 30 dernières années entre l’État et le citoyen qui a graduellement culminé vers l’établissement d’une nouvelle dynamique gouvernementale de plus en plus étrangère aux idéaux de base du libéralisme. Lutte contre le terrorisme, pandémie de COVID-19 et changements climatiques : ces nouvelles menaces existentielles ont en effet toutes contribué à leur manière à la banalisation des régimes d’exception sanitaires et sécuritaires et, conséquemment, à l’imposition de mesures qui ont favorisé un contrôle accru des individus et à la normalisation de mesures liberticides. Cet essai d’une grande actualité constitue un incontournable pour ceux et celles qui désirent comprendre l’évolution des sociétés occidentales des 30 dernières années et les dangers qui les guettent en matière de préservation des libertés individuelles..

Homo superstes :
le coût politique de la vie à tout prix
par Jean-François Caron
dans la collection À Propos
aux Presses de l'Université Laval
à Sainte-Foy (Québec)
paru le 22 novembre 2023
198 pp.,
ISBN : 9782766302987

samedi 11 novembre 2023

Nashville : 3 enfants et 3 adultes abattus dans une école privée chrétienne par une meurtrière trans (m à j : menaces préalables, motifs écrits)

Mise à jour du 11 novembre 

Sept policiers de Nashville placés en service administratif après la fuite du manifeste de la fusillade


Sept policiers de Nashville, dans le Tennessee, ont été placés en service administratif dans le cadre de l’enquête de leur département sur la fuite d’écrits de « manifeste » laissés par le tireur qui a tué six personnes dans une école primaire chrétienne plus tôt cette année.

Le département de police métropolitain de Nashville (MNPD) a déclaré mercredi dans un bref communiqué que les affectations administratives des agents étaient « absolument non punitives » et avaient été ordonnées « pour protéger l’intégrité de l’enquête en cours et en cours ».

La police a déclaré depuis le jour du massacre de l’école Covenant que le suspect avait laissé derrière lui un « manifeste » et d’autres écrits, mais le contenu de ce matériel a été gardé scellé par les enquêteurs. Trois élèves de 9 ans et trois adultes ont été tués lors de l’attaque du 27 mars. Le suspect a été abattu par la police sur les lieux.

Les images de trois pages d’écriture ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux lundi après avoir été publiées sur le site Web de l’émission « Louder with Crowder », qui prétend avoir « obtenu en exclusivité » les photos.

Reuters


Mise à jour du 7 novembre

Selon le New York Post quelques pages de la meurtrière de Nashville auraient été publiées.

Datée du 3 février 2023, soit quelques semaines avant la fusillade, une page s’en prend aux enfants aisés « avec leurs privilaiges [sic] de blancs [sic] ». « Ces crackers [petits blancs ruraux], qui vont dans des écoles privées huppées avec leurs kwakis [sic] et leurs sacs à dos de sport huppés », aurait écrit la meurtrière. « Avec les mustangs et les décapotables de leur papa. Va te faire f*tre, petit c*n. J’aimerais te tuer, espèce de petit c*n avec ta tignasse de cheveux jaunes. J’veux tous vous tuer petits blancs. Tas de pédales. » La meurtrière trans avait déjà fréquenté l’école visée, a indiqué la police après le massacre. Les policiers qui sont arrivés l’ont abattue à l’intérieur du bâtiment.


 


Mise à jour du 28 mars


 
 
Une fusillade dans une école privée chrétienne du Tennessee a fait trois morts parmi les élèves ainsi que trois victimes parmi les adultes de l’école, dont la directrice de l’école. La meurtrière a été tuée par la police, ont annoncé les autorités.

Les victimes ont été tuées lors de l’attaque à la Covenant School (École de l’Alliance), ont indiqué les autorités. La police de Nashville a déclaré que des officiers ont engagé le combat avec le tireur et l’ont tué. Il s’agit d’une femme qui se disait homme de 28 ans, elle portait deux « fusils d’assaut » et une arme de poing.
 
Six personnes, dont trois enfants, ont été tuées par balles lundi matin dans une école primaire chrétienne de Nashville

Le tireur a été identifié comme étant Audrey Elizabeth Hale, une résidente de Nashville, qui s’identifiait comme un homme transgenre. Les enquêteurs effectuaient des recherches à un domicile lié à cette personne. Le chef de la police de Nashville, John Drake, a déclaré qu’Audrey Elizabeth Hale s’était préparée à la fusillade, notamment en rédigeant un manifeste que la police n’a toujours pas rendu public. Pourquoi ?

« Nous avons également établi que des cartes de l’école avaient été dessinées avec des détails sur les points d’entrée surveillés. Par le passé, elle a été élève dans cette école », a déclaré le chef de la police. « Il y avait un véhicule à proximité qui nous a fourni un indice sur son identité. »
 
Une enfant pleure dans le bus qui l’emmène de l’école Covenant, à la suite de la fusillade

La police affirme que la tueuse est entrée dans le bâtiment par une porte latérale et a tiré des coups de feu avant de se rendre au deuxième étage, où Hale a été confrontée aux agents qui sont intervenus. Ces derniers ne pensent pas qu’elle portait un gilet pare-balles, ont indiqué les autorités.

Hale était armée de deux armes de type AR, dont un fusil et un pistolet, et d’une arme de poing. Deux des armes pourraient avoir été achetées légalement dans la région de Nashville, a indiqué M. Drake. Les enquêteurs se penchent sur un mobile possible, mais n’ont pas divulgué de détails. 

 
La police de Nashville est intervenue à la suite d’une fusillade à l’école Covenant dans le Tennessee

Les responsables du centre médical ont indiqué que trois jeunes écoliers avaient été transportés à l’hôpital pour enfants Monroe Carell Jr. de Vanderbilt avec des blessures par balle. Les trois ont été déclarés morts après leur arrivée. Les trois autres adultes ont également été déclarés morts à la suite de l’attaque. Tous trois faisaient partie du personnel de l’école.

La police a identifié les victimes comme étant Evelyn Dieckhaus, Hallie Scruggs et William Kinney, tous âgés de 9 ans, Cynthia Peak, 61 ans, Katherine Koonce, 60 ans, et Mike Hill, 61 ans. Koonce était la directrice de l’école Covenant, selon le site web de l’école.  Hallie Scruggs était la fille du pasteur principal de la Covenant Presbyterian Church, Chad Scruggs.

L’école Covenant est un établissement privé chrétien qui accueille des élèves jusqu’à la 6e année avec près de 200 élèves, selon son site Internet.

L’école Covenant a été fondée en 2001 et a des frais de scolarité annuels compris entre 7 250 $ américains pour une école maternelle de trois jours et 16 500 $ par année du primaire.
L’école concentre son programme sur la théologie biblique, où les étudiants suivent des cours sur la Bible ainsi que des cours d’éducation standard, la devise de l’école étant « Guider les cœurs, responsabiliser les esprits, célébrer l’enfance ». L’école est située dans le quartier aisé de Green Hills, juste au sud du Bluebird Cafe de Nashville, un endroit apprécié des musiciens et des auteurs-compositeurs.
 
La meurtrière est issue d’une famille religieuse dont la mère demandait un contrôle plus strict des armes à feu
 
Audrey Hale, 28 ans, s’identifiait comme transgenre, a confirmé la police lundi, sans donner plus de précisions.

Le chef Drake et d’autres responsables ont à plusieurs reprises qualifié la suspecte, née de sexe féminin, d’« elle ».

La police a déclaré qu’elle était transgenre et qu’elle utilisait en ligne les pronoms « il » et « lui ».

La tueuse s’est décrite comme « lui » sur sa page LinkedIn, qui mentionnait des emplois récents dans la conception graphique et la livraison d’épiceries.

Mme Hale disposait également d’un compte sur les réseaux sociaux où elle faisait la promotion de son art et où elle se désignait par le nom d’Aiden.

Norma Hale a parlé à ABC News peu après que sa fille Audrey Hale, 28 ans, a été désignée comme la tireuse. 
Normal Hale (au centre), la mère d’Audrey Hale (à droite), la tireuse qui se disait homme qui a tué six personnes, dont trois enfants de neuf ans et trois membres du personnel, était elle-même une militante du contrôle des armes à feu sur les réseaux sociaux

Mme Hale a déclaré : « C’est très, très difficile en ce moment. Je crois que j’ai perdu ma fille aujourd’hui ».

Norma a ensuite demandé à ce que son intimité soit préservée, car sa famille a du mal à faire face à l’ampleur des actes commis par sa fille décédée.

Les propres messages de Norma décriant les fusillades dans les écoles et appelant à un contrôle accru des armes à feu sont apparus à la suite du massacre de Hale dans l’école qu’elle avait fréquentée.  

Le 21 février 2018, elle a publié sur sa page une pétition visant à rendre illégaux les chargeurs d’armes à feu de grande capacité, en réponse aux horreurs commises à l’école primaire Sandy Hook en 2012. Selon la police, les parents d’Audrey Hale ont affirmé qu’ils pensaient qu’elle avait vendu ses armes à feu achetées légalement après avoir exprimé leur désapprobation.


La rhétorique des militants trans est de plus en plus véhémente. Le mouvement TRAN invite depuis quelque temps de se mobiliser pour le « Jour de la vengeance trans » afin de « mettre fin au génocide trans ».

Les pistolets roses
 
Pink Pistols est une association homosexuelle en faveur des armes à feu aux États-Unis. Son slogan est « Un homosexuel armé ne se fait pas frapper » (« Armed gays don’t get bashed »), ou encore « Pointe quelqu’un avec ton calibre » (« Pick on someone your own caliber »). Fondée en juillet 2000 par Doug Krick, un activiste libertarien du Massachusetts, l’organisation est composée dans les années 2010 d’une quarantaine de sections d’homosexuels détenteurs d’armes. L’adhésion à l’association est ouverte à tous, sans condition ni d’homosexualité ni de détention d’arme.  Le 23 septembre 2018, la femme trans Erin Palette est devenue la nouvelle présidente des Pink Pistols.

Avertissement d’une vengeance à venir

Selon Andy Ngô (voir gazouillis ci-dessous), « avant la fusillade de masse, les militants trans (TRAN) avaient appelé à la “vengeance” contre le Tennessee et les conservateurs pour avoir interdit la transition médicale des enfants. »



 


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Soixante-huit églises incendiées ou vandalisées, timide réaction du PM Trudeau qui organise un sommet sur l’islamophobie (m à j) 

Noël — députée écologiste belge suggère-t-elle de brûler les églises ?

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« La religion chrétienne est de loin la plus attaquée en France »

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Étude suédoise : les « mariés » de même sexe sont trois fois plus susceptibles de commettre un suicide

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Prof de droit de Berkeley en Californie : dire que seules les femmes sont « capables de grossesse » est transphobe