jeudi 28 février 2019

Les États-Unis dévastés par les opioïdes

« Antidouleurs : l’Amérique dévastée » : un reportage d’Envoyé spécial diffusé sur France 2 le 21 février 2019.


ECR révisé : davantage de place à l'athéisme ?

Selon le Soleil, le Premier ministre François Legault croit que des « changements importants » doivent être apportés au cours Éthique et culture religieuse, mais son gouvernement n’a pas l’intention de l’abolir.

M. Legault a déclaré mardi vouloir que le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge réforme ce cours d’ici la fin du mandat de la Coalition avenir Québec (CAQ). « Ce cours doit être complètement revu. »

Toutefois, « on n’est pas obligés de jeter le bébé avec l’eau du bain. On a le droit d’expliquer l’histoire des religions aux personnes, aux jeunes qui viennent dans nos écoles », affirme M. Legault.

Pour M. Roberge, l’abolition pure et simple du cours est « une fausse bonne idée », car ce cours a justement été créé lorsque le gouvernement du Québec a décidé de déconfessionnaliser ses écoles (et à l’imposer également aux écoles privées confessionnelles... comme au collège Loyola qui s’est opposé à cette imposition, surtout pour la partie « éthique » du programme ECR qui ne permettait pas d’exposer clairement la vision catholique sur des questions éthiques ou morales).

Le ministre dit toutefois qu’un travail de révision de ce cours sera « éventuellement » lancé, afin de revoir les manuels et de « corriger ce cours-là ». Selon le Soleil, « une plus grande place à l’athéisme devrait y être faite ».

Selon le chef péquiste, cette posture de la CAQ montre que le parti ne va pas assez loin du côté de la laïcité, surtout qu’il veut faire adopter un projet de loi interdisant le port de signes religieux chez les personnes en autorité au cours des prochains mois. « C’est un test de cohérence pour le gouvernement de la CAQ », croit-il.

M. Bérubé déplore que le cours d’Éthique et culture religieuse fasse la promotion du multiculturalisme et soit « éminemment sexiste », comme l’avait jugé un rapport du Conseil du statut de la femme publié en 2016.

Québec solidaire a quant à lui adopté une position similaire à celle de la CAQ, en plaidant pour le maintien du cours, tout en corrigeant certaines lacunes.

28 février 1712 — naissance du Marquis de Montcalm

Le 28 février 1712 naquit Louis Joseph de Montcalm-Gozon, marquis de Saint-Véran (dit de Montcalm) à Candiac dans le Gard (Midi de la France). Il se maria le 2 octobre 1734 avec Angélique Talon du Boullay. Ils eurent dix enfants, dont cinq atteignirent l'âge adulte.

C'est en 1732, à l'âge de 20 ans, que Montcalm débute sa carrière militaire. Il sert tout d'abord en Rhénanie, et ensuite pendant la guerre de succession d'Autriche, où il récolte sa première blessure au siège de Prague. Il devient colonel du régiment d'Auxerrois et Chevalier de Saint-Louis, distinction accordée pour ses actes de bravoure... On lui propose de prendre le commandement des troupes qui combattent en Nouvelle-France.

Il est envoyé à Québec en 1756 comme commandant des troupes françaises en Amérique du Nord pendant la guerre de Sept Ans.


Montcalm acclamé par ses troupes après sa victoire décisive de Fort Carillon
Au printemps 1756, il est nommé maréchal de camp pour les opérations en Nouvelle-France. Ses premières campagnes contre les Britanniques sont des succès majeurs. Il augmente les défenses de Fort Carillon sur le lac Champlain. Il capture et détruit Fort Oswego sur le lac Ontario en 1756. Sa victoire à Fort William Henry en 1757 est gâchée par ses alliés amérindiens. Il remporte une victoire inespérée à Fort Carillon en 1758. À l’automne de cette même année, on lui accorde une promotion au grade de lieutenant général : rien de moins que le deuxième degré dans la hiérarchie militaire française. Il soutient le siège de la ville de Québec pendant près de trois mois avant d'être mortellement blessé lors de la bataille des plaines d'Abraham, perdue devant les forces britanniques commandées par James Wolfe. À l'agonie, il aurait eu une petite discussion avec son chirurgien :
« Combien de temps me reste-t-il à vivre ?
— Quelques heures à peine.
— Tant mieux, je ne verrai pas les Anglais à Québec. »

Mort de Montcalm lors de la bataille de Québec

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mercredi 27 février 2019

Très faible impact du dédoublement très coûteux des classes en « banlieues difficiles »

Extrait d’une chronique de Laurent Alexandre dans l’Express de ce jour :


[E]n 2019, il n’existe toujours aucune technologie éducative pour réduire significativement les inégalités intellectuelles. Jean-Michel Blanquer a courageusement testé une baisse importante des effectifs d’écoliers pour permettre un enseignement plus personnalisé. Le dédoublement des classes de CP [1re année du primaire, 6 ans] en zones difficiles dites REP+ a bénéficié à 60.000 enfants au cours de l’année 2017-2018.

L’évaluation a porté sur 15 000 élèves répartis dans 408 écoles, avec l’aide de chercheurs internationalement reconnus. On a comparé des écoliers de REP+ appartenant à des classes dédoublées [13 enfants par classe plutôt que 26 en moyenne] avec d’autres élèves de REP+ qui n’ont pas bénéficié du dédoublement, au début et à la fin de l’année 2017-2018, en français et en mathématiques.

Sur les 60 000 enfants scolarisés en CP REP+, 40 % étaient en très grande difficulté en mathématiques et en français. Le dédoublement des classes de CP a permis de baisser la proportion d’élèves REP+ en très grande difficulté de 40 à 34 % en mathématiques et de 40 à 37 % pour le français. Sur les 24 000 écoliers en très grande difficulté, il y en a 3 000 de moins en mathématiques et 2000 en français.

L’impact du dédoublement n’est pas nul, mais est bien faible et inférieur à celui des expériences internationales. On observe un gain de 0,08 écart-type en français et de 0,13 écart-type en mathématiques, en faveur des élèves de REP+ dédoublés, par rapport au groupe témoin : il faudrait gagner 10 fois plus pour réduire de façon significative les inégalités cognitives.

Les études étrangères obtiennent un gain moyen supérieur, mais qui reste limité. Il est essentiel de comprendre pourquoi cette mesure marche moins bien en France qu’à l’étranger. Les élèves français en difficulté sont-ils culturellement, sociologiquement ou neurogénétiquement différents ? Les blocages syndicaux à l’Éducation nationale ont-ils freiné les améliorations pédagogiques ? Est-ce juste lié à la jeunesse du dispositif ?

Pour faire progresser plus manifestement les élèves, le dédoublement doit s’accompagner d’améliorations pédagogiques. Cela ne sera pas facile : l’étude américaine « The Mirage » a montré que la formation continue des maîtres donne des résultats franchement médiocres sur le niveau des élèves… Le dédoublement des classes — dont le coût est énorme — a rendu la situation un tout petit peu moins dramatique, mais ses bénéficiaires ne sont toujours pas armés pour s’intégrer dans l’économie de demain. N’oublions pas que ces enfants seront encore sur le marché du travail en 2070 !

Même pour les 10 % d’élèves qui ont progressé, passer de « très grande difficulté » à « grande difficulté », est-ce la promesse d’une compétitivité face aux intelligences artificielles de 2070 ? Non !

Le tableau périodique des éléments fête ses 150 ans

Le tableau périodique des éléments, également appelé tableau ou table de Mendeleïev [1834-1907], représente tous les éléments chimiques et il fête cette année ses 150 ans.


Le fameux tableau périodique des éléments fête ses 150 ans. En 1869, Mendeleïev a rassemblé dans un tableau tous les éléments chimiques – par exemple, le carbone, le cuivre, l’or et l’oxygène – connus à son époque en leur attachant leur masse atomique et quelques propriétés. Pour les classer de manière cohérente, il a décidé de les ordonner par masse atomique croissante, mais en les groupant par familles d’éléments ayant des propriétés communes. Convaincu que la science avait encore de nombreux éléments à découvrir, le génie russe a laissé quelques cases libres dans son tableau pour y placer un jour ceux qui n’étaient pas encore découverts. Au total, 118 éléments chimiques ont été observés à ce jour, de numéro atomique 1 à 118.

L’alphabet des chimistes : L’hydrogène, le carbone, l’azote, l’oxygène, le fer, le cuivre, l’argent, l’or, etc. sont des éléments chimiques, dont le numéro atomique est respectivement 1, 6, 7, 8, 26, 29, 47, 79, etc. Chacun est conventionnellement désigné par un symbole chimique : H, C, N, O, Fe, Cu, Ag, Au, et ces éléments sont dans le fameux tableau de Mendeleïev.

Émission la LA TÊTE AU CARRÉ (55 minutes) sur l'histoire de ce tableau :

Lien direct vers l'audio


Mathieu Bock-Côté : « Il faut abolir l’ECR »

Chronique de ce mercredi 27 février de Mathieu Bock-Coté :

Alors qu’il est objectivement coincé dans une situation politique désavantageuse, le PQ vient de rappeler qu’il peut contribuer au débat public, en ramenant sur la place publique la question de l’abolition du cours d’éthique et culture religieuse (ECR).

Pascal Bérubé invite ainsi le gouvernement à être cohérent dans sa quête de laïcité. Il a tout à fait raison alors que le gouvernement caquiste a annoncé en décembre dernier qu’il ne s’aventurerait pas sur ce terrain.

PQ

Encore doit-on avoir une bonne idée de ce que représente ce cours pour savoir pourquoi il est nécessaire de l’abolir.

Officiellement, pour ceux qui suivent les choses de loin sans trop s’intéresser aux détails, l’ECR est un cours censé renseigner les élèves qui y passent sur les grandes religions du monde. Si c’est vrai, pourquoi s’y opposer ?

Sauf que c’est faux. Et en plus d’être mensonger, c’est cynique.

L’ECR, dans les faits, instrumentalise la culture religieuse pour faire la promotion active du multiculturalisme au nom de la « diversité ». Il entend pousser les jeunes Québécois vers une forme de relativisme extrême, où ils devront accepter tous les symboles religieux et identitaires, et au premier rang, le voile islamique, du simple hidjab jusqu’au niqab. En fait, ils doivent embrasser tous les symboles qui contredisent leur culture sans mettre en valeur les leurs.

Si on me permet la formule, on dira même qu’il s’agit d’un relativisme fanatique. Fanatique, car il se montrera impitoyable envers ceux qui ne s’y soumettent pas.

Derrière cela, il y a un programme antidémocratique. Les concepteurs de l’ECR l’ont souvent dit : leur cours vise à modifier la mentalité québécoise. Ils constatent une chose : les Québécois, et plus particulièrement, les Québécois francophones, s’opposent aux accommodements raisonnables et au multiculturalisme. On a beau tout faire pour les amener à s’y rallier, ils résistent. Ils n’acceptent pas de devenir des étrangers chez eux.

Alors les concepteurs du cours, qui sont des idéologues aussi militants que bornés, ont décidé de convertir les enfants à leur doctrine. Un des principaux théoriciens de l’ECR l’avait dit comme tel : après avoir constaté qu’une immense majorité de la population adulte s’opposait au kirpan à l’école, il expliquait qu’une fois passés par l’ECR, les jeunes y seraient favorables.

C’est un détournement de démocratie. L’école, ici, ne sert plus à transmettre un savoir et des connaissances. Elle sert à endoctriner la jeunesse. Elle ne devrait pourtant pas promouvoir une idéologie particulière.

Dans le cadre de l’ECR, d’ailleurs, l’élève est moins évalué à partir de ses connaissances acquises que par sa capacité à se conformer aux attitudes attendues devant le multiculturalisme. On devine que celui qui s’opposera néanmoins aux accommodements raisonnables sera jugé mauvais élève, à la manière d’un cancre idéologique.

Legault


Le gouvernement Legault verse trop souvent dans l’amateurisme, mais globalement, il est sur la bonne voie. Il voit le Québec comme une nation et non comme une province annexée au Canada multiculturaliste. Il devrait aller au bout de son raisonnement et abolir ce cours toxique. Pourquoi les jeunes Québécois apprendraient-ils à l’école à détester leur peuple ?


mardi 26 février 2019

Cours d’éthique religieuse : enseignement ou endoctrinement?

Le Parti québécois propose, mardi, d’abolir le cours d’éthique et culture religieuse, une initiative que salue Mario Dumont dans son éditorial du jour, reprochant au programme de n’enseigner qu’une seule façon de penser aux enfants.

Cette façon de penser, c’est celle du multiculturalisme, explique Mario Dumont. En matière d’accommodements raisonnables, par exemple, ce qui est présenté aux enfants, c’est que tout accommodement doit être permis. Le matériel scolaire lui-même n’est pas irréprochable, note-t-il. Les femmes musulmanes sont par exemple toujours montrées portant le voile dans les manuels alors qu’une forte majorité d’entre elles choisissent de s’en passer.

« C’est véritablement un cours qui est basé sur une approche profonde de multiculturalisme. Enseigner le multiculturalisme, ce n’est pas enseigner le mal, c’est enseigner une doctrine politique qui existe et que le Canada, depuis Pierre Elliott Trudeau, a fortement implantée », soulève Mario Dumont.

Au Québec, en matière d’immigration, les gouvernements ont traditionnellement opté pour l’interculturalisme, c’est-à-dire une approche qui comprend une notion d’intégration des différentes communautés, rappelle le commentateur politique. Autrement dit, les immigrants des différentes communautés religieuses doivent s’adapter à leur nouveau territoire, où des lois, des traditions et des coutumes existent déjà, sans compter le facteur de la langue qui s’applique au Québec.


Mario Dumont plaide donc en faveur d’une abolition du cours, à l’image de ce que propose le PQ, ou d’une réforme en profondeur.

« Quand on dit qu’un cours est biaisé politiquement, on est à la marge de dire que c’est un endoctrinement des jeunes, souligne-t-il. On est devant un cours qui soulève des critiques pour des raisons. »

dimanche 24 février 2019

Étude : bambins de 2 ans regardent davantage télévision qu’ils ne jouent au ballon

Première du genre en France, une étude menée par la Direction Générale de la Santé (DGS) avec l’unité Ined-Inserm-EFS Elfe auprès de 10 000 enfants, a étudié la fréquence et le temps passé par des enfants de 2 ans à pratiquer une activité physique ou à être devant un écran.

Elle montre des signes extrêmement inquiétants : non seulement 84 % des enfants regardent la télévision au moins une fois par semaine, et 68 % tous les jours ou presque — à seulement 2 ans —, mais aussi 44 % ne font jamais ou seulement occasionnellement des jeux ou activités physiques (ballon, piscine, etc.) avec leur mère !

Ces chiffres ne sont que des moyennes, et nombre de facteurs — comme le niveau d’étude des parents ou leur âge influencent les résultats. Ainsi, plus la mère est jeune, plus l’enfant sera en contact avec un téléphone dit intelligent ou une télévision, surtout s’il habite en ville et que sa mère travaille.

Souhaitons que cette étude puisse alerter non seulement les parents, mais aussi l’ensemble de la communauté éducative, notamment dans le contexte de la prochaine scolarisation obligatoire à 3 ans et de l’arrivée massive du numérique à l’école.

Ces nouveaux profils de jeunes enfants, dont la motricité doit sans doute être stimulée et la relation aux écrans assainie, devront nécessairement être pris en compte par les enseignants de maternelle : espérons qu’ils aient tous la liberté pédagogique de le faire.

Pour voir l’ensemble des résultats de cette étude, sa méthodologie et ses principales conclusions, cliquez ici.

Rapport sur la Présentation sur l'éducation sexuelle au Québec à Gatineau par Uni-T

Ce 23 février 2019, notre correspondant a assisté à la présentation sur l’éducation sexuelle au Québec présentée à Gatineau à l’église Le Sentier. Il y avait près de 100 personnes, dont le pasteur Éric Lanthier qui est sur le conseil national (québécois) de l’organisateur de cette rencontre, Uni-T Voix pour les Valeurs Chrétiennes, UVVC/Uni-T. Les présentations ont été faites par Jude Marie Guillaume et par Me Nathalie Michaud, avocate spécialisée en droit familial, conseil juridique de l’UVVC et membre du Barreau depuis 1992. Elle est aussi membre de Mission chrétienne internationale (MCI). Monsieur Raymond Ayas et Mme Solange Pageau-Lefebvre n’étaient pas présents.



Mme Guillaume est directrice adjointe dans une école, après avoir été enseignante. Elle a donné un survol du programme de la maternelle à la fin du secondaire en dénonçant les contenus qui sont contraires aux valeurs des parents chrétiens ; selon notre correspondant, ces contenus rejoignent pour la maternelle à la 3e année ceux qui sont dénoncés dans le livre de Dr Ayas et l’abbé Gendreau. Elle a expliqué que le programme n’est pas en vigueur dans beaucoup d’écoles faute de personnel formé. Elle a donné des chiffres : le ministère de l'Éducation (MEES) a investi 3 millions de dollars dans ce programme ; chaque Commission scolaire reçoit 250 000 $ pour l’implanter et chaque école reçoit 1000 $ pour la formation du personnel, le remplacement des enseignants pour un jour de formation ($200 par enseignant) ou le paiement d’experts ou autres personnes venus de l’extérieur de l’école pour transmettre les contenus du programme. Aucun enseignant n’est tenu de donner le programme.

Les thèmes à couvrir sont divisés entre les matières scolaires et la date, l’heure et la matière (français, mathématiques ou autre) où aura lieu la transmission des contenus sont prévues à l’avance. Au primaire 5 heures sont prévues pour cette matière et au secondaire, quinze heures. Le MEES fournit aux enseignants des « Canevas pédagogiques » avec des questions et réponses, qui sont optionnels. Il y a des « Capsules vidéos » fournies par la Commission scolaire de Montréal (CSDM), aussi optionnelles. Il y a du matériel pédagogique fourni par le MEES qui est accessible à ceux qui enseignent le programme, mais non aux parents. Les parents ont accès seulement au programme sur le site du MEES. Elle a encouragé les parents à lire le programme. En plus des objections équivalentes à celles énoncées dans le livre de Ayas et Gendreau, elle a dénoncé l’incitation à la masturbation, à la pornographie, la remise en question de l’orientation et l’identité sexuelles, l’incitation aux relations sexuelles adolescentes, et à des relations sexuelles de toute sorte, selon les niveaux scolaires plus élevés que la 3e année.

Me Michaud a renvoyé les parents aux articles du Code civil et de la Loi sur l’Instruction publique sur lesquels les parents peuvent s’appuyer pour revendiquer des droits. Elle a noté que cette matière n’est pas évaluée, car il ne s’agit pas d’un cours. Elle a nommé 4 droits parentaux :

1- Être informés

Le MEES prévoit que l’information sur les contenus à venir doit être donnée par l’école (ou le directeur) dans un « délai raisonnable », mais n’indique pas par qui, ni comment. Donc, les parents doivent aller au-devant et demander l’information.

2- Préparer leur enfant à recevoir la matière

Pour la préparation de l’enfant elle a dit qu’avec les informations sur les contenus à venir le parent peut prémunir son enfant. Elle a recommandé comme une ressource utile le livre écrit par Dr Raouf Ayas et l’Abbé Robert Gendreau.

3- L’enseignement à la maison

Pour l’enseignement à la maison elle pense que cela devrait pouvoir être accordé pour une matière donnée, soit l’éducation sexuelle, mais que le parent aurait à faire un rapport à l’école sur la transmission des contenus faits à la maison. Cette matière n’est pas notée, car ce n’est pas un cours, mais une « activité » selon la loi.

4- L’exemption

Pour l’exemption elle a rapporté que le MEES avait rédigé une directive de 10 pages environ avec les conditions à remplir. Deux motifs seulement autorisent l’exemption : 1) le contenu pourrait causer un dommage psychologique à l’enfant et 2) porter atteinte à la liberté garantie dans les chartes. De plus le parent doit a) d’abord rencontrer le directeur, b) soumettre une lettre assermentée pour faire sa demande chaque année, c) nommer chaque thème du programme dont il veut que l’enfant soit exempté, d) expliquer en quoi ce thème portera atteinte aux droits de l’enfant. C’est à l’école d’accorder ou non l’exemption. Cependant le parent peut aussi faire appel à la Commission scolaire.

Le parent peut par la suite faire appel à la Cour supérieure du Québec. En Ontario, un père est allé en cour, mais a perdu à la Cour supérieure. La raison : le père n’a donné « aucune preuve objective » et le père n’a pas démontré qu’il « ne pouvait pas présenter son point de vue » à l’enfant. Il a ensuite perdu à la Cour d’appel, car, selon le tribunal, le programme « ne nuit pas au pouvoir du père de transmettre ce qu’il veut à son enfant. »

L’avocate a dit que selon elle, le programme du Québec est une copie du programme de l’Ontario, mais certains contenus sont donnés à un âge plus jeune au Québec.

Elle a mis à la disposition des parents un « guide » pour parents rédigé par UVVC, avec des liens internet utiles. Comme il n’y avait pas assez de copies pour tous, notre correspondant attend de recevoir ce guide par courriel.

Elle encourage les parents à prendre les moyens pour recevoir les informations de l’école, de faire des demandes pour l’enseignement à la maison et de faire la demande d’exemption. Elle demande que les parents tiennent l’UVVC au courant de leurs démarches et résultats et qu’ils deviennent membres de l’UVVC qui est un Organisme sans but lucratif (OSBL) qui regroupe des individus d’une cinquantaine d’églises et organisations.

Lors de la période de questions l’un des parents (Ky Lee) a encouragé tous à s’informer sur le programme PEACE (recommandé par elle) et sur le Comprehensive Sex Education (USA) qui vient de l’UNESCO et dont elle dit que le programme du Québec relève. Elle a fondé un groupe pour réunir les parents de l’Outaouais, Ottawa/Gatineau Sexual Integrity Project. Le courriel de Ky est : peacegatineauoutlook.com Le site web est : https://peaceontario.com

L’un des parents présents, après avoir passé à travers les exigences de la demande d’exemption depuis septembre 2018, sans succès, a finalement dit à ses enfants de sortir de la classe lorsque cette matière est donnée. Les enfants le font et personne ne les arrête. L’avocate a noté que l’enfant ne peut pas être absent à plus de 20 % de la scolarité, soit 36 jours par an, sans risquer une dénonciation à la DPJ. Selon elle, il n’y a pas un droit légal d’absenter son enfant et qu’elle ne peut donc pas le recommander.

Certains parents sont en voie de faire la demande du matériel pédagogique du MEES par l’Accès à l’information.

Un dépliant a été distribué venant de www.sexeducationquebec.org

Et un dépliant de www.uvvc.ca





Prochaine réunion

Dimanche le 14 avril 2019 à 13H30
Église La Bible parle
790, 18e Avenue, Laval QC H7R 4P3
S’inscrire ICI.

samedi 23 février 2019

23 février 1455 - Première impression de la bible de Gutenberg

La tradition veut que le 23 février 1455 Johannes Gutenberg parvient à imprimer en série le premier livre en Europe avec des caractères mobiles de métal : la bible de Gutenberg. Il reste aujourd’hui moins de 40 exemplaires de cette bible.

Après plusieurs années de recherche et de travaux, Gutenberg parvient à mettre au point un système lui permettant d’imprimer en série. La bible de Gutenberg se compose alors de pages comportant chacune 42 lignes.

La technique d’impression utilisée par Gutenberg repose sur deux principes qui n’étaient pas en soi nouveaux dans l’histoire de l’humanité :

– impression à partir d’une forme à l’image inversée (c’était déjà le cas de la xylographie) ;

– utilisation de caractères réutilisables (c’était une technique déjà utilisée en Extrême-Orient).

Mais trois innovations au moins ont vu le jour dans la mise en œuvre de ces principes, avec la définition d’un processus d’impression tel qu’il se répandra rapidement dans toute l’Europe, puis à la faveur de l’expansionnisme européen, dans tout le monde :

– la technique de fabrication en série des caractères : Gutenberg a inventé pour cela un moule manuel qui permet une production en série de caractères et conçu un alliage déterminé constitué de plomb, d’étain et d’antimoine ;

– la technique de préparation des formes imprimantes, de la casse au composteur, du composteur à la galée et de la galée au marbre ;

– la technique d’impression avec l’utilisation d’une presse à vis.

Ces innovations n'auraient pas vu le jour sans un contexte économique favorable dont on peut esquisser quelques aspects :

– le développement de la métallurgie (Gutenberg, comme d'autres imprimeurs, était lui-même issu d'un milieu d'orfèvres) ;

– le développement de la technique de fabrication du papier, sans lequel l'impression de centaines d'ouvrages n'aurait pas été possible (le parchemin n'aurait pas pu y suffire) ;

– le développement d'un réseau de banquiers susceptibles d'assurer les financements nécessaires pour la production en masse de livres.[Cf. « l’éthique capitaliste/bancaire protestante » était déjà très largement pratiqué par les catholiques au Moyen Âge. ]

mercredi 20 février 2019

Novlangue — « au centre d’une confrontation »

Tiré d’un article de Radio-Canada.

Euphémisme (version SRC)Signification

« au centre d’une confrontation » comme dans « Adolescent au centre d’une confrontation avec un Autochtone »
Ne pas dire victime en restant flou, parce que la victime est du mauvais groupe social ou ethnique. Ici, élève catholique blanc victime d’un montage malveillant et partial. Attendant son bus, il aurait mal souri à un faux ancien combattant au Viêt-nam qui s’était approché et s’était planté devant lui en lui jouant du tambour sous le nez. Le faux vet du Viêt-nam aurait aussi prétendu qu’il avait entendu les élèves chanter « Construisez le mur ! » ou que ces élèves s’étaient interposés l’empêchant de sortir. Les vidéos publiées ont contredit ces affirmations : aucun cri politique, c’est lui qui s’est approché des élèves alors qu’un passage libre s’offrait devant lui à droite. Le militant autochtone s’est également fait remarquer par la suite à la cathédrale où il a créé un esclandre.
Photo SRCPhoto moins antipathique

Version SRCRéalité
« Était aussi présent un groupe de cinq hommes noirs s’appelant les Black Hebrew Israelites (Hébreux noirs israélites), qui protestaient contre des siècles d’oppression. »En réalité, ces Noirs invectivaient les gens de tous les noms (pédés, enfants incestueux, oncles Tomahawk) et protestaient tellement contre les « siècles d’oppression » qu’ils criaient aux Autochtones présents que Dieu les avait punis d’avoir vénéré de faux dieux (des animaux totémiques) en permettant la colonisation européenne (et donc la venue de ces « Hébreux noirs israélites »).


lundi 18 février 2019

Exodus de Paul Collier, comment l'immigration et le multiculturalisme changent le monde


Exodus: l’immigration et le multiculturalisme au XXIe siècle est un livre de 2013 de l’économiste Paul Collier sur la manière dont la migration affecte autant les migrants que les pays d’origine et de destination de ces migrants. L’ouvrage se penche sur les effets économiques de l’immigration internationale et la lutte contre la pauvreté. Le livre de Collier affirme également que l’exode des cerveaux est l’un des inconvénients, souvent négligés, de la migration. Selon Colin Kidd, Collier soutient que la politique d’immigration occidentale a été guidée non par la raison, mais par des réactions émotionnelles face à la culpabilité postcoloniale occidentale « tout en étouffant la prise en compte de problèmes plus vastes de pauvreté dans le monde ».

L’ouvrage qui vient d’être traduit en français est déjà considéré comme un classique dans le monde anglo-saxon. Sans céder à l’émotion, le professeur à Oxford y décrypte les conséquences de l’immigration, aussi bien pour les pays d’accueil que de départ. Loin d’être une chance, celle-ci fragilise l’Europe et appauvrit l’Afrique.

Pour Collier, si l’immigration ne frappe pas les nations d’obsolescence, son accélération continue, conjuguée à une politique de multiculturalisme assumé, pourrait menacer leur viabilité. L’absorption s’est révélée plus difficile que prévu. Tout indiquerait que l’accroissement continu de la diversité pourrait, à un moment ou à un autre, mettre en péril les accomplissements fondamentaux des sociétés modernes.

Si beaucoup d’économistes vantent les bienfaits de l’immigration, pour Collier c’est en grande partie une position incantatoire. Ces économistes répondent à la mauvaise question : « L’immigration est-elle une bonne chose ? » plutôt que « Quel est le meilleur niveau d’immigration ». Nous ajouterions une question sur le type d’immigration, toutes les immigrations à même effectif ne se valant pas. Deuxièmement, ces économistes mettent généralement en avant les effets à court terme sur le PIB, alors que les effets à long terme importent davantage. Troisièmement, les recherches les plus fiables sur l’effet de l’immigration sur les salaires moyens ont montré qu’il est nul, ou très proche de zéro. Quatrièmement, cela a un coût social, notamment en matière de logement. Cinquièmement, les effets économiques sont probablement moins importants que les effets sociaux, qui n’ont pas fait l’objet de suffisamment de recherches.

L’un des messages que ce livre tente de véhiculer, c’est que les cultures, ça compte. La culture, c’est ce qui sépare les diasporas des autochtones, et certaines cultures sont plus que d’autres éloignées de celle de la population indigène.

Paul Collier
Exodus
Immigration et multiculturalisme au XXIe siècle
aux éditions L’ARTILLEUR,
en février 2019,
411 pages


Extrait de la recension de la démographe Michèle Tribalat :


[...] [D] ans la première partie de son ouvrage intitulée « Les questions et le processus », Paul Collier aborde frontalement la question idéologique qui a fait de l’immigration un tabou dans nombre de pays d’accueil, tout en soulignant la nécessité d’en sortir. Il y explicite aussi pourquoi, laissée à elle-même, l’immigration va s’accélérer.

À gauche, l’immigration est vue comme un sujet tabou, la seule opinion permise étant la déploration de l’antipathie des classes populaires à son égard et un discours positif vantant ses mérites économiques. À droite, l’opposition reste vague afin de ne pas être taxée de raciste. La culpabilité liée aux actions passées des nations européennes a fait de l’identité nationale une menace et façonné la perception actuelle des immigrants. La façon la plus sûre d’exprimer son antiracisme a été d’affirmer son soutien à l’ouverture des frontières. Si toute demande de limitation de l’immigration est vue comme l’expression d’un racisme, alors un débat ouvert sur l’immigration est impossible. Paul Collier pense qu’il est possible d’envisager la question migratoire en la débarrassant des « associations toxiques » qui mobilisent l’émotion, mais peu de connaissances établies.

Pour cela, il commence par expliquer pourquoi les flux migratoires s’accélèrent.

Les départs des pays pauvres sont motivés par les écarts de revenus, mais il faut disposer des moyens de partir. C’est un investissement qui se voit réduit par les diasporas déjà présentes dans les pays d’accueil. L’amélioration du niveau de vie dans les pays d’origine favorise la migration tant que les écarts de revenus entre pays riches et pauvres restent conséquents. Les migrations produisent des diasporas qui engendrent d’autres migrations. Ce qui compte pour définir une diaspora, ce n’est pas le pays de naissance, mais le nombre de personnes qui ont gardé des liens au pays d’origine avec des migrants potentiels et qui sont prêtes à les aider. Le taux d’absorption dans le pays d’accueil régule la taille de la diaspora. Laissés à eux-mêmes, ces mécanismes risquent de se traduire par une accélération des flux migratoires. Le seul frein qu’ils peuvent rencontrer réside dans la politique migratoire conduite par les pays d’accueil. Or, jusque-là, les décisions prises en la matière ont été « furtives et embarrassées » (p. 80). Un cercle vicieux s’est mis en place dans lequel les partis traditionnels, en désertant leurs responsabilités, ont ouvert un espace à des « brochettes d’hurluberlus : racistes, xénophobes et psychopathes [qui] ont attiré à eux des citoyens ordinaires de plus en plus inquiets du silence des partis traditionnels » (p. 81). Ce qui a renforcé la crainte de ces partis traditionnels de traiter la question. Si toutes les restrictions sont déclarées a priori illégitimes, alors les taux d’immigration à venir seront bien plus élevés que ceux connus au cours des dernières décennies.

Trans — Médecins inquiets que des enfants s'exposent à des "dégâts à long terme" en raison de groupes de pression et de parents agressifs

Les médecins de la seule clinique publique d’identité sexuelle s’inquiètent de ce que les jeunes patients de celle-ci pourraient être exposés à des « dégâts à long terme » en raison de groupes de pression et de parents agressifs.

L’hôpital « de développement de l’identité de genre » de Tavistock, située dans le nord de Londres, est « incapable de résister aux pressions » des militants et des parents qui exigent des transitions de genre rapides, ont déclaré plusieurs médecins.

L’hôpital fournirait également des soins « terriblement inadéquats », certains membres du personnel ont évoqué des « préoccupations éthiques très sérieuses » concernant leur lieu de travail, selon un rapport récent.

Le rapport, rédigé par l’ancien directeur du personnel, David Bell, a déclaré que certains enfants « adoptent l’identité trans comme une solution » à « de nombreux problèmes, tels que la maltraitance des enfants dans la famille, le deuil, l’homophobie et une incidence très importante de troubles du spectre autistique. »



Selon des membres de l’établissement, l’hôpital de développement de l’identité de genre Tavistock, dans le nord de Londres, est « incapable de résister aux pressions »  des militants et des parents qui exigent des transitions de genre rapides.

Selon le Sunday Times, les enfants pourraient avoir été « encadrés » par des groupes de pression et que l’historique de patients « extrêmement perturbés ou complexes » n’avait pas fait l’objet d’une enquête approfondie.

Le rapport Bell déclare que de nombreux enfants qui s’interrogent sur leur identité ont peut-être « appris grâce aux ressources en ligne [ou] aux conseils de leurs parents ou de leurs pairs, exactement ce qu’il faut dire pour obtenir les résultats souhaités » à la clinique.

Un membre du personnel a déclaré : « Vous voyez soudainement des groupes d’enfants qui, lors de l’entretien initial, récitent exactement la version des détails de la transition, des raisons qui les poussent à venir, etc. que j’ai entendu leurs parents souffler dans le couloir leurs enfants juste avant l’entretien tout en les grondant. »

« J’ai l’impression d’avoir laissé tomber un grand nombre d’enfants ».

Le rapport de Bell a également indiqué que, dans certains cas, des sentiments assez typiques chez des jeunes avaient été renommés « désir de changer de sexe ».

L’établissement, qui est le plus grand fournisseur de services d’identité sexuelle pour enfants au Royaume-Uni, aurait également recommandé aux patients des hormones bloquant la puberté après une seule séance. La clinique nie que ce soit le cas.

L’administration de l’hôpital a émis un long communiqué en réponse au rapport, elle y accepte certaines des accusations du rapport Bell et y formule un certain nombre de recommandations.


Source : Times de Londres

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samedi 16 février 2019

Étude — École non mixte n'augmente ni résultats ni intérêt des filles pour les sciences, mais bien pour les garçons

Dans de nombreux pays, les résultats scolaires des garçons sont inférieurs à celui des filles, mais celles-ci sont toujours sous-représentées dans les sciences, les techniques, l’ingénierie (génie) et les mathématiques (STIM).

Cette tendance a suscité un regain d’intérêt pour la mise en place d’écoles non mixtes pour améliorer les résultats des filles en STIM.

Des chercheurs coréens ont utilisé le cadre unique de Séoul, où les enfants sont affectés aléatoirement à une école secondaire, pour les uns, mixtes ou, pour les autres, non mixtes. Grâce à des données administratives pluriannuelles provenant des examens nationaux d’entrée au collège et une enquête longitudinale auprès des élèves de dernière année, les auteurs de l’étude ont évalué les résultats des élèves et leurs intérêts dans les STIM selon la mixité ou non de leur école. Les résultats sont publiés dans le numéro de février d’Economics of Education Review.

Cette étude n’a révélé aucun effet de la fréquentation d’une école non mixte sur les résultats ou l’intérêt des filles pour les sciences, les techniques, l’ingénierie (génie) et les mathématiques (STIM). Les chercheurs constatent que les écoles pour garçons ont des effets significatifs positifs pour les garçons dans ce domaine.

Ces résultats ne concordent pas avec l’idée reçue chez certaines féministes selon laquelle, pour diverses raisons, la présence de garçons nuit aux résultats et à l’intérêt des filles pour les STIM. L’étude étaye plutôt la thèse de Christina Sommers selon laquelle le système éducatif pourrait faire plus pour les garçons, notamment grâce à des écoles ou des classes pour garçons. Christina Sommers est l’auteur de La Guerre contre les garçons : comment des politiques malavisées nuisent à nos jeunes hommes (The War Against Boys: How Misguided Policies are Harming Our Young Men).

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mercredi 13 février 2019

France — « père » et « mère » à l'école, des « modèles sociaux et familiaux un peu dépassés », « arriérés »

Malgré l’opposition du gouvernement Macron qui estimait que la mesure ne relevait pas du ressort législatif, un amendement à la loi sur la réforme de l’école a été voté, remplaçant « père et mère » par « parent 1 et parent 2 » sur les formulaires scolaires.

L’Assemblée a adopté le 12 février en première lecture un amendement qui consacre l’homoparentalité dans les formulaires scolaires qui devront porter les mentions « parent 1 et parent 2 » et non plus « père et mère », dans le cadre du projet de loi sur « l’école de la confiance ».

« Cet amendement vise à ancrer dans la législation la diversité familiale des enfants dans les formulaires administratifs soumis à l’école », a expliqué la député La République en marche (LREM, parti de Macron) Valérie Petit, à l’origine du texte.

L’élue du Nord a rappelé que nombre de formulaires d’état civil, d’inscription à la cantine ou d’autorisation de sortie scolaire portent toujours les mentions père et mère, en ne tenant pas compte du vote de la loi pour le « mariage pour tous » [terme novlangue, autant de gens pouvaient se marier avant son passage, certains mariages sont toujours interdits] et de l’existence de familles homoparentales.

« On a des familles qui se retrouvent face à des cases figées dans des modèles sociaux et familiaux un peu dépassés. Aujourd’hui, personne ne devrait se sentir exclu par des schémas de pensée un peu arriérés. Pour nous, cet article est une mesure d’égalité sociale », a défendu dans l’hémicycle sa collègue Jennifer de Temmerman (LREM, parti de Macron).



Le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer et le rapporteur Anne-Christine Lang (LREM) ont donné un avis défavorable à cet amendement, estimant que le changement réclamé ne relevait pas du domaine législatif.

Le député Les Républicains Xavier Breton a dénoncé un amendement relevant « d’une pensée unique et politiquement correcte qui ne correspond pas à la réalité ». « Quand j’entends dire que c’est un modèle dépassé, je rappelle qu’aujourd’hui, dans les unions célébrées, mariages ou PACS, plus 95 % qui sont des couples homme-femme », a-t-il dit.

En revanche, pour son collègue socialiste Joaquim Pueyot, cette réforme « est une question de respect et de dignité ». « Vous n’imaginez pas les conséquences lorsque des enfants ne se sentent pas traités comme les autres », a-t-il lancé.


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dimanche 10 février 2019

Oxford réorganise les études classiques pour réduire inégalités entre hommes et femmes

Après 900 ans, l’université Oxford réorganise ses études classiques pour réduire les inégalités entre hommes et femmes. La faculté a décidé de passer à l’action alors que les jeunes hommes sont deux fois plus nombreux que les filles à obtenir une mention très bien.

Les professeurs de la faculté de lettres classiques ont déclaré que les résultats des examens de l’an passé révélaient un écart troublant entre les sexes : 46,8 % des hommes obtenaient une mention très bien (16/20 ou plus) alors que seules 12,5 % de leurs camarades féminines entraient dans cette catégorie.

Les universitaires ont noté que l’écart entre les sexes lors des examens finaux — qui était « déjà très perceptible » — avait « considérablement augmenté » avec la dernière cohorte d’étudiantes.

Par ailleurs, si 38 % des jeunes hommes obtenaient une mention très bien lors des examens de deuxième année seules 19,3 % des femmes l’obtenaient.

Luke Pitcher, président de la faculté des lettres classiques, a déclaré qu’une équipe était sur le point de « refondre » le programme afin de « remédier à la disparité entre les sexes ».

Cette décision a été reçue de façon mitigée par les étudiants d’Oxford. L’un d’entre eux a affirmé qu’il s’agissait d’une mesure « draconienne et inutile ». Cet étudiant en troisième année de lettres classiques a ajouté : « Au lieu de reformuler tout le programme, le département devrait se pencher sur le fait que le style d'enseignement conviendrait plus aux garçons qu’aux filles. »

Alex Nash, un autre étudiant de troisième année en classiques, a déclaré : « La réforme devrait viser à réduire l’écart entre les candidats qui ont étudié le latin et le grec au secondaire et les autres. » « La vraie différence réside dans la maîtrise de la langue, certains étudiants débutants étant nettement désavantagés », a-t-il ajouté.

Cette matière, également connue sous le nom de Literae Humaniores ou les Grands, est enseignée à Oxford depuis plus de 900 ans. Parmi les anciens diplômés, on retrouve Oscar Wilde, CS Lewis et Boris Johnson.

Le projet de réforme du programme d’études classiques constitue la dernière parmi de nombreuses « ouvertures » des facultés d’Oxford envers les femmes.

L’an dernier, la faculté de philosophie d’Oxford a introduit plusieurs modifications destinées à accroître l’attrait de ce domaine pour les étudiantes. La faculté a présenté un nouveau cours de premier cycle sur la philosophie féministe et a suggéré que 40 % des auteurs recommandés sur les listes de lecture de philosophie soient des femmes. La liste des grandes philosophes dans l'histoire est pourtant bien courte. On a également invité les professeurs à utiliser les prénoms des auteurs plutôt que leurs initiales lors de la compilation de ces listes de lecture, afin de faire ressortir les auteurs de sexe féminin. On ne sait pas ce qui est prévu pour les auteurs transgenres.

En 2017, Oxford a introduit un examen final d’histoire « à emporter à la maison », destiné à améliorer les résultats des étudiantes car elles ont moins de chances d’obtenir un diplôme avec distinction en histoire que leurs camarades masculins.

Les étudiantes qui passaient des examens de mathématiques et d’informatique à l’été 2017 disposaient de 15 minutes supplémentaires pour terminer leurs copies, après que les professeurs aient déclaré que « les candidates pourraient être plus susceptibles d’être affectées par la pression du temps ».

Un porte-parole d’une université a déclaré : « La Faculté des lettres classiques est en train de créer un nouveau groupe de travail chargé d’étudier certains aspects du cours de lettres classiques. »

« Le groupe examinera un certain nombre de questions, notamment le déséquilibre hommes-femmes dans les résultats des examens. Aucune proposition n’a encore été faite, discutée par la faculté ou adoptée. »

On ne connaît pas d'initiatives pour améliorer la réussite des hommes dans les domaines où ils obtiennent de moins bons résultats que les femmes.

Source : Sunday Telegraph

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Université d'Oxford : plus de temps donné aux femmes pour compléter l'examen

Étude de 2018 (n=2064) : pas d'effet de menace du stéréotype sur résultats en maths des filles

Hongrie — Exonération fiscale à vie pour les mères d'au moins 4 enfants

Le gouvernement hongrois augmente considérablement son aide financière et ses subventions aux familles de plusieurs enfants, a annoncé dimanche le Premier ministre Orban.

Les mesures annoncées par Viktor Orban lors de son discours sur l’état de la nation visent à encourager les femmes à avoir plus d’enfants et à enrayer le déclin de la population en Hongrie.

Les avantages comprennent une exonération à vie de l’impôt sur le revenu des personnes physiques pour les femmes qui donnent naissance et qui élèvent au moins quatre enfants ; une subvention de 2,5 millions de forints (11 500 $ canadiens, 7 800 euros) en faveur d’un véhicule de sept places destiné aux familles de trois enfants ou plus ; et un prêt à faible taux d’intérêt pour les femmes de moins de 40 ans qui se marient pour la première fois.

Le gouvernement a également déclaré qu’il dépensera davantage pour le système de santé hongrois et qu’il créera 21 000 places en crèche. De plus, les grands-parents seront admissibles à des frais de garde d’enfants s’ils s’occupent de jeunes enfants à la place de leurs parents, a dit Orban.

« Il y a de moins en moins d’enfants nés en Europe. Pour l’Ouest, la réponse (à ce défi) est l’immigration. Pour chaque enfant disparu, on devrait en faire venir un et alors les chiffres seront bons », a déclaré M. Orban, selon Reuters.

« Mais nous n’avons pas besoin de bons chiffres. Nous avons besoin d’enfants hongrois “, a-t-il dit en annonçant le programme d’incitation.

Source : The Independent

mercredi 6 février 2019

Des écoliers (5 à 9 ans) hospitalisés après avoir consommé du cannabis

Lundi, au moins 14 enfants d'une école primaire située à Cleveland, dans l'Ohio, ont consommé des oursons en gélatine qui auraient contenu du cannabis. Neuf d'entre eux ont dû être hospitalisés.

Source

lundi 4 février 2019

Étude de 2018 (n=2064) : pas d'effet de menace du stéréotype sur résultats en maths des filles

Stéréotype sociologique moderne :
« Les femmes et les mathématiques,
un exemple de stéréotype négatif désinvestissant. »
Le concept de menace du stéréotype relève de l’étude des stéréotypes dans le domaine de la psychologie sociale. Il représenterait l’effet psychologique qu’un stéréotype aurait sur une personne visée par celui-ci. Face à certaines situations, un individu aurait la sensation d’être jugé à travers un stéréotype négatif visant son groupe ou craindre de faire quelque chose qui pourrait confirmer ce stéréotype. Dès lors, cela pourrait provoquer une diminution des performances de cet individu, dans un domaine où il est impliqué personnellement.

Selon cette théorie, quand une femme passe un test en mathématiques, son résultat serait possiblement affecté par le stéréotype selon lequel les femmes ont des capacités en mathématiques inférieures à celles des hommes. Cette conséquence de la menace du stéréotype aurait été démontrée, selon ses partisans, par Spencer, Steele et Quinn en 1999. De plus, les résultats montreraient que le stéréotype n’intervenait pas quand il était précisé au préalable que les femmes réussissaient le test aussi bien que les hommes. Ensuite, seules les performances dans ce domaine seraient impactées : un test en anglais de difficulté équivalente est tout aussi bien réussi par les femmes que par les hommes. Enfin, si le test en mathématiques est facile, les femmes ne seront pas non plus influencées par la menace.

Critiques

L’explication proposée par le concept de menace de stéréotype a très tôt attiré les critiques. Selon les chercheurs Paul R. Sackett, Chaitra M. Hardison et Michael J. Cullen, les médias et la littérature savante ont conclu à tort que l’élimination de la menace du stéréotype pourrait complètement éliminer les différences de performance entre les Américains européens et les Afro-Américains. Sackett et al. ont souligné que, dans les expériences fondatrices de Steele et Aronson (1995) où la menace de stéréotype était supprimée, un écart d’environ un écart-type restait entre les groupes sans usage de covariances, ce qui est très proche de la différence moyenne observée entre les Afro-Américains et les Européens aux scores sur des tests standardisés à grande échelle tels que le SAT.

Gijsbert Stoet et David C. Geary ont examiné les preuves justifiant le concept de la menace stéréotypée et notamment des écarts de réussite en mathématiques entre les hommes et les femmes. Ils ont conclu que les recherches sur les stéréotypes comportaient de nombreux problèmes méthodologiques, comme l’absence de groupes de contrôle, et que la littérature sur les menaces stéréotypées était faussement présentée comme « prouvée ». Ils ont conclu que les preuves avancées étaient très faibles.

L’ampleur et la nature de l’effet de menace de stéréotype ont également été remises en question. Flore et Wicherts ont conclu, dans une grande méta-analyse, que l’effet rapporté est faible, mais aussi que son importance est artificiellement augmentée par un biais de publication, pour expliquer les différences de résultats en mathématiques et en sciences entre les sexes. Ils soutiennent que, après correction du biais de publication, les effets de la menace de stéréotype étaient plus probablement proches de zéro. Ce biais signifie que les chercheurs ont tendance à publier ou à citer des effets positifs importants liés à une hypothèse ou une théorie, car les études montrant un manque d’effets ou des effets négligeables attirent moins d’attention. Dans le cas de la menace du stéréotype, on aurait accordé beaucoup d’importances à des effets (faussement) positifs dans des études insuffisantes alors que de grandes études similaires bien contrôlées trouvent des effets plus petits, voire non significatifs. (Voir Colleen M. Ganley, Leigh A. Mingle, Allison M. Ryan et Katherine Ryan, « An examination of stereotype threat effects on girls’ mathematics performance. »)

Étude (n=2064) de 2018 : aucune confirmation d’un effet de menace du stéréotype

Les auteurs (Flore, Mulder et Wicherts) d’une étude publiée en janvier 2019 ont mené une expérience de menace stéréotypée à grande échelle dans des écoles secondaires néerlandaises (n = 2064) pour étudier la généralisabilité de l’effet de menace du stéréotype.

Dans cette étude, les scientifiques ont tenté de reproduire l’effet global parmi les filles du secondaire des Pays-Bas et d’étudier quatre modérateurs théoriques principaux, à savoir l’identification du domaine, le sexe, l’anxiété liée aux mathématiques et la difficulté des tests. Chez les filles (13-14 ans), ils n’ont trouvé aucun effet global de la menace stéréotypée sur les performances en mathématiques ni aucun effet modéré de la menace stéréotypée.

L’étude a révélé un écart entre les sexes au test de mathématiques, les garçons ayant de meilleurs résultats que les filles. Mais cela ne semble pas être dû à la manipulation de la menace stéréotypée (« Grâce à une série d’analyses, nous concluons que nos données ne montrent aucun signe de baisse de performance due à la manipulation de la menace stéréotypée. »)

Brève — L'écart de rémunération entre les sexes reflète les décisions de la famille que nous pouvons ou ne voulons pas changer

L’écart de rémunération entre les hommes et les femmes reflète les décisions de la famille que nous pouvons ou ne voulons pas changer.

Les femmes sans enfants qui n’ont jamais été mariées gagnent 117 % des salaires de leurs homologues masculins (contrôlés pour l’éducation, l’âge et les heures travaillées et l’âge). Pourquoi ? Parce que les décisions des femmes jamais mariées sans enfants ressemblent davantage à celles des hommes (par exemple, elles travaillent plus longtemps et n’abandonnent pas leur carrière, c'était déjà vrai au début du XXe siècle...), et les hommes jamais mariés ressemblent davantage à des femmes (carrières dans le domaine des arts, notamment). Le résultat ? Ces femmes gagnent plus que ces hommes.

Les décisions familiales sont la variable cruciale qui explique l’écart salarial. Et la variable familiale la plus importante est la division du travail après la naissance des enfants : la présence d’enfants conduit le père s’investir davantage dans le travail et maman intensifie ses engagements familiaux.

Le changement de la division du travail une fois les enfants arrivés implique-t-il que les mères sacrifient leur carrière à contrecœur ? Pas vraiment. Les sondages auprès des gens dans la vingtaine montrent que les deux sexes préféreraient sacrifier leur salaire pour plus de temps en famille. En fait, les hommes dans la vingtaine sont plus disposés que les femmes à sacrifier la rémunération de leur famille (70 % des hommes ; 63 % des femmes).

Toutefois, les femmes ne gagnent-elles pas moins que les hommes occupant le même emploi ? Oui et non. C’est ainsi que, pour les médecins, le Bureau of Labor Statistics amalgame sous la même rubrique des médecins et des chirurgiens. Le médecin de sexe masculin est plus susceptible d’être le chirurgien, d’exercer en cabinet privé, pendant des heures plus longues et moins prévisibles, et pendant plusieurs années. Alors que les femmes ont plus tendance à être médecins avec des autres moins longues et prévisibles. Lorsque ces variables sont prises en compte, le salaire est exactement le même. Ce qui semble être le même travail (médecin) n’est, dans les faits, pas le même travail.

S’agit-il d’un choix fait par les femmes ou de la discrimination ? Pour Warren Farrell qui a enseigné à la faculté de médecine de l’Université de Californie à San Diego : « j’ai vu mes étudiantes s’intéresser à des spécialités qui comportent des heures de service moindres et prévisibles (dermatologie, psychiatrie). Inversement, elles évitaient les spécialités avec beaucoup de contact avec le sang et la mort, telles que la chirurgie. »

Source

Voir aussi

« Les femmes en couple qui travaille à temps partiel ont un niveau élevé de satisfaction à l'emploi, un faible désir de changer les horaires de travail et vivent dans des couples où la production des ménages est très sexiste... et vivent en partenariat où la production du ménage est très sexuée... les résultats suggèrent que les emplois à temps partiel sont ce que veulent la plupart des femmes néerlandaises. » (Source)

« Pour Ellen de Bruin, auteur du succès de librairie Ces Hollandaises qui ne ne dépriment pas... Comment font-elles ? (Un clin d’œil au Ces Françaises qui ne grossissent pas... : Comment font-elles ? de Mireille Guiliano) la Néerlandaise typique est naturellement belle, n’est pas esclave de la mode, enfourche son vélo pour faire ses courses, passe beaucoup de temps avec ses enfants et son mari, suit des cours d’art en milieu de semaine, passe avec décontraction l’après-midi à boire du café avec ses amies. Elle aime travailler à temps partiel, gagne moins que son mari, mais ça lui va parfaitement : il paie les factures.

Le livre d’Ellen de Bruin soulignait ensuite que les femmes néerlandaises, comparées aux autres femmes occidentales, se retrouvent constamment au bas des palmarès qui classent les pays en fonction du taux de femmes qui occupent des postes supérieurs dans les entreprises et l’administration, mais qu’elles sont systématiquement classées en haut de ces listes sur le plan du bonheur et du bien-être. En fait, presque tout le monde aux Pays-Bas semble content du statu quo. En 2009, les Pays-Bas arrivaient en tête de tous les pays de l’OCDE pour ce qui est du bien-être global..(plus de détails)



Faiblesse des revenus masculins, une des causes de l'effondrement du mariage ?

New York Times (journal de révérence) : le film Mary Poppins accusé de « visage noir » et de racisme

En octobre 1965 sortait en salles Mary Poppins, long-métrage de Disney dans lequel Julie Andrews interprète une nounou bien particulière. Drôle, touchant et entraînant grâce à ses musiques, le film est-il également raciste ?





C’est ce que n’hésite pas à affirmer Daniel Pollack-Pelzner, professeur d’anglais à l’université de l’Oregon, dans les colonnes du New York Times. Le professeur américain prétend que la scène des ramoneurs sur les toits de Londres est la pire de toutes puisqu’elle met en lumière des blackfaces (« visages noires ») – qui consiste à se colorer le corps pour se déguiser en un nègre une personne noire un afrodescendant.



Remarquer les chaussures roses noircies de Mary Poppins, cela fait-il aussi partie du déguisement en Noir ou plus simplement en ramoneur ?


Source : New York Times


dimanche 3 février 2019

6 février à Montréal — Soirée d'information sur le programme d'éducation à la sexualité imposé par le Ministère

On nous informe :

Cent quatre (104) personnes étaient présentes à dernière soirée d’information sur le nouveau programme d’éducation à la sexualité imposé par le ministère de l’Éducation du Québec. La conférence a eu lieu à Saint-Jérôme en présence de 5 pasteurs de différentes églises évangéliques. 


Ne manquez pas le prochain rendez-vous :

Mercredi 6 février 2019, de 19H00 à 21H00

Complexe CEUM

8555, 8e Avenue, Montréal QC H1Z 2X2




Inscrivez-vous en cliquant sur ce lien suivant : https://fr.surveymonkey.com/r/session_info_UVVC

N’hésitez pas à inviter parents et amis.


3e conférence :

(Montréal) Complexe C.E.U.M.Quand : 6 février 2019 de 19 h-21 h
Adresse : 8555 8e Avenue, Montréal, QC, H1Z 2X2

4e conférence

Gatineau) Église Le Sentier
Quand : 23 février 2019 de 13 h-15 h
Adresse : 770 boul. Greber, QC, Gatineau, J8V 3P8

5e conférence

(Rive-Sud) À venir


HORAIRE

19 h – 19 h 5 : Accueil et mot de bienvenue (Hôte)

19 h 5 – 19 h 15 : Lecture de l’horaire, présentation des conférenciers, mise en contexte

19 h 15 – 19 h 45 : Présentation du programme — Jude Marie Guillaume

19 h 45 – 20 h : Présentation du Guide pour les parents — Nathalie Michaud

20 h – 20 h 10 Démarche d’intégration de l’amour et de la sexualité – Solange Lefebvre-Pageau

20 h 10 – 20 h 20 : Réflexions pour susciter le dialogue parent/enfants — Raymond Ayas

20 h 20 – 20 h 45 : Période de questions

20 h 45 – 21 h : Mots de la fin et clôture

vendredi 1 février 2019

France — le député Xavier Breton dénonce l’éducation affective et sexuelle à l’école

Lors d’une séance de la commission des affaires culturelles à l’Assemblée nationale, le 29 janvier, le député Les Républicains  (centre-droit) Xavier Breton a défendu un amendement au projet de loi « sur l’école de la confiance » (mais où vont-ils chercher ces titres ?) défendu par l’exécutif du président Macron (parlant de confiance, la cote de confiance de Macron s’établissait à 23 % en décembre).

Xavier Breton demande (vidéo ci-dessous) à ce que l’éducation affective et sexuelle soit exclue de l’enseignement moral et civique. Il ajoute se méfier de l’ingérence de l’État dans la vie des familles, par exemple avec l’interdiction des fessées, votée en novembre par un parlement qui paraît déconnecté des préoccupations des citoyens.

Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Ce principe figure dans tous les textes de droits nationaux ou internationaux.

Réaffirmer ce principe suppose que l’école n’empiète pas sur le droit des parents. En matière d’éducation affective et sexuelle, qui touche aux convictions les plus intimes, l’intervention de l’État n’est pas légitime. Comme l’expliquait en son temps Jules Ferry dans sa lettre aux instituteurs : « vous êtes l’auxiliaire et, à certains égards, le suppléant du père de famille […]. Au moment de proposer aux élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s’il se trouve à votre connaissance un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. »

Il s’agit dans cet amendement de tirer toutes les conséquences de ce principe et d’exclure l’éducation affective et sexuelle de l’enseignement moral et civique.

Face à une opposition quasi générale (le parti de Macron a une large majorité dans ces commissions) qui invoquait de manière prévisible de « recrudescence des agressions sexuelles diverses », Xavier Breton a rétorqué :
« À cet argument, je pourrais répondre que quand il n’y avait pas d’éducation affective et sexuelle à l’école, il y avait beaucoup moins d’atteintes sexuelles... Moi, je m’interrogerais sur la recrudescence ». « Ce n’est pas en s’emparant des questions affectives et sexuelles uniquement sous l’angle de la technique et sous une vision sombre des relations entre les hommes et les femmes qu’on va donner un sens du respect réciproque. »




Peu après le micro de Xavier Breton sera coupé.

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Les programmes anti-intimidation font-ils plus de torts que de bien ?

Texte d’Israël « Izzy » Kalman, MSc. M. Kalman est un psychologue scolaire agréé au niveau national aux États-Unis et l’un des principaux défenseurs de la psychoéducation. Il est le créateur et le directeur de Bullies to Buddies, Inc. (De tyrans à copains), auteur principal du programme Be Strong Resilience, auteur du carnet Psychology Today, Resilience to Bullying qui se consacre aux problèmes liés au mouvement anti-harcèlement et sur les solutions de rechange à ce mouvement anti-harcèlement tel que pratiqué aujourd’hui.

La meilleure façon de caractériser les programmes anti-intimidation actuels est de les comparer aux méthodes de police et de l’application de la Loi : les comportements négatifs sont comme des délits qu’il ne faut pas tolérer. Ces programmes anti-intimidation considèrent la vie en société comme un amalgame de tyrans pervers seuls responsables, de victimes innocentes qui ne portent aucune responsabilité et de passants qui permettent activement ou passivement l’intimidation.

En rendant les établissements scolaires légalement responsables de l’intimidation subie par les étudiants, il les incite à se transformer en institutions policières qui surveillent et enregistrent toutes les interactions des enfants, les privant de la liberté de dire ou de faire quoi que ce soit qui pourrait fâcher ou vexer l’un d’entre eux. Il transforme les éducateurs, les psychologues scolaires, les conseillers et les travailleurs sociaux en agents de sécurité, détectives, juges et censeurs.

Cette approche disciplinaire a été conçue par le professeur de recherche en psychologie norvégien Dan Olweus dans les années 1970 en réponse à une série de suicides d’adolescents intimidés. Le programme de prévention de l’intimidation Olweus (PPIO) a connu un succès mondial, il sert aujourd’hui d’étalon.

Tous les spécialistes qui se sont par la suite intéressés à l’intimidation se sont inspirés de son travail, ont diffusé sa doctrine sous forme d’Évangile et ont fondé leurs propres programmes contre l’intimidation en se basant sur celui de Olweus. En outre, ils ont réussi à faire adopter des lois qui obligent les écoles à mettre en œuvre l’approche d’Olweus en matière de harcèlement. Ainsi, tout le domaine de l’intimidation est une pyramide inversée basée sur les idées d’une seule personne.

Mais voilà, cette méthode ne marche pas très bien

Le problème est que le paradigme « policier » ne fonctionne pas très bien. L’étude la plus complète sur le PPIO, menée il y a quelques années en Pennsylvanie, a révélé une réduction de seulement 12 % du nombre d’enfants qui se plaignent d’avoir été victimes d’intimidation au moins deux fois par mois dans les écoles qui l’appliquent correctement depuis deux ans. C’est un taux d’échec de 88 % !

Toutes les méta-analyses de recherches sur les lois et les programmes anti-intimidation ont montré qu’ils produisaient rarement plus d’une réduction mineure de l’intimidation et aboutissaient souvent à une augmentation. Bizarrement, les chercheurs en intimidation ne recommandent jamais d’abandonner ces programmes et politiques inefficaces, mais simplement de les intensifier.

Le paradigme « policier » échoue, car il abandonne les principes bien établis de la psychologie et de la philosophie pour les remplacer par ce que la psychologie du comportement cognitif reconnaît comme des croyances irrationnelles. Nous devons comprendre que la grande majorité des brimades sont verbales et relationnelles : insultes, rumeurs, gestes, exclusion sociale et messages méchants dans le cyberespace. Bien que ces actes soient négatifs, ils constituent des caractéristiques inévitables de la vie sociale.

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Même les adultes s’y adonnent régulièrement. Mais l’éducation anti-intimidation enseigne aux enfants qu’ils ont droit à une vie sans intimidation, que les mots peuvent les marquer à jamais, qu’ils sont trop faibles pour gérer l’intimidation par eux-mêmes et que tout le monde — enseignants, parents, policiers, autres étudiants — doit les protéger. Ces programmes enseignent également qu’ils doivent informer les autorités scolaires lorsqu’ils sont victimes ou témoins d’intimidation, car ils peuvent faire cesser l’intimidation.

Ces croyances irrationnelles favorisent la vulnérabilité, l’impuissance et l’esprit de victime. Après qu’on leur a inculqué que les mots sont plus destructeurs que des bâtons ou des cailloux, les enfants sont en fait plus facilement contrariés par des insultes, ce qui encourage l’intimidation et les emprisonne dans un cycle sans fin.

Pire encore, lorsqu’elles impliquent les autorités scolaires, les hostilités s’intensifient immédiatement, chaque partie affirmant avec passion qu’elle est innocente et l’autre coupable. Les informateurs gagnent généralement la réputation de balance, de cafteur ou de mouchard, une peine de mort sociale. C’est presque toujours après la mise en œuvre de politiques anti-intimidation par l’école que l’intimidation verbale se transforme en violences physiques graves.

Il existe une autre façon de faire

Il existe une meilleure façon de lutter contre l’intimidation. C’est un paradigme psychoéducatif. Cette méthode se base sur la compréhension du fait que les humains ne sont ni des anges divins ni des ordinateurs qui peuvent être programmés pour ne faire que le bien. Nous sommes des êtres dont la nature fondamentale n’est pas toujours agréable et elle ne peut pas être éliminée par décret. Pour résoudre les problèmes, nous devons travailler dans le respect des lois de la nature et non pas les ignorer.

Il est remarquablement facile d’arrêter de se faire persécuter quand on sait comment s’y prendre.

La psychologie nous apprend que les gens sont les plus dangereux non pas lorsqu’ils sont dans la peau d’intimidateurs, mais quand ils se sentent victimes. Cela confirme l’ancienne sagesse selon laquelle les humains sont des hypocrites, capables de voir la paille dans les yeux d’autrui sans voir la poutre dans le leur. C’est la raison pour laquelle le mouvement anti-intimidation est si populaire : tout le monde pense que l’intimidateur c’est l’autre.

L’approche psychoéducative consiste à enseigner aux enfants la dynamique des relations interpersonnelles et la façon de désamorcer l’hostilité par eux-mêmes. Il est remarquablement facile d’arrêter de se faire persécuter quand on sait comment s’y prendre. C’est beaucoup plus facile que d’apprendre les bases de la lecture, de l’écriture et du calcul, ce qui prend des mois ou des années d’enseignement. Un conseiller bien formé, quelques leçons courtes dans les salles de classe et une politique de discipline scolaire rationnelle suffisent à réduire considérablement l’intimidation.

En un mot, la raison pour laquelle les enfants sont victimes d’intimidation (c’est-à-dire qu’un ou plusieurs autres enfants le harcèlent sans relâche) c’est qu’ils se fâchent quand ils se font harceler. Les victimes d’intimidation récurrente se fâchent et ceux qui ne se fâchent pas ne sont pas des victimes à répétition.

La tâche consiste donc à apprendre aux enfants à gérer l’hostilité sans se fâcher. Les enfants ne doivent apprendre que trois principes de base pour cesser d’être victimisés : 1. Pour vaincre l’intimidation, il faut rester calme. 2. Quand nous nous énervons, c’est nous que cela énerve. 3. Il est beaucoup plus facile de ne pas s’énerver une fois que l’on comprend c’est en notre pouvoir.

Transformer la négativité en positivité

Des instructions plus complètes rappellent que la règle d’or est un outil puissant pour notre bien propre, pour vaincre activement les harceleurs et transformer la négativité en positivité. Ce n’est pas du jovialisme, de l’optimisme béat. C’est de la psychologie à l’œuvre.

Si nous voulons vraiment protéger les enfants de l’intimidation, nous devons leur apprendre à ne pas être victimes.

Par exemple, supposons qu’un enfant se fasse traiter d’« idiot ». La réponse pourrait être : « Eh bien, je pense que tu es intelligent. » Si on l’insulte et on l’appelle « gros tas de lard », il peut répondre : « C’est super que tu sois mince. » Confronté à des ragots et des médisances, plutôt que de les contrer dans le détail, l’enfant pourra dire : « Tu y crois vraiment ? » Si celui qui fait courir la rumeur dit : « Oui », la réponse gagnante est : « Tu peux y croire, si tu le veux. » S’ils disent « non », la réponse sera « bien ».

De toute façon, la cible gagne. L’agression physique est potentiellement plus dangereuse et peut nécessiter l’intervention d’un adulte, bien que les enfants puissent souvent la désamorcer par eux-mêmes, en fonction de la situation.

La vie regorge de défis relationnels parmi lesquels l’intimidation. Les enfants méritent d’apprendre à les gérer. Lorsqu’ils ne demandent plus à tous les autres de les protéger et de résoudre leurs problèmes relationnels, leur assurance, leur force de caractère et leur popularité s’accroissent.

La guerre contre l’intimidation est un oxymore. Si nous voulons vraiment protéger les enfants de l’intimidation, nous devons leur apprendre à ne pas être victimes. C’est une guerre qu’ils peuvent gagner.


Source : The Federalist

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