samedi 23 octobre 2021

Organismes subventionnés pro-immigration sanctionnés par Québec pour pratiques frauduleuses

Dix-huit organismes réalisant du parrainage d’immigrés au Québec seront suspendus. Cette décision sera officiellement publiée dans la prochaine Gazette officielle, la semaine prochaine.

Ces informations ont été confirmées par le cabinet de la ministre de l’Immigration, Nadine Girault.

Dans la mire du ministère : Shah Ismatullah Habibi, directeur de l’Association éducative transculturelle de Sherbrooke

L’an passé, Québec avait suspendu le volet de ce programme de parrainage collectif réservé aux organismes, en évoquant alors des allégations sérieuses de fraudes. Des enquêtes ont été lancées par le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI), qui a réclamé leurs états financiers à de multiples organismes de parrainage.

Des stratagèmes frauduleux ont bel et bien été découverts, a récemment révélé Radio-Canada. Il y avait des enjeux d’intégrité, soutient le cabinet de Nadine Girault.

« À notre arrivée au pouvoir, le programme de parrainage collectif comportait des lacunes importantes léguées par le gouvernement précédent. Pour notre gouvernement, c’est inacceptable que des organismes tirent profit des personnes réfugiées », selon Nadine Girault, ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration.

Plusieurs pratiques, interdites, ont été repérées par les enquêteurs. On parle par exemple d’un montant d’argent demandé par des organismes aux réfugiés ou à leur famille pour postuler à ce programme.

Des dons destinés aux réfugiés ont aussi été déposés dans des fonds de placement par des organismes qui ont récupéré les intérêts. De fausses déclarations ont également été répertoriées, tout comme des manquements dans l’accueil de ces réfugiés, qui ne recevaient pas l’aide financière et matérielle promise.

Plus de 160 demandes rejetées

En 2020, lors de la dernière ouverture de ce programme, 50 organismes ont déposé une ou plusieurs demandes de parrainage, détaille l’équipe de Nadine Girault.

Quelque 18 d’entre eux ont présenté des informations ou documents faux et trompeurs, et plus des deux tiers de leurs requêtes ont été rejetés. On parle d’un total de 164 demandes refusées.

Parmi les demandes rejetées, il y a celles de l’Association éducative transculturelle de Sherbrooke.

Son directeur, Shah Ismatullah Habibi, a confirmé à Radio-Canada qu’il conteste depuis des semaines une décision prise par le ministère de l’Immigration.

Joint par téléphone, M. Habibi a refusé de donner des détails. Il a cependant admis avoir, par le passé, demandé des frais aux réfugiés.

« On avait facturé environ 500 dollars par dossier. C’était pour faire avancer le dossier, pour faire le travail. Ça payait le loyer, les employés »,  de dire Shah Ismatullah Habibi, directeur de l’Association éducative transculturelle de Sherbrooke.

Ça nous coûte déjà 240 dollars pour aller accueillir chaque famille à l’aéroport [de Montréal], insiste M. Habibi, qui a récemment fait l’objet d’un long portrait sur Radio-Canada.ca. Dans ce dernier, il est mentionné que plus de 3000 personnes, dont 1500 Afghans ont pu s’installer à Sherbrooke grâce à son aide au fil des ans.

Cette pratique a duré jusqu’en 2018. On nous a dit qu’on n’avait pas le droit de facturer des frais aux clients, on a arrêté, indique M. Habibi, tout en assurant avoir fourni un reçu pour ces frais et n’avoir rien à cacher.

Il affirme n’avoir aucune idée des éventuelles sanctions imposées par le MIFI ni s’il sera visé par cette suspension. Le Ministère n’a d’ailleurs pas voulu rendre public le nom des 18 organismes visés.


Une propagande insidieuse se déverse au fil des programmes du diffuseur public français

Une propagande insidieuse se déverse, au fil des programmes de France Inter, Info, Culture et des émissions politiques de France Télévisions, sur les électeurs français. Aux frais du contribuable. Il en va de même pour Radio-Canada dont le parti-pris politiquement correct est évident. Voir le reportage caricatural et de mauvaise foi sur Éric Zemmour diffusé cette semaine, le cataloguant de « polémiste d’extrême droite » (voir la vidéo ci-dessous).

Il est 7 h, le 8 octobre. La Pologne vient de défier l’Union européenne et le sommet Afrique-France commence, mais le journal de France Inter ouvre sur une information « édifiante » et « exclusive » : une agence d’intérim sur deux accepterait les demandes des entrepreneurs du BTP de leur fournir de la main-d’œuvre « de type européen ». Le testing « inédit » réalisé par SOS-Racisme — via seulement 69 appels téléphoniques — est présenté sans contradicteur, ni mise en perspective. La journée commence bien.

Vient ensuite le catéchisme de Thomas Legrand sur la lutte contre le dérèglement climatique, domaine dans lequel France Inter rivalise parfois d’intransigeance avec Greta Thunberg. Le chroniqueur politique dresse la liste des 11 arguments « qui fleurent bon ce poison de la pensée » qu’est, selon lui, « le bon sens » : « Ils ont tous un petit morceau de pertinence », mais viseraient surtout à « nous autoconvaincre que ce serait mieux de ne rien faire ». Ne pas dire, donc, que l’empreinte carbone de la France est « ridicule » comparée à celle de l’Inde, de la Chine et des États-Unis. Ni que « la technologie nous sauvera » et que la décroissance serait économiquement et socialement insoutenable, surtout pour les plus pauvres. Ne jamais parler d’« écologie punitive » car ce qui est bon pour la planète ne saurait être une punition. Dans l’audiovisuel public, on adore dresser des listes mais là, l’éditorialiste a simplement repris celle établie par la revue scientifique de l’université de Cambridge et adoubée par le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Amen !

Les radios du service public teintent le débat national avec le budget colossal de 600 millions d’euros, le déploiement d’une quantité inégalée d’émetteurs sur tout le territoire et presque sans publicité

Campagne oblige, en cette rentrée, sur les cent vingt minutes de matinale quotidienne, trois minutes de chronique ont été accordées à nos confrères Alexandre Devecchio (Le Figaro et Le Figaro Magazine), Natacha Polony (Marianne et BFMTV) ou Étienne Gernelle (Le Point). Trois fois trois minutes par semaine, tout au plus, pour écouter autre chose que la pensée dominante : cela équivaut à moins de 2 % du temps d’antenne hebdomadaire entre 7 h et 9 h. La séquence où ils interviennent est intitulée « en toute subjectivité », pour rassurer la Société des journalistes de France Inter, qui s’est émue du choc culturel infligé !

Réunissant près de 15 millions d’auditeurs chaque jour, en audience cumulée, les radios du service public teintent le débat national. Elles le font avec le budget colossal de 600 millions d’euros [autant que le chiffre d’affaires de toutes les radios privées en France réunies], le déploiement d’une quantité inégalée d’émetteurs sur tout le territoire et presque sans publicité, ce qui garantit un confort d’écoute que la concurrence leur envie.

Histoires édifiantes

Responsable de la revue de presse matinale de France Inter, du lundi au vendredi, suivie par près de 2 millions d’auditeurs depuis 2017, Claude Askolovitch officie sur l’antenne publique Arte. Le soir, dans « 28 Minutes », il raconte des histoires édifiantes, comme celle, le 8 octobre, du boulanger Makram Akrout, lauréat du grand prix de la baguette de tradition française. La récompense : 4000 euros et le titre de fournisseur officiel de l’Élysée, pour un an. Ce gagnant a tout pour plaire à l’auteur de Nos mal-aimés, ces musulmans dont la France ne veut pas. Pensez, « un boulanger, fils de boulanger, venu de Tunisie, clandestinement d’abord, pour gagner son pain et qui avait conquis sa citoyenneté et nos palais » !

vendredi 22 octobre 2021

Pr Peyromaure : je suis scandalisé par le débat sur la vaccination des plus jeunes... c’est une folie...

Pr Peyromaure : je suis scandalisé par le débat sur la vaccination des plus jeunes… c’est une folie… On est rentré dans une espèce d’ordre sanitaire.. Je sais très bien qu’après cette émission je vais recevoir un courrier (de la hiérarchie).

 

Rappelons que les enfants sont très peu à risques de développer des complications dues à une infection par la Covid. En outre, la vaccination n’empêche ni la contamination ultérieure ni la transmission à des tiers.

Voici ce qu’en disait avant-hier Le Figaro :

À mesure que la campagne de vaccination s’étend, apparaissent des cas de plus en plus nombreux de personnes vaccinées et néanmoins infectées par le Sars-CoV-2, comme l’a fait remarquer il y a quelques jours sur Twitter un professeur d’économie britannique.

Le dernier rapport de surveillance sur les vaccins de l’Agence de santé publique britannique rapporte désormais que les personnes vaccinées sont déclarées positives à un taux plus important que les non-vaccinées, et ceci pour toutes les tranches d’âge à partir de 30-39 ans », écrit celui qui bénéficie d’une large audience sur le réseau social. C’est parfaitement vrai, comme le prouve le rapport en question. Chez les 40-49 ans, la proportion de personnes infectées est même deux fois plus importante chez les vaccinées que chez les non-vaccinés (1281 sur 100 000 personnes contre 690) en septembre. Mais cela signifie-t-il pour autant que les personnes immunisées grâce au vaccin ont plus de risque d’être infectées ?

[C] e phénomène n’est ni surprenant, ni particulièrement inquiétant, et ceci pour deux raisons. D’abord, le vaccin ne protège qu’imparfaitement contre le risque d’infection. Il est donc possible d’être infecté par le virus, même avec un schéma vaccinal complet. « Les vaccins dont nous disposons actuellement sont injectés dans un muscle du bras. Cela permet d’acquérir une bonne immunité générale et de protéger ainsi contre les formes graves, profondes de la maladie. Mais cela ne va pas forcément donner une très bonne immunité de surface au niveau des muqueuses », expliquait il y a quelques semaines au Figaro le Pr Michel Cogné, médecin biologiste et immunologiste au CHU de Rennes. Or la porte d’entrée privilégiée du virus se trouve précisément être la muqueuse nasale. Certains scientifiques avaient d’ailleurs mis en garde sur ce point avant même que les vaccins ne commencent à être utilisés, et leur capacité à empêcher l’infection s’est révélée être encore plus mauvaise qu’escomptée. 

Voir aussi 

L'Ontario, la Suède et le Danemark suspendent le vaccin anti-Covid de Moderna pour certains jeunes (m à j : Finlande et Islande aussi) 

Annonces du Premier ministre Legault de ce jour (vaccination des 5 à 11 ans!)

Selon deux professeurs d'université (gestion de risque, statistiques) : « les statistiques officielles [britanniques] semblent sous-estimer les taux de mortalité des personnes vaccinées dans chaque catégorie d'âge.  » [Résumé en anglais]

Une sénatrice franco-ontarienne (Josée Forest-Niesing, 56 ans) doublement vaccinée hospitalisée en raison de la COVID-19

jeudi 21 octobre 2021

Cégep — « La ministre McCann doit être à l’écoute du corps enseignant »

Depuis plusieurs semaines, le président de la Fédération des cégeps, Bernard Tremblay, s’exprime sur toutes les tribunes pour donner son avis sur les rapports entre la réussite scolaire et l’enseignement du français au collégial. Et la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, semble n’avoir d’oreille que pour lui : le Plan d’action pour la réussite en enseignement supérieur 2021-2026, qu’elle a présenté au début du mois de septembre, est calqué sur la position de la Fédération des cégeps.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que Bernard Tremblay prétend parler au nom des cégeps, alors que les comités des enseignantes et enseignants de la formation générale ont été exclus jusqu’à présent de la consultation du gouvernement. Rappelons que ceux-ci ne sont pas représentés par la Fédération des cégeps, qui n’a aucune légitimité démocratique et qui ne parle pas au nom de tous les acteurs de l’enseignement au collégial.

L’analyse de la Fédération repose en partie sur une comparaison des taux de diplomation entre les cégeps français et anglais. C’est une litanie que nous connaissons. Depuis plusieurs années déjà, les cours de philosophie sont comparés aux cours dits équivalents dans les cégeps anglais, qui font partie du programme « Humanities ». Mais cette comparaison ne tient pas la route. Ces cours ne sont pas équivalents, pas plus que les résultats moyens des étudiantes et étudiants dans les deux réseaux. […]

Plutôt que d’accuser hâtivement certains cours de la formation générale pour leurs plus faibles taux de réussite en les qualifiant prestement de « cours écueils », il faudrait s’interroger collectivement sur les véritables causes d’un tel écart. Qu’en est-il des inégalités sociales et scolaires entre les élèves qui proviennent des trois filières d’études du secondaire (public régulier, public enrichi et privé) ? Pourquoi un nombre important d’étudiantes et d’étudiants qui font leur entrée au cégep n’ont pas le niveau suffisant en français pour réussir leurs études ? Qu’est-ce qui pousse les meilleurs élèves à migrer vers le cégep anglais ?

La Fédération des cégeps se trompe lorsqu’elle affirme que le collégial n’est pas en cause dans l’anglicisation du Québec. Certes, les cégeps ne sont pas l’unique cause du phénomène, mais il y a une tendance lourde actuellement dans le réseau collégial : les collèges anglophones sont devenus des cégeps d’élite dans le secteur préuniversitaire et attirent un nombre important d’allophones ainsi qu’une proportion croissante de francophones, particulièrement dans les milieux favorisés. Il se produit alors un effritement du français dans les études supérieures au Québec et un « écrémage » du cégep français.

Nous apprenions récemment qu’un groupe de travail avait été mis en place par le ministère de l’Enseignement supérieur pour produire un rapport sur la maîtrise du français au collégial. Or, le groupe de travail est formé de trois expertes qui n’enseignent pas dans les cégeps et qui n’auraient pas le mandat de consulter le comité-conseil de la formation générale, lequel regroupe notamment les représentants des enseignantes et enseignants de philosophie et de littérature, ce que nous déplorons.

Les enseignantes et enseignants de philosophie au collégial ont à cœur la réussite étudiante ; ils sont ouverts à participer à une réflexion commune sur les exigences langagières et la réussite des cours de philosophie au collégial. Encore faudrait-il qu’ils soient invités à une consultation dont les conclusions ne sont pas tirées d’avance par la Fédération des cégeps et que leurs représentantes et représentants aient les ressources suffisantes pour y participer activement.

* Cette lettre publiée dans Le Devoir est cosignée par:
Simon Blouin, Cégep de Granby
Pierre-Olivier Bois, Collège Montmorency
Isabelle Bouchard, Cégep de Trois-Rivières
Félix Brunetta, Cégep régional de Lanaudière
Alexandre Comeau, Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu
Tony Patoine, Cégep du Vieux Montréal
Vicki Plourde, Cégep Garneau
Patrice Létourneau, Cégep de Trois-Rivières
Richard Vaillancourt, Collège de Bois-de-Boulogne
Marc-André Vaudreuil, Cégep Gérald-Godin
Pour le comité des enseignantes et enseignants de philosophie au collégial


Plus de soldats américains sont morts du suicide au 2e trimestre 2021 que de la Covid depuis mars 2020

Plus de membres de l’armée américaine sont morts par suicide au cours du seul deuxième trimestre 2021 que du coronavirus pendant toute la durée de la pandémie, selon un inquiétant rapport du Pentagone.

Entre le début du mois d’avril et la fin du mois de juin 2021, il y a eu 139 suicides militaires au total — 99 dans le service actif, 14 parmi les réservistes et 26 dans la garde nationale — indique le dernier rapport du Defense Suicide Prevention Office (DSPO).

Les statistiques publiées font état d’une hausse de 46 % des suicides au sein des forces actives de l’armée américaine, par rapport à 2020.

Les nouveaux chiffres signifient également que les suicides survenus au cours de ce seul trimestre civil représentent plus du double du nombre officiel de décès dus au Covid-19 dans les forces armées, que le Pentagone a estimé à 58 jusqu’à présent.

Le rapport annuel 2020 du ministère de la Défense sur les suicides militaires, publié fin septembre, faisait état de 580 décès de ce type au cours de l’année 2020 — corrigé à 581 dans le dernier trimestre — contre 505 au total l’année précédente.

Alors que le taux de suicide chez les réservistes et la Garde nationale est resté « statistiquement stable » depuis 2016, la force de service actif a connu une augmentation « significative », a déclaré le Dr Karin Orvis, qui a pris la tête de la DSPO en 2019. Le taux de suicides en service actif était de 28,7 pour 100 000 en 2020, le plus élevé depuis que des registres détaillés ont commencé à être tenus en 2008, où il était de 16,9 pour 100 000.

Les hommes enrôlés de moins de 30 ans sont les plus à risque. Ils représentent 42 % de la population militaire totale en 2020, mais 63 % des suicides cette année-là, a déclaré Orvis. Le taux de suicide de l’armée de terre, 36,4 pour 100 000, est presque le double de celui de la marine, 19,3.

L’archevêque du Pentagone déclare que les troupes ne peuvent pas être forcées à recevoir le vaccin Covid contre leur conscience, alors que les différents corps d’armée examinent les exemptions.

Les chiffres du deuxième trimestre de 2021 sont antérieurs au retrait américain d’Afghanistan, qui a débuté en août. Tout suicide lié au pont aérien de Kaboul et à la fin de ce conflit de 20 ans sera comptabilisé dans le prochain rapport trimestriel.


Cannabis — la consommation depuis la légalisation est passée de 14 % à 20 % de 2018 à 2021

Trois ans après la légalisation du cannabis au Canada, la consommation du cannabis a augmenté chez les adultes, plus particulièrement chez les personnes âgées de 25 à 54 ans. Quant aux jeunes de 15 à 17 ans, leur consommation de cette drogue a diminué. C’est ce qui ressort d’une étude publiée vendredi passé par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Cannabis, une drogue d’adultes, de vieux ?

En 2018, 22 % des personnes de 15 à 17 ans disaient consommer du cannabis, contre 21 % en 2019 et 19 % en 2021, détaille l’ISQ.

Un constat qui laisse « perplexe » la Dre Marie-Ève Morin, médecin de famille travaillant en dépendance et en santé mentale à la clinique La Licorne, à Montréal.

« Je crois que ç’a été compensé par d’autres substances chez les jeunes. Ce n’est pas vrai que les jeunes consomment moins. Au contraire, je pense que les jeunes du secondaire consomment de plus en plus de benzodiazépine, le Xanax. Ils ont de plus en plus accès au speed [amphétamine], à l’ecstasy », explique-t-elle à La Presse, à la lumière de sa pratique.

Elle se demande également si la consommation de wax, de la cire de cannabis contenant une très forte dose de THC, a été comptabilisée dans l’étude.

« La nouvelle mode, ce sont les wax pens. Ce sont des crayons [de cire] qui se vendent 40 $ l’unité, et là-dedans, il y a un nombre prédéterminé de doses de wax », poursuit la Dre Morin. Ce produit circule sur le marché noir.

Au contraire, la diminution de la consommation de cannabis des jeunes n’étonne pas Jean-Sébastien Fallu, professeur à l’École de psychoéducation à l’Université de Montréal, chercheur à l’Institut universitaire sur les dépendances (IUD) et au Centre de recherche en santé publique (CReSP). Depuis une dizaine d’années, une diminution de la consommation d’alcool et d’autres substances a pu être observée dans cette tranche d’âge, estime-t-il, même si à l’avenir un rebond n’est pas à exclure.

Augmentation de la consommation chez les adultes

La proportion totale de consommateurs de cannabis de 15 ans et plus a cependant augmenté au Québec, passant de 14 % à près de 20 % de 2018 à 2021, selon l’ISQ.

Chez les personnes de 25 à 34 ans, la proportion de consommateurs de marijuana est passée de 26 % en 2018 à 29 % en 2019, puis à 36 % en 2021. Ce taux a augmenté de 12 % en 2018 à 15 % en 2019, et à 20 % en 2021, au sein de la population âgée de 35 à 54 ans, dévoile la même étude de l’ISQ.

 Proportion de consommateurs de cannabis au Québec, selon différentes tranches d’âge (Source : ISQ)

« Il était prévu qu’une légalisation puisse être associée à une augmentation de consommateurs, mais on ne s’attendait pas à de grandes augmentations, ce qui est effectivement le cas, notamment durant la première année », déclare Jean-Sébastien Fallu. Il pense que la gestion de pandémie de COVID-19 (confinement, couvre-feu) est à l’origine de la hausse marquée de la consommation de cannabis observée lors de la dernière année.

Parmi les 20 % de Québécois se disant consommateurs de marijuana, 24 % ont déclaré avoir augmenté leur consommation en raison de la gestion de la pandémie, rapporte l’ISQ.

Toutefois, les proportions des types de consommateurs de cannabis, soit quotidiens ou occasionnels, par exemple, n’ont pas changé de façon marquée au cours de la pandémie, précise M. Fallu.

Depuis le début de la gestion gouvernementale de la pandémie, « beaucoup de personnes adultes ont commencé à développer des troubles psychologiques ou psychiatriques. Au lieu d’aller consulter un médecin, ils ont pris ce qu’ils avaient sous la main pour se soulager. On a vu pendant la pandémie une augmentation de la consommation d’à peu près toutes les substances », évoque la Dre Morin.

Elle estime que la consommation de cannabis est banalisée, car elle est considérée comme moins risquée que celle d’autres drogues.

« Mais ça augmente le taux des cancers respiratoires, ça augmente les risques de psychose, ça a un effet dépresseur à long terme, c’est addictif [et] il y a un sevrage quand on arrête. Ce n’est pas banal, le pot », rappelle-t-elle.

La stigmatisation liée au cannabis s’estompe au Canada et les gens en consomment davantage

La stigmatisation liée au fait de fumer de l’herbe s’estompe et les gens en consomment davantage, selon une étude.

Trois ans après que le cannabis est devenu légal, davantage de Canadiens fument qu’on ne le pensait, selon une étude publiée par l’Université Dalhousie.

Menée en mai, l’étude a révélé que 42 % des personnes interrogées se considèrent comme des consommateurs de cannabis, avec environ 12 % déclarant avoir commencé à consommer de la marijuana après sa légalisation en octobre 2018.

Les résultats sont 20 % plus élevés que le pourcentage de Canadiens que l’on croyait fumeurs de cannabis, selon un récent rapport de Statistique Canada.

Les chiffres sont également en hausse de 36 % par rapport à une étude similaire menée à Dalhousie en 2019. « L’acceptation et la consommation de cannabis augmentent et la stigmatisation sociale diminue », a déclaré Brian Sterling, co-auteur du rapport.

« Cela se normalise de plus en plus », a ajouté Sterling, associé de recherche au Laboratoire d’analyse agroalimentaire de l’Université Dalhousie. « De plus en plus de gens l’achètent légalement. La plupart ne sont plus vraiment inquiets à l’idée d’en parler ouvertement. »

Le rapport indique également que les attitudes canadiennes ont changé en faveur du cannabis légal, y compris la consommation publique de la drogue dans des endroits comme les restaurants.

Il indique également que maintenant 78 % des Canadiens sont en faveur de la légalisation — contre la moitié de la population canadienne qui a soutenu le pot légal en 2019.

Environ 60 % des Canadiens achètent de l’herbe dans un magasin de cannabis et 32 % ont déclaré avoir augmenté leur consommation d’herbe en raison de la gestion de la pandémie.

La légalisation n’a pas fait disparaître le marché noir

Un des buts proclamés de la légalisation était d’endiguer les ventes du marché noir. Mais aujourd’hui, à peine plus de la moitié des ventes de marijuana sont réalisées sur le marché légal. « La demande ne s’est pas transférée du marché illégal vers le marché légal, surtout dans l’ouest du pays », explique Jean-François Ouellet, professeur à HEC Montréal.

Seul le Québec semble faire office d’exception. Il a choisi un système public de vente via ses points SQDC (Société québécoise du cannabis), tandis que beaucoup de provinces tournent au 100 % privé, ou avec les deux régimes. « Le Québec a aussi choisi de vendre du cannabis au même prix que le marché noir. Et si les gens ne veulent pas se déplacer, il leur est possible de commander en ligne et de se faire livrer le jour même, », poursuit le professeur.

« Les enquêtes surestiment généralement la partie légale et sous-estiment la partie illégale », relativise Michael Armstrong, professeur de l’université Brock de St Catharines (Ontario), tout en soulignant qu’il « existe une tendance claire vers des dépenses plus légales et moins illégales ».

« Les petits revendeurs illégaux ont été les plus touchés, confie le psychologue Serge Brochu, professeur à l’École de criminologie de l’Université de Montréal. Les grandes organisations criminelles ayant une offre diversifiée d’activités illicites ont pu investir dans d’autres créneaux. » Cet expert estime illusoire de croire que la légalisation du pot le fera disparaître. « Le marché noir canalise de plus en plus ses efforts sur les sites internet pour proposer des produits à moindre coût », note Amnon Jacob Suissa, professeur de sociologie de l’Université du Québec à Montréal.

Forte concurrence, surproduction et baisse des prix ont mis un coup de frein à l’emballement dans l’industrie naissante du cannabis récréatif légal.

Le géant Canopy Growth gérait sept usines de culture au Canada. Elles ont toutes fermé ou ont été vendues en 2020. Cotée en Bourse, l’entreprise a vu la valeur de son action chuter de plus de 26 % depuis janvier. Une baisse qui s’explique par « des points de vente fermés pendant les confinements » et des « problèmes d’approvisionnement avec les sites américains », selon le PDG David Klein. Ses concurrents dénoncent aussi le manque de points de vente dans certaines provinces.

Certains producteurs ont dû se mettre à l’abri de leurs créanciers, comme AgMedica et Wayland.

Emerald Health Therapeutics, qui emploie 120 personnes, résiste, mais ne songe pas, pour l’instant, s’agrandir à l’international.

Contexte

Depuis le 17 octobre 2018, la vente, la possession, la production et la distribution de cannabis sont encadrées légalement au Canada. Mais pour protéger les mineurs, la loi prévoit de lourdes sanctions pour les personnes qui leur vendent du cannabis ou qui se servent d’eux pour commettre une infraction liée à cette drogue (en les utilisant comme revendeurs ou guetteurs, par exemple). L’âge légal pour consommer du cannabis au Québec est de 21 ans. Il est de 19 ans dans les autres provinces canadiennes, sauf en Alberta, où il est de 18 ans.

Voir aussi 

La SQDC diffuserait des images interdites dans des médias sociaux accessibles aux mineurs (2021)

Québec — La légalisation du cannabis n’a pas entamé les bénéfices du crime organisé 

Alberta — Épidémie de syphilis parmi sans-abri, drogués, homos et bisexuels et Amérindiens 

La Russie sanctionne Twitter pour manque de filtrage des contenus pédopornographiques ou faisant l’apologie de drogues ou du suicide 

Analyse des demandes d’assurance maladie : la gestion de la COVID-19 a un impact profond sur la santé mentale des jeunes  

Espérance de vie baisse chez les hommes en Ontario, en Colombie-Britannique et chez les blancs aux États-Unis (pré-Covid, opioïdes en cause) 

Québec — consommation d’antidépresseurs a augmenté de 68 % chez jeunes filles au cours des 5 dernières années (pré-Covid) 

Canada — la légalisation du cannabis a accru le nombre de consommateurs (2019)

Arrêter le cannabis et la mémoire revient

Le cannabis aurait des « effets négatifs et persistants » sur les capacités cognitives des ados

Cannabis thérapeutique : effets positifs modestes, effets indésirables sont importants et très fréquents

Mauvais signal quand l’État légalise le cannabis et se lance dans sa production

Des écoliers (5 à 9 ans) hospitalisés après avoir consommé du cannabis

Le Canada va être « cool » : des psychiatres craignent l’impact de la légalisation du cannabis

La fumée de cannabis contient sept fois plus de goudrons et de monoxyde de carbone (CO) que celle du tabac, selon un test d’un magazine français de consommateurs, qui calcule que « 3 joints = 1 paquet de cigarettes ».

Le mensuel 60 millions de consommateurs de l’Institut national de la consommation (INC), publié en avril 2006, s’est servi d’une machine à fumer pour faire ce test dont le but était de comparer les teneurs en nicotine, goudrons, monoxyde de carbone, benzène et toluène dans les fumées principales de joints de cannabis et de tabac.

 

 

 

 

mercredi 20 octobre 2021

Sondage — 67 % des Français s’inquiètent du « grand remplacement » ethnique

Un sondage Harris Interactive pour l’hebdomadaire Challenges publié mercredi 20 octobre indique que deux tiers des Français sont préoccupés par la théorie du « grand remplacement ».

Selon cette enquête d’opinions, la population est notamment préoccupée par la théorie du grand remplacement, l’une des thématiques fortes d’Éric Zemmour. Ils sont 67 % à considérer cette possibilité comme source d’inquiétude et 61 % pensent que le grand remplacement va se réaliser. 

Dans le détail, cette projection est partagée par 92 % des électeurs du Rassemblement National (RN), 52 % chez LREM/Modem (coalition de centre-gauche qui soutient Macron) et 42 % chez LFI (extrême gauche de Mélenchon). Ce qui fait dire à Éric Zemmour sur Twitter : « les idées que je porte sont désormais centrales dans la société française ».

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Le Grand remplacement désigne le changement induit par une immigration « massive » à fécondité plus forte de populations d’origine extra-européennes qui seraient en passe de surpasser les populations « d’origine » (c’est-à-dire caucasiennes) en Occident (Europe de l’Ouest, Amérique du Nord, Australie) — et donc d’imposer leur culture, leurs us et coutumes et leurs religions.

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Voir aussi 

YouTube a censuré l’émission de Sud-Radio sur le Grand Remplacement   

Disparaître ? de Jacques Houle

 La démographie, c’est le destin (le débat, vidéo)  

Canada — Faire passer l’immigration de 300 000 personnes par an à un million

En 2017, 44 % de la hausse de la population provient des immigrés (INSEE)

L'initiative du Siècle (dont un des cofondateurs est Dominic Barton, actuellement ambassadeur du Canada en Chine populaire). En anglais uniquement.

Implosion démographique : y remédier en renouant avec des valeurs qui privilégient descendance et transmission 

Les Canadiens français deviendraient minoritaires au Québec en 2042 (long billet, graphiques)

Disparaître ? de Jacques Houle : Regard franc sur l’immigration 

 Pour faire croire que la part des enfants d’origine non européenne n’a pas augmenté, les journalistes de @franceinfo ont choisi les endroits les moins représentatifs de la tendance générale, exactement ce dont ils accusent « l’extrême droite »… (Détails)

Par ailleurs, même si l’on ne dispose pas de données précises en la matière, la part des descendants directs d’immigrés augmente aussi forcément au sein de la part des non-immigrés qui participent à la croissance démographique française. En tenant compte de ces deux générations, la part de l’immigration est mécaniquement bien supérieure à 50 % de cette croissance. Contacté par Le Figaro, Dominique Reynié ne reprend pas l’expression de « grand remplacement », mais évoque, au vu de cette dynamique, une « recomposition ethnoculturelle » du pays, également bien documentée par Jérôme Fourquet dans son livre L’Archipel français (Seuil, 2019).

La France en 2020, 28,8 % des nouveau-nés avaient au moins un parent né dans un pays extra-européen (cela ne comprend pas les enfants nés d’immigrés). Chiffres de l’INSEE.

En outre, dans une étude de 2019, trois chercheurs de l’INED se sont également intéressés à l’indicateur conjoncturel de fécondité des femmes selon leur pays de naissance. Il montre que l’immigration dans son ensemble participe à la progression démographique puisque l’indicateur global pour les femmes immigrées (2,60) est largement à celui des femmes de l’ensemble de la population française (1,88) et à celui des femmes non immigrées (1,77) pour l’année 2017. Dans le détail, cet indicateur est très supérieur pour les femmes nées en Algérie (3,69), en Tunisie (3,50), au Maroc (3,47) ou dans le reste de l’Afrique (2,91) ou en Turquie (3,12) ».

Ministère de la Justice du Québec finance les pronoms trans

 

Tiré de Mieux nommer et mieux comprendre


France — l’extrême-gauche et les lobbies LGBT menacent de brûler une école catholique « usine à fachos »

Poitiers : l’extrême-gauche et les lobbies LGBT menacent de brûler une école catholique « usine à fachos » D’après France Bleu Poitou, des affiches menaçantes ont été placardées dans la nuit du 18 au 19 octobre à Poitiers. Ces inscriptions visaient nommément un établissement catholique pictavien, l’Union chrétienne, accusé d’« homophobie » et de « transphobie ». L’affaire est prise très au sérieux par la police.


Militant lors du défilé LGBTQ à Cologne

« Nous dénonçons cet enseignement qui entretient le sexisme, l’homophobie, et la transphobie, en diffusant par exemple des stéréotypes de genre binaires et traditionnels. » Voilà ce qu’on pouvait lire sur des affiches placardées dans Poitiers durant la nuit du 18 au 19 octobre, raconte France Bleu Poitou. Les propos incriminés sont reprochés à un établissement scolaire catholique de la ville, l’Union chrétienne, qui enseigne à 700 élèves de la maternelle au lycée.

« Brûler l’usine à fachos »

Mais le placard, en partie rédigé en écriture inclusive, ne se contente pas de dénoncer le « sexisme », « l’homophobie », la « transphobie », ou « l’embrigadement de jeune pictavien-ne-s (sic) dans des groupuscules fascistes ». Mais il appelle même à « brûler l’usine à fachos ». L’école donc. L’établissement scolaire a déposé plainte, et du côté des forces de l’ordre, on prend ces menaces extrêmement au sérieux. Les enquêteurs ont de fortes suspicions quant aux différents groupuscules d’extrême-gauche ou LGBT de la ville, fortement hostiles à cet établissement, relaie la radio. Le groupe scolaire catholique avait déjà été recouvert de tags agressifs il y a quelque temps. La direction de l’école s’est défendue, rejetant toutes les accusations « infondées » dont ces affiches se font l’écho, arguant que sur ses 700 élèves, peu parlent de religion en classe.

Source

Pendant le Grand Réveil woke, l'écart des résultats en maths et en lecture entre les élèves noirs et blancs a cru de 20 %

Pendant ces dix dernières années, les Américains blancs progressistes, les wokes, se sont tellement déplacés vers la gauche sur les questions de race et de racisme qu’ils sont désormais souvent à gauche de l’électeur noir typique sur ces sujets. 
 
Ce changement est un « Grand Réveil » comparable à certains égards à l’énorme ferveur religieuse dans le Nord des États-Unis peu avant la guerre de Sécession. Pour certains observateurs, ce Grand réveil woke a commencé à l’époque des manifestations de 2014 à Ferguson, dans le Missouri. Le , un policier blanc, Darren Wilson, avait tiré plusieurs fois sur un homme noir de 18 ans, Michael Brown. Une série de manifestations parfois violentes s’ensuivit dans plusieurs villes des États-Unis.  Les militants radicaux profitèrent de la facilité de filmer des événements et de les diffuser sur les médias sociaux pour donner une énorme visibilité à ce qui n’aurait été qu’un banal fait divers local auparavant.

Depuis lors, comment les élèves noirs font-ils aux États-Unis alors que l’idéologie woke, et plus particulièrement la théorie critique de la race, s’est répandue dans les écoles ?

Les données de l’Évaluation nationale des progrès éducatifs (NAEP)  indiquent une baisse globale des résultats scolaires pour les élèves de 13 ans depuis 2012. Ces baisses se concentrent parmi les élèves les moins performants. Des baisses similaires ont également été enregistrées sur une évaluation distincte et similaire conçue pour mesurer les tendances à court terme, les résultats de cette autre étude montrent également une baisse pour les élèves en bas de l’échelle et en hausse pour les meilleurs élèves.

Le nouveau rapport révèle que les résultats ont chuté pour les étudiants noirs et hispaniques depuis 2012 et restent stables pour les enfants blancs, creusant ainsi l’écart. Cette année a également révélé un écart entre les sexes, car les résultats en mathématiques des garçons de neuf ans sont restés stables tandis que ceux des filles ont chuté par rapport à 2012.

Se pourrait-il qu’à force de dire aux jeunes Noirs à quel point ils sont opprimés, que les mathématiques sont racistes (voir liens ci-dessous), certains élèves noirs ne se soient pas appliqués dans leurs études puisqu’on leur serine que les dés sont de toute façon pipés ?  Et si le wokisme nuisait non seulement aux pays qui cèdent à son chant des sirènes, mais également à ses minorités ?


« Nous sommes déçus de voir que les scores ont stagné ou baissé depuis 2012, et nous sommes particulièrement inquiets de voir que les résultats des élèves les moins performants ont baissé », a déclaré Carissa Moffat Miller, P.D.G. du Council of Chief State School Officers.

Les tests ont été administrés au cours de l’année scolaire 2019-2020, avant que la gestion de la pandémie n’impose la fermeture des écoles. De nombreux experts s’attendent à de nouvelles baisses causées par l’imposition d’une éducation en ligne de qualité inférieure par les autorités scolaires. 

Des tests nationaux seront administrés cette année scolaire aux enfants de 9 ans, en avance sur le calendrier normal, pour voir si ces craintes se sont concrétisées. Des tests étaient prévus pour les jeunes de 17 ans au printemps 2020, mais ils ont été annulés en raison de la fermeture des écoles. Les tests avaient déjà été administrés aux enfants de 9 et 13 ans, offrant la possibilité de comparer les performances immédiatement avant et après la fermeture des écoles. 

Par rapport aux résultats de 2012, les performances ont chuté pour les élèves de 13 ans à la fois en lecture et en mathématiques. Sur une échelle de 500 points, les élèves de 13 ans ont obtenu en moyenne 280 en mathématiques en 2020, contre 285 en 2012. Pour la partie lecture, les scores sont passés de 263 à 260. Les deux changements étaient statistiquement significatifs.

 
Voir aussi  
 
 
 
 
  
 


L'Ontario, la Suède et le Danemark suspendent le vaccin anti-Covid de Moderna pour certains jeunes (m à j : Finlande et Islande aussi)

La Food and Drug Administration (FDA) retarde l’approbation du vaccin contre la COVID-19 de Moderna Inc. destiné aux adolescents afin de vérifier si celui-ci pourrait augmenter le risque d’une affection cardiaque inflammatoire rare, a rapporté le Wall Street Journal
 

Mise à jour du 17 octobre
 
Le taux de myocardites et péricardites chez les jeunes hommes vaccinés en Ontario continue de grimper. 
 
Pour les hommes âgés de 18 à 24 ans, cela représente (voir tableau ci-dessous) 42,2 + 173,3 = 215,5 cas pour 2 millions de doses. Pour simplifier le calcul, supposons que tout le monde ait reçu 2 doses (bien qu’en réalité, un certain pourcentage de ce groupe démographique n’ait reçu qu’une seule dose jusqu’à présent). Cela donnerait une incidence chez les hommes âgés de 18 à 24 ans de 215,5 pour 1 million de personnes, soit 1 cas sur 4 640 jeunes hommes vaccinés. Ce qui est au-delà du risque de 1 / 5000 qui avait conduit à la Santé public de l'Ontario de recommander la suspension de la vaccination à l'aide du vaccin Moderna.
 
Rappelons que les responsables ontariens affirmaient à la fin septembre qu'environ un homme sur 5 000 entre 18 et 24 ans avait développé une myocardite ou péricardite après avoir reçu une injection de Moderna comme deuxième dose, contre environ un homme sur 28 000 ayant plutôt reçu le vaccin Pfizer. Ceci semble s'expliquer par le fait que Moderna est aussi le vaccin le plus fortement dosé. Environ une femme sur 17 000 ayant reçu Moderna pour sa deuxième dose avait également développé une myocardite ou une péricardite.


Mise à jour du 8 octobre

L'Islande se joint aux autres pays nordiques pour suspendre les inoculations à l'aide du vaccin Moderna en raison des inquiétudes suscitées par les effets secondaires.

Le vaccin Moderna, qui a principalement été utilisé en Islande pour les deuxièmes doses, ne sera plus utilisé tant que plus d'informations sur sa sécurité n'auront pas été recueillies, a déclaré vendredi l'épidémiologiste en chef.

Source : Bloomberg


 

Mise à jour du 7 octobre

La Finlande suspend l’utilisation du vaccin anti-Covid-19 de Moderna chez les jeunes hommes.

La Finlande a suspendu jeudi l’utilisation du vaccin à ARN messager (ARNm) de Moderna pour les hommes de moins de 30 ans, se fondant sur des données préliminaires suggérant qu’il pourrait être lié à un léger surcroît de risque d’inflammations cardiaques parmi cette frange.

« Une étude nordique menée en Finlande, en Suède, en Norvège et au Danemark suggère que les hommes de moins de 30 ans ayant été vaccinés avec le vaccin Spikevax de Moderna présentent un risque légèrement accru de développer une myocardite (inflammation du muscle cardiaque-NDLR) », a déclaré Mika Salminen, le directeur de l’institut finlandais de la santé.

Alors que la vaccination est ouverte à partir de 12 ans en Finlande, les jeunes hommes y seront donc vaccinés avec le vaccin Comirnaty de Pfizer et BionTech, a-t-il précisé. Les données préliminaires de cette étude — qui n’a pas encore été publiée — ont déjà conduit les autorités sanitaires suédoises et danoises à restreindre mercredi le recours à ce vaccin.

En Suède, il est désormais réservé aux personnes âgées de plus de 30 ans, et au Danemark, il n’est désormais utilisé que pour les plus de 18 ans. D’après l’Institut finlandais de la santé, cette étude, dont les résultats préliminaires ont déjà été communiqués à l’Agence européenne des médicaments (AEM) pour évaluation, sera publiée d’ici deux semaines.

L’AEM a estimé début juillet que les myocardites et les péricardites (inflammation de la membrane recouvrant le cœur-NDLR) devaient être considérées comme un effet indésirable très rare, survenant en particulier chez les jeunes hommes après l’administration de la deuxième dose du vaccin Pfizer ou Moderna. Elle avait alors réaffirmé que le rapport bénéfices-risques restait largement favorable.

En France, la vaccination est ouverte aux 12-17 ans depuis la mi-juin et seuls les vaccins à ARNm de Pfizer et BionTech ou de Moderna MRNA.O sont autorisés dans cette classe d’âge. 

 


Billet originel du 6 octobre

La Suède a annoncé mercredi 6 octobre suspendre « par précaution » le vaccin anti-Covid de Moderna pour les moins de 30 ans en raison d’un risque d’inflammation cardiaque chez les jeunes.

L’autorité de santé publique (FHM), chargée de la campagne de vaccination en Suède, « a décidé de mettre en pause l’usage du vaccin anti-Covid Spikevax de Moderna pour tous ceux nés en 1991 et après, par principe de précaution », a-t-elle annoncé mercredi 6 octobre. La Suède justifie cette suspension en raison d’un risque d’inflammation cardiaque chez les jeunes, en soulignant que la probabilité de cet effet secondaire était toutefois « minime ».

Cette décision est prise « après des signes de risque accru d’effets secondaires comme les inflammations du myocarde et du péricarde », précise la FHM. Selon l’agence, le risque est plus marqué après la deuxième dose et chez les sujets masculins. « La myocardite et la péricardite disparaissent souvent [mais pas tout le temps donc] d’elles-mêmes, sans causer de problèmes durables, mais les symptômes doivent être évalués par un médecin », explique l’agence.

Pour sa part, le Danemark cesse d’offrir le vaccin Moderna Covid-19 aux moins de 18 ans. Les personnes de moins de 18 ans ne se verront plus proposer le vaccin Covid-19 de Moderna par mesure de précaution, a confirmé l’Autorité sanitaire danoise.

Les personnes âgées de 12 à 17 ans ne recevront donc que la piqûre Pfizer. La décision a été prise sur la base d’un « principe de précaution », a indiqué l’autorité sanitaire dans un communiqué.

Le vaccin Pfizer a, jusqu’à présent, été le principal type de vaccin offert aux Danois. Ce sera désormais le seul vaccin Covid-19 utilisé pour la tranche d’âge.

La décision a été prise « notamment à la lumière du fait qu’il existe la plus grande quantité de données sur l’utilisation (du vaccin Pfizer) chez les enfants et les jeunes en particulier des États-Unis et d’Israël », a déclaré Bolette Søborg, chef du département de l’Autorité sanitaire danoise dans le communiqué de presse.

Environ 1 100 personnes de moins de 18 ans au Danemark ont ​​reçu le vaccin Moderna, selon l’autorité.

Une nouvelle étude nordique a évalué le risque de méningite et de myocardite, deux effets secondaires connus, mais très rares de la vaccination contre le Covid-19.

Les premières données ont soulevé la possibilité d’un risque accru de myocardite avec le vaccin Moderna.

Les symptômes de la maladie peuvent inclure de la fatigue, un pouls irrégulier, de la fièvre, des douleurs thoraciques, des douleurs à la respiration profonde et des douleurs du côté gauche ou au centre de la poitrine, selon un communiqué publié mercredi par l’autorité sanitaire suédoise, Folkhälsomyndigheten.

En Ontario 

Depuis la semaine passée, l’Ontario recommande maintenant le vaccin Pfizer Covid-19 pour les adultes âgés de 18 à 24 ans en raison d’une « augmentation observée » des affections inflammatoires cardiaques rares après des doses de Moderna, principalement chez les hommes.

Décrivant les nouvelles directives comme une « recommandation préférentielle », Moore a déclaré qu’il y avait un risque sur 5 000 de myocardite ou de péricardite pour les hommes âgés de 18 à 24 ans après une deuxième dose de Moderna.

Cela se compare à un risque d’un sur 28 000 pour ceux qui ont reçu Pfizer — environ cinq fois moins. Les taux de risque sont basés sur plus de 96 000 secondes doses de vaccins Pfizer et Moderna injectées entre le 1er juin et le 7 août.

Moore a déclaré que la majorité des cas cardiaques étaient bénins et diagnostiqués dans les salles d’urgence des hôpitaux, bien que moins de 10 personnes aient été admises dans des unités de soins intensifs pour une surveillance supplémentaire.

Les données utilisées par SPO (Santé publique de l’Ontario) dans sa recommandation de la semaine dernière sont désormais désuètes. Elles se fondaient sur des données du 1er juin au 7 août. De nouvelles données sont disponibles auprès du SPO et elles montrent une incidence plus élevée de myocardite/péricardite.


Pour les hommes âgés de 18 à 24 ans, cela représente 41,4 + 170,4 = 211,8 cas pour 2 millions de doses. Pour simplifier le calcul, supposons que tout le monde a reçu 2 doses (bien qu’en réalité, un certain pourcentage de ce groupe démographique n’ait reçu qu’une seule dose jusqu’à présent). Cela donnerait une incidence chez les hommes âgés de 18 à 24 ans de 211,8 pour 1 million de personnes, soit 1 cas sur 4 721 jeunes hommes vaccinés.

Voir aussi 

Canada — Université menace ses étudiants en ligne de suspension s’ils ne sont pas vaccinés, mis en demeure par des avocats, elle recule  

Le vaccin d'AstraZeneca suspendu pour les moins de 55 ans [Le Soleil 29 mars 2021 : « Après avoir clamé sur tous les fronts que le vaccin d’AstraZeneca est efficace et sécuritaire, les autorités fédérales et provinciales en suspendent maintenant l’utilisation pour les personnes de moins de 55 ans. »]

Étude — Plus de risques d’événement cardiaque indésirable après 2e dose du vaccin chez les garçons que d’infection à la Covid sur 120 jours  

«Un nombre important de cas d'échec du vaccin Janssen a été rapporté, avec notamment des formes graves (décès, réanimation) ainsi qu'une surreprésentation des patients vaccinés par Janssen en réanimation dans deux CHU» (Centres Hospitaliers Universitaires), à Marseille (sud) et Tours (ouest), note l'ANSM dans son rapport périodique de surveillance des vaccins.

Vaccins : le doute est-il encore permis ?

Patrick Cohen (France 5) : atteindre l’immunité collective par la vaccination est illusoire  

Une étude révèle que l’immunité naturelle serait supérieure à la vaccination  

Stéphan Bureau blâmé par l’ombudsman de la radio gouvernementale pour son entrevue avec Didier Raoult (l’agronome à l’origine de la plainte s’offusquait que Didier Raoult prétende que l’immunité naturelle était supérieure à la vaccination).

Le variant delta pourrait échapper aux vaccins si elle devient Delta 4+, prévient un nouveau document. Une nouvelle étude suggère que 4 modifications du variant delta pourraient rendre les vaccins actuels inefficaces. (Deseret News

Les vaccins anti-Covid fonctionnent-ils ? Si oui, jusqu’à quel point ?  

D’autres vaccins, comme le Novavax, pourraient mieux résister aux variants. Lire Le battage médiatique persistant autour de la technologie des vaccins à ARNm nous détourne désormais des autres moyens de mettre fin à la pandémie. Pour ne pas parler des traitements bon marché (Ivermectine par exemple) dont on ne parle pas (vidéo).

Les confinements ont nettement réduit les capacités physiques et intellectuelles des enfants

 

 


mardi 19 octobre 2021

Annonces du Premier ministre Legault de ce jour

 

Annonces de M. le premier ministre Legault de ce jour avec nos brefs commentaires :

1. Garderies

Québec compte aussi lancer une vaste offensive pour créer les 37 000 places manquantes en garderies au cours des prochains jours, a annoncé François Legault.

« Tous les parents qui le souhaitent vont pouvoir enfin avoir une place en services de garde », a promis M. Legault.

Pour ce carnet, l’argent ainsi dépensé devrait être versé directement aux parents pour qu’ils choisissent eux-mêmes le mode de garde de leurs enfants. En effet, le système actuel désavantage les parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants en bas âge à la maison ou chez un parent. Ils ne reçoivent rien de la manne qui est consacrée au réseau de plus en plus coûteux de CPE et autres garderies. Réseau qui n’a eu aucun impact bénéfique à long terme sur la natalité (elle continue de décliner), ni sur les résultats scolaires des jeunes enfants (ces résultats sont au mieux stables).

On regrettera le manque d’organisation qui puisse représenter ces parents « traditionnels » qui préfèrent garder leurs enfants en bas âge à la maison plutôt que de les confier à des employés. Face au gouvernement, la seule force organisée dans ce dossier est formée par les partisans des CPE (employés, syndicats et propriétaires) qui ont les moyens collectifs pour se consacrer à la défense de leurs intérêts. C’est donc eux qu’on entendra aux micros des journalistes pour commenter les annonces du gouvernement : ils demanderont plus de places subventionnées, des salaires plus hauts. Jamais, semble-t-il, les intérêts des parents qui préféreraient garder leurs enfants eux-mêmes ou dans la famille ne sont considérés.

Voir

Le syndicalisme CPE : « un des pouvoirs les plus forts au Québec »  

Les crèches et garderies pourraient avoir un impact négatif sur le développement intellectuel

 
 
La maternelle à 4 ans au Québec, étude : peu d’effets positifs

2. Éducation

Pour augmenter le taux de diplomation chez les jeunes, le gouvernement a l’intention d’instaurer un programme de tutorat permanent et de réinventer la formation professionnelle en la jumelant avec des stages.

En ce sens, Québec souhaite continuer à investir « massivement » en éducation. « L’éducation, c’est l’avenir de notre société. »

François Legault se fixe comme objectif d’augmenter le taux de diplomation des jeunes Québécois qui est de 82 % à 90 %.

Cela ressemble fort à des slogans. L’important serait d’abord de relever le niveau (en français, en culture générale) plutôt que de hausser le taux de diplomation, ce qui peut se faire en multipliant le type de diplômes (certains de basses qualités).  [Voir Québec — taux de diplomation en hausse grâce aux « qualifications ».]

Pour ce carnet, le mieux serait d’octroyer plus de liberté quant aux programmes scolaires en permettant notamment aux écoles privées de pas se voir imposer par l’État de pédagogie particulière ou de contenu idéologique particulier (ce qui n’est certainement pas le cas avec ECR par exemple), sans devoir contester ces contenus ou pédagogies idéologiques comme Loyola a dû le faire à grands frais pendant des années. Les établissements privés devraient aussi pouvoir recruter les professeurs qu’il leur plaît.

3. Cohésion nationale

Québec remplacera le cours d’Éthique et culture religieuse par un cours sur la culture et la citoyenneté québécoise, a annoncé le Premier ministre.

Québec compte inscrire le français comme langue officielle de la province dans la constitution.

C’est bien, mais tellement peu.

Quid de la loi 101 imposée aux cégeps ?

Il existe aussi le risque qu’on retrouve dans le nouveau programme de « culture et citoyenneté québécoise » [au singulier ?] toutes les lubies de la gauche progressiste : écologisme, multiculturalisme, féminisme exacerbé, portes béantes à toutes les minorités LGBTQ, ethniques, etc.

4. Immigration

    Rien apparemment

5. Natalité/Démographie    

    Rien apparemment

6. Environnement

Le gouvernement a pris la décision de renoncer à extraire des hydrocarbures sur son territoire dans le but d’atteindre ses objectifs environnementaux de réduire ses émissions de GES d’ici 2030 de 37,5 % par rapport à 1990 et d’atteindre la carboneutralité en 2050.

Québec veut créer un pôle mondial de transport électrique, de la filière batterie et pour la production d’hydrogène vert.

Nous sommes pour un environnement sain et la protection de la nature.

Il est bon de créer une filière industrielle, si cette aventure est rentable et ne finit pas par engloutir des sommes faramineuses de subventions. Cf. Bombardier.

Réduire les émissions de 37 % par rapport à 1990, de surcroît avec une population croissante par le fait de l’immigration massive, sera extrêmement coûteux et n’aura quasiment aucun impact (même si tous les pays tiennent leurs engagements). Revenir au niveau des émissions de CO2 de 2005 d’ici 2050 coûterait ainsi 11 300 $  US par personne et par an aux États-Unis selon le Wall Street Journal.

Il vaudrait nettement mieux extraire ces hydrocarbures et s’adapter à la hausse des températures (qui globalement pourraient être une bonne chose pour le Québec, un des pays les plus froids au monde).

7. Gestion de la Covid-19

Cela n’a pas empêché le Premier ministre d’annoncer que l’urgence sanitaire en vigueur pour combattre la pandémie de COVID-19 sera levée après la vaccination des enfants de 5 à 11 ans qui devrait se terminer au début 2022.
Cela ressemble à un chantage moral (les buts sont sans cesse déplacés avec la CAQ et la responsabilité en revient toujours au peuple qui doit en faire sans cesse plus).

Les jeunes gens ne présentant pas de pathologies, et notamment les moins de 30 ans, n’ont probablement aucun intérêt personnel à être vaccinés, car pour eux les risques de souffrir de pathologies et d’effets secondaires graves par vaccination pourraient être supérieurs à ceux des effets du covid. C’est ainsi qu’au Royaume-Uni le Comité mixte sur la vaccination et de l’immunisation vient de reconnaître début septembre 2021 que la « marge de bénéfice » de la vaccination des 12 à 15 ans était considérée comme trop faible relativement au risque viral, lui-même bien plus faible encore, encourus par les enfants en bonne santé, et ne recommande donc pas leur vaccination.

En outre les enfants sont peu contaminateurs [Coronavirus : selon une étude, « les enfants sont de tout petits contaminateurs »] et l’immense majorité des adultes sont vaccinés (même si cela ne les empêche pas d’être contagieux). Où est l’urgence ?

Israël pourtant très provaccin avait déclaré en juillet que les enfants aussi jeunes que 5 ans pouvaient se faire vacciner (Pfizer-BioNTech) s’ils souffraient de comorbidités qui les rendent particulièrement vulnérables au COVID-19. Ce qui semble déjà nettement plus raisonnable. D’autant plus que les enfants qui se sont naturellement vaccinés après avoir contracté la variante Alpha du SARS-CoV-2 sont 13 fois plus protégés contre la variante Delta que les vaccinés avec le vaccin Pfizer...

Pr Peyromaure : « je suis scandalisé par le débat sur la vaccination des plus jeunes... c’est une folie... On est rentré dans un espèce d’ordre sanitaire.. je sais très bien qu’après cette émission je vais recevoir un courrier (de la hiérarchie). »

lundi 18 octobre 2021

Écologie — Soyez écolo, mangez de la viande ! (m à j)

Dans les séries « La Science est établie une fois pour toutes » et les bonnes nouvelles dont on ne vous parlera guère.

Le dernier rapport du GIEC indique que les vaches sont un moindre problème que ce que certains ne pensaient. Le chapitre 7, page 123, dit que « l’effet des émissions constantes de méthane sur la température de surface de la planète [ont été surestimés] par un facteur de 3 à 4 ».

Les troupeaux de bovins sont un exemple d’émissions constantes de méthane.


Billet originel du 8/VIII/2019
 
On nous incite souvent à réduire notre consommation de viande pour réduire notre empreinte carbone. Mais passer au tout-végétal serait en fait catastrophique. Par Keir Watson pour Quillette. Keir Watson est directeur du département de physique à St Philip Howard Catholic High School.


La viande, nous dit-on, est mauvaise pour la planète. Elle cause le réchauffement climatique, détruit des forêts, détourne une part substantielle des céréales destinées à l’alimentation humaine, le tout pour produire une viande que seuls les riches Occidentaux peuvent se permettre de consommer. En 2002, l’iniquité de cette situation aura conduit George Monbiot [chroniqueur du journal de gauche The Guardian] à déclarer : « Le véganisme est la seule réponse éthique à ce qui est probablement le problème de justice sociale le plus urgent au monde. » Monbiot est ensuite revenu sur ses dires, mais on ne cesse depuis de nous répéter que, pour sauver la planète, il faudrait diminuer radicalement notre consommation de viande. Face à ce qui semble être un consensus universel sur le péché de chair animale, existe-t-il vraiment un argument écologique en faveur de la viande ? Je pense que oui, et je pense aussi que nous devrions en parler. Car non seulement le débat public est extrêmement partial, mais le risque du message anti-viande est de détruire ce même environnement qu’il prétend protéger.

Des mensonges, encore des mensonges, et des statistiques

Commençons par l’un des chiffres les plus fréquemment serinés pour justifier une réduction de la consommation de viande : l’idée que 100 000 litres d’eau seraient nécessaires pour produire un kilo de bœuf. Un chiffre conséquent, vu qu’il multiplie par plus de 1 000 les exigences d’un kilo de blé. Avec des magazines aussi sérieux que le New Scientist citant sans réserve cette estimation, il n’est pas surprenant qu’elle soit aussi populaire. Prise au premier degré, elle est évidemment choquante et pourrait, à elle seule, dissuader des centaines de milliers d’individus de manger de la viande.

Sauf qu’il existe diverses estimations de cette quantité d’eau nécessaire à la production d’un kilo de bœuf, et qu’elles ne peuvent pas toutes être justes. Les 100 000 litres — la fourchette la plus haute — proviennent d’un agronome, David Pimentel (dont il sera plus amplement question), mais d’autres experts ont aussi voulu faire ce calcul, chacun en partant d’hypothèses et de positions politiques différentes. Dans son livre Meat, A Benign Extravagance, Simon Fairlie, ancien rédacteur en chef de The Ecologist, déconstruit méticuleusement ce chiffre. Il fait valoir qu’un bœuf moyen, élevé pendant 500 jours avant de partir à l’abattoir, génère 125 kilos de viande. Du total de Pimentel, nous pouvons calculer qu’un tel animal a besoin de 12 millions de litres d’eau au cours de sa vie — soit un terrain de 0,4 ha noyé sous 3 mètres d’eau. Sauf qu’une vache ne boit en moyenne que 50 litres d’eau par jour, ce qui nous mène à 200 litres par kilo, soit à peine 0,2 % du chiffre de Pimentel. Comment l’agronome en est-il arrivé à une estimation aussi extravagante ?

Bizarrement, parce qu’il a inclus toute la pluie tombée sur les terres sur lesquelles le bœuf a grandi, en ignorant le fait que ces averses auraient eu lieu que la bête soit en dessous ou pas. Et pour grossir encore un peu plus sa baudruche alarmiste, Pimentel s’est basé sur la pluviométrie extrême qu’il a pu trouver — et sur des bovins de ranch qui arpentent des surfaces bien plus conséquentes que les troupeaux européens moyens. Après avoir patiemment démonté les statistiques d’autres auteurs, Fairlie conclut : « La quantité d’eau consommée par une vache à viande semble une fonction de votre position politique. »

L’histoire de l’écriture du livre de Simon Fairlie nous en dit énormément sur l’idéologie sous-jacente aux AVPE (anti-viande prétendument écolos). Fairlie a passé dix ans dans une coopérative de permaculture. L’exploitation faisait 5,2 hectares dont seuls 7 % étaient cultivés. Dans la communauté, tout le monde œuvrait à cette tâche, qui leur fournissait le gros de leurs légumes et une partie de leurs fruits. Dans les 4,8 hectares restants, Fairlie était quasi seul à s’occuper de cochons et de vaches laitières. Mais à cause du végétarisme dominant dans la communauté, Fairlie allait constater que, si ses camarades étaient heureux de consommer son fromage, ses yoghourts et son lait, ils ne touchaient pas aux 350 kilos de viande, graisse et saindoux issus chaque année de ses animaux. Ce que Fairlie vendait sur les marchés. Ce qui aurait pu générer un revenu confortable, si la communauté ne dépensait pas dans les 220 euros par semaine en graisses et protéines alternatives importées du monde entier : tahini, noix, riz, lentilles, beurre de cacahuètes et soja. Une ironie que Fairlie était loin d’ignorer.

[Notons pour être complet que Fairlie s’oppose aux parcs d’engraissement bovin (dans lesquels les animaux sont confinés dans des enclos) aux États-Unis comme « l’une des plus grandes bourdes écologiques de l’histoire moderne ». Ces parcs engloutissent des céréales et le fourrage de pâturages irrigués dans des zones arides vers les animaux d’élevage les moins aptes à les transformer efficacement afin de produire du bœuf suffisamment gras pour la production de hamburgers. Les bovins sont d’excellents convertisseurs d’herbe, mais de mauvais convertisseurs d’aliments concentrés. L’alimentation aurait été utilisée à meilleur escient pour engraisser du porc.

Entre-temps, de nombreuses régions du monde riche ont interdit aux porcs de faire ce qu’ils font de mieux : convertir les déchets en viande. Jusqu’au début des années 90, seuls 33 % des aliments destinés aux porcs au Royaume-Uni étaient constitués de céréales propres à la consommation humaine ; le reste était constitué de résidus de récolte (fanes, foins, racines) et de déchets alimentaires. Depuis lors, la proportion de grains sains dans les aliments destinés aux porcs a doublé. Il en existe plusieurs raisons : les règles établies par les supermarchés ; la domination du secteur de l’alimentation animale par les grandes entreprises, qui ne peuvent gérer les déchets provenant de nombreuses sources différentes ; mais le plus important est la réaction excessive paniquée face à l’ESB (« la maladie de la vache folle ») et aux crises de fièvre aphteuse.

Donner des farines de viande et d’os aux vaches était insensé. Les donner comme nourriture aux porcs, dont le régime naturel comprend un peu de viande, l’est nettement moins à condition qu’il soit bien préparé. La même chose vaut pour la pâtée. Donner des déchets stérilisés aux porcs résout deux problèmes à la fois : l’élimination des déchets et le détournement des céréales. À la place, nous déversons ou incinérons des millions de tonnes de produits alimentaires pour porcs et les remplaçons par du soja dont la production détruit des terres agricoles et forêts mieux utilisées. Selon Fairlie, les déchets alimentaires au Royaume-Uni pourraient représenter 800 000 tonnes de porc, soit un sixième de notre consommation totale de viande.

Mais ces inepties, explique Fairlie, ne sont pas des arguments contre toute consommation de viande, mais des arguments contre le modèle de production actuel. Il démontre que nous avons utilisé la mauvaise comparaison pour juger de l’efficacité de la production de viande. Au lieu de citer un simple taux de conversion des aliments en viande, nous devrions comparer la quantité de terre nécessaire pour produire de la viande à celle nécessaire pour faire pousser des produits végétaux ayant la même valeur nutritionnelle pour l’homme. Les résultats sont alors radicalement différents.

Si les porcs sont nourris avec des résidus et des déchets, et les bovins avec de la paille, des tiges et de l’herbe de jachères et de pâturages — des aliments que les humains ne peuvent ingérer — la viande devient un moyen très efficace de produire de la nourriture.]


L’élevage subventionne en réalité la production céréalière humaine

Parmi les statistiques anti-viande, on retrouve aussi, sous diverses variantes, l’idée qu’il faudrait 20 kilos de céréales pour produire un kilo de bœuf. Une affirmation qui repose sur une hypothèse fausse : que tous les animaux seraient élevés dans des parcs d’engraissement. Mais au Royaume-Uni, par exemple, les vaches et les moutons passent le plus clair de leur vie dans des prairies à brouter. En hiver, quand l’herbe ne pousse plus, on se sert principalement de fourrage (du vert de betterave, leurs fanes) ou de déchets agricoles (paille) pour nourrir les animaux. Les céréales sont un ajout exceptionnel pour les quelques semaines nécessaires au « finissage » de l’animal avant son départ pour l’abattoir. En d’autres termes, ce chiffre culpabilisant n’est représentatif que du scénario du pire — des animaux confinés dans un élevage industriel, ce que la majorité des consommateurs européens rejettent pour une foule de raisons indépendantes de la question de la rentabilité alimentaire.

En juillet dernier, à Montréal, lors de la conférence de la Société canadienne de sciences animales, David Pimentel, professeur d’écologie à la faculté d’agriculture et de sciences de la vie de Cornell et déjà responsable du chiffre spécieux sur la quantité d’eau nécessaire à une vache, allait affirmer que « les États-Unis pourraient nourrir 800 millions de personnes avec les céréales consommées par le bétail ».

L’argument est superficiellement convaincant. Malheureusement, outre le choix du scénario le plus défavorable — l’élevage industriel —, Pimentel ignore également le fait que la quasi-totalité des céréales utilisées pour l’alimentation animale est impropre à la consommation humaine, parce qu’elles ont été gâtées ou contaminées d’une manière ou d’une autre. Les producteurs de céréales dépendent du marché des aliments pour animaux pour rentabiliser leurs récoltes corrompues. Et si nous arrêtions tous de manger de la viande, beaucoup de ces céréales seraient tout simplement jetées, un gaspillage qui ferait monter les prix des denrées alimentaires. Dès lors, l’élevage subventionne en réalité la production céréalière humaine et ne la concurrence pas, contrairement à ce que laissent entendre ces statistiques fallacieuses.

En outre, beaucoup d’AVPE oublient de mentionner les sous-produits animaux. En plus d’offrir de la viande pour la consommation humaine, les vaches, moutons et cochons produisent une quantité substantielle de cuir, laine, graisse, sang et os ensuite exploités dans un tas de processus industriels allant de la production d’engrais pour l’agriculture biologique à la fabrication de billets de banque. Avec les animaux d’élevage, quasiment tout se transforme et rien ne se perd.


Les vaches, des éco-vandales ?

Une autre des plus grandes controverses (et idées fausses) sur la production de viande est sa contribution supposée au réchauffement climatique, un sujet prisé par les médias depuis la publication, en 2006, d’un rapport de la FAO dénonçant « l’ombre portée » du bétail sur la planète. Un document où l’on trouve ce chiffre ahurissant : 18 % des gaz à effet de serre sont le fait des animaux d’élevage, ce qui les place avant le secteur routier en termes d’émissions. Je veux bien être naïf, mais je pensais que la cause du réchauffement climatique était notre appétit pour les énergies fossiles. Est-il possible que l’élevage — une activité précédant de milliers d’années l’avènement de la révolution industrielle — soit un problème aussi conséquent ?

Au cours de ces dix dernières années, ce rapport aura contribué au dogme quasi religieux faisant de la réduction de la consommation de viande une arme contre le réchauffement climatique. Cependant, dans les chiffres validés par l’ONU, d’importantes réserves permettent d’ôter quasiment toute sa noirceur à cette « ombre portée » des animaux d’élevage sur l’environnement.

Premièrement, il s’agit d’une moyenne mondiale. Le chiffre cache le fait que le gros de ces émissions proviennent de la déforestation visant à créer de nouvelles prairies pour les animaux ou de nouveaux champs de céréales susceptibles de les nourrir. En d’autres termes, la majorité des émissions de CO2 attribuées aux vaches relèvent en réalité de la destruction de puits de carbone (forêts) précédant l’élevage plutôt que de l’élevage en tant que tel. En outre, une telle activité concerne principalement des pays en voie de développement. À l’inverse, cela fait des décennies que les pays développés voient leurs surfaces forestières augmenter. Par conséquent, si on se limite à une analyse américaine, on s’aperçoit que le bétail américain ne contribue aux émissions de gaz à effet de serre qu’à hauteur de 2,8 %. Dès lors, même si tous les Américains cessaient de manger de la viande, cela ne réduirait leurs émissions qu’à la marge.

Ensuite, dans bien des cas, c’est la valeur du bois qui pousse à la déforestation, et non celle de l’élevage qu’elle pourrait permettre. Même si la production de viande s’arrêtait demain, les arbres seraient quand même abattus.

Troisièmement, le rapport de la FAO ne prenait pas en compte l’utilisation des terres après le départ des bûcherons. De fait, des chercheurs ont depuis déterminé que la conversion en prairies constituait le moyen le plus efficace pour stocker le carbone du sol — bien supérieur aux terres arables et, étonnamment, aux forêts replantées. En effet, le gouvernement irlandais voit dans la restauration des prairies et des pâturages de par le monde une priorité au potentiel considérable pour minorer le réchauffement climatique. Dans son analyse, les émissions de gaz à effet de serre attribuables aux élevages britanniques et irlandais sont négligeables. Cela tient en grande partie au fait que les animaux outre-Manche se nourrissent principalement d’herbe presque toute l’année.

L’élevage laitier est en réalité le moyen le plus écologique de nourrir une population

En réalité, labourer des prairies libère le carbone stocké dans les puits à long terme, ce qui montre combien la conversion des terres d’élevage en terres arables n’a vraiment rien d’écolo. En outre, le labour accélère l’érosion des sols, le ruissellement et l’épuisement des nutriments — autant de facteurs ignorés dans le grand récit des AVPE. À cause en partie de ces problèmes et dans le cadre de ses objectifs environnementaux, le gouvernement britannique a décidé de multiplier les prairies permanentes, vues comme d’importants « puits de carbone capables d’atténuer le changement climatique ».

Vient ensuite la question des produits laitiers. Même si la plupart des anti-viande ne vont pas le crier sur les toits, la production laitière est largement plus verte que la production de viande, et ce même si l’on prend leurs calculs douteux comme référence. Premièrement, parce que les produits laitiers sont une source de protéines durant toute l’année, et pas seulement après l’abattage de la bête. En outre, le mantra estimant qu’il serait plus efficace de nourrir le monde avec des végétaux qu’avec des produits animaux présente un autre grave défaut : de tels calculs prennent en compte la satisfaction des besoins énergétiques humains et ignorent complètement nos besoins spécifiques en protéines.

D’autres limites de la production céréalière sont aussi des plus significatives : dans les climats tempérés, les céréales ne produisent qu’une seule récolte par saison et pour éviter l’épuisement des nutriments dans les sols et le développement des maladies, les agriculteurs doivent alterner avec d’autres cultures, comme les pommes de terre ou le colza. Parce qu’ils ont pris en compte ces cycles et les besoins humains en protéines, des chercheurs néo-zélandais viennent récemment de montrer que, dans les climats tempérés, l’élevage laitier est en réalité le moyen le plus écologique de nourrir une population.

Ainsi, au lieu de voir les herbivores comme des éco-vandales de première, il serait peut-être temps d’apprécier leurs vertus. Leur capacité à convertir des herbes non comestibles en protéines de haute qualité sous forme de viande et de lait devrait être vue comme un cadeau — le brin de magie que les éleveurs et bergers traditionnels connaissent et vénèrent depuis des lustres.

Pâtures et paysages

L’élevage aura façonné nos campagnes pour les rendre plus belles, plus accessibles et plus biologiquement diverses. Beaucoup des paysages parmi les plus célèbres de Grande-Bretagne dépendent des bêtes qui les arpentent. Voyez les pâtures en patchwork dans les campagnes autour de Londres, les vastes étendues des Highlands, la complexité des écosystèmes de la New Forest. Comparez maintenant leur subtilité et la richesse de leur faune avec les déserts céréaliers du Cambridgeshire, où nul ne se promène vu que rien n’est à voir ni à découvrir à des kilomètres à la ronde. Nos choix alimentaires façonnent les paysages qui nous sont chers.

Dans le cœur du Sussex, où j’ai grandi, on trouve des prairies laissées à elles-mêmes, des marécages, des pâtures inondées à certains moments de l’année et des tourbières regorgeant d’espèces. Beaucoup de ces espaces peuvent accueillir du bétail bien adapté à de tels environnements, des vaches descendant des aurochs sauvages qui vivaient là voici des milliers d’années. Réduire notre consommation de viande menace ces paysages, oblige les fermiers à assécher et à « amender » ces terres pour y faire pousser leurs cultures. Est-ce cela que nous voulons ?

Au Royaume-Uni, jeter un œil sur les campagnes préservées, c’est voir toute une continuité de petites modifications remontant directement à l’époque mythique de la forêt primitive. Comme l’explique Richard Maybe dans The Flowering of Britain, les traces de ces environnements pré-humains sont plus que rares, mais nous avons des haies et des bosquets où vivent des espèces continuellement présentes depuis ces temps immémoriaux. De même, bon nombre de riches pâturages anglais n’ont jamais été cultivés depuis l’âge du fer. Il mentionne deux zones du South Downs — l’une n’a jamais été labourée, l’autre a brièvement accueilli des cultures voici plusieurs siècles. Le contraste de biodiversité est toujours manifeste. Certaines choses ne peuvent être annulées.

En revanche, un champ de céréales est une surface morne et sans âme, et ce que nos sens détectent avec une certaine répulsion viscérale provient de leur écologie — de tels champs annihilent ce qu’il nous restait de lien avec la forêt primitive. La biodiversité s’effondre. Les mycorhizes disparaissent pour toujours. Le stockage du carbone cesse. Les produits agrochimiques, les machines et l’érosion des sols font leur œuvre. Voilà pourtant ce que préfèrent les militants écologistes anti-viande à courte vue. Voilà l’avenir qu’ils nous préparent, pour nos paysages et pour notre vie.

Les herbivores maintiennent la biodiversité

Il est de plus en plus reconnu que les herbivores constituent en réalité un élément essentiel de la biodiversité des paysages. Prenons l’exemple des prairies du Trundle — une ancienne colline fortifiée datant de l’âge du fer proche de Goodwood, dans le West Sussex. Pour entretenir les primevères, les orchidées, les pimprenelles, le thym et toutes les autres plantes poussant dans l’herbe fine, les moutons sont essentiels. Une tonte mécanique réussit rarement à conserver la biodiversité aussi efficacement que les herbivores, dont les excréments, l’urine, les sabots et les instincts ne peuvent être reproduits par des machines.

Des institutions comme le National Trust ont même observé que les herbivores réussissaient bien mieux que les humains à maintenir des environnements naturels complexes. Sur les falaises blanches de Douvres, ce sont des poneys d’Exmoor qui entretiennent l’environnement quasiment sans aucune aide humaine. Depuis plus de vingt ans, leur action sur la biodiversité de la région aura été « extrêmement positive ».

Les bois de la New Forest, de Sherwood ou d’Epping, entre autres grandes forêts britanniques, doivent leur diversité et leur exceptionnelle beauté au sylvopastoralisme — des pâtures en forêt. Des systèmes qui ont beaucoup de points communs avec le paysage pré-humain originel, que l’on pense aujourd’hui avoir été fortement façonné par les herbivores sauvages. Le gouvernement britannique reconnaît le rôle important que jouent ces animaux et affirme que le meilleur moyen de «  renaturer » le Royaume-Uni consiste à utiliser des herbivores modernes comme substituts à la mégafaune disparue — aurochs et élans. Dans ce système paysan naturaliste, les humains prennent la place des carnivores.

L’idée que l’élevage fasse davantage partie de la solution plutôt que du problème est de plus en plus probable, logique et enthousiasmante. Mais pour que cela réussisse, tous les consommateurs doivent connaître les problèmes en présence et choisir quel type de viande ils veulent acheter et manger. Ce qui ne veut pas dire que nous devrions tous manger de la viande, mais, inversement, que nous devrions réfléchir à deux fois avant de promouvoir le végétarisme comme l’option écolo par défaut. À bien des égards, les prairies permanentes sont plus écologiques que les terres arables — le sylvopastoralisme étant le must. Vos choix de consommation déterminent notre avenir.


Traduction par Peggy Sastre (corrigée et amendée)

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