mercredi 27 janvier 2021

Passé historique blanc : San Francisco débaptise 44 écoles

Les présidents George Washington et Abraham Lincoln ou le missionnaire espagnol Junipero Serra ne sont plus en odeur de sainteté à San Francisco : le conseil des écoles de la ville a décidé de débaptiser quarante-quatre établissements (un tiers des 114 écoles publiques de la ville) portant le nom de personnalités selon lui associées au racisme, à l’esclavage ou à la colonisation blanche.

Cette mesure, qui a suscité une vive controverse localement, remonte à la création d’une commission chargée de réviser les noms des écoles publiques en mai 2018, avant que des statues de Christophe Colomb et des monuments confédérés ne soient mis à bas par des manifestants dans la foulée des rassemblements dénonçant le meurtre de l’Afro-Américain George Floyd.

La commission en question a produit une liste de quarante-quatre établissements à rebaptiser. Parmi eux figurent des écoles aux noms des présidents Washington et Jefferson, qui possédaient tous deux des esclaves. Outre Washington et Thomas Jefferson — anciens présidents liés à l’esclavage ou à « l’oppression » — la liste comprend le naturaliste John Muir, le prêtre espagnol Junipero Serra, le patriote de la révolution américaine Paul Revere (descendant de huguenots français) et Francis Scott Key, le compositeur de l’hymne national, le « Star Spangled Banner ». Également banni, Balboa le conquistador qui découvrit le Pacifique. Doivent changer de nom la Mission High School (les missions espagnoles c’est mal) et la Presidio Middle School (les forts espagnols c’est mal). La liste complète est ici.

Lutter contre « le racisme »

Selon le San Francisco Chronicle, 6 commissaires scolaires ont voté en faveur de cette résolution contre un seul qui s’y est opposé. La majorité a noté que l’effort de changement de nom « est opportun et important, compte tenu du passé raciste du pays ». Mark Sanchez, membre du conseil d’administration de l’école, a ajouté : « C’est un message pour nos familles, nos élèves et notre communauté. Ce n’est pas seulement symbolique. C’est un message moral ». 

Liste bâclée

Des critiques ont déclaré que le Comité consultatif des noms d’écoles n’était « pas minutieux », utilisant des sites tels que Wikipédia et des sources sélectionnées de manière orientée au lieu d’« universitaires, de documents historiques ou de recherches approfondies ». Le comité n’aurait même pas su si le collège Roosevelt avait été nommé en l’honneur du 26e président (Theodore Roosevelt)… ou de son cousin le 32e (Franklin Delano Roosevelt) Lors de la réunion de mardi, le conseil scolaire a également présenté des excuses officielles aux Amérindiens pour le « vol de terres » et la « douleur et le traumatisme causés par les images racistes, les manuels scolaires racistes et les mascottes racistes ». 

Abraham Lincoln visé

Plus surprenant, Abraham Lincoln, pourtant symbole de l’abolition de l’esclavage dans le pays, est aussi visé, car il est accusé par certains d’avoir joué un rôle dans le massacre de tribus amérindiennes. La sénatrice démocrate Dianne Feinstein, 87 ans, se retrouve sur la liste adoptée par six voix contre une : la commission lui reproche d’avoir fait remettre un drapeau confédéré qui faisait partie d’une vingtaine d’autres étendards flottant traditionnellement devant l’hôtel de ville et qui avait été vandalisé lorsqu’elle était maire de San Francisco, en 1986. Le drapeau sudiste est désormais devenu pour les progressistes un symbole des discriminations raciales et de ceux qui prônent la suprématie de la « race blanche ».

Critiques

La décision de rebaptiser ces écoles a provoqué de nombreuses critiques, parmi lesquelles l’actuelle maire de San Francisco, London Breed, qui est noire. En octobre dernier, London Breed avait jugé « insultant » pour les parents d’enfants privés d’écoles à cause de la pandémie que les autorités scolaires consacrent leur énergie à changer le nom des établissements plutôt que de les rouvrir. Notons cependant que London Breed ne s’oppose pas à ce que ces noms soient changés à l’avenir.

Des critiques ont souligné le coût du changement de nom, estimé à au moins 1 million de dollars et « potentiellement beaucoup plus ». Le district est déjà confronté à un déficit budgétaire de 75 millions de dollars.

Écoles publiques désertées par les blancs

À San Francisco, 40,0% de la population totale est blanche non hispanique, selon l’estimation du recensement de 2018. Seuls 28 % des jeunes  âgés de 19 ans et moins de la ville sont blancs (les blancs sont vieux et ont peu d'enfants, voirDes grandes villes progressistes sans enfants aux États-Unis ?) On pourrait donc s'attendre à ce que les élèves blancs représentent environ 28 à 30% du réseau scolaire public. Mais, au cours de l'année scolaire 2013-2014, seuls 12,9% des élèves des écoles publiques de San Francisco étaient blancs.

 Données démographiques

Selon les estimations du Bureau du recensement américain de 2018, la population du comté de San Francisco était à 45,4% blanche (40,0% de Blancs non hispaniques et 5,4% de Blancs hispaniques), 5,2% de Noirs ou Afro-Américains, 34,3% d'Asie, 8,1% d'une autre race, 0,3% d'Autochtones Amérindien et originaire d'Alaska, 0,2% d'île du Pacifique et 6,5% de deux races ou plus.

Proportion des blancs à San Francisco au cours des 80 dernières années

201820102000199019701940
  45,4%    48,5%    49,7%    53,6%    71,4%    95,0%

 La population de San Francisco était de 634.536 habitants en 1940, elle est aujourd'hui de 881.549.

Voir aussi

Les nouveaux talibans à l’école californienne
 
 
 
 
  
 
  
   
 
 
 

Sondage en baisse pour O’Toole (Pour Pierre-Paul Hus, le conservatisme n’est que la gestion rigoureuse des deniers publics)

Il y a une semaine, le 20 janvier, Derek Sloan a été expulsé du Parti conservateur du Canada. Derek Sloan est un conservateur social, chrétien engagé, père de trois enfants métissés.

Mario Dumont, journaliste de Québecor, a salué avec enthousiasme cette éviction : « O’Toole a l’étoffe d’un Premier ministre […] Le chef du Parti conservateur du Canada vient de poser un geste fort en montrant la porte à son député associé aux mouvances complotistes. » L’article de Mario pointait toujours vers ce prétexte ridicule d’un don de 131 $ de la part de quelqu’un qui serait un suprématiste blanc. Le don, sous un nom légèrement modifié, fut accepté par la campagne de Derek Sloan et le parti conservateur (car une partie de l’argent va au parti). Le même donateur sulfureux avait été accepté comme membre du parti sans que cela ne provoque la moindre inquiétude.

Le 20 janvier, même O’Toole n’utilisait plus le paravent du don de 131 $, mais invoqua un « manque de respect envers l’équipe conservatrice [d’O’Toole] pendant plus d’un an » pour expulser Derek Sloan.

Il ne semble pas que cette élimination d’un concurrent conservateur ait augmenté la popularité d’Erin O’Toole. En effet, le chef conservateur a vu son image se dégrader selon le dernier sondage Angus Reid daté de ce jour (Federal Politics: Liberals hold lead in vote intention as unfavourable views of CPC leader intensify).

Erin O’Toole à gauche (« centriste »), Derek Sloan à droite

L’enquête a été menée du 20 janvier au 24 janvier. Sloan a été expulsé comme on le sait le 20. Pendant la semaine du 20 janvier, les députés respectables du PCC (voir Pierre-Paul Hus ci-dessous, le 18 janvier) avaient clairement adhéré au message centriste, O’Toole passant rapidement du message de sa campagne à la chefferie où il se déclarait « vrai bleu » au rôle de « centriste et modéré ».

Quel est le résultat ?

Erin O’Toole est le chef fédéral le plus impopulaire.

Seuls 32 % des électeurs ont une opinion favorable de lui, contre 47 % qui en ont une opinion défavorable.

Depuis le dernier sondage Angus Reid en novembre 2020, les opinions favorables d’O’Toole sont en baisse de 4 points, tandis que les défavorables sont en hausse de 5 points.

Plus inquiétant pour les conservateurs : en septembre 2020, 30 % des électeurs avaient alors une opinion favorable, tandis que 31 % avaient une opinion défavorable. Il semble donc que plus les Canadiens voient et apprennent à connaître O’Toole, plus les gens se font une mauvaise opinion de lui.

Également préoccupant pour le PCC : seuls 6 % des sondés ont une opinion « très favorable » d’Erin O'Toole « très favorablement », alors que 23 % en ont une opinion « très défavorable ». Quand on se penche donc dans le détail, on note que les opinions nettement tranchées sont celles qui sont défavorables.

O’Toole a la pire cote de popularité à -15 (la différence entre les opinions favorables et défavorables). Alors que Jagmeet Singh (NPD) est à +8, Yves-François Blanchet (Bloc québécois) est à +5 et Annamie Paul (Parti vert) est à -1.

Justin Trudeau est à +2, avec 50 % d’approbation et 48 % de désapprobation.

O’Toole a des problèmes au sein du Parti conservateur

Comme beaucoup de gens l’avaient prédit, la destitution par O’Toole de Derek Sloan (et en particulier la façon dont elle a eu lieu) pourrait causer des dissensions au sein du Parti conservateur. Les sondages montrent en effet qu’Erin O’Tool est celui qui bénéficie du soutien interne le plus faible de tous les autres chefs de parti.

Ainsi, 63 % de ceux qui ont voté conservateur lors des dernières élections approuvent O’Toole, tandis que 23 % en ont une opinion négative. Alors que 14 % n’ont toujours pas d’opinion.

Pour O’Toole, avoir moins des 2/3 de l’approbation des électeurs du PCC à ce stade est une source de soucis.

En revanche, 89 % des électeurs néo-démocrates et 83 % des électeurs bloquistes appuient leurs chefs de parti respectifs. Même la nouvelle dirigeante verte Annamie Paul a un soutien de 65 % parmi les anciens électeurs verts.

Et parmi les électeurs libéraux, 85 % approuvent Trudeau, contre 13 % qui ne le font pas.

O’Toole moins populaire que Scheer

Erin O’Toole est également moins populaire qu’Andrew Scheer ne l’était au même moment. Scheer était approuvé par 35 % des Canadiens à ce stade de son leadership, alors que 36 % en avaient une opinion défavorable.

En revanche, Erin O’Toole est à la fois moins populaire (avec 32 % d’approbation) et nettement plus impopulaire (avec 47 % d’opinion négative).

Pendant la campagne à la direction du parti, Erin O’Toole avait accusé son concurrent malheureux Peter MacKay d’être un « libéral allégé » alors que lui être un vrai conservateur, un « vrai bleu ».

Recentrage qui pourrait savérer contreproductif

Si cette tendance devait se confirmer, il est permis de penser que le tour de passe-passe d’O’Toole qui se transforme en un tour de main de « vrai bleu » en « libéral allégé » à « l’étoffe d’un Premier ministre » n’aboutira qu’à aliéner les conservateurs tout en échouant de convaincre de nouveaux électeurs.

Il faut se rappeler que les conservateurs désabusés peuvent s’abstenir de voter, voter pour le Parti populaire ou voter pour le Bloc québécois au Québec (rappelons qu’Erin O’Toole avait réussi à s’attirer de nombreuses voix du Québec en promettant davantage de pouvoirs aux provinces y compris dans le domaine de l’immigration et de la culture). Quant aux centristes déçus par Trudeau, ils n’ont pas besoin du PCC, de nombreux autres choix électoraux s’offrent à eux.

Le dernier sondage de l’Institut Angus Reid donne aux libéraux une longueur d’avance sur les conservateurs à l’échelle nationale — 35 % de soutien pour les libéraux à 30 % pour les conservateurs. Le NPD a un appui de 20 %, les Verts un soutien de 5 % et le Bloc est compétitif au Québec où il rallie 26 % de soutien. 
 

Billet originel du 18 janvier

Le Parti conservateur du Canada (PCC) d’Erin O’Toole, élu à la tête du parti avec le report des voix de la droite identitaire et religieuse (40 % des voix au premier tour), ne veut plus de ces électeurs ou du moins qu’ils ne se fassent plus entendre. C’est ce qu’affirme Pierre-Paul Hus à l’antenne de Mario Dumont. Le conservatisme ne se résumerait qu’à la gestion rigoureuse des deniers publics. Davantage que cela, c’est de l’extrémisme. Et les extrémistes n’ont pas leur place dans le nouveau PCC.

Il s’agit sans doute, dans un premier temps, de décourager des conservateurs sociaux ou identitaires de se présenter comme délégués à la convention du Parti conservateur du Canada qui se tiendra de manière virtuelle le 18 mars 2021. Les candidatures à la délégation étaient admises jusqu’à vendredi dernier.

Le PCC d’Erin O’Toole fait sans doute le pari qu’il pourra obtenir une majorité de députés en se concentrant sur le vote centriste qui aspirerait simplement à une meilleure gestion des fonds publics. Cet espoir pourrait être mal placé : le fort endettement actuel n’a pas d’impact évident sur le pays (les taux d’intérêt étant tellement bas), les libéraux pourront facilement dire qu’il est vrai qu’ils ont beaucoup dépensé, mais que c’était la chose à faire alors que tant de Canadiens étaient sans ressources à cause de la pandémie (plus précisément à cause des mesures gouvernementales instaurées lors de la pandémie) et que, désormais, ils reviendront bien sûr à une gestion plus saine du Trésor public, etc.

Enfin, le PCC se dit que sans doute les conservateurs sociaux, identitaires anti-immigration, moraux ou religieux voteront pour lui parce qu’ils n’ont nulle part où aller. Ce calcul pourrait aussi s’avérer infondé : ils se pourraient bien que ces conservateurs « extrémistes » s’abstiennent ou aillent vers le Parti populaire du Canada ou, même, le Bloc québécois pour les conservateurs identitaires du Québec. Rappelons qu’Erin O’Toole avait développé une plateforme spécifique pour le Québec : appui à GNL Québec et « plus d’autonomie en culture, en immigration, et je vais avoir une approche qui respecte les champs de compétences [des provinces] », avait-il expliqué. Tout cela est bien beau sur le papier ou en paroles, le temps de la course à la chefferie. Après tout, « Les promesses politiques sont semblables à un feu, ça tient chaud un moment, puis ça finit en fumée » comme le disait déjà Jean-Jacques de Lingrée en 1814. Pourquoi croire que le PCC tiendra ces promesses faites aux Québécois s’il devient majoritaire au parlement ? Ne pourrait-il pas traiter les Québécois comme il traite actuellement les 40 % de conservateurs sociaux qui ont voté Leslyn Lewis ou Derek Sloan dans la course à la chefferie ?

En paroles, M. O’Toole a aussi déclaré être pour la liberté d’expression. Le Globe and Mail annonce (derrière un mur payant, plus de détails ci-dessous) que « le Cabinet [de Trudeau] examinera de nouvelles règles dans les semaines à venir et [qu’] une nouvelle loi pourrait être introduite dès février ou mars […] Le gouvernement fédéral procède à des révisions finales de ses plans pour lutter contre la haine en ligne ». Mais c’est le silence radio de la part du parti de M. O’Toole sur le dossier de la liberté d’expression. Gageons qu’au-delà de mots convenus (liberté d’expression importante), aucune opposition sérieuse à ce projet n’est à attendre : comment M. O’Toole pourrait-il être contre la « haine » ? Comment s’y opposer puisque le parti se veut « centriste », à savoir soumis à la doxa dominante, dont les règles sont fixées par la gauche progressiste ? Le PCC sera tétanisé dès qu’on dira qu’il veut défendre l’inacceptable, l’extrémisme, la haine, etc. Après tout, un conservateur canadien de l’étoffe de M. Pierre-Paul Hus ou M. O’Toole n’est-il pas simplement un progressiste avec 10 ou 20 ans de retard quand il s’agit de définir le mal et la « haine » ?

Voir aussi

Leslyn Lewis plus de voix, mais moins de points que MacKay et O’Toole au 2e tour, 12 % refusent de choisir entre Mackay et O’Toole



Extraits de l’article du Globe and Mail :

Le gouvernement fédéral est en train de finaliser ses plans d’action contre la haine et le harcèlement en ligne sur les plateformes de médias sociaux à la lumière des émeutes meurtrières [style impersonnel à dessein : la police a en effet tué une manifestante désarmée] du Capitole aux États-Unis, et ses mesures proposées seront présentées au cabinet dans les semaines à venir.

[…]

Si elle est approuvée par le Cabinet, la législation canadienne pourrait être présentée au Parlement dès février ou mars. La législation devrait être influencée par les mesures déjà en place dans d’autres pays, comme l’Allemagne, qui oblige les plateformes de médias sociaux à supprimer les contenus illégaux dans des délais serrés et la menace de sanctions financières. Dans un contexte canadien, cela impliquera probablement la création d’un nouvel organisme de réglementation gouvernemental.

Les efforts pour mettre à jour le plan avant une décision du Cabinet ont été confirmés au Globe and Mail par un haut fonctionnaire du gouvernement. Le Globe n’identifie pas le fonctionnaire parce qu’il n’était pas autorisé à commenter publiquement la question.

Les entreprises de médias sociaux ont suspendu une série de comptes à la suite des raids du 6 janvier à Washington par les partisans du président américain sortant Donald Trump, qui a été destitué [c’est inexact, la demande partisane de destitution doit être approuvée par le Sénat ce qui n’a pas eu lieu] une semaine plus tard pour incitation à l’insurrection. Twitter et Facebook ont ​​interdit indéfiniment M. Trump de leurs plates-formes pour ses tweets incitatifs [rappelons que le dernier tweet de Trump disait simplement qu’il ne serait pas présent à la cérémonie investiture de M. Biden et que Twitter a considéré cela comme une provocation voilée…] et ses publications à l’époque des émeutes [plusieurs demandant le retour au calme furent censurées] et craignant que ses publications ne provoquent de nouvelles violences à l’approche de l’inauguration de son successeur mercredi. D’autres plateformes de médias sociaux ont suivi avec des restrictions similaires. YouTube de Google a temporairement suspendu la chaîne de M. Trump.

Les responsables de Google, Facebook et Twitter ont tous déclaré au Globe qu’ils se félicitaient des règles claires d’Ottawa en matière de contenu illégal.

L’attention sur le pouvoir des entreprises de médias sociaux s’intensifie alors que le gouvernement fédéral finalise des mesures découlant d’un engagement de la campagne de 2019 pour réglementer le contenu illégal des médias sociaux. La promesse initiale était axée sur le discours de haine, mais le gouvernement a déclaré qu’elle inclurait également des questions telles que le partage d’images intimes sans consentement.

Le responsable a déclaré que ces propositions sont actuellement examinées à la lumière des événements récents aux États-Unis pour voir si d’autres changements sont nécessaires avant d’être présentés au cabinet.

Le ministre du Patrimoine Steven Guilbeault et le ministre de la Justice David Lametti mènent le dossier, avec la participation d’autres membres du Cabinet comme le ministre de la Sécurité publique Bill Blair. Le Premier ministre Justin Trudeau a réitéré les plans du gouvernement dans des lettres de mandat mises à jour à son cabinet, qui ont été rendues publiques vendredi. La lettre de M. Trudeau à M. Guilbeault disait qu’il devrait travailler avec d’autres ministres « pour lutter contre les groupes haineux, la haine et le harcèlement en ligne, l’extrémisme violent à motivation idéologique et les organisations terroristes ».

Le député libéral Arif Virani, qui est secrétaire parlementaire du ministre de la Justice et qui a tenu des consultations sur les propositions, a déclaré que la pression pour réglementer les médias sociaux prend une plus grande importance. [Toujours ce style impersonnel, la pression venant de qui ?]

 

Le prétendu « coup d’État » du 17 nivôse de l’an 229 à Washington par des « terroristes nationaux ».