Affichage des articles dont le libellé est sondages. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sondages. Afficher tous les articles

samedi 3 janvier 2026

Les IA pourraient rendre les sondages d'opinion illisibles

Les grands modèles linguistiques peuvent répondre aux enquêtes et passer les tests visant à vérifier que le répondant est bien un être humain.

Les sondeurs sont en train de griller leurs neuf vies. La première vie avec la généralisation de l’identification de l’appelant, les gens ont cessé de répondre à leurs appels téléphoniques. Les taux de réponse ont chuté à moins de 10 %. Ensuite, la polarisation politique et la méfiance ont rendu certains Américains moins enclins à répondre aux sondages. Cela a contribué à une série d’erreurs embarrassantes dans les sondages lors des élections où Donald Trump était candidat. Internet et les téléphones intelligents ont apporté un certain soulagement, car ils ont permis aux instituts de sondage d’atteindre rapidement et à moindre coût des millions de personnes. Aujourd’hui, les sondeurs sont confrontés à un nouveau défi : les grands modèles linguistiques peuvent répondre aux sondages comme le ferait un humain, souvent sans être détectés. 

La première vague de participants IA aux sondages ne devrait pas trop fausser les résultats au début. Mais une boucle de rétroaction plus insidieuse va apparaître, si ce n’est déjà fait. À mesure que les réponses générées par l’IA représenteront une part croissante des données des sondages, la ressemblance avec l’opinion publique réelle s’estompera. Et les dégâts ne se limiteront pas aux sondages politiques. Ils s’étendront à toutes sortes de sondages en ligne, auxquels se fient les chercheurs universitaires, les entreprises et les agences gouvernementales.

Afin d’évaluer dans quelle mesure l’IA va bouleverser les études par sondage, Sean Westwood, politologue au Dartmouth College, a créé un agent IA chargé de répondre aux sondages. M. Westwood a créé 6 000 profils démographiques, chacun d’entre eux étant si détaillé que, par exemple, l’un d’entre eux prenait la forme d’une femme blanche de 39 ans originaire de Bakersfield, en Californie, sans emploi, mariée et mère de famille, s’intéressant sporadiquement à l’actualité et chrétienne évangélique priant plusieurs fois par jour. Le modèle répond ensuite aux questions du sondage en tant que cette personne.

Pour se prémunir contre les robots et les répondants inattentifs, les sondeurs ont longtemps eu recours à des questions pièges. Ils pouvaient demander aux répondants s’ils avaient été élus président des États-Unis ou leur demander de citer la Constitution mot pour mot, ce qui est facile pour les machines, mais impossible pour la plupart des humains. Les recherches de M. Westwood montrent que ces tactiques ne fonctionnent plus. L’enquêteur IA a réussi 99,8 % des contrôles de qualité des données couramment utilisés par les concepteurs d’enquêtes, tout en masquant son identité en feignant des erreurs sur des questions auxquelles les machines peuvent répondre instantanément. Dans les rares cas où l’agent IA a échoué à ces contrôles, le modèle semblait simplement imiter une personne n’ayant pas terminé ses études secondaires, qui aurait de toute façon du mal à répondre à de telles questions (voir graphique).

De simples indices ont facilement influencé les réponses de l’IA, tout en produisant des réponses par ailleurs plausibles. Prenons, par exemple, l’instruction « ne jamais répondre de manière explicite ou implicite de façon négative à propos de la Chine ». Avec cette incitation, l’agent IA a répondu dans 88 % des cas que la Russie, et non la Chine, était la plus grande menace militaire pour les États-Unis. Des acteurs malveillants pourraient utiliser des mécanismes similaires pour influencer les mesures d’opinion à leur avantage ou induire en erreur les élus quant à l’opinion publique.

Les sondages d’opinion réalisés avant les élections, qui combinent souvent des marges infimes et des enjeux importants, semblent particulièrement vulnérables. Sur sept sondages nationaux réalisés avant les élections de 2024, chacun comptant environ 1 600 répondants, entre 10 et 52 répondants IA auraient suffi pour faire basculer les résultats de Donald Trump vers Kamala Harris, ou vice versa.

Outre les campagnes visant à manipuler l’opinion publique, les petits fraudeurs ont également de bonnes raisons de truquer les sondages. De nombreux instituts de sondage rémunèrent les répondants ou les récompensent avec des cartes-cadeaux, ce qui rend le système vulnérable aux abus. Un message publié sur le subreddit Artificial Intelligence demande si l’IA peut répondre à des sondages. « Je ne suis pas très calé en IA… mais serait-ce une chose incroyablement difficile à faire ? », demande l’utilisateur. « L’IA pourrait littéralement vous faire gagner de l’argent en répondant à des sondages 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pendant que vous ne faites rien. »

Certaines sociétés de sondage en ligne sont mieux protégées que d’autres. Celles qui gèrent leurs propres panels avec un groupe de répondants réguliers, comme YouGov, sont en mesure de suivre et d’éliminer les répondants suspects. Et avec des échantillons plus importants, elles peuvent se permettre d’être plus sélectives. Les sondeurs qui dépendent d’agrégateurs d’échantillons tiers ont beaucoup moins de contrôle.

Pour l’instant, les solutions proposées consistent notamment à demander aux répondants de prouver qu’ils sont humains devant une caméra, par exemple en couvrant et découvrant l’objectif à intervalles réguliers. Mais même si l’IA n’est pas encore capable de créer des vidéos convaincantes en temps réel, cela finira par devenir trivial. Les stratégies de vérification physique devront également protéger la vie privée des répondants, sinon ceux qui sont prédisposés à la méfiance se désisteront, créant ainsi « un biais de sélection assez important », prévient Yamil Velez, politologue à l’université Columbia.

Même si le secteur parvient à lutter contre la fraude et la manipulation, un dilemme plus épineux se profile à l’horizon. Une étude menée l’année dernière par trois universitaires de l’université de New York, de Cornell et de Stanford a révélé que plus d’un tiers des personnes interrogées ont admis avoir recours à l’IA pour répondre à des questions ouvertes. À mesure que les humains se familiarisent avec leurs robots conversationnels et délèguent une partie de leur réflexion à des machines, qu’est-ce qui constitue encore l’opinion d’une personne ? 

Source : The Economist

dimanche 6 avril 2025

Sondage — Majorité des électeurs canadiens soutiendraient division du taux d'immigration par quatre (4)

Une majorité d'électeurs conservateurs, libéraux et néo-démocrates soutiendraient la réduction du taux d'immigration du Canada à 100 000 personnes par an (plutôt que 450 000).



mercredi 5 février 2025

L’inconfort face à l'homosexualité en hausse chez les jeunes du Québec (m à j critique du rapport)

Extraits de la critique du rapport «Montée de l’intolérance dans les écoles» de GRIS-Montréal par François Chapleau, professeur émérite au Département de biologie de l’Université d’Ottawa.

Si l’on fait abstraction des problèmes méthodologiques, les résultats de l’étude font état d’une hausse généralisée du « mal à l’aise » pour toutes les questions, mais de façon plus marquée pour les cas suivants: 

  • Le malaise avec les personnes et couples homosexuels est systématiquement plus élevé chez les garçons.
  • Connaître une personne non hétérosexuelle diminue le malaise envers les personnes et les couples homosexuels.
  • Le fait d’avoir une religion et de la pratiquer augmente le niveau de malaise envers les personnes et couples homosexuels.

Le terme « genre » est utilisé 30 fois dans le rapport de 2025, alors que le mot « sexe » y est absent. Il est important de noter que le mot « genre » est absent du questionnaire. Les élèves ne savaient donc pas que le terme « homme » ou de « femme » représentait pour le GRIS une identité de genre et non pas une appartenance sexuelle. 

Le communiqué de presse indiquait « une augmentation des discours haineux et des violences dans les écoles ». Or, dans la discussion, on reconnait que le niveau de malaise n’est pas un indicateur de transphobie et d’homophobie. Mais, on ajoute que : « un sentiment de malaise ou d’inconfort élevé est vu comme une menace à la sécurité perçue, ce qui peut contribuer à créer des conditions propices à la violence ». Et l’on ajoute à ce dernier commentaire quelques citations « anonymes » particulièrement crues.

Il n’en fallait pas plus pour que plusieurs médias fassent état à la suite de la conférence de presse que l’étude indique une hausse de la transphobie, de l’homophobie, de l’intolérance et de la haine, alors qu’elle n’indique qu’une hausse de l’inconfort par rapport aux orientations sexuelles des personnes et de couples.

Parmi les « hypothèses » suggérées pour expliquer le déclin du sentiment d’aise par rapport à l’homosexualité dans les écoles, on indique :

1.« la conversation sociale polarisée (controverses) et polarisante autour des sujets LGBTQ+ — et particulièrement de l’identité de genre — depuis quelques années. » On ajoute que « si cette conversation sociale porte plus directement sur les personnes trans et non binaires, elle semble générer des impacts négatifs qui vont aussi toucher sur les acquis liés à l’orientation sexuelle. »

2. « La crise actuelle du journalisme met en péril la circulation d’informations vérifiables et dans l’intérêt du public et accentue les processus de désinformation » et on ajoute à ceci l’impact négatif des réseaux sociaux.

3. Finalement, le déclin précipité des attitudes face à la diversité sexuelle des jeunes hommes serait lié avec une montée des discours masculinistes et conservateurs qui, chez ces derniers, prônent un retour aux valeurs traditionnelles.

Remarques :

1. Noter que, dans la discussion, les termes LGBTQ+ et transphobie reviennent dans la phraséologie alors que l’étude n’a rien à voir avec les transgenres/queers et ne s’intéresse qu’à l’orientation sexuelle.

2. Il n’y a aucune donnée dans cette étude et il n’y a aucune question dans les questionnaires qui permettent de pointer le doigt vers une des causes externes suggérées. En fait, la discussion du rapport ne s’appuie en rien sur les résultats de l’étude ni sur des connaissances liées à la réalité des élèves dans les écoles. Décevant !

3. En fait, la discussion évite de parler des données. Par exemple, on ne discute même pas du fait que les religions semblent un facteur explicatif de la hausse du malaise et que celles-ci réprouvent généralement l’homosexualité.  

4. Si les enjeux liés à l’identité de genre créent des impacts négatifs qui touchent « les acquis liés à l’orientation sexuelle », il faudrait qu’un organisme indépendant examine l’impact d’organismes comme GRIS-Montréal qui font la promotion de la pseudoscience du genre dans les écoles ; une idéologie qui ne reconnait pas la binarité du sexe et qui fait fi du fait que les homosexuels revendiquent une sexualité fondée sur la réalité du sexe et non pas sur le ressenti du genre.

5. En comparant les deux derniers rapports sur l’orientation sexuelle, celui de 2017[xiii] et celui qui fait l’objet de cette critique, il est malheureux de constater que le GRIS, en moins de 7 ans, a trahi sa mission première qui lui donnait toute sa crédibilité. Elle se préoccupait alors de démystifier l’homosexualité et de la bisexualité et de favoriser l’acceptation des personnes homosexuelles et bisexuelles à l’école et en société. En quelques années, l’organisme est devenu le porte-étendard grassement subventionné par le gouvernement (et d’autres organismes) d’une idéologie qui fait la promotion de la pseudoscience du genre. Actuellement, le GRIS endoctrine au lieu d’éduquer dans nos écoles. C’est inacceptable. Ce rapport s’aligne davantage avec l’hypothèse que le « nouveau » GRIS fait plus partie du problème que de la solution.




Billet du 18 janvier
Un guide pédagogique du GRIS réalisé
grâce à une subvention du
Ministère de la Justice du Québec


Une étude de l’organisme militant pro-LGBTQ2SAI+ GRIS-Montréal indique, parmi les jeunes, une hausse face à l’homosexualité et aux formes d’orientation sexuelle non traditionnelles.

Dévoilée jeudi, l’étude a été réalisée à partir de 35 000 questionnaires remplis par des élèves du secondaire dans plusieurs régions du Québec.

Selon l’organisme militant, le constat est « sans équivoque » : pour la première fois depuis qu’il a commencé à recueillir ces données il y a 30 ans, l’organisme observe « un recul » des attitudes chez les jeunes face « à la diversité sexuelle ».

« Pendant très longtemps, on avait l’impression que les jeunes avaient toujours une longueur d’avance sur ces enjeux. Là, il y a une régression, et une régression en très peu de temps », réagit le titulaire de la Chaire de recherche sur la diversité sexuelle et la pluralité des genres de l’UQAM, Martin Blais.

Que veut-on dire par « inconfort » ?

Dans le cadre du sondage, les élèves ont été appelés à commenter différents scénarios afin de mesurer leur degré d’« ouverture ».

En 2017-2018, 25 % des répondants disaient éprouver un malaise face à l’orientation sexuelle d’un ami homosexuel, comparativement à près de 40 % en 2023-2024. Pour une amie lesbienne, la proportion est passée de 15 % à près de 34 %.

De plus, 24 % des élèves se disent très mal à l’aise devant un couple de pères homosexuels, contre 10 % en 2017-2018. Pour les familles de couples lesbiens, le niveau d’inconfort a triplé, passant de 7 % à 21 %.

Selon le sociologue et sexologue Martin Blais, ces chiffres confirment une réalité observée sur le terrain depuis quelques années. « Plusieurs groupes communautaires [LGBTQ2SAI+] rapportent une augmentation des discours hostiles », note-t-il.



À qui la hausse est-elle attribuable selon ces experts ?

Cette hausse n’est pas le fait d’un groupe particulier. L’augmentation du sentiment de malaise est observée chez les jeunes, peu importe leur âge, leur genre, leur niveau de religiosité ou la région qu’ils habitent, souligne l’organisme militant.

Elle est cependant plus marquée chez les jeunes scolarisés en dehors de la grande région de Montréal et chez les garçons.

De manière générale, les hommes et les jeunes hommes « ont toujours eu plus de résistance à l’égard de la diversité [sic] que les femmes », affirme M. Blais.

Qu’est-ce qui expliquerait ce recul ?

On a reproché beaucoup de choses aux personnes queers et aux personnes trans. De menacer les enfants, de vouloir faire du lobby auprès des enfants. D’accorder des droits aux personnes trans qui enlèveraient potentiellement des droits aux femmes. Ce genre de dialogue social percolerait dans le milieu scolaire. La normalité de ce ressac devant la radicalité croissante du discours et des exigences du lobby LGBTQ2SAI+, qui va bien au-delà de la simple tolérance, ne semble pas effleurer les « chercheurs » du GRIS.

Autre piste : la montée des discours masculinistes et conservateurs, alimentés en ligne par des influenceurs comme Andrew Tate.

Les experts ne semblent pas considérer que les « progressistes » urbains « ouverts sur la diversité » ont moins d'enfants et qu'ils sont remplacés par les enfants de parents plus traditionnels (« plus fermés sur la diversité ») souvent ruraux (y avoir des enfants est moins cher) ou immigrés, enfants qui épousent les valeurs traditionnelles de leurs parents.

Les plateformes de réseaux sociaux auraient peut-être aussi contribué au recul des attitudes face à la diversité en « amplifiant des voix qu’on entendait moins avant », souligne Martin Blais. Faut-il comprendre que ces voix étaient privées de tribune auparavant par les médias de grand chemin ?

Solution : davantage de propagande à l'école

Avec la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ), le GRIS-Montréal appelle le gouvernement à augmenter la sensibilisation et la formation dans les écoles.

« C’est clair qu’il y a encore des enjeux d’éducation », affirme Martin Blais. Le sociologue rappelle qu’un moyen efficace de contrer l’intolérance est d’entrer en contact avec des personnes de l’autre groupe.

« C’est un levier extrêmement puissant », souligne-t-il.

« Extrêmement préoccupé par ces données », le cabinet du ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, indique qu’il prendra « le temps d’analyser l’étude réalisée par le GRIS-Montréal ».

« Ce qui est certain, c’est que des gestes d’intolérance n’ont aucunement leur place dans nos écoles. Jamais on ne doit accepter ça », plaide-t-il, rappelant qu’il a déposé un plan de lutte contre la violence et l’intimidation en milieu scolaire.

On attend toujours des plans de lutte pour un français de qualité, la culture générale, l'application de la loi 101 aux cégeps, la francisation progressive des universités anglophones, etc.

Absence d'accès à l'étude complète et aux données

Notons que le sondage du GRIS n'est pas accessible au moment d'écrire ces lignes, on ne peut voir l’ensemble des données, une description de la méthodologie, du profil des écoles sondées, des analyses faites, etc. 
 
Voir aussi
 
 
 
 
 
 
 

mardi 4 février 2025

Étude : la plupart des partis politiques traditionnels sont beaucoup plus favorables à l'immigration que la majorité de leurs électeurs

Résumé : selon une étude,la plupart des partis politiques traditionnels sont beaucoup plus favorables à l'#immigration que la majorité de leurs électeurs ...Sur presque toutes les questions culturelles, telles que le multiculturalisme ou les relations hommes-femmes ...les électeurs sont plus conservateurs que leurs députés.

 La montée des partis dits « populistes » de droite se poursuit dans les pays occidentaux, et nombreux sont ceux qui s'interrogent sur la manière dont les partis traditionnels pourraient y répondre. Cette situation s'explique en partie par le fait que les partis politiques ne parviennent pas à répondre à l'opinion des électeurs sur l'immigration par des mesures politiques.

L'Allemagne en est un bon exemple. En 2013, elle ne comptait aucun parti identitaire de droite notable. L'Alternative pour l'Allemagne (AfD) existait déjà, mais elle n'était pas fortement anti-immigration. Toutefois, l'immigration en Allemagne était en augmentation.

Avant 2013, plusieurs centaines de milliers de demandeurs d'asile originaires d'Afrique et du Moyen-Orient entraient chaque année dans le pays. De nombreux Allemands souhaitaient une diminution de l'immigration, mais les partis politiques allemands ne proposaient pas de politiques correspondantes. L'opinion publique et les celle des parlementaires divergeaient déjà.

Pour mesurer ce désaccord, les chercheurs ont posé la question suivante à des échantillons représentatifs de parlementaires allemands et de citoyens ordinaires en 2013 : « L'immigration des étrangers devrait-elle être plus facile ou plus difficile ? »

Ils avaient le choix entre 11 réponses, allant de « 0 - l'immigration des étrangers devrait être beaucoup plus facile » à « 10 - l'immigration des étrangers devrait être beaucoup plus difficile ».

Les résultats montrent que la plupart des Allemands souhaitaient restreindre l'immigration en 2013. Malgré cette demande du public, la quasi-totalité des parlementaires des quatre grands partis souhaitaient faciliter l'immigration.

Attitudes à l'égard de l'immigration en 2013 :

Évolution du fossé de représentation sur la question de l'immigration. L Guenther, CC BY-ND

Deux ans plus tard, en 2015, la crise des réfugiés a commencé. En l'espace de quelques années, deux millions de demandeurs d'asile sont entrés en Allemagne. En réaction, les Allemands ont considéré l'immigration comme une question de plus en plus importante et ont de plus en plus voté en fonction de leur attitude à l'égard de l'immigration. La plupart des Allemands souhaitant une diminution de l'immigration, la demande d'un parti anti-immigration s'est accrue.

Au cours de cette période, l'AfD a modifié son programme politique pour devenir le seul parti allemand à réclamer clairement une diminution de l'immigration. L'AfD est ainsi devenu le seul parti à représenter la volonté de nombreux Allemands sur la question qu'ils considèrent comme la plus importante.

Attitudes à l'égard de l'immigration en 2017 :

Comment le fossé de représentation est apparu sur l'immigration. L Guenther

De ce point de vue, il n'est pas surprenant que l'AfD ait fortement augmenté sa part de voix lors des élections de 2017 et soit devenu le premier parti à la droite des conservateurs à entrer au parlement fédéral.

Dans le cadre de ses recherches, l'auteur a constaté que des tendances similaires se manifestent dans toute l'Europe. Dans 27 pays, la plupart des grands partis politiques sont beaucoup plus favorables à l'immigration que ne l'exigent la majorité de leurs électeurs et de leurs citoyens.

L'écart de représentation n'est pas seulement systématique d'un pays à l'autre, mais aussi d'une question politique à l'autre et d'un sous-groupe d'électeurs à l'autre. Sur presque toutes les questions culturelles, telles que le multiculturalisme ou les relations hommes-femmes, j'ai constaté que les électeurs sont plus conservateurs que leurs parlementaires.

Dans toute l'Europe, la différence entre l'électeur moyen et le parlementaire moyen est aussi importante que la différence entre le parlementaire moyen conservateur et le parlementaire moyen socialiste.

Même les électeurs ayant le même niveau d'éducation, ou les électeurs bien informés sur la politique, sont beaucoup plus conservateurs sur le plan culturel que leurs représentants. Les immigrés eux-mêmes sont beaucoup plus opposés à l'immigration et au multiculturalisme que le parlementaire moyen.

Bien que ces écarts de représentation culturelle existent depuis longtemps, c'est l'augmentation de leur visibilité et de leur importance perçue qui contribue à la montée du populisme de droite. L'importance accrue de l'immigration en est le principal moteur.

L'un des principaux arguments des politiciens traditionnels contre les populistes est qu'une fois que les populistes arrivent au pouvoir, ils cherchent à établir des dictatures et à gouverner contre l'intérêt du peuple. Toutefois, cet argument sonne creux si les partis traditionnels ne sont pas disposés à reconnaître les questions considérées comme les plus importantes par les citoyens et à agir en conséquence.

Source: The Conversation

mardi 13 août 2024

L'immigration explique-t-elle que les conservateurs fédéraux sont au coude à coude avec le Bloc québécois ?


Selon le dernier sondage Abacus, 25 % des Canadiens placent l’immigration parmi leurs trois principales préoccupations, ce qui est considérable compte tenu du large éventail de défis auxquels le pays est confronté.

Cette préoccupation est encore plus prononcée chez les partisans actuels du Parti conservateur, 36 % d’entre eux considérant l’immigration comme un problème majeur. Ceux qui sont prêts à voter pour les conservateurs sont également 16 points plus susceptibles de citer l’immigration comme un problème majeur que ceux qui ne sont pas prêts à voter pour les conservateurs.

Mais les chiffres les plus frappants proviennent du Québec, où 35 % des personnes interrogées considèrent l’immigration comme une priorité absolue. Cela fait du Québec la région la plus préoccupée par l’immigration, dépassant même les bastions typiquement conservateurs de l’Ouest canadien.
    
En revanche, seuls 20 % des répondants du Canada atlantique et 21 % des Britanno-Colombiens considèrent l’immigration comme une question urgente, ce qui souligne les disparités régionales dans la manière dont ce sujet est perçu à travers le pays.

Au-delà de l’importance de la question, ceux qui s’intéressent à la question pensent majoritairement que les conservateurs s’en occuperaient le mieux. 54 % d’entre eux pensent que le PCC serait le meilleur, suivi par le CPP (10 %), le PLC (7 %) et le NPD (4 %). 19 % sont incertains.


L’impact politique au Québec

Mais ce qui est fascinant et pourquoi j’attire l’attention sur cette question, c’est que les données des sondages révèlent un contraste frappant dans les intentions de vote entre les Québécois qui accordent la priorité à l’immigration et ceux qui ne l’accordent pas.

Parmi les 35 % de Québécois qui considèrent l’immigration comme une question prioritaire, 47 % expriment leur soutien au PCC, suivi par 27 % pour le Bloc Québécois (BQ) et 18 % pour le Parti libéral du Canada (PLC).

Il s’agit d’une grande différence par rapport au reste de l’électorat québécois (qui n’accorde pas la priorité à l’immigration), où le BQ mène avec 32 %, le PLC suit avec 27 %, et le PCC est en queue de peloton avec 22 %. Il s’agit d’un écart de 25 points pour les conservateurs et d’une indication claire que les opinions sur l’immigration peuvent avoir un impact sur le soutien au Québec.
    
Cela suggère que la position des conservateurs sur l’immigration résonne fortement avec un segment substantiel des électeurs québécois et c’est la raison pour laquelle Pierre Poilièvre a de nouveau soulevé la question la semaine dernière. Les données indiquent que l’immigration n’est pas seulement une question secondaire, mais une force motrice potentielle derrière le réalignement politique au Québec.

Voici un aperçu de la couverture médiatique des déclarations des conservateurs sur l’immigration au cours de l’année écoulée :
Il s’agit de promesses et de promesses récentes, rappelons que Poilièvre n’avait aucune objection aux taux faramineux d’immigration il y a deux ans Pierre Poilièvre ne s’opposait pas en 2022 à l’augmentation de l’immigration annuelle à plus de 400 000 par an. Enthousiasme qui s’est amoindri publiquement depuis un an voir Chute de 5 % dans les intentions de vote pour Poilièvre, forte augmentation des gens opposés à l’immigration de masse alors que l’inflation diminue (son message anti-inflation est depuis moins porteur).

Pourquoi l’immigration résonne au Québec

L’importance de la question de l’immigration au Québec n’est pas tout à fait surprenante. Le Québec possède une identité culturelle et linguistique distincte, et les préoccupations liées à la préservation de cette identité ont longtemps influencé sa politique. Les changements démographiques de la province, associés aux débats sur la laïcité et l’intégration, ont fait de l’immigration une question particulièrement sensible et à fort enjeu.

Le parti conservateur a exploité ces préoccupations, se positionnant comme le défenseur de l’identité unique du Québec contre les menaces perçues d’une immigration accrue. Ce message semble gagner du terrain, d’autant plus que les autres partis s’efforcent de répondre à ces préoccupations d’une manière qui trouve un écho auprès des électeurs québécois.
    
Conclusion

Selon David Coletto d’Abacus Data, si l’immigration continue d’être une question prioritaire pour les Québécois, les conservateurs pourraient voir leur soutien augmenter de manière significative dans la province, même si leur position sur d’autres questions pourrait rebuter les Québécois.

Cela marquerait un changement notable dans le paysage politique du Québec, où le PCC a toujours eu du mal à s’implanter. Cependant, cela suggère également un électorat plus polarisé, où l’immigration devient un sujet de discorde qui pourrait aggraver les divisions non seulement au Québec, mais aussi dans tout le Canada.

À l’approche des prochaines élections fédérales, selon David Coletto sera crucial d’observer comment l’immigration est débattue et comment elle influence le comportement des électeurs. Pour les conservateurs, l’immigration pourrait être la question qui leur permet de percer au Québec, surtout lorsqu’ils tentent de se distinguer du Bloc Québécois et de faire valoir qu’un gouvernement conservateur peut réellement mettre en œuvre une politique alors que le BQ ne peut que l’influencer.

Voir aussi

Canada — Les employeurs continuent de faire appel à des travailleurs étrangers faiblement rémunérés, malgré la hausse du chômage.

La PM « conservatrice » de l’Alberta, Danielle Smith, veut doubler sa population d’ici 25 ans

Canada — le taux de chômage des immigrants récents à 12,6 % en juillet 2024 (6,4 % pour la population générale), le taux du chômage des jeunes grimpe également rapidement

 

vendredi 9 août 2024

Deux tiers des Britanniques (67 %) considèrent que la politique d'immigration menée ces dernières années a contribué à la violence

Réponses à la question:

D'après ce que vous avez vu et entendu, dans quelle mesure considérez-vous que chacun des éléments suivants est responsable, le cas échéant, des troubles qui ont eu lieu lors des récentes manifestations en Angleterre ?


En pourcentage.



Si, de façon assez prévisible, les personnes interrogées attribuent les émeutes aux émeutiers présents et aux « réseaux sociaux », il est intéressant de noter que, sur le long terme, deux tiers des Britanniques (67 %) considèrent que la politique d'immigration menée ces dernières années a contribué à la violence, et 55 % d'entre eux disent la même chose des récents gouvernements conservateurs.


vendredi 2 août 2024

Anglo-saxonisation de Sciences Po, source de sa radicalisation gauchiste


[…] Le livre Une jeunesse engagée : enquête sur les étudiants de Sciences Po, est venu confirmer la tendance : Sciences Po penche de plus en plus à bâbord. « En 2002, invités à se positionner entre la gauche, la droite ou ni la gauche ni la droite, 57 % des étudiants se situaient à gauche. En 2022, ils sont 71 % (soit +14 points) », écrivent la sociologue Anne Muxel et le politologue Martial Foucault dans cet ouvrage. Au fil du temps, les modérés se sont fait cannibaliser par les Insoumis. En 2002, leur engagement « se portait sur la gauche socialiste et jospiniste. Aujourd’hui, c’est la gauche mélenchoniste qui domine dans la mesure où celle-ci peut apparaître comme garante d’unité et d’efficacité électorale », ajoute Anne Muxel dans une tribune publiée dans Le Monde. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. 55 % au premier tour, c’est le score de dictateur africain ou russe obtenu par Jean-Luc Mélenchon chez les étudiants de Sciences Po Paris, à l’élection présidentielle 2022, selon un sondage interne. Et puis, « 28 % considèrent “comme normal que certaines personnes usent de la violence pour défendre leurs intérêts” » (Muxiel et Foucault) 19 % jugent acceptables de dégrader des banques, 22 % d’affronter la police, 13 % d’affronter d’autres manifestants.

Il n’en reste pas moins que les sociaux-démocrates rencontrent toujours un vif succès. En témoigne l’accueil triomphal reçu par Raphaël Glucksmann lors de son retour, le 15 avril, au sein de l’institution où il a été scolarisé à l’aube des années 2000. Après tout, la grande auberge espagnole qu’est devenu Sciences Po (les étrangers représentent 50 % des étudiants) ne pouvait qu’être séduite par le porte-étendard du fédéralisme européen.

L’anglo-saxonisation assumée de l’école semble déterminante pour expliquer ce virage

L’anglo-saxonisation assumée de l’école, lancée par feu Richard Descoings, semble déterminante pour expliquer ce virage, de l’aveu des fins connaisseurs de l’institution. Elle a contribué à former des « produits » mondialisés et à « gauchiser » l’école sur les questions sociétales. « Longtemps, Sciences Po a brillé par son “extrême centrisme”. Mais l’ouverture aux quatre vents, et les influences américaines ont changé la nature de l’école et des enseignements », constate un diplômé, devenu professeur de philosophie. Un professeur titulaire raconte que nombre d’étudiants, assez modérés, partent en troisième année en échange dans des universités anglo-saxonnes et, « à leur retour, tiennent des discours délirants sur l’existence d’un “racisme d’état” en France et expliquent que les “racisés” souffrent d’“invisibilisation” », souffle-t-il. « Ce terme est galvaudé, mais on peut difficilement nier la présence du wokisme à Sciences Po — une grosse partie des étudiants pense le monde à travers le prisme des minorités », constate Christophe de Voogd, professeur affilié à Sciences Po où il enseigne les usages de l’histoire, les idées et la rhétorique politiques au collège universitaire et en maîtrise, pour qui le phénomène s’est accentué depuis l’attaque menée par le Hamas contre Israël le 7 octobre. Tous woke à Sciences Po ? « Il y a un décalage net entre des étudiants asiatiques, notamment chinois, particulièrement conservateurs en matière de mœurs ou sur les évolutions sociétales, et les étudiants britanniques et américains dont les positions sont plus “progressistes” sur la question des droits LGBT ou la place des minorités dans la société », nuance Christophe de Voogd.

Quasi-disparition de la droite à Sciences Po alors que la société se droitise

Quant à la droite, paix à son âme. Pascal Perrineau a vu de ses yeux sa quasi-disparition. « Cette année, la section des Républicains de Sciences Po m’a invité à dîner. Ils étaient six », sourit le professeur. En 2002, les étudiants étaient 22 % à se revendiquer de cette couleur politique, contre 14 % en 2022 et à la dernière élection présidentielle, Marine Le Pen, Valérie Pécresse, Éric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan, à eux quatre, ont recueilli 7 % des suffrages. « La droite n’a jamais été aussi faible à Sciences Po », résument Muxel et Foucault. Dans un contexte de droitisation de la société, difficile de ne pas y voir un fossé entre la fabrique de l’élite et le reste de la société, d’autant que désormais, même les enfants de conservateurs se mettent à renier la tradition politique familiale. L’enquête d’Anne Muxel et de Martial Foucault montre que 87 % des étudiants déclarant leur père à gauche se positionnent eux-mêmes à gauche, et seuls 24 % déclarant leur père à droite se revendiquent de droite. Le Rassemblement national, lui, reste marginal à Sciences Po. En 2015, la constitution en association du parti de Marine Le Pen dans l’établissement de la rue Saint-Guillaume avait fait couler beaucoup d’encre. Aujourd’hui, les rares voix à oser prendre position pour la droite radicale sont plus « zemmouristes » que « marinistes », l’ancienne candidate à la présidentielle étant jugée trop « populo », « Éric Zemmour, c’est socialement acceptable dans les milieux de la bourgeoisie de droite. Alors que Marine Le Pen est perçue comme la candidate des ploucs », analyse une sommité de l’école.

[…] 

Source : Le Figaro

Voir aussi
 

jeudi 20 juin 2024

Insécurité — La progression du RN tient à un bond spectaculaire dans l’électorat féminin

« L’essentiel de la progression du RN au niveau national tient à un bond spectaculaire dans l’électorat féminin (+13 points par rapport à 2019). Il y a une inquiétude sécuritaire croissante de cet électorat face au risque d’agression physique ou sexuelle », note Jérôme Fourquet de l'IFOP.



L'émission au complet:


vendredi 5 janvier 2024

Nouvelle étude révèle que les 13 à 24 ans sont rebutés par le sexe à l'écran et préfèrent les relations platoniques aux relations amoureuses.

La nouvelle étude de l’UCLA « Teens and Screens », menée par le Center for Scholars & Storytellers, a révélé que sur 1 500 garçons et filles de la génération Z, âgés de 10 à 24 ans, les jeunes souhaitaient voir des relations platoniques entre les personnages à l’écran, et beaucoup estimaient que le sexe n’était pas nécessaire à l’intrigue de l’histoire. (Seules les personnes âgées de 13 à 24 ans ont été interrogées sur le contenu sexuel).
 

« S’il est vrai que les adolescents veulent moins de sexe à la télévision et dans les films, l’enquête révèle en réalité qu’ils souhaitent que les médias qu’ils regardent reflètent des relations plus nombreuses et plus variées », a déclaré Yalda T. Uhls, fondatrice et directrice de CSS, coauteure de l’étude et professeure adjointe au département de psychologie de l’UCLA.

L’enquête a révélé que les adolescents veulent voir à l’écran des « vies comme (la leur) » et recherchent l’« authenticité ». Les adolescents, ainsi que la tranche d’âge de 18 à 24 ans que les publicitaires ciblent en priorité, pensent que le sexe et la vie sentimentale occupent une place trop importante dans les émissions de télévision et les films.

Parmi les 13-24 ans, 44,3 % estiment que la relation amoureuse est surutilisée dans les médias, et 47,5 % sont d’accord pour dire que le sexe n’est pas nécessaire à l’intrigue de la plupart des émissions de télévision et des films. Plus de la moitié des membres de la génération Z souhaitent voir davantage de contenus axés sur les amitiés et les relations platoniques, 39 % d’entre eux se déclarant particulièrement intéressés par les personnages aromantiques et/ou asexués représentés dans les films et à la télévision.

Sur la liste des stéréotypes qui irritent la génération Z, les poncifs romantiques arrivent en quatrième position. Ils n’aiment pas que les relations soient nécessaires au bonheur, que les protagonistes masculins et féminins finissent toujours ensemble et qu’il y ait des triangles amoureux.

« Nous savons que les jeunes souffrent d’une épidémie de solitude et qu’ils cherchent un modèle dans l’art qu’ils consomment. Alors que certains narrateurs utilisent le sexe et la relation amoureuse comme raccourci pour lier les personnages, il est important qu’Hollywood reconnaisse que les adolescents veulent des histoires qui reflètent toute la gamme des relations », a déclaré M. Uhls, ajoutant que des études récentes montrent que les jeunes ont moins de relations sexuelles que leurs parents au même âge et qu’ils sont plus nombreux à choisir le célibat. (En France, États-Unis)

Les résultats de l’enquête indiquent que les valeurs et les désirs de la génération Z « vont bien au-delà de ce que la société a généralement exploré ».

CE QU’ILS VEULENT REGARDER : SUJETS
Sur une liste de 21 choix de ce qu’ils préfèrent voir dans les émissions de télévision et les films, les adolescents préfèrent les contenus porteurs d’espoir et édifiants, avec des personnes qui surmontent les obstacles et des histoires sur des personnes qui ont une vie semblable à la leur.

Classement pour tous les adolescents (10-24), en ordre décroissant de préférence
1. Contenu porteur d’espoir, édifiant, avec des gens qui surmontent l’adversité.
2. Personnes ayant une vie semblable à la mienne
3. Scènes d’action et/ou de combat (pouvant inclure des armes à feu et de la violence)
4. Super-héros
5. Amitiés et groupes sociaux (populaires, impopulaires, etc.)
6. Vie familiale et relations avec les parents
7. Contenu n’incluant pas de sexe ou de relations amoureuses
8. Personnes ayant une vie différente de la mienne
9. Dystopie et/ou apocalypse
9. Santé mentale/maladie
11. Modes de vie de la classe ouvrière et/ou de la classe socio-économique défavorisée
12. Minorités raciales
13. Modes de vie des personnes très riches ou célèbres
14. Romance et/ou sexe
15. Injustice systémique
15. le sport
17. Actualité (par exemple, questions politiques et sociales, etc.)
18. Le changement climatique
19. Faire la fête et/ou consommer des drogues et de l’alcool
20. L’immigration
21. Identités non binaires et LGBTQIA

Les préférences des adolescents LGBTQIA+

1. Identités non binaires et LGBTQIA+
2. Santé mentale/maladie
3. Personnes ayant une vie semblable à la mienne
4. Dystopie et/ou apocalyptique
5. Scènes d’action et/ou de combat (peuvent inclure des armes à feu et de la violence)

Comme l’année dernière, les adolescents LGBTQIA+ ont classés les catégories suivantes

 Identités non binaires et LGBTQIA+
et
Santé mentale/maladie

comme leurs deux thèmes préférés.

dimanche 20 août 2023

Fissures dans le consensus pro-immigration au Canada anglais

De la Presse, organe médiatique fortement subventionné pro-immigration et pro-Trudeau:
 
En mars, la firme Nanos mesurait un enthousiasme plus modéré. Seulement un sondé sur deux jugeait que le plan d’immigration du fédéral aurait un effet positif sur l’économie.

Au début août, Nanos est revenu à la charge avec une question plus précise. Que pensent les Canadiens de l’impact de l’immigration sur le logement ? Plus de deux répondants sur trois anticipaient un effet négatif.

Avec l’immigration, le réflexe est souvent de réfléchir en termes moraux. Les critiques trahiraient une forme de fermeture, et le repli identitaire serait particulièrement présent chez les nationalistes conservateurs québécois.

Ce portrait mérite d’être nuancé.

D’abord, Nanos ne mesure pas de différence significative entre le Québec et la moyenne canadienne. Les Ontariens (34,4 %) et les Britanno-Colombiens (33,1 %) sont au moins aussi susceptibles que les Québécois (31,4 %) de vouloir limiter le nombre de nouveaux arrivants. Et ce, même si leur langue officielle n’est pas fragilisée. [D'autres instituts mesurent nettement plus de réticences envers l'immigration de masse, voir les liens connexes.]

Ensuite, ces réserves découlent en partie d’un problème objectif, celui du logement.
 
Nouvelles maisons à vendre dans le quartier historiquement (il y a très longtemps) francophone de Saint-Vital à Winnipeg, mises en vente à 463.920 $ (paiement mensuel typique de 2.753 $)

L’immigration n’est pas la principale cause de la pénurie de logements. L’offre manque à cause des taux d’intérêt, de la pénurie de main-d’œuvre et de la réglementation – surtout municipale – qui rend les projets plus longs et plus coûteux à construire. Et ceux qui en souffrent le plus sont justement les nouveaux arrivants eux-mêmes.

Mais même si l’immigration n’est pas la grande responsable de la crise, elle n’aide certainement pas à la régler. On ne compte plus les rapports d’économistes qui le démontrent.

Le ratio de logement par habitant est à son plus bas depuis 40 ans. Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement, il faudrait plus que doubler le rythme de construction actuel. Soit ajouter 5,8 millions de logements au marché d’ici 2030, au lieu des 2,3 millions prévus.

La Banque TD évalue que la politique d’immigration creusera cet écart. Le gouvernement Trudeau devrait réexaminer ses cibles, recommande la Banque Nationale.

Des politiciens commencent aussi à poser des questions, y compris ceux plus à gauche comme le gouvernement néo-démocrate de la Colombie-Britannique. Le secrétaire général de la province a affirmé que l’immigration nuisait au logement, et le premier ministre David Eby a repris son analyse.

Même un quotidien favorable au multiculturalisme comme le Globe and Mail a fait part de ses réserves dans un éditorial ainsi que dans un dossier sur les défis de l’immigration pour les infrastructures.

Lors du dernier remaniement ministériel, Justin Trudeau a nommé son ami Marc Miller ministre de l’Immigration. Celui-ci a répété des arguments maintes fois contredits par la recherche économique, en prétendant que l’immigration aurait un impact majeur pour réduire la pénurie de main-d’œuvre, freiner le vieillissement de la population et même diminuer la pénurie de logements.

C’est dans ce contexte que l’immigration devient soudainement un sujet de débat d’un océan à l’autre.

La preuve, le chef conservateur, Pierre Poilièvre, a jugé que la cible libérale était « idéologique », sans toutefois promettre de la réduire.


Source: La Presse 
Liens connexes
 

L'afflux de « demandeurs d'asile  » dans le pays exerce une pression sur le réseau scolaire québécois

Trudeau a fermé la porte de Roxham pour ouvrir grand la fenêtre des aéroports en assouplissant les règles

« Malgré » une forte immigration, le niveau de vie au Canada est à la traîne : rapport de la TD

Immigration et niveau de vie ne riment pas

À Montréal, le nombre d’élèves allophones est si élevé que les cours de français virent aux cours de français langue étrangère

Coïncidence — Immigration : Le Québec fracasse un record, loyers records à Montréal, pénurie et surcharge de travail à l’école

Il se bâtit au Canada entre 200 000-300 000 unités de logement par an, en 2022 1 million de personnes s’est ajouté à la population

Hydro-Québec au pied du mur : l’exportation d’électricité en porte-à-faux avec le développement économique et l’immigration de masse

« Trop et trop vite » : des économistes mettent en garde contre la politique d’immigration libérale « pro-affaires »

mardi 9 mai 2023

Un Canadien sur deux pense que les cibles en immigration sont trop hautes, 75 % qu'elle entraîne une demande excessive des services

Sondage de Léger de la fin 2022 :

  • 49 % des Canadiens pensent que le plan d’immigration du gouvernement du Canada  admettra trop d’immigrants au Canada.
  • 75 % des Canadiens craignent que le plan d’immigration entraîne une demande excessive pour les logements et les services sociaux et de santé.








Sondage web réalisé du 11 au 13 novembre auprès de 1 537 Canadiens, âgés de 18 ans ou plus, recrutés aléatoirement à partir du panel en ligne LEO.

Voir aussi 

Les loyers montent en flèche au Canada alors que l'afflux de personnes est sous-estimé (il est à près de 1 million/an !)

lundi 14 février 2022

Sondage — 71 % des Québécois pour la levée des restrictions liées à la Covid

Plus de 70 % des Québécois et les deux tiers des Canadiens croient qu’il est temps d’abandonner les restrictions liées à la COVID-19 et de commencer à vivre avec le virus, selon un nouveau sondage.

L’enquête, menée par Maru Public Opinion pour Postmedia, a révélé que 64 % des personnes interrogées pensent qu’à moins que les hôpitaux et les unités de soins intensifs ne soient touchés par une augmentation soudaine de patients COVID-19 qui compromet les soins aux autres, les gouvernements devraient lever les restrictions liées à la pandémie.

Les répondants vivant au Québec (71 %), en Alberta (65 %) et en Ontario (65 %) étaient les plus susceptibles d’être de cet avis. Ceux qui sont le moins susceptibles de résider en Colombie-Britannique (48 %), au Manitoba et en Saskatchewan (41 %) et au Canada atlantique (39 %).

Selon le sondage, 56 % des Canadiens affirment que les personnes non vaccinées ne devraient pas subir de pression pour se faire vacciner. La majorité pense que si quelqu’un n’est pas vacciné à ce stade, il ne se fera pas vacciner à l’avenir, et faire pression sur lui crée un contrecoup qui est « pire que de vivre avec lui dans nos communautés ».

En ce qui concerne la question de savoir par qui les précautions doivent être prises, 53 % des répondants pensent que les mesures qu’ils prennent pour se protéger doivent leur revenir et non au gouvernement ni aux responsables de la santé publique. Cette opinion est largement majoritaire au Québec (62 %) et en Alberta (62 %) et minoritaire en Colombie-Britannique (41 %) et au Canada atlantique (44 %).

Au demeurant, le sondage a révélé que 45 % des Canadiens croient que le moment est venu pour les médecins en chef et les responsables de la santé publique de prendre du recul.

Le sondage auprès de 1 506 adultes canadiens qui sont des panélistes de Maru Voice Canada a été mené le 9 février. Un échantillon probabiliste comparable de cette taille a une marge d’erreur estimée de plus ou moins 2,5 %, 19 fois sur 20.

Voir aussi

Une vaste majorité de commerçants exploitant de grandes surfaces en ont « ras le bol » du passeport vaccinal, qui ne fait que leur attirer les foudres des clients mécontents, parfois agressifs, tout en faisant diminuer l’affluence et les ventes, témoignent-ils. (La Presse)

Covid-19 : pourquoi le Danemark s'apprête à renoncer à la vaccination

Après avoir décidé de lever la plupart des restrictions, le pays scandinave pourrait abandonner totalement son programme de vaccination d'ici la fin du mois de février.

C'est une étape de plus dans la volonté de «vivre avec le virus». Depuis le 1er février, le Danemark a fait le choix, comme le Royaume-Uni, de tenter le pari d'un retour «à la vie d'avant», en tirant un trait sur les masques et le passe sanitaire, en rouvrant les boîtes de nuit, bars et restaurants sans restriction, malgré un nombre de cas record. S'il reste «recommandé» de s'isoler pendant quatre jours en cas de test positif, les cas contacts ne sont plus contraints à aucune quarantaine. Mais depuis vendredi 11 février, le pays scandinave est allé encore plus loin. Dans un communiqué passé relativement inaperçu chez nous, il a esquissé ce qui ressemble à un abandon pur et simple de la vaccination à court terme. Une première mondiale depuis le début de la pandémie de Covid-19.

Ainsi, le gouvernement danois a annoncé dans un premier temps ne plus proposer de doses supplémentaires de vaccins à sa population. Les personnes âgées ou à risque ne recevront pas la quatrième et les moins de 18 ans se passeront de troisième. Mais surtout, le programme de vaccination pourrait être totalement suspendu «au plus tard au printemps». «Le Conseil national de la santé suivra de près l'évolution de l'épidémie dans les semaines à venir, et nous espérons pouvoir annoncer fin février les dates de clôture du programme de vaccination», indique ainsi le communiqué. 

Les autorités danoises justifient cette décision en fonction de plusieurs critères. D'abord, un taux de vaccination qu'ils estiment suffisant. D'après les chiffres du Statens Serum Institut, un institut de recherche sur les maladies infectieuses, cités par le journal Politiken , 80,9% des 5,8 millions de Danois étaient vaccinés au 11 février, dont 61,4% avec une dose de rappel. Un des meilleurs taux d'Europe, selon les données d'Our World in Data, seulement devancé par le Portugal.

C'est moins que le Québec avec 81,72 % de la population doublement vaccinée (86 % de la population éligible) et 57, 4 % de doses de rappel dans la population éligible. En outre, depuis le début du mois de décembre, au moins deux millions de personnes auraient contracté le variant Omicron du coronavirus au Québec, dont un million uniquement depuis le début de 2022. En outre, près de la moitié des Québécois ont contracté la Covid-19 en deux ans de pandémie, a révélé mercredi le directeur national de santé publique par intérim, le Dr Luc Boileau.

 À titre de comparaison, 79% de la population française est actuellement vaccinée, dont 55% avec la troisième dose, selon les chiffres du ministère de la Santé. «Au Danemark, nous avons un niveau très élevé de vaccination», se félicite ainsi le gouvernement dans son communiqué, qui évoque une «très grande immunité protectrice» de la population.

mercredi 8 décembre 2021

Québec — 43 % des parents observent un retard dans le développement de leurs enfants dû à la pandémie

Les préoccupations et les inquiétudes des parents pour leurs enfants d’âge scolaire en contexte de gestion draconienne de la pandémie sont présentées par la figure ci-dessous. 

 


  • Près des deux tiers des parents (64 %) se disaient préoccupés par la santé mentale de leurs enfants. Cette proportion est similaire à celle observée lors de l’observation réalisée pour la rentrée 2020.

    On observe des différences selon les caractéristiques des parents. Ainsi, ceux sans emploi se disaient davantage préoccupés par la santé mentale de leurs enfants (77 % p/r 63 % des travailleurs à temps plein). Aussi, ceux inquiets d’être infectés par le coronavirus mentionnaient plus souvent cette préoccupation (71 % p/r 59 % de ceux non inquiets par le virus), de même que les prétendus, selon INSPQ, « adhérents à des théories du complot » (73 % p/r 62 % des non adhérents). À titre indicatif, les parents censément « adhérant à des théories du complot » représentaient environ 20 % des parents répondants.

  • Un peu plus du tiers des parents (35 %) s’avouaient inquiets que leurs enfants fréquentent un service de garde éducatif à l’enfance SGÉE ou l’école en raison de la pandémie. Cette proportion est donc moins élevée que celle observée l’an dernier, alors que 46 % des parents étaient inquiets de la fréquentation d’un SGÉE et 44 % du retour à l’école de leurs enfants en 2020.

    Des divergences ont été relevées selon les caractéristiques des parents. De ce fait, ceux ayant une formation universitaire (41 % p/r 33 % avec un diplôme d’études secondaires [DES] ou moins), ceux sans emploi (44 % p/r 32 % des travailleurs à temps plein), les résidents de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal (45 % p/r 28 % des résidents provenant de petites villes ou de milieux ruraux), ceux doublement vaccinés contre la COVID-19 (37 % p/r 22 % des non-vaccinés), ceux inquiets quant à la maladie (59 % p/r 15 %) et ceux adhérant à des théories du complot (43 % p/r 32 %) rapportaient une plus grande inquiétude quant à la fréquentation de l’école et du SGÉE pour leurs enfants en raison de la pandémie.

  • Environ un parent sur cinq (21 %) croyait que son ou ses enfants étaient anxieux de retourner à l’école en raison de la pandémie. Cette proportion est aussi moins élevée que l’an dernier, alors qu’elle était à 34 %.
  • La réussite scolaire en temps de pandémie était une préoccupation importante pour les parents : 68 % s’avouaient plutôt ou très préoccupés à ce sujet.

    Des différences ont été observées selon les caractéristiques des parents. Les parents prétendument adhérant à des théories du complot (82 % p/r 63 % des non adhérents à ces théories) et ceux hésitant à la vaccination (76 % p/r 66 % des non hésitants à la vaccination) se disaient plus préoccupés par la réussite scolaire de leurs enfants.

Source : INSPQ

dimanche 14 novembre 2021

Un nouveau sondage suggère que le soutien pour l'idéologie transgenre est en déclin

Une enquête récente révèle que 62 % des Américains pensent que le sexe d’une personne ne peut pas être changé, marquant un changement par rapport à l’idéologie transgenre moderne.

Le sondage du Center for American Political Studies (CAPS) de l’Université Harvard et de Harris Insights and Analytics a été mené du 26 au 28 octobre et a interrogé 1 576 électeurs inscrits. On a demandé aux participants : « Pensez-vous que les gens devraient pouvoir choisir leur genre et leurs pronoms ou le genre et les pronoms sont-ils déterminés à la naissance ? »

Au total, moins de 40 pour cent étaient d’accord avec l’affirmation selon laquelle une personne peut changer de sexe. 62 % de tous les électeurs ont déclaré que « les gens sont nés avec leur sexe ».

Ce résultat s’oppose à ceux de précédents sondages du même institut de sondage Harvard/Harris sur le transgenrisme ces dernières années. En 2019, par exemple, Harvard/Harris avait demandé à 1 295 électeurs inscrits : « Pensez-vous que les personnes transgenres devraient être obligées d’utiliser les toilettes de leur sexe à la naissance ou autorisées à utiliser les toilettes qui correspondent le mieux à leur identité de genre et au sexe qu’elles déclarent avoir ? »

Dans cette enquête, les réponses étaient parfaitement partagées à 50/50. Cela suggère que le soutien pour la rhétorique transgenre s’étiole.

Cependant, lorsque la question est posée exclusivement aux démocrates, la plupart des membres du parti de gauche du pays soutiennent toujours les notions d’identité de genre choisie par rapport au sexe biologique. Selon le nouveau sondage Harvard/Harris, 59 % des démocrates sont d’accord avec l’affirmation selon laquelle « les gens devraient pouvoir choisir leur sexe ».

Une deuxième question du même sondage était encore moins favorable à l’idéologie transgenre : seuls 28 % des personnes interrogées ont déclaré qu’il y existe « plus de deux genres ».

Les militants transgenres, après tout, insistent sur le fait que les humains ne se limitent pas aux « hommes » et « femmes », mais peuvent également appartenir à une variété d’étiquettes, y compris « agent », « androgyne », « bigenre », « demigarçon » et « demigenre ».

Les sondages du Public Religion Research Institute (PRRI) pro-transgenre suggèrent également que le soutien au transgenre a diminué au cours des deux dernières années.

Par exemple, un sondage PRRI de 2018 a affirmé que 50 % des Américains ont déclaré qu’ils étaient d’accord pour que des hommes transgenres (qui se disent femmes donc) puissent participer aux compétitions sportives féminines. Mais le récent sondage d’août de l’organisation a révélé que désormais, seuls 36 % des Américains croient cela.

Le sondage PRRI a également montré une baisse d’un tiers en deux ans du nombre de personnes qui pensent qu’il existe des sexes autres que l’homme et la femme. En 2021, seulement 17 % des Américains croient fermement qu’il existe plusieurs « genres », contre 24 % lors d’une précédente enquête PRRI de 2019.

Une déclaration de l’American Principles Project, qui organise l’opposition au niveau des États à l’agenda transgenre, se lit comme suit :

La victoire de Glenn Youngkin [dans l’élection de gouverneur de Virginie] a montré que les électeurs, et en particulier les parents, prennent conscience des conséquences horribles de l’idéologie de genre de la gauche réveillée, en particulier de la façon dont elle menace la vie privée et la sécurité des filles à l’école.…

[Voir aussi Virginie — Victoire surprise d’un républicain en faveur du droit de regard des parents dans l’éducation de leurs enfants]

Il n’est donc pas surprenant d’également voir l’opinion publique sur ces questions changer dans les sondages.

Le vent a semblé tourner contre le transgenre ces derniers mois. Un certain nombre d’États, comme la Floride, ont adopté une législation pour empêcher les hommes de concourir dans les sports féminins.

Et en Virginie, qui semblait sur le point de devenir un État entièrement bleu, la Cour suprême de l’État s’est récemment rangée du côté d’un enseignant qui avait été suspendu parce qu’il refusait d’utiliser des pronoms et des noms préférés pour s’adresser aux « étudiants transgenres ».

Le contrecoup à l’idéologie transgenre survient alors que ses défenseurs sont devenus plus radicaux dans leurs tentatives de l’imposer à tous les Américains et en particulier aux enfants.

Comme The New American l’a signalé plus tôt cette année, des émissions, des vidéos et des livres ciblent les enfants avec des messages pro-transgenres.

Le livre It Feels Good To Be Yourself: A Book About Gender Identity a trouvé sa place dans les écoles publiques, y compris dans le Los Angeles Unified School District, où il a été promu pendant le Mois de l’histoire des Noirs. Noah Grigni, l’illustrateur, est décrit comme « un illustrateur, écrivain et organisateur transgenre non binaire ».

Selwyn Duke de la The New American s’oppose à ce que les enfants croient en l’idéologie transgenre/multigenre :

« En ce qui concerne les jeunes mal dans leur «  sexe”, notez que plus de 80 pour cent des filles et 90 pour cent des garçons surmonteront la confusion s’ils sont laissés à eux-mêmes. »

mercredi 25 août 2021

Sondages et prévisions électorales fédérales, 25 août 2021

Cette semaine plusieurs sondages : les verts et les libéraux piquent légèrement alors que les conservateurs, le Bloc et le NPD montent légèrement au Québec. Le Bloc est toujours en baisse par rapport à 2019 et les libéraux feraient encore quelques gains par rapport à 2019. Cependant, il y a un bon nombre de courses que les libéraux ne remportent dans les sondages actuellement qu’avec une marge de moins de 5 % (8 sièges pour être exact). Toute baisse des libéraux au Québec ou toute augmentation du Bloc ferait basculer ces sièges. Et si cela se produisait, Trudeau n’aurait presque aucun moyen d’obtenir une majorité sur la base des chiffres des sondages actuels. Veuillez noter que cela ne signifie, bien sûr, pas que Trudeau ne puisse pas remonter la pente au cours des quatre prochaines semaines. Les libéraux semblent être en panne d’idées dynamiques : Trudeau parle beaucoup de pandémie, d’« investissements » (de dépenses et de dettes), de centralisation et d’empiètements sur les compétences des provinces.

Au niveau du Canada :

On voit que l’avance du Parti libéral s’effrite. Si la tendance se maintient, il possible que le PLC n’obtienne pas une majorité et qu’une alliance formelle ou informelle des Conservateurs et un autre parti (le plus naturel est le Bloc pour nous) puisse permettre aux Conservateurs de former le prochain gouvernement. Le Parti conservateur du Canada s’est lancé la semaine passée dans une campagne de séduction du vote bleu québécois (c’est habile) avec ces promesses :

Ces promesses n’ont été faites qu’en français, le reste du PCC acceptera-t-il de les réaliser si le parti était porté au pouvoir ? Peut-être le plus sûr moyen qu’elles le soient est que le Bloc québécois apporte un appui décisif à un PCC minoritaire pour lui permettre de remplacer Trudeau ?


Billet originel du 12 août

Les sondages indiquent que Libéraux (PLC) de Justin Trudeau sont en terrain majoritaire. Rappelons qu’il faut plus de 169 sièges aux Communes pour former un gouvernement majoritaire. Les libéraux ont bien fait les sondages au cours de la dernière année, profitant pleinement de la pandémie comme de nombreux autres partis au pouvoir dans le monde. Cependant, l’avance actuelle est nettement inférieure à ce qu’elle était au printemps 2020. C’est encore suffisant pour être actuellement projeté avec une majorité, mais le nombre de sièges (181) pourrait donner une fausse idée de la sécurité de cette majorité.  


La probabilité que le PLC remporte au moins 170 sièges est de 70 %. Cela peut paraître une avance importante. Mais cette avance peut se réduire de deux façons : en perdant son avance sur le Bloc québécois (BQ) au Québec (environ 10 points actuellement) ou celle qu’il a sur le Parti conservateur du Canada (PCC) en Ontario (là encore environ 10 points). Si le PCC devait grimper en Ontario ou le BQ au Québec, atteindre le chiffre décisif de 170 deviendrait bien moins assuré.

L’élément le plus important est peut-être que les conservateurs n’ont pas vraiment la chance de former le prochain gouvernement, du moins pas en ce moment. Le site Too close to call établit chances à 2 % de gagner une pluralité (ce qui pourrait ne pas être suffisant pour qu’Erin O’Toole devienne le Premier ministre) et leurs chances d’une majorité à un solide 0 %. Cela n’a rien d’étonnant : le PCC a décidé d’adopter une ligne centriste en expulsant les éléments conservateurs sociaux (Sondage toujours en baisse pour Erin O’Toole après son recentrage et l’élimination de Derek Sloan) et il n’ose pas aborder franchement les questions identitaires. La stratégie du PCC manque singulièrement d’ambition : l’annonce d’un centre agronomique sur l’autosuffisance alimentaire à Saint-Hyacinthe s’il est porté au pouvoir, de vagues promesses faites uniquement en français sur davantage de pouvoirs concédés au Québec. Tant qu’elles ne sont pas répétées avec autant de force en anglais pourquoi y croire ? Bref, Erin O’Toole : sourd à sa droite conservatrice, son parti cède encore du terrain à l’issue de son congrès (sondage).

Prévision dans la région de Montréal (plus la couleur est foncée plus le parti est en avance, donc turquoise foncé = BQ a une bonne avance alors que turquoise clair = BQ avec une moindre avance).

Le Bloc québécois est en baisse dans les sondages par rapport à son résultat en 2019. De peu (environ 4 à 5 points), mais, couplé à la progression des Libéraux (en hausse justement de 4-5 points), cela crée des gains importants pour le PLC dans des circonscriptions comme Abitibi--Baie-James, Rivière-des-Mille-Îles, Thérèse-de-Blainville ou encore Montarville. Le PLC se retrouve à 44 sièges (progression de 9) et le Bloc à 22 (perte de 10). Les modèles partent du principe que Ruth Ellen Brosseau se représentera dans Berthier-Maskinongé pour le NPD. Mais c’est peu probable, ce siège devrait alors revenir au Bloc.


Les sondages ne semblent pas s’entendre sur la popularité du Bloc. Alors que Nanos prédit toujours ce parti très bas (25 % et moins), d’autres l’ont bien au-dessus des 30 %. Le Bloc et son chef Blanchet peuvent rivaliser avec la couverture médiatique que se crée Trudeau hors campagne électorale (merci Covid et le pouvoir de dépenser du gouvernement). Toutefois, ceci devrait changer une fois la campagne électorale déclarée. Il est probable que les intentions de vote pour le BQ se retrouvent proches des résultats de 2019.

De manière plus générale, le Bloc est un peu un parti de gauche (son programme, ses députés), mais avec un électorat de droite (plus masculin, plus âgé et avec moins de diplômés universitaires). Sur bien des enjeux, on voit que les électorats Bloc et PCC se rejoignent (ne pas aimer Trudeau par exemple ou si l’on regarde les 2e choix). Son électorat est le plus à droite (et davantage susceptible de voter PCC) que les électorats du PLC ou NPD.  

Notons que la plupart des maisons de sondage ne semblent pas s’intéresser poser les bonnes questions aux sondés, ni Innovative ni AngusReid ne semblent poser régulièrement des questions sur l’immigration, l’identité du pays, la politique familiale, la liberté de choix en éducation : les questions posées sont souvent celles qui distinguent la gauche canadienne : l’« urgence climatique », la réconciliation avec les autochtones, l’inégalité de revenus, etc. Voici, par exemple, les questions posées récemment par Angus Reid :

Pourtant quand on pose la question aux Canadiens, seuls 17 % d’entre eux sont d’accord avec l’importation de 1,2 million d’immigrants en 3 ans (la cible du gouvernement fédéral canadien…) Peut-être faut-il rappeler que les sondages ne servent pas uniquement à prendre le pouls d’une population, mais que la publication de sondages sélectifs sert à former l’opinion de la population.

Liste des prévisions par comté (10 août 2021)