mercredi 10 août 2022

« À l’école de mon fils, ils n’ont pas arrêté de leur rabâcher les oreilles avec les différences sexuelles »

De la chroniqueuse du Journal de Montréal Maria Mourani :
Une autre demande qui revient à enfoncer une porte ouverte : changer le cursus scolaire en matière d’éducation à la sexualité en mettant l’accent sur les diversités. Juste pour info, à l’école de mon fils, ils n’ont pas arrêté de leur rabâcher les oreilles avec les différences sexuelles. D’ailleurs, j’en perds mon latin : LGBTQ2+. À ce rythme, d’ici la fin de ce siècle, toutes les lettres de l’alphabet vont y passer. Dans les formulaires d’inscription, il n’y a plus de mère ou de père.

Angleterre — La clinique de genre Tavistock « serait poursuivie par 1 000 familles »

La clinique anglaise de genre Tavistock fait face à un recours collectif en justice de la part de jeunes qui prétendent qu’on les a poussés à prendre des bloqueurs de puberté qui changent leur vie.


Selon le Times de Londres, les avocats s’attendent à ce qu’environ 1 000 familles se joignent à une action en justice pour négligence médicale alléguant que des enfants vulnérables ont été mal diagnostiqués et qu’on leur a fait suivre un traitement médical préjudiciable.

Ils accusent le service de développement de l’identité de genre [GIDS] du Tavistock and Portman NHS Trust de multiples manquements à son devoir de diligence.

Cela comprend des allégations selon lesquelles il aurait prescrit imprudemment des bloqueurs de la puberté avec des effets secondaires nocifs et adopté une « approche affirmative et inconditionnelle»  envers les enfants s’identifiant comme transgenres. « Affirmative et inconditionnelle » signifie ici qu’ils ont cru sur simple déclaration des enfants que ceux-ci étaient vraiment transgenres sans poser de questions, sans vérifier si d’autres troubles pouvaient expliquer leur mal-être.

Le mois dernier, la Santé publique d’Angleterre (NHS England) a annoncé qu’elle fermait la clinique de Tavistock pour des raisons de sécurité à la suite d’un rapport externe accablant. Les soins seront confiés aux hôpitaux régionaux pour enfants qui adopteront une méthode « plus holistique » et examineront si d’autres problèmes de santé mentale pourraient expliquer leur dysphorie de genre.

Le cabinet d’avocats Pogust Goodhead a depuis annoncé qu’il poursuivait une ordonnance de litige collectif contre Tavistock, qui a traité 19 000 enfants atteints de dysphorie de genre (le sentiment que l’identité émotionnelle et psychologique d’une personne diffère de son sexe de naissance) depuis 1989.

D’anciens patients ayant reçu des bloqueurs de la puberté se joignent au procès en « recours collectif » et les documents doivent être déposés devant la Haute Cour dans les six mois.

Tom Goodhead, directeur général de Pogust Goodhead, a déclaré au Times : « On a précipité les enfants et les jeunes adolescents dans un traitement sans la thérapie appropriée et la participation des bons cliniciens, ce qui signifie qu’ils ont été mal diagnostiqués et ont commencé un traitement qui ne leur convenait pas. »

« Ces enfants ont subi des effets traumatiques et, dans certains cas, irréversibles du traitement qu’ils ont reçu. Nous prévoyons qu’au moins 1 000 clients se joindront à cette action en justice ».

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Santé publique anglaise critiquée pour avoir donné des bloqueurs de puberté alors que la plus célèbre clinique trans ferme

La société inclusive


Documents judiciaires révèlent que l’interdiction de voyager au Canada n’avait pas de fondement scientifique (m à j)

Le 13 août 2021, le gouvernement fédéral canadien a annoncé que toute personne non vaccinée contre la COVID ne pourrait bientôt plus prendre l’avion ou le train. Si vous viviez à Montréal et vouliez rendre visite à votre mère sur son lit de mort à Paris ou à Bruxelles, vous étiez obligé de vous plier à la volonté de Justin Trudeau et vous faire vacciner. De même pour prendre le train ou l’avion afin d’aller de Québec à Toronto.

Jennifer Little, directrice générale de Relance post-COVID, l’unité gouvernementale qui a élaboré ce décret, l’a qualifié de « l’une des obligations de vaccination les plus strictes pour les voyageurs au monde ».


Des documents récemment publiés dans le cadre d’une poursuite en justice lèvent le voile sur la prise de décision derrière cette exigence vaccinale pour voyager. Ces documents indiquent que, loin de suivre la science, le Premier ministre et son cabinet se sont fondés sur des considérations politiques.

Deux jours après avoir annoncé l’obligation vaccinale, Trudeau a déclenché des élections anticipées, s’attendant vraisemblablement à ce que son Parti libéral, qui était minoritaire à la Chambre des communes, profite de l’annonce et soit catapulté à la tête d’une majorité. Les libéraux n’ont pas réussi à remporter la majorité aux élections de septembre 2021. Entre-temps, environ cinq millions de Canadiens non vaccinés se sont vu interdire de rendre visite à leurs proches, de travailler ou de voyager. Trudeau, pour sa part, est resté au pouvoir. Même si les conservateurs ont remporté le vote populaire lors des deux dernières élections, à cause du système parlementaire du Canada, ils n’ont pas obtenu le plus de sièges.

Les documents judiciaires font partie d’une poursuite intentée par deux résidents canadiens contre le gouvernement. Jusqu’au mois dernier, ils étaient sous scellés.

Les deux plaignants sont propriétaires d’entreprises. Tous deux ont de la famille en Grande-Bretagne. Ils se nomment Harrison et Rickard. Ils ont refusé de se faire vacciner au motif de leur autonomie corporelle. Tous deux étaient réticents à identifier leurs entreprises par peur de perdre des clients.

L’avocat des deux plaignants, Sam Presvelos, a déclaré que toutes les décisions gouvernementales liées à la santé publique exigeaient la transparence : « Les fonctionnaires ne devraient pas se cacher derrière un voile de mystère ».

Le but de la poursuite en justice est de soulever ce voile et de mettre en lumière la base non scientifique de ce décret.

 

Justin Trudeau et sa famille arrivent en jet privé au Costa Rica le 1er août 2022. Sa fille Ella-Grace Margaret éternue plusieurs fois. Aucun masque pour Trudeau et son entourage qui nous gouvernent. L'austérité pour lutter contre le changement climatique, c'est aussi juste bon pour les contribuables assujettis aux taxes et impôts canadiens.

 

 Entre autres choses, les documents judiciaires révèlent que :

  • Personne dans l’unité Relance post-COVID, y compris Jennifer Little, la directrice générale, n’avait de formation formelle en épidémiologie, en médecine ou en santé publique.
  • Little, qui détient un diplôme de premier cycle en littérature de l’Université de Toronto, a témoigné qu’il y avait 20 personnes dans l’unité. Lorsque Presvelos lui a demandé si quelqu’un dans l’unité avait une expérience professionnelle en santé publique, elle a dit qu’il y avait une personne, Monique Saint-Laurent. Selon le profil LinkedIn de St.-Laurent, elle semble être une fonctionnaire qui a brièvement travaillé pour l’Agence de la santé publique du Canada. Saint-Laurent n’est pas médecin, dit Little. Jointe au téléphone, Mme Saint-Laurent a confirmé qu’elle était membre de Relance post-COVID. Elle a transmis toutes les autres questions à un porte-parole du gouvernement.
  • Mme Little a suggéré qu’un haut fonctionnaire du Cabinet du Premier ministre ou peut-être le Premier ministre lui-même avait ordonné à la Relance post-COVID d’imposer l’obligation vaccinale pour voyager. (Lors de son contre-interrogatoire, Little a répondu à Presvelos qu’à plusieurs reprises des « discussions » sur cette obligation s’étaient tenues en « haut » lieu et en « très haut » lieu.) Mais elle a refusé de dire qui avait donné à son équipe l’ordre d’imposer l’obligation vaccinale de voyage. « Je ne suis pas libre de divulguer quoi que ce soit soumis au secret du Cabinet », a-t-elle déclaré.
  • Le terme « secret du cabinet » est à souligner, car il fait référence au Cabinet du Premier ministre. Cela signifie que Mme Little ne pouvait pas dire qui avait ordonné à l’unité Relance post-COVID d’imposer la vaccination aux voyageurs parce que quelqu’un au plus haut niveau du gouvernement était apparemment derrière cette décision.
  • Dans les jours qui ont précédé la mise en œuvre de l’obligation vaccinale pour voyager, les responsables des transports cherchaient frénétiquement une justification scientifique. Ils ont échoué.

Cela est devenu apparent lors d’un échange de courriels dans la seconde moitié d’octobre 2021 entre Aaron McCrorie et Dawn Lumley-Myllari. McCrorie est le sous-ministre adjoint associé pour la sûreté et la sécurité à Transports Canada, le ministère qui héberge Relance post-COVID. Lumley-Myllari est fonctionnaire à l’Agence de la santé publique du Canada. Dans cet échange de courriels, McCrorie semble chercher une justification crédible pour l’obligation vaccinale pour voyager. C’était moins de deux semaines avant que cette exigence n’entre en vigueur.

« Dans la mesure où des données mises à jour existent ou s’il existe des preuves plus claires des avantages de la vaccination pour la sécurité des utilisateurs ou d’autres parties prenantes du système de transport, il serait utile d’aider Transports Canada à soutenir ses mesures », a écrit McCrorie.

Quatre jours plus tard, le 22 octobre, McCrorie a de nouveau envoyé un message à Lumley-Myllari : « Nos besoins tombent à échéance le 30 octobre » — dans un peu plus d’une semaine — « nous avons donc besoin de quelque chose assez rapidement ».

Le 28 octobre, Lumley-Myllari a répondu à McCrorie avec une série d’avantages sous forme de liste à puces décrivant, d’une manière générale, ceux des vaccins anti-COVID. Elle n’a pas répondu à la question de McCrorie liée aux transports, notant que l’Agence de la santé publique du Canada mettait à jour ses « considérations de santé publique » en ce qui concerne l’obligation vaccinale.

Deux jours plus tard, le 30 octobre, cette obligation rentrait en vigueur.

Puis, huit mois et demi plus tard, le 14 juin 2022, alors que la grogne montait au Canada, les représentants du gouvernement annoncèrent qu’ils suspendaient cette obligation, bien qu’ils aient clairement indiqué qu’ils pouvaient le reprendre à tout moment.

Quelques jours plus tard, les avocats du gouvernement ont déposé une requête visant à mettre fin à la poursuite de Harrison et Rickard au motif qu’elle était désormais sans objet — et, selon l’avocat Presvelos, pour s’assurer que le public ne verrait jamais les documents judiciaires.

Ainsi, le 12 juillet, Presvelos a déposé une requête en dommages-intérêts supplémentaire, arguant que ses clients avaient subi des dommages pendant l’obligation vaccinale pour voyager. Ni Harrison ni Rickard n’ont dit qu’ils voulaient de l’argent. Le but était de s’assurer que la poursuite ne disparaisse pas et que les documents judiciaires soient rendus publics. Mais même ainsi, le fonctionnement interne de l’unité relance post-COVID et, plus généralement, les raisons du gouvernement Trudeau pour imposer l’obligation vaccinale restent opaques.

Relance post-COVID n’a pas de site sur la Toile et son nom n’apparaît presque nulle part dans les archives gouvernementales. (Il y a une brève mention à l’unité dans le document d’orientation annonçant qu’à compter du 20 juin, l’obligation vaccinale serait suspendue.)

« Le gouvernement Trudeau a prétendu suivre La Science quant à la COVID, mais cette science est étrangement différente de partout ailleurs dans le monde », a déclaré Bruce Pardy, professeur de droit à l’Université Queens et ancien membre du conseil d’administration du Centre juridique pour les libertés constitutionnelles, un centre juridique conservateur. Selon le professeur Pardy, « ses politiques sont basées sur la rancune, la division et la politique pure. La COVID sert maintenant d’excuse pour punir les ennemis idéologiques du gouvernement. »

Harrison et Rickard voulaient exposer la vérité derrière l’exigence vaccinale pour voyager : qu’elle était motivée par la politique et non la science. Ils pensaient qu’ils avaient le droit de refuser un vaccin sur lequel ils avaient fini par avoir des doutes. Ils ont dit qu’ils faisaient cela pour tous les Canadiens, même ceux qui pensaient qu’ils avaient tort.

« L’aspect le plus répréhensible dans la gestion de cette pandémie, a déclaré Rickard dans son attestation sous serment, c’est le comportement haineux, vindicatif et inutilement clivant dont j’ai été témoin de la part de voisins, d’amis, de membres de la famille, de collègues et de notre gouvernement. Les paroles et les actions du gouvernement, qui ont fondé les politiques vaccinales, sans considération pour les personnes non vaccinées, sont loin du Canada chaleureux, bienveillant et attentionné où je me souviens avoir vécu. »

En septembre, un juge décidera s’il y a lieu d’annuler le procès. Jusqu’à présent, 16 responsables gouvernementaux ont témoigné. Même si ce genre d’affaires n’aboutit presque jamais — il y a eu plusieurs contestations judiciaires des mandats, et toutes ont été rejetées — Harrison et Rickard, d’une certaine manière, ont déjà gagné : ils ont mis en lumière la cuisine des décisions gouvernementales. Cela n’a peut-être pas d’importance. « Je trouve que l’idée d’impuissance est répandue au Canada », de déclarer Harrison. « L’idée de protester ne vient pas naturellement ici. Il y a une tendance chez les gens à garder la tête basse, ce que je ne comprends pas, et le gouvernement exploite cette tendance. »

 Le document sous serment en question (PDF, 1299 pages)

 

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mardi 9 août 2022

« Écologie » — Forêt millénaire allemande détruite pour faire place à des éoliennes

Chêne centenaire de la forêt du Reinhardswald
 
 Dans le quotidien suisse NZZ, la Neue Zürcher Zeitung, Christian Saehrendt écrit sur « l’absurdité » de l’abattage d’une des dernières forêts intactes d’Europe pour faire place à de monstrueux parcs éoliens.

Le Reinhardswald couvre une superficie d’environ 200 kilomètres carrés, on trouve des chênes séculaires, une biodiversité naturelle très développée qui abrite par exemple des chats sauvages rares et des populations de cerfs blancs — un équilibre qui a mis 1000 ans à s’établir. Cette forêt est le cadre de nombreuses légendes populaires. S’y trouve le château de Sababourg, dont les frères Grimm on fait le château de la Belle au bois dormant dans leurs Contes de l’enfance et du foyer.

La NZZ rapporte : « À l’automne, la direction de la Documenta [une grande exposition de Cassel] a planté des chênes dans le féérique Reinhardswald près de Cassel pour sauver le climat. Maintenant, la forêt va céder la place aux éoliennes, ce qui sauvera encore mieux le climat. Un bel exemple de l’absurdité de la transition énergétique allemande.

Dans le nord de la Hesse, au centre de l’Allemagne, se trouve l’une des plus grandes zones forestières contiguës d’Europe centrale, le Reinhardswald, surnommé la “forêt féérique”. Les Allemands et leur forêt — c’est un sujet chargé d’histoire, dans lequel l’identité nationale, les mythes historiques et le romantisme politisé jouent des rôles importants. »

« Pour libérer l’Allemagne des importations d’énergie russe »

Le quotidien suisse ajoute : « Ce printemps, les autorités du nord de la Hesse ont approuvé la construction d’un parc éolien avec au moins dix-huit éoliennes de 240 mètres de haut au milieu de cette zone forestière, ce qui a semé la consternation générale.. »

La forêt-relique sur la place des Frères Grimm à Cassel

La région rurale et densément boisée autour de Cassel, où se tient cette année encore l’exposition artistique mondiale Documenta, a en fait traditionnellement misé sur le tourisme au « pays des contes de fées » et est desservie par la « Route allemande des contes de fées ». « Par le passé, cette stratégie a également été couronnée de succès auprès des touristes étrangers, notamment asiatiques », écrit la NZZ.

Les partisans des usines éoliennes défendent la déforestation de l’une des dernières forêts vierges d’Europe en affirmant que seules des zones malades de la forêt sont déboisées et que les turbines « libéreront l’Allemagne de l’emprise des importations d’énergie russes ».... et sauveront notre climat pour les générations à venir. « Le ministère fédéral allemand de l’Environnement a récemment autorisé la construction de parcs éoliens dans les aires naturelles protégées. En outre, la protection des espèces sera affaiblie », rapporte avec précision la NZZ. L’initiative « Windpark-Reinhardswald-against » a déclaré : « Le prétendu trésor des forêts européennes — est en ruine depuis des décennies. Nous sommes consternés. »

La haie d’épines du Monde de Grimm
 
 
Pas de souci, qu’ils se promènent dans des forêts succédanées

« Alors que la vraie forêt féérique, historiquement enracinée, à l’extérieur de la ville, est en train d’être abattue, on en crée des ersatz artificiels à l’intérieur de la ville. Ainsi, la société civile de Cassel se bat depuis des mois pour le réaménagement de la place des Frères Grimm, qui est conçue sous la forme d’une » forêt de conte de fées », composée de pins et d’arbustes — ce qui permet au mieux d’illustrer une forêt miniature sur un ilot de circulation. »

La NZZ ajoute : « Dans le musée Grimm de Cassel — le Grimmwelt, — qui sera à nouveau un site de la Documenta cet été, on a déjà aménagé une forêt artificielle, une “haie d’épines” créée par ces brosses vertes verticales que l’on rencontre dans les lave-autos. Même dans ces événements locaux, une tendance de notre époque devient visible : la désensibilisation et le filtrage médiatique de notre expérience. La nature est de plus en plus mise en scène et irréelle. Des bosquets urbains au lieu de forêts vierges, des mondes artificiels au lieu de la nature, tandis que le paysage extérieur devient de plus en plus inhospitalier et perd son visage. »


« Les voix qui sortent des haut-parleurs de la haie de la Belle au bois dormant créent un agréable effet effrayant. »

Danemark arrête la vaccination anti-covid pour les moins de 18 ans (sauf cas particuliers)

Communiqué de l’Autorité de la Santé du Danemark :

Le 15 mai 2022, l’Autorité sanitaire danoise a achevé le programme de vaccination pour la saison en cours. L’autorité sanitaire danoise prévoit de reprendre le programme de vaccination contre la covid-19 pour certains groupes cibles au cours de la saison d’automne-hiver 2022/23. Lisez ci-dessous ce que l’achèvement du programme de vaccination signifie pour vous.

Au Danemark, de nombreux Danois ont été vaccinés contre la covid-19 et beaucoup ont également été infectés par la covid-19. Par conséquent, l’immunité dans la population est très élevée. En même temps, nous savons par expérience que les virus ont plus de mal à se propager en été. Dans ce contexte, le programme de vaccination contre la covid-19 est terminé pour la saison en cours.

Certains ont la possibilité de se faire vacciner, comme l’Autorité sanitaire danoise continue de recommander la vaccination pour certains groupes. Vous pouvez en savoir plus à ce sujet ci-dessous.

Vous pouvez en savoir plus sur les plans du programme de vaccination d’automne ici (en danois)

Vaccination des enfants et adolescents de moins de 18 ans

Les enfants et les jeunes ne tombent que très rarement gravement malades à cause de la covid-19 avec le variant omicron. Par conséquent, à partir du 1er juillet 2022, il ne sera plus possible pour les enfants et les jeunes de moins de 18 ans d’obtenir la 1re injection, et à partir du 1er septembre 2022, il ne sera plus possible d’obtenir la deuxième injection. Les enfants présentant un risque particulièrement accru d’évolution grave auront encore la possibilité de se faire vacciner, après une évaluation individuelle par un médecin.

Source

Voir aussi  

Covid-19 — A-t-on donné le mauvais type de vaccins ? (études + vidéo sous-titrée en français avec directrice de recherche danoise) [juin 2022]

 L'Ontario, la Suède et le Danemark suspendent le vaccin anti-Covid de Moderna pour certains jeunes (m à j : Finlande et Islande aussi) [octobre 2021]

La Covid-19 en Norvège peut désormais être comparée à la grippe, selon le chef de la santé [septembre 2021]

samedi 6 août 2022

Stéréotypes — Non, les gens de droite ne sont pas plus enclins à être complotistes

Une nouvelle étude parue dans Political Behavior intitulée « Les républicains et les conservateurs sont-ils plus susceptibles de croire aux théories du complot ? » par le politologue Adam Enders et ses collègues constate, selon trois méthodologies différentes, que, contrairement au stéréotype médiatique remontant au livre de Richard Hofstadter de 1964, Le Style paranoïaque, la droite du spectre politique américain n’est pas plus conspiratrice que la gauche.

Dans toutes les études, nous ne parvenons pas à observer de preuves cohérentes que la droite présente des niveaux de conspiration plus élevés — quelle que soit son opérationnalisation — que la gauche.

Tout d’abord, les chercheurs ont examiné huit enquêtes menées au cours de la dernière décennie concernant 52 théories du complot différentes. Vingt-cinq étaient plus populaires à droite, 23 à gauche et quatre se situaient juste au milieu. 

Les chercheurs admettent volontiers qu’il faut se soucier du biais de sélection dans leurs recherches :

Bien sûr, on pourrait nous objecter que les modèles représentés dans les figures 1 et 2 [ci-dessous] sont des artefacts des théories du complot que nous avons choisi d’examiner et cette critique est en effet fondé ! Cependant, ce serait le cas pour toute étude sur les théories du complot spécifiques. Ce point d’une importance cruciale explique les divergences entre les études précédentes : les conclusions dépendent fortement des théories du complot prises en compte.

C’est la raison la plus probable pour laquelle de nombreux politologues supposent que les conservateurs sont plus conspirationnistes : lorsqu’ils commencent à dresser des listes de théories du complot, ils considèrent toutes celles embrassées par la droite qui les rendent dingues, mais ignorent bon nombre de celles que partagent les gens de leur bord idéologique.


Figure 1 — Corrélations de Pearson entre la croyance dans différentes théories du complot et l’auto-identification partisane et idéologique. Les bandes horizontales représentent des intervalles de confiance à 95 %

Pour les auteurs donc :

Les inférences sur la nature fondamentale du complotisme ne devraient pas être tirées à partir de modèles issus d’un seul ou un petit nombre de croyances complotistes, même si précisément de telles généralisations sont courantes dans la recherche sur les croyances complotistes…. Ainsi, les découvertes d’asymétries gauche-droite (ou leur absence) peuvent être un artefact déterminé par les théories du complot que les chercheurs étudient.

Enders et ses collègues soulignent toutes les théories du complot qui sont acceptées tant par de nombreuses personnes de droite que de gauche :

Ainsi, la partisanerie et l’idéologie ne sont pas corrélées avec les croyances dans les théories du complot sur l’assassinat de JFK, le vaccin ROR, l’Holocauste, les OGM, le fluorure, les téléphones portables, le SIDA, les sociétés pharmaceutiques, le contrôle mental du gouvernement et les ampoules électriques.

Par ailleurs, les chercheurs écrivent :

Nos résultats concernant deux théories du complot spécifiques méritent une attention supplémentaire. Premièrement, les gens de gauche et de droite croient autant les uns que les autres que « peu importe qui est officiellement à la tête du gouvernement et des autres organisations, il existe un seul groupe de personnes qui contrôlent secrètement les événements et dirigent ensemble le monde ». Cette question traduit un sentiment vraisemblablement à la base de nombreuses croyances spécifiques à la théorie du complot. Le fait que nous n’observions aucune différence entre la gauche et la droite sur ce point peut suggérer que le fondement psychologique du complotisme traverse les différents courants politiques dominants. Deuxièmement, nous trouvons un équilibre politique dans la conviction que « le gouvernement américain rend obligatoire le passage aux ampoules fluorescentes compactes parce que ces lumières rendent les gens plus obéissants et plus faciles à contrôler », théorie du complot inventée par des chercheurs (Oliver et Wood, 2014). Le fait que la droite ne croit pas plus dans cette théorie du complot nous incite à nous demander s’il existe un lien inné entre l’identification à droite et les croyances en la théorie du complot.

Cette théorie du complot des ampoules fluorescentes n’est pas une vraie théorie. Elle a été forgée par des chercheurs pour un sondage en 2014 afin de déterminer, grâce à une théorie du complot toute neuve, à quel point les gens aiment croire dans les théories du complot. Lors du sondage en 2014, 17 % des répondants ont déclaré qu’ils avaient entendu parler de ce complot (pourtant inventé pour l’enquête) et 10 % étaient d’accord avec celle-ci. L’étude avait trouvé que les gens qui se disaient de gauche étaient légèrement plus enclins à croire dans cette théorie des ampoules fluorescentes.

Ensuite, les chercheurs ont engagé une société de sondage internationale pour interroger sur onze théories du complot dans vingt pays, voir la figure 2 ci-dessous. Encore une fois, ils n’ont pas trouvé beaucoup de différences qui s’expliquaient par le bord politique des répondants.

Figure 2 — Corrélations de Pearson entre les croyances dans les théories du complot et l’auto-identification idéologique gauche-droite dans 20 pays. Les bandes horizontales représentent des intervalles de confiance à 95 %.

Enfin, ils ont inventé dix théories du complot ambidextres dans lesquelles ils pouvaient insérer soit « démocrate » soit « républicain », telles que : « Pensez-vous que les élites politiques démocrates [républicaines] complotent secrètement avec les grandes banques pour mentir sur la santé de l’économie afin d’obtenir un soutien pour leurs propositions politiques économiques ? »

Les répondants démocrates se sont avérés un peu plus paranoïaques que les républicains sur ces questions. Les auteurs concluent :

En somme, nous ne trouvons aucun soutien à l’hypothèse selon laquelle les personnes de droite sont plus susceptibles de croire dans des théories du complot qui attaquent les libéraux que les libéraux ne sont susceptibles de croire exactement les mêmes théories du complot lorsqu’elles visent les conservateurs.

 

Source: Enders A, Farhart C, Miller J, Uscinski J, Saunders K, Drochon H. Are Republicans and Conservatives More Likely to Believe Conspiracy Theories? Polit Behav. 2022 Jul 22:1-24.

 

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Québec — Le mythe de la « grande noirceur » a la vie dure 

Au moins 75 % des classiques grecs connus aujourd’hui proviennent de copies byzantines

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Certains groupes ethno-culturels pâtissent-ils d’une surcriminalité ? Si oui, pourquoi ?  

Pénurie de la main d’œuvre et immigration — attention aux sophismes

Viktor Orban appelle les conservateurs du monde entier à s’unir pour gagner « la guerre culturelle »

Le Premier ministre hongrois chaudement applaudi après un discours prononcé au Texas, c’est assurément un événement qui n’a pas dû se produire si souvent. Viktor Orban était l’invité, jeudi 4 août, de la Conservative Political Action Conference — une réunion des conservateurs américains, organisée tous les ans depuis 1974. Le chef d’État européen y a prononcé une allocution remarquée, rapporte La Dernière Heure belge, au cours de laquelle il a appelé les conservateurs du monde entier à s’unir.


 

« Nous devons coordonner le mouvement de nos troupes, parce que nous faisons face au même défi », a déclaré Viktor Orban devant une foule conquise, appelant les forces conservatrices à « reprendre le contrôle des institutions » de Washington à Bruxelles. « Je suis ici pour vous dire que nous devons unir nos forces », a-t-il encore martelé, invitant les organisations politiques de droite du monde entier à « créer leurs propres règles ». Le tout dans un seul objectif : remporter « la guerre culturelle » initiée par la gauche.

Défendre les racines chrétiennes de l’Occident

« Les progressistes d’aujourd’hui tentent de séparer la civilisation occidentale de ses racines chrétiennes », a encore estimé le chef d’État magyar, qui n’a cessé de faire du christianisme la base de son action politique et de la civilisation qu’il entend défendre. « Les horreurs du nazisme et du communisme se sont produites parce que certains États occidentaux avaient abandonné leurs valeurs chrétiennes », a-t-il par exemple déclaré. Assurément de quoi séduire les conservateurs américains avant la prise de parole de Donald Trump, attendue dimanche prochain.

Rejet de la société multiethnique

Auparavant, dans un discours prononcé samedi 23 juillet en Transylvanie roumaine où vit une importante communauté hongroise, Viktor Orban avait tenu des propos qui avaient créé une vive polémique dans les médias de grand chemin français. En effet, comme le rappelle Le Monde, le président hongrois avait rejeté la vision d’une société « multiethnique » mélangée à des « non-Européens » : « Nous ne voulons pas être une race mixte », avait-il alors déclaré. En déplacement à Vienne le jeudi 28 juillet, Viktor Orban était revenu sur sa prise de parole et maintenu sa déclaration. « En Hongrie, ces expressions et phrases représentent un point de vue culturel, civilisationnel », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse dans la capitale autrichienne. Le dirigeant a aussi expliqué qu’il arrivait « parfois » qu’il parle « d’une manière qui peut être mal comprise » et assuré que son gouvernement appliquait une « tolérance zéro » quant au « racisme » et à « l’antisémitisme ».

Un combat commun avec l’Autriche

Malgré le tollé qui a retenti dans les médias, Viktor Orban est néanmoins resté droit dans ses bottes. Des survivants de l’Holocauste juif et de la communauté juive s’étaient notamment indignés et avaient appelé l’Union européenne à prendre ses distances avec le dirigeant nationaliste de 59 ans. Quant à son homologue autrichien Karl Nehammer, il a rappelé lors de la conférence de presse condamner « fermement toute forme de racisme et d’antisémitisme » et avoir abordé ce sujet « en toute franchise » avec Viktor Orban. Karl Nehammer a conclu en insistant sur ses points communs avec le dirigeant hongrois au sujet de l’immigration subie par les deux pays. « Nous voulons combattre ensemble », a-t-il déclaré.

Deux priorités : hausse de la natalité et baisse de l’immigration

Dans son discours annuel à Tusvanyos, Viktor Orban a insisté sur la question identitaire.

Le taux de fécondité de la Hongrie est en dessous du seuil de renouvellement. Il y a eu une amélioration de la natalité entre 2010 et 2020, depuis le Covid ce taux est en recul. Un peuple qui ne peut se renouveler biologiquement renonce à son droit à vivre. Si les Hongrois courent le risque d’être évincés du bassin des Carpates, la première cause en sera démographique. D’où le maintien des politiques natalistes et de l’orientation « pro-famille » du gouvernement hongrois.

Deuxième défi pour Viktor Orban : l’immigration. Le Premier ministre hongrois assume le terme de remplacement et lui adjoint celui de submersion. La première cause est spirituelle et Orban conseilla à son public la lecture du Camp des Saints de Jean Raspail. Face à l’immigration de peuplement qui caractérise l’Europe de l’Ouest depuis 50 ans, le Premier ministre hongrois épingle « les évolutions spirituelles qui expliquent l’incapacité de l’Occident à se défendre ».

Dans les pays de l’Ouest, « un conglomérat de peuples » se serait substitué aux nations. Les lois de la démographie donneront la mesure du bouleversement vers 2050. La Hongrie veut suivre une autre voie que ce « Post-Occident ». Que chacun suive sa voie. L’Europe centrale refuse le prosélytisme « diversitaire » de l’Ouest alors que celui-ci ne peut tolérer qu’une autre voie soit possible ou légitime.

Orban infirme par là l’argument de la gauche occidentale selon lequel il n’y a en Europe que des peuples métis. Il distingue le monde européen fait d’incessants échanges régionaux et le mélange révolutionnaire auquel sont livrées actuellement les populations de l’Ouest.

La Hongrie revendique la diversité (européenne) inhérente à l’Europe centrale : « nous sommes simplement un mélange de peuples vivant dans notre propre patrie européenne ». Orban entend respecter la continuité historique de l’Europe centrale, aux antipodes d’une obsession abstraite ou d’une idéologie identitaire. Il s’agit de refuser un nouveau fléau idéologique venu de l’Ouest : l’idéologie « diversitaire » qui cherche à abattre l’ordre antérieur au nom du Progrès. Ainsi Viktor Orban défend une logique de continuité, de transmission et de fidélité à l’égard de la civilisation dont nous sommes héritiers.

vendredi 5 août 2022

La population amish a augmenté de 110 % depuis 2000

Tendances de croissance, 2000-2022. La population Amish nord-américaine a augmenté d’environ 195 710 depuis 2000, passant d’environ 177 910 en 2000 à 373 620 en 2022, soit une augmentation de 110 %. La population Amish double environ tous les 20 ans. Depuis 2000, le nombre de districts est passé de 1 335 à 2 827, soit une augmentation de 1 492 districts. La même période a vu un gain net de 303 colonies, y compris des colonies dans six nouveaux États (Colorado, Nebraska, Nouveau-Mexique, Dakota du Sud, Vermont et Wyoming) et trois nouvelles provinces (Manitoba, Nouveau-Brunswick et Île-du-Prince-Édouard).

Raisons de la croissance démographique. Les principaux moteurs de la croissance sont des familles nucléaires importantes (cinq enfants ou plus en moyenne) et un taux de rétention moyen (enfants amish qui rejoignent l’église en tant que jeunes adultes) de 85 % ou plus. Quelques étrangers ont rejoint les amishs, mais la croissance provient presque entièrement de la communauté amish.

Raisons de la création de nouvelles colonies. Les amish établissent de nouvelles colonies pour diverses raisons, notamment le désir de : 

  1. terres agricoles fertiles à des prix raisonnables, 
  2. travail non agricole dans des professions menuelles spécialisées, 
  3. isolement rural propice à leur mode de vie familial traditionnel, 
  4. des environnements sociaux et physiques (climat, gouvernements, services, économie) propices à leur mode de vie, 
  5. la proximité de la famille ou d’autres groupes religieux amish similaires, et 
  6. un moyen de résoudre les conflits doctrinaux ou au sein de la communauté.

La croissance de la population amish a connu un fort dynamisme qui contraste singulièrement avec les populations blanches « modernes » sécularisées qui se contractent rapidement (cette contraction sera visible quand la génération du baby boom commencera à mourir). C’est notamment le cas des Canadiens français qui, avec 1,5 enfant en moyenne par femme, voient chaque génération diminuer de plus de 25 %.
 
À ce rythme, les amish devraient atteindre le million d’adeptes (adultes et enfants) vers 2060. Il est peu probable qu’ils s’établissent au Québec puisque les politiques scolaires y sont opposées aux écoles de type amish : les amish n’enseignent pas les programmes modernes, leurs enseignants ne vont pas à l’université. Voir le traitement que Québec a réservé aux mennonites pourtant plus modernistes (les mennonites ont des voitures, des téléphones cellulaires, l’internet, mais ils refusent d'envoyer leurs enfants dans des écoles dont ils ne maîtrisent ni le recrutement ni le programme).

Source : Amish Population Profile, 2022

Voir aussi

Les plus religieux hériteront-ils de la Terre ?  

Québec — décès dépassent les naissances, jamais aussi peu de naissances dans l’histoire récente (juillet 2022)

Muhammad serait le prénom le plus populaire pour les nouveau-nés en 2022 en Grande-Bretagne alors que le taux de natalité baisse

L’Europe de l’Est en proie à une démographie en chute libre

mercredi 3 août 2022

Les Américains envahissent Mexico; certains Mexicains veulent qu'ils rentrent chez eux

Du Los Angeles Times :

Les Californiens et autres Américains submergent Mexico. Certains habitants veulent qu’ils rentrent chez eux. Les touristes américains et les travailleurs à distance embourgeoisent certains des quartiers les plus recherchés de Mexico. Un ressac se dessine. […]

 

Gringas à Mexico

Dans les quartiers verdoyants et accessibles à pied tels que Roma, Condesa, Centro et Juárez, les loyers montent en flèche alors que les Américains et d’autres étrangers s’emparent de maisons et que les propriétaires échangent des locataires à long terme contre des voyageurs prêts à payer plus sur Airbnb. Les taquerias, les dépanneurs et les fondas — petits restaurants familiaux — sont remplacés par des studios de Pilates, des bureaux à frais partagés et des cafés élégants faisant la publicité de lattes au lait d’avoine et de rôties à l’avocat.

Et l’anglais — eh bien, il est partout : il retentit dans les supermarchés, les bars à vins naturels et les cours de culture physique dans le parc.

Au Lardo, un restaurant méditerranéen où, chaque soir, les trois quarts des tables sont remplis d’étrangers, un Mexicain en costume bien coupé s’installa au bar, regarda le menu en anglais devant lui et soupira en le rendant : « Un menu en espagnol, s’il vous plaît. »

Certains Chilangos, comme on appelle les locaux, en ont assez.

Récemment, des affiches peu amènes sont apparues dans toute la ville.

Elles sont rédigées en anglais : « Nouveau en ville ? Travailleur à distance ? ». « Tu es un putain de fléau et les locaux te détestent. Pars. »

[…]

Ce sentiment a fait écho aux centaines de réponses qui ont afflué après qu’un jeune Américain a publié ce tweet apparemment anodin : « Rendez-vous service et travaillez à distance depuis Mexico — c’est vraiment magique. »

« S’il vous plaît, ne venez pas », lisait l’une des réponses les plus aimables. « Cette ville devient de plus en plus chère chaque jour en partie à cause de gens comme vous, et vous ne vous en rendez même pas compte ou ne vous en souciez pas. »

Hugo Van der Merwe, 31 ans — un concepteur de jeux vidéo qui a grandi en Floride et en Namibie et a passé les derniers mois à travailler à distance depuis Mexico, Montréal et Bogota en Colombie — a déclaré qu’il comprenait pourquoi les habitants locaux s’irritaient de la présence croissante de « nomades numériques ».

« Il faut distinguer les gens qui veulent en savoir plus sur l’endroit où ils se trouvent et ceux qui l’aiment simplement parce qu’il est bon marché », a-t-il déclaré. « J’ai rencontré un certain nombre de personnes qui ne se soucient pas vraiment d’être au Mexique, elles se soucient juste que ce soit bon marché. »

Des avantages financiers clairs attirent les Américains à Mexico — où le salaire local moyen est de 450 dollars par mois.

Pour le prix d’une chambre à coucher de 2 000 $ à Koreatown [à Los Angeles], un Angeleno peut louer un penthouse à Mexico.

[…] Fernando Bustos Gorozpe, professeur de philosophie et critique culturel, a mis en ligne une vidéo sur son populaire compte TikTok. Il s’y plaint que l’afflux d’étrangers à Mexico « empeste le colonialisme moderne ». Près de 2 000 personnes ont publié des commentaires en signe d’accord.

La pandémie a grandement amplifié cet afflux. Alors qu’une grande partie de l’Europe et de l’Asie ont fermé leurs portes aux Américains en 2020, le Mexique, qui a adopté peu de restrictions COVID-19, était l’un des rares endroits où les gringos étaient les bienvenus. Mais les faits anecdotiques sont convaincants. Au cours des quatre premiers mois de l’année, 1,2 million d’étrangers sont arrivés à l’aéroport de Mexico. […]

Alexandra Demou, qui dirige la société de relocalisation Welcome Home Mexico, a déclaré qu’elle recevait 50 appels par semaine de la part de personnes envisageant de déménager.

Sarah Lupton, originaire de Caroline du Nord de 35 ans, est venue à Mexico l’année dernière, dès qu’elle a reçu son deuxième vaccin COVID-19, a déclaré qu’elle était tombée amoureuse de l’esthétique « romantique, mais dure ». Elle a fini par vendre sa société de production vidéo et s’est installée ici en janvier avec son Shih Tzu. Maintenant, elle apprend l’espagnol, postule pour le permis de résidence et explore une nouvelle voie en tant que coach de vie et de carrière. […]

« Les Américains peuvent venir ici, et ils peuvent tout se permettre et vivre comme des rois et des reines », a déclaré Dan Defossey, un Américain qui a déménagé au Mexique il y a une douzaine d’années et possède un restaurant de barbecue populaire. Mais ils doivent comprendre, a-t-il dit, que « le Mexique n’est pas bon marché pour les Mexicains ».

Omar Euroza, barista dans un café à Roma, a déclaré que le loyer de son appartement dans le centre historique de la ville, un autre endroit où les étrangers affluent, a plus que doublé au cours des cinq dernières années. À proximité, les locataires ont été expulsés alors que des bâtiments entiers sont transformés en appartements haut de gamme.

Une étude récente a montré que les habitants de Mexico dépensent en moyenne 60 % de leurs revenus pour se loger, et près d’un tiers des habitants ont déménagé pendant la pandémie, la majorité parce qu’ils n’avaient pas les moyens de payer le loyer.

Euroza a dit qu’il en avait assez de se sentir comme un étranger dans sa ville. Environ 60 à 70 % de ses clients sont des étrangers, a-t-il déclaré.

« Certaines personnes commandent en anglais et se fâchent quand je ne les comprends pas. » Un chef qui venait de sortir une plaque de biscuits chauds du four secoua la tête. « C’est injuste », ajouta-t-il. « Si nous allons aux États-Unis, nous sommes censés parler anglais. » […]

[Hansbrough] a été frappé par le nombre de travailleurs à distance qui affluent et s’inquiète qu’ils soient différents. La nature de leur travail signifie qu’ils ne doivent pas apprendre l’espagnol ou s’intégrer dans la société mexicaine, a-t-il déclaré. Cela permet une certaine distance qui n’était pas possible il y a quelques années.

« Tant de gens viennent ici et pensent, “Oh, Mexico est si bon marché. Je pourrais déménager ici.” Et ils le font. Ils louent mon Airbnb pendant des mois d’affilée », a-t-il déclaré. « Mais je commence à m’inquiéter. C’est formidable pour les affaires, mais cela me fait aussi un peu peur. »


mardi 2 août 2022

Radio-Canada nous « éduque » : « plus de 800 mille-z esclaves en sol canadien » en 1834

Vos impôts à l’œuvre, radio de la SRC, le 1er août 2022. La SRC sert de nouveau de caisse de résonance à des groupes d’intérêts ethniques (ici d’Ontario) pour répercuter très favorablement leur discours et leurs revendications.

On notera que :

  • La journaliste insiste sur le fait que l’esclavage n’était pas un phénomène marginal au Canada en 1834 contrairement à ce que les gens pensent.
     
  • Elle évoque alors le chiffre lunaire de plus de 800 000 esclaves au Canada en 1834. La journaliste cite ce chiffre d’une traite, y ajoute un « z » non grammatical à la fin de « mille » pour bien indiquer le pluriel : 800 mille-z-[sic] esclaves. En réalité, il y avait peut-être cinquante (50) esclaves au Canada de 1834. Comme l’indique l’Encyclopédie canadienne : « En tant que loi impériale, la Loi sur l’abolition de l’esclavage libère moins de 50 Africains réduits en esclavage en Amérique du Nord britannique. » La population totale du Haut et du Bas-Canada ne dépassait guère plus de 800 000 habitants cette année-là.
  • Tout le reportage fait grand cas de cette célébration, aucune critique sur le fait qu’on exagère depuis quelques années l’importance de cette émancipation au Canada à l’époque, qu’il s’agisse de nos jours d’une récupération politique de la part de minorités qui ne descendent en rien de ces rares esclaves.
  • Le reportage parle de compensation pour les « séquelles » de l’esclavage subi que devrait toucher on ne sait trop qui. Rappelons que l’effet principal de cette abolition fut l’arrivée au Canada de nombreux noirs (en comparaison de la population noire d’avant 1834) provenant des États-Unis. Des milliers de personnes noires, libres ou fugitives, arrivent en sol canadien entre 1834 et le début des années 1860. 
  • Parmi les revendications : beaucoup « d’éducation » (rééducation ?) pour le public qui n’est pas encore assez culpabilisé, l’espoir que la « nouvelle génération » sera « mieux éduquée », l’inclusion de cette histoire des esclaves dans les manuels scolaires.

Voir aussi

 « Jour de l’Émancipation » et le Québec

« La traite arabo-musulmane est volontairement occultée dans les mémoires de l’esclavage »

Le Macron nouveau : Ndiaye militant communauriste noir à l’Éducation nationale française

Histoire du Québec : multiculturalisme expiatoire, esclavage et colonisation américaine d’esprits incultes

Timbre d’un inconnu émis par Postes Canada pour le mois de l’Histoire des Noirs (commémoration importée des États-Unis) [bas du billet]

Histoire moderne racisée — « Les Haïtiens ont éduqué les Québécois »

« Tyrannie des minorités » avec le changement de population en Occident « Les revendications deviendront de plus en plus stridentes » (Statue de Cervantès vandalisée, il a été esclave des Barbaresques pendant 5 ans) 

Radio-Canada renvoie dos à dos histoire factuelle « blanche » et tradition orale indienne

États-Unis — Toutes les anciennes statues y passeront-elles ?

Un million d’esclaves européens chez les Barbaresques

Le génocide voilé (traite négrière musulmane)

Histoire — la traite esclavagiste a-t-elle permis le décollage économique de l’Occident ?

France — La « droite » de Sarkozy au pouvoir, l’archéo-gauche décide toujours des programmes scolaires

Colbert et le Code noir, la vérité historique

Réécrire l’Histoire avec une grande hache communautariste 

Ces historiens américains et canadiens de l’Antiquité qui haïssent l’Antiquité… gréco-latine

Buste d’un roi décolonisateur (Baudouin de Belgique) vandalisé, il ne descend même pas de Léopold II, l’anti-escalavagiste

Manifestants BLM défigurent statue d’un des premiers abolitionnistes aux États-Unis

« “Connais-toi toi-même”, ce proverbe africain », selon le plus grand syndicat d’enseignants américain

« La traite arabo-musulmane est volontairement occultée dans les mémoires de l’esclavage » 

Belgique : le Musée des beaux-arts (« Bozar ») célèbre la naissance de Ludwig van Beethoven avec un Beethoven noir…

 

lundi 1 août 2022

Les enfants syriens en Turquie délaissent la langue arabe

Des enfants syriens déplacés assistent à un cours dans le camp de Bab al-Salama pour les personnes fuyant la violence en Syrie, à la frontière avec la Turquie, le 27 octobre 2014

La nouvelle génération de réfugiés syriens en Turquie préfère parler turc plutôt qu’arabe afin de ne pas être discriminée.

Des milliers d’enfants syriens fréquentent chaque jour l’école en Turquie aux côtés d’élèves turcs et communiquent dans une langue différente de leur langue maternelle. Cette situation a touché un grand nombre d’élèves syriens, en particulier les jeunes, qui commencent à perdre la capacité d’utiliser la langue arabe.

Le gouvernement turc met en œuvre depuis près de deux ans une politique d’intégration des réfugiés syriens, qui a largement contribué au déclin de la langue arabe parmi les enfants syriens. Les écoles arabes agréées en Turquie coûtent cher, cela oblige la plupart des parents syriens à s’inscrire leurs enfants dans les écoles publiques turques gratuites.

Le 3 octobre 2016, le ministère turc de l’Éducation a publié une décision stipulant l’intégration dans les écoles turques des enfants syriens soumis à la loi sur la protection temporaire, obligeant les élèves qui suivaient les programmes du gouvernement intérimaire de l’opposition syrienne à être transférés dans les écoles publiques turques.

Ainsi, la nouvelle génération syrienne en Turquie maîtrise parfaitement la langue turque, négligeant du même coup sa langue maternelle. Alors que la plupart des enfants syriens sont capables de parler le dialecte syrien, ils n’ont pas les compétences nécessaires pour lire et écrire en arabe littéraire, la forme écrite de l’arabe.

Pendant ce temps, les enfants syriens s’efforcent parfois de maîtriser le turc au détriment de l’arabe, peut-être pour échapper à la discrimination, à la xénophobie et aux brimades, qui ont augmenté dans la société turque au cours des deux dernières années.

Rana Chalhoub, une réfugiée d’Alep, a déclaré à Al-Monitor qu’elle avait cherché refuge en Turquie il y a neuf ans avec ses deux filles, Lama et Sarah, qui étaient alors respectivement en troisième et deuxième année, et avait décidé de les inscrire dans une école turque dans la province de Konya, l’antique Iconium au centre du pays.

« Mes enfants ne savent ni lire ni écrire l’arabe. J’ai du mal à communiquer avec eux maintenant ou à leur expliquer le travail scolaire. Mais tous les parents syriens ici savent que les enfants doivent maîtriser la langue turque pour éviter les brimades des étudiants turcs. C’est pourquoi je préférerais qu’ils ne parlent pas l’arabe à l’école ou en public, car certains Turcs les appelleraient “Souriali”, un sobriquet qui désigne les Syriens d’une manière très humiliante », a-t-elle déclaré.

Chalhoub a ajouté : « Au début, nous étions ravis que nos enfants apprennent une nouvelle langue. Mais ensuite, il y avait un fossé entre les langues, d’autant plus que toutes les matières scolaires et les émissions de télévision sont en turc, et que tout ce qui nous entoure est en turc. Mes filles ont trouvé plus facile d’apprendre leurs cours, surtout depuis qu’elles se sont désintéressées de l’arabe. J’ai essayé de leur lire des histoires en arabe et de leur faire regarder des dessins animés en arabe, mais en vain. »

Les enseignants syriens en Turquie mettent en garde contre les dangers de ne pas pouvoir enseigner l’arabe en Turquie. L’ignorance de la nouvelle génération de sa langue maternelle peut avoir des répercussions sociales et culturelles, ainsi que des problèmes identitaires et un sentiment accru d’aliénation et d’isolement par rapport à la société, qu’il s’agisse de la société arabe dont sont issus les enfants ou de la société turque au sein de laquelle ils se trouvent actuellement.

Un enseignant syrien de Gaziantep (Aïntap en français avant 1920, proche de la Syrie) a déclaré à Al-Monitor sous couvert d’anonymat que la langue arabe avait commencé à s’estomper progressivement avec la fermeture des centres éducatifs syriens temporaires qui enseignaient le programme syrien, et que le problème a été exacerbé par la décision d’intégration du gouvernement turc.

« Tout s’est détérioré lorsque les enseignants syriens n’ont plus été autorisés à donner des cours d’arabe et d’islam. Ce sont maintenant des professeurs turcs qui enseignent maintenant de telles classes », a-t-il déclaré.

Il a noté que la Turquie a commencé à fermer progressivement les centres éducatifs syriens temporaires en 2016 et a expulsé de nombreux enseignants syriens, en particulier après l’arrêt du programme par l’UNICEF en 2021.

Enas al-Khatib, une enseignante de langue arabe basée en Turquie, a déclaré à Al-Monitor qu’elle avait lancé son propre projet pour enseigner la langue arabe aux enfants syriens en ligne et en personne.

« Ce projet était très important pour moi, surtout après la fin de mon contrat avec l’un des instituts privés d’Istanbul. J’avais un poste administratif et je ne pouvais pas croire ce que j’allais entendre. Les étudiants arabes essayaient de parler arabe entre eux et se retrouvaient avec un seul mot arabe dans une phrase complète en turc. C’est pourquoi j’ai décidé de faire quelque chose pour résoudre ce problème », a-t-elle expliqué.

Au début de la pandémie de coronavirus, elle a commencé à enseigner la langue arabe aux enfants en ligne tout en exhortant les parents à encourager les enfants à parler arabe, dans le but de renouer les liens entre les enfants syriens et leur langue maternelle.

Khatib a déclaré : « Mon objectif initial était d’enseigner aux jeunes enfants, car la plupart d’entre eux sont venus en Turquie à un très jeune âge et ont grandi ici en entendant principalement le turc. Ils méprisent la langue arabe et n’ont aucun intérêt à l’apprendre. Oui, c’est leur langue maternelle, mais leur environnement turc et leur haine de la langue arabe les découragent. »

Elle a noté : « J’ai demandé une fois à l’un de mes élèves de 16 ans pourquoi il ne parle pas l’arabe alors qu’il est syrien et que c’est sa langue maternelle. Il m’a dit qu’il avait honte de parler arabe à l’école ou ailleurs parce qu’il ne voulait pas que les Turcs sachent qu’il était syrien pour éviter d’être moqué et intimidé. »

Khatib a ajouté : « C’est ainsi que j’ai appris la principale raison pour laquelle la nouvelle génération ne veut rien avoir à faire avec l’arabe. C’est le discours xénophobe turc contre les Arabes en général et les Syriens en particulier.

Des données récentes du ministère turc de l’Éducation sur le nombre d’enfants syriens scolarisés dans des écoles turques montrent qu’il y a 1,124 million d’enfants syriens en âge scolaire en Turquie ; 65 % d’entre eux, soit 730 000, sont inscrits dans des écoles turques, tandis que les 35 % restants, soit 393 547, ne sont pas inscrits dans des écoles.

Source : Al Monitor

L'anglais intensif au primaire, une mauvaise idée, imposée par Jean Charest

L'anglais intensif au primaire, une bien mauvaise idée, fut imposé par Jean Charest en 2011. Il faut éliminer ce programme de l'école publique et se concentrer sur les bases dont bien sûr le français.

L’anglais intensif soulève les passions dans une école de Lévis, si bien que le Centre de services scolaire des Navigateurs a mis en demeure le conseil d’établissement qui s’est opposé à la proposition de la direction de ne plus offrir le programme à tous les élèves de 6e année. Pour plus de détails.

Critique de 2013 au sujet de cette réforme imposée par le fédéraliste Charest, éditorial d'Antoine Robitaille :

Le projet d’intégrer 400 heures d’anglais intensif pour tous les élèves québécois de la fin du primaire est un cadeau empoisonné de Jean Charest dont le gouvernement Marois devrait se débarrasser plus clairement qu’il ne l’a fait jusqu’à maintenant.

Ce projet a été annoncé dans un discours d’ouverture de février 2011, où l’ancien chef libéral tentait par tous les moyens de relancer son gouvernement usé et impopulaire. Aucune analyse de mise en oeuvre n’avait précédé cette annonce. C’était un truc rhétorique d’un premier ministre cherchant à se donner un héritage politique ; comme cet autre gadget, inséré dans le même discours : les tableaux blancs dits « intelligents » dans toutes les classes. Des mesures simplistes, pour un rendement politique à court terme. Et malavisées.

Comme l’ont bien dit Charles Castonguay et Frédéric Lacroix dans nos pages la semaine dernière, il y a un aspect « fuite en avant » apeurant dans l’idée d’implanter ainsi l’anglais intensif dans toutes les écoles sans exception. Dans la liste de problèmes de l’éducation au Québec, la carence en bilinguisme des jeunes Québécois figure-t-elle en première position ? On peut en douter. Le pourcentage de bilinguisme anglais-français des francophones de 20 à 34 ans à Montréal est estimé à 79 %, notent Castonguay et Lacroix.

Normal, notre ère est celle de l’immersion : Internet, les nouveaux médias et plus globalement l’ère numérique nous plongent directement dans l’anglophonie mondialisée. Aujourd’hui, les systèmes de quotas visant à sauvegarder une certaine diversité culturelle se trouvent souvent sapés. Le rouleau compresseur des industries culturelles écrase tout. La langue quotidienne des jeunes, au Québec, est plus que jamais émaillée d’expressions anglaises. S’ensuit une triste perte de vocabulaire qui fait croître chez eux un sentiment d’étrangeté à l’égard de leur propre langue maternelle, laquelle ne semble jamais assez « cool ». Et au même moment, la moitié du Québec, la grande région de Montréal, est devenue un programme d’immersion en soi. L’anglais s’y apprend comme par osmose.

Avons-nous vraiment besoin d’accentuer des phénomènes massifs en y ajoutant de l’anglais intensif pour tous ? En région, un tel programme peut sans doute aider des élèves à mieux progresser en anglais. Car un certain bilinguisme - a fortiori un multilinguisme - individuel est une richesse, assurément. Mais le bilinguisme collectif et étatique vers lequel nous fait tendre l’anglais intensif universel est à rejeter pour une nation minoritaire comme la nôtre.


Poste à pourvoir à l'Université du Québec à Chicoutimi : annonce unilingue en anglais, « minorités » favorisées




Aucune exigence de parler français...

Santé publique anglaise critiquée pour avoir donné des bloqueurs de puberté alors que la plus célèbre clinique trans ferme

Le National Health Service (NHS) est le système de la santé publique du Royaume-Uni. Il est critiqué pour avoir régulièrement donné des bloqueurs de puberté aux enfants alors que la clinique trans de Tavistock ferme.

Rishi Sunak et Liz Truss, les deux derniers candidats au poste de Premier ministre britannique, disent que l’utilisation de ces médicaments pourrait être restreinte alors qu’on pousse les jeunes à changer de sexe.

Liz Truss et Rishi Sunak se sont engagés à envisager de restreindre l’utilisation des bloqueurs de puberté jeudi soir, craignant que des « traitements qui changent la vie » ne soient administrés aux enfants avant qu’ils ne soient assez âgés pour savoir s’ils souhaitent effectuer une transition médicale.

Les candidats à la direction des conservateurs ont déclaré au Daily Telegraph qu’ils agiraient à la suite de l’annonce que le NHS fermait la clinique transgenre de Tavistock après que le Rapport Cass a conclu qu’elle n’était « pas sûre » pour les enfants.

Le NHS d’Angleterre déplacera plutôt les jeunes dans des centres régionaux qui adopteront une approche plus « holistique » du traitement et examineront si d’autres problèmes de santé mentale pourraient expliquer leur dysphorie de genre.

La Santé publique anglaise s’est également engagée à commencer des recherches urgentes sur l’impact des bloqueurs de puberté à la suite de l’avertissement de la médecin Hilary Cass qui, dans son rapport, a indiqué que les médicaments pourraient provoquer le « recâblage des circuits neuronaux » et affecter les parties du cerveau responsables de la prise de décision et du jugement.

Tous ceux qui reçoivent les médicaments seront désormais soumis à un essai pendant lequel on récoltera des données sur les effets de ces médicaments.

Jeudi soir, Mme Truss a déclaré qu’elle réexaminerait l’utilisation des bloqueurs de puberté si elle emménageait au numéro 10 de Downing Street.

« Je crois passionnément que les adultes devraient avoir la liberté de mener leur vie comme ils l’entendent — mais il est très important que, pendant que les jeunes développent encore leurs capacités de prise de décision, nous les protégions des dommages à long terme », a-t-elle déclaré.

« Nous avons la responsabilité envers les moins de 18 ans de les protéger de décisions irréversibles qui les affecteront pour le reste de leur vie. En tant que Premier ministre, je réexaminerais l’accès aux bloqueurs de puberté ».

L’équipe de M. Sunak a déclaré que l’ancien chancelier ne croyait pas qu’il faille « précipiter les enfants sur une voie médicale irréversible » et estimait qu’ils devraient être « protégés des traitements qui altèrent la vie ».

Ils ont ajouté que M. Sunak était préoccupé après avoir entendu des cliniciens mettre en garde le public contre les dangers des médicaments bloquant la puberté.


Le porte-parole de M. Sunak a déclaré : « Rishi pense que tous les enfants qui remettent en question leur sexe devraient avoir le temps, l’espace et le soutien dont ils ont besoin pour réfléchir à leurs sentiments. Il ne faut pas pousser les enfants à entreprendre des traitements irréversibles et les moins de 18 ans doivent être protégés contre les traitements qui changent leur vie.

« De plus, le NHS doit de toute urgence réévaluer la façon dont il prend soin des enfants atteints de dysphorie de genre, notamment en examinant les résultats de différents modèles de traitement, pour s’assurer qu’ils reçoivent les meilleurs soins possibles. »

Les bloqueurs de puberté empêchent, chez les enfants, l’action des hormones responsables du développement de caractéristiques sexuelles telles que les seins.

Plus de 1 000 jeunes ont été référés aux services d’endocrinologie pour des bloqueurs de puberté par la clinique de services de développement de l’identité de genre de Tavistock.

Des sources ont déclaré que ce nombre aurait été plus élevé si les services de la clinique n’avaient pas été interrompus par la pandémie de Covid.

Depuis 2009, plus de 20 000 jeunes ont été orientés vers le Tavistock. Ces dernières années, il y a eu une forte augmentation des références, avec plus de 5 000 en 2021-22 contre 250 une décennie plus tôt. Beaucoup de ceux qui ont été référés ces dernières années sont toujours sur une liste d’attente.

La décision de fermer le Tavistock est intervenue après que près de deux décennies de préoccupations concernant le traitement dans la seule clinique pour enfants transgenres ont été rassemblées dans un rapport provisoire.

Des craintes ont été exprimées selon lesquelles les médecins étaient « sous pression pour adopter une approche affirmative inconditionnelle » de l’identité de genre en contradiction avec le processus d’évaluation clinique, car ces médecins ignoraient les autres problèmes médicaux ou de santé mentale qu’un enfant peut avoir et qui expliqueraient son mal-être.

Répondant à la fermeture du centre, M. Sunak a déclaré : « Cet examen a mis en lumière des problèmes très graves. En tant que père de deux enfants, je sais qu’il y a d’immenses pressions sur les jeunes, et je suis instinctivement prudent quant aux enfants qui entreprennent un traitement qui change leur vie. »

« Lorsque les cliniciens soulèvent des inquiétudes et que des jeunes se manifestent en disant qu’ils se sont sentis pressés de suivre un traitement, nous devons les écouter. »

Dans une lettre au NHS England, publiée mercredi, la Dr Cass a appelé à la création de centres régionaux avec une « main-d’œuvre multiprofessionnelle pour leur permettre de gérer les besoins holistiques de cette population ».

L’autorité du médicament américaine signale de nouveaux effets secondaires graves aux bloqueurs de puberté

Par Aeurilleurs, au début du mois, la Food and Drug Administration (FDA) américaine, a publié une mise en garde contre les bloqueurs de la puberté connus sous le nom d’agonistes de l’hormone de libération de la gonadotrophine (GnRH) qui, s’ils sont injectés à des enfants, peuvent provoquer un œdeme cérébral, des maux de tête, une vision trouble ou perte de vision, des acouphènes, vertiges et nausées.

La FDA a déclaré que six cas ont été identifiés chez de jeunes filles âgées de 5 à 12 ans qui présentaient une association plausible entre l’utilisation des bloqueurs de la puberté et la pseudo-tumeur cérébrale, que la Mayo Clinic identifie comme une augmentation de la pression à l’intérieur du crâne sans raison évidente. Cette affection est également identifiée comme une hypertension intracrânienne idiopathique dont les symptômes ressemblent à ceux d’une tumeur cérébrale.

Cinq des filles suivaient un traitement pour une puberté précoce centrale et une autre pour des soins transgenres, a indiqué la FDA. Les symptômes sont apparus entre trois et 240 jours après que les filles ont commencé à prendre les bloqueurs de puberté.

Près de deux mois avant la publication de l’avertissement de la FDA, un porte-parole de la FDA a déclaré à Formulary Watch que l’agence considérait les cas comme cliniquement graves et, sur la base de leurs examens, a déterminé que la pseudo-tumeur cérébrale (hypertension intracrânienne idiopathique) devrait être ajoutée comme « un avertissement sur tous les produits agonistes de la GnRH approuvés pour les patients pédiatriques ».

« Bien que le mécanisme par lequel les agonistes de la GnRH peuvent conduire au développement de pseudotumeur cérébrale n’ait pas été élucidé, et que les patients atteints de DPC puissent avoir un risque de base plus élevé de développer une pseudo-tumeur cérébrale par rapport aux enfants sans DPC, ce risque grave associé aux agonistes de la GnRH justifie l’inclusion dans l’étiquetage du produit », a déclaré le porte-parole.

Sources : Daily Telegraph et CBN News