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jeudi 20 janvier 2022

Plus de 360 millions de chrétiens ont été « fortement persécutés et discriminés ». Silence complice ?

Plus de 360 millions de chrétiens ont été « fortement persécutés et discriminés » en raison de leur foi dans le monde en 2021, et l’Afghanistan est le pire pays pour les chrétiens, selon un rapport de l’ONG Portes ouvertes publié mercredi.

« La persécution atteint un niveau record », a affirmé Patrick Victor, directeur de Portes ouvertes France et Belgique, lors d’un point presse mercredi. Cette ONG protestante publie chaque année un « index mondial » de la persécution des chrétiens, recensant toutes les atteintes, allant de l’« oppression quotidienne discrète » aux « violences les plus extrêmes ».

Entre le 1er octobre 2020 et le 30 septembre 2021, ce sont « plus de 360 millions de chrétiens » — catholiques, orthodoxes, protestants, baptistes, évangéliques, pentecôtistes, etc., de 76 pays — qui ont été « fortement persécutés et discriminés », contre 340 millions en 2020, note-t-elle.


Nous nous sommes demandé si Radio-Canada (plus d’un milliard de $/an de subventions) avait parlé de ces chiffres. Nous avons donc cherché sur le site de Radio-Canada les articles parus depuis une semaine comprenant les mots « persécutés » et « chrétiens ». Un seul résultat : il relate l’antijudaïsme de chrétiens de l’Action française au début du XXe siècle.

Rien sur ces 360 millions de chrétiens.


vendredi 10 septembre 2021

Douglas Murray : « nos politiques doivent penser aux conséquences à terme de l’immigration »

Douglas Murray
L’auteur de « L’Étrange Suicide de l’Europe », vaste enquête sur les vagues migratoires successives qui ont touché les pays d’Europe occidentale, alerte sur les conséquences du retrait des Américains d’Afghanistan. Une crise migratoire comparable à celle de 2015 est, selon lui, possible. Quoi qu’il arrive, les migrants continueront certainement à vouloir venir en Europe, assure le journaliste et essayiste britannique.

Après la crise migratoire de 2015, votre livre L’É­trange Suicide de l’Europe mettait en garde contre les conséquences des vagues migratoires successives. Le retour des talibans à Kaboul pourrait-il avoir les mêmes conséquences que la crise syrienne de 2015 ?

— Bien sûr. Il est probable que nous assisterons à un premier mouvement de véritables réfugiés, puis à un mouvement d’autres personnes se prétendant afghanes, puis enfin à un mouvement d’un autre groupe de migrants derrière elles, de toutes origines et sans doute assez nombreuses. L’Europe doit renforcer ses législations et son bras armé pour faire avec soin les distinctions qui s’imposent, chose que nous n’avons pas faite en 2015. Nous verrons dans les prochains mois si nos responsables politiques ont tiré des leçons du passé.

Y a-t-il un risque terroriste ? Plus largement, y a-t-il selon vous un lien entre insécurité et immigration ?

— Le risque de terrorisme est présent, évidemment. Notamment à cause des centaines de milliers d’armes laissées par les forces américaines lors de leur retraite ignominieuse et précipitée du pays. Il y aura certainement une insécurité supplémentaire due à une minorité parmi le grand nombre qui souhaitera à nouveau venir en Europe. Mais la menace beaucoup plus grande à mon avis n’est pas celle de la sécurité immédiate, mais celle de la sécurité de nos sociétés à long terme. Ceux qui s’opposent aux mouvements massifs de personnes vers l’Europe se concentrent souvent sur le point du terrorisme, car c’est à bien des égards l’argument le plus facile à faire valoir. Tout le monde s’oppose au terrorisme. Mais la question plus large, non violente et plus pertinente, est celle du long terme. Le sujet qui semble plus difficile à affronter pour les décideurs politiques européens, c’est celui sur lequel j’ai passé des années à essayer de les alerter : comprendre que les migrants continueront certainement à vouloir venir en Europe au cours des prochaines décennies. Il est malheureusement très peu probable que le niveau de vie et les libertés sociales de l’Afrique subsaharienne ou du Moyen-Orient rattrapent les nôtres dans les prochaines années. Mon opinion est que l’Europe ne peut pas être le point de rassemblement de tous les réfugiés et demandeurs d’asile du monde. Nous le sommes devenus en partie par accident géographique et en raison de notre réussite économique et sociétale. Mais aussi et surtout parce que nos dirigeants politiques ne réfléchissent pas assez clairement aux conséquences à long terme des migrations de masse. Ils repoussent toujours ce sujet. Ils s’en débarrassent systématiquement, même lorsqu’ils en parlent très fort sur le moment.

Qu’est-ce qui a changé depuis ? Les dirigeants européens ont-ils évolué ?

— Peut-être. De toute évidence, un certain nombre de personnalités européennes comme Matteo Salvini tiennent une ligne forte. Le gouvernement autrichien n’a pas hésité à dire qu’il empêcherait toute répétition de 2015 à ses frontières. Plus significatif, ou plus surprenant, sont les discours de Berlin et de Bruxelles en ce moment. Ce qui est ressorti de la récente réunion des ministres européens peut procurer un petit optimisme, qui sera sans doute déçu en temps voulu. Mais cela suggère qu’ils sont au moins conscients que nous ne pourrons pas tolérer de nouveau ce qui s’est passé en 2015. Très souvent, les politiciens n’admettent pas leurs erreurs, mais on comprend qu’ils savent qu’ils en ont fait une quand la deuxième fois ils ne refont pas la même bêtise. Nous verrons bien.

Comment honorer notre tradition d’asile sans créer un appel d’air ?

— Je suis tout à fait favorable à la possibilité de donner asile aux personnes qui ont aidé et soutenu nos efforts en Afghanistan. Il est vital pour notre réputation, en dehors de tout autre chose, que nous ne soyons pas seulement loyaux envers nos amis, mais que nous soyons perçus comme étant loyaux envers nos amis. Au-delà de cela, il y a une vérité que nous ne voulons pas admettre qui est que notre politique d’asile est, en elle-même, une fiction polie. Elle repose sur le mythe que, face à la loi européenne, tous les demandeurs n’obtiendront pas satisfaction. Les voyages modernes ont érodé cette fiction, mais notre politique ne s’est pas adaptée à la réalité. Par exemple, nous pourrions vouloir donner l’asile à chaque femme qui se verra désormais interdire l’accès à l’éducation en Afghanistan. Mais pouvons-nous le faire ? Bien sûr que non. Pourtant, nous le prétendons, et ce que je déteste le plus dans cette prétention, c’est que nous pourrions en fait résoudre beaucoup plus de problèmes si nous la laissions de côté. Je n’aime pas non plus le fait qu’on ait dévoyé le droit d’asile en filière d’immigration qui consiste essentiellement à donner un sanctuaire à quiconque parvient à rejoindre l’Europe.

Le premier ministre britannique a annoncé un droit de séjour illimité pour les Afghans évacués depuis le 13 août et ayant travaillé pour le Royaume-Uni. Peut-il combiner cet accueil avec une politique d’immigration ferme ?

— Certainement pas. La Grande-Bretagne a déjà pris un engagement massif envers le peuple de Hongkong. Ce qui pourrait amener des centaines de milliers de résidents de Hongkong à déménager au Royaume-Uni. Je ne pense pas que nous puissions continuer à faire cela. Si noble que soit le but. Nous sommes tous, dans le monde moderne, coincés dans la pensée désastreuse que je décris dans mon livre, et nous avons besoin d’une nouvelle génération de penseurs et de politiciens pour nous sortir de la situation dans laquelle nous nous sommes retrouvés. Le gouvernement britannique aura de sérieux problèmes avec son électorat s’il continue dans cette voie. Boris Johnson en particulier est en réalité très favorable à la migration de masse, mais il fait parfois des effets de manches anti-immigration quand il pense que cela l’aidera. Pourtant, il semble inquiet d’être perçu comme anti-immigration de masse. Et si vous êtes arrivé au pouvoir en promouvant une politique et que vous en menez une autre, vous ne pouvez guère vous attendre à la loyauté de vos électeurs. Mais c’est la tragédie constante du Parti conservateur. Il exige la loyauté des électeurs envers lesquels il ne montre aucune loyauté ou affection particulière en retour.

Le Brexit a-t-il permis à la Grande-Bretagne de reprendre le contrôle de ses frontières ?

— Dans une large mesure, oui. Nous pouvons maintenant faire nos propres erreurs. La plus grosse est de ne pas avoir un meilleur arrangement avec la France sur la route de la Manche. Cela n’a aucun sens que le Royaume-Uni paie les Français pour surveiller leurs propres plages. Mais nous savons tous que des deux côtés, ce sujet est un objet de mise en scène politique.

Au-delà de la question des réfugiés afghans et d’une éventuelle vague migratoire, l’Europe doit-elle revoir sa politique d’immigration légale ?

— Nous devons d’urgence reconnaître que nous ne pouvons pas être le seul endroit sur terre qui accueille tous ceux qui veulent une vie meilleure. Ce qui n’empêche pas de continuer à être ce que nous sommes. Ces dernières années, le mouvement migratoire a été trop rapide, trop intense et de nature trop éloignée de ce que nous sommes. Nous le savons tous, et nous savons que ce flux massif ne peut pas continuer. Mais on y pense mal,sans stratégie de long terme.

Une enquête de France Stratégie révélait récemment que la proportion d’enfants immigrés ou d’enfants d’immigrés d’origine non européenne a fortement augmenté au cours des trois dernières décennies dans plusieurs grandes villes de France, au point d’être parfois majoritaire. Sommes-nous à l’heure des bouleversements démographiques ? Quelles sont les conséquences ?

— C’est un changement massif - peut-être le plus important - de notre vie. Et pourtant, quiconque l’identifie, le dénonce ou même simplement le regrette, est qualifié de théoricien du complot ou de fanatique. Donc on n’avance pas. Parce que nous ne sommes pas autorisés à agir en quoi que ce soit sur des faits que, pourtant, tout le monde connaît, voire expérimente. La liste des responsables politiques français qui ont été ostracisés en la matière est aussi longue que celle que du Royaume-Uni.

Qu’est-ce qui est en jeu ?

—  Je crains que toute notre culture, je dis bien absolument TOUT, soit en jeu. J’aimerais que nous restions semblables à ce que nous étions et que nous puissions continuer à développer ce qui nous a rendus grands, ce qui donne envie au monde de venir ici. Mais je crains qu’il ne soit trop tard. Nos politiciens font de l’Europe un carrefour de rassemblement pour le monde entier. Une sorte de vaste ONU, où la Chine resterait pour les Chinois, l’Inde pour les Indiens, mais où l’Europe, elle, serait ouverte à tous. Il y a des avantages à un tel mélange s’il demeure limité dans le temps et de faible ampleur. Mais à long terme et dans de telles proportions, je pense que c’est une erreur, une très grande erreur. Tout est en jeu, pourtant on prétend à la fois que ça n’a pas d’importance et que c’est trop gros pour changer. Nous ne leurrons que nous-mêmes. ■

Source : Le Figaro Magazine

mercredi 25 août 2021

Les talibans s'engagent à lutter contre le changement climatique

Le porte-parole des talibans, Abdoul Qahar Balkhi (ci-contre), a déclaré que son organisation voulait jouer un rôle sur la scène internationale.

Le groupe islamiste veut aider à lutter contre le changement climatique, affirme-t-il.

Les talibans se sont engagés à lutter contre le changement climatique et pour la sécurité mondiale dans le cadre de la tentative du groupe islamiste de se donner une image plus douce et plus moderne malgré des informations faisant état d’exécutions de civils et de l’érosion des droits des femmes sous le nouveau régime afghan.

Abdoul Qahar Balkhi, membre de la Commission culturelle des talibans, affirme que les islamistes veulent jouer un rôle sur la scène mondiale.

Il a déclaré à Newsweek : « Nous espérons non seulement être reconnus par les pays de la région, mais aussi par le monde entier en tant que gouvernement représentatif légitime du peuple afghan qui a obtenu son droit à l’autodétermination libre de toute occupation étrangère avec le soutien et le soutien de la nation entière après une lutte prolongée et d’immenses sacrifices malgré tous les obstacles opposés à notre peuple. »

« Nous pensons que le monde a une occasion unique de se rapprocher et de se rassembler pour relever les défis non seulement auxquels nous sommes confrontés, mais aussi à l’humanité tout entière. »

« Ces défis allant de la sécurité mondiale au changement climatique nécessitent les efforts collectifs de tous et ne peuvent être atteints si nous excluons ou ignorons un peuple entier qui a été dévasté par des guerres imposées au cours des quatre dernières décennies. »

Les commentaires interviennent au milieu des efforts des talibans pour projeter une image plus modérée, deux décennies après leur éviction du pouvoir en Afghanistan.

Malgré leurs soucis déclarés objectifs en matière de changement climatique, les talibans ont précédemment procédé à une déforestation massive à partir d’un trafic de bois.

Des millions d’hectares de forêts avaient été défrichés dans tout le pays pour fournir du bois aux marchés pakistanais sans aucun effort de reboisement.

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Dinguekerque américain en Afghanistan : l’effondrement d’une superpuissance  

Maryam Monsef, ministre de Trudeau, « les taliban, nos frères » 

Porte-parole taliban sur la censure : demandez à Facebook de répondre

Le Canada est le seul pays du G7 à avoir augmenté ses émissions de gaz à effets de serre depuis l’accord de Paris (2015). Le gouvernement Trudeau est au pouvoir depuis 2015 et il a déclaré avec éclat à Paris : « Le Canada est de retour dans la lutte climatique ».


 

 

 

 

Maryam Monsef, ministre de Trudeau, « les talibans, nos frères »

Maryam Monsef, née Monsefzadeh, est la Ministre des Femmes et de l’Égalité des genres et du Développement économique rural. Le site officiel du gouvernement dit d’elle :

 « Elle est la première femme à être élue dans la circonscription fédérale de Peterborough—Kawartha, la première députée afghano-canadienne de l’histoire du Canada et la première musulmane à occuper un poste de ministre du Cabinet fédéral.

Dans sa collectivité natale de Peterborough, en Ontario, elle a cofondé la Red Pashmina Campaign, une initiative qui a permis de recueillir des fonds pour appuyer l’éducation des femmes et des filles en Afghanistan. Elle est une ancienne de l’Université Trent et parle l’anglais, le farsi [parlé en Iran] et le dari [une variante du farsi]. »

Évidemment, le français, pfff !

Maryam Monsef avait donné comme lieu de naissance Harat en Afghanistan quand elle a fait une demande de passeport canadien.

En réalité, Maryam Monsef est née en Iran. Elle est arrivée au Canada en provenance d’Iran, à l’âge de 9/10 ans, en 1996, en tant que réfugiée avec sa mère veuve et ses deux sœurs cadettes:

Monsef dit qu'elle sait maintenant qu'elle est née dans un hôpital de Machhad, en Iran [à 200 km de la frontière afghane], dans une région à forte population afghane. Elle dit que sa mère ne lui a jamais dit qu'elle était née en Iran parce qu'elle ne pensait pas que c'était important. "Pour elle, ce n'était pas grave", a déclaré Monsef à Your Morning sur CTV jeudi, lors de sa première interview diffusée après la révélation. Elle a ajouté que sa mère s'était excusée à plusieurs reprises la semaine dernière. Elle a également déclaré que dans cette partie du monde, la citoyenneté est culturelle et patrilinéaire, il n'y avait donc aucun doute à sa naissance qu'elle serait considérée comme une citoyenne afghane et non iranienne. 
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Dinguekerque américain en Afghanistan : l’effondrement d’une superpuissance

lundi 23 août 2021

Dinguekerque américain en Afghanistan : l'effondrement d'une superpuissance

Un texte de Mark Steyn (un Américano-belgo-canadien). Notre traduction.

Une semaine après la chute de Kaboul, l’hégémon agité continue de s’enfoncer.

La date butoir officielle pour un retrait total des forces américaines en Afghanistan est le 31 août, la moitié du temps imparti est donc écoulée. Au cours de cette première de deux semaines, selon le ministère de la Défense, il n’a évacué que 2 500 Américains — soit environ 350 par jour. Cela semble être une sous-performance — ou, comme le New York Post titra, « DUMKIRK » (DINGUEKERQUE ou Débilekerque).

[Depuis lors les évacuations se sont fortement accélérées, avec environ 16 000 personnes évacuées d’Afghanistan via l’aéroport de Kaboul pendant les dernières 24 heures, a annoncé le Pentagone ce lundi 23 août. Les deux tiers sur des vols américains, les autres sur des avions de « la coalition ». Samedi, le Pentagone avait bien déclaré que 2500 Américains (souvent des binationaux) avaient été évacués depuis la chute de Kaboul.]

La soi-disant « superpuisance » ressemble maintenant à l’un de ces reportages que vous voyez de temps en temps à la télé : un gars alité de 300 kilos incapable de se lever, même pour aller à l’hôpital, et qui doit être extrait par des pompiers à l’aide d’un treuil après qu’ils aient abattu une partie du mur. L’incapacité de Lloyd Austin, de Tout à fait Moderne Milley [allusion au modèle même d’un Major-Général moderne de Gilbert et Sullivan, Milley s’est dit fier de lire Ibram X. Kendi], de Taylor « La Vrille » [le porte-parole du Pentagone, Hank Taylor] et d’autres bouffons enrubannés du Potemtagone à s’adapter rapidement et efficacement aux conditions du terrain qui changent d’heure en heure est des plus révélatrices.

Ce n’est pas seulement que le général Milley et l’état-major interarmées ne savent pas planifier ; ils sont également incapables d’exécuter. Comparez les 2 500 Américains évacués de Kaboul la semaine dernière aux 7 000 Américains et alliés évacués de Saïgon [en 1975] en seulement dix-neuf heures. Milley peut-il faire autre chose en dix-neuf heures que d’appeler son tailleur et de commander sa prochaine rangée de décorations ?

Le personnel du Washington Post secouru par les troupes britanniques après que Biden a interdit aux forces américaines de s’aventurer hors de l’aéroport de Kaboul (détails)

Les talibans savent reconnaître une humiliation américaine quand ils en voient une. Pour le moment, ils se contentent de laisser Austin, Milley et le reste de l’élite minable de Washington s’enfoncer. En dehors de cela, les mollahs sont assez facétieux pour taquiner les médias occidentaux avec des allusions à un « gouvernement inclusif », bien que nous sachions tous qu’en fin de compte, le gouvernement à large assise [broad-based] ne sera pas basé sur des nanas [jeu de mots broads = gonzesses]. Pour l’instant, la clique de la charia limite ses engagements directs contre le grand Satan perdant à le chatouiller sur les réseaux sociaux, comme la reconstitution (à l’aide d’uniformes américains abandonnés à Bagram ou ailleurs) de la célèbre photo d’Iwo Jima avec le drapeau taliban (en haut).

Plus drôle que [les « humoristes »] Colbert et Fallon et les autres eunuques de la cour, mais qui ne l’est pas ? Et encore une fois, vous avez l’impression que ces gars-là nous connaissent mieux que tous les imbuvables universitaires américains de « l’élite » la plus ridicule au monde. À ce sujet, regardez la vidéo tweetée du frère de l’[ex-] président afghan (le gars qui se serait enfui avec 169 millions de dollars de taxes américaines) rejoignant les talibans.

Profitez en tant que cela dure : les grosses barbes ne vont pas indéfiniment auditionner pour Comedy Central Après avoir remporté une victoire spectaculaire, les bénéficiaires de deux décennies d’« édification de nation » à l’américaine voudront à un moment donné récupérer leur aéroport international.

C’est une tragédie humaine pour ceux qui cherchent désespérément à fuir l’Afghanistan. Mais, comme je l’ai dit à plusieurs reprises, pour le reste du monde, il s’agit d’abord de l’Amérique. Nous aimons ici prendre de la hauteur, regarder les événements avec un grand angle. Quel est-il dans ce cas ? Eh bien, après la dissolution de l’Union soviétique, les États-Unis ont laissé passer leur chance d’être la seule puissance mondiale. Ils ont choisi de céder le monde, après un demi-millénaire, à une domination post-occidentale. Peu importe si l’accusation de Biden, selon laquelle l’armée nationale afghane au budget énorme, est passée à l’ennemi, est vraie ; il ne fait aucun doute que des éléments clés de la puissance nationale américaine sont passés du côté de la Chine : la Chambre de commerce, Hollywood, la NBA, sans parler des protecteurs de l’Institut de virologie de Wuhan aux CDC et au NIH ; oh, et l’alliance du renseignement Five Eyes, dont au moins deux pays (dont la Nouvelle-Zélande) désormais refusent de confronter la Chine… [Voir New Zealand Criticized for “Five Eyes” Alliance Stance on China.]

Pékin a gagné sans coup férir, ce qui est la façon de faire. Ils n’ont aucune envie d’occuper l’Afghanistan ou de célébrer (comme l’a fait Washington, confondant le Grand Jeu avec les Jeux Gays) le Mois de la Fierté à Kandahar. Votre chevrier moyen remarquera à peine la présence des communistes chinois, sauf dans la mesure où les meilleures tables du seul restaurant Michelin de Spin Boldak semblent aller aux Chinois de passage. Mais, à une heure au sud de Kaboul, le développement chinois de la deuxième plus grande mine de cuivre au monde se poursuivra à un rythme soutenu. Nous étions là-bas pendant deux décennies, mais tout le lithium ira au président Xi, juste au cas où vous penseriez que les Chinois ne maîtrisaient déjà pas assez la production mondiale des batteries, sans lesquelles tous vos joujoux informatiques ne sont que presse-papiers et butées de porte.

L’ambassade américaine à Kaboul faisait la promotion du mois LGBTI peu avant la chute de Kaboul

 

Après l’abandon de la base aérienne de Bagram par les États-Unis, les Allemands ont commencé à déplacer leur monde le mois dernier, tranquillement et sans fanfare. Toujours en juillet, le mollah Baradar, le grand patron des talibans revenu depuis à Kaboul s’est rendu en Chine pour rencontrer le ministre des Affaires étrangères de Xi. Et le gouvernement de la Grèce (qu’aucun Allemand ou Scandinave ne considérerait comme une administration fonctionnelle) a réussi d’une façon ou d’une autre à anticiper une marée imminente de migrants afghans et à compléter un mur frontalier avec la Turquie, afin d’empêcher un afflux de « réfugiés » comme le pays en connut en 2016.

Tout le monde — les Grecs, les Allemands, les Chinois — savait ce qui se tramait et allait se passer (très rapidement)…

Vendredi, on a demandé à l’idiot qui sert de secrétaire américain à la Défense pourquoi les troupes américaines à l’aéroport de Kaboul ne pouvaient pas (comme le font les Français, les Britanniques et d’autres) se déployer dans Kaboul et dans les provinces environnantes pour en extraire leurs ressortissants. M. Austin a répondu que les forces américaines n’en avaient pas « la capacité » — et en sa qualité de médiocre lobbyiste ex-membre du conseil d’administration de Raytheon, il s’y connait.

Mais au fait qu’est-ce que l’Amérique a « la capacité » de faire ? Le « visa d’immigrant spécial » pour les Afghans fidèles qui ont commis l’erreur de faire confiance à l’infidèle prend deux ans à traiter. En quoi est-il si « spécial » ? Eh bien, les visas réguliers prennent de cinq à dix ans. Aussi impressionnante que soit l’urgence relative, pour le gouvernement, de ces visas spéciaux, si vous êtes à Jalalabad [en Afghanistan près de la frontière pakistanaise] et que votre demande n’est pas déjà postée, il est sans doute plus rapide d’enfourcher un vélo pour passer le col de Khyber, de prendre un vieux vapeur rouillé de Karachi au Mexique et de vous présenter à l’accueil express sur le Rio Grande. [Note du carnet : nous pensons qu’il n’est pas impossible que l’Administration Biden accorde au plus vite tous ces visas sans être trop regardante, ce qui n’empêchera pas d’autres braves Afghans de se présenter sur la frontière ouverte au Sud des États-Unis et de tous prétendre être des réfugiés qui fuient les talibans.]

C’est ce qui va se passer. L’implosion en Afghanistan et la dissolution de la frontière sud de l’Amérique convergeront et des milliers de jeunes mahométans excités se retrouveront dans les 48 États contigus — pendant que les rares membres du personnel de soutien afghan fidèles seront bloqués à Kaboul et leur décapitation sera filmée par les djihadistes. 

Pourquoi le grand Léviathan flasque ne peut-il pas se réveiller ? Pourquoi les paras français ont-ils la « capacité » et non leurs homologues américains nettement mieux dotés et financés ? Pourquoi les Grecs peuvent-ils construire un mur frontalier en un mois alors qu’en Amérique, un candidat à la présidence ne peut que faire campagne sur le sujet pendant un an et demi pour ensuite, une fois élu, se faire berner par les chefs corrompus de son propre parti redevables à leurs donateurs ?

La semaine dernière, j’ai été réprimandé par quelques commentateurs pour ne pas avoir proposé de « solutions ». Les solutions sont adoptées par tout le monde, face à l’effondrement d’une superpuissance qui fait dans sa culotte :

~ Les prétendues Euro-mauviettes sortent de l’aéroport toutes les heures pour aller chercher leurs gens, les ramènent à « Hamid Karzai International » et les rapatrient chez eux — et par « chez eux », je ne veux pas dire le « centre de traitement » débordé au Qatar : chaque jour, la BBC montre des vols en provenance d’Afghanistan atterrissant à la base de Brize Norton dans l’Oxfordshire.

~ La Grèce, la Slovaquie, la Hongrie, la Bulgarie [et même la Turquie] construisent des barrières frontalières ; Le parti « conservateur » américain pense que le chaos frontalier en cas de pandémie est une occasion de collecte de fonds et, après avoir ramassé le blé, les « conservateurs » ne feront rien.

Pour ce qui se passe en ce moment, c’est assez de « solution » : être la France, être la Grèce, être la Pologne — et oui, de telles comparaisons sont totalement embarrassantes pour l’Amérique, mais pas plus embarrassantes qu’Austin, Blinken et Milley qui nous expliquent pourquoi ils ne peuvent rien faire.

Ouais, ouais, je sais… Quelque part de l’autre côté de la plaine fertile [allusion à America the beautiful, un chant patriotique], un transgenre hispanique brise un plafond de verre… Les rares jours où les « éducateurs » syndiqués sont prêts à tolérer la présence physique d’écoliers masqués ou non, ils leur enseignent le meilleur de la théorie critique raciale… Au cœur des villes les plus célèbres d’Amérique, des citoyens sont attaqués au hasard en toute impunité par des aficionados #BLM brandissant des marteaux, mais détendez-vous, ces pauvres gars ont été vexés par une statue de Teddy Roosevelt ou de Kate Smith… Le Los Angeles Times dénonce Larry Elder, un homme noir, comme un suprémaciste blanc [Larry Elder, conservateur, pourrait bientôt remplacer le gouverneur démocrate de la Californie Newsom]. Parce que bientôt tous les suprémacistes noirs vont se mettre des cornes de Viking et prendre d’assaut le French Laundry [le très huppé restaurant gastronomique où le gouverneur Newsom dînait avec ses amis sans masque, contrevenant l’obligation de port de masque qu’il avait alors imposée…] Oh, et le nouvel animateur de Jeopardy vient de démissionner en pleine disgrâce parce qu’il avait dit, il y a près de 10 ans, quelque chose à propos de « nichons » et a suggéré que les femmes en maillot de bain une pièce avaient l’air « mal fagoté » — alors que les vrais nigauds [jeu de mots booby = piège, nichon ou nigaud] du Pentagone n’auront jamais à démissionner en pleine disgrâce, et ils n’ont jamais l’air maladroits parce que chaque bourde est accompagnée d’une autre rangée arc-en-ciel de décorations diversitaires.

Nos « experts » sont des experts en rien de ce qui compte : la politique diversitaire, les micro-agressions, le renversement de statue, les sports transgenres… Une grande partie du « conservatisme » américain rencontre les vandales civilisationnels à mi-chemin — non, aux deux tiers — de sorte qu’on n’aborde jamais les sujets de manière adéquate [les « conservateurs » concédant d’emblée trop à leurs adversaires] : personne ne peut objectivement regarder une chaîne de télévision américaine ou lire un journal américain et penser qu’il s’agit du discours public d’une puissance sérieuse.

Et pourtant, apparemment, plus de la moitié des Américains le pense.

Tant que cela ne changera pas, ce monde appartient à la Chine.

 

Les médias d’État chinois trollent avec délectation les États-Unis « l’Amérique est de retour » (à la maison) :
Quand votre vie semble tourner en rond, songez simplement qu’avec
4 présidents américains,
20 ans,
2 000 milliards de dollars,
2 300 vies de soldats…
le régime de l’Afghanistan est passé des talibans aux… talibans.

 

Voir aussi

À une question sur la liberté d’expression, le porte-parole des talibans a déclaré que la question devrait être posée aux entreprises américaines comme Facebook qui prétendent la promouvoir tout en continuant à censurer l’opinion des gens.

mardi 17 août 2021

Porte-parole taliban sur la censure : demandez à Facebook de répondre

À une question sur la liberté d’expression, le porte-parole des talibans a déclaré que la question devrait être posée aux entreprises américaines comme Facebook qui prétendent la promouvoir tout en continuant à censurer l’opinion des gens.

Alors qu’il tentait ce jeudi 19 août de se connecter à son compte Instagram officiel, lancé en avril dernier et rassemblant plus de 47 000 abonnés (un chiffre bien supérieur à la plupart des autres personnalités politiques françaises), le journaliste star de CNews et du Figaro a eu la surprise de constater… la disparition pure et simple de son compte. Une censure aveugle et sans motif que le polémiste ne s’est pas privé de fustiger sur Twitter, où il est suivi par près de 180 000 personnes : « Ce matin, Instagram a pris la décision arbitraire de bannir mon compte officiel. Les GAFAM se sont engagés dans une lutte féroce contre les peuples qui ne veulent pas mourir. Ils peuvent me censurer, mais ils ne peuvent pas faire taire tout un peuple ».

Et le polémiste, possible futur candidat à l’élection présidentielle de 2022, d’accompagner son message du mot-dièse #StopCensure.


 

Compte Twitter du porte-parole de l'Émirat islamique d'Afghanistan


 

Compte (suspendu par) Twitter  de Donald Trump



 

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Libéraux de Trudeau veulent davantage censurer le discours qui leur déplaît sur internet

La Grande Purge : Rumble poursuit Google/YouTube, Telegram gagne 25 millions d’abonnés en 3 jours, GoDaddy (partenaire d’Amazon) ferme site, Parler hors ligne (sans hébergeur) poursuit Amazon  

Co-fondateur de Wikipédia : je ne fais plus confiance au site que j'ai créé 

Le théologien Guilbeault s'embrouille dans sa volonté de bannir « la haine » de l'internet

Cour suprême du Canada — « toutes les déclarations véridiques » ne doivent pas « être à l’abri de toute restriction » 

Le wokisme : des protestants puritains athées

Tribunaux suprémacistes (arrêt Whatcott, suite)

Arrêt Whatcott : la Bible pas « haineuse », mais le juge Rothstein a-t-il tout lu ?

Reproduire une annonce d’une revue homo et un verset biblique : un discours haineux ?

Zemmour : non à la repentance, « la faiblesse attise la haine »

Colombie-Britannique — université annule conférence sur les violences antifa après menaces de violences par antifa

Carence de crimes haineux, il faut les inventer ?

Lois contre « discours haineux » — Employée aborigène poursuit des étudiants pour « embarras et humiliation » (M-à-j)

Des universités politiquement correctes qui doivent « protéger » leurs étudiants des idées dérangeantes 

Québec — Menace sur la liberté d’expression : le projet de loi 59

Correctivisme politique et les tribunaux : « Extirper l’hérésie et le blasphème » ?  

Québec — Loi 59, censure partout ! 

Une police de l’opinion au Québec ? 

Menaces de mort contre une chroniqueuse opposée à la promotion de l’homosexualité dans les programmes scolaires (aucune poursuite)

« Je ne suis pas d’accord avec vous, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire » (sauf l’islamophobie, l’homophobie, la transphobie, etc.)