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samedi 29 octobre 2022

Duhaime a consacré trop de temps à courtiser les anglos, selon des conservateurs

La grogne est entrée au Parti conservateur du Québec : l’échec à faire élire un député le 3 octobre a ravivé l’insatisfaction de l’aile nationaliste du parti.

« On a passé trop de temps à essayer d’avoir le vote des anglophones, alors que c’était une cause perdue, a confié une source conservatrice sous le couvert de l’anonymat. On aurait dû mettre toute cette énergie-là dans Beauce-nord, on aurait peut-être fait élire un député. »

Selon une autre personne impliquée dans la campagne conservatrice, le parti aurait dépensé des sommes considérables pour de la publicité dans les circonscriptions anglophones, une décision qu’elle juge douteuse.

« Un publireportage dans le USA Today, est-ce que ça permet vraiment d’aller chercher des votes au Québec ? » s’est-elle interrogée.


Ce sujet a fait l'objet d'un débat respectueux sur Radio-Pirate entre deux ailes du conservatisme québécois : celle économique et celle plus identitaire.

Ménager la chèvre et le chou

Pendant la campagne électorale, Éric Duhaime a passé plusieurs jours à courtiser les anglophones, en martelant que François Legault les avait abandonnés et que les libéraux les tenaient depuis trop longtemps pour acquis.

Il avait également promis d’abroger la loi 96, dans une conférence de presse remarquée à l’institut du courtage et de la finance de Montréal.

Sur le lutrin, on lisait Bill 96 derrière un signe d’interdiction, sur une petite affiche exclusivement en anglais.

« Ça ne m’a pas plu, a chuchoté une autre source. Je comprends la stratégie, et des gens au parti étaient convaincus qu’on pouvait convaincre beaucoup d’anglophones de voter pour nous.

« Mais ça a mis Éric dans une drôle de position : il devait d’un côté essayer de plaire aux anglophones, en même temps qu’il devait ménager les plus nationalistes. »

Or, ces choix stratégiques ne se sont pas avérés fructueux, a remarqué un candidat conservateur défait. « Dans plusieurs comtés anglophones, on n’a même pas fini deuxième », a-t-il indiqué.

De fait, les conservateurs ont terminé au cinquième rang dans Viau et au quatrième rang dans Westmount–saint-louis, des circonscriptions où le taux de participation était en deçà de la moyenne provinciale, un signe que les électeurs libéraux déçus ont préféré ne pas se présenter aux urnes plutôt que d’appuyer un autre parti.

Le PCQ a mieux fait dans Robert-baldwin et dans D’arcy-mcgee, où le parti est arrivé au deuxième rang, mais en restant tout de même plusieurs milliers de voix derrière le PLQ dans les deux cas.

Source : Le Journal de Québec

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mercredi 25 mai 2022

« Le virage antinationaliste d'Éric Duhaime »

Texte d'Étienne-Alexandre Beauregard, étudiant au baccalauréat [licence en Europe] en philosophie et science politique à l'Université Laval.

À son arrivée comme chef du Parti conservateur


du Québec (PCQ), Éric Duhaime (ci-contre) avait promis aux Québécois un grand virage « nationaliste et patriotique »⁠1. Il faut dire qu’il y avait du travail à faire : son prédécesseur à la tête du PCQ, Adrien Pouliot, faisait bon nombre de ses communications « en bilingue », s’opposait aux clauses scolaires de la loi 101 et à l’interdiction du port de signes religieux, et souhaitait confier les seuils d’immigration au milieu des affaires (qui recommande actuellement de les doubler)2.

Ainsi, Duhaime a remplacé l’ancien logo de son parti par une fleur de lys et a appuyé la loi 21, dans l’espoir de rejoindre l’électorat « bleu » plus conservateur, potentiellement sensible à ses positions économiques de droite. Mais comme le dit l’expression : chassez le naturel, il revient au galop !

Le fait est que les libertariens québécois ont traditionnellement été hostiles au nationalisme tel qu’il se définit depuis la Révolution tranquille et même depuis Lionel Groulx, soit l’engagement de l’État pour défendre l’identité québécoise et le fait français, minoritaire au Canada et sur le continent.

Cette doctrine ne fait pas bon ménage avec un libertarianisme intransigeant, pour qui toute contrainte étatique apparaît comme un affront aux libertés individuelles, définies de manière maximaliste.

La perte d’importance de la question de la pandémie et des mesures sanitaires dans le débat public et le retour en force de l’enjeu linguistique ont forcé Éric Duhaime à faire un choix. Il aurait pu incarner la solution de rechange à la CAQ chez les électeurs nationalistes, mais il a préféré maintenir sa ligne libertaire, dans l’espoir de séduire les anglophones qui voudraient se détourner du Parti libéral⁠3.

Nouveau chef de bataille

Ainsi, le chef du PCQ a fait de l’opposition au projet de loi 96 un nouveau cheval de bataille, jugeant que les mesures somme toute [note du carnet: très] modérées qu’il comporte sont un trop grand affront aux libertés individuelles. Il vante du même souffle le statut de Montréal comme « métropole bilingue », tout en se disant personnellement enclin à hausser les seuils d’immigration, contre l’avis de ses membres. Plus encore, il propose d’abolir les quotas de musique francophone à la radio, se montrant du même coup plus radical que le Parti libéral du Québec et laissant deviner que la « liberté de s’angliciser » prime sur la défense du fait français à ses yeux.

Au bout du compte, on se demande bien ce que le Parti « conservateur » du Québec entend conserver de l’identité québécoise. Dans l’état actuel des choses, il se place en concurrence avec le Parti libéral et Québec solidaire pour incarner l’opposition la plus radicale au nationalisme caquiste. Les élections du 3 octobre révéleront si l’alternative « rouge » au présent gouvernement « bleu » se situe davantage au centre (gauche ?) libéral, à la gauche solidaire ou à la droite libertarienne. Une chose est sûre, alors que le débat identitaire continue de diviser le Québec, la Coalition avenir Québec apparaît bien seule pour parler à la majorité de Québécois qui semble adhérer à sa vision du nationalisme.

1. Lisez L’animateur Éric Duhaime élu chef du Parti conservateur du Québec

2. Des idées pour débloquer le Québec – Comment briser le triangle de l’immobilisme, Adrien Pouliot, Accent Grave, 2014

3. Lisez « Identité, langue, immigration : Éric Duhaime veut inverser le débat »


lundi 22 novembre 2021

Le Parti conservateur du Québec veut moins d’immigrants

Le Parti conservateur du Québec compte diminuer les seuils d’immigration. Alors que le chef Éric Duhaime refusait de s’engager sur cette voie — préférant ajuster les seuils en fonction des besoins du marché —, les membres ont amendé une proposition, dimanche, afin que le Québec accueille moins de nouveaux arrivants.

À l’école La Voie, à Côte-des-Neiges

Un membre voulait initialement diminuer le nombre d’immigrants de 50 %. Éric Duhaime a plaidé que de chiffrer la baisse du nombre d’immigrants serait « une erreur stratégique ». Après l’intervention du chef, une proposition sans pourcentage a été adoptée. La nouvelle mouture indique que le PCQ « diminuera les seuils d’immigration en fonction de l’efficacité des mesures qui auront été implantées pour contribuer durablement au développement économique du Québec ».

Plusieurs adhérents du parti ont critiqué la Coalition avenir Québec d’avoir renié sa promesse en la matière, et ont dit que leur formation ne devait pas commettre la même erreur. Alors que le Québec vit une importante pénurie de main-d’œuvre, le PCQ estime que l’immigration ne constitue pas une solution efficace pour régler ce problème.

Prendre en compte la capacité d’assimilation

Le cahier de proposition indique que « la minorité culturelle québécoise ne cesse de décliner, dans un contexte canadien à forte majorité anglophone où prédomine le multiculturalisme ». Le parti veut donc sélectionner les immigrants en fonction de leur « compatibilité civilisationnelle ».

La connaissance du français sera aussi un critère de sélection. Le PCQ veut contrôler le programme de regroupement familial et entend rapatrier, à long terme, tous les pouvoirs en matière d’immigration.

En ouverture des discussions sur ce thème, le président de la Commission politique du parti, André Valiquette, a voulu clarifier les choses. « Je voudrais dire aux gauchistes que nos propositions n’ont rien à voir avec le racisme », a-t-il lancé, ajoutant que « tous sont bienvenus au Québec pour s’assimiler, mais ça ne veut pas dire que toutes les civilisations et toutes les cultures s’assimilent facilement ».

Pandémie, CHSLD et médias traditionnels subventionnés

L’ancien chef du parti, Adrien Pouliot, a fait un discours dans lequel il a critiqué la gestion de la pandémie par le gouvernement. « Le Québec a pratiquement euthanasié 6000 aînés dans nos CHSLD par grossière incompétence », a-t-il lancé.

Adrien Pouliot a aussi critiqué les « médias traditionnels » disant qu’il avait fait un travail « pas mal ordinaire » durant la pandémie. Il en a profité pour lancer un appel aux membres « Il est temps de réfléchir à mettre en place un média alternatif qui va être crédible, professionnel, accessible, et qui va être là pour faire le contrepoids aux médias traditionnels qui mangent dans la main de leurs maîtres. »

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La démographie, c’est le destin (le débat, vidéo)  

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Implosion démographique : y remédier en renouant avec des valeurs qui privilégient descendance et transmission 

Les Canadiens français deviendraient minoritaires au Québec en 2042 (long billet, graphiques)

mardi 2 février 2021

Les grandes orientations d'Éric Duhaime en matière d’éducation

Éric Duhaime se présente à la présidence du Parti conservateur du Québec, voici ses grandes orientations en matière d’éducation :

  • Implanter un système de bon d’études au primaire et au secondaire au Québec (Conforme à la résolution 42 du programme du PCQ)
  • Exiger que les cégeps et universités aient un respect scrupuleux de la liberté d’expression sur leurs campus.
  • Exiger que les écoles primaires et secondaires mettent résolument l’accent sur les apprentissages de base et que les élèves ne soient pas soumis dans les classes à de la propagande idéologique.
  • Pour l’abolition du cours éthique et culture religieuse.
  • Pour des écoles primaires et secondaires publiques autonomes.
  • Pour contrer le décrochage scolaire, favoriser au maximum les écoles à vocation particulière (ce qui sera d’autant plus facile que ces écoles seront autonomes) ainsi que les programmes de sport-étude, art-étude, codage-étude, etc.
  • Je chargerai mon comité de réévaluer notre politique prônant l’abolition de la formation préuniversitaire dans les cégeps (contraire à la Résolution 44 du programme du PCQ)
  • Contre le projet d’agrandissement du Cégep Dawson.
  • Pour la liberté des étudiants de l’enseignement supérieur d’adhérer ou non à une association étudiante. (conforme à la Résolution 46 du programme du PCQ).
  • Le droit de grève des étudiants n’existe pas : un étudiant n’a aucunement le droit d’empêcher un autre étudiant d’assister à ses cours.
  • Pour l’augmentation de la qualité de l’enseignement des langues, maternelles et secondes, à tous les niveaux d’apprentissage. Un élève diplômé d’une école secondaire québécoise devrait avoir une excellente maîtrise du français (même s’il a étudié dans une école anglophone), être bilingue français-anglais et être en processus d’apprentissage d’une troisième langue. ​

Ce carnet approuve plusieurs de ces propositions comme le système de chèque scolaire ou l’insistance sur les matières de base et non la propagande idéologique, la bonne connaissance du français, certaines mesures perdront assez vite de leur pertinence (c’est ainsi qu’appeler à l’abolition ECR est de peu de conséquences alors que le Monopole de l’Éducation du Québec a indiqué que ce programme devrait prochainement être remplacé par un autre cours dont on peut craindre qu’il reste idéologique), nous ne sommes pas non plus d’accord que tous les jeunes francophones doivent devenir bilingues (enfin, cela dépend du niveau de compétence demandé) et nous ne voyons rien pour libérer les programmes scolaires et laisser plus de choix pédagogique aux écoles et aux parents, libérer le recrutement des enseignants ou l’instruction à la maison (la DPJ s’implique de plus en plus dans ce dossier, il s’agit souvent d’une arme de pression de la part du ministère de l’Éducation). 

La fin du monopole scolaire n’est pas proche (les écoles privées ne peuvent choisir leur programme par exemple, voir la saga Loyola et le cours ECR), même avec Éric Duhaime, bien que ses propositions doivent globalement être saluées.


dimanche 23 septembre 2018

Parti conservateur du Québec : pour la liberté des parents en matière d'éducation sexuelle

Ce carnet n’a pas de préférences pour ce qui est des élections québécoises de 2018, car tous les grands partis dans la course promeuvent des aspects peu recommandables en matières sociétales ou éducatives. Bien évidemment certains partis comme Québec Solidaire ont des programmes plus rédhibitoires que d’autres Voir aussi la fable « Demain, on mange gratis !»

Les lecteurs de ce carnet pourraient trouver intéressant le fait que le Parti conservateur du Québec (libertarien, très fédéraliste, probilinguisme au Québec, très peu conservateur moral en général) est le seul parti qui ait déclaré que les parents devraient pouvoir ne pas envoyer leurs enfants au cours d’éducation à la sexualité.



Le chef du Parti conservateur du Québec (P.C.Q.) sur le programme d’éducation à la sexualité

Voir aussi le carnet de Patrick Saint-Onge, candidat du P.C.Q., sur ce sujet dont nous reproduisons un extrait :
Après avoir été conscientisé suite à une recherche personnelle sur la question du programme d’éducation à la sexualité qui en vigueur dans les écoles du Québec, j’ai décidé de prendre une action politique qui correspond à mes convictions concernant la nature masquée de ce programme qui, sous le couvert d’une éducation à la sexualité (qui est une chose essentielle selon moi), cache un programme de sexualisation précoce de nos enfants.

Plusieurs professionnels de l’enfance (mais aussi des psychologues, des psychiatres, des pédopsychiatres, etc.) en France (http://www.etoile-psy.com/news/la-petition-des-professionnels-contre-leducation-sexuelle/) s’entendent pour dire que la rencontre précoce de l’enfant avec la sexualité adulte ou conçue par des adultes peut être fortement traumatique et va l’encontre du respect de son rythme affectif et cognitif. Je me suis soudainement rendu compte qu’une génération entière de nos enfants est en danger réel, et ce, sans que la population en soit consciente !


Par la suite, j’ai été surpris de constater qu’un seul des 5 grands partis politiques de la campagne électorale en cours au Québec était en désaccord avec l’implantation de ce programme et désirait le suspendre afin de consulter les parents pour donner une bonne direction à ce programme par la suite ; sur les quatre autres grands partis au pouvoir présentement, il y a en même deux qui considèrent que ce programme ne va pas assez loin pas assez vite ! Pour moi, le choix est devenu évident, voter pour le Parti Conservateur du Québec signifie voter pour la protection de nos enfants.

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Vos impôts à l'œuvre : marionnette trans pour « expliquer » aux jeunes écoliers


Éducation à la sexualité — Me Jean-Yves Côté et les droits des parents

Richard Martineau : « L’école sert à extirper l’enfant de son milieu familial et à l’exposer à d’autres valeurs » [sexuelles]

France — Éducation sexuelle, la ministre qui fait « comme si »


Ontario — le programme d'éducation à la sexualité des libéraux est abrogé

lundi 31 août 2015

Québec — Les intérêts du ministère et des syndicats au centre du système scolaire ?

Billet d’Adrien Pouliot, chef du Parti conservateur du Québec

L’automne risque d’être chaud en éducation. Pendant que les syndicats des enseignants battent les tam-tams de grève, le Forum des idées du Québec se penche sur le système d’éducation du XXIe siècle au Québec, espérant pouvoir identifier certains points sur lesquels les politiques d’éducation du Québec devraient être concentrées afin d’atteindre ce que devrait être, ou ce à quoi devrait ressembler, un système d’éducation idéal pour le Québec du XXIe siècle.

Les propos de Line Camerlain, vice-présidente de la Centrale des enseignants du Québec (CEQ), relatifs aux quatre innovations dans le système scolaire du Wisconsin soulignées par Mathieu Perreault de La Presse [le 22 août] laissent présager le genre de collaboration que le Forum pourra recevoir des syndicats ancrés dans l’immobilisme et le corporatisme tous azimuts, peu importe l’impact sur les élèves.

Au Wisconsin, de plus en plus de commissions scolaires rémunèrent au mérite et ces évaluations servent aussi aux promotions et aux congédiements, plutôt que l’ancienneté. Qu’en pense Mme Camerlain ? Elle balaie cette idée du revers de la main. De toute façon, selon elle, le prof ne compte que pour 15 à 20 % du succès scolaire ! Belle façon de valoriser la tâche de ses membres ! Et les écoles à charte ? Horreur : c’est une privatisation avec une gestion axée sur les résultats ! Imaginez : au Wisconsin, les résultats comptent !

Que dire de l’idée de permettre aux enseignants d’enseigner les matières qu’ils connaissent bien sans avoir un diplôme en éducation ?

[On se rappellera cette histoire rapportée dans Le Devoir d’un excellent prof de latin qui, lui aussi, n’était pas qualifié au sens de la Loi. Il avait dû renoncer à son poste et enseigner le latin à son successeur qui ne le connaissait pas ou peu, mais qui détenait le diplôme nécessaire en pédagogisme. La chose avait même ému Josée Boileau dans le Devoir qui dénonçait « un incroyable salmigondis administratif, goutte d'eau qui s'ajoute à un parcours fait d'obstacles syndicaux et bureaucratiques qui ne peuvent faire rire que dans les films de Denys Arcand ou un épisode des Bougon. »]

Mme Camerlain affirme que ce n’est pas parce que quelqu’un est bon dans un labo qu’il peut bien enseigner. Madame Camerlain, préférez-vous un prof qui ne connaisse rien en science, mais qui l’enseigne parce qu’il a un diplôme d’enseignement ? Quant à envoyer des premiers de classe universitaires enseigner dans les écoles défavorisées, Mme Camerlain croit qu’on ne fait qu’utiliser de la « main-d’œuvre à bon marché ».

Pendant ce temps, au Québec, on tenait la semaine dernière le grand encan des esclaves, journée où, tour à tour, les enseignants ayant le moins d’ancienneté se font offrir, par un tirage au sort équivalant à un bingo ou une loterie, des tâches où ils auront plusieurs matières à enseigner à des élèves de plusieurs niveaux différents, parfois même dans des écoles différentes. Ces enseignants apprendront à quelques jours de la rentrée des classes ce qu’ils devront enseigner, sans véritablement avoir le temps de se préparer convenablement. Ceux qui ont le plus d’ancienneté, peu importe leurs compétences, ont pu, eux, choisir leurs assignations au printemps dernier.

Nos écoles regorgent de braves directeurs et de valeureux enseignants qui ont à cœur le succès de leurs élèves, mais le système éducatif coulé dans le béton des conventions collectives enlève les incitatifs à innover pour faire progresser leurs élèves, les menottant dans un immobilisme étouffant.

Afin de revitaliser notre système d’éducation, il y a lieu d’abord de placer les besoins des élèves et l’action constructive des parents au cœur de son fonctionnement. Les parents et leurs enfants doivent commander l’attention première et ultime des gestionnaires des écoles primaires et secondaires.

Les responsabilités et l’imputabilité des conseils d’établissement doivent être rehaussées, quitte à en faire de véritables conseils d’administration, afin qu’ils puissent exercer pleinement leur leadership en matière de pédagogie et d’administration. Une fois les écoles autonomes et responsables, les commissions scolaires deviendraient inutiles.

Les directions d’école devraient pouvoir négocier elles-mêmes la rémunération de leur personnel enseignant avec leur syndicat respectif et elles devraient, dans le cadre d’une évaluation juste, pouvoir congédier ceux qui n'ont pas de bons résultats et promouvoir ceux qui le méritent.

Le ministère de l’Éducation devrait continuer d’établir le cadre général de l’éducation québécoise et de déterminer un cahier de charges par cycle, mais les curriculums doivent être décidés par les directions d’école avec leurs enseignants. Pour éviter que le ministère ne soit juge et partie, je propose qu’une commission d’évaluation (relevant de l’Assemblée nationale plutôt que du ministère) fixe les standards à atteindre au primaire et au secondaire en les relevant progressivement. Elle serait aussi chargée de concevoir et de faire passer les examens nationaux et de diffuser largement les résultats obtenus par les écoles.

Tout en respectant l’universalité de l’accès à l’éducation, je préconise un nouveau mode de financement des écoles qui mettrait un levier de premier ordre entre les mains des parents. Il s’agit d’un système de bons d’étude universels comme on le retrouve notamment en Nouvelle-Zélande, au Danemark et en Suède. Tout parent d’un enfant inscrit à l’école primaire ou secondaire recevrait un bon d’étude pour couvrir les coûts de l’année scolaire et il pourrait ensuite « magasiner » son école, soit l’école publique de son quartier, l’école publique du quartier voisin, ou encore l’école privée (OSBL ou à but lucratif) de son choix.

Je n’invente rien : le ministère de l’Éducation utilise déjà une formule qui s’apparente aux bons d’étude pour financer les universités et les CÉGEPS. En effet, les étudiants des niveaux postsecondaires ont le choix de leur programme à l’intérieur de ces institutions, lesquelles reçoivent une subvention correspondant au nombre de cours suivis par ces étudiants inscrits dans les programmes à une date donnée. En exerçant ces choix, les étudiants soumettent les institutions universitaires et collégiales à la concurrence.

En effet, les bons d’étude universels, offerts à tous les parents, seront de nature à augmenter la qualité des écoles au moyen d’un mécanisme de choix du parent, lequel choix signifie un financement supérieur pour l’école. Il semble évident que les écoles offrant les meilleures formations et celles les mieux adaptées aux besoins des élèves seront choisies plus souvent.

Finalement, il faut vraiment valoriser les professeurs — ils ont un impact majeur sur nos enfants. Les fonctionnaires du ministère ne devraient plus prescrire les méthodes d’enseignement. Désormais imputables de leurs résultats devant leurs patrons ultimes — les parents —, les enseignants, de concert avec les directions d’écoles, auraient la responsabilité d’adopter les méthodes leur apparaissant les plus efficaces. Cette liberté diversifiera l’offre de services éducatifs aux parents.

L’establishment scolaire ne cesse de dire qu’il faut placer l’élève au centre des préoccupations du système alors que, dans les faits, c’est l’intérêt des enseignants syndiqués qui fait l’objet de toutes les attentions. Tant que les enfants et leurs parents n’auront pas le pouvoir de choisir et seront traités comme les récipiendaires des largesses de l’État plutôt que comme des clients, il y a fort à parier que les syndicats continueront d’avoir la main haute sur l’éducation de ceux qui feront l’avenir du Québec.

dimanche 23 mars 2014

Élections 2014 — La liberté en éducation, la grande oubliée de la campagne

Selon les acteurs établis du monde de l'éducation, l’éducation n’a pas réussi à occuper suffisamment l’espace public dans la première moitié de la campagne électorale québécoise. Ces acteurs institutionnels accusent les grands partis de vouloir entraîner l’éducation sur le terrain de « faux débats » concernant les structures scolaires, et ce, au lieu de parler de décrochage scolaire, de la reconnaissance de l’autonomie professionnelle, du financement trop généreux à leurs yeux des écoles privées et de ce qu'il nomme l'accessibilité aux études.

Remarquons tout d'abord que deux de ces priorités sont corporatistes (autonomie professionnelle et financement du seul public) et qu'aucun de ces acteurs institutionnels traditionnels ne se préoccupe d'autres soucis des parents : la qualité de l'enseignement et le libre choix des programmes scolaires. Sujets pourtant importants pour les parents, voir ce sondage.

« Les partis politiques ont actuellement la maladie de la structure. Ils pensent que tous les problèmes du monde de l’enseignement vont se régler en modifiant et en abolissant certaines structures. C’est un débat complètement faux », critique Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE).

Il y a du vrai dans ce que déclare Sylvain Mallette : on parle trop de structure (notamment la CAQ et la suppression des commissions scolaires), aucun parti ne parle de liberté de programmes pédagogiques par exemple.  Certains maux, cependant, sont bien liés au manque d'autonomie des écoles, comme l'indiquait une étude de l'OCDE. À ce titre, le Parti conservateur du Québec (PCQ) propose : la gestion de l’embauche et de l’évaluation du personnel enseignant, professionnel et de soutien sera redonnée aux directions d’école; elles négocieront elles-mêmes la rémunération de ces personnels avec leur syndicat respectif ou directement avec le personnel non syndiqué et pourront, dans le cadre d’une évaluation juste, congédier ceux qui n’ont pas les compétences requises.

D'une part, ceci est insuffisant, car conserver le même programme pédagogique décidé et imposé par le Monopole de l'Éducation à moindres coûts ne peut satisfaire les parents les plus exigeants et les plus épris de qualité et de liberté.

D'autre part, ce que l'étude de l'OCDE tend à démontrer c'est qu'il n'y aucune relation  « clairement établie entre l’autonomie en matière de gestion des ressources [note du carnet : les structures, humaines et financières] et la performance [ndc : scolaire] d’un pays. Par contre, l’autonomie dans le choix des programmes, associée ou non à l’autonomie de gestion, est au cœur de la performance scolaire. C'est ce que tous les partis au Québec, y compris ceux qui se disent à droite, oublient.

Pour la présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot, les discours sont « beaucoup plus portés sur les structures et les abolitions de postes » que sur l’amélioration des conditions d’exercice. « L’éducation a occupé très peu d’espace jusqu’à maintenant. C’est l’emploi et l’économie qui ont retenu l’attention », remarque-t-elle.

Même s’il reconnaît que les commissions scolaires, par exemple, « méritent certaines critiques », M. Mallette estime que les partis manquent de « volonté politique » pour s’attaquer aux vrais enjeux selon elle.

« Notre objectif est de s’assurer que l’école publique peut continuer à faire son travail. Par exemple, aucun parti n’a véritablement parlé de décrochage scolaire, et quand ils en parlent, ils pointent les milieux scolaires. Ils ne prennent pas en considération les sources sociales du décrochage, soit le milieu familial de l’élève », dit-il. On ne prend en considération ni les programmes, ni les pédagogies, ni l'impact de l'immigration ou des modèles familiaux (monoparental, homoparental) promus sur les résultats scolaires.

Le président de la FAE regrette également qu’aucun parti politique n’ait abordé les questions concernant l’autonomie professionnelle des enseignants et le trop grand financement des écoles privées selon elle.

« Aucun parti n’a pris position sur le financement des écoles privées, alors que l’État finance actuellement un réseau concurrent, dénonce M. Mallette. C’est une honte ! Après, ils viennent nous dire qu’ils n’ont pas d’argent pour le réseau. »

Dépense globale par élève en dollars courants et en dollars constants de 1997-1998 à 2009-2010

Le problème c'est que rien ne prouve que le réseau public manque de moyens (les dépenses en dollars constants par élève croissent sans cesse, voir ci-dessus) et que c'est là que le bât blesse, que c'est la raison pour laquelle les résultats baissent ou ne s'améliorent pas. Voir par exemple Très forte chute des résultats en lecture pour les élèves québécois francophones entre 2007 et 2010 et PISA — élèves québécois passent en sciences de la 10e position en 2006 à la 24e place en 2012.

« Il faut un vrai plan pour l’enseignement, assène Mme Chabot, rappelant que 20 % des nouveaux enseignants quittent la profession après cinq ans. Le taux de, ce qu'elle nomme, la précarité est de 46 % chez les jeunes enseignants. Ils sont ballottés partout et n’ont pas de vrai poste. »

La CSQ estime également qu’il faut que l’État agisse « dès la petite enfance » pour réduire le décrochage scolaire. Rappelons ici qu'il n'y a pas d'études sérieuses qui démontrent que l'implication de l'État dans la petite enfance soit absolument nécessaire : d'une part, bien sûr, des maternelles privées peuvent faire l'affaire (l'accès à celles-ci pouvant facilement se régler avec des chèques d'éducation) et, d'autre part, en moyenne les maternelles n'ont pas d'effets positifs, ils peuvent bien sûr se révéler bénéfiques dans certains cas comme c'est le cas avec des enfants, le plus souvent immigrés, qui ne connaissent pas la langue d'enseignement au primaire.

Voir aussi

Syndicats satisfaits : taux du nombre d'élèves par enseignant en baisse constante au moins jusqu'en 2015

Lecture — la catastrophe québécoise

Québec — Près de la moitié des adultes ne sauraient pas lire de manière fonctionnelle

Très forte chute des résultats en lecture pour les élèves québécois francophones entre 2007 et 2010

Résultats en lecture du français très médiocres, on impose l'anglais intensif de manière « brutale »

Belgique — le test PISA ne prend pas en compte les décrocheurs

PISA — élèves québécois passent en sciences de la 10e position en 2006 à la 24e place en 2012

Les enfants en maternelle à Montréal sont plus vulnérables qu'ailleurs au Québec

Québec — Doutes sur l'utilité de la maternelle dès 4 ans et les dépenses consenties

Les CPE, un échec ?

« Le système de garderie universel en Suède forme des enfants moins instruits »

Épidémie de détresse chez les enfants en CPE et chez les enfants nantis

Le système de garderies, les syndicats sont-ils tombés sur la tête ?

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique

Lien avéré entre les femmes qui travaillent hors du foyer et l'obésité de leurs enfants

Une étude de Cambridge conclut que les enfants de cinq ans sont trop jeunes pour commencer l’école

Épidémie de détresse chez les enfants en CPE et chez les enfants nantis

Les enfants de mères au foyer sont en meilleure santé

Les enfants dont la mère reste à la maison ont de meilleurs résultats à l'école






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mercredi 20 février 2013

Chttt ! Le mot d'ordre de « la droite » aux conservateurs sociaux

Pour les partis de « droite », il ne faudrait parler que d'économie, les conservateurs sociaux doivent se taire et laisser la discussion sociale à la seule gauche, aux seuls « progressistes », « féministes », « écologistes » et « homosexualistes » dans les écoles, au parlement, dans les associations. Progressistes qui, par leur lutte métapolitique à l'école, dans les médias et les universités, rendent normal l'étatisme, l'État-Nounou qui est là pour assurer l'égalité et la justice sociale.

Brian Lilley en a assez de voter pour ces gens qui se disent de droite qui lui demandent de se taire et qui, de toute façon, ne respectent même pas leurs promesses budgétaires et fiscales !

En deuxième partie, un entretien avec le chef du Parti libertarien de l'Ontario, Allan Small sur le programme de son parti en matières d'éducation : un vrai choix des programmes et des écoles.

 Le site du Parti libertarien de l'Ontario (en anglais uniquement).





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lundi 17 décembre 2012

Le conservatisme au Québec, la défense de la vraie nature humaine

Récente entrevue radio de Jean Renaud, directeur de la publication de la revue Égards à l'émission Arrêts sur médias (Radio Chalom) :




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lundi 28 mai 2012

Parti conservateur du Québec pour l'abolition du cours ECR, les bons scolaires et une allocation de garderie universelle

Le Parti conservateur du Québec (PCQ), le petit parti récemment rené de ses cendres qui regroupe des orphelins de l'ADQ qui ne se reconnaissent pas dans les positions de la CAQ, se réunissait ce samedi et dimanche en congrès à Drummondville. Pour une école libre y a envoyé un observateur.

On retrouvera ci-dessous les résolutions adoptées en plénière qui touchent à l'enseignement, la famille ou la culture.

Le fractionnement du revenu familial

Le PCQ s’engage à accorder à tous les couples qui ont au moins un enfant la possibilité de fractionner leur revenu, en attribuant jusqu’à la moitié de ce revenu (avec un plafond d'attribution de 50.000 $) à leur conjoint, lorsque l’équilibre budgétaire sera atteint.

Pour les rédacteurs de ce carnet, il s'agit d'une bonne nouvelle, même si nous pensons que la clause « lorsque l'équilibre sera atteint » pourra  permettre de reporter pendant longtemps cette mesure familiale.

Notons qu'une portion des congressistes voulait qu'on enlevât le « au moins un enfant »... Étrange conception de la famille. On sent qu'une fraction des participants sont des « libertariens » pour qui l'État n'a pas à encourager la naissance d'enfants. Toutefois ces mêmes libertariens ne semblent pas réclamer très haut la fin du système de retraites par répartition ou de santé mutualisé payé dans la pratique par les enfants des autres.

Création d'une allocation universelle de garde d'enfants

Le PCQ remettra directement aux parents une allocation universelle de garde d’enfants, qui sera financée en éliminant les subventions directes aux garderies tant publiques que privées.

Cette mesure nous paraît plus juste par son caractère universel que le système actuel. Les garderies dites à 7 $ ne profitent pas à tous les parents, elles aident principalement les parents des classes moyenne et supérieure. Cette proposition favorise le libre choix. Cette privatisation de fait du réseau des garderies éliminera des inefficacités structurelles (les garderies publiques coûtent déjà plus cher que les privées aux contribuables). Elle réduira aussi des occasions de corruption (les politiciens ne décideront plus de l'attribution des places) ou de moyens de pression par des gardiennes aujourd'hui largement fonctionnarisées.

Bons d'éducation

Un gouvernement conservateur québécois établirait un système de libre choix de l’institution d’enseignement par la remise de bons d’éducation directement aux parents ou à l’étudiant le cas échéant.

C'est une bonne résolution, mais elle était encore meilleure dans sa forme originelle qui parlait de « libre choix de l'école ». La nouvelle formulation inclut les universités. Or ce carnet ne pense pas que l'État (par l'entremise de ces bons d'éducation) doive payer les études universitaires de tous les candidats à ces études, d'autant plus quand on parle de valoriser ces études et de responsabiliser les étudiants dans leurs choix. Cette absence de chèque éducatif universitaire n'exclut pas dans notre esprit d'aider les candidats méritants par des prêts et bourses.

Notons aussi que ces bons d'éducation excluent tout soutien financier aux parents éducateurs à la maison.

Enfin, les chèques scolaires c'est bien. Il existe d'ailleurs d'autres systèmes comme une réduction des impôts et l'élimination de la taxe scolaire pour les parents, les crédits d'impôt à ceux qui financent les écoles privées. Mais tous ces mécanismes sont de peu d'intérêt si les écoles sont toutes soumises au même programme scolaire, aux mêmes méthodes pédagogiques, le tout imposé par le Monopole de l'Éducation du Québec. Il faut donc que les bons d'éducation soient accompagnés d'un assouplissement dans le programme obligatoire, or si ceci n'est pas clairement indiqué, on peut craindre — c'est que démontre les exemples notamment de la Suède — un durcissement dans la surveillance des écoles qui recevront ces chèques. « Pensez donc ! c'est l'argent du gouvernement. On en distribuera plus qu'avant, on ne peut le distribuer à des écoles qui ne seraient pas de qualité, n'appliquerait pas à le programme obligatoire à la lettre, pas question qu'un sou serve à financer des cours ou des activités non approuvés, etc. » Rappelons que, dans le sondage qu'avait fait faire la CLÉ à la fin février 2012, non seulement 63 % des parents québécois se déclaraient en faveur des chèques scolaires, mais la majorité des Québécois (54 %) se disaient aussi pour plus de liberté au niveau des programmes scolaires.


Abolir le cours ECR

Le PCQ s'engage à abolir le cours ECR, autant au secondaire qu’au primaire. Rappelons que la CAQ dans son congrès avait, pour sa part, décidé d'abolir le cours ECR au primaire uniquement. Selon nos informations, le PQ pour n'aurait pas répondu aux demandes de la CLÉ de clarifier sa position quant à ce cours controversé.

Commissions scolaires

Une proposition portant sur le transfert des activités des commissions scolaires aux municipalités régionales de comté (à la campagne) ou aux villes (selon leur population) a été rejetée, non pas quant au principe accepté par les congressistes, mais sur la formulation exacte de la résolution et plus particulièrement sur la nécessité ou non d'élire un commissaire scolaire par MRC ou ville. Commissaire qui pourrait avoir un rôle similaire à l'échevin de l'éducation dans les communes belges ou néerlandaises.

Abolition du système collégial

Le PCQ s’engage à adopter le système collégial en vigueur au Canada anglais et aux États-Unis : ajouter une 6e année au secondaire et une première année à l’université. L’enseignement professionnel serait confié à des écoles spécialisées.

Cette mesure nous paraît secondaire, elle pourrait inutilement rebuter certaines personnes (pourquoi s'aligner sur les Anglais ?) Si la liberté pédagogique était enfin assurée et le monopole étatique des diplômes brisé, les cégeps deviendraient dans les faits optionnels. Ce carnet n'aurait rien contre le fait que certains survivent. En réalité, on peut déjà rester dans son école secondaire et s'inscrire à une université québécoise sans passer par un cégep québécois distinct  : on peut s'inscrire à Stanislas ou à Marie de France qui optent pour le programme français de France et avoir son DEC en douze ans, les deux dernières années du lycée français étant décrétées équivalentes aux deux années de cégep. Il suffirait d'étendre ce système (parmi d'autres).

Les universités anglophones du Québec modulent le nombre d'années d'études pour le baccalauréat (licence en France) selon l'origine des étudiants : 4 ans pour les élèves venant du reste du Canada (120 crédits), 3 ans pour les étudiants sortis d'un cégep (90 crédits), il en va de même pour les détenteurs d'un baccalauréat français (DEC québécois) sortis de Stanislas ou de Marie-de-France, d'un baccalauréat international ou d'un abitur de l'école allemande de Montréal Alexander von Humboldt. Il faut saluer cette souplesse.

Immigration et intégration

Le PCQ mettra fin à l’inversion du devoir d’intégration, et adoptera une Charte des valeurs démocratiques propres au patrimoine historique et culturel du Québec.


Voir aussi

Ruée des étudiants vers les collèges privés





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mardi 21 février 2012

Animatrice  : « En tant que mère j'ai pu constater » ce mélange de religion et de légendes





Entrevue sur CKOI avec Jean-François Plante p.-d.g. du Parti conservateur du Québec. Il commente la décision de la Cour Suprême sur l'exemption des cours d'éthique et cultures religieuses.




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samedi 28 janvier 2012

« Ex-adéquistes peu séduits par le nouveau Parti conservateur »

« Ex-adéquistes peu séduits par le nouveau Parti conservateur » c'est le titre d'un article de La Presse de cette semaine. Un de ces articles de la presse sérieuse, rémunérée mais déclinante.

Remarquons d'abord l’ambiguïté du titre : s'agit-il de tous les ex-adéquistes, de la majorité, de quelques-uns ? À la lecture de l'article, on se rend compte que le journaliste professionnel, Paul Journet, relate en tout et pour tout l'opinion de TROIS ex-adéquistes : Claude Garcia, Adrien Pouliot et  Joanne Marcotte.

Or que reprochent Claude Garcia et Adrien Pouliot au Parti conservateur du Québec (PCQ) ? La « question religieuse » ! Ajoutons tout de suite qu'Adrien Pouliot déclare : « Je dois me familiariser avec leur programme ». Bref, il s'agit de l'avis de trois personnes peu renseignées sur l'objet de leur critique. Certains esprits mal intentionnés pourraient se demander pourquoi elles en parlent alors et si le journaliste n'a pas posé la question de la « religion » à ces trois ex-adéquistes, afin de diviser les orphelins de l'ADQ.

Car, dans le programme encore préliminaire du PCQ auquel font référence ces trois anciens adéquistes, le seul point lié à la religion est la liberté de choix des parents en matière d'éducation éthique, philosophique ou religieuse. C'est la seule mention à un aspect religieux dans l'esquisse de programme du PCQ dévoilé lors d'une précédente conférence de presse.

Mais
  • L'ADQ avait la même position, ces ex-adéquistes étaient-ils déjà déçus de l'ADQ ?
  • Ces ex-adéquistes disent défendre plus de liberté et de responsabilité personnelles et sont pour moins d'intervention de l'État. Comment peuvent-ils s'opposer alors à ce que des parents, religieux ou non, puissent avoir le choix de la formation morale, philosophique ou religieuse de leurs enfants ?
Lassé de ces accusations et de ces amalgames, dignes de Radio-Canada à l'encontre des parents de la CLÉ, Luc Harvey, président du PCQ, a réagi : « Je suis tanné de ces niaiseries-là » en faisant référence à ces réserves d'ex-adéquistes. « Tout ce qu'on dit, c'est que c'est aux parents de faire l'éducation morale de leurs enfants. On respecte la séparation entre l'Église et de l'État », a-t-il lancé. M. Harvey dit n'aller à la messe que pour les funérailles ou Noël. Il ajoute ne pas se positionner sur l'avortement, le « mariage » homosexuel et l'euthanasie. « C'est de compétence fédérale, et on respecte ça », dit-il.

Mais on croit comprendre que cet article et ces réflections trahissent davantage des préjugés liés à la présence de certaines personnes au sein du PCQ (notamment, « Jeff » Plante) et non pas une critique objective basée sur des faits et sur le programme réel du Parti conservateur du Québec.






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jeudi 26 janvier 2012

Le plan des Conservateurs du Québec en matière de garderies


Dans un communiqué récent, le nouveau Parti conservateur du Québec (PCQ) a fait connaître son plan en matière de garderie : celui-ci consiste en une déréglementation du système des garderies. Le gouvernement cessera de subventionner toutes les garderies et mettra fin à sa politique de fixation des prix. De plus, afin de mettre fin à la pénurie de place en garderie, un gouvernement conservateur abolira le plafond annuel de permis de garderies délivrés. Cette pratique permettrait selon le PCQ à tout Québécois désirant ouvrir une garderie et respectant les règles élémentaires de qualité de le faire. Cela éliminerait aussi « les tentations de copinage entre les propriétaires de services de garde et le gouvernement » qui ont jeté le soupçon notamment sur les ministres libéraux Tomassi et Courchesne.

Ayant à cœur l’accessibilité du service pour tous les Québécois, un gouvernement conservateur remplacera les subventions aux garderies par des subventions individuelles se situant entre 7,80 $ et 22,50 $ par enfant par jour. Subventions inférieures à ce que les garderies reçoivent aujourd'hui : une garderie privée subventionnée reçoit de l'État 34,50 $ par jour pour chaque enfant de plus de 18 mois et 51,70 $ pour chaque poupon, d'après les données de l'Association des garderies privées du Québec (AGPQ). C'est 37,80 $ et 58,60 $ dans le cas d'un centre de la petite enfance (CPE).

Il n'est pas clair d'après le communiqué si cette aide serait perçue par les parents d'enfants en bas âge qui préfèrent garder eux-mêmes leurs poupons plutôt que de les faire garder par une garderie, comme la défunte ADQ le préconisait. Le communiqué ne précise pas plus pourquoi la subvention varierait du simple au triple. Le PCQ ne veut-il aider que les parents pauvres à avoir des enfants ?

En remplaçant le système des CPE actuels, le parti conservateur a bon espoir de pouvoir permettre aux Québécois de ne plus avoir à composer avec des listes d’attente et des pénuries de place tout en permettant aux familles moins bien nanties de la population d’avoir accès à un service de qualité pour leurs enfants. En outre, pour le PCQ cette réforme permettrait de réaliser des économies annuelles de 650 millions de dollars.

Voir aussi :

Prix des subventions des garderies dites à 7 $




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vendredi 20 janvier 2012

Le Parti conservateur du Québec renaît

Mario Dumont reçoit Jean-François Plante, président du Parti conservateur du Québec.



Autre son de cloche sur Radio-Canada (« est-ce une blague ? ») où Michel David du Devoir parle des nombreux partis politiques qui fleurissent sur la scène provinciale. Hier, on apprenait la résurrection du Parti conservateur du Québec. Il reste maintenant à savoir si c'est sérieux et si un parti de droite totalement assumé pourrait accueillir les adéquistes qui refusent de se rallier à la Coalition avenir Québec.


Enfin, un entretien de 26 minutes avec un Héraut dans le Net (avec extraits sur les garderies, le cours ECR et le rôle de l'État en éducation vers la 16e minute) :






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mercredi 18 janvier 2012

Le Parti conservateur du Québec pour la liberté scolaire et contre l'imposition du cours ECR

Luc Harvey en 2008
Le nouveau chef du tout nouveau Parti conservateur du Québec est fier d'annoncer le lancement de l'organisation du parti à travers tout le Québec.

« Pendant que le gouvernement persiste à cacher la vérité aux Québécois, que l'opposition péquiste est devenue une véritable tragédie grecque et que le parti de François Legault ressemble de plus en plus au PQ Version 2.0, les Conservateurs du Québec s'organisent pour la prochaine campagne électorale », de dire M. Harvey

Qu'il s'agisse d'appuyer le projet de loi C-10 pour sévir contre la criminalité, ou de favoriser la relance économique et l'entreprenariat, notamment par une véritable politique de simplification de la bureaucratie tel que demandé par la FCEI en cette semaine de la sensibilisation à la paperasserie. Nos sommes les seuls à proposer un taux unique d'imposition, les Québécois méritent plus que tous ces partis de la "gogauche" économique qui pelletent leur incompétence sur les épaules de nos jeunes, « Soyez rassurés, « Le nom du parti, c'est votre garantie ! » ajoute Jean-François Plante, le président du PCQ.

Plus de liberté, d'autonomie et moins d'un État qui intervient trop dans nos vies et manquent de respect envers ceux qui les ont élus. « Au Parti conservateur du Québec, nous allons rappeler que le gouvernement est au service des citoyens et non l'inverse et qu'il est plus que temps de conserver ce qui est bon et de nettoyer ce qui est corrompu ! » d'ajouter Luc Harvey.

Renommer le ministère de l'Éducation le ministère de l'Instruction publique

Le PCQ est par ailleurs contre l'imposition obligatoire du cours d'Éthique et culture religieuse - ÉCR qui intervient violemment contre la liberté des parents, sentiment partagé par plus de 75 % des Québécois et dont la décision prochaine de la Cour suprême relancera le débat.

Élus, les conservateurs renommeront le ministère de l'Éducation « ministère de l'Instruction publique ». « Ce n'est pas la responsabilité de l'État d'éduquer », a lancé Jeff Plante.





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