Affichage des articles dont le libellé est choix. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est choix. Afficher tous les articles

jeudi 17 septembre 2026

École française : pourquoi les meilleurs élèves disparaissent

Sophie Audugé, auteur de «L'éducation nationale en perdition» (éd. Fayard), dans Points de Vue.
 


Du rôle positif de la concurrence des programmes, du recul dû à la Révolution

Sophie Audugé rappelle qu’il y a eu une concurrence, notamment entre protestants et catholiques : chacun cherche à produire le meilleur en développant les meilleures écoles et la meilleure instruction. Même chose entre les jésuites et l’université, et aussi entre les universités et d’autres écoles. L’École des Ponts a été créée à cette époque parce qu’on trouvait que l’université ne faisait pas assez  bien le travail: on a donc créé l’École des Ponts. Vers 10:05

L’intervieweur : vous consacrez un chapitre à la guerre scolaire.Vers 10:08 – 10:28

De ce point de vue, ce n’est pas une mauvaise chose, c’est même une bonne chose. L'auteur a fait ce travail d’historiographie pour comprendre pourquoi, quand tout s’effondre, on n’arrive pas à réformer. La guerre scolaire entre catholiques et protestants a créé des modèles d’instruction très efficaces.

La période qui a le moins fait pour l’école, c’est évidemment la période révolutionnaire, où l’on voit l’analphabétisme remonter juste après la Révolution. Vers 10:51

Sophie Audugé en vient à Condorcet, figure des Lumières, qui dit qu’il faut instruire mais pas éduquer. Son travail reste très instructif aujourd’hui : on ne peut pas structurer l’éducation comme on structure l’instruction ; l’instruction publique doit affronter la concurrence. Cette concurrence est utile ; ce n’est pas une idée « anti-révolutionnaire ». Condorcet écrit, dans ses projets d’instruction publique, qu’il est essentiel que le citoyen puisse choisir le meilleur système, y compris face à l’instruction publique.

L'école bien adaptée à l'instruction, pas à l'éducation

Pour l'autrice, les « recettes » scolaires (syllabique, programmes structurés, savoirs selon l’âge) collent nien à l’instruction.

Par contre, l’éducation (opinions, morale , façonnage des esprits) n’est pas le métier pour lequel l’école est armée — et quand elle s’en charge, elle cesse d’instruire, elle formate.

Sophie Audugé le dit ailleurs dans l’entretien de façon plus brutale (vers 5:46) :  « Le primaire est devenu un lieu de désinstruction, de façonnage des esprits, mais on n'instruit plus les enfants et les conséquences sont dramatiques. »


Voir aussi

Condorcet (mort le 29 mars 1794) : L’éducation publique doit-elle se borner à l’instruction ?

La morale à l’école : une fausse bonne idée

Condorcet : « Il faut donc que la puissance publique se borne à régler l’instruction, en abandonnant aux familles le reste de l’éducation. »

lundi 24 août 2026

Québec : la première ministre Fréchette contre l’autonomie et le choix des femmes

La Première ministre du Québec Christine Fréchette laisse entendre que le plan nataliste d’Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec, porterait atteinte à l’autonomie des femmes. Comment ? En leur offrant notamment la possibilité de rester à la maison pour s’occuper elles-mêmes de leurs enfants, en versant l’aide directement aux familles plutôt qu’en la consacrant exclusivement au financement des services de garde.

Davantage de choix, donc. Mais, pour Mme Fréchette, cette liberté supplémentaire pourrait ouvrir la porte, dans certains foyers, à une discussion comme celle-ci : « Si tu retournes sur le marché du travail, chérie, nous n’arriverons peut-être pas à joindre les deux bouts, contrairement à ce qui se passerait si tu restais à la maison. »

On comprend surtout, dans cette réaction, qu’il serait problématique pour Mme Féchette qu’une femme puisse choisir de s’occuper elle-même de ses enfants plutôt que de retourner sur le marché du travail. C’est une conception pour le moins singulière de l’autonomie : proposer aux femmes davantage de possibilités serait une menace pour leur liberté, parce que certaines pourraient faire un choix que Mme Fréchette désapprouve.



Cette position repose sur une conception infantilisante des femmes : d’une part, celles-ci seraient apparemment trop vulnérables pour pouvoir exercer librement un tel choix ; d’autre part, l’État saurait mieux qu’elles-mêmes quelle décision est bonne pour elles.

On avait cru comprendre que le féminisme moderne avait fait du « choix » et de l’autonomie des femmes des principes fondamentaux.
Il faudrait manifestement apporter une nuance : le choix serait acceptable à condition que les femmes choisissent ce que les politiciennes leur disent de choisir.

La position de Mme Fréchette rappelle d’ailleurs certains débats féministes des années 1990, lorsque le Québec avait instauré les allocations à la naissance. Cette politique, nettement moins coûteuse que l’actuelle politique familiale, avait été vivement critiquée par certaines féministes. Claire Bonenfant, alors présidente du Conseil du statut de la femme, s’interrogeait ainsi, à propos d’une politique dont les effets natalistes étaient pourtant modestes : « Cette politique sera-t-elle une politique nataliste déguisée cherchant à nous retourner aux berceaux et aux fourneaux ou bien se présente-t-elle comme une politique de justice sociale ? »

La question demeure étonnamment actuelle. Pourquoi considérer comme suspecte une politique qui permettrait à une famille de recevoir une aide pour s’occuper elle-même de ses enfants, plutôt que de conditionner cette aide au recours à un service de garde ? Pourquoi l’État devrait-il déterminer non seulement quelles familles méritent d’être aidées, mais aussi la manière dont elles doivent organiser leur vie familiale pour recevoir cette aide ?

Dans le système défendu par Mme Fréchette, le choix n’est donc pas véritablement laissé aux familles : l’aide publique privilégie un modèle précis, celui où les enfants sont confiés à un service de garde pendant que leurs parents travaillent. Le modèle familial dans lequel un parent choisit de rester auprès de ses jeunes enfants est, lui, beaucoup moins digne du soutien de l’État.

C’est précisément ce que l’on pourrait reprocher à cette conception de l’« autonomie » : elle ne consiste plus à permettre aux femmes et aux familles de choisir entre plusieurs possibilités, mais à orienter financièrement leurs choix vers celui que le gouvernement juge souhaitable.

Une politique réellement fondée sur l’autonomie devrait faire exactement l’inverse : donner aux familles les moyens de choisir. Certaines préféreront les services de garde, d’autres voudront les grands-parents, d’autres encore souhaiteront qu’un des parents réduise son activité professionnelle ou reste temporairement à la maison. Si l’on fait confiance aux femmes, il faut accepter leurs choix même lorsqu’ils ne correspondent pas à ceux que l’on aurait faits à leur place.

L’autonomie ne consiste pas à choisir à la place des femmes. Elle consiste précisément à leur laisser le choix.


Voir aussi

La fécondité continue de chuter au Québec (article de 2016 quand la natalité était encore de 1,6 enfant/femme).

mardi 13 mai 2025

États-Unis : Le libre choix de l'école pourrait désamorcer les guerres culturelles

Une cause devant la Cour suprême des États-Unis concernant les droits des parents religieux souligne un problème plus profond : sans choix, les écoles publiques deviennent un champ de bataille de la guerre culturelle sans issue.


La Cour suprême des États-Unis examine actuellement ce qui pourrait être l'affaire la plus importante en matière de liberté religieuse qu'elle aura à examiner au cours de cette législature. Dans l'affaire Mahmoud c. Taylor, des parents religieux représentant diverses confessions poursuivent le district scolaire public du comté de Montgomery (MCPS), dans le Maryland, pour qu'il leur permette d'exclure leurs enfants des discussions sur les livres de l'école primaire portant sur des thèmes tels que la sexualité et le genre.

Lors des plaidoiries, le juge Ketanji Brown Jackson s'est interrogé sur les arguments des plaignants. « J'ai du mal à comprendre comment l'exercice de la religion d'un parent peut être entravé si l'école enseigne quelque chose que le parent désapprouve », a déclaré Mme Jackson. « Vous avez le choix. Vous n'êtes pas obligé d'envoyer votre enfant dans cette école. Vous pouvez les placer dans une autre situation.

En pratique, de nombreuses familles n'ont pas d'alternative éducative viable dans le Maryland. En l'absence d'un choix d'école solide, les familles qui sont les perdantes des affrontements culturels à somme nulle dans les écoles publiques n'ont que peu de recours.

Malgré les affirmations contraires de M. Jackson, la plupart des familles ne peuvent pas simplement placer leurs enfants dans une « autre situation ». Seuls les élèves à faible revenu peuvent bénéficier du bon d'études du Maryland, d'une valeur inférieure à 3 000 dollars pour l'année scolaire 2024-25. Ce montant ne couvrirait qu'une fraction des 14 500 dollars que coûtent en moyenne les frais de scolarité d'une école primaire privée dans le Maryland.

Les lois régissant les transferts d'écoles publiques dans le Maryland sont parmi les moins généreuses du pays. Le Maryland est l'un des quatre États - avec l'Alaska, le Maine et la Caroline du Nord - qui obtiennent 0 point sur 100 sur la feuille de résultats de la Reason Foundation classant les lois sur l'inscription libre dans les écoles primaires et secondaires. Cela signifie que le droit de transfert vers d'autres écoles publiques (en dehors de la zone de captation habituelle des élèves) disposant de places n'est pas codifié dans la législation de l'État.

Même si les districts scolaires limitrophes du MCPS autorisent le transfert de certains de ces élèves, ils peuvent leur faire payer des frais de scolarité, tout comme les écoles privées. Par exemple, les écoles publiques voisines du comté de Frederick et du comté de Howard ont facturé respectivement 9 000 et 12 700 dollars aux élèves transférés d'autres comtés au cours de l'année scolaire 2024-25.

Les écoles à charte sont ces écoles qui reçoivent des fonds publics mais qui fonctionnent indépendamment du système scolaire public établi. Aucune école à charte ne fonctionne actuellement dans le comté de Montgomery (bien que la première soit prévue pour l'automne 2025). Le conseil scolaire s'y est longtemps opposé, suscitant les critiques du conseil de l'éducation du Maryland.

Lorsque le district a annoncé aux familles qu'elles ne pouvaient plus exclure leurs enfants d'âge élémentaire des cours controversés au début de l'année scolaire 2023-24, certains parents ont choisi de retirer leurs enfants du MCPS, ce qui leur a coûté très cher. Une famille a abandonné sa maison et s'est installée chez ses grands-parents pour pouvoir payer les frais de scolarité dans une école privée. Une autre famille a choisi de scolariser à domicile sa fille atteinte du syndrome de Down, sacrifiant ainsi 25 000 dollars de services spéciaux fournis par MCPS.

Il convient de noter que les plaignants dans l'affaire Mahmoud demandent uniquement à ne pas suivre des cours spécifiques qui violent leurs convictions religieuses. Ils n'exigent pas que le district modifie son programme scolaire. Les politiques d'exclusion sont une pratique courante dans l'enseignement public et, dans de nombreux États, les familles peuvent depuis longtemps retirer leurs enfants des cours d'éducation sexuelle.

Cela dit, les défenseurs de la position du juge Jackson n'ont pas tort : Où cela s'arrête-t-il ? Il existe de nombreux autres domaines dans lesquels les écoles publiques pourraient adopter un programme d'études contraire aux croyances religieuses individuelles. Il se peut qu'à un moment donné, il devienne trop contraignant pour les écoles de laisser les familles se retirer de tout ce à quoi elles s'opposent tout en continuant à être inscrites.

D'où la nécessité du choix de l'école. Lorsque les familles n'ont pas d'alternative, les écoles publiques deviennent un champ de bataille. Il devient impossible de satisfaire pleinement une population diversifiée dont les valeurs et les convictions varient.

La Cour devrait se prononcer en faveur des plaignants et laisser les parents se retirer de l'école. Mais les familles ne devraient pas avoir à attendre une décision de la Haute Cour pour avoir le choix en matière d'éducation.

jeudi 1 février 2024

France — Dix raisons pour lesquelles les parents choisissent l'école privée

1. L'école est en faillite

les mauvais scores obtenus par la France dans la dernière enquête Pisa en témoignent : le moteur est grippé, quelque chose ne fonctionne plus dans l’éducation nationale. dans ce palmarès qui classe les systèmes éducatifs dans le monde, la France figure à la 23e place. elle est classée 22e en mathématiques, 24e en compréhension de l’écrit, 22e en sciences parmi les 38 pays de l’OCDE. les résultats de la France sont « parmi les plus bas jamais mesurés », avec une chute vertigineuse du niveau en mathématiques depuis 2018. bien entendu, l’enseignement public comme l’enseignement privé ont leur part de responsabilité dans ce naufrage. Mais celle du public est proportionnelle à son poids dans l’éducation nationale ; or sur les 12 millions d’élèves fréquentant les écoles, collèges et lycées de notre pays, plus de 83 % sont scolarisés dans des établissements publics !


2. Le privé, ça marche


Il n’y a pas de secret : l’une des raisons qui poussent les parents à inscrire leurs enfants dans les établissements privés tient aux meilleurs résultats que ceux-ci obtiennent sur le plan scolaire. Plusieurs tests le démontrent. À l’entrée en sixième, les élèves sont par exemple évalués sur leurs capacités de compréhension d’un texte en français. lors des dernières évaluations, menées en septembre 2023, ceux issus du privé ont obtenu la note de

272,6 points, contre 240,5 dans le public… soit plus de 32 points d’écart. Au collège, cet écart se confirme : 97 % des élèves du privé décrochent leur brevet, contre 87 % dans le public. Idem pour le baccalauréat où le taux de réussite dans la filière générale et technologique atteint 98 % dans le privé, contre 94 % dans le public.

3. Des professeurs plus présents

En matière d’absentéisme, les derniers chiffres connus sont ceux communiqués par le ministère de l’Éducation nationale pour l’année scolaire 20182019. Durant cette période, 45 % des personnels des corps enseignants du secteur public ont eu au moins un congé pour raison de santé, contre 36 % pour les corps enseignants du second degré du secteur privé. Durée d’absence moyenne dans le public : 16,9 jours contre 13,1 jours dans le privé. Et que dire des heures non remplacées, évoquées maladroitement par Amélie Oudéa-Castéra, la nouvelle ministre de l’Éducation nationale, pour justifier son choix d’inscrire son fils à Stanislas plutôt qu’à l’école publique Littré (Paris, 6e arrondissement) qui, comme tout établissement scolaire et malgré son excellente réputation, n’échappe pas au casse-tête de la gestion des remplacements ! « Ma fille a fait tout son primaire à l’école Littré et en 2021, alors qu’elle était en CM2, son professeur a eu des problèmes de santé, témoigne un père d’élève que nous avons interrogé. Il a fallu attendre quatre mois avant qu’il soit enfin remplacé et, en attendant, les élèves ont été dispatchés dans des classes de niveaux inférieurs ce qui leur a fait prendre du retard et a suscité la colère de nombreux parents d’élèves. La directrice elle-même était désespérée de cette situation. » Et notre témoin de poursuivre : « Nous avons vécu une année scolaire infernale. Chaque lundi, on se demandait si la maîtresse serait enfin là ! » Ce fâcheux contretemps n’a pas empêché la jeune élève de rejoindre par la suite l’ENC Blomet, un établissement privé d’excellence du 15e arrondissement parisien… « Je n’ai pas le souvenir que l’un de ses professeurs ait été en arrêt maladie aussi longtemps depuis son inscription au collège l’an dernier ! » lance son père.

Si les remplacements sont si compliqués dans l’enseignement public, c’est peut-être en raison du manque de professeurs, dira-t-on. Mais curieusement, le public compte de nombreux enseignants titularisés (16 % des effectifs titulaires du premier degré public, 6 % de ceux du second degré) qui ne font pas cours !

« Ramener les taux du public au niveau du privé permettrait ainsi de remettre face aux élèves plus de 30 800 enseignants dans le premier degré public et plus de 11 700 enseignants dans le second degré public, tout en réalisant une économie de 3 milliards d’euros », estime une étude de la Fondation Ifrap (Société civile, octobre 2021).

4. Davantage d'autonomie dans le privé

Véritables chefs d’orchestre, les directeurs d’établissements privés ont bien plus d’autonomie que dans le public. Outre la bonne gestion des comptes, l’entretien des bâtiments, ils sont aussi chargés de recruter les enseignants contractuels ou remplaçants, et font même passer des entretiens aux enseignants titulaires souhaitant changer d’établissement. Résultat : une plus grande cohésion de l’équipe pédagogique. « Dans le public, les chefs d’établissement n’ont la main que sur les emplois du temps, ils doivent passer par le rectorat pour gérer les équipes pédagogiques, tandis qu’une collectivité gère le personnel technique et les questions matérielles » remarque la Fondation Ifrap.

5. Moins de grèves

Cela n’échappe à personne : les enseignants et personnels font rarement grève dans les établissements d’enseignement privé. Tel n’est pas le cas dans l’enseignement public. Prochain rendez-vous : le 1er février, à l’appel de plusieurs syndicats dont l’Unsa Éducation, au nom de la défense de l’école publique et laïque. « Nous l’école publique, on la respecte », dit le syndicat.

6. Plus d'autorité, moins de drogue et d'incivilités…

« Les enfants sont clairement mieux encadrés que dans le public », témoigne une mère de famille qui a connu les « deux écoles » et dont les enfants sont aujourd’hui inscrits dans un établissement privé parisien. « Les jeans troués, les débardeurs et les téléphones portables sont interdits, le maquillage est prohibé pour les filles… C’est très positif pour les jeunes d’avoir un cadre, surtout durant les années de collège où ils doivent se construire. » Nombre de parents qui optent pour les établissements privés sont à la recherche de ce petit supplément d’autorité qui se fait de plus en plus rare. L’enseignement privé fait par ailleurs figure de citadelle face à la montée de l’insécurité en milieu scolaire. La violence à l’école n’est pas un mythe : 427 incidents graves s’y produisent chaque jour, soit 69 000 incidents par an dans le second degré. Plus de 79 % sont des atteintes à la personne, 4,8 % des incidents liés à la consommation de drogues ou à un trafic ; 4,5 % sont liés à un port d’arme blanche ou d’objet dangereux.

7. Un choix de conviction

Offrir à son enfant un cadre approprié à sa réussite scolaire, faire en sorte qu’il reçoive une éducation religieuse, favoriser son épanouissement, le développement de ses talents, son désir d’engagement au service des autres… Telles sont les motivations de nombreux parents optant pour le privé. « Dans l’école privée où est inscrit mon fils, on propose aux élèves de faire des maraudes le soir, ou encore du soutien scolaire à des enfants du quartier », témoigne un père de famille, entrepreneur à Lyon. Pour beaucoup de parents, opter pour l’enseignement privé est une façon de garantir une certaine cohérence entre l’éducation transmise à la maison et celle dispensée par le corps enseignant et les éducateurs. Ils sont d’ailleurs très sollicités pour participer à la vie de l’établissement, préparer le marché de Noël, la fête annuelle… Cette recherche d’harmonie et de cohérence est essentielle pour comprendre pourquoi certains parents, qui payent

déjà des impôts, acceptent de régler en plus des frais de scolarité alors qu’ils pourraient se contenter de profiter de l’école publique et gratuite.

8. Une offre plurielle

Si les établissements d’élite occupent le devant de la scène, l’enseignement privé est constitué d’une multitude d’écoles, collèges et lycées qui permettent aux parents d’opérer un vrai choix, en fonction du niveau scolaire de leur enfant et des priorités qui sont les leurs. Certains mettent davantage en avant la réussite scolaire, d’autres les langues, la religion, le sport… Avec l’émergence des établissements hors contrat, cette pluralité de l’offre éducative n’a fait que se renforcer. En 2023, ces écoles dites indépendantes scolarisent près de 100 000 élèves dans plus de 2 470 établissements (maternelle, primaire, collège et lycée). Il se crée environ 120 établissements hors contrat par an. « Contrairement aux établissements de l’Éducation nationale, les établissements indépendants jouissent d’une grande liberté : recrutement des enseignants, choix des méthodes, des horaires et des programmes, etc. Cette liberté leur permet de s’adapter rapidement et facilement aux besoins des élèves », note la Fondation pour l’École. Elle permet aussi de proposer des modèles d’enseignement très novateurs, comme par exemple celui mis en place par l’Académie musicale de Liesse – une école maîtrisienne où l’on apprend autant à travailler qu’à chanter – à laquelle Le Figaro Magazine a consacré un reportage complet en septembre 2023.

9. Une priorité : l'épanouissement des élèves

Nombre d’établissements privés ne se contentent pas de délivrer l’enseignement prévu par les programmes de l’Éducation nationale. Ils s’intéressent au développement de la personnalité des élèves, à leurs talents, en cherchant à les armer pour la vie comme l’explique Mathieu, ancien élève de l’École alsacienne, un établissement huppé du 6e arrondissement de Paris. « J’ai étudié à l’École alsacienne de la sixième à la terminale dans les années 1980. Elle présentait aux yeux de mes parents beaucoup d’avantages. D’abord, elle proposait à ses élèves une réelle ouverture sur le monde en proposant de nombreux voyages à l’étranger (Rome, Florence, Prague…) ou dans nos régions (Alsace, Quercy…) dès notre plus jeune âge. On y enseignait aussi des langues inhabituelles (chinois, russe, hébreu…). On pouvait parallèlement pratiquer des disciplines variées, comme le théâtre. Il y avait également des compétitions sportives contre d’autres établissements, renforçant notre esprit de corps. Dès le début, j’ai pu observer la proximité entre les élèves et les profs. On continuait volontiers nos échanges au café. Ils étaient soucieux de nous faire progresser dans nos domaines de prédilection ; ne s’acharnaient pas à nous faire aimer une matière qui nous rebutait et savaient miser sur notre épanouissement. Sous leur impulsion, on avait le sentiment de pouvoir penser “autrement”. Ils veillaient, par ailleurs, à nous faire travailler en équipe. Ils nous responsabilisaient, sans sévérité. Loin de l’image de la fameuse “austérité protestante”. Après notre scolarité, ils ont toujours été heureux de nous revoir, mon groupe d’amis et moi. Et vice versa. Nous sommes même devenus copains avec un certain nombre d’entre eux. »

10. Une école loin d'être réservée aux plus riches

Contrairement à une idée reçue, les écoles privées ne sont pas réservées aux plus riches. Dans nombre d’établissements privés, notamment catholiques, il règne un véritable esprit de solidarité. Certains attribuent par exemple des aides financières, sous certaines conditions, pour accompagner les familles rencontrant des difficultés. En mai 2023, l’enseignement privé s’est par ailleurs engagé à demander aux établissements de pratiquer des tarifs différenciés en fonction des revenus des familles. « Actuellement, environ 30 % d’entre eux le font, mais je souhaiterais qu’une très large majorité le fasse », a déclaré Philippe Delorme, secrétaire général de l’enseignement catholique, promettant que le nombre d’établissements proposant des contributions modulées augmentera au minimum de 50 % en 5 ans. Autre engagement : doubler en cinq ans le nombre de boursiers (12 % des élèves aujourd’hui) dans les établissements privés sous contrat.

Des établissements qui savent concilier exigence et bienveillance, ouverture d’esprit et sens des responsabilités...

Source : Figaro magazine

mardi 6 septembre 2022

Menu végétarien par défaut: 94 % des parents grenoblois s'y opposent, Québec Solidaire songe-t-il à imiter la mairie de Grenoble ?

La mairie « écologiste » de Grenoble a choisi de mettre par défaut des menus végétariens à la cantine si les parents ne choisissaient pas. Ceux-ci ont refusé à 94 %.

Grenoble voulait plus de menus végétariens, mais les parents ne suivent pas. Le maire de Grenoble, Éric Piolle, pour la première fois, avait dit que, si les parents ne demandaient pas expressément le contraire, eh bien des menus végétariens seraient servis aux enfants. Les parents ont refusé à une écrasante majorité. 


Les parents d’élèves de Grenoble préfèrent depuis la rentrée choisir un autre menu que celui végétarien, proposé par défaut par la mairie écologiste. 94 % des parents choisissent soit le menu bleu à base de poisson, soit le menu rouge qui alterne poisson et viande. C’est le cas de Mickaël, papa de deux garçons scolarisés en primaire à Grenoble. « Nous, on a toujours mangé de la viande à la maison. Ça fait partie de mon alimentation principale. Et du coup, les enfants ne sont pas réfractaires à ça. Chacun a le droit de manger ce dont il a envie. Mais par contre, effectivement, il faut arrêter d’imposer aux autres son alimentation », dit-il.

En plaçant le menu végétarien d’office, par défaut si les parents ne font aucun choix, la mairie de Grenoble veut cette année sensibiliser sur l’impact environnemental de l’élevage intensif. Le discours séduit quelques parents, 5 % au total.

Québec solidaire veut des repas végétaliens dans les écoles et les hôpitaux

Québec solidaire (QS) propose un virage « vert » dans les assiettes des cafétérias du secteur public en offrant un menu constitué à 50 % de « repas d’origine végétale ». Gabriel Nadeau-Dubois tente lui-même de manger moins de viande pour réduire son empreinte carbone.

QS propose d’« adopter une politique d’achat alimentaire dans le secteur public incluant 70 % d’aliments locaux et 50 % de repas d’origine végétale », ainsi que d’« offrir un soutien technique et financier pour le passage de l’agriculture conventionnelle à l’agriculture biologique et rembourser la certification biologique », des subventions supplémentaires donc. Le parti veut modifier les menus des cafétérias du secteur public, notamment ceux des écoles, des hôpitaux et des musées, pour « offrir » à tous une option végétalienne. Rien n’empêche aujourd’hui cette offre, chaque cantine est libre de l’offrir, on peut donc craindre que l’« offre » de QS consiste à limiter le choix (en imposant la présence d’un menu végétalien ce qui limitera l’offre d'autres menus, les cantines ne pouvant supporter les coûts de trop nombreux menus) et à faire subventionner ce choix par les contribuables.

À terme, le plan climat prévoit une diminution de la production de viande au Québec qui serait remplacée par de la culture maraîchère. La modélisation de sa « Vision 2030 » par la firme Esmia Consultants, en collaboration avec Dunsky Énergie + Climat, prévoyait donc une « substitution d’une partie de la production laitière et de bœuf, de porc et de volaille, ainsi que des grains et céréales destinés à l’alimentation animale (— 5 % à — 12 % d’ici 2030 par rapport à la référence) vers une augmentation de la production de fruits, légumes et grains et céréales ».

Le chef parlementaire de Québec solidaire s’engage également à « accompagner les agriculteurs vers les cultures moins polluantes ». Il aura l’occasion de présenter sa vision de l’agriculture verte ce mercredi lors d’une rencontre avec l’Union des producteurs agricoles.

Sources RTL, La Presse de Montréal.

Voir aussi

Écologie — Soyez écolo, mangez de la viande ! (m à j)

mardi 2 novembre 2021

Marginalisation des enfants croyants par le ministre de l’Éducation du Québec

Nous reproduisons ci-dessous une lettre d’opinion avec 7 cosignataires, envoyée hier aux médias francophones principaux et catholiques du Québec ainsi qu’à l’AECQ et au ministre Jean-François Roberge.

Le ministre Jean-François Roberge a annoncé un nouveau programme québécois qui remplacera l’ancien programme d’Éthique et culture religieuse (ECR). Il se nomme Culture et citoyenneté québécoise. Il reposera sur trois axes : la culture, la citoyenneté québécoise, le dialogue et la pensée critique. Aujourd’hui, le ministère de l’Éducation va loin, en évacuant tout contenu religieux du nouveau programme. Le ministère maintient aussi l’obligation aux enfants de tout âge de fréquenter ce cours, que ce soit à l’école publique ou privée.

Plus qu’avant, une nouvelle génération de parents aura à gérer la transmission directe à l’école de valeurs qui risquent d’être en contradiction avec leurs propres valeurs familiales et/ou religieuses. Plus qu’avant, les enfants qui ont une appartenance religieuse se sentiront mis à l’écart. Des milliers de parents s’étaient opposé au programme ECR pour plusieurs raisons. Ils ont contesté la perte du choix entre des cours de religion ou de morale. Mais ils étaient particulièrement indignés et choqués par l’obligation de fréquenter un cours qui ne respecte toujours pas leurs convictions. La cause des parents contre ECR a été portée jusqu’en Cour suprême du Canada, appuyée par la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) et par l’Association des parents catholiques du Québec (APCQ) ainsi que par l’Association des communautés chrétiennes orthodoxes du Grand Montréal (ACCOM) et par la Ligue catholique des droits humains (LCDH). 

Depuis ce temps, les parents se sont vus privés de leurs droits de regard et de décision en tant que premiers éducateurs de leurs enfants, autant par la Cour que par le gouvernement. Avec ce nouveau programme, cet abus de pouvoir va perdurer. Dans le programme ECR, la présentation de croyances religieuses et morales contraires à leurs valeurs familiales et la remise en question systématique de leurs enseignements ont profondément bouleversé les parents. Ces derniers se sont retrouvés dans la position fâcheuse et non méritée d’avoir à gérer des contenus qu’ils considéraient comme nuisibles à leurs enfants. Ils appréhendaient l’impact de l’école sur le système de valeurs de leurs enfants et sur leur adhérence religieuse. Cet impact s’est fait sentir et se fera sentir de nouveau, dans la classe, à travers les échanges en groupe, les exercices à faire, les lectures, les visites et les rencontres non autorisées par les parents, les films et les vidéos. 

Ce nouveau cours, tel qu’il est annoncé, axé sur les valeurs à la mode et qui évacue les bases chrétiennes de la pensée critique, morale et religieuse posera un défi encore plus grand aux parents. Pourtant, les parents restent, il faut le rappeler, responsables légalement de leurs enfants ! Que l’État s’accapare le choix des valeurs que les enfants absorberont, demeure une injustice flagrante ! Les familles auront de nouveau à en vivre les conséquences sur une base quotidienne !

L’Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ), dans son communiqué du 25 octobre 2021, se dit inquiète et dénonce ce nouveau programme à cause de l’évacuation des contenus religieux, de la marginalisation des croyants de toutes confessions et du risque d’augmentation des préjudices à leur égard.

Comme annoncé, ce nouveau cours n’inclut pas l’impact déterminant du catholicisme sur l’histoire du Québec. De plus, il ignore l’importance de la religion dans la vie des élèves, sabotant ainsi les efforts parentaux de donner à leurs enfants un sens à la vie et une appartenance à une communauté de foi.

Aussi, un des objectifs du nouveau programme est de se positionner « face à des enjeux socioculturels ». L’Église catholique a une longue histoire de réflexion continue sur ce sujet. Mais la référence à l’Église ne fait pas partie des contenus envisagés par le ministre. Alors, quelles seront les bases de cette nouvelle identité québécoise que le ministère veut former auprès des enfants ?

De plus, l’AECQ regrette que le nouveau cours ne reconnaisse pas « la complémentarité de l’éthique et de la culture religieuse pour le Québec ». Au contraire, le ministre a souligné que cela va à l’encontre des valeurs québécoises de définir son identité à partir de son appartenance religieuse. (Voir le Journal de Montréal, le 25 octobre 2021, p.3). Pourtant, la majorité de la population québécoise inclut la religion dans sa définition et sa pratique. Le ministre semble croire qu’il est le dépositaire des valeurs québécoises. Mais celles-ci sont multiples et complexes et comprennent une dimension religieuse. Les valeurs morales ancrées dans les traditions religieuses sont souvent en opposition aux valeurs promues par les politiques et la société civile.

Plus qu’avant, le ministère se sert de sa position de force pour façonner le profil socioculturel du Québec selon SES valeurs. Plus qu’avant il évacue la liberté de religion dans la « Belle province ». À quand la reconnaissance du devoir des parents et le respect de leur responsabilité dans l’éducation de leurs enfants ? À quand une liberté de choix dans les programmes scolaires ? À quand les parents chrétiens auront-ils le droit de recevoir un cours selon leur culture religieuse, leurs croyances et leurs convictions ?

Le 1er novembre 2021

Jean Morse-Chevrier, Présidente de l’APCQ (de 2004 à 2013)
Jocelyne St-Cyr, Présidente de l’APCQ (de 1989 à 2004)
Diane Joyal, Présidente de l’APCQ (de 2013 à 2016)
Jean-Léon Laffitte, Président de l’APCQ
Antoine Malek, Ancien président de l’ACCOM
Raouf Ayas pour le Rassemblement des chrétiens du Moyen-Orient
Sylvain Lamontagne, dernier président de la CLÉ
Nicholas Newman, MD, grand-parent

-30 —

Source : Jean Morse-Chevrier, 819-661-7140, chevrier<arrobe>sympatico.ca


lundi 25 novembre 2019

Bras de fer sur les commissions scolaires et la centralisation des pouvoirs

Une partie de bras de fer oppose les partis de l’opposition et le gouvernement Legault, qui souhaite adopter le projet de loi 40 sur l’abolition des commissions scolaires avant la pause du temps des Fêtes. Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEÉS), Jean-François Roberge, a toujours espoir de faire adopter le projet de loi 40 d’ici la fin de l’année « si les partis de l’opposition collaborent », a indiqué son cabinet au Devoir.

Ceux-ci répliquent qu’il est impossible d’entériner aussi rapidement ce projet hors de l’ordinaire, envers lequel ils ont d’importantes réserves, qui viendrait bouleverser l’équilibre des forces dans la gouvernance scolaire. La réforme du réseau de la santé par le ministre Gaétan Barrette, qui avait mené à l’abolition des régies régionales de la santé, avait nécessité près de cinq mois de travaux parlementaires avant son adoption, indique-t-on à Québec. Le projet de loi 40 est aussi important, mais les auditions en commission parlementaire n’ont commencé que le 4 novembre dernier. Il est hors de question que les partis « bâclent leur travail », souligne la députée libérale Marwah Rizqy. « Une réforme de cette ampleur ne peut fonctionner avec une approche bulldozer. Le ministre doit avoir l’appui des gens qui l’appliqueront sur le terrain », ajoute sa collègue péquiste Véronique Hivon. La députée solidaire Christine Labrie a aussi invité le ministre à tenir compte des critiques envers le projet de loi, mercredi à l’Assemblée nationale.

Avant même le début de l’étude détaillée du projet de loi en commission parlementaire, de nouvelles voix s’élèvent pour critiquer cette réforme phare du gouvernement Legault. « On espère que le ministre Roberge va retravailler son projet de loi, qui cache des modifications beaucoup plus importantes qu’un simple changement de nom des commissions scolaires », dit Ève-Lyne Couturier, chercheuse à l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), marqué à gauche.

Dans une fiche technique qui sera rendue publique jeudi, l’IRIS fait valoir que le projet de loi centraliserait des pouvoirs entre les mains des bureaucrates et du ministre de l’Éducation sans renforcer la capacité d’agir des parents contrairement à ce que prétend le gouvernement.

 Le ministre Roberge cherche aussi à réduire au silence un palier intermédiaire de gouvernance — les commissaires (trop mal) élus — qui ne se gêne pas pour critiquer les décisions du gouvernement.

L’IRIS partage le constat émis la semaine dernière par Yvan Allaire et Michel Nadeau, de l’Institut sur la gouvernance : le conseil d’administration des futurs centres de services scolaires n’aurait que le pouvoir d’approuver les décisions proposées par des bureaucrates. Des comités formés d’« experts » (directions d’école ou gestionnaires scolaires) proposeront la répartition des ressources entre les établissements, les orientations pédagogiques et la priorisation des budgets. Les parents auront beau détenir 8 des 16 sièges sur le conseil d’administration des centres de services (qui remplaceront les commissions scolaires), ils n’auront pas de réels pouvoirs, estime l’IRIS. Surtout qu’ils devront siéger bénévolement à la fois sur le conseil des centres de services et sur un conseil d’établissement. « Ça représente beaucoup d’heures de bénévolat pour des parents de jeunes enfants qui ont déjà des horaires bien remplis », dit Ève-Lyne Couturier.

Concurrence et choix (limité)

L’IRIS estime aussi que le projet de loi « accentuera la mise en concurrence des écoles » — ce qui est pourtant en soi une très bonne chose —, car il simplifiera l’inscription d’élèves sur un autre territoire que celui de leur centre de services scolaires. « Les parents pourront magasiner leur école sur l’ensemble du territoire du Québec, dit la chercheuse. On transforme les écoles en petites PME qui devront avoir un département de marketing pour aller chercher davantage de clientèle. Les écoles sont financées en fonction du nombre d’élèves. Si moins de parents choisissent leur école de quartier, elle aura moins de ressources. On ne voit pas trop le problème, si ce n’est que les écoles n’auront toujours pas plus de liberté pédagogique, de recrutement ou de publicité...

 Résultat : on peut prévoir que les écoles à projet particulier qui sélectionnent leurs élèves (arts-études, sports-études, programme international) se multiplieront encore, ce qui nuira à la mixité scolaire. On ne comprend pas très bien ce que mixité scolaire signifie ici : parle-t-on de mixité sociale, ethnique ? Mais les bons élèves des quartiers aux mauvaises écoles pourront, au contraire, s’inscrire plus facilement à l’école de leur choix sur l’ensemble du territoire !

Les élèves les plus vulnérables sont tirés vers le haut par les élèves les plus forts, tandis que ceux-ci ne souffrent pas de la présence d’élèves en difficulté, prétend l’IRIS. Pour que cela soit vrai et que tout le monde suive, il faut que le programme soit nivelé par le bas, les bons élèves ne sont pas pénalisés parce que le programme est sous-dimensionné pour eux : ils n’apprennent pas grand-chose.

Mais comme les écoles ordinaires n’accueillent que des élèves ordinaires, les élèves les plus faibles sont susceptibles de rester faibles. C’est déjà le cas dans les quartiers desservis par de mauvaises écoles, mais les élèves en sont captifs.

Source

Voir aussi

Effet d'écrémage lié à la liberté scolaire : faible ou déjà présent

L’école privée n’est pas à blâmer

« Ségrégation scolaire » : harcèlement scolaire des bons élèves

Grande-Bretagne : se débarrasser des écoles privées ? Mieux vaudrait résorber l'inégalité entre les écoles publiques

QS et le PQ s'uniraient contre la « ségrégation scolaire »

Québec — Moins d’élèves, mais dépenses en forte hausse

Très forte augmentation des élèves allophones à Montréal (coûts supplémentaires en francisation et remédiation)

Nombre d’élèves en difficulté a près de doubler en 10 ans, coût : 2,3 milliards par an

lundi 21 janvier 2019

Les élèves ontariens méritent d'être instruits plutôt qu'endoctrinés en « justice sociale »

Extrait d’un article de Sue-Ann Levy du Toronto Sun sur ce qui passe dans les écoles ontariennes. On se console en se disant que cela ne se produit qu’en Ontario. Enfin, peut-être. Voir Enseignante congédiée pour avoir parlé à des journalistes des dysfonctionnements de l’école québécoise.

Quiconque aura cliqué sur le site Web de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’école élémentaire de l’Ontario (FEEO) la semaine dernière se sera vu inviter à rejoindre la Marche des femmes de cette année.

Pour émouvoir ses 83 000 membres, la FEEO mentionnait le président américain Donald Trump, le Premier ministre Doug Ford, la haine et la justice sociale dans le même paragraphe.

« Alors que… le gouvernement de l’Ontario veut faire reculer l’égalité, on organise dans tout l’Ontario des marches de femmes », indique le site Web.

Cette page d’accueil contient une autre sottise, dont un communiqué de presse au sujet de la contestation judiciaire de la FEEO pour s’opposer au prétendu « mauvais traitement » de la part du gouvernement Ford dans le dossier du programme d’éducation sexuelle, affirmant que le gouvernement a « refroidi les enseignants » et « mis les élèves en danger ». [Radio-Canada n’a pas hésité à rapporter le même genre d’accusations (en français) : Éducation sexuelle : l’Ontario met les jeunes en danger, dit le père de Rehtaeh Parsons.]

Je vais vous dire ce qui a mis les élèves en danger.

C’est l’obsession de ce syndicat en matière de « justice sociale », chose qui n’a absolument rien à voir avec la capacité d’un élève à lire, écrire, additionner, soustraire, multiplier et diviser correctement, afin que ses parents n’aient pas besoin de passer d’innombrables heures à revoir ces notions après l’école et que nous nous puissions éviter le constant et triste spectacle de ces jeunes caissiers incapables de rendre la monnaie juste ou de ces jeunes qui ne savent comment écrire une note sans utiliser leur Smartphone.

Si la FEEO se souciait vraiment des élèves à risque, elle préconiserait un programme qui inculque et impose le respect des enseignants, des administrateurs et du personnel dans les écoles élémentaires où, comme je l’ai souligné dans une série d’articles précédents, les fous dirigent l’asile.

Les agressions contre les enseignants, la violence physique et verbale sont monnaie courante dans de nombreuses écoles élémentaires (pas toutes) et, comme on me l’a signalé, les auteurs de ces actes sont souvent choyés au lieu d’être soumis à de strictes sanctions.

Bien sûr, les guerrières folles de justice sociale du conseil scolaire du district de Toronto (TDSB) — conduites par le directeur de « l’éducation à l’équité », John Malloy — sont réputées pour avoir tenté de simplifier le programme et injecter encore plus de médiocrité dans les écoles de Toronto.

C’est pour cette raison que j’ai non seulement toujours soutenu les tests standardisés, mais aussi le classement annuel des écoles établi par l’institut Fraser, qui sont basés sur les tests standardisés de l’Office de la qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE).

Malheureusement, même les tests de l’OQRE ont été simplifiés au fil des ans. Cependant, ils forment un point de départ. Il en va de même pour les classements d’établissements scolaires que les syndicats détestent, car ils révèlent que toutes les écoles ou toutes les méthodes d’enseignement ne se valent pas.

Mais je crois que le concept qui pousserait réellement les enseignants, les syndicats et les conseils scolaires à améliorer leurs prestations est la liberté de choix de l’école.

Cela n’a que trop tardé.

Je parle des écoles à charte qui existent dans aux moins 42 États et à Washington, DC. En Alberta, les écoles à charte existent depuis 2000. On en compte actuellement 13 aux niveaux primaire et secondaire.

Financées par la province ou l’État, elles sont régies par une « charte » ou un contrat de performance qui commande des résultats précis, elles sont gérées par un conseil d’administration indépendant.

Elles permettent de concurrencer les écoles publiques ordinaires, leurs élèves obtiennent généralement que ceux des écoles publiques ordinaires, leur personnel n’est pas syndiqué, elles sont moins dépensières, leurs coûts de fonctionnement soient donc moindres. Les syndicats d’enseignants sont fermement opposés à celles-ci.

Voir aussi

États-Unis ­– Inflation du taux de passage en fin de secondaire ?

Les écoles à charte monopolisent les meilleures places aux États-Unis

L’avenir des élèves québécois hypothéqué par des enseignants incompétents indéboulonnables

Québec — enseignante dénonce niveau « épouvantablement faible » de ses élèves en français — preuves à l’appui —, la commission scolaire y a vu une tromperie à l’égard du public, une preuve de déloyauté

États-Unis — fraude systématique depuis dix ans dans les écoles publiques d'Atlanta

http://www.pouruneécolelibre.com/2015/06/quebec-enseignants-incites-gonfler-les.html

Inflation des notes dans les universités nord-américaines ?

Universités québécoises : « diplômes au rabais, notes gonflées, cours inutiles »


jeudi 8 février 2018

Éducation: libre choix du privé ou du public aux parents

Sylvain Lévesque rappelle quelques faits intéressants dans le Journal de Québec. Rappelons que pour ce carnet, la liberté des parents doit aller au-delà de choisir une école dans le réseau public ou privé, les écoles devraient avoir plus de libertés en termes de recrutement, de pédagogie et de programme.

Québec solidaire promet, s’ils remportent les prochaines élections, de mettre fin au financement gouvernemental aux écoles privées. Le parti de gauche pense ainsi faire épargner 100 M$ à l’État tout en augmentant le soutien aux écoles publiques, elles qui recevraient 63 000 étudiants de plus au sein de leur réseau.

Quelques chiffres intéressants

  • 125 000 étudiants fréquentent les écoles privées du Québec (Source gouvernement).
  • Il en coûte environ 12 000 $ par enfant dans le réseau public, par élève au secondaire.
  • Dans les écoles privées, les parents assument 40 % des droits de scolarité de leur enfant, c’est-à-dire, une moyenne de 4500 $ par individu. (Voir ici tableau 1, page 13. Indexé pour 2017)


Une économie ?

Québec solidaire prétend qu’en coupant le financement public aux écoles privées, 50 % des 125 000 élèves ne pourraient encaisser cette hausse et s’inscriraient dans une école publique.

Sans aide gouvernementale, je m’excuse, mais beaucoup plus de parents n’auraient tout simplement plus les moyens d’envoyer leurs enfants dans ces écoles et n’auraient d’autre choix que de renoncer à ce choix. Est-ce 70 %, 80 % ou 90 % ? Je l’ignore, mais c’est certainement au-delà de 50 %.


Ceci étant dit, si le gouvernement se trouve à payer 100 % de la facture d’éducation au lieu du 60 % de 80 000 à 100 000 enfants supplémentaires, il est évident qu’au lieu d’avoir des économies, nous paierons collectivement davantage. En fait, 100 000 élèves de plus coûteraient 450 millions $ de plus. À ce montant, nous devons retrancher les subventions données aux écoles privées que nous ne verserions plus, c’est-à-dire (7500 $ x 25 000 élèves = 187,5 millions $).

De plus, est-ce que les écoles publiques actuelles ont la capacité d’accueillir 100 000 étudiants de plus à la prochaine rentrée ? Sinon, combien faudra-t-il investir pour agrandir les écoles ou pour en construire de nouvelles ?

Un choix individuel

Il est faux de prétendre que la majorité des parents qui font le choix de l’école privée sont tous des « riches ». Je connais plusieurs couples avec des revenus familiaux de 80 000 à 100 000 $ avant impôt qui ont fait ce choix. Ces parents, ils se serrent la ceinture, il renonce aux vacances d’été et aux petites sorties pour offrir à leurs enfants la meilleure éducation qui soit.

Comprenez-moi bien, je ne dis pas que les écoles publiques n’offrent pas une bonne qualité d’enseignement, mais l’encadrement des élèves y est en général supérieur dans les écoles privées, ne serait-ce que parce qu’il y a moins d’élèves à superviser. D’ailleurs, permettez-moi de vous souligner que je suis moi-même un produit de l’école publique.

Le modèle unique

Après le patriarcat [et patrimoine], c’est le mot privé qui fait hantise chez les solidaires. Ils ont un préjugé positif envers tout ce qui est étatique. Sans le privé, les écoles publiques auraient-elles ressenti de la pression pour développer des programmes à vocation comme le sport-étude, art-étude, ou encore les nombreux parcours internationaux et linguistiques ? Le secteur privé se distingue du public parce que pour avoir des clients, il se doit d’être performant sans quoi, les portes se fermeront.

Pourquoi un jeune politicien comme Gabriel Nadeau-Dubois voudrait-il empêcher des milliers d’enfants d’avoir accès à ce dont il a lui-même bénéficié au Collège Regina Assumpta de Montréal ? « Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ».

L’État omniprésent, l’interdiction de tout ce qui priver et la création de monopoles gouvernementaux, c’est un peu ça la lente soviétisation du Québec. Jean-François Lisée n’a pas tort quand il parle du « Politburo ».
Voir aussi

Rappel : Les Québécois veulent des bons d’étude Sondage Léger : 55 % des Québécois (63 % des parents) se montrent très ouverts à la mise en place des chèques éducation, le gouvernement octroyant une somme fixe pour la scolarité de chaque enfant et laissant alors les parents choisir l’école publique ou privée qu’ils privilégient.

mardi 7 novembre 2017

QS et le PQ s'uniraient contre la « ségrégation scolaire »

Appuyé par le Parti québécois et Québec solidaire, le « Mouvement l’école ensemble » souhaite mettre un terme à ce qu’il appelle la « ségrégation scolaire » qui limite, selon lui, les perspectives d’avenir des enfants moins doués à l’école ou issus de familles moins nanties. Le mouvement prône la mixité sociale entre les murs des écoles publiques québécoises.

Selon un rapport du Conseil supérieur de l’enseignement au Québec, 41 % des élèves du secondaire fréquentent l’école privée (21 %) ou un programme particulier (20 %) qui sélectionne les élèves les plus performants du secteur public.

Le porte-parole du Mouvement l’école ensemble souhaite profiter de la prochaine campagne électorale, qui aura lieu dans quelque 18 mois, pour forcer les candidats à la députation à s’engager  sur ce dossier.

Le collectif de parents, dont les médias comme Radio-Canada relaient les demandes avec bienveillance,  estime que le système scolaire québécois serait le plus inéquitable de tous au Canada et propose trois mesures afin de « remettre l’école publique sur les rails » :
  • L’abolition immédiate du financement gouvernemental de l’école privée ;
  • La fin de la sélection des élèves qui fréquentent l’école publique ;
  • La consolidation de l’aide aux élèves en difficultés en ajoutant une offre d’enseignement enrichi pour les élèves les plus performants.

L'intérêt des parents et des élèves au centre des préoccupations ?

La priorité de ce mouvement de parents ne semble à nos yeux pas être d’améliorer l’instruction des élèves, de limiter les coûts de l’enseignement pour une qualité améliorée, mais de sauver « l’école publique » en privant les parents de choix et de s'assurer que plus d'écoles soient gérées par le gouvernement.

Ni ce mouvement L'École ensemble, ni aucun parti politique d’ailleurs, ne semble vouloir promouvoir le chèque-éducation qui permettrait aux enfants doués issus de familles pauvres de fréquenter l’école de leur choix, y compris privée. Pour ce carnet, cela semble la meilleure manière d’assurer l’accès à une éducation exigeante aux enfants méritants dont les parents n’ont pas les moyens financiers de les inscrire dans une école de leur choix.

Aucun parti ne semble non plus se demander pourquoi l’État provincial devrait gérer des écoles plutôt que de simplement garantir l’égalité des moyens — afin permettre à tous de choisir une école correspondant à leurs besoins et leurs mérites scolaires — ainsi que de s’assurer de la qualité des écoles par des inspections et la mise en place d’examens.

Dans l’ensemble du réseau privé, le taux global d’élèves handicapés ou élèves en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA) a presque doublé en 5 ans pour atteindre 13 % l’an dernier, comparativement à 22 % dans le réseau public. Le secteur privé fait donc sa part. D’ailleurs, près du quart des élèves considérés comme EHDAA dans le secteur privé fréquentent un établissement d’enseignement privé spécialisé en adaptation scolaire. Car école privée ne signifie pas nécessairement école réservée aux élèves brillants, mais choix de l’école. Bien que, rappelons-le, ce choix soit limité au Québec car le programme scolaire est imposé à toutes les écoles et que celles-ci ne peuvent recruter librement leurs enseignants, même dans les écoles dites privées, même celles non subventionnées (il en existe). Les écoles hors contrat en France, notamment, sont nettement plus libres sur ces deux questions.

Un préjugé est sous-jacent à l’argumentation du « Mouvement l’école ensemble » : de mauvais élèves, turbulents ou peu studieux, s’en tireraient mieux dans des classes ou des écoles ne subissant aucune ségrégation scolaire. Tellement mieux que cela primerait sur le retard que les meilleurs élèves pourraient souffrir de cette mixité obligatoire.  Mais est-ce si sûr ? Ne vaut-il pas mieux des écoles ou des classes adaptées à ces élèves ? (Voir ci-dessous, un billet sur les effets très limités de l’écrémage vers l’école privée.)

Enfin, qu’y a-t-il de foncièrement mal à départager les enfants ? Quel parent ne désire pas éviter à ses enfants une mauvaise influence, la fréquentation de camarades peu studieux, turbulents, voire violents ? 


Les réserves du PQ, l’ouverture de QS

Bien qu’il appuie la recherche de la mixité sociale au sein de l’école québécoise, le PQ diverge toutefois d’opinion sur les moyens d’y parvenir. Le porte-parole du PQ en matière d’Éducation, Alexandre Cloutier, a rappelé que son parti veut revoir le financement du système scolaire — tant privé que public — sans pour autant cesser le financement public de l’école privée.

« Il y a des écoles publiques plus coûteuses que l’école privée. Il y a des projets spécifiques qui sont encore moins accessibles dans les écoles publiques que dans les écoles privées. »

« Nous sommes d’avis qu’il faut revoir l’ensemble de l’œuvre, l’ensemble du financement, qu’il doit y avoir un débat de société sur le vivre ensemble et la ségrégation scolaire, souligne M. Cloutier. On pense qu’il y a plusieurs approches possibles et on partage la volonté de s’attaquer à ce vrai problème. »

De son côté, le porte-parole de QS en matière d’Éducation, Gabriel Nadeau-Dubois convient que les solutions avancées par le collectif sont contenues dans le programme de son parti, mais il se dit ouvert à la discussion notamment sur le financement public de l’école privée.

Tout en convenant que « ségrégation » était un « mot fort » qui pouvait choquer certaines personnes, le député Nadeau-Dubois estime qu’il est nécessaire d’y avoir recours pour « sonner l’alarme et pour souligner une situation qui ne peut plus durer ».

Rappelons que l’écrémage et la ségrégation existent déjà au sein même du réseau public par simple répartition spatiale des différentes classes socio-économiques. Le bassin d’élèves des écoles publiques de quartiers aisés est donc très différent de celui de quartiers pauvres. Que préconise le « Mouvement l’école ensemble » pour éviter cela ? Le busing, la mixité scolaire obligatoire au-delà des bassins géographiques scolaires traditionnels ?

Quant au manque de financement dont serait affecté l’école publique selon d’aucuns, rappelons que chaque enfant inscrit à l’école privée, permet à l’école publique de disposer de 4500 $ de plus par élève inscrit au privé (puisque cet enfant coûterait plus cher au Trésor public s’il était inscrit à l’école publique, voir lien ci-dessous) et que les dépenses du Monopole de l’Éducation québécois augmentent bien plus vite que l’inflation ou le nombre d’élèves.
Voir aussi

« Ségrégation scolaire » : harcèlement scolaire des bons élèves

Effet d’écrémage lié à la liberté scolaire : faible ou déjà présent

L’IRIS et la ségrégation scolaire...

Québec — Moins d’élèves, mais dépenses en forte hausse

Très forte augmentation des élèves allophones à Montréal (coûts supplémentaires en francisation et remédiation)

L’éducation aux États-Unis (le choix pour améliorer les résultats et baisser les dépenses)

Coûts des CPE [garderies] : multipliés par 11 pour atteindre à 2,4 milliards $, efficacité en question

Nombre d’élèves en difficulté a près de doubler en 10 ans, coût : 2,3 milliards par an

L’école privée ferait épargner 4452 $ par élève au Trésor public québécois

Échelle des traitements des instituteurs du Québec (2015)

L’école privée profite à tous les élèves québécois

Éducation : les variables non significatives (notamment les dépenses par élève) et la variable pertinente (la qualité)

Syndicats satisfaits : taux du nombre d’élèves par enseignant en baisse constante au moins jusqu’en 2015 (des classes de plus en plus petites, des résultats qui diminuent dans les épreuves internationales)

« Les écoles privées, c’est pour les riches »

Dépenser plus en éducation, est-ce la solution ?

mardi 7 février 2017

Betsy Devos confirmée ministre de l'Éducation de Donald Trump

Elle attise toutes les critiques des syndicats d’enseignants américains et du Parti démocrate.

La milliardaire républicaine Betsy Devos, confirmée mardi à la tête de l’Éducation fédérale lors d’un vote très serré au Sénat, a consacré sa récente carrière à la cause de la privatisation de l’éducation et à la promotion de bourses d’études aux enfants des quartiers pauvres, bourses d'études aussi connues sous le nom de chèques-éducation ou de bons scolaires.

Sa nomination par Donald Trump a suscité tant de rejet de la part du monde syndical qu’il a fallu que le vice-président des États-Unis, Mike Pence, se déplace au Capitole pour voter en personne, comme la Constitution le lui permet en cas d’égalité, ce qui était le cas avec 50 voix pour et 50 voix contre. Deux des 52 républicains se sont joints aux 48 démocrates pour tenter de recaler Mme Devos.

« Le vote d’aujourd’hui aidera chaque enfant à avoir une chance d’obtenir la meilleure éducation possible », a déclaré Mike Pence.

Les partisans de Betsy Devos soutiennent que l’arrivée de cette étrangère au cénacle éducatif représente la meilleure chance de réforme d’un système éducatif déficient, en retard sur d’autres pays développés.

« Les sénateurs [démocrates] protestent pour conserver le statu quo », a écrit Donald Trump sur Twitter. « Betsy DeVos est une réformiste, elle fera une grande ministre de l’Éducation pour nos enfants ! »

Certains opposants à cette nomination semblent avoir perdu tout sens des proportions à l’annonce de cette confirmation. Le critique Richard Lawson de Vanity Fair prévoyait la mort d’enfants à cause de cette nomination dans une série de gazouillis enfiévrés. Il n’hésita pas à envoyer un message où il affirmait : « Les bons scolaires vont mener à plus de suicides. Les politiques de Betsy DeVos tuent des enfants. Ce n’est pas du tout une exagération. » (voir ci-dessous).




Bill Maher, sarcastique, ricana lors de son émission Real Time que « Betsy Devos est la pire personne à se trouver près de livres scolaires depuis Lee Harvey Oswald ». [Lee Harvey Oswald a tiré sur J. F. Kennedy depuis un entrepôt de livres scolaires à Dallas.] La Nouvelle République a exhorté ses lecteurs à « ne pas normaliser Betsy Devos. Ses opinions sont tout simplement trop dangereuses. »

La critique s’est vite répandue outre-Atlantique. Le journaliste Louis Colart du Soir de Bruxelles (sans doute sous perfusion de la presse progressiste américaine) a rapidement déclaré que cette nomination était « le symbole du naufrage annoncé de l’administration Trump ». Rien de moins.



Selon Ricochet, la vicieuse opposition des démocrates et des syndicats s’expliquent par le fait que Devos pourrait fondamentalement changer les choses :
  • Il en va de l’avenir des syndicats d’enseignants qui ont été dépouillés de nombreux avantages au Wisconsin avec le passage de la loi 10, privilèges qu’ils ont failli également perdre en Californie si ce n’était de la décision partagée (4-4) de la Cour suprême dans l’arrêt Friedrichs c. California Teachers Association et. al.
  • Il en va de l’avenir du ministère de l’Éducation fédéral : sera-t-il fortement réduit dans ses prérogatives ou restera-t-il en grande partie intact et pourra-t-il bientôt revenir à son habitude d’envoyer des lettres surnommées « Cher Collègue » aux universités, aux districts scolaires et autres administrations scolaires leur dictant de mettre de côté les droits traditionnels de l’accusé pour imposer une politique sociétale radicale sous la menace de poursuites judiciaires par l’État fédéral.
  • Il s’agit de savoir si, à l’avenir, les États, les municipalités, et surtout les parents pourront librement choisir parmi une vaste gamme de choix pour l’éducation des enfants — écoles à charte, instruction à la maison, écoles publiques ou écoles privées —, ou ce choix sera-t-il sans cesse restreint en raison de nouveaux règlements dictés par bureaucrates fédéraux à Washington redevables aux intérêts des syndicats d’enseignants ?
  • Il en va de ce qui sera enseigné à l’avenir aux enfants — le gouvernement fédéral sait-il mieux que les parents ce que leurs enfants devraient apprendre à l’école [comme au Québec] ? Un programme établi par le gouvernement fédéral touche plus d’étudiants si davantage d’étudiants sont contraints de rester dans les écoles publiques. Les progressistes (et les syndicats) veulent que l’idéologie progressiste soit enseignée à la prochaine génération. Qu’elle soit « offerte à tous » comme dit le ministre de l’Éducation du Québec (comprendre imposée à tous les élèves). Un ministère de l’Éducation dirigée par Mme Devos mettra probablement fin à l’imposition d’un programme scolaire centralisé commun à tous les États (un tronc commun) et rendra aux États fédérés la liberté d’établir leurs programmes scolaires...

lundi 9 février 2015

Communiqué de la CLÉ sur l'étude portant sur la réforme scolaire

La Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) prend acte du Rapport d’évaluation du renouveau pédagogique au secondaire réalisé pour le compte du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport.

Ce rapport, fondé sur une enquête de grande ampleur, identifie de nombreux effets négatifs du « renouveau pédagogique », parmi lesquels une baisse du taux de diplomation chez les garçons, les élèves à risque et les élèves anglophones, une baisse des résultats à l’épreuve d’écriture en cinquième secondaire et une baisse des résultats en mathématiques chez les élèves à risque et ceux venant de milieux défavorisés.

La CLÉ s’inquiète des résultats de cette étude, même si ceux-ci ne sont pas étonnants pour les observateurs avertis de la scène éducative. Pour le secrétaire de la CLÉ, Patrick Andries, « il est temps que les parents et les décideurs politiques tirent les leçons de cette décennie perdue : il faut que les écoles québécoises bénéficient de plus d’autonomie pour éviter une nouvelle réforme pédagogique expérimentale imposée à tous ».

De nombreuses études montrent que les écoles sont plus efficaces quand elles sont autonomes, non seulement dans le domaine administratif, mais également pour ce qui a trait à la pédagogie et au recrutement et quand les résultats de ces écoles sont rendus publics [1]. Les sondages montrent également que les Québécois soutiennent largement ces libertés scolaires [2].

Certaines associations préconisent de mieux former les professeurs ou d’augmenter encore les crédits pour mitiger les mauvais résultats du « renouveau pédagogique ». Pour la CLÉ, ces mesures ne s’attaquent pas aux causes profondes du malaise scolaire. Trop souvent, les professeurs ne sont que des exécutants. Mieux les former pour en faire de meilleurs exécutants des décisions centrales n’aura guère d’impact positif. Le cadre pédagogique manque de souplesse, les programmes sont rigides et imposés à tous. L’école québécoise prétend vouloir former des citoyens autonomes alors que, paradoxalement, toute l’école manque cruellement de latitude.

Comme des incidents récents sur la malbouffe l’ont montré, les parents [3] n’ont pas réellement voix au chapitre dans l’institution scolaire. Toutes les décisions, même celles portant sur la distribution de friandises, semblent venir d’« en haut ».Pour le secrétaire de la CLÉ, « La démocratie scolaire est actuellement un vain mot, il faut rapprocher les décisions des parents et des directions d’école. »

Le système scolaire ne doit plus être monolithique. Les écoles doivent pouvoir adopter des pédagogies différentes, certaines résolument modernes, d’autres plus classiques. Cette diversité est la meilleure manière d’impliquer les parents, un autre facteur de réussite des élèves qui la fréquentent. En effet, les parents devront choisir leur école, s’investir dans ce choix et devraient influer sur les priorités de leur école.

Or, aujourd’hui, la liberté pédagogique est restreinte au point qu’une école catholique privée [4] ne peut pas enseigner le programme d’éthique et de culture religieuse, imposée de façon monolithique par le Ministère, d’un point de vue catholique…

Il y a dans les écoles trop de situations complexes, de différences entre les élèves, de problèmes inédits, d’événements inattendus, trop d’intérêts contradictoires à coordonner pour attendre qu’un pouvoir central impose l’unique bonne façon de faire. Il vaut mieux compter sur la motivation, la compétence et le pouvoir d’adaptation des enseignants, des directeurs d’école et des parents.

La CLÉ défend résolument cette autonomie des établissements scolaires, la diversité des programmes et la liberté de choix des parents.

[1] PISA 2012 Results : What Makes Schools Successful ?, OCDE, 2014, p. 52 et 528, http://www.oecd.org/pisa/keyfindings/pisa-2012-results-volume-IV.pdf

[2] Un sondage Léger-Marketing tenu du 27 au 29 février 2012 indiquait que 54 % des Québécois désirent que les écoles bénéficient d’une plus grande liberté dans le choix des programmes qu’elles enseignent et dans la façon de les enseigner.

[3] Les écoles manquent d’autonomie, Journal de Montréal, 3 février 2015 http://www.journaldemontreal.com/2015/02/03/les-ecoles-manquent-dautonomie

[4] Il s’agit de la Loyola High School qui a porté sa cause devant la Cour suprême du Canada et dont la décision est attendue.





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

dimanche 25 janvier 2015

États-Unis : Vaste majorité d'Américains (70 %) pour plus de choix scolaire

La firme de sondage Beck Research a effectué un sondage auprès des Américains pour connaître leur opinion sur la liberté scolaire aux États-Unis. Dans son communiqué, la firme affirme que « Le sondage montre clairement un large soutien, parmi les sympathisants des deux grands partis politiques, pour un supplément de choix scolaire. Tout fonctionnaire — ou candidat potentiel aux élections présidentielles — qui ignore ces chiffres le fait à ses risques et périls ».


Cinq principaux résultats de sondage :

• 69 pour cent d’appui pour le concept de choix de l’école, y compris 45 pour cent qui appuient fortement la liberté de choix, alors que 27 pour cent s’y opposent.

• 76 pour cent de soutien des écoles à charte publique, avec seulement 20 pour cent s’y opposer.

• 54 pour cent des personnes interrogées croient que donner aux parents plus latitude dans le choix de leur école permettra d’améliorer le système d’éducation.

• 65 pour cent croient que le choix et la concurrence entre les écoles améliorent l’éducation.

• 62 pour cent croient qu’il faut améliorer de façon importante la manière dont les écoles publiques sont gérées.

Source


Voir aussi

Les Québécois veulent plus de choix scolaires, des bons d’étude et que le cours ECR soit optionnel ou aboli


Les écoles à charte monopolisent les meilleures places aux États-Unis

lundi 24 novembre 2014

Manque de choix dans le public : des parents en colère


Le phénomène des fausses adresses est bien connu dans certaines écoles de la Commission scolaire de Montréal. Un problème qui crée de la tension entre des parents parce que les écoles qui ont la faveur des parents manquent déjà de place.

Radio-Canada indique que la situation est relativement simple. Des parents de l’extérieur du territoire où se situe une école publique avec un projet éducatif qui leur plaît souhaitent que leur enfant la fréquente. Ces parents demandent donc à des résidents du quartier de l’école visée la permission d’utiliser leur adresse pour y avoir accès.

Une manœuvre qui va à l’encontre du règlement de la CSDM.

Pour la société d’État, le problème est important : des écoles sont surpeuplées et un enfant inscrit à l’aide d’une fausse adresse peut prendre la place d’un autre qui lui, habite réellement le quartier. Apparemment, il n’est pas envisagé d’agrandir les écoles au profil recherché ou d’offrir plus d’écoles avec ce genre de projet éducatif.

À la Commission scolaire de Montréal, on est bien au fait de la situation, surtout présente dans les écoles St-André-Apôtre (Ahuntsic), Saint-Marc (Rosemont) et Louis-Colin (Ahuntsic). « Ça peut toucher même du personnel de l’établissement qui font des fausses adresses, je peux comprendre que ça peut être une petite bombe », explique Manon Bergeron, directrice de l’organisation scolaire à la CSDM.

Des parents semblent prêts à aller très loin pour que leur enfant fréquente l’école qu’ils désirent. Dans le quartier Ahuntsic, des demandes écrites ont circulé dans les boîtes aux lettres. Un résident de la rue Tolhurst a été sollicité pour qu’il prête son adresse. « J’ai été surpris de lire cette lettre-là, en fait j’ai lu qu’il voulait utiliser mon adresse. Je n’ai pas trouvé ça correct et je n’ai pas fait suite à cette lettre », raconte-t-il.

Les directions d’école n’ont pas l’intention de mener une vaste enquête pour dénicher les tricheurs. Sur le formulaire d’inscription, la CSDM a ajouté récemment que toute demande incluant une fausse adresse serait rejetée. Pour l’instant, c’est essentiellement la délation qui permet d’identifier les fausses adresses. Par exemple, à l’école Saint-Marc, un parent en a dénoncé un autre. « Je vous dirais que c’est délicat, mais c’est important que les gens sachent ça. On fait pas d’enquête pour vérifier chaque adresse », explique France Vézina, directrice de l’école Saint-Marc.




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

lundi 3 novembre 2014

« Le fractionnement du revenu : une mesure plus équitable pour les familles canadiennes »


L’Institut du mariage et de la famille a salué l’initiative du gouvernement fédéral canadien qui permettra le fractionnement des revenus pour les familles avec des enfants mineurs. Ce fractionnement permettra d’uniformiser les règles du jeu fiscal pour les familles canadiennes avec enfants. La directrice générale de l’Institut, Andrea Mrozek, a déclaré au sujet du fractionnement du revenu familial :

« Malheureusement, les familles canadiennes éprouvent aujourd’hui des difficultés. Les
Canadiennes et les Canadiens ont environ 40 % de chances de divorcer avant de fêter leur 30e anniversaire de mariage. Nous observons un nombre croissant de familles monoparentales qui sont plus susceptibles de vivre dans la pauvreté. Nous observons un nombre croissant de familles dont les parents sont conjoints de fait, unions plus susceptibles de se solder par une rupture. Nous constatons que le nombre de mariages et de naissances est inférieur au taux de remplacement, alors nous avons raison de nous inquiéter. Derrière ces statistiques familiales se cache, bien sûr, une grande douleur émotionnelle. Nous menons nos travaux de recherche en vue d’alléger les souffrances. Les réformes fiscales sont une façon d’aider les familles. Nos recherches nous poussent à faire les recommandations suivantes.

Premièrement, nous recommandons que l’on éradique une inégalité qui existe actuellement en instaurant une mesure fiscale pour les familles, en l’occurrence le fractionnement du revenu. Cette mesure permet l’équité horizontale ou fiscale dans les familles. Elle fait en sorte que les familles qui se ressemblent et qui ont le même revenu aient aussi le même taux d’imposition, quelle que soit la façon dont elles obtiennent ce revenu. Les membres des familles n’équilibrent pas leur budget individuellement, mais ensemble. La politique fiscale devrait encourager le partage, car c’est une bonne chose qui témoigne de la force d’une famille.

Une bonne majorité de Canadiennes et de Canadiens, quelle que soit leur allégeance politique, reconnaissent l’injustice actuelle. En effet, 65 % des personnes qui appuient les conservateurs, 55 % de celles qui appuient les néo-démocrates et 54 % de celles qui appuient les libéraux conviennent du bien-fondé du fractionnement du revenu, tout comme l’éminent économiste canadien, Jack Mintz. C’est une mesure qui a été appliquée dans une gamme de pays comme la République tchèque, l’Allemagne et la France sans soulever la controverse.

Il est clair que l’équité fiscale est la principale raison d’instaurer le fractionnement du revenu. Cependant, près de la moitié de toutes les familles canadiennes qui ont actuellement des enfants de moins de 18 ans recevraient une réduction d’impôt. À titre d’exemple, si cette mesure était appliquée à l’échelon fédéral seulement, un enseignant ou une enseignante à l’école secondaire au Manitoba économiserait 28 % en impôts, tandis qu’un comptable en Saskatchewan réaliserait des économies de 25 %. Je crois que nous ne pouvons pas mépriser ces économies pour les Canadiennes et les Canadiens au revenu moyen, économies qui seraient encore plus élevées si le fractionnement du revenu était aussi offert à l’échelon provincial.

Deuxièmement, nous recommandons que l’on hausse les sommes que les parents reçoivent directement, que ce soit par le truchement de la Prestation universelle pour la garde d’enfants, de la Prestation fiscale canadienne pour enfants ou d’un autre programme. Bien que nous préférions que le code des impôts serve à laisser plus d’argent aux parents dès le départ, on pourrait aussi envisager d’augmenter les montants des deux prestations ou de prendre d’autres mesures. Nous croyons que c’est en ayant de l’argent que les parents ou les familles sont en mesure de faire les meilleurs choix pour répondre à leurs besoins variés et précis.

Enfin, nous recommandons que l’on n’utilise pas l’argent des contribuables pour créer un programme national de garde d’enfants. C’est avec regret que je constate que cette recommandation arrive environ deux semaines trop tard pour les honorables députés du Nouveau Parti démocratique. Nous croyons qu’un bon système de garde d’enfants financé par l’État coûte extraordinairement cher. Comme nous l’avons vu au Québec, les coûts vont dans une seule direction — ils montent. En outre, ce type de système ne tient pas compte des différentes situations de famille au pays. Il n’aide pas les gens qui ont des horaires de travail variables. Certains couples prennent des mesures extraordinaires pour se partager la garde des enfants. Avec l’instauration d’un programme national, certaines familles seront peut-être privées d’autres prestations pour financer l’unique programme qu’elles choisissent de ne pas utiliser. »

Plus important encore pour l’IMFC, 76 % des Canadiens, peu importe leur parti politique, le sexe et leur niveau de revenu, croient que l’endroit idéal pour un enfant de moins de six ans est à la maison avec un parent. Nous craignons qu’un système de garderies national ne devienne une usine à gaz ruineuse nationale, le gouvernement fédéral ayant du mal à fournir ce qui devrait être l’apanage de structures beaucoup plus proche des familles. Voir le site du CMFI pour la version originale (en anglais) de cet article avec notes. Et ici, pour l’étude intitulée Déboulonner les mythes entourant le fractionnement du revenu (en anglais). Voir également, en français, le Mémoire de l’IMFC au Comité permanent des finances de la Chambre des communes d’Ottawa lors de ses consultations prébudgétaires le 6 août 2014.

Voir aussi

Débat radio-canadien sur les mesures pro-familles annoncées

77,9 % des parents canadiens préféraient en 2006 qu’un parent reste à la maison plutôt que de l’envoyer en garderie

Sondage de Léger Marketing de 2010 a permis de constater que, dans les deux tiers des familles québécoises, l’un des parents serait prêt à rester à la maison pour prendre soin des enfants d’âge préscolaire si l’État lui versait une allocation équivalente à la subvention qui est accordée pour une place en garderie subventionnée (CPE ou autre).

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique


Épidémie de détresse chez les enfants en CPE et chez les enfants nantis

« [N] ous avons découvert des preuves frappantes que les enfants ont subi des détériorations dans un éventail d’aspects comportementaux et liés à la santé, allant de l’agression aux aptitudes motrices et sociales en passant par la maladie. Notre analyse suggère aussi que le nouveau programme de garderie a mené à des pratiques parentales plus hostiles et moins cohérentes ainsi qu’à une détérioration de la santé parentale et des relations parentales. »

par le Bureau national de recherche économique

Prix des subventions des garderies dites à 7 $

Étude sur les garderies qui se paieraient d’elles-mêmes : la multiplication des pains

« Le système de garderies à 7 $ est-il payant pour le Québec ? Non. »

Étude Fortin, Godbout sur les garderies : « étude loufoque », système injuste, Ottawa premier gagnant

« Le Québec, leader en matière de petite enfance »

Lien avéré entre les femmes qui travaillent hors du foyer et l’obésité de leurs enfants

Une étude de Cambridge conclut que les enfants de cinq ans sont trop jeunes pour commencer l’école

Les enfants de mères au foyer sont en meilleure santé