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mercredi 7 février 2024

UQAM : des hommes blancs refusés au nom de la diversité

Égalité en emploi à l’UQAM :  le recteur de l’UQAM répond à Joseph Facal dans un texte publié dans la section Faites la différence du Journal de Montréal. 

Analyse des échanges avec Joëlle Quérin, enseignante au département de sciences sociales du Cégep de Saint-Jérôme et titulaire d'un doctorat en sociologie.

Le débat autour des programmes de discrimination positive dans le système universitaire préoccupe davantage depuis les derniers mois. Un échange entre le chroniqueur Joseph Facal et une figure d'autorité de l'UQAM a suscité des opinions divergentes sur la question. Ces programmes sont-ils réellement discriminatoires? Mathieu Bock-Côté s’est entretenu avec Joëlle Quérin, enseignante au département de sciences sociales du Cégep de Saint-Jérôme afin d'approfondir la réflexion.


L' enseignante a partagé son point de vue, soulignant que l'écart de candidatures basé sur des critères non académiques constitue de facto de la discrimination.

Elle a mentionné des cas antérieurs liés aux programmes de recherche du Canada, où des quotas étaient imposés, créant des exclusions basées sur la race et d'autres caractéristiques.

Joëlle Quérin a également souligné une évolution inquiétante : l'inclusion de ces critères dans la convention collective des professeurs de l'UQAM, marquant un nouveau niveau de formalisation de ces pratiques. La discussion a abordé la question des postes réservés, où Joëlle Quérin a souligné les dangers de remplacer une discrimination par une autre, mettant en avant l'importance des compétences plutôt que de l'identité.

En conclusion, l’enseignante a exprimé la nécessité d'une critique informée et courageuse de ces programmes, reconnaissant les défis posés par la défense des privilèges perçus.

La possibilité de remettre en question ces programmes semble dépendre d'une mobilisation concertée et d'une dénonciation systématique des situations problématiques.

N.B. Ce texte a été écrit à l'aide de l'intelligence artificielle à partir de l'entrevue audio de QUB.

vendredi 6 janvier 2023

Québec — université verse 4000 $ à une correctrice qui aurait été exposée à un contenu raciste

Gaëlle Étémé Lebogo, sociologue à l’Université du Québec à Montréal (UAQM), aurait « été victime de harcèlement psychologique dans le cadre de son travail », selon la décision de l’arbitre du travail Robert Côté datée du mois dernier.

Mur couvert de slogans « antifascistes » à l’UQAM

L’UQAM devra indemniser une employée qui se plaignait d’avoir été victime de racisme en corrigeant les copies d’examens d’un cours portant sur les stéréotypes racistes.

La correctrice a dû lire des réponses contenant du contenu discriminatoire, a tranché un arbitre du travail. La sévérité de ses corrections a aussi été critiquée par des étudiants, l’un d’eux l’attribuant au fait qu’elle était « étrangère » et « de l’école française ».

Gaëlle Étémé Lebogo aurait donc « été victime de harcèlement psychologique dans le cadre de son travail », selon la décision de l’arbitre du travail Robert Côté datée du mois dernier. « L’employeur a failli à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire cesser le harcèlement après en avoir été informé par la plaignante. »

L’arbitre n’hésite pas à poursuivre : « cette situation a privé la plaignante de son droit quasi constitutionnel à la sauvegarde de sa dignité […], mais aussi compromis son droit à l’égalité sur la base de son sexe et de son origine ethnique ». 

 

Autre mur de l’UQAM

L’UQAM devra lui verser 4000 $ en indemnisation. L’établissement défend ses politiques antiharcèlement. 

« Ambiance toxique »

Le cours au centre du dossier, intitulé Introduction au féminisme noir, remonte à l’année 2018-2019. Il était assuré par l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF) de l’UQAM, mais accessible aux étudiants de tous les programmes de l’université.

Mme Étémé Lebogo, une femme noire, a été choisie comme correctrice par la chargée de cours. La relation entre, d’une part, les étudiants et, d’autre part, la chargée de cours et la correctrice s’est dégradée après un examen de mi-session dont les résultats étaient particulièrement faibles.

« La réaction de certains étudiants aux résultats obtenus à la suite de ce premier examen constitue l’élément déclencheur des allégations de harcèlement que formule Mme Étémé Lebogo », explique la décision. Plusieurs copies contenaient des réponses « épousant les stéréotypes coloniaux », a assuré la correctrice.

La rencontre organisée ensuite avec la classe avait « un je ne sais quoi de pas propre », a continué Mme Étémé Lebogo, qui décrit une atmosphère toxique empreinte de discrimination. Ont suivi des courriels et des rencontres avec des étudiants mécontents, dont certains la tutoyaient. C’est à cette occasion qu’un étudiant lui aurait reproché sa correction inspirée « de l’école française » liée au fait qu’elle était « étrangère ».

La correctrice « bouleversée »

L’examen final demandait aux étudiants d’évoquer des stéréotypes raciaux associés aux femmes noires dans l’histoire. La correctrice a dit avoir été « bouleversée » par la lecture des réponses.

La plupart de ces réponses ne constituent pas de la discrimination, a tranché Robert Côté. L’une des copies, par contre, allait trop loin.

« L’étudiant farcit littéralement son texte de qualificatifs animaliers, en particulier canins, pour illustrer son propos », rapporte l’arbitre. « À propos d’Aunt Jemima, qui selon [l’auteure afro-américaine Patricia Hill] Collins est le stéréotype de la femme noire serviable et soumise, il mentionnera qu’elle “fait partie de la famille, comme le chien”. S’agissant de la figure mythique de la n [ou] nou, qui n’existe pas vraiment, mais est uniquement fantasmée par la majorité blanche, il affirme “Comme le chien du domicile auquel est parfois comparée la nanou, les afro-américaines peuvent mordre et refuser ce rôle” ».

La correctrice s’est dite bouleversée par cette lecture et a ajouté avoir beaucoup pleuré.

Cet évènement « est donc retenu comme une conduite vexatoire », a tranché l’arbitre.

En réaction à des plaintes des étudiants, l’UQAM a décidé de refaire entièrement la correction effectuée par Mme Étémé Lebogo. Prendre cette décision sans l’en informer était aussi une conduite vexatoire, selon M. Côté.

L’arbitre du travail Robert Côté conclut surtout que l’UQAM et l’IREF n’ont pas agi adéquatement face aux dénonciations de la correctrice.

« Plutôt que d’examiner et juger avec attention les allégations de la plaignante, que celles-ci s’avèrent ensuite fondées ou pas, les différents représentants de l’Université se sont, en quelque sorte, renvoyé la balle », a-t-il évalué.

« L’UQAM prend acte du jugement et est toujours soucieuse d’améliorer ses pratiques en ce qui a trait à ses interventions pour prévenir et faire cesser des situations de harcèlement, a affirmé Jenny Desrochers, responsable des communications de l’UQAM. En ce sens, une révision de la politique contre le harcèlement psychologique est entrée en vigueur en février 2020. »

Mme Desrochers a ajouté que l’IREF avait créé un nouveau cours intitulé Féminismes et antiracismes que les étudiants sont encouragés à suivre avant Introduction au féminisme noir. Gaëlle Étémé Lebogo avait recommandé que le cours qu’elle corrigeait ne soit accessible qu’aux étudiants inscrits en études féministes, plutôt qu’à tous.

Le Syndicat des étudiant·e·s employé·e·s de l’UQAM (SÉTUE), qui représentait Mme Étémé Lebogo, n’a pas voulu commenter le dossier.

Voir aussi

« Des associations étudiantes [de l’UQAM] militent donc activement pour l’anglicisation du réseau universitaire québécois »  (aussi baisse du nombre d’étudiants à l’UQAM, comparaison avec Concordia l’anglophone)

Québec — « La complaisance pour l’extrême gauche » (à l’université, dans les médias)

UQAM aurait une mauvaise réputation, à cause de ses professeurs intolérants ? (2016)

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Doctorants de l’UQAM — « Ceuzes qui sont contributeurices sont heureuxes » (2018)

Universités : après le mot « nègre » devenu tabou, le bannissement de « femme » et « homme » pour transphobie ? [UQAM] (2021) 

Longue confrontation lors d’un cours d’anatomie pour avoir rappelé l’importance biologique des différences sexuelles [UQAM] (2021)

Climat de violence à l’UQAM ? Commission Curzi Dumont : Menaces et vandalisme à l’UQAM : jusqu’où iront les étudiants et les syndicats ? (2013)

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La liberté d’expression à l’UQAM (2017) 

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Activistes font pression pour empêcher les anthropologues d’identifier les restes humains comme « masculins » ou « féminins » (2022)

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Remise en doute des origines autochtones d’une militante autochtone [UQAM] (2020)

vendredi 21 octobre 2022

« Des associations étudiantes [de l'UQAM] militent donc activement pour l’anglicisation du réseau universitaire québécois »

Un texte de David Santarossa, essayiste et enseignant, paru dans la Presse.

Alors que l’année dernière le Bureau de coopération interuniversitaire rapportait une baisse des inscriptions de 8 % à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), cette année on parle d’une baisse de 4,6 %. Cette tendance s’observe depuis maintenant près d’une décennie.

Ces statistiques sont en soi inquiétantes, mais elles le sont d’autant plus lorsqu’on sait que les inscriptions à l’Université Concordia suivent la courbe inverse. Cela fait d’ailleurs quelques années que l’UQAM est déclassée par Concordia sur le plan des inscriptions. [L’UQAM a la réputation d’être une université à gauche.]

L’UQAM tente de tempérer les inquiétudes en expliquant qu’en raison de la pénurie de main-d’œuvre, beaucoup d’étudiants préfèrent travailler maintenant plutôt que d’entreprendre un long parcours d’études universitaires. C’est sans doute en partie vrai, mais c’est un peu court.

 


Les administrateurs de l’UQAM ne peuvent probablement pas le dire ainsi, mais il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas voir dans cette baisse des inscriptions un symptôme de l’anglicisation de la grande région métropolitaine.

Il faut aussi prendre la pleine mesure de ce que représente cette désaffectation de l’UQAM, car cette université a un statut bien particulier dans le paysage québécois.

L’UQAM est la seule université française au centre-ville de Montréal, elle est reconnue pour ses programmes de communication, d’arts et de sciences humaines et elle est en ce sens une institution fondamentale au développement de la culture d’ici.

Aussi, et ce n’est pas rien, l’UQAM représente symboliquement tout le réseau de l’Université du Québec (UQ) qui est l’un des legs les plus importants de la Révolution tranquille.

Avant la création du réseau de l’Université du Québec, il y avait seulement trois universités de langue française. Les leaders politiques de l’époque cherchaient avec ce réseau à éduquer les francophones qui avaient un important retard sur les anglophones. Dans les années 1960, seulement 4 % des francophones fréquentaient l’université, alors que c’était 11 % chez les anglophones.

L’aspiration globale derrière ce réseau était donc qu’un Québec français, c’est un Québec où l’on peut étudier et créer en français pour éventuellement avoir un rôle à jouer dans sa société. L’UQAM, c’est l’université de l’époque où le Québec s’est finalement décidé à prendre son destin en main.

Il n’est donc pas exagéré de dire que l’UQAM est l’université de la démocratisation de l’éducation.

On exprime souvent cette idée en disant que l’UQAM est « l’université du peuple ». Ce cliché était vrai, et il n’y avait là rien de méprisant, au contraire.

Qu’en est-il aujourd’hui de cette mission historique ? Les associations étudiantes offrent une triste réponse.

Par exemple, au mois de mars 2022, l’Association étudiante des études avancées en sociologie de l’UQAM votait à majorité pour une proposition qui « s’oppose à l’imposition de la loi 101 au collégial ».

Les chiffres sont sans équivoque, le cégep anglais mène la plupart du temps à l’université anglaise. Des associations étudiantes comme celle-ci militent donc activement pour l’anglicisation du réseau universitaire québécois. C’est McGill et Concordia qui doivent s’en réjouir.

Manifestement, ces associations étudiantes font peu de cas de la baisse des inscriptions dans leur établissement. Comprennent-elles que moins il y aura d’étudiants à l’UQAM, plus le budget sera limité, moins l’offre de cours sera intéressante et donc moins il sera tentant d’aller étudier dans cette université ? On ne peut pas dire que ces associations ont le sens de leurs intérêts.

Somme toute, l’UQAM semble aujourd’hui en processus de divorce avec les Québécois. S’il est vrai que les Québécois se détournent de l’UQAM comme le démontre la baisse des inscriptions, il semble tout aussi vrai que l’UQAM se détourne des Québécois. Et c’est une mauvaise nouvelle pour tout le monde.

Voir aussi   

Proportion des étudiants universités au Québec selon la langue et l'origine

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La liberté d’expression à l’UQAM (2017) 

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mardi 19 juillet 2022

Activistes font pression pour empêcher les anthropologues d'identifier les restes humains comme "masculins" ou "féminins"

Des scientifiques soutiennent qu’ils ne peuvent pas connaître l’identité sexuelle à laquelle les dépouilles s’identifiaient.

Dès que des restes humains anciens sont découverts, les archéologues commencent le travail de détermination d’un certain nombre de traits sur l’individu, y compris l’âge, la race et le sexe.

Mais une nouvelle école de pensée au sein de l’archéologie pousse les scientifiques à réfléchir à deux fois avant d’attribuer un sexe aux restes humains anciens.

Il est possible de déterminer si un squelette provient d’un mâle ou d’une femelle biologique en utilisant des observations objectives basées sur la taille et la forme des os. Les médecins légistes font de même dans le cadre de leurs enquêtes.

Mais les militants LGBTQSAI+ soutiennent que les scientifiques ne peuvent pas savoir comment un ancien individu s’était identifié de son vivant.

« Vous connaissez peut-être l’argument selon lequel les archéologues qui trouveront vos os un jour vous attribueront le même sexe que celui que vous aviez à la naissance, donc peu importe si vous faites une transition sexuelle, vous ne pouvez pas échapper à votre sexe assigné », a tweeté la semaine dernière Emma Palladino, candidate à la maîtrise à l’Université de Montréal en anthropologie. En 2019, elle publiait un article intitulé Une nouvelle voie à suivre : décolonisation et voix autochtones dans les musées occidentaux.

Pour Mlle Palladino l’attribution d’un sexe à un squelette est une « connerie ».

« L’étiquetage des restes humains comme “masculin” ou “féminin” est de toute façon rarement l’objectif final d’une fouille », a écrit Palladino. « La “bioarchéologie de l’individu” est notre but, elle intègre absolument tout ce que nous découvrons sur une personne dans une biographie nuancée et ouverte de sa vie. »

Elle n’est pas la seule. Les militants du genre ont formé un groupe de travail appelé Trans Doe afin d’« explorer les façons dont les normes actuelles en matière d’identification humaine médico-légale ne rendent pas service aux personnes qui ne correspondent pas clairement à la division binaire des sexes ».

« Nous proposons une approche de l’identification humaine tenant compte du genre en regroupant des bases de données manquantes et non identifiées à la recherche d’indices contextuels tels que des personnes décédées portant des vêtements culturellement codés selon un sexe autre que le sexe qui leur a été attribué », indique l’énoncé de mission du groupe. [Il faut donc d’abord « attribuer un sexe » biologique à ces dépouilles pour permettre cette recherche !]

[…]

En février dernier, la professeure agrégée de l’Université du Kansas, Jennifer Raff, a publié « Origin: A Genetic History of the Americas », dans lequel elle affirmait qu’il n’y avait « pas de distinction nette entre les individus physiquement ou génétiquement “masculins” ou “féminins” ».


Raff (ci-contre) a suggéré que les scientifiques ne peuvent pas connaître le sexe d’une chasseuse péruvienne biologiquement féminine âgée de 9 000 ans, car ils ne savent pas si la chasseuse s’est identifiée comme un homme ou une femme — un concept de « dualité » qui, selon elle, a été « imposé par les colonisateurs chrétiens ».

Raff n’a pas répondu à une demande de commentaire de The College Fix.

Certains archéologues dénoncent les efforts visant à dégenrer les dépouilles humaines.

La professeure d’archéologie de l’État de San Jose, Elizabeth Weiss, a déclaré à The Fix que l’élimination des classifications de genre équivaut à une « falsification à motivation idéologique ». Weiss a déclaré qu’il y avait un mouvement parmi les universitaires « pour imposer dans tous les domaines les concepts chers aux universitaires [wokes] ».

Weiss a déclaré que la récente explosion du nombre de personnes s’identifiant comme transgenres suggère qu’il s’agit d’une mode sociale et non d’une modification biologique et que « la désexualisation a posteriori permet d’occulter ce fait évident ».

Elle a noté que l’application du sexe biologique à des dépouilles permet souvent à dissiper les mythes préjudiciables aux femmes.

« Certains anthropologues de la première heure confondaient parfois certains squelettes féminins robustes avec des squelettes masculins, en particulier dans les collections aléoutes et esquimaudes ; cela a renforcé les faux stéréotypes selon lesquels les femmes ne travaillaient pas aussi dur que les hommes », a-t-elle déclaré. « Au fil du temps, les anthropologues biologiques et les archéologues ont travaillé dur pour déterminer quels traits sont déterminés par le sexe, indépendamment de l’époque et de la culture. Cette volonté idéologique d’effacement de ces progrès est rétrograde pour la science et les femmes. »

Squelettes vieux de 1500 ans d’un couple d’amoureux hétérosexuels (homme, femme) enlacés découverts en Chine

 

« La détermination du sexe des squelettes est une compétence essentielle en médecine légale et toute diminution de cette compétence aura un impact négatif sur les enquêtes criminelles, privant les victimes et leurs familles de justice », a-t-elle déclaré.

Weiss poursuit actuellement son université parce que celle-ci l’empêche d’accéder à la collection de restes humains de cette institution, ce qui, selon elle, est une mesure de représailles pour sa position opposée au rapatriement des restes humains [dans les pays où ils ont été découverts].

Weiss est soutenue par la chercheuse de l’Université de Cambridge, Jennifer Chisolm, qui a déclaré que les analyses selon lesquelles les personnes transgenres jouaient un rôle important dans les populations autochtones sont souvent anhistoriques et peuvent même détourner l’attention « de la discrimination contemporaine à laquelle [ces individus] sont confrontés au sein de leurs propres communautés ».

Après le sexe, les races (pardon, les « populations génétiquement différenciées »)

 L’idéologie du genre n’est pas la seule à se frayer un chemin en anthropologie et en archéologie. Certains militants ont également appelé les scientifiques à cesser de classer les squelettes selon leur race.

« Les anthropologues médico-légaux n’ont pas pleinement pris en compte le contexte raciste du système de justice pénale aux États-Unis lié au traitement des Noirs, des Autochtones et des personnes de couleur ; nous n’avons pas plus considéré que l’estimation de l’ascendance [attribuer une race] pourrait réellement entraver les efforts d’identification en raison de préjugés raciaux enracinés » d’écrire Elizabeth DiGangi de l’Université de Binghamton et Jonathan Bethard de l’Université de Floride du Sud dans une étude publiée en janvier.

Selon DiGangi et Bethard, « l’estimation de l’ascendance contribue à la suprématie blanche », ces deux auteurs qualifient cette pratique de « dangereuse ».

Et les noms d’oiseaux et de primates

D’autres ont appelé à changer les noms de primates dérivés d’hommes blancs de l’hémisphère nord. Les militants soutiennent que continuer à utiliser les noms actuels « perpétue le colonialisme et la suprématie blanche ».

Voici un extrait de la description de cet article (protégé par un mur payant) : « La primatologie a des racines coloniales et reste caractérisée par une dynamique coloniale. Les primates sont majoritairement présents dans les pays du Sud, tandis que les primatologues sont historiquement originaires principalement du Nord, et non des pays de l’aire de répartition. L’impérialisme a directement facilité les travaux de terrain pionniers en primatologie, notamment ceux de CR Carpenter au Panama et en Malaisie (Ahuja, 2013 ; Carpenter, 1934, 1940 ; Haraway, 1989) et ceux de Jane Goodall au Tanganyika (Goodall, 1962 ; Haraway, 1989 ; Rodrigues, 2020). »

 

Le carré rouge associé au Tarsier de Dian[e] signifie que la savante éponyme est une occidentale post-coloniale, le carré vert associé au hurleur de Spix (première ligne) signifie qu’il tire son nom d’un Occidental de l’époque coloniale. Ce singe vit en Amazonie qui ne fut jamais une colonie allemande…

La même tendance sévit en ornithologie, voir Radio-Canada : décolonialiser les noms d’oiseaux.

« Ce n’est qu’une autre tentative d’imposer l’idéologie woke actuelle là où elle n’a rien à faire » de déclarer Weiss.

Sources : The College Fix et Springer

vendredi 5 mars 2021

Longue confrontation lors d’un cours d’anatomie pour avoir rappelé l’importance biologique des différences sexuelles

Un cours universitaire de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) a tourné au vinaigre il y a une semaine, un cours d’anatomie auquel assistaient plusieurs étudiants en visioconférence.

La chroniqueuse du 98.5 Sabrina Rivet raconte ce qui s'est passé alors que la professeure de biologie expliquait l’influence des chromosomes, les hormones, les cellules et les organes qui sont propres à un genre, donc soit à l'homme ou à la femme.

Elle disait que tous ces aspects pouvaient influencer l’identité d'une personne et son orientation sexuelle.

« Une étudiante a interrompu la classe pour donner son point de vue sur la matière; elle disait être mal à l’aise par rapport au contenu. La jeune fille avançait que l’identité de genre et que l’orientation sexuelle n'avaient pas d’origine biologique et que c’était des construits sociaux, que ça ne viendrait pas de l'intérieur de nous. », raconte Sabrina Rivet.

Elle ajoute : « Plusieurs étudiants ont décrit la scène comme étant une confrontation; l'étudiante tutoyait carrément la prof [...] Après 20 minutes de débats envenimés en classe, la prof a décrété une pause et ensuite le retour a été très difficile. Pour l’instant, on ne sait pas encore si l’étudiante en question a porté plainte dans cette affaire. »

Source

Voir aussi 

Biologie — L'expression de 6 500 différences génétiques distinguent l'homme de la femme

Méta-étude — Différences entre les sexes dans les préférences des enfants en matière de jouets 

Plusieurs grandes études : l'égalité juridique des sexes renforce les différences sexuelles  

Le paradoxe de l'égalité entre les sexes c. la théorie du genre 

Universités : après le mot « nègre » devenu tabou, le bannissement de « femme » et « homme » pour transphobie ?

 

 

 

samedi 13 février 2021

Legault parle de garantir la liberté de débat à l'université, Martine Delvaux de l'UQAM parle de « police » gouvernementale

Le Premier ministre du Québec, François Legault a publié ce samedi matin un texte encourageant sur Facebook.

On entend beaucoup parler de liberté académique et de liberté d’expression ces temps-ci. Je pense notamment à l’histoire de l’Université d’Ottawa qui a choqué pas mal de monde, moi compris.

On voit qu’une poignée de militants radicaux essaient de censurer certains mots et certaines œuvres. On voit arriver ici un mouvement parti des États-Unis et franchement, je trouve que ça ne nous ressemble pas.

Ce qui est vraiment inquiétant, c’est que de plus en plus de gens se sentent intimidés. Ils se sentent forcés de s’autocensurer, de peur de se faire insulter et dénoncer sur la place publique.

Des professeurs se font demander d’effacer des œuvres de certains de nos grands écrivains, comme Anne Hébert, Réjean Ducharme, Dany Laferrière ou Pierre Vallières. C’est absurde. Ça va à l’encontre de l’idée même de l’université.

Et puis ça ne se limite pas aux campus. À l’automne, j’en ai moi-même fait l’expérience quand des militants ont essayé de censurer mes suggestions de lecture parce que j’avais recommandé un livre de Mathieu Bock-Côté, qui portait justement sur les dérives du politiquement correct.

Récemment, une chargée de cours à l’université témoignait dans un journal qu’elle s’était fait dénoncer et harceler pour avoir utilisé les mots « homme » et « femme » !

Ça va trop loin. La situation est en train de déraper. Je pense que c’est le temps qu’on ait une sérieuse discussion tous ensemble. L’utilisation de certains mots peut blesser, et il faut reconnaître la douleur de ceux qui la ressentent. Par contre, leur juste cause ne doit pas être détournée par des radicaux qui veulent censurer, museler, intimider et brimer notre liberté de parole. Entre blessure et censure, on doit tracer une ligne.

S’il peut être sain de remettre en question certaines conceptions ou certains comportements et d’éviter de choquer ou de blesser, on ne doit pas pour autant sacrifier notre liberté d’expression. On doit se tenir debout pour que les personnes intimidées sachent qu’elles ont le droit d’exposer des faits et des idées, et qu’on sera là pour les défendre.

Même chose pour les personnes victimes de racisme. Elles doivent savoir qu’on ne laissera pas passer les propos haineux, les actes racistes ou la discrimination.

La liberté d’expression fait partie des piliers de notre démocratie. Si on se met à faire des compromis là-dessus, on risque de voir la même censure déborder dans nos médias, dans nos débats politiques. On ne voudra plus rien dire. Personne n’osera parler d’immigration, par exemple, si chaque fois qu’on aborde ce sujet, on se fait crier des bêtises. Personne ne veut ça. Pas moi, en tout cas.

Ce problème-là est parti de nos universités, et je pense que c’est là qu’on va devoir le régler en premier. La ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, est en train de se pencher là-dessus avec les milieux universitaires pour agir rapidement. Nos universités devraient être des lieux de débats respectueux, de débats sans censure et de recherche de vérité, même quand la vérité peut choquer ou provoquer. On va faire ce qu’il faut pour aider nos universités à protéger notre liberté d’expression.

Mais on a aussi une responsabilité là-dedans. On a tous le devoir de défendre nos principes fondamentaux devant les tentatives d’intimidation. Si on commence à s’autocensurer par peur de se faire insulter, ou si on ne défend pas quelqu’un qui est victime de ça, on joue le jeu des radicaux. Je comprends que ça puisse faire peur, mais on doit se tenir debout, rester fermes. Plus on sera nombreux à refuser de céder à l’intimidation d’une minorité de radicaux, plus la peur reculera.

Bon samedi tout le monde.

Votre Premier ministre

Voyons si ce texte sera suivi d’effets.

Martine Delvaux, professeure/professoresse/professeuse d’« études littéraires » à l’UQAM, qui avait déjà défendu les étudiants wokes dans ce dossier (voir Universités : après le mot « nègre » devenu tabou, le bannissement de « femme » et « homme » pour transphobie ?) a immédiatement réagi sur le même médium en invoquant le spectre de la police gouvernementale.

Ironique de voir ces partisans du zéro tolérance invoquer le fait que la censure, le harcèlement et l’intimidation ne seraient que des exceptions. Comme si c’était une excuse pour ces gens qui ne tolèrent pas la moindre « microagression »…    

L’appartenance de Martine Delvaux au Département d’études littéraires pourrait faire croire qu’elle s’intéresse de manière érudite à la littérature, aux grands classiques, il n’en est rien. Elle se spécialise dans la « douleur au féminin », les « études féministes », « Jacques Derrida » et la « littérature des femmes ». Sur Derrida et les autres « déconstructeurs », lire Épidémie d’occidentalophobie semble avoir frappé le monde universitaire anglo-saxon et Parodier le vocabulaire des études de genre : un nouveau genre à succès ?

Les commentaires des partisans de Martine Delvaux valent leur pesant d’or :

Rappelons que le gouvernement conservateur albertain exige que les établissements d’enseignement postsecondaires en Alberta se plient aux principes de Chicago. Les principes de Chicago ont été rédigés en 2014 par le Comité sur la liberté d’expression de l’Université de Chicago et publiés en janvier 2015. Ils réitèrent l’importance de la plus grande liberté d’expression possible sur les campus. Selon ses promoteurs, les universités, par nature, doivent s’abstenir de limiter la propagation d’idées mêmes blessantes ou désagréables. La limite c’est que les lois soient respectées et qu’il n’y ait donc ni diffamation, ni menaces, ni harcèlement. Plus de détails ici : L’Alberta exige une plus grande liberté d’expression sur les campus.

Nous pensons cependant qu’il faut aller au-delà de cette nécessaire liberté d’expression. Il faut s’interroger sur le financement public des universités et de départements d’études idéologiques (femmes, genre, races) dont la valeur pour le contribuable est plus que de douteux.

Nadia El-Mabrouk sur Facebook rappelle que : « Il est vrai que la prise gouvernementale sur le déroulement de la recherche universitaire est bien mince. En particulier, le gouvernement du Québec n'a pas de contrôle sur le fonctionnement des revues scientifiques ou sur les paramètres des subventions fédérales à la recherche. Par contre, il serait très judicieux de se pencher sur les subventions provinciales et ministérielles octroyées, et s'interroger sur la responsabilité du gouvernement, par l'intermédiaire de ces subventions, dans le blanchissement d'idées non-fondées scientifiquement et la capture institutionnelle de théories fumeuses. »

 


Extrait de la réaction de Mathieu Bock-Côté

C’est aussi une très bonne chose de voir la classe politique annoncer qu’elle lui tiendra tête, comme vient de le faire François Legault, qui expliquait dans ses mots aujourd’hui que l’intolérance idéologique qui se présente sous le signe de la vertu est un vrai danger pour l’esprit démocratique. La question de la liberté d’expression en général et de la liberté académique en particulier s’impose au cœur de la vie publique. La liberté d’expression doit être défendue ardemment et nous ne pouvons que nous réjouir de voir le premier ministre s’emparer personnellement de cet enjeu, en en faisant une priorité nationale. Il y a quelques mois, d’ailleurs, Paul St-Pierre Plamondon avait déjà plaidé pour une action sur la question. Quelle que soit leur nuance de bleu, les nationalistes s’entendent pour défendre la démocratie contre la mouvance woke.

La réaction paniquée de la mouvance woke, qui se drape derrière le principe de l’autonomie universitaire pour dissimuler son emprise sur une institution qu’elle a détournée pour en faire une machine de guerre idéologique est révélatrice. Certains nous disent que l’université est capable de se réguler elle-même. Elle a pourtant fait la preuve du contraire depuis des années, et de la manière la plus grotesque qui soit. Plusieurs recteurs eux-mêmes, et bien des professeurs, sont tentés aujourd’hui par une censure à prétention vertueuse. Bien des étudiants souffrent de cet environnement qui fonctionne selon les règles du contrôle idéologique. À travers son emprise sur l’université, et surtout, sur les départements de sciences sociales, la gauche woke exerce une véritable hégémonie idéologique sur la société: elle maîtrise les conditions de production de l’idéologie dominante, et cela, bien au-delà des départements de sciences sociales.

Mais ce serait une erreur de croire que cette mouvance est simplement le fait de militants radicaux qu’il suffirait de confronter pour que le débat civilisé reprenne ses droits. Nous ne sommes pas seulement devant des hurluberlus isolés. La mouvance woke, je le redis, ne représente que la nouvelle vague du déploiement du politiquement correct, qui est hégémonique dans l’université depuis bien plus longtemps. Le wokisme, en quelque sorte, est un politiquement correct radicalisé et fanatisé. Il ne s’agit pas, toutefois, d’une dérive inattendue, mais de l’expression la plus achevée de l’idéologie dominante dans le milieu universitaire. Nous ne devrions pas parler des dérives du wokisme, mais du wokisme comme dérive. Mais pour le savoir, il faut s’intéresser à la guerre culturelle qu’il mène dans le monde des idées ainsi qu’à ses méthodes.

Cette idéologie domine aussi les milieux culturels, les organismes subventionnaires qui les soutiennent, et est très présente dans le milieu médiatique, comme on le voit à Radio-Canada qui soumet ses employés à des ateliers de rééducation idéologique obligatoires. Cette idéologie se retrouve aussi à différents degrés dans la fonction publique et plus largement, dans les départements de marketing et de ressources humaines de plusieurs entreprises, qui normalisent sa rhétorique sans vraiment savoir ce qu’ils font. L’autoritarisme aime se draper derrière les plus nobles intentions. Au nom de ce qu’elle appelle la «diversité», la gauche woke entraîne notre société dans une régression racialiste. Elle fabrique des interdits, transforme des mots en tabous et rend imprononçable le titre de certaines œuvres.

Il faut donc avoir une vision d’ensemble de la situation. Ceux qui, dans les médias, dénoncent les étudiants censeurs sans s’intéresser aux fondements idéologiques de leur prétention à la censure, sans même se rendre compte qu’il leur arrive de les embrasser, participent à la confusion générale. De ce point de vue, si on veut vraiment tenir tête au wokisme et entreprendre une reconquête démocratique de l’espace public, il faut comprendre les mécanismes institutionnels par lesquels il exerce une telle emprise sur l’université, qu’il transforme en machine à endoctriner et à embrigader, en plus de fabriquer trop souvent un faux savoir pseudo-scientifique, mais authentiquement délirant qui continue de bluffer un trop grand nombre d’acteurs sociaux même si, de temps en temps, des canulars universitaires bien montés révèlent sa grotesquerie.

Comment fonctionnent aujourd’hui les organismes subventionnaires? Comment le processus d’embauche des professeurs favorise-t-il la création de coteries idéologiques n’ayant plus rien à voir avec la liberté universitaire? Comment les associations étudiantes fanatisées se permettent-elles d’avoir un comportement milicien sur les campus? Il ne faudra pas se contenter de prendre la pose pour défendre la liberté d’expression: il faudra restaurer l’institution qui n’aurait jamais dû la trahir. C’est au nom de la liberté qu’il faut s’engager. La liberté de penser, de débattre, de réfléchir. Cette bataille, qui doit être menée, nous permettra de dire que le Québec sait résister au délire idéologique nord-américain et confirme, de la plus belle façon qui soit, sa réputation de village gaulois.

lundi 13 février 2017

La liberté d'expression à l'UQAM

Selon certains, la liberté d'expression serait en danger dans les universités... Marie-Ève Tremblay a mené une expérience à l'UQAM et les résultats sont assez particuliers.

La liberté d'expression en danger dans les universités? | Cord...

Selon certains, la liberté d'expression serait en danger dans les universités... Marie-Eve Tremblay a mené une expérience à l'UQAM et les résultats sont assez particuliers.

Publié par ICI Grand Montréal sur 13 février 2017

(Hyperlien de la vidéo si elle n'apparaît pas ci-dessus)

Ou comment moins de 50 militants peuvent avoir un impact sur plus de 42.000 étudiants.

Nous avons beaucoup aimé la correction révélatrice d'une des militantes condamnant d'abord les propos « hétérosexistes » (terme militant LGBTQ2S désignant ceux qui considèrent que l'hétérosexualité est plus normale que l'homosexualité) pour ensuite utiliser le terme plus stigmatisant d'« homophobes ».

Voir aussi

Des universités politiquement correctes qui doivent « protéger » leurs étudiants

Canada — Liberté d'expression et d'opinion menacée dans les universités

Lois contre « discours haineux » — Employée aborigène poursuit des étudiants pour « embarras et humiliation » (M-à-j)

Les étudiants américains et leur lutte contre les « auteurs blancs décédés » (suite et non fin)

UQAM aurait une mauvaise réputation, à cause de ses professeurs intolérants ?

Lutte à « l'hétérosexisme » : manque de modestie constitutionnelle du gouvernement québécois


mardi 10 mai 2016

UQAM aurait une mauvaise réputation, à cause de ses professeurs intolérants ?

Denise Bombardier s'en prend à l'UQAM et à certains de ses professeurs :

C’est un chargé de cours à l’UQAM. Marc-André Cyr enseigne en sciences politiques. Il se veut anarchiste et milite dans tout ce qui perturbe socialement.

Cyr se déploie autant sur Facebook que dans sa salle de cours et il lance des fatwas de son cru en se croyant doué pour l’écriture. Or, c’est un hargneux qui appartient à la cohorte des habitués de la pollution intellectuelle.



Il attaque ceux qu’il vomit. Mon confrère Richard Martineau lui sert de défouloir dans la haine qu’il porte à tous ceux qui ne pensent pas comme lui.

Dans la revue bon chic bon genre d’extrême gauche, Ricochet, le chargé de cours a choisi un dessin de chiens qui pissent sur la stèle mortuaire de Richard Martineau. Et il décrit sa mort où Dieu jette son cadavre à la poubelle.

La table ronde de la FPJQ

Ce soir, il participe à une table ronde sur la liberté de la presse et organisée par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ). Au même titre que Lise Ravary et Michel Lacombe entre autres.

Voilà pour la contextualisation, comme on dit à l’université.

Mais qu’enseigne à ses étudiants Marc André Cyr, l’intimidateur? Quelle distance établit-il avec ses opinions, ses combats et ses haines compulsives, dont celle à l’endroit de Richard Martineau dépasse l’entendement?

Cyr est le prototype des universitaires qui depuis des années éclaboussent la réputation de l’UQAM. Ses écrits de pyromane permettent de comprendre que les étudiants délinquants qu’on retrouve dans cette université sont des disciples de Marc André Cyr et d’autres enseignants qui dévalorisent par leur fanatisme la noble profession de transmettre le haut savoir, ce qui est la nature même des études supérieures.

L’UQAM a mauvaise réputation à cause de ces enseignants qui n’ont aucune éthique. Cependant le cas de Marc André Cyr relève du grand-guignol.

L'épouse de Richard Martineau, Sophie Durocher, s'est également exprimée :

Un certain Marc-André Cyr a écrit, en février, sur le site Ricochet, une chronique nécrologique de mon mari, imaginant qu’il soit mort en 2016 et que sa dépouille était laissée au coin de la rue pour être picorée par les oiseaux.

Son texte était illustré d’un dessin de la tombe de mon amoureux, avec deux chiens qui pissent dessus.

Sur un autre dessin, on voit Dieu, découvrant Richard Martineau qui vient d’arriver au ciel, et jetant sa dépouille aux poubelles.

[...]

Je n’en ai pas parlé jusqu’ici, parce que je ne voulais pas lui faire de la publicité.

Mais quand j’ai appris que la FPJQ avait invité Marc-André Cyr à un «cabaret» sur la liberté de presse, j’ai été estomaquée.
Pourquoi la FPJQ, Fédération professionnelle des journalistes du Québec, lui donne-t-elle une tribune? Si un troll anonyme avait pondu un texte aussi haineux et des dessins aussi violents, jamais la FPJQ ne l’aurait invité.

Mais Môsieur est prof à l’UQAM, alors ça lui donne le droit à s’asseoir à la table?

Môsieur écrit dans Ricochet, magazine branchouillard, ouh la la, vous comprenez, ma chère!

Le pire, c’est que Bell Média est un des commanditaires de la FPJQ.

Quelle ironie!

Bell Médias congédie un animateur qui a écrit un tweet débile, mais s’associe à un événement où un troll de première classe va pouvoir faire rigoler la salle en leur racontant la fois où il a imaginé la mort de mon mari?

[...]

Et pourtant à la FPJQ on trouve ce gars, Monsieur Cyr, tellement pertinent qu’on l’invite à un petit «cabaret» animé par Pat Lagacé où Yves Desautels va jouer de la zizique.

Ils devraient renommer leur cabaret: J’irai cracher sur vos tombes.

Et combien on parie qu’à son prochain congrès la FPJQ va dénoncer les radios poubelles?

Mais les médias poubelles de gauche où un prof de l’UQAM imagine la mort du père de mon enfant, ça, la FPJQ ne les dénonce pas?


lundi 5 octobre 2015

UQAM — Conséquence du boycott étudiant et de l'appui de profs ? Nouvelles inscriptions en forte baisse

« L'UQAM s'est bâtie sur des grèves »
Selon Le Devoir, le scénario catastrophe redouté par le recteur de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) Robert Proulx se concrétise : le nombre d’entrants a chuté de 11 % cette année au niveau du baccalauréat, une situation qui plonge l’établissement du Quartier latin dans une situation financière plus précaire qu’escomptée.

Résultat possible des manifestations du printemps 2015, l’UQAM enregistre cet automne une diminution d’au moins 2,8 % des inscriptions au premier cycle. La baisse est nettement plus marquée chez les nouveaux inscrits, en particulier dans les programmes de baccalauréat, où elle atteint 10,9 %, et de certificat, où elle s’élève à 6 %.

« Toutes les facultés sont touchées par ce phénomène », a révélé le recteur, dans un courriel acheminé à la communauté universitaire.

Au deuxième cycle, les inscriptions sont relativement stables tandis qu’au troisième cycle, l’UQAM enregistre une hausse (+11,8 %). Malgré tout, la diminution du nombre des inscriptions est de 2,2 %, tous cycles confondus.

Saccage à l'UQAM lors du dernier boycott
de certains étudiants
Déjà, à la rentrée, M. Proulx avait noté une baisse de 5 % des demandes d’admission. Il évoquait alors comme explication potentielle le mouvement de grève étudiante du printemps précédent. Quoi qu’il en soit, cette réduction du nombre d’inscrits a des conséquences importantes pour l’établissement. « Cette diminution entraîne inévitablement une perte financière, évaluée à 3,1 millions pour les sessions d’automne et d’hiver, qui, ajoutée au 1,9 million pour la session d’été, totalise 5 millions. Indubitablement, ce manque à gagner vient alourdir une situation financière déjà très difficile pour l’UQAM », dit-il.

Seule à pâtir

La nouvelle a de quoi inquiéter Robert Proulx puisque son établissement est le seul, dans tout le réseau de l’Université du Québec, à faire face à une telle baisse dans les inscriptions. Les autres universités de la métropole enregistrent elles aussi une croissance.

Robert Proulx se défend d’être alarmiste. Reste que ces 5 millions en moins forment un trou béant dans le budget de l’université, forcée, depuis un certain nombre d’années déjà, de se serrer la ceinture.

Le manque à gagner pour l’année en cours atteint aujourd’hui plus de 20 millions dans le budget 2015-2016, une somme à laquelle s’ajoutera une compression additionnelle exigée par Québec aux universités. À l’échelle du réseau universitaire, ce sont des compressions de 72 millions que prévoyait le dernier budget provincial. Celle-ci s’élèverait à 7,2 millions pour l’UQAM.