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lundi 16 juin 2025

La mosaïque « offensante » de Québec qui sera retirée de l’hôtel de ville de Québec

La mosaïque présentant un chef autochtone agenouillé devant Samuel de Champlain sera retirée de la salle de réception de l’hôtel de ville de Québec « par respect pour les Premières Nations », a tranché l’administration Marchand.
 

Elle sera masquée d’ici son retrait et son sort sera déterminé dans les prochaines semaines. 

La mosaïque est historiquement inexacte : le chef indien porte une coiffe des nations de l'Ouest et on n'a aucun texte qui relate qu'un chef indien se soit agenouillé devant Champlain. Mais, bon, la mosaïque est à la gloire de Champlain fondateur de Québec et celui-ci domine tout le monde, perché sur une petite éminence, ce qui probablement est également historiquement inexact.

Cette histoire fait penser à la fameuse peinture « offensante » montrant Jacques Cartier entouré de soldats armés qui rencontre des Indiens dans le film de Denys Arcand Testament sorti en 2023. Voir extraits ci-dessous.




jeudi 13 février 2025

Bruxelles, sculpture classique remplacée par une œuvre plus féministe sublimant « des déchets de chantiers »

 

La sculpture en marbre de Carrare de l’artiste Victor Rousseau (ci-dessus) sera déplacée du square où elle trône depuis un siècle, près la gare Centrale, après le refus du gouvernement bruxellois de la classer en tant que patrimoine protégé. Une nouvelle œuvre sera placée sur le site.

La polémique qui entoure le déplacement prochain de la Maturité n’est pas près de s’éteindre.

Cette sculpture du célèbre sculpteur Victor Rousseau trône depuis un siècle dans un square proche de la place Marché au Bois, au cœur de Bruxelles. L’œuvre est menacée par le réaménagement du site et, en septembre, la Commission Royale des Monuments et Sites avait demandé le classement de « la Maturité » en tant que patrimoine protégé.

Le gouvernement bruxellois avait refusé et s’était contenté d’inscrire cette œuvre sur la liste de sauvegarde, ouvrant ainsi la porte à son transfert en direction du square Gutenberg [plus éloigné du centre-ville].

La Ville de Bruxelles a refusé de classer l’œuvre de Victor Rousseau parce qu’« elle véhicule des valeurs qui ne sont plus en phase avec celles de la société actuelle ». Le monument se compose de six figures en marbre, représentées totalement nues ou presque, et reliées entre elles par une guirlande de fleurs et de fruits. Au centre, un homme barbu se tient assis sur un drap blanc ; il est entouré à gauche d’une femme qui porte une corbeille de fleurs et d’une jeune fille agenouillée qui en hume le parfum ; à droite, un jeune couple se tient la main tandis qu’un jeune homme assis tourne le dos aux autres personnages.

La Commission Royale des Monuments et des Sites (CRMS) avait alerté la Ville sur l’état de ce groupe sculpté, encrassé par la pollution et par le temps, dégradé par le vandalisme, mais aussi par les travaux de rénovation de la station de métro voisine qui ont provoqué le démontage d’une partie de la balustrade originale. Des engins et barrières de chantier obstruent régulièrement l’espace (ill. 2) ; les parterres sont dénudés, les pelouses pelées, les plantations non entretenues ont laissé place à une végétation sauvage, si bien que le monument n’est presque plus visible. Son état est alarmant et sa conservation menacée, la CRMS a donc proposé de classer la totalité du square en raison de son intérêt artistique, esthétique, historique, urbanistique et paysager.

Les différentes raisons pour lesquelles le classement n’est pas souhaitable sont sidérantes : la sculpture de Rousseau ne correspond pas aux « valeurs contemporaines d’égalité des genres, de pouvoir et de famille  » bien au contraire, elle offre « une vision patriarcale des rapports sociaux et familiaux […], avec des stéréotypes figés sur la famille et le pouvoir masculin ». Cette œuvre qui n’est pas adaptée au plan d’action de « gender mainstreaming [l’anglais fait chic à Bruxelles] et d’égalité entre les femmes et les hommes, […] met en lumière l’importance d’éliminer les stéréotypes de genre hérités du passé, et de rendre visible la contribution des femmes à la culture matérielle et à l’histoire urbaine. Cette réévaluation des œuvres publiques est nécessaire pour favoriser une représentation plus inclusive et équilibrée de l’histoire de notre ville. »

Remplacée par une œuvre réalisée à partir de débris de chantiers

On y apprend ainsi qu’une nouvelle œuvre d’art, réalisée par l’artiste plasticienne Aglaïa Konrad, une artiste née en Autriche qui vit à Bruxelles, sera installée sur la partie sud du Marché au Bois, proche de l’endroit où trône actuellement la Maturité.

Le style de l’œuvre « Rückbaukristalle : un Monument pour la ville », dont un aperçu a été donné par l’architecte Bas Smets dans l’enquête publique (via une œuvre déjà existante) tranche assez franchement avec le néo classicisme de la sculpture en marbre blanc de Carrare de Victor Rousseau.

« La sculpture se présente comme deux colonnes fabriquées à partir de débris provenant de divers chantiers de démolition dans la ville. L’artiste sublime ces déchets de chantiers pour leur rendre hommage sous une forme tendre et sculpturale », peut-on lire dans la note explicative de l’enquête publique.

Style de l’œuvre qui devrait remplacer le monument « La Maturité »


Sources : La Dernière Heure, La Tribune de l'Art

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lundi 16 octobre 2023

Notre-Dame de Paris : retour des vitraux restaurés

En façade, Notre-Dame semble tout entière de pierre. Sur le toit, un savant mélange de matières s'opère. Le bois de la charpente se lève. Le fer de l'échafaudage se dresse pour la flèche. À l'intérieur, le plastique des bâches protège encore les chapelles. Derrière le corset de métal qui habille les murs, une autre matière commence à percer.

À 25 m de hauteur, les verres retournent sur les fenêtres des baies hautes pour raconter des scènes de l'évangile et l'histoire de la construction. Le fondateur, l'évêque Maurice de Sully, peut être observé. Il a posé la première pierre de la cathédrale en 1163 et qui la tient dans ses mains. La Vierge Marie reprend sa place à l'arrière de l'édifice. Les maîtres verriers utilisent les mêmes techniques de pose que leur ancêtre du Moyen Âge. Un métier et un vocabulaire : le plomb étamé du sertissage, les clavettes, les vergettes et les rosettes que l'on replie en forme de rose pour maintenir l'ensemble. Une verrière au fond dans l'axe est la première qu'on voyait en entrant. Au lendemain de l'incendie, elle restait intacte avec les décombres à ses pieds. Quelques jours plus tard pour une raison de sécurité, tous les vitraux des 39 baies hautes ont été déposés laissant pleuvoir sur les filets de protection une lumière blanche, jamais vue. Huit ateliers en France et un en Allemagne sont intervenus pour nettoyer et prendre soin de ces œuvres de dix mètres de long, salis par l'incendie, mais surtout par la suie des bougies, la respiration de millions de visiteurs et par le temps.

Leur fabrication date du milieu du XIXe siècle au moment de la grande restauration par l'architecte Viollet-le-Duc. L'esprit et les couleurs vives voulues par les bâtisseurs médiévaux que l'on veut conserver. Quelques panneaux restent à reposer dans la baie. Jésus revient au côté de la Vierge Marie. Un petit détour pour voir un trésor, qui se cache dans une chapelle en cours de restauration, termine ce voyage dans la lumière de Notre-Dame de Paris. Il s'agit d'un vitrail parmi les plus anciens. Il date de 1225, il y a 800 ans. C'est une représentation d'Adam et Ève, comme un retour aux sources pour un nouveau départ.

Même reportage, sur X (plus rapide quand nous avons visionné le reportage) :


lundi 29 mai 2023

Nudité et discours anti peau blanche au Musée de la civilisation de Québec

Nous ne savons pas ce qu'est « la peau blanche privilégiée, la peau blanche émaculée [sic] »... Un croisement woke entre émasculée et immaculée ? 
 
L'exposition, parrainée par la banque TD, se tiendra jusqu'en avril 2024.
 

 
 
Gratuit les bambins, prix spécial pour les familles...



Aucune nudité annoncée dans cette invitation sur Facebook:





 Sophie Durocher commentait par ailleurs la politisation des musées du Canada:
 
Vous pensiez que le rôle des musées canadiens était de préserver le patrimoine? Qu’on allait au musée pour être bouleversé, touché, pour être en contact avec le beau, la création?

Mon Dieu que vous êtes dépassé!

Dans le Canada de Justin Trudeau, les musées financés par les fonds publics sont là pour promouvoir une idéologie, militer pour une cause et rééduquer le pauvre contribuable ignare et arriéré que vous êtes.

LE CANADA A CHANGÉ

Si vous ne me croyez pas, allez consulter en ligne le «Guide de discussion» pour le «Renouvellement de la Politique muséale du Canada», une consultation qui se poursuit jusqu’en juin pour mettre à jour la politique muséale qui date de 1990.

«Depuis, la société canadienne a changé, et de nouvelles priorités sont apparues», lit-on dans le document. «La version de la Politique de 1990 ne tient pas compte de ces nouvelles priorités, comme la réconciliation avec les peuples autochtones, le traitement des questions d’équité, de diversité et d’inclusion, ou la transformation numérique en cours.»

jeudi 17 juin 2021

Grand oral du baccalauréat : ces orateurs de l'Antiquité qui peuvent vous aider

Vous êtes en Terminale et vous inquiétez de l’épreuve du grand oral, prévue du 21 juin au 2 juillet ? Guillaume Simiand, professeur d’éloquence et de culture générale à Paris I, vous donne les clefs pour réussir cette nouvelle épreuve, en vous inspirant des grands orateurs antiques.

Les articles de presse se multiplient sur le « grand oral », nouveauté du baccalauréat 2021. À les lire, une anxiété certaine toucherait les élèves qui se préparent à passer cette épreuve, mais aussi certains enseignants chargés de les évaluer.

De manière plus profonde se greffe sur cette situation la crainte très répandue de la prise de parole en public. Naomi Osaka en a donné ces derniers jours une excellente illustration : championne de tennis victorieuse de quatre tournois du Grand Chelem, elle a préféré il y a quelques jours se retirer de Roland-Garros plutôt que de participer au rituel de la conférence de presse, qu’elle jugeait trop anxiogène.

Une nouvelle épreuve pas si difficile

Si vous êtes comme Naomi, notez qu’il est beaucoup plus facile d’apprendre à parler en public, et à gérer les émotions qui vont avec, que de gagner un tournoi du Grand Chelem. D’amples ressources existent sur le sujet : la question de faire passer des messages à la fois contrôlés et efficaces se pose depuis que l’homme vit dans des sociétés fondées sur le droit (via la plaidoirie) et démocratiques (via le débat).

En réalité, l’art de parler en public est peut-être encore plus ancien, puisque la capacité à souder le groupe par la parole, autour de valeurs ou d’expériences communes, est une compétence fondamentale dans l’espèce sociale qui est la nôtre. Dans ces vingt-cinq ou vingt-sept siècles de réflexion, beaucoup d’idées, que l’enseignement en France a malheureusement trop oubliées depuis une centaine d’années, sont à reprendre. On en proposera ici quelques-unes, inspirées par trois figures d’orateurs des siècles passés.

 

Vidéo de présentation de l’épreuve par le ministère de l’Éducation. À noter : pour la session 2021, les élèves auront accès à leurs notes.

En préambule, il importe de remettre les choses à leurs justes dimensions. Obtenir le bac est certes essentiel. Mais les vœux sur Parcoursup, bien plus déterminants pour la suite de vos études, sont déjà faits. L’épreuve est nouvelle, et c’est pour vous un avantage supplémentaire : une fois lus les documents de cadrage mis à disposition par le ministère de l’Éducation nationale, vous en saurez à peu près autant que vos futurs correcteurs. Et les aménagements des épreuves du fait de la pandémie doivent rassurer plus encore.

En réalité, on peut prédire sans trop de risque qu’il n’y a que trois moyens de rater son grand oral :

  1. Ne pas maîtriser les connaissances attachées aux questions que vous traitez. Le problème serait lié à un manque de travail qui pourrait vous être légitimement reproché.
  2. Proposer un discours décousu, plein d’hésitations et de redites. Le problème est assez facile à régler : vous devez, en amont, réfléchir à l’ordre de vos arguments. N’hésitez pas à vous filmer et à demander les avis de proches sur les passages à améliorer.
  3. Enfin, l’écueil principal est de donner l’impression d’un manque de motivation. Être dans une forme d’engagement avec votre jury est essentiel : cela signifie avoir une bonne posture, et surtout être ouvert dans son ton et sa façon de parler. L’idée avait été envisagée d’appeler cet exercice « Oral de maturité » : c’est exactement ce que le jury attendra. Vous devez montrer que vous êtes capables de vous projeter dans l’enseignement supérieur et, à plus long terme, dans le monde professionnel.

Venons-en à quelques conseils inspirés de grands orateurs antiques.

vendredi 27 novembre 2020

L'Art européen selon Google

Saisir « European Art » dans la recherche d'images de Google:





Ah, trois Africains...