dimanche 27 novembre 2022

Intégration et unité par le sport

À Bruxelles, après la victoire du Maroc sur la Belgique (2-0) au Mondial de la FIFA, un supporter marocain monte à la fenêtre d'un partisan de l'équipe belge pour lui arracher son drapeau sous les acclamations de la foule... Tous unis contre le racisme et l'intolérance par le sport. La capitale belge bénéficie d'une large communauté d'immigrants marocains arrivés à partir des années soixante. Le Maroc n'a pas été colonisé par la Belgique. 

La capitale belge pourrait, toutefois, être à majorité musulmane d'ici quelques années. À Bruxelles, 76 % des jeunes musulmans s’identifient avant tout au « Monde islamique » et  s’y estiment « chez eux ».

Le site de la FIFA n'offre apparemment que cette version en anglais de son slogan

Voir aussi  

Bruxelles, une ville à majoritairement musulmane en 2030 (émission de « morale laïque » La Pensée et les hommes, très proche de l'ULB et de la franc-maçonnerie)


Part de la population belge née belge, différences entre 2000 et 2021

Composition de la population belge 2000 à 2021 

À Bruxelles, 22,5% de la population est belge d'origine belge

Québec — Nombre de naissances continue de baisser et les décès sont repartis à la hausse 

Grand remplacement — Les immigrants représentent près du quart de la population canadienne

Canada, champion de l'augmentation du prix du logement depuis 2000, aussi un pays à très forte immigration... (la Belgique a également vu le prix du logement fortement augmenter)

Montréal : en 2031 les minorités visibles représenteront 31 % de la population 

Démographie — En 15 ans, les minorités visibles sont passées au Québec de 7 % à 13 % de la population

Belgique — écoles comme centres d'organisation des manifs écologistes

Ne dites plus « Journées du Patrimoine », mais « Heritage Days » : « Un nouveau nom pour une dynamique plus inclusive » (Belgique)

Belgique — Les signes religieux autorisés dans toutes les hautes écoles de la fédération (WBE) [la démographie l'emporte à la fin...] 

Seul un quart des habitants de Bruxelles sont des Belges d'origine belge 

Belgique : le Musée des beaux-arts (« Bozar ») célèbre la naissance de Ludwig van Beethoven avec un Beethoven noir... (formation d'un mythe diversitaire)

 

 

samedi 26 novembre 2022

« Tradition franque » d'hommes libres contre esclavage traditionnel méditerranéen y compris européen

Le commerce des hommes fut très développé en terres chrétiennes au Moyen Âge et jusqu’au XVIe siècle. Une réalité jusqu’ici négligée. Recension de l’ouvrage Maîtres et esclaves en Méditerranée de Claude Hocquet parue dans le Figaro Littéraire.

De nombreux ouvrages ont traité la question de l’esclavage. Le mérite de l’enquête de l’historien Jean-Claude Hocquet est de reprendre entièrement ce dossier et de souligner son importance trop souvent négligée autour de la Méditerranée. Car l’ancienne Mare Nostrum, probablement marquée par l’héritage antique, est une des rives où l’esclavage fut le plus diffus, du côté oriental, ce qu’on savait, l’islam ne se démarquant pas des sociétés antiques sauf sur une exception (il ne reconnaît pas l’esclavage pour dettes), mais aussi du côté occidental, ce qui reste assez ignoré.

Allégorie de la victoire de Lépante du roi d’Espagne Philippe II (et de ses alliés) contre les Ottomans en 1571. Tableau du Titien. En bas à gauche, un combattant turc réduit en esclavage.

Remettant en question les études de certains historiens de la Méditerranée, tout en s’inscrivant dans la lignée de Braudel, l’auteur nous fait découvrir une face très sombre de l’esclavage méditerranéen, qui était au Moyen Âge bien plus répandu qu’on ne saurait l’imaginer. On le retrouve non seulement dans les terres d’Afrique — puisque les Arabes furent d’importants marchands d’esclaves de cette époque — mais aussi dans les terres chrétiennes, ce qui offre une perspective nouvelle sur un dossier généralement sous-estimé, voire ignoré : la pratique de l’esclavage dans l’Europe chrétienne.

Le christianisme n’a pas mis fin au Moyen Âge à l’esclavage, même si, finalement, son message (la fameuse Épître aux Galates) a pu être décisif. Mais il n’a pas empêché, au moins jusqu’au XVIe siècle, le recours aux esclaves. Cet usage s’était répandu un peu partout dans les villes commerçantes de Venise, Gênes, Naples, Barcelone ou Valence, ce que l’auteur appelle les « cités esclavagistes de premier plan ». Toutes les terres méditerranéennes ont été frappées par cette pratique de l’esclavage, y compris des terres qui seront ensuite annexées à la couronne de France, comme le comté de Provence.

Mais le royaume de France se distingue des autres nations chrétiennes méditerranéennes et, pour une fois, « l’exception française » ne se contente pas d’être une simple posture. La justice du royaume des Lys affirme qu’il n’y a point d’esclave en terre de France. On cite souvent l’ordonnance de Louis X le Hutin (« chacun doit naître franc »). Mais l’auteur, qui ne la mentionne pas, insiste plutôt sur les procès qui ont eu lieu entre les possesseurs d’esclaves et la justice à partir du XVe siècle. Même si tous ces principes mettent un certain temps avant de s’établir. La Provence, avant d’être annexée à la couronne, a connu, précise l’auteur, un régime esclavagiste proche de celui en vigueur en Ligurie et en Catalogne.

France, mère de la liberté

Que vont devenir ces esclaves lorsque le comté est annexé à la France ? Il va y avoir de nombreuses actions en justice, car beaucoup de Provençaux exploitent des esclaves (on parle bien d’esclaves et non simplement de serfs). L’autorité royale semble vouloir combattre de telles pratiques. Ce sont les traditions « franques » d’un peuple libre qui servent de fondement à ce refus. Les élites se pensent alors issues des forêts de Germanie où dominait la liberté. En 1571, des esclaves « maures » qu’un marchand normand tentait de vendre après les avoir achetés sur les côtes barbaresques furent libérés par le Parlement de Guyenne, qui affirma : « La France, mère de la liberté, ne permet aucun esclavage. »

Cette tradition culturelle a profondément inspiré les élites de l’époque qui étaient fort attachées à cet esprit. Lors du siège de Metz, un général espagnol demandait au duc de Guise qu’il lui livre un esclave turc, et le grand défenseur de la Ligue le lui refusa, affirmant que c’est « le privilège de la France de temps immémorial, quand ce serait le plus barbare et étranger du monde, ayant mis seulement le pied dans la terre de France, il est aussitôt libre et hors de tout esclavage ». Évidemment, ce généreux discours ne vaudra, comme chacun sait, que pour la terre française. Il en sera bien autrement dans les colonies. L’auteur ne parle pas de la traite atlantique, mais il revient sur toutes les singularités de cet esclavage méditerranéen, il se demande pourquoi l’esclavage médiéval et moderne a ignoré les grandes révoltes d’esclaves à la Spartacus qui avaient émaillé l’histoire antique. Il disserte aussi sur les positions parfois équivoques des papes. Bref, autant de questions qui font l’intérêt d’un sujet à la fois dramatique et bien plus complexe qu’on ne l’a longtemps cru.


Maîtres et esclaves en Méditerranée,

de Jean-Claude Hocquet
paru le 20 octobre 2022,
aux éditions du CNRS,
330 pages,
ISBN-13 : 978-2271132994

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Citations ethniquement incorrectes de Karl Marx 

Radio-Canada nous « éduque » : « plus de 800 mille-z esclaves en sol canadien » en 1834

« La traite arabo-musulmane est volontairement occultée dans les mémoires de l’esclavage » 

Un million d’esclaves européens chez les Barbaresques 

Le génocide voilé (traite négrière musulmane)  

Histoire — la traite esclavagiste a-t-elle permis le décollage économique de l’Occident ?

 
Manuel d’histoire québécois approuvé par le Ministère (1) — chrétiens intolérants, Saint-Louis précurseur des nazis, pas de critique de l’islam tolérant pour sa part

« “Connais-toi toi-même”, ce proverbe africain », selon le plus grand syndicat d’enseignants américain

 

Universités — L’exclusion des hommes blancs d’appels de candidatures fait l’objet de plaintes

Un appel de candidatures à l’Université Laval (UL) pour le poste de titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire du Canada-Québec, qui exclut les hommes blancs, a incité un professeur, qui s’estime violé dans ses droits, à porter plainte à la Commission des droits de la personne du Québec et du Canada.

Campus de l'université Laval à Québec

« On est dans une dérive. On pense que combattre la discrimination par la discrimination, ce n’est pas une bonne façon de procéder. Ça va juste attiser les tensions, lance Frédéric Bastien, historien, professeur au collège Dawson et militant. C’est rare, un poste en histoire. »

Il estime qu’il aurait pu avoir les compétences nécessaires pour postuler : il possède un doctorat en histoire et a plusieurs publications à son actif, dont l’ouvrage La bataille de Londres.

On pense que combattre la discrimination par la discrimination, ce n’est pas une bonne façon de procéder. Ça va juste attiser les tensions. C’est rare, un poste en histoire. — Frédéric Bastien

Or, dans l’affichage de poste [...], l’Université Laval écrit [en gras] que « seules les personnes candidates possédant les compétences requises ET s’étant auto-identifiées comme membre d’au moins un de ces quatre groupes sous-représentés (femmes, Autochtones, personnes en situation de handicap et personne appartenant aux minorités visibles) seront sélectionnées ».

Extrait de l'appel à candidatures

« L’Université Laval ne peut déposer d’autres types de profils de candidatures tant que ses cibles de représentation ne sont pas atteintes, et ce, conformément aux exigences du Programme des CRC [chaires de recherche du Canada] », ajoute-t-on.

Quotas diversitaires

Ottawa a fixé des cibles de diversité à la suite d’un jugement de la Cour fédérale qui a fait l’objet d’un ajout en 2019. Celui-ci vise à réparer un déséquilibre historique dans la représentation des minorités. Les cibles pour décembre 2029 sont de 50,9 % pour les femmes, de 22 % pour les minorités visibles, de 7,5 % pour les personnes handicapées et de 4,9 % pour les Autochtones. Les universités s’approchent de l’objectif : des données du Programme des chaires de recherche du Canada montrent qu’en septembre 2022, la représentation pour les « femmes et personnes de minorités de genre » était de 44,3 %, de 24,9 % pour les personnes racisées, de 6,1 % pour celles ayant un handicap et de 3,8 % pour les Autochtones.

Pour y parvenir, des universités d’un peu partout au pays excluent dès le départ les candidatures d’hommes blancs aux postes de chaires de recherche financées par le fédéral. Cette situation avait été dénoncée par le gouvernement du Québec et l’opposition en mars dernier.

Du côté de l’UL, on prend le soin de préciser que « toutes les universités doivent se conformer à ces exigences ». « Avant le lancement de chaque concours de CRC, une évaluation est faite afin de savoir si des écarts restent à combler pour atteindre les cibles établies par le Programme [des chaires de recherche du Canada]. Si ces cibles sont atteintes, les CRC peuvent être attribuées à toute personne », explique la porte-parole Andrée-Anne Stewart.

Pour des questions de principe, Frédéric Bastien a acheminé le 31 octobre une plainte contre l’Université Laval et une contre le Programme des chaires de recherche du Canada aux commissions canadienne et québécoise des droits de la personne. « En faisant cela, elle a violé mes droits, écrit le professeur. En étant considéré comme un homme blanc, hétérosexuel, je ne pouvais postuler au poste en question, car les quotas pour les catégories indiquées plus haut n’étaient pas atteints. »

Matière à contestation 

Comme cette façon de faire génère de vifs débats, le professeur titulaire à la Faculté de droit de l’Université de Montréal (UdeM) Stéphane Beaulac estime que le fait de porter plainte est une bonne nouvelle parce que « cela va permettre de régler la question » et de « tester le programme » [mettre à l'épreuve les critères discriminatoires du programme de financement].

« Il y a matière à aller contester ces affichages [de l'appel à candidatures]. Il y a de la poigne, juridiquement parlant », croit le spécialiste en droit constitutionnel. Mais pas nécessairement sur l’aspect discriminatoire, ajoute-t-il, parce que cela s’inscrit dans un programme expressément autorisé par la Charte québécoise des droits et libertés de la personne et par le régime législatif.

« Le concept clé, c’est celui de la proportionnalité. C’est là que la poigne [le levier] juridique se trouve, estime celui qui a lui-même été président du comité d’embauche à la Faculté de droit de l’UdeM pour deux mandats. C’est de dire que ça va trop loin parce que le processus est censé garder comme priorité absolue la compétence à remplir selon les fonctions de l’affichage. C’est donc de se priver d’entrée de jeu de plusieurs dossiers qui permettraient de voir, dans le marché de l’embauche, qui sont les personnes les plus compétentes. »

Contacté par Le Devoir, le Programme des chaires de recherche du Canada insiste sur le fait que les « objectifs d’équité et l’embauche stratégique sont considérés comme des pratiques exemplaires par la Commission canadienne des droits de la personne pour remédier à la sous-représentation historique et persistante » des minorités.

« Les hommes blancs sont admissibles à plusieurs postes de chaire de recherche à travers les universités canadiennes, ajoute la porte-parole Andrea Matyas. Le Programme des chaires de recherche du Canada n’exclut personne et se veut inclusif. C’est justement pour cette raison que des mesures sont prises par le programme pour assurer une représentation qui corresponde à celle de la population. »

Empiètement sur la vie privée

L’Université Laval ajoute de son côté qu’un candidat ne peut pas obtenir un poste à une chaire de recherche canadienne s’il ne remplit pas un formulaire d’auto-identification. Consulté par Le Devoir, celui-ci comprend des questions avec des choix de réponse détaillés sur le genre, l’orientation sexuelle, l’identité autochtone, l’appartenance à une minorité visible et la présence d’un handicap. « Il s’agit d’une condition du Programme lors de l’évaluation des dossiers par le gouvernement fédéral », précise Andrée-Anne Stewart.

Une situation que dénonce Frédéric Bastien, qui envisage de porter plainte contre ce formulaire. « C’est la sphère privée de l’individu qui est envahie par l’employeur », croit-il.

Source : Le Devoir


27 novembre 1095 — Appel lancé pour porter secours aux chrétiens d'Orient et aux pèlerins

C’était il y a près de mille ans. À la fin du XIe siècle, le royaume de France était en petite forme. Il ne représentait pas plus de deux ou trois fois l’actuelle région d’Île-de-France ; le domaine royal était bordé par Compiègne au nord, Orléans au sud, Dreux à l’ouest. Les Capétiens régnaient, mais, dit Jacques Bainville qui est indulgent, ce sont des « règnes sans éclat ». Qui se souvient de ces rois-là, les premiers héritiers du fondateur de la dynastie, Robert le Pieux, Henri Ier, Philippe Ier ? C’est à l’extérieur du royaume que les choses se passent. Chez les Normands en particulier : le duc de Normandie, Guillaume le Conquérant, a mis la main sur l’Angleterre (victoire de Hastings, en 1066, illustrée par la tapisserie de Bayeux), et ce sont aussi des Normands qui sont allés délivrer, à leur demande, les populations catholiques de l’Italie méridionale des expéditions sarrasines.



« Les malheurs des pèlerins »

Car c’est un temps de pèlerinages. Des foules de pèlerins chrétiens se déplacent en longues colonnes vers Rome ou Saint-Jacques-de-Compostelle, au nord de l’Espagne, venant manifester leur soutien aux dernières victoires de la Reconquista sur l’islam, après des siècles de conquêtes et de conversions musulmanes induites par des vexations et une forte taxation. Mais c’est le pèlerinage de Jérusalem, par terre et par mer, qui attire les fidèles les plus nombreux et les plus ardents, à partir des sols européens, notamment français. « Il crée une vie neuve, il marque la crise décisive où le vieil homme se dépouille », notent les chroniqueurs de l’époque.

Ces mouvements de population de l’Occident vers les Lieux saints d’Orient créent des routes, des escales, des dispensaires ; ils développent des échanges de toute nature. Arrivés sur place, les pèlerins rencontrent d’autres chrétiens, d’ancienne tradition qui constitue encore une grande partie de la Syrie et de la Palestine, peut-être encore la majorité des habitants, mais aussi des musulmans. Les communautés prospèrent dans des quartiers séparés. Jusqu’à l’arrivée des Turcs seldjoukides. Les anciens « maîtres tolérants et policés venus d’Égypte font place à des fanatiques durs et tracassiers ». La conquête de Jérusalem par ces Turcs s’accompagne de la persécution et du massacre des chrétiens. Les pèlerins rentrent chez eux effrayés. La nouvelle enflamme la fin de ce XIe siècle. Les Seldjoukides se sont emparés de l’Arménie si lointainement chrétienne, de Smyrne, de Nicée, près de Constantinople.

L’intervention des barons occidentaux permit de libérer de nombreuses villes (Nicée, Sardes, Tarse, Antioche) récemment conquises par les Turcs après la catastrophe de Manzikert en 1071


L’Empire byzantin menace de disparaître. Une vague de fond soulève la chrétienté.

L’Empire byzantin est confronté à l’avancée des Turcs seldjoukides. Depuis la désastreuse défaite subie à Manzikert l’arménienne en 1071, de nombreux territoires sont passés entre les mains de ces nouveaux musulmans venus d’Asie centrale et récemment convertis. Leur présence complique encore davantage le pèlerinage sur les Lieux saints qui connaît à l’époque un essor remarquable.

Qui va délivrer le Saint-Sépulcre ? Les monarques en sont incapables, qu’ils soient trop faibles, comme le roi de France, qu’ils se disputent entre eux, et notamment avec l’empereur d’Allemagne, ou qu’ils contestent l’autorité de l’Église de Rome. C’est donc elle qui va se substituer à eux, cette Église de Rome qui révèle sa solidité en résistant au grand schisme d’Orient d’un côté et aux « antipapes » de l’autre. C’est elle qui peut porter secours aux chrétiens de Terre sainte. Mais avec quels moyens le peut-elle ? Quels hommes ? Quel argent ? Quelles armes ? Elle va les mobiliser.

Et c’est un autre Français qui le fait, non pas le roi, mais un pape, le deuxième élu depuis Grégoire VII. Fils d’une famille noble de Champagne, rappelle Jacques Heers, l’historien des croisades, c’est un bénédictin ; il fut archidiacre de Reims avant de devenir prieur de l’abbaye de Cluny. Bâtie à la fin du siècle précédent, cette abbaye rayonne par son influence bien au-delà du sol qui l’a vue naître. Élu pape sous le nom d’Urbain II en 1088, il a dû attendre cinq ans avant de s’asseoir sur le trône pontifical à Rome (alors occupée par un « antipape »). La mission de la délivrance des chrétiens de Jérusalem se présente à lui comme une occasion d’affirmer son autorité tout en marquant la puissance temporelle et spirituelle de l’Église. Il part prêcher le combat dès 1095, depuis l’Italie jusqu’à la Bavière, des Alpes à la France, son pays. Il y multiplie assemblées et conciles, et n’hésite pas à excommunier le roi de France, Philippe Ier, pour usurpation de biens d’Église, répudiation de son épouse et corruption...

L’abbaye de Cluny dont Urbain II fut le prieur


vendredi 25 novembre 2022

Selon le président de l'Association des enseignants allemands, la forte immigration explique les mauvais résultats scolaires allemands

Pourquoi les écoles allemandes se comparent-elles si mal aux autres écoles dans le monde (30e place selon un classement international) ? Une étude récente de l’Institut de recherche économique (Université de Munich) montre que 23,8 % de tous les étudiants « n’acquièrent aucune compétence de base qui devrait être enseignée à l’école ».


Le président de l’Association des enseignants allemands, Heinz-Peter Meidinger (68 ans), s’adresse sans détour au quotidien populaire Bild : « Une raison décisive de la baisse des performances dans les écoles primaires est la proportion d’élèves issus de l’immigration, qui a augmenté de plus de 50 pour cent au cours des 10 dernières années. » Selon Meidinger, « plus leur proportion est élevée, plus le niveau est faible, au moins dans l’ensemble — cela a été démontré par les études PISA d’accompagnement. »

Meidinger a également souligné : « Si une grande partie de la classe n’est plus du tout en mesure de suivre l’enseignement, l’enseignant doit bien sûr abaisser les objectifs. Le niveau de performance des enfants non issus de l’immigration diminue alors également ».

Pour Meidinger, la ministre fédérale de l’éducation Bettina Stark-Watzinger (54 ans, FDP) est « une reine sans fief, car la politique scolaire proprement dite est décidée par les régions (Länder) ».

En ce qui concerne les 200 000 étudiants ukrainiens dans le pays, Meidinger s’est également montré sceptique quant à savoir « si une intégration permanente et réussie dans le système scolaire allemand sera possible si les conditions ne s’améliorent pas ».

La ministre Stark-Watzinger reconnaît la faiblesse de niveau, a-t-elle déclaré au Bild, au vu des mauvaises performances des écoles allemandes : « Cette évolution est alarmante et montre clairement le grand besoin d’action. Nous avons besoin d’écoles modernes, de plus d’enseignants et de plus d’enseignement numérique. »

Stark-Watzinger a souligné qu’avec le programme « bon démarrage », elle souhaitait « y mettre le paquet » afin d’assurer à long terme de meilleures chances de formation en Allemagne.

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Hôpital pour enfants de Toronto : politique pour aide médicale à mourir destinée aux enfants sans autorisation préalable des parents

Dans une revue médicale prestigieuse, des médecins de l’Hospital Sick Children de Toronto ont établi des politiques et des procédures pour administrer l’aide médicale à mourir aux enfants [euthanasier/les aider à se suicider], y compris dans les cas où les parents ne seraient informés qu’après le décès de l’enfant. 


L’article paraît à peine trois mois avant que le Conseil canadien des académies ne rende compte au Parlement du consensus médical sur l’extension de l’euthanasie volontaire dans des circonstances actuellement interdites par la loi. Le Conseil canadien des académies cherche spécifiquement à étendre la prétendue aide à mourir aux patients de moins de 18 ans, aux patients psychiatriques et aux patients qui ont exprimé une préférence pour l’euthanasie avant d’être rendus incapables de le faire pour cause d’Alzheimer ou d’une autre maladie.

L’article du 21 septembre rédigé par des médecins, des administrateurs et des éthiciens de Sick Kids a été publié dans J Med Ethics du British Medical Journal et soutenu par le Joint Centre for Bioethics de l’Université de Toronto.

Dans un organigramme qui décrit comment une mort médicalement provoquée se produirait à l’hôpital pour enfants malades de Toronto, les auteurs Carey DeMichelis, Randi Zlotnik Shaul et Adam Rapoport ne mentionnent pas de conversation avec la famille ou les parents sur la façon dont l’enfant mourra jusqu’à ce que le décès se produise pendant la « période de réflexion ».

La confidentialité des patients régit la décision d’inclure ou non les parents dans une décision concernant une mort assistée, ont déclaré les auteurs. Si des mineurs mentalement aptes de moins de 18 ans stipulent qu’ils ne souhaitent pas que leurs parents soient impliqués, les médecins et les infirmières doivent respecter la volonté des patients.

« Habituellement, la famille est intimement impliquée dans ce processus de prise de décision (de fin de vie) », écrivent-ils. « Si, toutefois, un patient mentalement apte indique explicitement qu’il ne veut pas que les membres de sa famille soient impliqués dans sa prise de décision, bien que les prestataires de soins de santé puissent encourager le patient à reconsidérer et à impliquer sa famille, en fin de compte, les souhaits des patients aptes en matière de confidentialité doit être respecté. »

La politique proposée pour Sick Kids soutient qu’il n’y a pas de distinction éthique significative entre un patient choisissant de refuser un traitement pénible et acceptant une mort inévitable par rapport aux patients qui choisissent de mourir par injection chimique avant que la maladie n’entraîne la mort. Légalement, l’Ontario n’exige pas que les parents participent à la décision d’un mineur capable de refuser d’autres traitements. Par conséquent, il n’y a aucune raison légale d’exiger la participation des parents à une mort assistée, selon la politique de Sick Kids.

La bioéthicienne Bridget Campion a déclaré qu’elle n’était ni surprise ni choquée par l’article.

« Le fait est que l’aide médicale à mourir est désormais légale. Et c’est légal dans de nombreux endroits du monde », a déclaré le chercheur, conférencier et auteur à l’Institut catholique canadien de bioéthique. « Maintenant que c’est légal, de nombreux pratiquants disent : “Comment faisons-nous cela ?” Je ne suis pas du tout surprise. »

Les opposants au suicide assisté concentrent leurs efforts sur la protection de l’objection de conscience, a-t-elle déclaré, tant pour les cliniciens à titre particulier que les établissements de soins de santé confessionnels.

« Il est difficile de savoir que faire dans les circonstances. C’est désormais légal », a-t-elle déclaré. « À mon avis, si nous nous engageons à construire une culture de la vie, oubliez la législation. Il est trop tard, ce temps est révolu. Il faut absolument que nous nous assurions que certaines choses restent en place — qu’on puisse encore prodiguer des soins de santé conformes à la doctrine catholique, qu’on puisse s’opposer par objection de conscience. Mais, pour moi, la chose la plus importante est “d’accord, comment construisons-nous une culture de la vie ? Comment construisons-nous une culture de soins ? » Si nous pouvons faire cela et faire en sorte que les gens ne veulent pas d’aide médicale à mourir, alors nous aurons réalisé une bonne chose.”

Comme d’autres bioéthiciens catholiques, Campion trouve l’argument du suicide assisté basé sur les droits et l’autonomie du patient simpliste et trop étroit. La politique de Sick Kids semble ne pas tenir compte des droits ou des valeurs collectives, car elle est axée sur l’autonomie du patient.

“Ces jours-ci, ce à quoi je pense, c’est que nous avons tendance à considérer la médecine comme une chose très privée — entre le patient et le clinicien”, a-t-elle déclaré.

“Nous devons également penser aux communautés de santé, aux communautés de bien-être.”

Source

Rappel du philosophe non croyant Luc Ferry sur les raisons de l’Église catholique de s’opposer à l’euthanasie et “au suicide assisté”

Le 25 novembre et le 6 décembre, hier et aujourd'hui

Catherinette dans un bureau municipal d'Alsace en 2010
On appelait naguère « catheri­nettes » les jeunes femmes de vingt-cinq ans encore céliba­taires lors de la Sainte-Catherine (25 novembre). Une fête était souvent organisée au cours de laquelle les jeunes filles portant une coiffe faisaient des vœux pour un prompt mariage.

Autrefois, les statues de sainte Catherine placées dans les églises étaient ornées d'une coiffe qui était renouvelée chaque année. Cette opération était le privi­lège des jeunes femmes âgées de plus de 25 ans encore céliba­taires. Ainsi, l'expression « elle va coiffer sainte Catherine » signifiait que la jeune femme en question n'avait toujours pas trouvé de mari. Cette dernière pouvait alors implorer la sainte avec la prière suivante : « Sainte Catherine, aide-moi. Ne me laisse pas mourir célibataire. Un mari, sainte Catherine, un bon, sainte Catherine ; mais plutôt un que pas du tout ». Les jeunes hommes célibataires avaient la Saint-Nicolas, le 6 décembre. Les célibataires qui fêtaient leur trentième anniversaire portaient la crosse de Saint Nicolas. Époque naïve et romantique où l'on valorisait le couple stable et le mariage...

Au Canada et au Québec, la Sainte-Catherine est aussi associée à la fameuse tire du même nom, une idée, selon la légende, de la célèbre Marguerite Bourgeoys. Ingénieuse, la première institutrice de Ville-Marie s'en serait servi pour attirer les Amérindiennes à l'école.

Immigration — Les Français durcissent le ton

La position des Français en matière d’immigration tend à se durcir. C’est ce que montre un sondage Odoxa Backbone Consulting [Bienvenue en France!], réalisé en exclusivité pour Le Figaro. Alors que doit débuter au mois de décembre un débat au Parlement sur le sujet, l’opinion publique opte de plus en plus pour un freinage de la politique d’accueil du pays.

«Il y a trop d’immigrés en France.» En quatre ans, ce constat s’est progressivement installé au sein de la population. Aujourd’hui, pas moins de 72% des citoyens le partagent, soit 9 points de plus qu’en 2018. Sans surprise, cela concerne en très grande partie les sympathisants du Rassemblement national (97 %), ceux des Républicains (82%) mais aussi de Renaissance [parti de Macron] (66%). Tous n’appellent pas pour autant à fermer drastiquement les frontières, et certains (30%) estiment même qu’il faut continuer d’accueillir les réfugiés. Mais ils sont de plus en plus minoritaires.
 
Des migrants se tiennent à bord d'un bateau dans la ville de Paleochora, au sud-ouest de l'île de Crète, le 22 novembre.

Mauvaise opinion

Dans ce contexte, la politique migratoire d’Emmanuel Macron est elle aussi observée avec sévérité : 7 Français sur 10 ont ainsi une mauvaise opinion de l’action menée, et chacun y va de sa critique. Pour la gauche, c’est un manque de générosité.


Pour la droite, c’est un laxisme démesuré

La décision récente de l’exécutif d’accueillir le navire Ocean Viking à Toulon n’a pas non plus aidé à redorer le blason du gouvernement. Cet accueil a même vivement divisé les Français, lesquels pensent, pour 53 % d’entre eux, que ce choix était une erreur, contre 46% le saluant. Les plus réfractaires sont une fois de plus du côté des sympathisants du RN (93 %) et des Républicains, dans une moindre mesure (62%). Sans surprise là aussi, les sympathisants de gauche se sont plutôt réjouis de ce revirement, qu’il s’agisse des Insoumis et des socialistes (73%) ou des écologistes (62 %).

Dans ce contexte, les mesures du projet de loi immigration sont particulièrement attendues. Certaines d’entre elles, comme le durcissement des mesures d’expulsion des étrangers en situation irrégulière, sont même largement approuvées (85 %). C’est aussi le cas de l’amélioration de l’insertion professionnelle des travailleurs étrangers, qui convainc 66% des sondés. Enfin, pour 8 Français sur 10, il convient d’inscrire les étrangers menacés d’expulsion au fichier des personnes recherchées, pour rendre les obligations de quitter le territoire français (OQTF) plus efficaces. Un débat tragiquement relancé au mois d’octobre, après le meurtre de la petite Lola par une étrangère en situation irrégulière. 

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mercredi 23 novembre 2022

Haine — le tueur du club LGBTQ se dit « non binaire », veut qu'on utilise « they » comme pronom, né dans une famille décomposée

L’homme qui a ouvert le feu dans une boîte LGBTQ+ de Colorado Springs, dans l’ouest des États-Unis, et qui a fait cinq morts dans la nuit de samedi à dimanche pourrait être poursuivi pour meurtres et pour crimes motivés par la haine.

Des membres de la communauté LGBTQ+ se sont réunis devant l’établissement pour rendre hommage aux victimes.
 
Ce tragique incident a été immédiatement récupéré par les militants LGBTQ+, les politiciens qui s’y associent, ainsi que les médias de grand chemin progressistes comme l’Agence France Presse (AFP) et Radio-Canada.

C’est ainsi que l’AFP (repris par Radio-Canada) écrivait :

Le président Joe Biden a appelé lundi le gouverneur du Colorado Jared Polis, premier gouverneur ouvertement homosexuel élu aux États-Unis, qui s’était déclaré « horrifié et anéanti ».

Cette attaque survient six ans après la pire tuerie qu’ait connue la communauté LGBTQ+ aux États-Unis lorsqu’un Américain d’origine afghane [fort consommateur de littérature djihadiste…] avait tué 49 personnes dans une boîte gay d’Orlando, en Floride.

Elle s’inscrit dans un contexte de tensions politiques autour des questions transgenres, notamment pendant la campagne des élections américaines de mi-mandat. [Comprendre la protection des enfants contre des mutilations de « changement de sexe », voir La Floride protège les enfants du mouvement trans]

« Lorsque les politiques et les experts continuent à faire circuler des clichés, des insultes et de la désinformation à propos de la communauté trans et LGBTQ+, voilà le résultat », a fustigé dimanche Brianna Titone, première législatrice transgenre élue à la Chambre des représentants du Colorado.

L’ennui avec cette instrumentalisation pavlovienne des forces « progressistes », c’est que le tueur serait un membre de cette même communauté LGBTQ… si l’on en croit l’avocat de la défense du tueur présumé. Voir image ci-dessous. Il est également l’enfant d’une famille dysfonctionnelle.


Le tireur de club LGBTQ+ du Colorado, Anderson Lee Aldrich, a précédemment changé de nom et s’identifie désormais comme non binaire, en utilisant les pronoms ils/eux.

Aldrich, 22 ans, est soupçonné d’avoir tué cinq personnes et d’en avoir blessé d’autres au Club Q samedi. Entre-temps, il a été révélé que leur père est une vedette du porno qui s’appelle « Dick [B*te] Delaware ».

Le nom à la naissance du suspect est Nicholas Franklin Brink. Il l’a changé en Anderson Lee Aldrich en 2016 dans une demande signée par sa mère, sa grand-mère biologique et son beau-grand-père.

Dans un dossier judiciaire, les défenseurs publics d’Aldrich ont déclaré que leur client n’était pas binaire et utilisait des pronoms ils/eux, se référant au client comme « “Mx”. Anderson Aldrich ».

Selon la demande, qui a été signée alors qu’Aldrich s’identifiait encore comme un homme, le changement de nom visait à « se protéger et à protéger son avenir de tout lien » avec son père biologique, Aaron Brink.

Dans la vidéo filmée lors de sa comparution devant une juge, Anderson Aldrich, affalé dans un fauteuil, s’exprimait avec lenteur d’une petite voix atone à l’aide de monosyllabes. Tucker Carlson de Fox News s’est demandé si l’on pouvait poser la question du rôle potentiel de substances illicites.


(Lien vers la même vidéo sur Rumble, censurée en France à cause de Macron et Cie)

Tucker Carlson dénonce l'instrumentalisation éhontée et mensongère du massacre par les médias « progressistes »

Famille décomposée, père acteur de porno au dossier de police chargé

Aaron Brink aurait quitté la mère d’Aldrich quand Anderson était bébé, avant de se lancer dans la MMA et le porno, sous le pseudonyme de « Dick [B*te] Delaware ».

Il est également apparu devant la caméra dans les émissions de téléréalité Divorce Court and Intervention en 2009, lorsque sa fiancée a tenté de lui faire cesser de consommer du crystal meth, selon le New York Post.

Brink a de longs antécédents criminels, y compris des condamnations pour voies de fait contre la mère du tireur présumé, Laura Voepel, avant et après la naissance du suspect, selon les dossiers des tribunaux d’État et fédéraux.

Une condamnation pour délit de coups et blessures en 2002 en Californie a abouti à une ordonnance de protection qui interdisait initialement au père, Aaron F. Brink, de contacter le suspect ou sa mère, sauf par l’intermédiaire d’un avocat, mais a ensuite été modifiée pour permettre des visites surveillées avec l’enfant.

Le père a également été condamné à deux ans et demi de détention pour importation de marijuana. Alors qu’il était en liberté surveillée, il a violé ses conditions en testant positif aux stéroïdes illégaux, selon les archives publiques.

Brink a participé à des sports de combat MMA, au sein de l’UFC et d’autres compétitions de combat, avec 29 victoires et 27 défaites à son tableau.

Il a été encouragé à faire du porno par un producteur de combats de lutte MMA lors d’une fête et a commencé à jouer dans des films en 2002. Il est retourné dans l’industrie pour adultes en 2019 après une longue interruption. 

Il y a quelques jours un autre bar LGBTQ attaqué à plusieurs reprises

Il y a quelques jours, à New York, un autre bar LGBTQ a été attaqué. Immédiatement, la même scie sur la preuve que ces attaques illustrent la haine qui menace « la communauté » a fait le tour des médias. Quelques citations d’un article de NBC ci-dessous.

Erik Bottcher, conseiller municipal homosexuel de New York, a qualifié les incidents de « crimes de haine » dans un tweet dimanche et a exhorté toute personne disposant d’informations permettant d’identifier l’auteur à contacter le NYPD Hate Crime Task Force. 

« L’épidémie de violence anti-LGBTQ+ est nationale », a également tweeté dimanche Mark Levine, le président de l’arrondissement de Manhattan. « Un bar gay bien connu du côté ouest de Manhattan a été attaqué à plusieurs reprises ces dernières semaines. Nous ne pouvons pas supporter cela. »

Mais il y a un pépin : le suspect, Sean Kuilan, identifié grâce à des vidéos de surveillance, affirme être un homosexuel lui-même et n’avoir agi que pour venger autrui. La police n’a pas retenu la haine comme le motif de ces attaques.

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Carence de crimes haineux, il faut les inventer ?

La croisade des LGBT contre la liberté d’expression et les distinctions linguistiques immémoriales

Enfants élevés par des couples homos deux fois plus susceptibles d’être déprimés et obèses 

Étude suédoise : les « mariés » de même sexe sont trois fois plus susceptibles de commettre un suicide

Étude suggère des risques pour les enfants élevés par des couples homosexuels


Québec adopte des critères « diversitaires » pour l'octroi de bourses d'étudiants en maîtrise et doctorat

Un texte de Patrick Moreau, paru en tribune libre dans le Devoir. L’auteur est professeur de littérature à Montréal, rédacteur en chef de la revue Argument et essayiste. Il a notamment publié Ces mots qui pensent à notre place (Liber, 2017) et La prose d’Alain Grandbois. Ou lire et relire Les voyages de Marco Polo (Nota bene, 2019). Rappelons que certains prétendent que le gouvernement québécois de la CAQ est « conservateur ».

Depuis l’année passée, les Fonds de recherche du Québec (FRQ) ont modifié les critères qui leur servent à évaluer les dossiers de demandes de bourses déposés par des étudiants qui se lancent dans une maîtrise ou un doctorat. Jusque-là, les critères pris en compte par l’organisme subventionnaire étaient essentiellement des critères d’excellence : parcours universitaire, notes obtenues, prix et récompenses. À ces premiers critères s’en ajoutaient d’autres, destinés à évaluer la valeur du projet de recherche présenté : originalité et pertinence, méthodologie, etc. Tous ces critères tendaient donc à une évaluation des qualités du chercheur et du projet de recherche pour lequel celui-ci demandait le soutien des FRQ.


 

Seulement voilà, depuis le printemps 2021 s’est ajoutée à ces éléments la prise en compte d’une autre série de critères réunis sous la rubrique « mobilisation sociale ». Or, ceux-ci renvoient davantage à une évaluation politique des différents projets qu’à une évaluation de leur qualité. Il y est question notamment de « capacité d’engagement » et de « prise en considération des objectifs de développement durable des Nations unies, dont l’équité, la diversité et l’inclusion ».

Lors de leur demande de bourse, les candidats doivent donc expliquer en quoi leur projet de recherche constitue « une participation citoyenne » et contribue d’une manière ou d’une autre à cette « mobilisation sociale » qui vise l’atteinte d’objectifs de « développement durable » ou d’« inclusion ».

Ces nouveaux critères laissent craindre que les FRQ ne confondent recherche scientifique et militantisme. Le document explicatif qui accompagne l’énoncé de ces nouveaux critères semble d’ailleurs confirmer une telle crainte puisqu’à titre d’exemples de projets de recherche qui y satisferaient, il énumère : « Effets de la pollution sur la santé », « Autonomisation des femmes autochtones », ou encore « Logement abordable et santé mentale ». En dehors de ces sujets « sociaux » ou « écologistes », en eux-mêmes parfaitement louables, on comprend qu’il sera évidemment plus difficile pour des chercheurs qui se penchent sur des phénomènes astronomiques, la physique quantique ou bien l’histoire de la philosophie de justifier une telle contribution au développement durable.

Ainsi, un seul exemple de recherche en littérature est donné dans le document explicatif susmentionné ; il s’agit de « La vie littéraire au Québec », thème qui correspondrait à l’« Objectif de développement durable 11 : Villes et communautés durables ». Encore apprend-on que l’on doit cette correspondance un peu tirée par les cheveux au seul fait que les FRQ accordent de leur propre chef « une portée élargie » à cet ODD 11 « en y intégrant le patrimoine immatériel en s’appuyant sur la Convention du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO ».

On est soulagé de savoir que, grâce à ce tour de passe-passe, il sera encore possible, au Québec, de soutenir des recherches qui portent sur l’art, la littérature ou l’histoire québécoises.

Mais qu’en sera-t-il de celles portant sur la philosophie d’Aristote, la littérature française ? On devine sans trop de peine le genre de contorsions intellectuelles auxquelles on contraindra certains chercheurs qui seront sommés d’établir un lien entre leur sujet de recherche et l’un ou l’autre des ODD de l’ONU. À moins qu’afin de satisfaire aux exigences des ODD 5 (Inégalités entre les sexes) ou 10 (Inégalités réduites), ils ne se voient tous obligés de réorienter leurs recherches vers l’homophobie chez Aristote ou le sexisme des classiques — sujets en eux-mêmes pertinents, sauf à devenir un nouveau genre d’obligation morale.

De plus, ces critères ne concernent pas seulement les projets de recherche pour lesquels est demandé un soutien financier, mais le demandeur lui-même, qui doit expliquer comment il met « sa pensée, sa parole et son action au service d’une cause collective ». On exige donc de lui qu’il prouve non seulement qu’il est apte à produire une recherche de qualité, mais aussi à quel point il est « progressiste ».

Car là encore, les exemples donnés par les FRQ confirment une conception très orientée de ce que leurs responsables considèrent comme un « engagement » louable et légitime. On y trouve ainsi : « Vous faites partie d’un groupe ou d’un comité qui vise à favoriser l’équité, la diversité et l’inclusion » ; « Vous réalisez des balados pour encourager les saines habitudes de vie » ; ou encore « Vous participez au nettoyage des berges ». Le but est clair : il s’agit pour les candidats de montrer patte blanche. De montrer qu’ils communient aux idéaux du « progressisme » contemporain afin d’éviter que se glisse parmi eux un vilain climatosceptique, un odieux réactionnaire, ou bien alors un de ces « esprits forts » réfractaires à toute idéologie politique, surtout si celle-ci est imposée.

Mais est-ce vraiment à un organisme subventionnaire qui dispose de fonds publics d’imposer ses préférences idéologiques ? Surtout, n’est-il pas intolérable qu’un tel organisme public s’arroge le droit de juger de la vie privée et des opinions des personnes qui réclament son aide ? Car le choix de participer aux activités d’un organisme de bienfaisance comme celui de s’engager en faveur d’une cause quelconque relève bel et bien de la liberté individuelle.

Les FRQ ne devraient avoir à juger que des projets de recherche qui leur sont soumis, et en aucun cas de l’« engagement » des personnes qui les soumettent. Leur fonction est de sélectionner de futurs chercheurs et non des citoyens modèles.

Histoire — le 23 novembre 1837, bataille de Saint-Denis


La bataille de Saint-Denis est un événement des rébellions de 1837-1838. Elle a lieu le 23 novembre 1837 à Saint-Denis (Saint-Denis-sur-Richelieu), un village situé sur la rive sud de la rivière Richelieu. Elle oppose un groupe composé de 200 miliciens patriotes et de 600 civils sans armes, dirigé par le docteur Wolfred Nelson, à un contingent de 300 soldats de l’armée britannique, dirigé par le lieutenant-colonel Charles Stephen Gore.

Au mois de novembre 1837, la crise amorcée par la réponse négative de la Grande-Bretagne aux revendications patriotes atteint un point culminant. Le 6 novembre 1837, une bagarre éclate dans les rues de Montréal entre les Fils de la liberté et le Doric Club. Dix jours plus tard, le gouvernement lance des mandats d’arrestation contre 26 chefs patriotes. Plusieurs d’entre eux choisissent alors de quitter Montréal pour se réfugier dans les campagnes. Louis-Joseph Papineau et Edmund Bailey O’Callaghan, après un arrêt à Varennes, se rendent à Saint-Denis.

Sir John Colborne, le commandant en chef des forces armées dans les deux Canadas, décide d’envoyer deux détachements de l’armée pour arrêter les chefs patriotes visés par les mandats d’arrestation. Croyant que la plupart des chefs se trouvent à Saint-Charles (Saint-Charles-sur-Richelieu), un premier détachement, mené par le commandant George A. Wetherall, prend la route du sud par Chambly. Un second, dirigé par Charles Stephen Gore, prend la route du nord en direction de Sorel (Sorel-Tracy).

Papineau et O’Callaghan, qui ont rejoint Nelson à Saint-Denis, organisent alors la résistance aux arrestations prévues dans ce village et celui de Saint-Charles. Ils mettent en place des camps et ils réquisitionnent des armes. Au matin du 23 novembre, alors que le détachement de Gore se trouve à proximité de Saint-Denis, Papineau et O’Callaghan quittent le village en direction de Saint-Hyacinthe.

Lorsque l’armée de Gore arrive à proximité de Saint-Denis, les soldats sont épuisés par une marche qui a duré toute la nuit, le froid et la pluie. De leur côté, les patriotes ont vu venir les troupes et plusieurs sont barricadés dans des bâtiments de pierre à l’entrée du village. La bataille tourne à l’avantage des patriotes, qui bénéficient de l’effet de surprise et d’un meilleur positionnement stratégique. Après environ six heures de combat, Gore sonne la retraite. Les pertes des patriotes s’élèvent à douze morts et sept blessés, tandis que les Britanniques comptent six morts, dix blessés et six disparus.

La bataille de Saint-Denis est la seule victoire des patriotes durant les rébellions de 1837-1838. Elle est suivie par leurs défaites lors des batailles de Saint-Charles (25 novembre) et de Saint-Eustache (14 décembre). Par la suite, plusieurs patriotes se réfugient aux États-Unis où ils s’organisent autour du docteur Robert Nelson.

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mardi 22 novembre 2022

Après la chute de 40 % de son action, Disney limoge son directeur général « woke »

Bob Iger, celui qui a attiré Star Wars (La Guerre des étoiles), Pixar et Marvel chez Disney, en plus de défier la domination de Netflix parmi les plateformes de diffusion en continu, remplacera le directeur général Bob Chapek, celui-là même qui lui avait succédé en 2020 et dont le mandat de deux ans a été marqué par des conflits, des faux pas et une performance financière en baisse.

Bob Iger, à Los Angeles, le 6 novembre 2021

Cette annonce survient deux semaines après que les performances financières trimestrielles de Disney ont été bien en deçà des attentes de Wall Street en matière de bénéfices et de revenus, faisant chuter les actions de 12 %. Les actions de The Walt Disney Company ont baissé de 40 % cette année.

Mais ce sont les résultats du groupe sur le marché de la diffusion en continu qui ont déçu les marchés et ont fait perdre à l’action de Disney plus de 40 % depuis le début de l’année. Les plateformes Disney+, ESPN+ et Hulu ont en effet engrangé une perte opérationnelle de près de 1,5 milliard de dollars.

À l’ouverture des marchés, lundi, les actions de la société ont bondi de 8 %, la nomination de M. Iger prenant effet immédiatement.

Le mandat de directeur général de M. Chapek a également été marqué par ce que beaucoup considéraient comme des erreurs.

En 2022, le premier avait été au cœur d’une polémique concernant une loi jugée anti-LGBT en Floride.

La société s’est retrouvée mêlée à une bataille publique avec le gouverneur Ron DeSantis, après que l’État d’origine de Disney, la Floride, a promulgué une mesure interdisant l’enseignement de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre dans les écoles primaires jusqu’à la troisième année, une loi que certains ont surnommée « don’t say gay ». 

M. Chapek est resté silencieux publiquement au début, ce qui a déclenché un tollé chez les employés. Lorsque M. Chapek a ensuite dénoncé la mesure, cela a mené à une réaction politique des élus conservateurs et des médias incitant au boycottage et qualifiant Disney de « woke ».

 

Source : Presse canadienne

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Progrès : la nouvelle production de La Belle et la Bête de Disney donne le rôle de Belle à une femme noire, obèse et « queer »   

Superman woke fait un four (était La Guerre contre l’homme hétéro avec Playboy et Superman) 

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Face à John Wayne qui ne veut pas mourir, le changement démographique et l’argent des progressistes 

dimanche 20 novembre 2022

Chute de la natalité et hausse du vieillissement historiques en Espagne

La natalité en Espagne préoccupe. Le nombre de naissances recensées n’a jamais été aussi bas depuis 1941.

C’est désormais un fait : en Espagne il y a davantage de personnes qui meurent que de nouvelles naissances. Un déséquilibre continu qui préoccupe l’équilibre du pays : les spécialistes estiment que durant les 50 prochaines années, la population (autochtone) sera de plus en plus faible.

113 364 décès de plus que de naissances en 2021

Selon les chiffres de l’Institut national espagnol de statistiques (INE), le taux de natalité espagnol ne cesse de baisser depuis 2010, avec une chute plus importante à partir de 2015. 

En effet, depuis 2015, le pays subit une perte progressive de population causée par un taux de natalité de plus en plus bas et une mortalité plus élevée. Une tendance qui a été aggravée par la pandémie de Covid.  Les dernières statistiques de l’INE avec des données de 2021 révèlent une certaine baisse du nombre de décès, qui a diminué de 8,7 % par rapport à l’année précédente, même si, avec 450 744 décès, ce chiffre se place au second rang du nombre de décès depuis que l’Institut de la Statistique enregistre ce nombre. Les décès ont dépassé les naissances de 113 364. Le  taux de fécondité en Espagne est de 1,19 enfant/femme. Le taux de remplacement de la population est généralement établi à 2,1 enfants/femme.

Nombre de naissances depuis 1941 (la population de l’Espagne était alors de 26 millions de personnes, en 2021 elle était de 47,4 millions)
Une génération sans enfants

Les naissances sont inégalement réparties sur le territoire : les zones les plus rurales et moins habitées recensent peu de naissances, et il y a en revanche davantage de nouveau-nés le long du littoral méditerranéen.

Deux principales raisons expliquent le phénomène. Il y a d’une part une baisse de la volonté d’avoir des enfants pour toute une génération : de nombreux Espagnols autour de la trentaine expliquent ne pas ressentir le besoin de devenir parents ; ils préfèrent leur carrière professionnelle, mais se disent aussi satisfaits de leur vie sociale sans enfants. L’État providence rassure et éloigne le spectre d’une vieillesse sans descendance. D’autre part, ceux qui souhaiteraient avoir des enfants deviennent parents de plus en plus tard, ou jamais, à cause du contexte économique du pays : les projets de grossesse sont reportés pour des raisons financières, par peur de l’avenir, de l’instabilité et du manque de perspectives professionnelles.

Un problème d’équilibre national

Les données de l’INE font état de 337 380 naissances l’année dernière, soit 1,15 % de moins que l’année 2020. Il s’agit du chiffre le plus bas depuis qu’il existe des registres de la natalité dans le pays. La baisse de la natalité et les progrès de la médecine transforment la population espagnole en une population vieillissante, pour laquelle des problèmes de pensions sont à venir. Le système de retraite espagnol va devoir affronter un souci de taille : plus de 30 % de la population appartient à la génération dite du baby-boom. Ces travailleurs seront tous à la retraite d’ici moins de vingt ans. Or, la génération qui devra permettre de payer leurs pensions de retraite est celle dite des millénariaux, qui représentent tout juste 16 % de la population, deux fois moins nombreuse donc.

Pour le gouvernement de gauche espagnol, il s’agit d’un « problème arithmétique à résoudre » pour les prochaines décennies. Le ministre de la Sécurité sociale José Luis Escrivá a expliqué que la prochaine génération, qui sera moindre, « va obliger à renforcer le système de retraite durant les vingt prochaines années ». Les experts estiment que le déséquilibre le plus important sera atteint en 2050, puis la situation devrait s’adoucir avec des coûts qu’il sera à nouveau possible d’assumer une fois la génération nombreuse des baby-boomers disparue. Plusieurs solutions sont à l’étude pour pouvoir passer ces deux décennies compliquées, notamment des modifications du système de calcul des retraites, l’augmentation des bases de cotisation, et la promotion de la retraite partielle ou de la « retraite active », entre autres.

Taux de vieillissement en forte hausse

Les chiffres du vieillissement de la population espagnole sont une année de plus étonnamment élevés. Selon les dernières données de l’Institut national de la statistique INE, l’Espagne a enregistré en 2022 un nouveau taux de vieillissement maximal de 133,5 %, autrement dit on compte 133 personnes âgées de plus de 64 ans pour 100 personnes de moins de 16 ans.

Évolution de l’indice de vieillissement de l’Espagne de 1999 (en bas) à 2022 (en haut)
 
Ce chiffre représente la plus forte croissance depuis 1999, soit 4,4 points de pourcentage, compte tenu du fait que l’année dernière, il était de 129,1 %. En d’autres termes, l’Espagne n’a pas autant vieilli en 23 ans.
 
Nationalité des mères
 
En 2020, 262 982 (77,5 %) bébés sont nés de mères de nationalité espagnole (y compris les immigrés naturalisés), 25 861 (7,6 %) de mères de nationalité africaine (y compris l'Afrique du Nord), 23 395 (6,9 %) de mères de nationalité américaine ( Amérique du Nord et du Sud), 20 089 (5,9 %) aux mères de nationalité européenne (pays européens et non membres de l'UE) et 6 751 (2,0 %) aux mères de nationalité asiatique.
 

 Sources : INE, El Mundo, El Diario

 

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Espagne : la natalité à son plus bas niveau

En Espagne, la natalité baisse, le nombre d’écoles aussi

La guerre d’Espagne sans légendes  

Espagne — Vox veut permettre aux parents d’avoir leur mot à dire en éducation

vendredi 18 novembre 2022

Part de la population belge née belge, différences entre 2000 et 2021


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Composition de la population belge 2000 à 2021 

À Bruxelles, 22,5% de la population est belge d'origine belge

Québec — Nombre de naissances continue de baisser et les décès sont repartis à la hausse 

Grand remplacement — Les immigrants représentent près du quart de la population canadienne

Canada, champion de l'augmentation du prix du logement depuis 2000, aussi un pays à très forte immigration... (la Belgique a également vu le prix du logement fortement augmenter)

Montréal : en 2031 les minorités visibles représenteront 31 % de la population 

Démographie — En 15 ans, les minorités visibles sont passées au Québec de 7 % à 13 % de la population

Belgique — écoles comme centres d'organisation des manifs écologistes

Ne dites plus « Journées du Patrimoine », mais « Heritage Days » : « Un nouveau nom pour une dynamique plus inclusive » (Belgique)

Belgique — Les signes religieux autorisés dans toutes les hautes écoles de la fédération (WBE) [la démographie l'emporte à la fin...] 

Seul un quart des habitants de Bruxelles sont des Belges d'origine belge 

Belgique : le Musée des beaux-arts (« Bozar ») célèbre la naissance de Ludwig van Beethoven avec un Beethoven noir... (formation d'un mythe diversitaire)

 

mercredi 16 novembre 2022

Ontario — l'euthanasie pour éviter la pauvreté et l'itinérance

Autre conséquence de la folie des prix du logement en Ontario qui concentre une grande partie de l’immigration du Canada, pays avec le plus haut taux d’immigration du G7 : le désespoir des gens qui ne parviennent pas à se loger et qui, parfois, considèrent l’euthanasie plutôt que de devoir être confrontés à l’itinérance et à la pauvreté.

Voir aussi 

La pente inéluctable de « l’aide médicale à mourir », l’extension du domaine de l’euthanasie ? 

Toronto, aimant de l’immigration massive : maison de 2 mètres de large à vendre pour 2 millions de dollars

Un Québec à l’avenir radieux : l’euthanasie pour tous ?

Pays-Bas — Une femme « euthanasiée contre sa volonté »  

Québec — « Le désastre de l’euthanasie »

Euthanasie au Québec : des médecins objectent et pas uniquement pour des raisons religieuses  

Louis O’Neill : « La loi sur l’aide médicale à mourir s’appuie sur un consensus politique plus ou moins préfabriqué » 

Pays-Bas — Une victime de viol obtient d’être euthanasiée pour mettre fin à son traumatisme  

Euthanasie : Condamner le suicide mais approuver l’aide à mourir… 

Suicide assisté : décision disproportionnée de la Cour suprême dans ses effets prévisibles et potentiels ?

Crise du logement : le tabou des seuils d’immigration trop élevés  

Canada, champion de l’augmentation du prix du logement depuis 2000, aussi un pays à très forte immigration… 

Bloomberg: les salaires canadiens stagnent en raison de l’immigration de masse alors que l’inflation grimpe 

Immigration de masse : le Canada connaît la plus forte croissance démographique du G7

L’augmentation de l’immigration a amplifié la crise du logement