Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis (ci-contre) a annoncé une enveloppe de 1,76 milliard d'euros l'an prochain pour relancer la natalité, assurant que la priorité sera donné « à la protection de la famille en mettant au cœur de notre politique une récompense fiscale pour les familles, en fonction du nombre d'enfants ».
« Pour la première fois dans notre pays, nous disposons d'une stratégie globale sur la question démographique », a souligné Kyriakos Mitsotakis, lors d'un colloque sur ce sujet organisé à Athènes par le quotidien Eleftheros Typos (littéralement la Presse Libre, de centre-droite).
Il a mis en avant la protection de la famille soulignant que la réforme fiscale du gouvernement favorise les familles avec enfants.
« Nous avons à distribuer la somme de 1,76 milliard d'euros pour 2026" et "nous avons donné la priorité à la protection de la famille, en mettant au cœur de notre politique une récompense fiscale pour les familles, en fonction du nombre d'enfants », a ajouté le Premier ministre conservateur soulignant que « plus le nombre d'enfants augmente, plus les impôts diminuent ».
Concrètement, les ménages avec enfant auront des taux réduits sur leur barème d'imposition. 1 enfant donnerait droit à un taux de 18% sur la première tranche d'impôt (jusqu'à 20.000 euros) au lieu de 22%. Avec 2 enfants ça passerait à 16%. Et ainsi de suite jusqu'à 4 enfants et plus où ce taux passerait à 0%.
Un des plus faibles taux de natalité d'Europe
Il a toutefois souligné que le problème démographique n'était pas exclusivement lié au niveau économique ou à la prospérité des pays, mais « à d'autres raisons qu'il nous faut analyser beaucoup plus en profondeur si on veut le résoudre ».
La Grèce a l'un des plus faibles taux de natalité (nombre de naissances pour 1.000 habitants) parmi ses partenaires de l'UE, à 7,3, suivie par l'Espagne (6,9) et l'Italie (6,7) qui occupe la dernière place. Il est à titre de comparaison de 9,7 pour 1.000 en France.
Interrogé sur la possibilité de résoudre le problème du marché du travail et de la démographie par l'arrivée de migrants et réfugiés, Kyriakos Mitsotakis a insisté sur sa politique "stricte" migratoire.
