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dimanche 9 août 2026

Malgré le scandale, l'autobiographie de l'ex-professeur vedette de Cambridge devrait être publiée ce mois


Le plus jeune professeur noir de Cambridge a donc démissionné.

La maison d’édition Simon & Schuster publiera néanmoins son autobiographie la semaine prochaine, moyennant un à-valoir qui s’élèverait à 1,4 million de livres sterling (ce chiffre a été largement relayé dans la presse ; l’éditeur ne l’a pas confirmé). 

Daniel Engber, du magazine The Atlantic, a mis la main sur le tapuscrit original du livre datant de 2024 et l'a comparé avec la version à paraître. Nous reproduisons son récent article sur ce sujet.

[L’indicatif, que nous avons conservé dans les extraits ci-dessous, ne préjuge en rien de la réalité des faits rapportés par Jason Arday ; nous avons simplement reproduit son emploi.] 


Great and Unfortunate Things, écrit en collaboration avec Eve Claxton, doit paraître la semaine prochaine aux éditions Simon & Schuster. Le récit qu’y expose Arday ne saurait être pris à la lettre : il diffère notablement des autres versions de sa vie qu’il a livrées en public comme en privé, y compris dans la proposition initiale qu’il avait soumise à la maison d'édition par l’entremise de son agent. Pourtant, l’ouvrage se révèle, à bien des égards, d’une honnêteté frappante et particulièrement révélateur : il brosse le portrait saisissant d’un homme manifestement mal préparé à affronter le monde universitaire, mais qui, contre toute attente, a su gravir les échelons les plus élevés. Il ne s’agit pas ici d’un jugement sévère émis par un tiers sur la carrière à la fois tragique et improbable d’Arday : c’est son propre récit.

Son autobiographie débute par une prophétie. Nous sommes en 2006, et Jason Arday, alors âgé de vingt et un ans, installait des pompes à eau dans les favelas du Brésil et enseignait aux enfants comment les utiliser. Une travailleuse humanitaire locale — une femme d’une trentaine d’années, aux cheveux et aux yeux foncés, à l’allure douce et posée — lui effleure le bras et lui murmure qu’il était destiné à souffrir toute sa vie, mais aussi à accomplir de grandes choses.

jeudi 22 août 2024

Amazon annule 2e saison d'une fiction « historique » avec le roi Édouard IV, noir, homosexuel et même handicapé

Amazon Prime Video a choisi de ne pas renouveler My Lady Jane pour une deuxième saison. La nouvelle arrive sept semaines après que les huit épisodes de la première saison de la série ont été diffusés en rafale avec peu de promotion le 27 juin.

La nouvelle n'est pas tout à fait surprenante. La série n'a pas trouvé un public suffisamment large, n'entrant jamais dans le palmarès des 10 meilleures diffusions hebdomadaires de Nielsen pour les séries originales.

Créée par Gemma Burgess d'après les romans de fiction historique de 2016, My Lady Jane aborde l'histoire alternative de l'un des monarques anglais dont le règne a été le plus court, Lady Jane Grey, alias la Reine des neuf jours, au XVIe siècle.

Le roi d'Angleterre, Édouard IV, était noir, homosexuel et même handicapé. 

 

« Mêlant intrigues de palais et vision fantastique des classes sociales », la série se déroule dans un monde habité par des Éthiens, des humains capables de prendre une forme animale, qui sont mis au ban de la société par la classe dirigeante des humains normaux, connue sous le nom de Verity.


jeudi 2 mai 2024

Inculture d'une étudiante américaine qui étudie en Argentine et choc racial

Une Américaine d'origine mexicaine qui a grandi en Californie du Sud part étudier en Argentine. Elle est choquée par tous les Blancs qu'elle rencontre à Buenos Aires qui "ressemblent à des Européens" et non à des Blancs américains... Quand elle se rend au Mexique, chaque année, elle ne voit pas de blancs, du moins où elle va au Mexique. Le sujet de la race étant tabou elle susurre plusieurs fois le mot « blanc », elle ne craint pas de dire normalement « afro-mexicains » ou des « bruns ».

Les États-Unis financent l'"éducation" à l'étranger de personnes qui ne sont même pas capables de consulter une encyclopédie sur l'endroit où elles se rendent.
Version plus longue:

samedi 14 octobre 2023

Les Amérindiens contre la reconnaissance des Métis ontariens (« des personnes aux origines douteuses ») comme autochtones

Les Amérindiens ontariens protègent leurs privilèges et leur part du gâteau. (Voir Les programmes destinés aux autochtones et les versements fédéraux contribuent à creuser les déficits du Canada [des dizaines de milliards de $]).

Le dépôt en juin du projet de loi fédérale C-53 qui enchâsserait dans la Constitution canadienne les droits de la Nation métisse de l’Ontario (MNO) a créé une profonde commotion auprès des Premières Nations de la province, qui demandent son annulation pure et simple. Elles reprochent notamment à Ottawa de ne pas les consulter sur les revendications d’une organisation dont elles nient toute légitimité.

Ottawa a créé un conflit qui ne cesse de s’intensifier depuis que le controversé projet de loi C-53 a été adopté en deuxième lecture à l’unanimité en juin.

Ce projet de loi, fruit de plusieurs accords, fournit un cadre légal permettant à la MNO de représenter les communautés métisses se trouvant sur le territoire ontarien, ce qui soulève une vive opposition des Premières Nations ontariennes.


« Parce que ces soi-disant Métis n’ont aucune assise identitaire sérieuse », clame Jason Batise (ci-contre), directeur général du Conseil tribal Wabun, composé de six Premières Nations situées dans le Nord de l’Ontario. « Nous n’acceptons pas leurs revendications sur nos territoires ancestraux. »

Les dirigeants des Premières Nations de l’Ontario considèrent l’accord d’autonomie gouvernementale de la MNO avec le Canada comme représentant une véritable « menace existentielle ». Le Conseil tribal Wabun a donc décidé de prendre les devants en se tournant du côté des tribunaux pour demander un contrôle judiciaire remettant en question l’existence des Métis dans l’Est ontarien.

« Le Canada ne peut pas sans notre accord reconnaître comme Autochtones des personnes aux origines douteuses. Leurs revendications n’ont aucun lien historique et on ne comprend pas pourquoi le gouvernement fédéral ne nous consulte pas », souligne M. Batise.

Margaret Froh (ci-contre), présidente de la MNO, a souligné que la loi C-53 est le fruit d’efforts qui remonte à plus de 200 ans. « La réalité, c’est que des communautés métisses ont existé et nous en sommes les fiers descendants », affirme-t-elle en entrevue.

Elle tient à préciser que l’entente avec le fédéral ne s’applique que sur la gestion des affaires internes et l’autodétermination. « L’accord ne concerne pas le territoire, mais uniquement notre droit à nous de gouverner selon nos coutumes et les services à l’enfance », dit-elle.

Mme Froh se dit consternée par ce « négationnisme » touchant les communautés métisses de l’Ontario. Pour la présidente, toutes les communautés autochtones du pays devraient accueillir cette législation comme un événement positif. « Il n’y a pas de hiérarchie à faire entre les peuples autochtones du Canada, qui incluent les Premières Nations [Amérindiens], les Inuit [Esquimaux] et les Métis. »
 
De plus en plus de Canadiens se définissent comme Métis
 
Depuis la décision de la Cour suprême en 2003 dans son arrêt Powley, un grand nombre de Canadiens se sont définis comme Métis grâce au test de Powley, qui établit une liste de 10 critères, comme les liens ancestraux ou l’appartenance à une communauté, afin de déterminer si une personne peut bénéficier des droits accordés aux Métis.

Notons que la Nation métisse de l’Ontario a voté en mars l’exclusion de 18 % de ses membres qui avaient menti sur leurs ascendances pour obtenir notamment des droits de pêche et de chasse.

« Ces soi-disant Métis veulent les ressources alors qu’ils ne partagent pas la réalité et les traumas des Nations métisses historiques », déclare le chef Wilfred King de la Première Nation Gull Bay en Ontario.
 
« Les Autochtones du pays doivent s’organiser avec du sous-financement chronique [ceci est très discutable], et voilà qu’il va falloir partager les enveloppes avec de faux Métis. »
 
L’arrêt Powley
 
La Reine c. Powley, 2003 CSC 43 (communément appelé l’arrêt Powley) est un arrêt de la Cour suprême du Canada portant sur le droit ancestral de chasse des peuples métis, et plus particulièrement sur la définition des droits ancestraux métis qui se retrouve à l’article 35 (1) de la Loi constitutionnelle de 1982.
 
En 1993, Steve et Roddy Powley, père et fils de Sault-Sainte-Marie, ont été accusés de possession d’un orignal qu’ils avaient abattu hors saison et sans permis. Les deux hommes ont plaidé non coupables au motif qu’en tant que Métis, ils avaient un droit de chasse autochtone qui n’était pas soumis aux lois ontariennes sur le gibier.

La Cour de justice de l’Ontario a donné son accord et a rejeté les accusations. Le procureur général de l’Ontario a fait appel de cette décision devant la Cour supérieure de justice de l’Ontario, qui a confirmé les acquittements et rejeté l’appel.

Le procureur général de l’Ontario a de nouveau fait appel devant la Cour d’appel de l’Ontario, qui a également confirmé les acquittements et rejeté l’appel. Enfin, l’Ontario a fait appel de la décision devant la Cour suprême du Canada, qui a confirmé à l’unanimité les décisions des juridictions inférieures.

Dans son sens constitutionnel, le mot Métis (avec une majuscule) ne vise pas toutes les personnes d’ascendance mixte autochtone et européenne au Canada. Il désigne plutôt des personnes issues de peuples distincts qui, en plus de leur ascendance mixte, possèdent leurs propres coutumes, façons de vivre et identité collective reconnaissables et distinctes de celles de leurs ancêtres des Amérindiens ou des Esquimaux. En outre, la Cour suprême, à travers l’arrêt Powley, précise que ces peuples ont pris leur essor avant que les Européens ne consolident leur emprise sur le territoire.

Source : Radio-Canada

mardi 19 juillet 2022

Activistes font pression pour empêcher les anthropologues d'identifier les restes humains comme "masculins" ou "féminins"

Des scientifiques soutiennent qu’ils ne peuvent pas connaître l’identité sexuelle à laquelle les dépouilles s’identifiaient.

Dès que des restes humains anciens sont découverts, les archéologues commencent le travail de détermination d’un certain nombre de traits sur l’individu, y compris l’âge, la race et le sexe.

Mais une nouvelle école de pensée au sein de l’archéologie pousse les scientifiques à réfléchir à deux fois avant d’attribuer un sexe aux restes humains anciens.

Il est possible de déterminer si un squelette provient d’un mâle ou d’une femelle biologique en utilisant des observations objectives basées sur la taille et la forme des os. Les médecins légistes font de même dans le cadre de leurs enquêtes.

Mais les militants LGBTQSAI+ soutiennent que les scientifiques ne peuvent pas savoir comment un ancien individu s’était identifié de son vivant.

« Vous connaissez peut-être l’argument selon lequel les archéologues qui trouveront vos os un jour vous attribueront le même sexe que celui que vous aviez à la naissance, donc peu importe si vous faites une transition sexuelle, vous ne pouvez pas échapper à votre sexe assigné », a tweeté la semaine dernière Emma Palladino, candidate à la maîtrise à l’Université de Montréal en anthropologie. En 2019, elle publiait un article intitulé Une nouvelle voie à suivre : décolonisation et voix autochtones dans les musées occidentaux.

Pour Mlle Palladino l’attribution d’un sexe à un squelette est une « connerie ».

« L’étiquetage des restes humains comme “masculin” ou “féminin” est de toute façon rarement l’objectif final d’une fouille », a écrit Palladino. « La “bioarchéologie de l’individu” est notre but, elle intègre absolument tout ce que nous découvrons sur une personne dans une biographie nuancée et ouverte de sa vie. »

Elle n’est pas la seule. Les militants du genre ont formé un groupe de travail appelé Trans Doe afin d’« explorer les façons dont les normes actuelles en matière d’identification humaine médico-légale ne rendent pas service aux personnes qui ne correspondent pas clairement à la division binaire des sexes ».

« Nous proposons une approche de l’identification humaine tenant compte du genre en regroupant des bases de données manquantes et non identifiées à la recherche d’indices contextuels tels que des personnes décédées portant des vêtements culturellement codés selon un sexe autre que le sexe qui leur a été attribué », indique l’énoncé de mission du groupe. [Il faut donc d’abord « attribuer un sexe » biologique à ces dépouilles pour permettre cette recherche !]

[…]

En février dernier, la professeure agrégée de l’Université du Kansas, Jennifer Raff, a publié « Origin: A Genetic History of the Americas », dans lequel elle affirmait qu’il n’y avait « pas de distinction nette entre les individus physiquement ou génétiquement “masculins” ou “féminins” ».


Raff (ci-contre) a suggéré que les scientifiques ne peuvent pas connaître le sexe d’une chasseuse péruvienne biologiquement féminine âgée de 9 000 ans, car ils ne savent pas si la chasseuse s’est identifiée comme un homme ou une femme — un concept de « dualité » qui, selon elle, a été « imposé par les colonisateurs chrétiens ».

Raff n’a pas répondu à une demande de commentaire de The College Fix.

Certains archéologues dénoncent les efforts visant à dégenrer les dépouilles humaines.

La professeure d’archéologie de l’État de San Jose, Elizabeth Weiss, a déclaré à The Fix que l’élimination des classifications de genre équivaut à une « falsification à motivation idéologique ». Weiss a déclaré qu’il y avait un mouvement parmi les universitaires « pour imposer dans tous les domaines les concepts chers aux universitaires [wokes] ».

Weiss a déclaré que la récente explosion du nombre de personnes s’identifiant comme transgenres suggère qu’il s’agit d’une mode sociale et non d’une modification biologique et que « la désexualisation a posteriori permet d’occulter ce fait évident ».

Elle a noté que l’application du sexe biologique à des dépouilles permet souvent à dissiper les mythes préjudiciables aux femmes.

« Certains anthropologues de la première heure confondaient parfois certains squelettes féminins robustes avec des squelettes masculins, en particulier dans les collections aléoutes et esquimaudes ; cela a renforcé les faux stéréotypes selon lesquels les femmes ne travaillaient pas aussi dur que les hommes », a-t-elle déclaré. « Au fil du temps, les anthropologues biologiques et les archéologues ont travaillé dur pour déterminer quels traits sont déterminés par le sexe, indépendamment de l’époque et de la culture. Cette volonté idéologique d’effacement de ces progrès est rétrograde pour la science et les femmes. »

Squelettes vieux de 1500 ans d’un couple d’amoureux hétérosexuels (homme, femme) enlacés découverts en Chine

 

« La détermination du sexe des squelettes est une compétence essentielle en médecine légale et toute diminution de cette compétence aura un impact négatif sur les enquêtes criminelles, privant les victimes et leurs familles de justice », a-t-elle déclaré.

Weiss poursuit actuellement son université parce que celle-ci l’empêche d’accéder à la collection de restes humains de cette institution, ce qui, selon elle, est une mesure de représailles pour sa position opposée au rapatriement des restes humains [dans les pays où ils ont été découverts].

Weiss est soutenue par la chercheuse de l’Université de Cambridge, Jennifer Chisolm, qui a déclaré que les analyses selon lesquelles les personnes transgenres jouaient un rôle important dans les populations autochtones sont souvent anhistoriques et peuvent même détourner l’attention « de la discrimination contemporaine à laquelle [ces individus] sont confrontés au sein de leurs propres communautés ».

Après le sexe, les races (pardon, les « populations génétiquement différenciées »)

 L’idéologie du genre n’est pas la seule à se frayer un chemin en anthropologie et en archéologie. Certains militants ont également appelé les scientifiques à cesser de classer les squelettes selon leur race.

« Les anthropologues médico-légaux n’ont pas pleinement pris en compte le contexte raciste du système de justice pénale aux États-Unis lié au traitement des Noirs, des Autochtones et des personnes de couleur ; nous n’avons pas plus considéré que l’estimation de l’ascendance [attribuer une race] pourrait réellement entraver les efforts d’identification en raison de préjugés raciaux enracinés » d’écrire Elizabeth DiGangi de l’Université de Binghamton et Jonathan Bethard de l’Université de Floride du Sud dans une étude publiée en janvier.

Selon DiGangi et Bethard, « l’estimation de l’ascendance contribue à la suprématie blanche », ces deux auteurs qualifient cette pratique de « dangereuse ».

Et les noms d’oiseaux et de primates

D’autres ont appelé à changer les noms de primates dérivés d’hommes blancs de l’hémisphère nord. Les militants soutiennent que continuer à utiliser les noms actuels « perpétue le colonialisme et la suprématie blanche ».

Voici un extrait de la description de cet article (protégé par un mur payant) : « La primatologie a des racines coloniales et reste caractérisée par une dynamique coloniale. Les primates sont majoritairement présents dans les pays du Sud, tandis que les primatologues sont historiquement originaires principalement du Nord, et non des pays de l’aire de répartition. L’impérialisme a directement facilité les travaux de terrain pionniers en primatologie, notamment ceux de CR Carpenter au Panama et en Malaisie (Ahuja, 2013 ; Carpenter, 1934, 1940 ; Haraway, 1989) et ceux de Jane Goodall au Tanganyika (Goodall, 1962 ; Haraway, 1989 ; Rodrigues, 2020). »

 

Le carré rouge associé au Tarsier de Dian[e] signifie que la savante éponyme est une occidentale post-coloniale, le carré vert associé au hurleur de Spix (première ligne) signifie qu’il tire son nom d’un Occidental de l’époque coloniale. Ce singe vit en Amazonie qui ne fut jamais une colonie allemande…

La même tendance sévit en ornithologie, voir Radio-Canada : décolonialiser les noms d’oiseaux.

« Ce n’est qu’une autre tentative d’imposer l’idéologie woke actuelle là où elle n’a rien à faire » de déclarer Weiss.

Sources : The College Fix et Springer

samedi 4 décembre 2021

Épreuve de natation serait discriminatoire à l'égard des noirs, selon une plainte

Extraits d’un article du Soleil.

[…]

Kensley Volmar a 22 ans. Il effectue sa deuxième année en techniques policières au Cégep Garneau. Il est parti de Laval pour s’installer à Québec. « Je commence vraiment à aimer la ville », dit-il. Plus tard, il aimerait devenir patrouilleur au Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Mais une barrière bleue se dresse devant lui. Pour diplômer en techniques policières, Kensley doit réussir un test éliminatoire de natation qui est exigé par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

Or, cette épreuve défavorise les étudiants noirs, qui grandissent dans une culture où l’apprentissage de la natation est peu répandu, soutient une plainte qui a été déposée par un autre étudiant noir en techniques policières ce printemps à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.

[…]

« J’avais peur d’être convoqué »

Kensley songe à devenir policier depuis longtemps. En Haïti, où il a vécu jusqu’à l’âge de 9 ans, il aimait jouer avec de faux pistolets et des menottes et se rêvait déjà policier. L’étincelle pour le métier est restée au Québec. Mais en cinquième secondaire, elle a failli vaciller.

En constatant que les tests d’admission en techniques policières comprenaient un volet en piscine, Kensley a reculé. « J’ai juste même pas appliqué [sic : je n’ai même pas postulé], parce que j’avais peur d’être convoqué pour les tests de natation », dit-il.

Kensley ne savait pas nager. Il se souvient d’être allé à la piscine une fois avec des camarades du primaire. Voyant tout le monde sauter à l’eau, il s’était lancé lui aussi. « J’ai failli me noyer », dit-il. Après l’incident, sa mère l’a incité à suivre un cours de natation. Mais il a refusé. Il craignait la section profonde de la piscine.

Au moment de s’inscrire au cégep, Kensley était loin d’avoir le niveau requis pour nager, par exemple, les 100 mètres du test d’admission du Cégep Garneau ou les 50 mètres du Cégep de Sherbrooke. Il aurait pu faire une demande d’admission au Collège de Maisonneuve, à Montréal, où il n’y a pas de test de natation à l’entrée. Mais Kensley n’avait pas vérifié. Il était convaincu que des épreuves de natation bloquaient la porte de tous les cégeps de la province.

Il s’est donc tourné vers une technique en services policiers à la Cité collégiale de l’Ontario, à Ottawa, où la natation ne fait pas partie du test d’admission. Là-bas, il se souvient d’avoir rencontré d’autres étudiants noirs québécois qui voulaient éviter les épreuves de natation québécoises.

Kensley a terminé sa formation à Ottawa avec une moyenne de 90 %, encore plus convaincu qu’il voulait devenir policier. Mais avec son diplôme ontarien, il n’aurait pas eu le droit de pratiquer le métier dans les services de police municipaux québécois ou à la Sûreté du Québec.

Apprentissage

Alors, il a décidé d’apprendre à nager. À l’été 2019, il s’est inscrit dans un cours d’initiation à la natation dans une piscine publique montréalaise. Il s’est exercé à battre les pieds dans l’eau, à respirer sur le côté, à avancer avec une planche. Il a repris le cours de base trois fois. Son corps était trop rigide dans l’eau et la partie profonde de la piscine persistait à l’intimider, explique-t-il. « Je n’étais pas capable de rester longtemps dans le creux ».

Mais il a continué à nager. Avant ou après son travail de nuit comme agent de sécurité à l’Université de Montréal, il s’entraînait à la piscine de l’université ou explorait des piscines publiques. Son corps a commencé à saisir la mécanique aquatique : il arrivait à faire de plus en plus de longueurs de piscine.

Assez pour entrer en techniques policières ? Il ne l’a jamais su. Quand la pandémie a rejoint le Québec en 2020, les tests physiques d’admission ont été annulés au Cégep Garneau.

Kensley a été admis grâce à son dossier scolaire, mais la piscine l’attend plus loin. Il lui reste encore les trois examens de natation finaux pour obtenir son diplôme.

Huit secondes de trop

Kensley espère ne pas vivre un échec comme celui qui a bloqué les aspirations de Jérémie*, un étudiant noir en techniques policières au Collège de Maisonneuve, à Montréal.

Dans une plainte déposée au printemps 2021 à la Commission des droits de la personne, et dont Le Soleil a obtenu copie, l’homme de 23 ans relate qu’il s’est investi à fond dans l’apprentissage de la natation, reprenant l’entraînement même après avoir été sauvé d’une noyade potentielle par un camarade de classe.

Lors des épreuves finales de natation, en 2018, il a réussi le 200 mètres style libre en moins de 5 minutes et les trois minutes de nage sur place avec une ceinture lestée de 5 livres. Mais il a échoué à l’épreuve du 50 mètres de nage en uniforme. Il a réessayé, mais l’a ratée une fois de plus. Par 8 secondes.

Jérémie a réussi 47 cours en techniques policières, selon la plainte. Mais il n’a toujours pas son diplôme.

Discrimination ?

Les « tests éliminatoires de natation posent des désavantages systémiques discriminatoires pour les candidats issus de la communauté noire, ayant pour effet de leur restreindre les possibilités d’accès à une carrière policière dans la province de Québec », soutient Jérémie dans sa plainte.

Alors que les cours de natation sont un rite de passage pour les enfants au Québec, souligne la plainte, les immigrants sont moins susceptibles d’apprendre à nager.

Une étude de la Société de sauvetage canadienne publiée en 2010 a montré par exemple que les Néo-Canadiens sont quatre fois plus susceptibles de ne pas savoir nager que les gens nés au Canada.

Aux États-Unis, où le lien entre origine ethnique et noyades et mieux documenté, une étude de la principale agence fédérale américaine de santé publique a montré en 2014 que les Noirs âgés entre 5 et 19 ans étaient 5,5 fois plus susceptibles de se noyer dans une piscine que leurs pairs blancs.

Au Canada, les Noirs ont eu historiquement moins accès aux piscines et aux leçons de natation que les Blancs, notamment par manque de ressources financières, fait valoir Jérémie dans sa plainte. Cette disparité explique, selon lui, que l’apprentissage de la natation s’est peu répandu chez les Noirs.

Par courriel, une porte-parole du Collège de Maisonneuve, Emilie Laramée, confirme que le cégep a reçu la plainte déposée à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPJD), qui vise aussi le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur et la Fédération des cégeps.

« Par respect pour le processus institué devant la CDPDJ et sachant qu’il implique également d’autres entités que le Collège de Maisonneuve, le Collège ne formulera pas de commentaires additionnels », indique Mme Laramée.

« Exceptionnel »

C’est le ministère de l’Éducation qui fixe les exigences minimales du test de natation, indique Esther Chouinard, porte-parole du ministère. Mais le contenu du programme d’études a été rédigé en collaboration avec des policiers, des organisations policières, l’École nationale de police de Québec et les collèges.

Selon le ministère, le niveau de compétences des aspirants policiers en natation a été établi pour permettre la réussite du programme de formation initiale en patrouille-gendarmerie à l’École nationale de police du Québec (ENPQ), qui prévoit une « activité » de formation sur le sauvetage aquatique. Le test de natation a été aboli en avril 2015 à l’ENPQ.

Les exigences en natation sont aussi fixées « selon les besoins du marché du travail », note la porte-parole du ministère de l’Éducation.

Alain Babineau est en désaccord avec cette affirmation. Policier durant près de 30 ans à la GRC et nommé ce printemps au poste de conseiller au Service police de la Ville de Montréal (SPVM) par la commissaire à la lutte contre le racisme et la discrimination systémiques de la Ville de Montréal, M. Babineau estime que le niveau d’habileté en natation requis pour les étudiants en techniques policières est sans commune mesure avec les exigences de la profession policière. Selon M. Babineau, les épreuves éliminatoires de natation viennent « mettre des bâtons dans les roues » des efforts de recrutement des services policiers auprès de la communauté noire, notamment.

Au SPVM, la procédure qui encadre les interventions riveraines indique que les policiers n’ont pas l’obligation de se lancer à l’eau, note Mireille Lux, porte-parole du SPVM. La police montréalaise dispose toutefois d’une équipe nautique qui assure la sécurité sur des voies navigables. Sinon, le sauvetage nautique est sous la responsabilité du Service de sécurité incendie de Montréal, précise Mme Lux.

Directeur adjoint au Service de police de la Ville de Québec, Jean-François Bernier note que les cas où les policiers se lancent à l’eau « sont exceptionnels », mais que les agents doivent savoir nager si une telle situation se présente, sans toutefois mettre leur sécurité en péril. M. Bernier explique que, souvent, les policiers « les plus à l’aise dans l’eau vont s’offrir » pour des sauvetages aquatiques. À la police de Québec, les tests de qualification en natation ne sont exigés que pour ceux qui font de la patrouille nautique, indique-t-il.

Jean-François Bernier estime qu’il serait « préoccupant » que le test de natation puisse freiner des candidatures chez les minorités visibles. « Dans la mesure où leur réalité culturelle fait en sorte qu’ils ont une appréhension » envers la natation, dit-il, cet enjeu devrait être pris en compte.

Dernière ligne droite

À la piscine du Cégep Garneau, la monitrice, Ariane Gagnon, fait le point sur les efforts de Kensley. Elle estime qu’il est un des étudiants les plus disciplinés du cours de natation, mais que sa technique n’est pas encore à point. Au lieu de rester à la surface de l’eau, les bras de Kensley ont tendance à caler lorsqu’il respire sur le côté, explique Mme Gagnon.

À la quatrième session, environ 2,8 % des étudiants échouent au test de natation au Cégep Garneau. Mais ils peuvent retenter leur chance à la sixième session.

D’ici là, Kensley compte s’entraîner à la piscine tous les jours. Il espère renforcer son endurance à la nage sur place et réussir à retrancher 35 secondes à son temps au 200 mètres.

Ce sera un défi de taille, anticipe Kensley. « Il va falloir que je continue à m’entraîner deux fois plus fort. »

*Le vrai nom de Jérémie a été modifié pour protéger son identité


vendredi 30 avril 2021

Maboula Soumahoro : le blanc ne peut pas être antiraciste, il ne peut avoir raison contre une Arabe ou une noire

Maboula Soumahoro, née le 3 février 1976 à Paris, est une angliciste française d'origine ivoirienne. Maître de conférences à l'université de Tours, elle inscrit son champ de recherche dans le cadre des « French diaspora studies »... (Ah, l'anglomanie, c'est d'un chic!) Elle travaille notamment sur les diasporas africaines aux États-Unis.

Cette brillante universitaire apparaissait dans un débat récent avec Mathieu Bock-Coté, elle n'est en rien marginale en France.

Voir aussi

Mathieu Bock-Côté : « Le racialisme est un totalitarisme »

Le retour du racialisme, la vengeance de Gobineau ?

lundi 22 mars 2021

Dénoncer le racisme au Québec en anglais uniquement... ou comment se faire comprendre et aimer

Des centaines de manifestants (c’est peu) ont répondu à l’appel des Progressive Chinese of Quebec et du Groupe d’entraide contre le racisme envers les Asiatiques au Québec pour dénoncer le racisme anti-asiatique. Petite manifestation donc, mais très bien couverte par les médias subventionnés et en premier lieu la SRC.

Mais pourquoi dénoncer ce racisme uniquement en anglais au Québec ? Parce que les racistes sont les anglophones de Montréal ?


Ces « Progressive Chinese of Quebec » parlent-ils le patois des naturels du pays : le français ? Savent-ils que la langue commune du Québec est le français ? Font-ils un effort d’intégration linguistique ? Cherchent-ils à se faire accepter ?


Plus tôt ce mois, des membres de la communauté chinoise de Montréal se sont réunis dimanche lors d’un rassemblement organisé par le groupe Progressive Chinese of Quebec qui exige des excuses à la députée de Québec Solidaire, Émilise Lessard-Therrien. 

Dans une entrevue à LVA TV, Lessard-Therrien, porte-parole agricole de Québec Solidaire, s’inquiétait de l’éventuel accaparement des terres dans la province par des ressortissants chinois. 

Au cours de l’entrevue, elle a déclaré qu’avec le changement climatique, le Québec serait l’un des rares endroits qui disposeraient de bonnes terres arables et d’eau douce dans quelques années et que la région du Témiscamingue avait beaucoup de terres inexploitées qui étaient explorées par Ressortissants chinois.

La pancarte chinoise se lit « Contre la discrimination »

Des manifestants chinois s’étaient alors rassemblés et avaient fait connaître leur mécontentement avec des pancartes en mandarin et en anglais. Toujours rien en français. Ayant compris comment culpabiliser les Québécois civiques, une des pancartes affirmait : « Ni prédateur ni proie : nous sommes tous des Québécois ».

En même temps, ces immigrants chinois ont bien compris qu'il ne faut pas savoir parler français pour vivre au Québec : le gouvernement québécois offrent tous les services en anglais. Ah, oui services réservés « à la minorité historique britannique » ! Ne riez pas !


lundi 8 février 2021

Zemmour sur l'université attaquée de toutes parts (vidéo)

« Les enfants n’ont plus le niveau, car le système scolaire s’est effondré. Il s’est effondré à cause des méthodes et parce que les professeurs qui ont étudié dans cette école n’ont plus le niveau non plus. » 

« Il y a énormément d’étudiants qui viennent uniquement pour toucher leur bourse, ou pour les étudiants étrangers, qui sont là pour garder leur titre de séjour. »

« L’idéologie décoloniale permet de détruire l’histoire de France résumée à une infamie coloniale éternelle Toute l’histoire de France et le présent est revu au travers de l’histoire de la colonisation. » 

« Les universités ont des financements de l'Union européenne si elles adoptent les théories décoloniales et la théorie du genre. »


lundi 30 novembre 2020

La théorie de la « fragilité blanche »

Greenpeace — que d’aucuns pourraient croire une association purement vouée à la défense de l’environnement — donne encore raison à un de ses fondateurs (voir Patrick Moore et son livre Pour une écologie scientifique et non politique), il s’agit d’une organisation très en pointe dans le correctivisme politique. C’est une organisation qui fait la promotion du racialisme et d’un concept aussi tordu que celui de la fragilité blanche.


« Le test »

La « fragilité blanche » serait une « entrave » à la lutte contre le racisme qui afflige les blancs. Cette fragilité touche les blancs qui osent demander des excuses quand ils se sentent injustement accusés de racisme (point 6). Si vous n’êtes pas d’accord ou posez une question dans les commentaires (point 13) sur cette conclusion, c’est une preuve de votre « fragilité blanche ». Comment toujours avoir raison.




 

 


Greenpeace Québec revendique cette « lutte intersectionnelle »

À la suite de la publication de ce « test », Greenpeace a été assaillie de critiques et a tenu à s’expliquer. L’Association revendique son soutien aux théories fumeuses de Robin (une femme) DiAngelo :

Bonjour à toutes et à tous, à celles et ceux qui nous demandent pourquoi nous ne nous concentrons pas sur l’environnement au lieu de dévier sur des sujets de justice sociale, voici un billet de blogue de notre directrice Christy Ferguson qui, nous l’espérons, vous permettra de mieux comprendre notre positionnement ! Ne rien dire, c’est être complice. Voilà pourquoi Greenpeace Canada parle du racisme.

La « fragilité blanche », un concept fumeux raciste

Robin DiAngelo
Pour Matt Taibbi :

Il est ahurissant de voir La Fragilité blanche célébrée ces dernières semaines. Quand ce livre a dépassé un livre de Hunger Games sur les palmarès des meilleures ventes, USA Today a applaudi : « Les lecteurs américains sont plus intéressés par la lutte contre le racisme que par l’évasion littéraire. Lorsque DiAngelo est apparu sur The Tonight Show, Jimmy Fallon s’est exclamé : « Je sais… tout le monde veut vous parler maintenant ! » La Fragilité blanche a été présentée comme une solution incontestée pour lutter contre le racisme, à un moment où, après le meurtre de George Floyd, les Américains souhaitent soudainement (et à juste titre) lutter contre celui-ci. Sauf que ce n’est pas simplement un livre qui nous invite à nous pencher sur nos propres préjugés. Les gens qui aiment ce livre incroyablement insensé l’ont-ils vraiment lu ?

DiAngelo n’est pas la première personne à faire de l’argent en relayant de la foutaise pseudo-intellectuelle comme étant de la sagesse d’entreprise, mais elle pourrait être la première à le faire en vendant une théorie raciste digne de l’Allemagne nazie. La Fragilité blanche colporte un message simple : il n’existe pas d’expérience humaine universelle et nous ne sommes pas définis par nos personnalités individuelles ou nos choix moraux, mais uniquement par notre catégorie raciale.

Si votre catégorie est « blanche », mauvaise nouvelle : vous n’avez aucune identité en dehors de votre participation à la suprématie blanche (“L’anti-négritude est à la base même de nos identités… La blanchitude [ou blanchité] a toujours été fondée sur la négritude”), ce qui signifie pour DiAngelo que naturellement « une identité blanche positive est un objectif impossible ».

DiAngelo nous dit qu’on n’y peut rien sauf « s’efforcer d’être moins blanc ». Nier cette théorie ou avoir l’effronterie de vouloir échapper à l’ennui d’une conférence de DiAngelo — ce qu’elle décrit comme « sortir d’une situation stressante » — revient à confirmer sa conception de la suprématie blanche. Cet équivalent intellectuel de « l’épreuve de l’eau » (si vous flottez, vous êtes une sorcière [épreuve interdite dès 1601 par le Parlement de Paris]) est devenu l’orthodoxie dans une grande partie du monde universitaire.

Le style de DiAngelo est pure souffrance. Le lexique privilégié par les théoriciens intersectionnels de ce type est construit autour des mêmes principes que la novlangue d’Orwell : il bannit l’ambiguïté, la nuance et le sentiment et se structure autour de paires de mots stériles, comme raciste et antiraciste, accorder ou refuser une tribune [à un orateur], centre et silence, qui réduisent toute pensée à une série de choix binaires.

« La Fragilité blanche » un négoce très juteux

 Comme le révèle Douglas Murray dans le Spectator (Londres), la fragilité blanche est un filon très juteux qui se nourrit de contrats très rentables tant dans les entreprises privées que dans la fonction publique.

Parmi toutes les personnes qui ont gagné de l’argent au cours du mois dernier, peu d’entre elles peuvent en avoir amassé autant que Robin diAngelo. Depuis la mort de George Floyd, le thème du racisme systémique est devenu la vache à lait de cette universitaire américaine blanche et auteur de La Fragilité blanche. Un terme que je ne devrais probablement pas utiliser, puisque PETA a déclaré la semaine dernière que le lait était un symbole de la suprématie blanche. DiAngelo fait son beurre avec ses thèses, bien qu’au moment où vous lirez ces lignes, l’idée de « beurre » pourrait aussi être devenue un concept raciste. Dans ce cas, le beurre rejoindra la campagne britannique, qualifiée de raciste par l’émission Countryfile de la BBC la semaine dernière. Un fait que j’ai appris après l’ouverture de ma page d’accueil de recherche Google, où Google m’a informé sur la défunte travestie américaine noire Marsha P. Johnson.

La recherche Google fait la promotion de l’activiste noire travestie (LGBTQ)

Quoi qu’il en soit, je mentionne diAngelo parce que, même avant sa récente célébrité, quiconque souhaitait l’employer pour être rééduqué devait débourser 6000 $ de l’heure. Ou 12 000 $ pour deux heures. C’est ce que diAngelo a facturé l’année dernière à l’Université du Kentucky pour une session de deux heures sur l’injustice raciale. J’imagine qu’elle fait payer plus cher tous ces PDG qui font maintenant la queue pour embaucher la Dominatrix de l’antiracisme, la faire venir dans leurs bureaux et passer un après-midi à leur répéter à quel point ils sont des salauds de vaut-rien.

Ensuite, il y a les ventes de livres. Depuis qu’un flic du Minnesota a tué M. Floyd, d’innombrables entreprises et individus ont envoyé des « listes de lecture » pour nous dire à tous ce qu’il faut lire. Chaque fois que l’ouvrage de diAngelo publié en 2018 figure en tête.

Prenons un document qui vient d’être divulgué provenant du bureau du directeur général du Birmingham and Solihull National Health Service Mental Health Trust [une partie du système de la santé publique du Royaume-Uni]. Daté du 5 juin et intitulé « Inégalités et discrimination raciale », il commence par affirmer que les événements récents en Amérique “ont mis en évidence une fois de plus la discrimination et l’inégalité vécues chaque jour par les personnes issues des minorités ethniques, notamment noires et asiatiques (MENA)”. La lettre de trois pages continue : « Ce n’est pas à nos collègues des minorités ethniques de corriger cela. Ils en ont assez honnêtement et naturellement de raconter leurs histoires à plusieurs reprises et de ne pas être compris. »

L’auteur de cette lettre est un Roisin Fallon-Williams, qui en ces temps antiracistes, je dois le signaler, est blanche. Elle sait quoi faire. « Je nous écris cela alors que je sais et comprends désormais que ma position ignorante et incompétente », dit-elle. « Bien que je reste ignorante et incompétente, je comprends maintenant mieux que je suis coupable, j’ai été complice. » Elle poursuit en exhortant ses collègues tout aussi incompétents et ignorants à prendre le temps d’aller voir leurs collègues issus des minorités (MENA) et de leur dire : « Comment allez-vous ? » et « Ça va ? » et « écouter vraiment » ce qu’ils disent. Tout cela pose la question — comme le font toujours les « antiracistes » — de ce qu’ils ont fait jusqu’à avant-hier.

Sur la troisième page de son auto-flagellation, Mme Fallon-Williams propose quatre ouvrages que ses collègues ignorants et incompétents devraient lire. C’est la liste habituelle, bien que Fallon-Williams ignore peut-être que la moitié de ses textes suggérés sont écrits par des auteurs blancs. L’un de ces textes est un article de Peggy McIntosh, du Wellesley College, « Les privilèges des Blancs : Au-delà des apparences ». Il est si souvent cité depuis sa parution il y a trente ans que, jusqu’à ce que je le lise récemment, j’avais cru qu’il contenait quelque chose d’intéressant.

Peggy McIntosh

J’avais tort. L’ensemble du « travail » se compose simplement de quelques pages d’affirmations destinées à démontrer les effets quotidiens du « privilège blanc ». La première est : « Je peux, si je le désire, m’arranger pour être en compagnie de gens de ma race la plupart du temps. » L’affirmation numéro 33 [supprimée du site de l’Alliance de la fonction publique du Canada, mais bien présente ailleurs :] est : « Je ne suis pas pleinement conscient que ma silhouette, mon allure ou mon odeur corporelle seront interprétées comme une réflexion de ma race. » Une affirmation qui évoque toute une série de réflexions sur la silhouette, l’allure et l’odeur corporelle des universitaires blanches de Wellesley.

Mais en tête de la liste de lecture de Fallon-Williams se trouve cet ouvrage qui, bien que plus long que celui de McIntosh, est à bien des égards encore plus déficient. L’affirmation centrale de la fragilité blanche est que tous les blancs sont racistes. DiAngelo dit que les Blancs qui sont mécontents qu’on leur apprenne qu’ils sont racistes font preuve de « fragilité blanche ». Ce qui est une nouvelle démonstration de leur racisme. Tout cela laisse tous les Blancs dans le dilemme qui se posait aux sorcières condamnées à l’ordalie de l’eau [si elles flottent dans l’eau, elles sont sorcières et brûlées, si elles coulent à pic et se noient, c’est une regrettable erreur judiciaire.]  DiAngelo a inventé un jeu de sa façon, auquel nul ne gagne. Sauf elle, bien évidemment.

 

L'ancêtre du test de la fragilité blanche

 [La chasse aux sorcières était une spécialité protestante, en plein XVIe et XVIIe siècles – et pas typique de l’époque médiévale, a fortiori pas de l'époque du roi Arthur comme dans ce film de Monty Python]

Bien sûr, de bonnes personnes se laissent avoir — des personnes de toutes les couleurs de peau qui croient que notre société est intrinsèquement raciste et qu’en conséquence tout doit être compris à travers le prisme de la couleur de la peau. D’autres parmi nous, également de toutes les couleurs de peau, ne sont pas d’accord. Non pas parce que nous sommes racistes ou parce que nous pensons que nos sociétés ne peuvent pas être meilleures, mais parce que nous pensons que ce qui est exigé de nous par les professeurs « antiracistes » est un enfer racialiste d’un nouveau type.

À l’instar du mouvement Black Lives Matter lui-même, la « justice sociale », caractérisée par les travaux de McIntosh et de diAngelo, est conçue pour qu'il soit en pratique impossible de s’y opposer. À l’instar de ces départements « d’études de la paix » qui ont mystérieusement surgi pendant la guerre froide, ce front apparemment impossible à réfuter a des racines et des objectifs profonds, destructeurs et, oui, marxistes.

Aujourd’hui, cela se présente comme si c’était éminemment simple à assimiler. Nous devons simplement lire les bons livres, corriger notre langage, suivre les instructions et exécuter le programme autrement.

Eh bien, vous pouvez le faire. Ou vous pouvez vous y refuser. Et je recommanderais fortement cette dernière option. Car ce que les bonimenteurs de la race proposent n’est pas une mise à niveau de notre logiciel sociétal. Leur programme vise plutôt à déformer et à détruire tout le système : un système qui peut avoir ses défauts, mais qui ne mérite pas l’introduction de leur logiciel sociétal malveillant. Des salles de conseil d’administration au Service national de la santé et partout ailleurs dans la société, je suggère aux gens de s’assurer qu’ils comprennent les conséquences de ce qu’ils acceptent. Soyez très, très prudent avant de cliquer sur « Tout accepter ».

Voir aussi

Extraits de La Grande Déraison ; Race, genre, identité de Douglas Murray

Race, genre, identité, les ferments de la violence qui vient (le titre et la couverture ont depuis changé)

Le Canada vu par Douglas Murray : un pays avec un singulier manque d’adultes

Un diplôme universitaire en lettres et sciences humaines en vaut-il encore la peine ?

Un historien canadien, « expert en études du genre », avoue avoir falsifié ses recherches

L’Université Evergreen (États-Unis) et les dérives du progressisme militant 

Australie — Recrutement sur base de CV anonymisés augmente nombre d’hommes blancs sélectionnés 

Canada — Projet-pilote de recrutement anonyme : pas de biais détecté 

Angleterre : enfants blancs défavorisés moins aidés que ceux des minorités ethniques

Ministère de la Justice accuse Yale de discrimination raciale contre blancs et asiatiques

jeudi 20 août 2020

Race, genre, identité, les ferments de la violence qui vient

Vous êtes horripilé par le mouvement « woke » (« éveillé »), exaspéré par une nouvelle gauche qui ne défend plus que des particularismes de plus en plus excentriques, excédé par de jeunes activistes qui ne sont prêts à aucun compromis et qui se sentent agressés à la moindre contradiction, agacé par la construction sociale du genre ? Le dernier livre de Douglas Murray vous apprendra à connaître l’historique de ces tendances, leurs contradictions et les impasses vers lesquelles ils mènent.

Dorénavant, le « New York Times » écrira « Noir » avec une majuscule, mais continuera à écrire « blanc » avec une minuscule. Cette asymétrie Noir/blanc est un exemple inquiétant de ce que Douglas Murray, l’essayiste, journaliste et penseur conservateur, appelle la surcorrection dans son livre, La Guerre des communautés : Race, identité, genre, les ferments de la violence qui vient, qui sortira en français en octobre. Ces dernières années, on a beaucoup fait dans nos sociétés sur le plan juridique pour corriger les injustices et les inégalités dont auraient souffert différentes minorités — ethniques ou « genrées » — et une majorité, celle des femmes. Maintenant, il s’agit d’aller plus loin : plutôt que de viser la correction des inégalités, il s’agit d’infliger une correction aux majorités et surtout aux hommes. Nous vivons à l’ère de la vengeance. Même typographiquement.

Présentation de l’éditeur

Un succès de librairie international

Dans ce nouveau livre, Douglas Murray examine des questions centrales du XXIe siècle : la sexualité, le sexe, la technologie et la race. Il montre que ces sujets vont être les détonateurs principaux de la violence dans les prochaines années. Il met en lumière, exemples à l’appui, les nouvelles guerres culturelles qui se déroulent dans nos lieux de travail, universités, écoles et foyers au nom de la justice sociale, de la politique identitaire et de « l’intersectionnalité ».

À l’époque postmoderne, les grands récits religieux et politiques se sont effondrés. À leur place ont émergé un désir croisé de redresser les torts perçus et une militarisation de l’identité, toutes deux accélérées par la puissance des médias sociaux.

Des groupes d’intérêts étroits dominent désormais l’agenda alors que la société devient de plus en plus tribale.

Murray cherche à insuffler un certain bon sens dans [le débat] et termine par un appel passionné à la liberté d’expression, aux valeurs communes et à la raison, dans une époque où règne chaque jour un peu plus l’hystérie de masse.

LA GUERRE DES COMMUNAUTÉS
Race, genre, identité, les ferments de la violence qui vient
par Douglas Murray
à paraître le 13 Octobre 2020
aux Éditions du Toucan
dans la collection de l’Artilleur
à Paris,
250 pages
Genre : Essais
ISBN : 9 782 810 009 886

Voir aussi

« On dresse les gays contre les hétéros, les Noirs contre les Blancs, les femmes contre les hommes » 

Le Canada vu par Douglas Murray: un pays avec un singulier manque d'adultes

Un diplôme universitaire en lettres et sciences humaines en vaut-il encore la peine ?

Un historien canadien, « expert en études du genre », avoue avoir falsifié ses recherches

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