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mardi 2 novembre 2021

Marginalisation des enfants croyants par le ministre de l’Éducation du Québec

Nous reproduisons ci-dessous une lettre d’opinion avec 7 cosignataires, envoyée hier aux médias francophones principaux et catholiques du Québec ainsi qu’à l’AECQ et au ministre Jean-François Roberge.

Le ministre Jean-François Roberge a annoncé un nouveau programme québécois qui remplacera l’ancien programme d’Éthique et culture religieuse (ECR). Il se nomme Culture et citoyenneté québécoise. Il reposera sur trois axes : la culture, la citoyenneté québécoise, le dialogue et la pensée critique. Aujourd’hui, le ministère de l’Éducation va loin, en évacuant tout contenu religieux du nouveau programme. Le ministère maintient aussi l’obligation aux enfants de tout âge de fréquenter ce cours, que ce soit à l’école publique ou privée.

Plus qu’avant, une nouvelle génération de parents aura à gérer la transmission directe à l’école de valeurs qui risquent d’être en contradiction avec leurs propres valeurs familiales et/ou religieuses. Plus qu’avant, les enfants qui ont une appartenance religieuse se sentiront mis à l’écart. Des milliers de parents s’étaient opposé au programme ECR pour plusieurs raisons. Ils ont contesté la perte du choix entre des cours de religion ou de morale. Mais ils étaient particulièrement indignés et choqués par l’obligation de fréquenter un cours qui ne respecte toujours pas leurs convictions. La cause des parents contre ECR a été portée jusqu’en Cour suprême du Canada, appuyée par la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) et par l’Association des parents catholiques du Québec (APCQ) ainsi que par l’Association des communautés chrétiennes orthodoxes du Grand Montréal (ACCOM) et par la Ligue catholique des droits humains (LCDH). 

Depuis ce temps, les parents se sont vus privés de leurs droits de regard et de décision en tant que premiers éducateurs de leurs enfants, autant par la Cour que par le gouvernement. Avec ce nouveau programme, cet abus de pouvoir va perdurer. Dans le programme ECR, la présentation de croyances religieuses et morales contraires à leurs valeurs familiales et la remise en question systématique de leurs enseignements ont profondément bouleversé les parents. Ces derniers se sont retrouvés dans la position fâcheuse et non méritée d’avoir à gérer des contenus qu’ils considéraient comme nuisibles à leurs enfants. Ils appréhendaient l’impact de l’école sur le système de valeurs de leurs enfants et sur leur adhérence religieuse. Cet impact s’est fait sentir et se fera sentir de nouveau, dans la classe, à travers les échanges en groupe, les exercices à faire, les lectures, les visites et les rencontres non autorisées par les parents, les films et les vidéos. 

Ce nouveau cours, tel qu’il est annoncé, axé sur les valeurs à la mode et qui évacue les bases chrétiennes de la pensée critique, morale et religieuse posera un défi encore plus grand aux parents. Pourtant, les parents restent, il faut le rappeler, responsables légalement de leurs enfants ! Que l’État s’accapare le choix des valeurs que les enfants absorberont, demeure une injustice flagrante ! Les familles auront de nouveau à en vivre les conséquences sur une base quotidienne !

L’Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ), dans son communiqué du 25 octobre 2021, se dit inquiète et dénonce ce nouveau programme à cause de l’évacuation des contenus religieux, de la marginalisation des croyants de toutes confessions et du risque d’augmentation des préjudices à leur égard.

Comme annoncé, ce nouveau cours n’inclut pas l’impact déterminant du catholicisme sur l’histoire du Québec. De plus, il ignore l’importance de la religion dans la vie des élèves, sabotant ainsi les efforts parentaux de donner à leurs enfants un sens à la vie et une appartenance à une communauté de foi.

Aussi, un des objectifs du nouveau programme est de se positionner « face à des enjeux socioculturels ». L’Église catholique a une longue histoire de réflexion continue sur ce sujet. Mais la référence à l’Église ne fait pas partie des contenus envisagés par le ministre. Alors, quelles seront les bases de cette nouvelle identité québécoise que le ministère veut former auprès des enfants ?

De plus, l’AECQ regrette que le nouveau cours ne reconnaisse pas « la complémentarité de l’éthique et de la culture religieuse pour le Québec ». Au contraire, le ministre a souligné que cela va à l’encontre des valeurs québécoises de définir son identité à partir de son appartenance religieuse. (Voir le Journal de Montréal, le 25 octobre 2021, p.3). Pourtant, la majorité de la population québécoise inclut la religion dans sa définition et sa pratique. Le ministre semble croire qu’il est le dépositaire des valeurs québécoises. Mais celles-ci sont multiples et complexes et comprennent une dimension religieuse. Les valeurs morales ancrées dans les traditions religieuses sont souvent en opposition aux valeurs promues par les politiques et la société civile.

Plus qu’avant, le ministère se sert de sa position de force pour façonner le profil socioculturel du Québec selon SES valeurs. Plus qu’avant il évacue la liberté de religion dans la « Belle province ». À quand la reconnaissance du devoir des parents et le respect de leur responsabilité dans l’éducation de leurs enfants ? À quand une liberté de choix dans les programmes scolaires ? À quand les parents chrétiens auront-ils le droit de recevoir un cours selon leur culture religieuse, leurs croyances et leurs convictions ?

Le 1er novembre 2021

Jean Morse-Chevrier, Présidente de l’APCQ (de 2004 à 2013)
Jocelyne St-Cyr, Présidente de l’APCQ (de 1989 à 2004)
Diane Joyal, Présidente de l’APCQ (de 2013 à 2016)
Jean-Léon Laffitte, Président de l’APCQ
Antoine Malek, Ancien président de l’ACCOM
Raouf Ayas pour le Rassemblement des chrétiens du Moyen-Orient
Sylvain Lamontagne, dernier président de la CLÉ
Nicholas Newman, MD, grand-parent

-30 —

Source : Jean Morse-Chevrier, 819-661-7140, chevrier<arrobe>sympatico.ca


samedi 27 juillet 2013

Égypte — impact de la crise sur l'école

Lu dans le bulletin d'information n° 86 (juin 2013) de l'Œuvre d'Orient :

«En Égypte, la révolution n'a pas apporté les changements attendus, les tensions persistent. On craint des émeutes de la faim à l'automne. Les familles n'ont plus d'argent pour envoyer leurs enfants à l'école, sauf à l'école publique où l'apprentissage du Coran est obligatoire...

On apprend également qu'en Syrie beaucoup d'enfants sont déscolarisés depuis deux ans.








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mardi 4 octobre 2011

Une église copte incendiée en Égypte

Des centaines de coptes ont manifesté ce soir au Caire pour protester contre l’incendie d’une église à Assouan (sud du pays) et réclamer le limogeage du gouverneur de cette ville, selon la télévision égyptienne.

L'église Saint-George dans la province d'Edfou
(entre Assouan et Thèbes)
Une église avait été incendiée vendredi soir dans le gouvernorat d’Assouan, après des déclarations du gouverneur Mostafa el-Saïd selon lesquelles l’édifice a été construit sans obtenir l’approbation des autorités, a indiqué la télévision publique.

Ces déclarations auraient provoqué la colère de jeunes musulmans qui ont incendié l’église Saint-George, a ajouté la télévision. Selon Coptic World, 150 musulmans ont mis le feu à une église. Aucune arrestation n'a eu lieu. Les militants islamistes auraient empêché l'arrivée des pompiers sur place.

Selon Bikyamasr, le gouverneur d'Assouan aurait nié l'incendie d'une église à Edfou vendredi en ajoutant qu'aucune attaque contre une église n'avait eu lieu puisque qu'il ne s'agissait pas d'une église, mais uniquement d'une « salle de réception chrétienne ».

Les manifestants coptes qui se sont rassemblés devant la bâtiment de la télévision ont aussi réclamé la libération du blogueur copte Michel Nabil, condamné à trois ans de prison ferme en avril par un tribunal militaire pour avoir « insulté » l’armée sur son carnet. […] « Les autorités militaires égyptiennes sont responsables de la vie du blogueur qui observe une grève de la faim depuis 43 jours », a affirmé Amnistie internationale dans un communiqué.

« Le report du procès revient à une peine de mort contre Michel car il a affirmé qu’il ne va plus boire de l’eau s’il n’est pas libéré aujourd’hui », a ajouté l’organisation de défense des droits de l’Homme, citant le père du carnetier.

Plus d'informations (avec vidéo) : le blog copte et sur Ahram.




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mercredi 3 août 2011

Toronto — 4.000 élèves coptes pourraient quitter écoles « catholiques » au sujet de nouvelles politiques « d'ouverture »

Les églises coptes orthodoxes de Toronto menacent de retirer les enfants de 4 000 familles des écoles appartenant au Toronto Catholic School Board District (le conseil scolaire public anglophone catholique de Toronto), si ce conseil scolaire ne modifie pas sa controversée politique « anti-hétérosexiste » et ne prodigue plus en conséquence un enseignement catholique dans ses écoles. Si la menace devait se concrétiser, le conseil pourrait perdre plus de 40.000.000 $ en subventions publiques par an et plus de 150 enseignants.

Si le conseil devait mettre en œuvre sa politique, d'écrire le Père Jérémie Attaalla le 22 juin, « nous n'hésiterons pas à retirer immédiatement nos enfants de toutes les écoles catholiques à Toronto ou de [la région du Grand Toronto]. »

La politique qui porte le nom officiel « d'équité », adoptée plus tôt cette année dans le cadre des politiques radicales du gouvernement de gauche ontarien  sur l'« équité et l'éducation inclusive » a suscité une mobilisation sans précédent de la part des parents qui craignent que celle-ci donnera une occasion supplémentaire à des militants et lobbies pro-homosexuels d'influencer l'éducation sexuelle des écoles du TCSBD déjà peu respectueuse, pour de nombreux parents, de la doctrine catholique.

Le plan pour « l'équité et l'éducation inclusive » définit l'homophobie comme une « attitude désobligeante ou hostile, ou parti pris négatif à l’encontre des lesbiennes et des homosexuels et des personnes bisexuelles ou transgenres (LGBT). L’homophobie peut être manifeste ou tacite et exister tant au niveau individuel que systémique. »  Bref, ne pas trouver la pratique homosexuelle « normale », comme tant de personnes de par le monde le font, pourrait être considéré comme de l'homophobie, tacite si « l'homophobe » se tait.

En outre, ce programme insiste sur le fait que l’identité fondée sur le genre ne doit pas être confondue avec l’orientation sexuelle, et peut différer du sexe biologique déterminé à la naissance. Ce n'est d'ailleurs qu'une application aux écoles de la Politique sur le harcèlement sexuel et les remarques et conduites inconvenantes liées au sexe pondues par la Commission ontarienne des droits de la personne.  Commission qui a fait l'objet de critiques vives en commission parlementaire il y a près de deux ans.

La politique proposée par le gouvernement de gauche ontarien et par le TCDSB comprend une déclaration vague qui oblige les écoles à tisser des liens avec des groupes communautaires externes aux écoles. Les parents craignent l'absence de critères stricts qui obligent ces groupes à respecter le magistère catholique lors de leurs interventions dans les écoles catholiques. La politique imposée par le gouvernement oblige également les écoles à favoriser la participation active des élèves « à l’élaboration et à la mise en œuvre d’initiatives visant à soutenir et à promouvoir l’équité et l’éducation inclusive ». Pour des conseillères scolaires catholiques comme Jean Del Grande, il faudrait s'assurer que dans les écoles catholiques ces initiatives « soient en accord avec la foi catholique et l'enseignement moral de l'Église catholique ».

En août, le conseil scolaire catholique se penchera sur une série d'amendements à la politique promue par les conseillères Jean Del Grande et Angela Kennedy pour s'assurer que cette politique « d'équité et d'inclusion » est interprétée de manière conforme à l'enseignement catholique.

Fr. Attaalla a précisé dans sa lettre adressée à la directrice de l'éducation Ann Perron que les Coptes retireront leurs enfants si les modifications demandées ne sont pas mises en œuvre. Il ajoute que ces amendements sont « fidèles aux enseignements du Catéchisme de l'Église catholique. »

La commission scolaire recevrait environ 10.000 dollars de subventions par enfant et il faut environ 19 enfants pour justifier l'embauche d'un enseignant supplémentaire.

Les parents catholiques pas plus que les parents coptes n'ont indiqué ce qu'ils feraient si le conseil scolaire catholique ne mettait pas ses directives « d'équité et d'ouverture » en conformité avec la doctrine catholique. L'école publique « neutre » ontarienne est également tenue d'appliquer cette politique imposée par le gouvernement de gauche ontarien.






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dimanche 3 avril 2011

Égypte — violences contre les coptes

L'hebdomadaire Al-Harma nous informe que deux hommes ont été tués vendredi 11 mars dans des violences entre musulmans et chrétiens dans le village de Soul près du Caire, et une église y a été incendiée le lendemain. Depuis, des coptes manifestent au Caire pour réclamer justice.

Nouvelles tensions

Les coptes s’attendaient à la disparition de ce genre d’incidents confessionnels pendant l’ère post-Moubarak. Ils ont constaté que les agressions qui les visaient ont stoppé net pendant les 18 jours qu’il aura fallu pour renverser le régime. Aujourd’hui, ils sont déçus de revivre le cauchemar qu’ils ont dû endurer des années sous Moubarak.

Église occupée incendiée par des musulmans mécontents

Samedi, l’église de Saint-Mina et Saint-Georges dans le village de Soul, dépendant du gouvernorat de Hélouan et situé à 30 km au sud du Caire, a été incendiée par des musulmans mécontents. Le prêtre et deux fidèles qui étaient à l’intérieur de la chapelle en sont sortis indemnes. Selon les premières enquêtes, la mise à feu de l’église a été envisagée comme un acte de vengeance. La veille, une querelle avait éclaté à cause d’une relation amoureuse entre un chrétien et une musulmane du village, et s’est soldée par la mort de leurs pères respectifs.

Après les funérailles du père chrétien, plusieurs villageois musulmans en colère rassemblés autour de l’église y ont mis le feu. L’armée est intervenue après cet incident pour entamer un dialogue avec les deux familles.

Manifestations coptes au Caire

Mais c’est au Caire que la colère des coptes a éclaté. Quelques milliers d’entre eux, y compris de nombreux prêtres (chose rare pour le clergé copte), dont ceux du village de Soul, manifestent depuis samedi devant le bâtiment de la Radio et de la Télévision en plein centre-ville. Lundi soir, les protestataires ont bloqué le pont du 6 Octobre au-dessus de la place Tahrir, provoquant des embouteillages sans précédent. En même temps, d’autres manifestants ont coupé la route du 26 Juillet reliant Le Caire à la cité du 6 octobre, causant des affrontements avec les automobilistes et des dégâts.

Pour la liberté de construire de nouveaux lieux de cultes

Les manifestants ont réclamé la reconstruction de l’église incendiée ainsi qu’une liberté de construire de nouveaux lieux de culte. « On refuse que les églises soient un moyen de règlement de compte à chaque fois que des jeunes sont impliqués dans ce genre de relations amoureuses. On ne s’attendait pas à la répétition de ce genre d’incidents, surtout après que les coptes et les musulmans se sont unifiés durant la révolution », lâche le père Balamun, prêtre de l’église incendiée. Le maréchal Hussein Tantaoui, ministre de la Défense et chef du Conseil militaire suprême, a pris la décision, inédite sous l’ex-président, de reconstruire l’église avant les fêtes de Pâques.

Mais si l’ancien régime est accusé d’utiliser à son propre profit les tensions entre les communautés musulmane et chrétienne, aujourd’hui encore il paraît qu’il y a toujours des gens qui ont intérêt à raviver ces frictions. Ces groupes fantômes sont présentés tantôt comme des policiers qui veulent semer la panique pour restaurer leur poignée de fer sur la société, des islamistes intégristes qui sortent de leurs grottes après des décennies de répression, tantôt comme des hommes de religion fanatiques dont la culture prendra plus qu’un mois pour intégrer les principes d’égalité et de citoyenneté.

Prêtre copte égorgé

Quoi qu’il en soit, les coptes s’inquiètent. Le 23 février, un prêtre copte a été retrouvé égorgé dans son appartement à Assiout en Haute-Egypte. Ses voisins ont affirmé avoir entendu 4 personnes qui proféraient des slogans islamistes au moment de l’assassinat.


Démolition d'une partie d'un monastère, huit blessés par balle

Le 24 février, une altercation a éclaté entre des militaires qui démolissaient un mur qui aurait été construit sur les terrains de l’État au monastère de Saint-Bichoy dans le désert de Ouadi Al-Natroun et des moines. Il s'agit d'un des premiers et des plus anciens monastères au monde. Subissant des jets de pierre, les militaires ont tiré. Huit personnes, dont deux moines, ont été blessées par balle.

Les moines avaient érigé un mur d'enceinte bas à la frontière d’un côté du monastère vulnérable aux attaques. Selon eux, le terrain appartient au monastère.


Attaque du monastère de Saint-Bichoy


Attaques au monastère de St Makarios d'Alexandrie à Fayoum

L’armée a également attaqué le monastère de St Makarios d’Alexandrie dans le Ouadi el-Rayan, à Fayoum, à 100 km du Caire. Elle a pris d’assaut le monastère et tiré à balles réelles sur les moines. Le Père Mina a déclaré qu’un moine a été tué et plus de dix ont subi des blessures causées par des matraques. L’armée a démoli, une clôture nouvellement construite ainsi qu'une salle du monastère. Elle a aussi confisqué des matériaux de construction. Les moines avaient fait construire une clôture pour se protéger des attaques subies le 25 janvier par des musulmans et des voleurs armés, attaques lors desquelles six moines avaient été blessés, dont un dans un état critique.

Musulmans coupent l'oreille d'un chrétien

L'Agence internationale de presse assyrienne rapporte que, le 20 mars, un groupe de musulmans a attaqué M. Ayman Anwar Mitri, un homme de 45 ans chrétien copte de la ville de Qena en Haute-Égypte, et lui ont coupé l’oreille. Les musulmans ont affirmé qu’ils ne faisaient qu’appliquer la charia parce que M. Mitri aurait eu une « liaison illicite » avec une femme musulmane.

Les musulmans ont appelé la police et dit « Nous avons appliqué la loi d’Allah, maintenant et [vous pouvez] appliquer votre loi », a raconté M. Mitri dans un entretien accordé à l’Organisation égyptienne des droits de l’homme.

Volonté de désamorçage de la part des coptes

S’il se montre satisfait face à la « bonne volonté de l’armée » et ses décisions de reconstruire l’église incendiée et d’ouvrir une enquête judiciaire sur les incidents du monastère, l’avocat Naguib Gabriel, qui s’intéresse au dossier copte, ne cache pas pour autant son inquiétude face à ce qu’il appelle des « vagues de haine ».

Absence politique des coptes

Pour Nabil Abdel-Fattah, du Centre des études politiques et stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram, le problème et la solution sont avant tout d’ordre politique. « Les coptes ont quasiment disparu de la vie politique depuis la Révolution de 1952 (…). Si sous le régime démocratique très attendu, les coptes n’obtiennent pas leurs pleins droits de citoyens, dont celui de construire librement leurs lieux de culte, ces tensions interconfessionnelles n’auront aucune chance de cesser », pense Abdel-Fattah.







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mardi 1 mars 2011

Affaire ECR — le 18 mai 2011 en Cour suprême

Repris du site de la Coalition pour la liberté en éducation :

La Cour suprême du Canada entendra la cause des parents de Drummondville opposés à l'imposition du cours ECR le mercredi 18 mai 2011. Il s'agira d'une audition orale publique.

Les avocats des parents ont déposé au greffe de la Cour suprême du Canada leur mémoire le 7 février 2011. Le mémoire (sans les pièces au dossier) est disponible ici. Ce dépôt déclenche un délai de 4 semaines à l'intérieur duquel tout intervenant potentiel doit se manifester par le dépôt d'une requête en ce sens, soit jusqu'au 7 mars 2011. Des groupes comme l'Association des parents catholiques du Québec, l'Alliance évangélique du Canada et l'Association des Coptes du Grand Montréal avaient déjà manifesté leur intérêt d'obtenir ce statut d'intervenant. La Cour statuera par la suite sur ces requêtes et ceux qui auront obtenu le statut d'intervenant auront un délai à être précisé pour le dépôt de leur court mémoire. Les procureurs gouvernementaux et ceux de la commission scolaire des Chênes ont jusqu'au 4 avril 2011 pour déposer leur mémoire et autres documents.




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vendredi 17 décembre 2010

Le gouvernement québécois ne veut plus de religion dans les garderies communautaires

L'enseignement religieux sera désormais interdit dans les centres de la petite enfance (CPE) et les services de garde subventionnés au Québec. Il existe, en effet, une centaine de garderies communautaires catholiques, coptes, musulmanes et juives qui enseignent quelques rudiments religieux aux jeunes enfants qui les fréquentent. D'après nos renseignements, au moins 3 garderies seraient tenues par des communautés religieuses catholiques. Ce sont des CPE à 7$. Deux appartiennent aux sœurs salésiennes dans l’Est de Montréal.

La ministre de la Famille (!), Yolande James, a fait l'annonce de cette nouvelle politique, ce vendredi matin, lors d'un point de presse. « On n'enseignera pas de dogme ou de croyance ou de pratique religieuse spécifique aux enfants de 0 à 5 ans et ce, peu importe la religion », a déclaré la ministre.

« On ne sortira pas les sapins de Noël des CPE ».
Mme James explique que peu de services de garde dispensent actuellement un enseignement religieux. Elle évalue ce nombre à une centaine de garderies.

Les services de garde subventionnés par l'État et les CPE auront jusqu'au 1er juin 2011 pour se conformer à cette directive. S'ils refusent, ils se verront « suspendre, réduire ou carrément annuler leurs subventions ». Par contre, il n'est pas pour l'instant question de supprimer les subventions des écoles privées confessionnelles qui elles aussi pourtant enseignent des pratiques religieuses et sont subventionnées.

Le gouvernement québécois a déclaré qu'il n'hésitera pas à sévir.

La directive n'interdit pas l'explication d'une « manifestation culturelle liée à une fête à connotation religieuse », comme la crèche sous le sapin ou la ménorah, ni l'enseignement de la diversité des croyances religieuses. Les garderies peuvent conserver des objets religieux en autant qu'ils ne soient pas trop nombreux — qui jugera ? — et ne soient pas utilisés dans les activités d'apprentissage. Un ministre du culte peut faire des activités pour les enfants, en autant qu'elles n'aient pas de caractère religieux. Les employés peuvent prier, tout comme les enfants, en autant qu'ils ne soient pas « supervisés » par les éducatrices.

Les responsables de garderies apprendront qu'il ne sera plus toléré qu'on « encourage, supervise, fasse mémoriser ou réciter une prière, un chant religieux ou une bénédiction afin d'amener les enfants à intégrer une croyance liée à une religion spécifique ».

Selon l'ancienne ministre de l'immigration, « Il y a une différence entre enseigner la religion et souligner une tradition culturelle. Avec cette directive, il sera toujours permis de souligner les aspects culturels d'une fête. »

« Autrement dit, on ne sortira pas les sapins de Noël des CPE », conclut Mme James.

Quarante inspecteurs et un comité de plus

Il reste à savoir si la nouvelle orientation sera respectée et appliquée. À cette fin, le ministère est en train de procéder à l'embauche d'une quarantaine d'inspecteurs, qui s'ajouteront aux 18 déjà en fonction. Ils recevront tous une formation spéciale destinée à les rendre aptes à déceler les manquements à la directive.

Un comité spécial tranchera les cas litigieux.

Certaines garderies appartiennent à des organismes religieux et sont dirigées par eux. Ils pourront les conserver, en autant qu'ils adaptent leur programme éducatif aux nouvelles exigences « laïques ».

Pour l'heure, après avoir mené au cours des derniers mois une série de consultations auprès des premiers intéressés, le gouvernement du Québec dit ne pas s'attendre à ce que sa directive soit défiée ou contestée en cour, a-t-on appris.

Selon La Presse Canadienne, certains ont quand même dit craindre l'arrivée d'une « police religieuse ».

Brèches

L'Association québécoise des CPE (AQCPE) a salué les mesures annoncées par Québec. Selon l'AQCPE, les mesures « pourront corriger un bon nombre de situations problématiques existantes ».

L'Association soutient que la directive laisse toutefois une importante brèche, car « elle ne s'applique pas aux services de garde en milieu familial subventionnés », qui représentent près de la moitié des places dans la province.

L'AQCPE soulève également la question de l'admission des enfants et qu'il sera possible pour une garderie de privilégier l'entrée d'enfants sur une base confessionnelle ou ethnique.


Craintes d'une application inepte et maladroite

Dans un article du National Post intitulé « Les tout-petits peuvent voir des symboles religieux, mais ils ne peuvent demander qu’on les leur explique », Daniel Weinstock, professeur de philosophie à l'Université de Montréal, déclare qu'il est logique que les enfants qui fréquentent une garderie subventionnée par l'État [en réalité par des contribuables dont ces parents] ne soient pas endoctrinés dans une religion particulière, même si c'est ce que leurs parents souhaitent. Ces parents perdent ainsi tous les droits à choisir l’enseignement de leurs enfants parce que leurs impôts transitent par le fisc avant d’être distribués à leur garderie…

Toutefois, M. Weinstock craint une mise en œuvre « bureaucratique, exagérée et maladroite » lorsque les inspecteurs visiteront les garderies à la recherche de preuves d’instruction religieuse. « Ce ne serait pas la première fois dans l’histoire, non seulement du Québec, mais également du Canada, que de bonnes intentions tournent mal à cause d’une mise en œuvre stupide par une politique à taille unique » a déclaré le professeur.

Contestation en justice à venir ?

Le Conseil musulman de Montréal espère contester en justice cette nouvelle politique : « Nous considérons qu’il s’agit d’une discrimination explicite des droits des communautés religieuses d’éduquer leurs enfants conformément aux valeurs et préceptes qui leurs sont chers » de déclarer Salam Elmenyawi, le président du conseil.

Addendum semaine suivante

Religion à la garderie : membres d'un comité-conseil disent avoir été ignorés

Répression religieuse plus sévère dans les garderies que dans les écoles

« Les chiens du gouvernement québécois vont surveiller la religion dans les garderies »

Religion banned in Quebec’s government-funded daycares


Documents officiels

DIRECTIVE sur les activités ayant pour objectif l’apprentissage d’une croyance, d’un dogme ou de la pratique d’une religion spécifique dans un centre de la petite enfance ou une garderie subventionnée

GUIDE d’application de la Directive relative aux activités ayant pour objectif l’apprentissage d’une croyance, d’un dogme ou de la pratique d’une religion spécifique dans un centre de la petite enfance ou une garderie subventionnée




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samedi 13 mars 2010

Souper-bénéfice conjoint, le 20 mars à 17 h

L'Association de la communauté copte orthodoxe du grand Montréal tient un souper-bénéfice, le samedi 20 mars prochain.

La totalité des fonds recueillis sera partagée, à parts égales, entre la CLÉ et les Coptes orthodoxes, victimes des attaques du 6 janvier dernier, en Égypte (7 tués, une quinzaine de blessés et des maisons incendiées).

Lieu

Église St Georges & St Joseph,
17400, boul. Pierrefonds à Pierrefonds
(à l'ouest du boul. St Charles).

Menu, service et prix du billet

  • Souper végétarien (carême oblige) avec beaucoup de variétés orientales, délicieuses ;

  • Dessert, boissons chaudes et froides sont compris ;

  • Service à 17h ;

  • Les enfants en bas de 12 ans ne sont pas admis ;

  • Les billets sont en vente à 20,00 $.

Réservations par courriel : avamalek<arrobe>videotron.ca


Le programme

  • Mot du président de ACCOM 

  • Revue rapide et dernières nouvelles concernant le cours ÉCR 

  • Courte vidéo montrant Sa Sainteté le pape Chénouda III rendant visite, à l'hôpital,aux blessés de la dernière tuerie du 6 janvier, contre les Coptes orthodoxes, en Égypte 

  • Mot sur les tristes évènements (6 jeunes assassinés à cause de leur foi chrétienne) survenus le 6 janvier dernier, veille de Noël 

  • Mot du très révérend archiprêtre Arsanios Aziz, curé de l'église St Georges & St Joseph 

  • Prière de clôture. (19 h 10).


Comment s'y rendre 

En venant de Montréal, on peut prendre l'autoroute 20 Ouest ou la Transcanadienne Ouest.

Sortie boul. St Charles (direction Nord)
Continuer sur St Charles, jusqu'au boul. Pierrefonds
Tourner à gauche sur Pierrefonds

L'église est à votre gauche, après le 1er stop. Grand bâtiment blanc.


Agrandir le plan

dimanche 7 février 2010

La prépondérance de la culture chrétienne ne se retrouve pas dans le matériel didactique

L'émission de Radio-Canada Second Regard de ce dimanche a, une nouvelle fois, abordé le cours d'éthique et de culture religieuse. Dans la vidéo ci-dessous, la ministre du Monopole de l'Éducation, Mme Michelle Courchesne, maintient que le régime pédagogique est très clair : le volet catholique et protestant doit être prépondérant et il faut enseigner ce qui constitue ces deux mouvements religieux. (Nous invitons les lecteurs à chercher des éléments dans ce sens dans la dernière version du régime pédagogique... On n'y trouve nulle part ni le terme « catholique » ni « catholicisme », pas plus que « christianisme ».)

Notons d'emblée que, pour plusieurs observateurs, dire que le cours enseigne ce qu'est le catholicisme ou le protestantisme est inexact ou trompeur puisque le programme se concentre surtout que sur le « phénomène religieux » et ses aspects beaucoup plus superficiels et externes (les rites, les objets de culte, quelques récits, les bâtiments, les œuvres d'art, la hiérarchie, quelques personnages fondateurs) et non pas sur une compréhension réelle, interne, de ce qui constitue ces religions.

La journaliste de Radio-Canada oppose ensuite à la ministre le résultat de l'évaluation des évêques catholiques et des protestants : le christianisme n'est pas prédominant dans le matériel didactique utilisé (voir ci-dessous). La ministre maintient que c'est le cas pour les manuels approuvés.

Le problème c'est que, dans cet entretien de la SRC, la journaliste ne demande pas à Mme Courchesne de définir cette prépondérance.

Rappelons que le porte-parole du MELS pour le cours ECR, M. Bergevin, a refusé de chiffrer cette prépondérance disant qu'il s'agissait simplement de plus de contenu chrétien que toute autre religion prise isolément, donc 30 % chrétien et 20 à 10 % pour chacune des autres religions c'est parfait. Plus de détails ci-dessous.




Mme Lajeunesse, ci-dessous, de la Table de concertation protestante en éducation se plaint — comme les évêques catholiques — du manque de place consacrée dans le matériel didactique à la culture chrétienne (et en particulier à la culture religieuse protestante et orthodoxe), malgré les promesses de Mme Courchesne (première vidéo ci-dessous) et de M. Jean Charest (voir la seconde vidéo ci-dessous) à cet effet.





Il faut se réjouir que Radio-Canada se réveille sur ce sujet, il y a plus d'un an et demi, ce carnet et la CLÉ disaient déjà la même chose après avoir consulté les premiers manuels, mais bon, pour Radio-Canada, il ne s'agissait que de l'avis d'une poignée de catholiques parmi « les plus intégristes »... Non, les journalistes n'ont pas de préjugés ! Où allez-vous chercher cela, mon bon monsieur ?

Une année plus tard, Radio-Canada se rendait compte qu'il n'y avait vraiment pas que des catholiques, mais également beaucoup de protestants (pas tous des ex-catholiques contrairement à ce que prétend la chaîne publique), des coptes et même des musulmans qui s'opposaient bruyamment à ce programme !



Notons que, même si le programme consacrait une majorité du temps à l'étude du christianisme, il n'est donc pas du tout certain que cette nouvelle mouture du programme ECR satisferait tous les parents : est-ce que cela satisferait les musulmans, les parents qui reprochent l'approche relativisme même à plus faible dose du cours ou ceux qui n'approuvent pas certaines discussions sur des sujets moraux controversés et parfois même politiques lors du volet éthique ?

Lors de la controverse qui a suivi la publication de l'étude de Joëlle Quérin, plusieurs thuriféraires du programme ECR ont proclamé que cette prédominance existait.



C'est ainsi qu'on a vu les pères du cours ECR nous prétendre que grâce au programme actuel, leur merveilleux bébé, « l'accès à la connaissance historique du patrimoine religieux québécois est privilégié », laissant entendre aux Québécois peu au fait du programme d'éthique et culture religieuse que l'immense majorité du programme tourne autour du christianisme.

C'est FAUX, rien de tel n'est obligatoire (bien que ce ne soit pas impossible).

C'est faux dans le programme comme nous l'expliquait il y a un peu plus d'un an le porte-parole le plus silencieux de la fonction publique québécoise, Pierre Bergevin, le 2  septembre 2008 à Valcourt devant les caméras de Radio-Canada et le responsable du programme ECR auprès du ministère, M. Jacques Pettigrew. M. Bergevin déclarait que la prédominance donnée au christianisme ne signifiait pas qu’une majorité du cours sur les religions serait réservée au christianisme, ni qu’il pouvait citer un chiffre précis qui correspondrait au minimum de contenu chrétien. Il a bien fait car, au 3e cycle du primaire, les manuels approuvés par le BAMD de Modulo ne consacrent que 27 % de leurs contenus au christianisme guère plus que les 20 % consacrés à la spiritualité autochtone au 1er cycle du primaire…

C'est faux dans les faits comme l'ont indiqué les évêques catholiques du Québec et la Table de concertation protestante sur l'éducation (TCPE), nullement des brandons de la discorde pédagogique et en rien de jeunes écervelés nationalistes.

Voici ce disaient les évêques catholiques dans leur lettre à la ministre Courchesne du 15 septembre 2009 :
« 
Nos experts ont constaté que la place qui y est faite au christianisme reste très comparable à celle des autres religions, bien éloignée de la prescription d'en traiter tout au long de chaque année d'un cycle. Ces manuels exposeront les élèves à la diversité religieuse bien plus qu'ils ne les introduiront de façon significative à la connaissance de la tradition chrétienne québécoise.

[...]

L'apport du christianisme à la vie sociale et culturelle du Québec, fréquemment réitéré au cours des démarches ayant conduit à l'approbation du programme, demeure très peu présent dans les manuels étudiés, et même absent dans plusieurs cas.
 »
Reproche similaire de la part de la TCPE, organisme très modéré dans sa critique du cours ECR, dans sa lettre envoyée à la ministre Courchesne le 9 décembre :
« 
  1. la présentation des religions (chris­tianisme, islam, hindouisme, judaïsme, sikhisme, bouddhisme et spiritualité autochtone) est plus ou moins égale. La prédominance de la tradition judéo-chrétienne n’est pas respectée.

  2. l’énumération de l’apport du protestantisme tant anglophone que francophone dans les sphères sociales, économiques est minime, malgré notre présence au Québec depuis plus de cinq siècles. Les personnages protestants sont rarissimes.

  3. majoritairement le contenu éthique est sur représenté par rapport au volet religieux.
 »







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jeudi 7 janvier 2010

Égypte — 6 coptes assassinés à Noël, l'Italie condamne

Six coptes ont été tués alors qu'ils sortaient de la messe de Noël (orthodoxe) le 6 janvier à Nagaa Hamadi. L'évêque de Nagaa Hamadi, Anba Kirolos, déclaré à l'AFP : « Nous avons terminé la messe à 23 h 00 et je me suis dirigé vers l'évêché, où j'ai vu un homme à bord d'une voiture en train de tirer à l'arme automatique contre tous les coptes qui passaient devant le bâtiment de l'évêché ». L'homme « a ensuite continué à tirer dans les rues de la ville sur les coptes », a poursuivi Mgr Kirolos, faisant état de cinq blessés dans un état grave. Un policier a également été tué dans la fusillade. L'évêque a déclaré que « l'auteur de ce crime est connu et fiché » par la police et « aurait dû être arrêté », mais bénéficiait de protections de la part de personnalités proches du Parti national démocratique (PND au pouvoir).

Des heurts ont ensuite eu lieu entre la police et 2.000 coptes qui voulaient se rassembler devant l'hôpital où avaient été transférées les dépouilles. Les funérailles se sont déroulées en début d'après-midi jeudi en présence de 5.000 coptes.

Pour sa part, l'Italie a condamné jeudi les violences « suscitant l'horreur » contre les Coptes en Égypte et le ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini, a annoncé qu'il en discuterait « personnellement » avec son homologue égyptien au cours d'une visite au Caire la semaine prochaine.

« Les violences commises contre la communauté chrétienne copte en Égypte suscitent l'horreur et la réprobation », a déclaré le chef de la diplomatie italienne dans un communiqué.

« Je parlerai personnellement [...] avec mon homologue Aboul Gheit de la protection de la communauté copte dans ce pays [...] à l'occasion de la visite que je ferai au Caire à la fin de la semaine prochaine », a indiqué M. Frattini, qui s'est dit « préoccupé » par ces violences.






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mercredi 2 septembre 2009

Rassemblement des Chrétiens du Moyen-Orient : ce jugement est une invitation au réveil

Le RCMO qui exprime la position d’un grand nombre de personnes issues du Moyen-Orient et vivant au Québec constate avec tristesse, que le jugement rendu par la Cour Supérieure de Drummondville, n’a pas reconnu à la famille demanderesse le droit à l’exemption du cours d’Éthique et culture religieuse imposé depuis un an aux élèves du Québec, sans égard à leur liberté de conscience et de religion.

Quoique disent les arguments sur lesquels se base ce jugement, l’État n’a pas le droit d’imposer une éducation que les familles reconnaissent comme nuisible à leurs enfants. L’État n’a pas le droit de se substituer aux parents et leur imposer des concepts religieux multiples sous couvert de culture et d’éthique. L’État portera la lourde responsabilité d’une autre « réforme » en éducation mal conçue, confuse et très mal enseignée, qui génèrera du mécontentement tout le long et créera plus de problèmes qu’elle n’en résoudra.

Le Rassemblement considère ce jugement défavorable de la Cour Supérieure, comme une invitation à tous les parents du Québec de se réveiller pour défendre leurs droits et celui de leurs enfants. Le Rassemblement salue le courage de cette famille de Drummondville qui s’est sacrifiée pour toutes les autres. Le Rassemblement qui inclut des Catholiques, des Orthodoxes et des Protestants, continue à appuyer l’Association des parents catholiques du Québec, la Coalition pour la liberté en éducation, tous ceux qui travaillent dans l’intérêt des enfants et des familles. Ce droit appartient aux parents et cette lutte est légitime.


Personne contact : Raouf Ayas
ayas<arrobe>sympatico.ca
info<arrobe>RCMO.ca
Rassemblement des Chrétiens du Moyen-Orient
2005, rue Victor-Doré,bureau 123
Montréal Qc.
H3M 1S4
Tél. 514 332 4222