Affichage des articles dont le libellé est syndicat. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est syndicat. Afficher tous les articles

lundi 1 septembre 2025

École publique : pourquoi rien ne bouge en France

Billet d'humeur d'Éric Brunet sur LCI:


samedi 9 avril 2022

« Nous courons vers l’assimilation », disent des profs en faveur de la loi 101 au cégep

« Beaucoup de mes étudiants ne connaissent aucun artiste francophone, ne lisent pas en français, ne regardent jamais la télé en français, et nous sommes dans un cégep francophone ! Imaginez quelle place occupe la culture québécoise au cégep anglais. »

Les syndicats locaux de 24 cégeps se sont prononcés dans les derniers mois en faveur de l’application de la loi 101 au cégep.

Marie-Lou Bouchard

Nous, on est des vrais multiculturalistes : on veut préserver la couleur, l’âme du Québec, on ne veut pas d’un Québec « netflixisé » », lâche Marie-Lou Bouchard, qui enseigne la communication au Collège de Rosemont.

Cette semaine, une de mes étudiantes francophones s’est adressée à moi en anglais », murmure-t-elle avec émotion. Comme si c’était normal ! », ajoute-t-elle avec désarroi.

Dehors, la pluie tombe dru. Le printemps n’est encore que la fin d’un hiver de force. Dans le café étudiant décoré au goût du jour, Mme Bouchard, 43 ans, raconte son combat quotidien contre l’hégémonie culturelle américaine et anglophone qui semble balayer au passage le théâtre, la chanson, la littérature, les médias d’ici, en français.

Si nous n’appliquons pas la loi 101 au cégep, nous courons tout droit vers l’assimilation. Nous allons disparaître culturellement », affirme Marie-Lou Bouchard.

Appliquer la loi 101 au cégep ?

L’idée a été qualifiée d’extrémiste par le Premier ministre François Legault. Même son très nationaliste ministre Simon Jolin-Barrette, qui pilote la réforme de la Charte de la langue française, s’est rangé dans le camp du non ».

Pour freiner l’exode des étudiants francophones et allophones vers les cégeps anglophones, le ministre propose un gel des places dans le réseau anglophone pour 10 ans, dans l’espoir de renverser une tendance lourde.

Depuis 2001, les anglophones sont minoritaires dans les cégeps de langue anglaise. En 2018, selon le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, près de 40 % de leurs étudiants étaient allophones et 21 % étaient francophones.

Le ministre propose aussi une nouvelle épreuve uniforme de français pour les étudiants allophones et francophones qui étudient en anglais au collégial. Cette mesure fera en sorte que peu importe le système choisi, le niveau de français sera le même », nous a-t-on répondu au cabinet de Simon Jolin-Barrette. La nouvelle loi imposera aussi trois cours en français obligatoires pour les étudiants inscrits dans le réseau anglophone.

La fronde syndicale

Les deux syndicats qui représentent les professeurs de cégep, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ) et la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ), sont d’accord avec les mesures proposées par la Coalition avenir Québec (CAQ) et contre l’extension de la loi 101 au collégial.

Il faut savoir que les deux instances syndicales représentent aussi les professeurs du réseau anglophone et que l’imposition de la loi 101 au collégial viendrait bousculer la vie et les conditions de travail de leurs membres issus du réseau en question.

Or, de plus en plus de leurs membres disent haut et fort que ces mesures sont trop timides au regard du péril culturel qu’ils observent au quotidien.

Un mouvement discret

Au printemps 2021, un mouvement discret se met en branle ; le syndicat local d’un cégep dans le Bas-du-Fleuve fait adopter une motion en faveur de l’application de loi 101 au cégep, puis l’affaire fait boule de neige. Marie-Lou Bouchard a porté le dossier devant l’assemblée de son syndicat au Collège de Rosemont. C’était en février dernier. La motion a été adoptée par une écrasante majorité. C’était le neuvième cégep à se prononcer pour la loi 101.

Au début de cette semaine, en ce mois d’avril frisquet, la liste s’était allongée à 22 cégeps, et ça continue. Les professeurs continuent leur combat contre la position des centrales syndicales et pour le français.

Mercredi 6 avril, deux nouveaux cégeps ont voté en faveur de la motion. Résultat : 24. Pour l’instant.

Mercredi matin, nous rencontrons Frédéric Julien sur le trottoir, devant chez lui. Le professeur de littérature au Cégep Édouard-Montpetit, à Longueuil, a la COVID-19, mais ça ne l’empêche pas de préparer avec ardeur son argumentaire. C’est lui qui expliquera la motion à ses collègues en début d’après-midi. On forme des citoyens, des êtres humains à qui on apprend à aimer une langue et un patrimoine », dit le petit-neveu de Pauline Julien, qui ne voudrait pas que la célèbre chanson Mommy, portée par sa grand-tante, sur la lente assimilation des francophones d’Amérique, soit prophétique.

Mommy, Mommy, how come we lost the game / Oh mommy, mommy, are you the one to blame / Oh Mommy, tell me why it’s too late, too late / Much too late”, chantait Pauline Julien dans les années 70, en portant la parole d’une enfant qui demande à ses parents de lui parler du temps où l’on parlait encore français au Québec.

Alors que nous sommes toujours sur le trottoir devant la maison du professeur Julien, une dame passe et nous contourne. Un hasard étonnant. Il s’agit de l’ancienne ministre péquiste Louise Beaudoin. Elle s’arrête pour discuter avec nous. Le sujet, évidemment, l’intéresse au plus haut point.

Il est minuit moins une, mais il est toujours temps de le faire. Moi, je l’ai même dit en commission parlementaire, récemment, il faut absolument étendre l’application de la loi 101 au collégial », dit-elle d’emblée.

En 1977, Louise Beaudoin était chef de cabinet du ministre des Affaires intergouvernementales. On a cru, nous qui étions là au moment où la Charte a été adoptée, que le primaire et le secondaire en français suffiraient à donner l’élan nécessaire pour créer un mouvement naturel vers le français, mais aujourd’hui, on regrette de ne pas avoir inclus le cégep. Mais on ne pouvait pas prédire ce à quoi on assiste aujourd’hui, à savoir qu’il y a moins d’anglophones que de francophones dans les cégeps anglais aujourd’hui. »

L’ex-ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de l’application de la Charte de la langue française précise que, si la loi 101 nous a permis de préserver le français comme langue commune au Québec dans les dernières décennies, il faut maintenant l’étendre aux études postsecondaires.

Comme beaucoup de monde, Louise Beaudoin a lu l’étude de Statistique Canada publiée cette semaine qui fait état du fait qu’il existe un lien entre la langue d’enseignement de l’établissement postsecondaire fréquenté et la langue de travail.

L’étude indique entre autres que 23 % des diplômés de langue maternelle française utilisaient l’anglais de façon prédominante au travail lorsque leur dernier diplôme provenait d’un établissement de langue anglaise et que 46 % des diplômés de langue maternelle autre que le français ou l’anglais travaillaient principalement en anglais lorsque leur dernier diplôme provenait d’un établissement de langue anglaise », résume l’institution canadienne.

Mercredi, en début d’après-midi, les professeurs du Cégep Édouard-Montpetit ont voté oui à la motion présentée par M. Julien. Le même après-midi, le Cégep de Lévis s’est ajouté à la liste.

On se rend compte que parler de la langue au Québec est tabou, comme si c’était un enjeu ringard de vieux nationalistes qui portent des ceintures fléchées », dit en rigolant Nicolas Bourdon, professeur de français au Collège de Bois-de-Boulogne.

M. Bourdon dit ne pas comprendre ce snobisme qui entoure la question linguistique.

L’attaché de presse de Simon Jolin-Barrette nous a indiqué que le ministre ne nous accorderait pas d’entrevue au sujet du mouvement des professeurs. Marc-André Gosselin nous écrit en outre : Notre position est connue. Forte, efficace. Le gel des places et la croissance future planifiée dans le réseau francophone renversent la tendance, dès maintenant, qui s’est installée en 1995 ».

Dans son bureau du Collège de Bois-de-Boulogne, Nicolas Bourdon fait valoir que cette proposition de geler les places ne fera que renforcer un des problèmes dénoncés par le mouvement Pour le cégep en français, c’est-à-dire que le réseau anglais draine les meilleurs étudiants.

Dans son livre, Pourquoi la loi 101 est un échec, publié chez Boréal en 2020, le chroniqueur Frédéric Lacroix montre que le réseau anglophone attire les étudiants ayant les meilleures cotes R et plus d’étudiants dans les programmes préuniversitaires que dans les programmes techniques.

Gabriel Coulombe est professeur d’économie au Cégep Garneau. Il met en exergue le fait que le mouvement des professeurs en est aussi un pour la mixité sociale. Les étudiants qui font leur cours collégial en anglais continuent à l’université en anglais. » En effet, selon une vaste enquête menée par la CEQ en 2010, 91 % des allophones qui étudient au cégep en anglais avaient l’intention de poursuivre des études universitaires en anglais.

Chez les francophones qui étudient en anglais, c’est 80 %.

Nous avons discuté avec la présidente de la FNEEQ affiliée à la CSN, Caroline Quesnel, ainsi qu’avec Lucie Piché, présidente de la FEQ affiliée à la CSQ. Toutes deux nous ont dit être à l’écoute et disposées à rouvrir les débats si une majorité de membres l’exigeait, même si la vague d’enthousiasme en faveur de la loi 101 au cégep, chez les professeurs, surprend.

C’est un débat de cœur », explique d’ailleurs Caroline Quesnel. Nous, on essaie de se situer dans le rationnel. » Lucie Piché fait valoir que son syndicat s’inquiétait depuis longtemps, qu’il a toujours la volonté de protéger la langue commune et qu’il considère que les mesures mises en avant par le gouvernement constituent une solution valable. Québec vient mettre le pied sur la pédale de frein », pense Mme Piché.

Mais les deux syndicalistes disent aussi que ce débat doit avoir lieu dans l’arène politique. D’ailleurs, les professeurs avec qui nous avons discuté sont bien conscients que leur lutte doit sortir des officines syndicales. D’autres cégeps doivent encore se prononcer dans les prochaines semaines.

Source

Voir aussi

« Paix linguistique » : 46 % des allophones qui étudient en anglais au Québec travaillent ensuite en anglais 

Québec — Plus de 35 % des élèves des cégeps anglophones incapables de suivre des cours en français 

mardi 6 juillet 2021

« "Connais-toi toi-même", ce proverbe africain », selon le plus grand syndicat d'enseignants américain

Le plus grand syndicat d’enseignants américain (NEA) a approuvé une proposition visant à promouvoir la théorie critique de la race dans les 50 États et 14 000 districts scolaires locaux.


Dans sa conclusion, la résolution approuvée affirme que « Connais-toi toi-même » est un proverbe africain. Sans aucune preuve. Pourtant les personnes cultivées (ou celles qui ont simplement compulsé les pages roses d’un Larousse) savent que γνῶθι σεαυτόν est une des maximes delphiques. C’est, en effet, selon le Charmide de Platon, le plus ancien des trois préceptes qui furent gravés à l’entrée du temple d’Apollon à Delphes. La Description de Delphes par Pausanias le Périégète en confirme l’existence. Platon mentionne également deux autres maximes gravées à l’entrée du temple d’Apollon à Delphes : « Sois tempéré » et « Donne-toi pour caution et tu n’es pas loin de ta ruine ».

La version latine du « proverbe africain »…
 
La National Education Association (NEA) a approuvé une résolution visant à « faire connaître » la théorie critique de la race et à mettre sur pied une « équipe de membres du personnel » pour aider les membres du syndicat qui cherchent à « lutter contre la rhétorique anti-TRC ». 

La NEA représente près de 3 millions d’employés des écoles publiques dans les 50 États. Son budget annuel est de 300 millions de dollars.

La nouvelle résolution 39 déclare également que le syndicat s’oppose aux interdictions de la théorie raciale critique (TRC) et du controversé Projet 1619 du New York Times Magazine. Interdiction qu’environ la moitié des États américains auraient déjà mise en œuvre ou seraient prêts de le faire.

En outre, la résolution appelle le syndicat à « se joindre à Black Lives Matter à l’école et au Zinn Education Project pour organiser une manifestation ce 14 octobre — l’anniversaire de George Floyd — en tant que journée nationale d’action pour enseigner des leçons sur le racisme structurel et l’oppression. »

Le troisième paragraphe s’engage à accomplir ce qui suit :

« Communiquer publiquement (à travers les médias existants) son soutien à l’enseignement précis et honnête des sujets d’études sociales, y compris des comptes rendus véridiques et adaptés à l’âge des aspects désagréables de l’histoire américaine, tels que l’esclavage, l’oppression et la discrimination des indigènes, noirs, bruns et d’autres peuples de couleur, ainsi que l’impact persistant de cette histoire sur notre société actuelle. L’Association fera également comprendre qu’en enseignant ces sujets, il est raisonnable et approprié que le programme d’études se fonde sur des éléments universitaires conçus pour comprendre et interpréter l’impact du passé sur la société actuelle, y compris la théorie raciale critique. »

Cependant, malgré l’approbation, une note sur le site Web du syndicat indique : « Cet élément ne peut pas être accompli avec le personnel et les ressources actuels dans le cadre du plan stratégique et du budget proposés et modifiés pour 2021-2022. Cela coûterait 127 600 $ supplémentaires. »

Cette décision intervient alors que les districts du pays et les experts libéraux ont tenté de repousser les critiques des parents anti-TRC en leur disant que le programme est trop complexe pour les élèves de la maternelle à la 12e année et ne serait donc enseigné qu’aux étudiants des cycles supérieurs.

Cette thèse progressiste est pourtant contredite par le fait que des séminaires sur la théorie raciale critique sont proposés aux enseignants et aux administrateurs et que des enseignants présentent des sujets inspirés de la théorie raciale critique dans certaines classes.

Les législateurs conservateurs ont déjà obtenu l’interdiction de la TRC dans environ deux douzaines d’États, l’Iowa allant même jusqu’à le déclarer d’« endoctrinement discriminatoire ». Et le sujet à lui seul a suscité des commentaires publics passionnés lors des réunions des conseils scolaires à travers le pays.

Les détracteurs de la TRC disent qu’il s’agit d’une philosophie intrinsèquement raciste qui encourage les stéréotypes et l’étiquetage tout en renforçant la division et la rhétorique anti-américaine plutôt que l’unité et les vertus des documents fondateurs.

Voir aussi 

États-Unis — Princeton supprime l’obligation de faire du latin ou du grec pour les études classiques  

Le retour du racialisme, la vengeance de Gobineau ? 

Silos raciaux ou chasses gardées ?  

La vaccination ethno-raciale existe en Ontario... et au Québec comme aux États-Unis  

Les personnes racisées homosexuelles contre le métissage ?  

Ne pas parler de race (mais considérer l'origine sociale) serait-il raciste ? 

États-Unis — Suppression de classes « avancées » au nom de l’« équité » (trop de blancs et d’Asiatiques y sont inscrits)

États-Unis — district scolaire exclut élèves asiatiques des personnes de couleur et les classe avec les Blancs 

Patriarcat blanc : plus grande proportion de femmes racisées fréquentent désormais l'université que les jeunes hommes blancs

 États-Unis — Pas de réduction de l’écart scolaire en maths et lecture entre les groupes ethniques 

Ministère de la Justice accuse Yale de discrimination raciale contre blancs et asiatiques (14 août 2020) [Depuis l’Administration Biden a abandonné les poursuites au nom de l’« équité »]  

La Révolution racialiste, et autres virus idéologiques (recension) 

États-Unis : deux écoles (fréquentées par une majorité de noirs) ne veulent plus du nom de l’explorateur français Jean Ribault (blanc) 

Théorie du genre, décolonialisme, racialisme… Ces nouveaux dogmes qui veulent s’impose 

Comment les grands médias ont favorisé le grand réveil racial (analyse statistique et lexical de quatre journaux américains) 

Analyse du désarroi des classes moyennes blanches aux États-Unis

L'Université Evergreen (États-Unis) et les dérives du progressisme militant  (vidéo)

Le wokisme : des protestants puritains athées

mardi 2 mars 2021

Alliance des professeurs de Montréal a fait pression pour l'imposition du port du masque à l'école

Au retour de la semaine de relâche, les élèves de l’école primaire devront porter en tout temps le masque de procédure, y compris en classe, dans les établissements situés en zone rouge. Au moins un syndicat (l'Alliance des professeures et professeurs de Montréal) a fait pression sur le Ministère de l'Éducation pour prendre cette mesure décriée par de nombreux parents et des pédiatres.

Le Dr Jean-François Chicoine, pédiatre au CHU Sainte-Justine, se prononce sur cette nouvelle mesure imposée par le Gouvernement du Québec.

«Le masque est très désagréable, pour les adultes et les enfants. Évidemment, certains parents transposent leur anxiété à leurs enfants. Au-delà de 10 ans, les enfants fonctionnent à peu près comme les adultes. Une question légitime : que se passe-t-il avec un enfant de six ans qui porte un masque toute la journée? À cet âge, l’enfant n’est pas complètement régulé à propos de ses comportements et de ses émotions. La pensée logique commence seulement vers 7 ans. Je trouve que le port du masque obligatoire a été annoncé de façon débonnaire.»

 
Une pétition a été lancée contre cette imposition qui ne semble pas fondée sur des preuves (voir les juridictions qui n'imposent pas cette mesure et n'ont pas vu plus d'éclosions qu'ailleurs dans les écoles). Elle a rassemblé plus de 26.000 signataires.

Voir aussi 

Lettre ouverte à monsieur Francois Legault et monsieur Jean-François Roberge - Collectif-Parents Québec

En Italie, des parents ont réussi à faire annuler cette obligation. Extraits d'un article du Corriere del Veneto

Le décret ministériel ne doit plus imposer l'obligation de porter un masque à l'école pour les enfants et pré-adolescents de moins de 12 ans. C'est le Conseil d'État qui s'est exprimé sur l'appel présenté par deux parents de Bolzano [Nord-Est de l'Italie près de l'Autriche] contre la présidence du Conseil des ministres, le ministère de la Santé, le Intérieur et éducation, la province autonome de Bolzano et le directeur de l'école fréquentée par sa fille. Une fillette de 9 ans en parfaite santé qui, ces derniers mois, avait commencé à manifester inconfort et difficultés respiratoires liés à l'utilisation prolongée du masque porté en classe pendant de longues heures, comme l'exige l'arrêté du Président du Conseil des ministres du 3 novembre dernier. Les parents inquiets avaient emmené l'enfant chez un cardiologue et un pneumologue : à la suite d' examens spécifiques, tous deux avaient détecté des valeurs anormales et inquiétantes d'oxygénation, de tension artérielle et de fréquence cardiaque . Les valeurs qui avant de porter le dispositif de protection étaient tout à fait normales mais se sont fissurées de manière alarmante pendant la période d'utilisation du masque, pour revenir se stabiliser après l'avoir retiré.

 Aucun décès dû à une éclosion de Covid dans une école canadienne (Stats Canada au 30 janvier 2021)

Covid-19 : étude affirme que confinement et fermeture des commerces ont peu d'utilité une fois mesures plus douces prises  

Québec — Données inédites suggèrent fortement que les écoles ne sont pas un moteur de l’épidémie 

Covid — Floride se félicite d'avoir gardé les écoles ouvertes

Covid — Baisse de cas malgré les Fêtes et les vacanciers dans le Sud (plateau dès avant couvre-feu) 

Suède — l’effet des écoles restées ouvertes pendant la pandémie sur la santé sur les élèves et les enseignants

Bobard — Selon le Wall Street Journal la Suède abandonne son modèle et met désormais en place des restrictions obligatoires 

Covid-19 : baisse radicale des cas en Inde depuis plusieurs mois malgré levée des restrictions

Vague de suicides dans le Nevada force une ouverture partielle des écoles

Suède et Suisse — Enfants peu à risques et peu contagieux

Étude — la fermeture des écoles et universités causerait plus de décès, mais aplatirait les courbes

Déclaration de Great Barrington (13 600 médecins et experts) sur la Covid-19 — il existe une autre façon de faire (mettre fin au long supplice pour tous, il faut considérer l’ensemble des effets des politiques actuelles et pas uniquement les cas de la Covid-19)

Covid : la Suède impassible face à la deuxième vague  

COVID-19 — les gens « de gauche » plus à risque de développer de l’anxiété

Plus d’un jeune sur trois souffre d’anxiété ou de dépression

« Il y a une augmentation de l’anxiété [chez les jeunes] dans nos cabinets, on voit que le recours à la médication augmente. La toxicomanie bat des records et on ne parle pas de l’usage pathologique de l’Internet », a fait savoir lundi le Dr Jean-François Chicoine, pédiatre au CHU Sainte-Justine et porte-parole de l’Association des pédiatres du Québec. Or, selon celle-ci dernier, les jeunes sont devenus des cibles faciles pour rassurer la population, inquiétée par le discours gouvernemental sur la résurgence des infections.

Covid-19 — impact direct sur l’espérance de vie en France relativement bas (-0,2 an pour hommes, -0,1 an pour femmes)

Allemagne — pas de solutions uniques face au coronavirus pour la rentrée

New York reporte encore la rentrée en personne dans les écoles publiques

 

lundi 21 janvier 2019

Les élèves ontariens méritent d'être instruits plutôt qu'endoctrinés en « justice sociale »

Extrait d’un article de Sue-Ann Levy du Toronto Sun sur ce qui passe dans les écoles ontariennes. On se console en se disant que cela ne se produit qu’en Ontario. Enfin, peut-être. Voir Enseignante congédiée pour avoir parlé à des journalistes des dysfonctionnements de l’école québécoise.

Quiconque aura cliqué sur le site Web de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’école élémentaire de l’Ontario (FEEO) la semaine dernière se sera vu inviter à rejoindre la Marche des femmes de cette année.

Pour émouvoir ses 83 000 membres, la FEEO mentionnait le président américain Donald Trump, le Premier ministre Doug Ford, la haine et la justice sociale dans le même paragraphe.

« Alors que… le gouvernement de l’Ontario veut faire reculer l’égalité, on organise dans tout l’Ontario des marches de femmes », indique le site Web.

Cette page d’accueil contient une autre sottise, dont un communiqué de presse au sujet de la contestation judiciaire de la FEEO pour s’opposer au prétendu « mauvais traitement » de la part du gouvernement Ford dans le dossier du programme d’éducation sexuelle, affirmant que le gouvernement a « refroidi les enseignants » et « mis les élèves en danger ». [Radio-Canada n’a pas hésité à rapporter le même genre d’accusations (en français) : Éducation sexuelle : l’Ontario met les jeunes en danger, dit le père de Rehtaeh Parsons.]

Je vais vous dire ce qui a mis les élèves en danger.

C’est l’obsession de ce syndicat en matière de « justice sociale », chose qui n’a absolument rien à voir avec la capacité d’un élève à lire, écrire, additionner, soustraire, multiplier et diviser correctement, afin que ses parents n’aient pas besoin de passer d’innombrables heures à revoir ces notions après l’école et que nous nous puissions éviter le constant et triste spectacle de ces jeunes caissiers incapables de rendre la monnaie juste ou de ces jeunes qui ne savent comment écrire une note sans utiliser leur Smartphone.

Si la FEEO se souciait vraiment des élèves à risque, elle préconiserait un programme qui inculque et impose le respect des enseignants, des administrateurs et du personnel dans les écoles élémentaires où, comme je l’ai souligné dans une série d’articles précédents, les fous dirigent l’asile.

Les agressions contre les enseignants, la violence physique et verbale sont monnaie courante dans de nombreuses écoles élémentaires (pas toutes) et, comme on me l’a signalé, les auteurs de ces actes sont souvent choyés au lieu d’être soumis à de strictes sanctions.

Bien sûr, les guerrières folles de justice sociale du conseil scolaire du district de Toronto (TDSB) — conduites par le directeur de « l’éducation à l’équité », John Malloy — sont réputées pour avoir tenté de simplifier le programme et injecter encore plus de médiocrité dans les écoles de Toronto.

C’est pour cette raison que j’ai non seulement toujours soutenu les tests standardisés, mais aussi le classement annuel des écoles établi par l’institut Fraser, qui sont basés sur les tests standardisés de l’Office de la qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE).

Malheureusement, même les tests de l’OQRE ont été simplifiés au fil des ans. Cependant, ils forment un point de départ. Il en va de même pour les classements d’établissements scolaires que les syndicats détestent, car ils révèlent que toutes les écoles ou toutes les méthodes d’enseignement ne se valent pas.

Mais je crois que le concept qui pousserait réellement les enseignants, les syndicats et les conseils scolaires à améliorer leurs prestations est la liberté de choix de l’école.

Cela n’a que trop tardé.

Je parle des écoles à charte qui existent dans aux moins 42 États et à Washington, DC. En Alberta, les écoles à charte existent depuis 2000. On en compte actuellement 13 aux niveaux primaire et secondaire.

Financées par la province ou l’État, elles sont régies par une « charte » ou un contrat de performance qui commande des résultats précis, elles sont gérées par un conseil d’administration indépendant.

Elles permettent de concurrencer les écoles publiques ordinaires, leurs élèves obtiennent généralement que ceux des écoles publiques ordinaires, leur personnel n’est pas syndiqué, elles sont moins dépensières, leurs coûts de fonctionnement soient donc moindres. Les syndicats d’enseignants sont fermement opposés à celles-ci.

Voir aussi

États-Unis ­– Inflation du taux de passage en fin de secondaire ?

Les écoles à charte monopolisent les meilleures places aux États-Unis

L’avenir des élèves québécois hypothéqué par des enseignants incompétents indéboulonnables

Québec — enseignante dénonce niveau « épouvantablement faible » de ses élèves en français — preuves à l’appui —, la commission scolaire y a vu une tromperie à l’égard du public, une preuve de déloyauté

États-Unis — fraude systématique depuis dix ans dans les écoles publiques d'Atlanta

http://www.pouruneécolelibre.com/2015/06/quebec-enseignants-incites-gonfler-les.html

Inflation des notes dans les universités nord-américaines ?

Universités québécoises : « diplômes au rabais, notes gonflées, cours inutiles »


jeudi 14 novembre 2013

Afrique du Sud — Déconfiture de l'école publique, succès de l'école privée

De nombreuses écoles privées voient le jour en Afrique du Sud ces jours-ci.

L'augmentation précise est difficile à estimer. Le ministère de l'Éducation estime que le nombre d'élèves inscrits dans les écoles privées a augmenté de 76 % entre 2000 et 2010, une époque où de nombreuses écoles publiques étaient fermées pour des raisons de contestations syndicales. Le ministère évaluait le nombre de ces écoles en 2012 à 1.571, soit 6 % du total. Selon Ann Bernstein du Centre pour le développement et l'entreprise (CDE), ce chiffre est certainement trop bas. Le CDE, un réseau pensant, vient de publier un rapport sur les écoles privées abordables. Umalusi, une agence d'accréditation, a déclaré récemment qu'elle avait la responsabilité d'accréditer 3.500 de ces écoles privées. Beaucoup d'autres écoles ne s'inscrivent pas pour éviter les frais d'accréditation.

La raison pour laquelle les écoles privées prolifèrent ne fait pas de doute. Bien que l'Afrique du Sud soit un pays à revenu intermédiaire, son système d'éducation est loin d'être dans la moyenne mondiale. Le Forum économique mondial basé en Suisse l'a classé en 146e positon sur 148 pays — et dernier en mathématiques et en sciences. Ce n'est pas faute d'argent. L'éducation engloutit un cinquième du budget de l'État, un des plus hauts pourcentages au monde. Les enseignants sont relativement bien payés. Mais les normes sont peu élevées et les résultats lamentables. Seuls quatre élèves sur dix qui commencent l'école obtiennent le diplôme d'études secondaires même si la note de passage n'est que de 30 %, déclare le CDE. Seuls 12 % des élèves obtiennent des notes suffisamment élevées pour entrer à l'université. Et seuls 11 % obtiennent une note de 40 % ou plus en mathématiques.

Selon l'étude internationale Tendances de l'étude des mathématiques et des sciences (TEIMS) en 2011, les enfants sud-africains se plaçaient en dernière position parmi les 21 pays à revenu intermédiaire. L'enseignement des mathématiques est souvent très médiocre avec des enseignants qui souvent ne sont même pas en mesure de répondre aux questions dans les programmes qu'ils doivent enseigner... Une étude antérieure portant sur les enseignants de 6e année, seuls 23 % d'entre eux étaient parvenu à répondre correctement à une question précise.  Pour Nick Taylor, chef du service au centre d'évaluation nationale (Needu), de nombreux enseignants ne sont pas nommés au mérite, se reposent sur leurs lauriers et sont trop confiants quant à la manière dont ils enseignent leur matière. C'est ce qui ressort d'un sondage du TEIMS de 2011 parmi les professeurs de mathématiques de 9e année : 89% des enseignants sud-africains s'y déclaraient très confiants pour ce qui était de donner leur cours, comparés à 69 % des enseignants finlandais, 59% des professeurs de mathématiques de Singapour et 36% des professeurs en Chine.

Les syndicats d'enseignants ont interdit par leurs pressions l'inspection des écoles et toute évaluation du rendement des enseignants.

C'est pourquoi même les parents moins bien nantis sont prêts à payer pour envoyer leurs enfants dans des écoles privées, de ces écoles qui perdent de l'argent et leur clientèle si leurs élèves ont de mauvais résultats.

Vuleka, une chaîne de sept écoles primaires et maternelles à Johannesbourg facture des frais de 14.000 rands par an (environ 1.400 $/an). Ses résultats en lecture et en mathématiques sont bien au-dessus de la moyenne, mais elle paie ses institutrices un peu moins que l'école publique pour garder les frais d'inscription bas. « Les enseignants qui veulent enseigner savent qu'ils seront soutenus ici », précise Melanie Sharland, directrice générale. Mais Vuleka doit encore trouver 2.400 rands (240 $) par élève pour couvrir les frais d'enseignement. Un cinquième des élèves bénéficie d'une réduction des frais d'inscription. Beaucoup sont orphelins. Les bailleurs de fonds doivent donc contribuer encore plus.

Vuleka reçoit également une subvention équivalant à 25 % des 11.000 rands (1.100 $) que l'État considère comme le coût pour éduquer un enfant. Les écoles privées dont les frais d'inscription sont assez bas peuvent obtenir une subvention pouvant aller jusqu'à 60 % de ce montant. Selon Mme Bernstein du CDE, cette proportion devrait atteindre au moins 90 % comme au Pakistan et au Chili. Pourtant, de nombreuses écoles refusent de dépendre de ces subventions gouvernementales qui arrivent souvent en retard quand elles arrivent.

Le Congrès national africain (ANC), dont les dirigeants étaient des adeptes du marxisme[1] avant la fin de l'apartheid, ne se félicitera sans doute pas de l' essor de ces écoles privées pour pauvres. Mais aujourd'hui, il serait malvenu qu'il les condamne.

Sources : The Economist du 26 octobre 2013, The Sunday Times (Johannesbourg) du 27 octobre 2013 et Die Beeld (Johannesbourg) du 28 octobre 2013.

Voir aussi

Afrique du Sud — Les enseignants en colère

Nouveau scandale dans le système éducatif d'Afrique du Sud, pour Nadine Gordimer l'éducation est « un désastre »

Discrimination raciale officielle dans les universités sud-africaines

Afrique du Sud – Pour la sixième année de suite, le taux de réussite aux examens de fin d'études secondaires diminue

Curiosité du jour : augmenter de 25 % les notes de tous les finissants sud-africains ?




[1] Le président de l'ANC et de l'Afrique du Sud, Jacob Zuma, n'a pas perdu certains réflexes de cette époque. Il a ainsi déclaré le 15 mars 2004 : « L'ANC dirigera l'Afrique du Sud jusqu'au retour de Jésus ». Le 4 février 2011, il ajoutait : « Quand vous avez une carte de membre de l'ANC, vous êtes béni. » Et le 12 janvier 2013, il précisait : « J'ai toujours dit qu'un homme d'affaires avisé soutiendrait l'ANC... parce que soutenir l'ANC signifie que vous investissez à très bon escient dans vos affaires. »

vendredi 9 août 2013

Le poids des retraites des enseignants dans le secteur public

Dans l'État d'Illinois (dont le président Barack Obama fut un sénateur) :
« pour chaque dollar consacré à l'éducation publique dans l'Illinois au cours des cinq dernières années, pas moins de 71 cents servent à financer les retraites des enseignants. »
Source

Voir aussi

Combien gagne un enseignant au Québec ?

Québec — Les coûts de gestion scolaire grimpent plus vite que ceux de l'enseignement

Québec — Dépenses par élève en hausse constante

Québec — Le gouvernement aurait minutieusement orchestré la forte hausse des taxes scolaires

Hausse des taxes scolaires dans presque tout le Québec

Moins de liberté scolaire, mais hausse importante des taxes scolaires

Syndicats satisfaits : taux du nombre d'élèves par enseignant en baisse constante au moins jusqu'en 2015, coûts en hausse





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

mercredi 6 mars 2013

Un diplôme universitaire pour tous ?

Extraits d'un article intéressant de Nathalie Elgrably-Lévy sur le sommet de l'éducation.

[...]

Pendant plusieurs mois, Mme Marois et M. Duchesne se sont gargarisés de grandes déclarations et se sont drapés dans la vertu en appelant inlassablement au « dialogue », à « l’ouverture » et au « consensus ». En réalité, tout était déjà décidé. Il ne restait plus qu’à manipuler les intervenants et la population pour leur faire croire qu’ils avaient une influence. Sinon, comment expliquer que les éléments qui apparaissaient dans le « Cahier du participant », sous la rubrique Le gouvernement souhaite discuter des éléments suivants lors du Sommet, se soient rapidement transformés en annonces officielles avant même la clôture de l’événement ?

[Note du carnet: qui croit encore dans la moindre influence du public sur les conclusions de ces sommets montés par les gouvernements successifs ? Voir la Commission Bouchard-Taylor, l'euthanasie, les sommets sur de l'éducation précédents, etc. Les résultats sont prévus d'avance, les mémoires qui vont dans le sens du gouvernement sont mis en avant, sans refléter ceux présentés par le public... Voir aussi le témoignage de Gary Caldwell qui avait participé comme commissaire à un autre Sommet : « Hors de Montréal, aucun des mémoires ne la [déconfessionalisation du réseau scolaire] réclamait. Il y eut beaucoup de témoignages en faveur de la pastorale scolaire. » Les résumés "exécutifs" préparés par la bureaucratie minimisaient l'opposition aux visées gouvernementales et faisaient ressortir les mémoires qui allaient dans le sens voulu par le gouvernement. Ces résumés furent repris par les médias. C'est ainsi que dans le cas de l'euthanasie même si les mémoires (voir graphique ci-dessous) opposés à celle-ci étaient majoritaires, on fit grand cas de ceux qui prônaient l'« aide médicale à mourir », ce que le gouvernement cherchait à imposer depuis le début.]





Annonce inquiétante

L’une de ces annonces est particulièrement inquiétante. Il s’agit de l’intention du gouvernement de lier une part du réinvestissement dans les universités à l’atteinte de certains objectifs. En pratique, Québec ne propose rien d’original. Il se contente de réchauffer l’approche des contrats de performance déjà introduite par François Legault, en 2000, lorsqu’il était ministre de l’Éducation. Il faut donc s’attendre à ce que les universités voient leur aide financière subordonnée à la hausse de leur taux de diplomation. Pour un gouvernement qui prétend vouloir construire une société du savoir et miser sur l’excellence, imposer aux universités une telle obligation de résultats pour obtenir le financement public est bien la pire mesure à adopter!

Fermer les yeux

Pour augmenter leurs taux de diplomation, les universités devraient pouvoir compter sur de nouvelles cohortes d’étudiants mieux préparés aux études supérieures. Toutefois, vu les problèmes qui affligent les niveaux primaire et secondaire, problèmes sur lesquels Québec préfère d’ailleurs fermer les yeux, cette avenue n’est pas envisageable pour l’instant.

[Note du carnet: On ne voit d'ailleurs pas l'intérêt que tous les jeunes québécois soient diplômés de l'université, il existe d'autres carrières, d'autres formations : voir ces indications que des diplômés des collèges communautaires américains (2 ans d'études) commencent à gagner plus d'argent que les diplômés issus de programmes universitaires généralistes de 4 ans.]

Dans ce contexte, comment les universités s’y prendront-elles pour décerner davantage de diplômes au cours des prochaines années ? En mettant davantage l’accent sur la pédagogie ? C’est possible, mais peu probable. D’abord, parce que cette option n’offre aucune garantie de résultat. Ensuite, parce qu’elle exigerait des sommes dont les universités ne disposent pas.

Pour être certaines de respecter leurs contrats de performance, les universités n’auront qu’une seule solution : baisser les exigences! Examens plus faciles, seuils de passage révisés à la baisse, normalisation des notes, les moyens sont nombreux pour faciliter l’obtention des diplômes. [Et clamer haut et fort que le Québec fait de mieux en mieux...]

[Voir : Inflation des notes dans les universités nord-américaines ?


et Les étudiants universitaires américains de plus en plus nombreux à se croire au-dessus de la moyenne, impression qui défie la définition statistique du terme de moyenne quand 60 % pensent être au-dessus de cette moyenne.


]

Contrats de performance

Il est certes légitime de vouloir permettre à tous d’entrer à l’université. [sous condition de compétences...]  En aucun cas, l’instruction ne devrait être réservée à quelques privilégiés. Toutefois, il ne faut pas confondre la démocratisation de l’université avec la démocratisation des diplômes.

En imposant des contrats de performance, Québec fera de nos universités de vulgaires usines à diplômes et de nos diplômes, de vulgaires bouts de papier. Non seulement ce n’est pas ainsi que nous construirons une société du savoir, mais les étudiants seront les premiers à payer le prix de diplômes obtenus à rabais.

«L’enseignement supérieur pour tous» ne devrait pas sous-entendre «un diplôme pour tous»! Espérons que le comité qui sera chargé d’étudier la question des contrats de performance saisira mieux la nuance que l’équipe de Mme Marois !

Voir aussi

La bulle universitaire aux États-Unis va-t-elle crever ?

Mark Steyn et l'université américaine

Recension de Economic Facts and Fallacies de Thomas Sowell

Universités québécoises : « diplômes au rabais, notes gonflées, cours inutiles »





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

mercredi 23 janvier 2013

Deux étudiants en justice pour mettre fin au « monopole » des associations étudiantes

Le premier étudiant à avoir obtenu une injonction pour assister à ses cours pendant la grève étudiante revient à la charge. Laurent Proulx déposera une requête afin de mettre fin au « monopole » des associations étudiantes.

 La requête en question, qui sera déposée ce matin en Cour supérieure, vise à faire cesser l’adhésion ainsi que la cotisation obligatoire à une association étudiante.

 « Actuellement, chaque étudiant inscrit dans un cégep ou une université est obligé d’être membre de l’association étudiante et de verser une cotisation. S’il ne le fait pas, il n’est pas considéré comme étant inscrit à l’établissement. Bref, l’étudiant est pris en otage. C’est ridicule », dénonce Miguel Bergeron, qui cosigne la requête avec Laurent Proulx.

Les deux étudiants plaident que cette obligation d’être membre d’une association étudiante est une atteinte directe à la liberté d’association ainsi qu’à la liberté de pensée, tels que stipulés dans la Charte canadienne des droits et libertés.


 « Il est grand temps que les étudiants modérés aient voix au chapitre. L’hiver dernier, j’étais étudiant en anthropologie et mon département était affilié à l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) qui ne me représente pas du tout », affirme Laurent Proulx, qui est aussi porte-parole de la Fondation 1625.

Proulx et Bergeron souhaitent que le système québécois imite la façon de faire française, « où chaque étudiant a la liberté d’adhérer à l’association étudiante de son choix. »

« Si ça se fait ailleurs, ça peut se faire ici aussi. Les intérêts des associations étudiantes ne sont pas ceux de tous les étudiants », explique M. Bergeron.





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

lundi 12 novembre 2012

Le nombre d'enseignants « non qualifiés » continue d'augmenter dans les écoles québécoises

La Presse de Montréal indique que « le nombre d'enseignants non qualifiés continue d'augmenter dans les écoles, et ceux qui choisissent de retourner aux études pour obtenir leur brevet tout en enseignant à temps plein se butent à un véritable chemin de croix ».

Il ne s'agit pas à proprement parler de gens incompétents, mais d'enseignants qui ne sont pas qualifiés pour la bureaucratie du Monopole de l'Éducation.

On se rappelera l'histoire du professeur de latin qui, après onze années d'enseignement au secondaire, avait décidé de remettre ma démission. L'enseignant était détenteur d'un baccalauréat ainsi que d'une maîtrise en histoire avec spécialisation en études anciennes (latin, grec ancien, histoire, archéologie, mythologie, littérature gréco-romaines). Mais j'avais aussi une grande expérience auprès des jeunes, ayant travaillé durant plusieurs années dans des camps d'été.

Ce latiniste avait ainsi perdu un emploi lorsqu'un syndicat avait exigé d'un directeur qu'il trouve une personne légalement qualifiée. La tâche d'enseigner le latin avait échu à un enseignant qui avait appris cette langue durant son enfance. Le fait qu'il n'avait pas retouché à cette matière durant plus de 25 ans n'était d'aucune importance. À une autre occasion, un poste que le latiniste découragé est revenu à un jeune diplômé en enseignement. Le candidat désigné n'avait jamais fait de latin, mais il s'était engagé à suivre des cours à l'université: il est devenu mon étudiant, car je suis chargé de cours en latin à l'Université de Montréal !

Confronté au principe de réalité et faire face à la pénurie d'enseignants dans plusieurs matières, le ministère de l'Éducation délivre chaque année des centaines de « tolérances d'engagement ». Il s'agit de permis exceptionnels délivrés à des titulaires de classe, souvent spécialisés dans un domaine (anglais, mathématiques, espagnol), mais qui n'ont pas suivi la formation assommante et obligatoire en pédagogisme imposée par l'État.

Le Ministère veut réduire le nombre de tolérances d'engagement accordées. Il y en avait 2878 en 2007-2008. On en comptait 2010 en 2011-2012.

Pour enrayer le problème des enseignants non qualifiés, le Ministère oblige un certain nombre d'entre eux à retourner sur les bancs d'école pour suivre des cours en pédagogie et en formation des maîtres afin d'obtenir leur brevet d'enseignement.

Ces enseignants, souvent titulaires de classe et permanents depuis plusieurs années dans les écoles, doivent étudier tout en travaillant. Le ministère leur délivre une « autorisation provisoire d'enseigner » le temps qu'ils terminent des études.

C'est ce type de permis qui a explosé au cours des dernières années. En cinq ans, le nombre de nouveaux détenteurs est passé de 507 à 771 - un chiffre qui ne tient pas compte des renouvellements.

Environ 11 % des enseignants qui détenaient une autorisation provisoire d'enseigner en 2010-2011 bénéficiaient, l'année précédente, d'une tolérance d'engagement.

Pour ces enseignants, le chemin vers l'obtention d'un brevet est long et semé d'embûches.

Mélanie Tremblay en sait quelque chose. Détentrice d'un baccalauréat en études hispaniques, elle enseigne l'espagnol depuis 2001 dans une école secondaire de la région de Québec. Elle a même obtenu sa permanence en 2008. Les écoles peinent à trouver des enseignants d'espagnol, souligne l'enseignante.

Mais pour le Ministère, elle n'est pas qualifiée. «Je n'avais pas fait mon baccalauréat avec l'intention de devenir enseignante. Une école cherchait un professeur d'espagnol, et j'ai adoré la profession», raconte-t-elle.

En 2003, Mme Tremblay est retournée aux études pour obtenir un certificat en pédagogie. En 2005, le Ministère l'a informée que ce n'était plus suffisant et qu'elle devait faire un deuxième baccalauréat.

Sept ans plus tard, Mme Tremblay est toujours aux études. « Les cours se donnent presque toujours le jour et moi, je travaille. J'ai ma classe », explique-t-elle.

« Pour l'instant, je profite de mon congé de maternité pour essayer de compléter les cours qui se donnent seulement le jour », explique Mme Tremblay, mère d'un bébé de cinq mois.

Même si elle a reçu et supervisé des stagiaires dans sa classe au fil des ans, Mme Tremblay devra aussi faire des stages. L'hiver prochain, elle devra prendre un congé sans solde pour faire un stage de cinq semaines dans une école primaire. Elle a toutefois obtenu l'autorisation de faire son dernier stage, qui dure 12 semaines, dans sa classe. Mais elle devra être évaluée par ses collègues.

Mélanie Tremblay déplore la rigidité du Ministère. La problématique perdure depuis des années et touche bon nombre d'enseignants, rappelle-t-elle. Plusieurs se découragent. « C'est dommage que notre expérience ne soit pas reconnue. On nous engage, on fait un bon travail. Les élèves, les parents et mes collègues m'apprécient, mais personne n'en tient compte. »

Bien que le ministère de l'Éducation soit conscient de ces difficultés, ce sont les universités qui sont responsables des modalités de la formation, affirme Esther Chouinard, porte-parole du Ministère.

Pourquoi se cacher derrière les universités, il suffirait simplement de supprimer l'obligation d'avoir à suivre cette longue formation en pédagogisme qui est une particularité québécoise pour résoudre ce problème.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

mercredi 24 octobre 2012

Syndicats satisfaits : taux du nombre d'élèves par enseignant en baisse constante au moins jusqu'en 2015

Le ministère de l'Éducation a embauché 1097 nouveaux enseignants de niveaux primaire et secondaire depuis 2010, au coût annuel de 60,4 millions $.

L'effort d'embauche découle principalement de la stratégie de lutte au décrochage scolaire lancé en 2010 par le gouvernement de Jean Charest en vertu du programme « L'école, j'y tiens ».

La stratégie consiste notamment à réduire le nombre d'élèves par classe dans le but d'améliorer leurs chances de réussite.


Les syndicats d'enseignants ont obtenu des réductions supplémentaires du rapport  élèves/enseignant dans leurs conventions collectives 2010-2015.

Suivant les chiffres fournis par le Monopole de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), 290 postes d'enseignants ont été ajoutés au primaire, en 2010-2011, au coût de 16 millions $ et 572 nouveaux postes ont été créés, l'année suivante, au coût de 31,5 millions $.

L'effort s'est prolongé au secondaire, où 235 postes d'enseignants ont été ajoutés en 2011-2012 moyennant une facture de 12,9 millions $.

D'autres postes d'enseignants ont pu être créés, notamment pour répondre au programme d'enseignement intensif de l'anglais, a signifié une porte-parole du Monopole de l'Éducation, Esther Chouinard.

Le travail n'est pas terminé puisque Québec prévoyait embaucher 2 087 enseignants entre 2010 et 2014 pour réduire l'abandon scolaire, moyennant une dépense récurrente totale de 115 millions $ par année.

La stratégie gouvernementale vise en particulier les écoles situées en milieux défavorisés, où les élèves sont réputés être plus vulnérables à l'échec scolaire.

« Dans les écoles primaires situées en milieux défavorisés, les groupes ont été réduits de 29 à 20 élèves, c'est majeur et ça produit un effet indéniable », s'est réjoui Manon Bernard, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE). Pourtant, interrogée par l'agence QMI, Manon Bernard reconnaît qu'il est trop tôt pour mesurer les effets bénéfiques de ces groupes moins nombreux.

« Ça veut dire plus de temps d'enseignement pour les élèves et ça améliore les conditions de travail des enseignants », a-t-elle dit. La présidente souhaite que la taille des groupes soit réduite pour les élèves de 3e, 4e et 5e secondaire.

Sous le gouvernement Charest, le MELS avait fixé comme objectif de porter de 72 % à 80 %, le taux de diplomation au secondaire entre 2007-2008 et 2020. En septembre 2010, le réseau primaire secondaire comptait 73 764 enseignants.

En 2008-2009, la dépense globale d’éducation par rapport au produit intérieur brut (PIB) avait été estimée à 7,7 % au Québec ; par comparaison, ce taux est estimé à 7,1 % dans les provinces de l’Atlantique, à 6,6 % en Ontario et à 5,6 % dans les provinces de l’Ouest. Lorsque l’on considère cet indicateur, il apparaît que l’effort financier en éducation demeure plus important au Québec que dans la moyenne des autres provinces. 


Dépense globale d’éducation par rapport au PIB, Québec (le plus haut) et régions du Canada (en %)

Rappelons également que les dépenses par élève sont en hausse constante au Québec. Entre 2004 et 2008, la dépense par élève a augmenté de 18 % en dollars constants.

Ces augmentations s’expliquent par de nouvelles mesures de réinvestissement et de développement (programmes de lutte au décrochage scolaire, réduction de la taille des classes au préscolaire et au premier cycle du primaire, augmentation du temps d’enseignement au primaire, soutien aux élèves à risque et aux élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage [EHDAA], ajout de ressources pour la formation continue, etc.) [Plus détails ici]


Dépense globale par élève des commissions scolaires québécoises en dollars courants et en dollars constants de 2008-2009

En outre, le nombre moyen d’élèves par éducateur au Québec est passé de 16,5 en 1997-1998 à 14,5 en 2008-2009. Il est le plus bas du Canada. Rappelons que les provinces de l'Ouest ont les meilleurs résultats dans les classements internationaux et interprovinciaux et que les résultats des élèves québécois baissent.

Rapport élèves-éducateur dans les commissions scolaires, Québec et régions du Canada





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

mardi 9 octobre 2012

Affamer le privé, les curieuses économies de la Fédération autonome de l'enseignement

Depuis 2009, à l'occasion de la première édition de la Semaine pour l'école publique (financée à même tous les contribuables ?), la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) se mobilise pour limiter, voire abolir, le financement de l'enseignement privé. Cette année était donc la quatrième fois qu'elle ressortait cette rengaine.

La FAE a même déclaré qu'elle mettra la question sur la table à l’occasion d’une première rencontre avec la nouvelle ministre de l’Éducation, Marie Malavoy. Si on en croit la FAE, son initiative permettrait d'épargner 500 millions... Rien de moins.

Le président de la FAE, M. Pierre St-Germain, ne nous est pas antipathique. Il a ainsi déclaré au sujet de la réforme pédagogique : « Les ministres se sont fait rouler dans la farine par les technocrates du ministère de l'Éducation. L'appareil bureaucratique croit à la réforme comme un dogme. Ils ne se désavoueront jamais eux-mêmes ». Mais voilà, au lieu d'en tirer la conclusion qu'il faut libérer les écoles de ce monopole technocratique, M. St-Germain veut encore limiter la liberté déjà restreinte des écoles privées et les priver de soutien financier... Étrange logique.

Et cela avec les arguments comptables les plus saugrenus.

S'appuyant sur une recherche menée pour son compte, la FAE estimait en 2009 qu'en mettant fin au financement des écoles privées (à un niveau de 60 % du coût de formation obligatoire d'un élève), le gouvernement économiserait 86 millions de dollars par année. Or, cette prétention s'appuie sur l'hypothèse qu'en abolissant la subvention, 50 % des élèves fréquentant des écoles privées reviendraient au système public. Mais pour la Fédération des établissements d'enseignement privés du Québec, l'abolition des subventions aurait risqué d'entraîner un exode beaucoup plus massif que 50 % vers les écoles publiques. En bout de ligne, disait la FEEP, le gouvernement ne ferait aucune économie puisque le financement au public est à 100 % du coût de formation. Pis encore, dit la FEEP, la facture pour Québec aurait risqué de grimper.

Mais si c'était 86 millions d'épargne selon les calculs sujets à controverse de la FAE en 2009, voilà qu'en 2012 la même mesure devrait selon la même FAE épargner rien de moins que 500 millions de dollars par année et de réinjecter le montant dans le système public... C'est la multiplication des pains !

Par ailleurs, la Fédération des établissements d'enseignement privés (FEEP) tient à préciser que l'affirmation de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) disant que l'arrêt des subventions aux écoles privées représenterait une économie de 500 millions $ pour le gouvernement du Québec n'est pas exacte. Tout d'abord, le montant des subventions versées aux écoles privées est inférieur à 500 millions $. De plus, cette estimation présuppose que tous les parents qui envoient leur enfant à l'école privée continueraient à le faire même si la contribution parentale doublait. Ce scénario est utopique puisque la majorité des enfants qui fréquentent l'école privée au Québec proviennent de familles de la classe moyenne. Par exemple, au Nouveau-Brunswick où les écoles privées ne sont pas subventionnées, ces écoles n'accueillent que 1 % des effectifs scolaires.



Le Devoir n'avait rien à dire au sujet de cette augmentation subite de ces bienfaits de la suppression radicale du secteur (semi-)privé de l'éducation au Québec. Il faut dire qu'un de ces chroniqueurs trouve que l'éducation privée par excellence (scolariser son enfant à la maison) serait selon lui un geste antisocial, antidémocratique... Rien de moins.

Plusieurs études ont démontré qu'autour de 15 % des écoles privées seulement vont pouvoir rester ouvertes (principalement sur l'île de Montréal où la clientèle sera suffisante) si les parents venaient payer 100 % des coûts de fréquentation d'une école privée. En conséquence, tous les élèves de familles de la classe moyenne dont les enfants fréquentent actuellement les écoles semi-publiques devraient fréquenter les écoles gouvernementales. Ceci entraînerait un surcoût d'environ 40 % pour les finances publiques. « Les économies » engendrées par le fait que les élèves des 15 % d'écoles restantes ne seraient plus financées ne changeraient guère le bilan financier de l'État, mais alors qu'on prétend lutter contre l'élitisme on n'aurait fait que l'exacerber.


Voir aussi

Les Québécois veulent des bons d’étude et plus de liberté de programme scolaire

Québec — Dépenses par élève dans le réseau gouvernemental en hausse constante

Le président Obama met ses enfants dans le privé de même que 40 % du Congrès américain

Comment concilier financement juste et recherche de l'amélioration des écoles

Entretien avec Philippe Nemo sur l'école unique et le monopole d'État





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

vendredi 21 septembre 2012

France — 40.000 nouveaux profs, « ça ne réglera rien »



Ce vendredi sur la radio française RTL, Éric Zemmour ironise : « Il faut imaginer un ministre heureux. Il a lancé sa petite annonce, Peillon. Il satisfait tout le monde, Vincent

En une pierre médiatique, il fait trois coups. Les syndicats sont contents, le Moloch jamais rassasié de postes. Il satisfait aussi le Président de la République soucieux de respecter les engagements du candidat. Et notre ministre talentueux a même réjoui son service de presse, gros consommateur de reprises, le ramdam médiatique est gavé.

Il était temps. Depuis des jours, il n’était question que d’agressions, de violences, de parents en fureur, d’élèves frappeurs et insulteurs, de profs sur lesquels on s’essuyait les pieds et les poings. À Amiens, Bordeaux, Poitiers

L’école, c’était devenu Chicago. Il fallait réagir, en tout cas médiatiquement, ne pas céder à la pression du fait divers qui sert le populisme et le racisme. Rue de Grenelle, on aime bien cette chanson-là, on la serine depuis des décennies. C’est un tube de la maison, comme Le niveau monte ou encore La diversité est une richesse

On ne sait même pas s’il y aura assez de candidats pour remplir les postes offerts. L’important est l’effet d’annonce… »

Par ailleurs, au Québec, les dépenses par élève (en dollars constants) n'ont cessé d'augmenter, alors que les résultats de ces mêmes élèves diminuaient dans les classements interprovinciaux. Ceci tendrait à crédibiliser les propos d'Éric Zemmour.




Rapport élèves-éducateur dans les commissions scolaires, Québec et régions du Canada:




Voir aussi

Québec — dépenses par élève en hausse constante

Tests PISA en éducation - Le Canada et le Québec perdent des plumes dans le peloton de tête

Très forte chute des résultats en lecture pour les élèves québécois francophones entre 2007 et 2010










Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

mercredi 25 avril 2012

Jeunes adolescents ferment trois écoles secondaires : un excellent « exercice de citoyenneté » ?


Sous prétexte d’un « apprentissage citoyen », la commission scolaire de Montréal a « négocié avec ses élèves » le droit de boycotter leurs cours pendant trois jours.

« La commission scolaire, les directions d’écoles, les enseignants, ont lamentablement abdiqué leurs responsabilités d’éducateurs. Cette situation est très révélatrice de la décadence du réseau public d’éducation du Québec, passé sous le contrôle total des syndicats d’enseignants, qui lessivent en toute liberté les cerveaux de nos enfants et devant qui les directions d’écoles et de commissions scolaires font des génuflexions en empruntant leur même langage.

[...]

Les élèves de ces écoles secondaires sont des mineurs. Les directions des écoles sont responsables de leur sécurité et les élèves n’ont pas le choix d’assister ou non aux cours.

L’autre dimension inquiétante est de savoir ce qu’en pensent les parents et comment réagissent-ils à la décision de leurs enfants de poser un geste de boycott politique de leurs cours ? »



Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

vendredi 10 février 2012

Déficit de l'Ontario — rapport conseille de mettre fin au système de maternelles subventionnées

Dans un rapport très attendu la semaine prochaine, l'économiste Don Drummond proposera que l'Ontario abandonne son programme de maternelle à temps plein pour épargner des centaines de millions de dollars, selon différentes sources médiatiques.

Citant une source gouvernementale, le Toronto Sun a rapporté que Drummond propose d'éliminer ce programme pour tous les enfants de quatre et cinq ans de la province.

Le gouvernement libéral actuel a dépensé 200 millions de dollars depuis le début de mise en œuvre progressive du programme à temps plein en septembre 2010.

Cette année, elle prévoit de dépenser 300 millions de dollars supplémentaires sur le programme mis en place dans 800 écoles de la province.

Drummond, un ancien économiste de la Banque TD, a été chargé ces derniers mois de se pencher sur les finances de l'Ontario afin de juguler son déficit de 16 milliards de dollars.

Son long rapport qui sera publié mercredi est censé mettre en avant des dizaines de mesures de réduction de coûts.

La Fédération des enseignants du primaire de l'Ontario (ETFO), le plus important regroupement d'instituteurs et institutrices de la province, a déclaré que cette mesure serait « contre-productive et myopique ».

La Fédération déclare que l'Ontario devrait plutôt se pencher sur d'autres façons de réduire les dépenses en éliminant par exemple les tests obligatoires dans la province mis en place par l'Office de qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE) qui évaluent les écoliers en lecture, en écriture et en mathématiques. La province pourrait également tenter de récupérer des revenus en éliminant les réductions d'impôt des sociétés et en éliminant les niches fiscales.

« La maternelle à temps plein ainsi que d'autres initiatives gouvernementales, comme la réduction de la taille des classes au primaire, fournissent aux enfants un avantage certain et une longueur d'avance quand il s'agit contrer l'analphabétisme, l'innumérisme et d'augmenter leurs compétences sociales » de déclarer le président de la ETFO, Sam Hammond dans un communiqué malgré de nombreuses études allant dans un sens contraire à ces déclarations péremptoires.

Nous ne pensons pas que le premier ministre ontarien, Dalton McGuinty, très étatiste et très interventionniste dans le domaine de l'éducation, aura le courage d'admettre que sa province ne peut plus se permettre un tel programme déjà dispendieux alors qu'il n'est pas complètement mis en œuvre.

Voir aussi

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique

Lien avéré entre les femmes qui travaillent hors du foyer et l'obésité de leurs enfants

Une étude de Cambridge conclut que les enfants de cinq ans sont trop jeunes pour commencer l’école

Épidémie de détresse chez les enfants en CPE et chez les enfants nantis

Les enfants de mères au foyer sont en meilleure santé

Les enfants dont la mère reste à la maison ont de meilleurs résultats à l'école





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

mercredi 8 février 2012

Le système de garderies, les syndicats sont-ils tombés sur la tête ?

Du carnet de Réal-Jean Couture :

« Mais on s’en va où ? Je suis tombé en bas de ma chaise ce matin, en voyant la ‘une’ du Journal de Québec, citant les demandes du personnel syndiqué CSN dans les CPE du Québec. Heureusement que je ne me suis pas cogné la tête. Parce que je crains que c’est ce qui arrive chez ces gens – dont je ne critique pas la compétence quant aux soins et attentions à apporter à nos chérubins. Mais je m’interroge sur la lucidité de leaders.

Mais vous avez vu ?
— 6 semaines de vacances
— 10 congés personnels
— 13 congés fériés
— 11,25 % d’augmentation salariale sur 3 ans
Rien que ça. Près de 4 % d’augmentation de salaire par année et près de 11 semaines sans travailler, à nos frais. En connaissez-vous beaucoup de travailleurs (hommes et femmes) qui ont droit à tel traitement, surtout qu’on nous prévoit une année économique pour le moins difficile, avec un quasi statu quo au gros maximum dans la progression économique du pays ?

Lorsque notre bon gouvernement avait institué les garderies à 5,00 $, j’avais prédit que voilà un gouffre financier à devenir. Personne ne pouvait réellement prévoir le coût de cette mesure sociale, ni au gouvernement du temps, ni à l’actuel gouvernement, considérant que le programme d’implantation n’est pas terminé. Loin de là.

Comme je prétendais que ça ne reste pas à 5,00 $ bien longtemps, considérant les coûts sans cesse croissants, ne serait-ce qu’aux conditions des éducatrices et éducateurs dans les CPE. Ces coûts pour les parents sont grimpés à 7,00 $, au grand dam d’une certaine opposition trop socialisante, mais admettons qu’on était encore loin du compte. Les prévisions les plus conservatrices veulent que le gouvernement hausse ces coûts à 10,00 $ pour ainsi faire face à un « déficit d’opération raisonnable ».

Mais jamais, au grand jamais, un gouvernement osera, à quelques mois des élections générales, toucher à ça. Nos gouvernementaux – lire la députation, on le sait trop bien, ne gèrent pas l’État, mais vivent pour leur réélection. Et je vous signe un papier que nos élus viendront déchirer leurs chemises en campagne électorale, en nous disant, nous criant même, combien ils ont pris fait et cause pour la famille, pour les femmes au travail, pour la sécurité des enfants, pour la création d’emplois dans les CPE, et que sais-je encore dans une argumentation qui, pour la plupart, n’aura ni queue, ni tête.

Le plus choquant (?) dans cette affaire là est de voir la CSN et ses syndicats venir nous dire que les parents les appuient. Foutaise ! Les parents n’ont pas le choix que de se la fermer comme le dit mon collègue Michel Hébert. Les parents sont des otages qui ont le droit de ne pas dire un mot, ou appuyer du bout des lèvres. Car une fois les conflits terminés, les parents ont bien trop peur aux conséquences sur leurs enfants. Je ne dis pas que toutes les éducatrices et tous les éducateurs ont l’esprit vengeur, mais l’être humain étant ce qu’il est…

Et le pire : ces demandes syndicales ne s’arrêtent pas là. Pendant que le gouvernement cherche à enlever le placement syndical dans l’industrie de la construction, la CSN réclame — par ses syndicats — un rôle accru dans la gouvernance des garderies et un droit de regard sur l’embauche. Rien que ça. »

Voir aussi

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique

Le plan des Conservateurs du Québec en matière de garderies

Étatisation des garderies — Le vérificateur général blâme une gestion déficiente et « subjective », l'opposition dénonce le favoritisme politique

Lien avéré entre les femmes qui travaillent hors du foyer et l'obésité de leurs enfants

Une étude de Cambridge conclut que les enfants de cinq ans sont trop jeunes pour commencer l’école

77,9 % des parents canadiens préféraient en 2006 qu'un parent reste à la maison plutôt que de l'envoyer en garderie

Épidémie de détresse chez les enfants en CPE et chez les enfants nantis

Garderies au Québec : les coûts multipliés par huit en 13 ans

Deuxième baisse successive de la fécondité au Québec, les coûts de la politique dite familiale ne font qu'augmenter

La politique québécoise des garderies risque de coûter encore plus cher

Prix des subventions des garderies dites à 7 $

Les enfants de mères au foyer sont en meilleure santé

Syndicats et gouvernement main dans la main pour interdire la religion dans les garderies familiales

Les enfants dont la mère reste à la maison ont de meilleurs résultats à l'école




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)