jeudi 14 octobre 2021

Le Wokisme en France (MBC, Ornellas)

La Guerre contre l'homme hétéro (Playboy, Superman)

De notre thébaïde québécoise, nous essayons d’ignorer les habituelles provocations « woke ». 
 
C’est ainsi que lorsque nous avons lu que Superman était désormais bisexuel, nous nous sommes dit que, en 2021, il devait sûrement déjà être devenu transsexuel, musulman ou, mieux, les deux. Heureusement, dans sa dernière aventure, Superman tombe amoureux d’un réfugié de l’Océan Pacifique (« Jay Nakamua »), ce qui lui rachète quelques points d’orthodoxie antiraciste. Nakamua est d’une île appelée Gamorra dont la capitale est subtilement nommée Zodome.

De même, lorsqu’on nous a informé que Playboy avait décidé de consacrer sa une à sa première playmate masculine « ouvertement gay » portant un costume de lapin malgré sa poitrine plate. Mais là encore, Playboy mérite des points wokes supplémentaires car cette playmate est de couleur, car cette pin-up est Philippin.

Il faut admirer l’acharnement, le zèle et la minutie de la gauche woke : elle croit devoir empêcher les derniers hommes hétérosexuels cisgenres d’admirer des filles en tenue d’Ève dans un magazine consacré aux filles dénudées.




 

Le point de vue Mathieu Bock Côté sur le nouveau « Super Man ».

Ainsi, le prochain Super-man sera bisexuel. Il sera aussi engagé contre les inégalités sociales, les changements climatiques et pour les réfugiés.

Autrement dit, Superman sera mis au goût du jour. On pourrait même l’appeler Superwoke !

Le superhéros traditionnel par excellence rejoint donc la présente époque, il se rééduque à son contact, il en prend les traits.

On ne sera pas surpris. On a cherché à imposer une semblable opération de réassignation identitaire à James Bond qui, de grand séducteur patriote un peu macho, est devenu un agent secret torturé, monogame, épilé à la cire et porté aux méditations vaporeuses et à l’introspection.



Cinéma

On nous avait même annoncé, d’abord, que James Bond deviendrait une femme noire. Ce sera peut-être pour une prochaine fois.

Je propose quant à moi qu’il soit queer, métissé, végane, chaste et ne boive plus une goutte d’alcool. James Bond ne devrait boire que du kombucha !

De l’audace, encore de l’audace, comme aurait dit Danton !

Qu’on me comprenne bien : je me fiche qu’un super-héros en cape et collants soit hétérosexuel, homosexuel, bisexuel, homme ou femme. Je m’en fiche vraiment.

Je me fiche aussi qu’un espion au service de sa lointaine majesté soit une femme noire. En bon Québécois, je m’en contre-saint-ciboirise.

Si des créateurs de BD ou des scénaristes veulent les créer, grand bien leur fasse. Il y a de la place dans le grand musée imaginaire de l’humanité pour des héros contrastés. Ce qui est agaçant, toutefois, c’est que les héros traditionnels occidentaux sont transformés en forteresses symboliques à prendre et conquérir dans le cadre d’une guerre culturelle affichée.

Elle tient en une formule : l’homme blanc hétérosexuel doit tomber. Il est de trop sur terre. Il a ruiné le monde, maintenant, il doit disparaître, ou alors devenir un pénitent absolu, s’autoflageller, déconstruire ses privilèges, se maudire, s’humilier. En fait, il est la cible d’une campagne de diffamation permanente.

On en vient même à nommer masculinité toxique ce qu’on appelait autrefois fièrement la virilité.

Alors on y revient : dans cet esprit, il faut s’emparer de chacun de ses symboles pour y planter le drapeau de l’idéologie de la diversité.

Je répondrai franchement : pourquoi devrions-nous consentir à cette révolution qui veut moins ouvrir notre civilisation que l’humilier ?

Déconstruction

Bien évidemment, on trouve des enthousiastes de la déconstruction, des hommes flageolants, décons-truits, fiers de se mépriser, rêvant de s’anéantir une fois pour toutes. Il y a quelque chose comme un fantasme d’autodestruction civilisationnel dans les milieux qui se veulent culturellement les plus évolués.

Quant à moi, joyeux homme blanc trop bedonnant, plus tout jeune, mais toujours nationaliste québécois ardent, banqueteur chantant, et finalement, assez fier de l’histoire de l’Occident, je ne vois pas pourquoi j’adhérerais à la grande névrose identitaire de notre temps. Je n’ai pas honte de mon père ni de mes ancêtres, et bien franchement, entre un homme saule pleureur et un homme chêne et protecteur, je me tourne vers le second sans hésiter. Vive le vieux monde ! Il avait du bon !

Gestion de la Covid — l’impact principal au niveau mondial n’est pas l’impact sanitaire mais l’impact psychiatrique [et éducatif]

Les impacts de la gestion de la pandémie de la COVID-19 sur la santé mentale ont induit des millions de nouveaux cas de dépression et d’anxiété dans le monde, selon une nouvelle étude de chercheurs australiens.

L’étude, publiée dans The Lancet vendredi passé, a examiné plus de 5 600 ensembles de données provenant de nombreuses enquêtes à travers le monde axées sur l’effet de la gestion de la pandémie sur la santé mentale. Ils ont ensuite effectué une modélisation de la maladie pour calculer la prévalence du trouble dépressif majeur et des troubles anxieux dus à la COVID-19.

Les chercheurs ont calculé qu’en 2020, la gestion de la pandémie par les autorités a entraîné 53 millions de cas supplémentaires de trouble dépressif majeur et 76 millions de cas de trouble anxieux, soit une augmentation de 28 % et 26 %, respectivement.

Les chercheurs ont découvert que par rapport aux hommes, les femmes étaient deux fois plus susceptibles de souffrir d’un trouble dépressif majeur ou d’un trouble anxieux induit par une pandémie.

Il y a un papier qui est sorti il y a pas longtemps qui montre que, potentiellement, l’impact le plus important au niveau mondial de cette crise, ce n’est pas forcément l’impact sanitaire, c’est l’impact psychiatrique. 

Dr Martin Blachier


Avant ajustement pour la pandémie de COVID-19, la prévalence mondiale estimée des troubles anxieux en 2020 était de 3824,9 (intervalle d’incertitude à 95 % 3283,3–4468,1) pour 100 000 habitants, ce qui équivaut à 298 millions (256–348) personnes.

Après ajustement pour la pandémie de COVID-19, la prévalence mondiale des troubles anxieux en 2020 était de 4802,4, soit 374 millions de personnes. Nous avons estimé 76,2 millions de cas supplémentaires de troubles anxieux en 2020 en raison de la pandémie de COVID-19 (977,5 nouveaux cas pour 100 000 habitants ; une augmentation de 25,6 % dans le monde.

Les femmes présentaient une augmentation plus importante de la prévalence que les hommes, avec 51,8 millions de cas supplémentaires chez les femmes [équivalent à 1332,1 pour 100 000 femmes ; une augmentation de 27,9 %] comparativement à 24,4 millions de cas supplémentaires chez les hommes (équivalent à 625,0 pour 100 000 hommes, soit une augmentation de 21,7 %.

Changement de la prévalence di trouble dépressif majeur depuis la pandémie de COVID-19, 2020
(Cliquez sur l’image pour l’élargir)

Source

Voir aussi

Les deux tiers d’une année scolaire et universitaire perdus dans le monde à cause des fermetures dues au Covid-19, selon l’UNESCO (publié en janvier 2021)