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mardi 29 avril 2025

Hongrie — Pour relancer la natalité, Viktor Orban exempte les mères d’au moins 2 enfants d’impôts à vie



Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a instauré une mesure destinée à stimuler la natalité : toute femme ayant au moins deux enfants bénéficie d'une exonération fiscale à vie.

Dans le cadre de la politique nataliste de Viktor Orban, le Parlement hongrois a adopté mardi un ensemble de mesures prévoyant une exonération fiscale à vie pour toutes les mères ayant au moins deux enfants comme le relate CNews. À partir de l’an prochain, cette mesure concernera d’abord les femmes de moins de 40 ans, avant de s’élargir progressivement aux mères de plus de 60 ans d’ici 2029, conformément au texte voté à une large majorité.

Depuis 2020, seules les mères de quatre enfants ou plus bénéficient d’une exonération fiscale en Hongrie. Le Premier ministre Viktor Orban étend cette mesure pour lutter contre le déclin démographique, alors que la population est passée de 10,7 à 9,5 millions depuis 1980. Crèches gratuites, aides au logement ou « prêts bébé » : les incitations se multiplient, mais leurs effets restent limités et leur coût est élevé.

Un coût estimé à 2,3 milliards d’euros

À l’horizon 2029, le coût total de ces mesures est estimé à 2,3 milliards d’euros. Un investissement conséquent que Viktor Orban assume pleinement : selon lui, ce programme de réduction d’impôts, présenté comme « le plus ambitieux d’Europe », transformera la Hongrie en un véritable havre fiscal pour les familles. Il y voit un levier stratégique pour enrayer le déclin démographique tout en renforçant les valeurs familiales traditionnelles.

La Hongrie s’est fixée pour objectif d’atteindre un indice de fécondité de 2,1 d’ici 2035, seuil considéré comme nécessaire au renouvellement des générations. Actuellement, le taux s’élève à 1,52 enfant par femme, bien en dessous de celui de pays comme la France (1,79), mais supérieur à celui du Québec (1,38). Par cette politique nataliste, Viktor Orban et son gouvernement conservateur entendent relancer une démographie en déclin.

jeudi 2 novembre 2023

Québec — Chute des naissances de 3,9% de 2022 à 2023 pendant les 8 premiers mois alors que la population a crû de 2,34 %

Selon les chiffres publiés ce matin par l’Institut de la statistique du Québec sur la base des huit premiers mois de l’année, le Québec a connu une baisse de 3,92 % des naissances passant en 2022 de 53 600 naissances à 51 500 en 2023.


Pendant la même période, la population du Québec est passée de 8 672 185 habitants au 3e trimestre de 2022 à 8 874 683 au 3e trimestre 2023, soit une augmentation de 2,34 %. Le taux de natalité (exprimé en nombre de naissances pour 1000 habitants) devrait donc atteindre environ 8,8 ‰, un nadir historique.

Si l’on se penche sur l’évolution sur deux ans, le nombre des naissances pour les huit premiers mois est passé en 2021 de 56 459 à 51 500 en 2023, soit une chute de -8,78 %. Alors que la population à la mi-2021 de 8,57 millions est passée à la mi-2023 à 8,87 millions, c’est-à-dire une hausse de 3,53 %.


Le gouvernement québécois n’a annoncé aucune politique nataliste.

L’indice synthétique de fécondité du Québec est passé de 1,73 enfant/femme en 2008 à 1,49 en 2022. Cet indice devrait fléchir encore un peu cette année (de l’ordre de 2 à 3 %), pour se situer à environ 1,46 enfant/femme.

La Hongrie qui a mis en œuvre une politique familiale importante a, par contre, vu son indice synthétique de fécondité passé de 1,27 enfant/femme en 2003 à 1,59 en 2021.


mardi 11 avril 2023

Viktor Orbán renforce son opposition à l'UE en ce qui concerne l'idéologie du genre

La Hongrie s'éloigne de plus en plus de l'Occident

L'isolement idéologique de Viktor Orbán par rapport au reste de l'Occident s'accentue. Ce week-end, on a appris que des documents qui émaneraient des services de sécurité américains contenaient l'affirmation selon laquelle la Hongrie considérait l'Amérique comme "l'un de ses plus importants adversaires géopolitiques". 
 

Soulignant la gravité du fossé qui sépare la Hongrie de ses partenaires occidentaux, cette révélation est intervenue quelques heures seulement après que la France et l'Allemagne se sont finalement jointes à une action en justice intentée par l'Union européenne devant la Cour européenne de justice contre la position conservatrice de Budapest sur les questions LGBTQ2SAI+.

Paris et Berlin se sont joints à la dernière minute au procès intenté par la Commission européenne contre la "loi sur la protection de l'enfance" hongroise. Samedi, le ministère allemand des affaires étrangères
a écrit que la décision avait été prise parce que la loi hongroise "contre les homosexuels" viole "les valeurs communes de l'UE" qui sont "l'ADN de notre société libre et ouverte".

Quinze pays, soit plus de la moitié de l'Union européenne, composée essentiellement des riches États du Nord et de l'Ouest, se sont finalement joints à la procédure judiciaire engagée par Bruxelles. Outre la France et l'Allemagne, la Finlande s'est jointe tardivement à l'affaire, ce qui est humiliant pour Budapest, immédiatement après que la Hongrie a finalement approuvé sa demande d'adhésion à l'OTAN. 
 
La Hongrie avait mis un point d'honneur à jouer la carte de la fermeté concernant l'adhésion de la Finlande à l'OTAN afin de souligner le manque de respect présumé de ce pays à l'égard des politiques hongroises. Dimanche soir, le président du parlement hongrois a déclaré que les Finlandais avaient poignardé la Hongrie dans le dos en se joignant à l'action en justice.

Les progressistes et les groupes de pression LGBT jubilent déjà : ils veulent à tout prix qu'Orbán se perde la face parce que la "loi sur la protection de l'enfance" de la Hongrie s'oppose à l'hystérie occidentale actuelle en ce qui a trait aux « droits et libertés » LGBTQ2SAI+.  La loi en question interdit la représentation des thèmes LGBT dans les documents accessibles aux enfants et, à l'instar de la loi "Don't Say Gay" de Ron DeSantis en Floride, impose des contrôles stricts sur les cours d'éducation sexuelle à l'école.

La question essentielle est de savoir si la Commission européenne et les États membres de l'UE qui se sont joints à l'action en justice pensent qu'Orbán bluffe et fera marche arrière face à la pression juridique, ou s'ils souhaitent réellement une rupture idéologique potentiellement irrévocable avec la Hongrie. Ces derniers mois, M. Orbán a redoublé d'efforts, faisant de la résistance à l'"idéologie du genre" son principal engagement devant les électeurs, au même titre que le refus d'être "entraîné" dans la guerre en Ukraine.

Les Hongrois ont déjà été préparés à un énorme clivage idéologique avec le reste de l'UE. M. Orbán a affirmé lors d'une récente interview à la radio qu'"il y a un tel fossé entre nos deux positions que je ne vois pas comment il pourrait être comblé. Et comme nous n'allons pas céder, Bruxelles finira par céder". 

En réponse aux décisions de l'Allemagne et de la France de rejoindre le procès de l'UE vendredi, la ministre hongroise de la justice, Judit Varga, a fait passer ce message sans concession. Elle a réitéré l'argument de Budapest selon lequel les États membres ont le droit de décider de leurs propres politiques éducatives au niveau national et a promis de "nouvelles mesures" complétant la loi sur la protection de l'enfance, qui donneront à la Hongrie "la réglementation la plus stricte d'Europe en matière de protection de l'enfance".

Peut-être la Hongrie pliera-t-elle sous la pression de l'Union européenne et ces promesses s'avéreront-elles vides de sens. Mais les adversaires d'Orbán, dans son pays et à l'étranger, ont tendance à sous-estimer la nature idéologique - et intellectuelle - de son projet conservateur. Ils supposent souvent que les valeurs conservatrices de son parti, le Fidesz, ne sont qu'un simple écran de fumée pour gagner de l'argent et du pouvoir ; une façade politique qui s'écroulera dès qu'il sera opportun de le faire.

Mais cette interprétation présente une faille majeure. Alors que la Hongrie n'a déjà plus accès aux fonds de l'Union européenne et qu'elle s'apprête à subir d'autres sanctions européennes, l'Union européenne a de moins en moins de moyens de pression. Peut-être Orban sera-t-il poussé vers l'Est de l'Europe et la Russie. Orb­án joue peut-être la montre et attend-il de voir ce qui se passera en Ukraine avant de décider ou non de couper les ponts.

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Hongrie — Natalité en hausse et nuptialité stable malgré la Covid-19 en 2020 et de janvier à mars 2021 

Viktor Orban appelle les conservateurs du monde entier à s’unir pour gagner « la guerre culturelle » 

« Valeurs européennes » : la promotion de contenus LGBT auprès des mineurs ?

La Hongrie a enregistré fin 2021 son taux de fécondité le plus élevé depuis 27 ans

Hongrie et Pologne opposent leur veto aux conclusions de l'Union européenne pour protéger leurs écoliers de la propagande LGBT

 « Rechristianisation » des écoles en Hongrie

 Entretien de Victor Orban sur Fox News (transcription et sous-titrage en français)

samedi 6 août 2022

Viktor Orban appelle les conservateurs du monde entier à s’unir pour gagner « la guerre culturelle »

Le Premier ministre hongrois chaudement applaudi après un discours prononcé au Texas, c’est assurément un événement qui n’a pas dû se produire si souvent. Viktor Orban était l’invité, jeudi 4 août, de la Conservative Political Action Conference — une réunion des conservateurs américains, organisée tous les ans depuis 1974. Le chef d’État européen y a prononcé une allocution remarquée, rapporte La Dernière Heure belge, au cours de laquelle il a appelé les conservateurs du monde entier à s’unir.


 

« Nous devons coordonner le mouvement de nos troupes, parce que nous faisons face au même défi », a déclaré Viktor Orban devant une foule conquise, appelant les forces conservatrices à « reprendre le contrôle des institutions » de Washington à Bruxelles. « Je suis ici pour vous dire que nous devons unir nos forces », a-t-il encore martelé, invitant les organisations politiques de droite du monde entier à « créer leurs propres règles ». Le tout dans un seul objectif : remporter « la guerre culturelle » initiée par la gauche.

Défendre les racines chrétiennes de l’Occident

« Les progressistes d’aujourd’hui tentent de séparer la civilisation occidentale de ses racines chrétiennes », a encore estimé le chef d’État magyar, qui n’a cessé de faire du christianisme la base de son action politique et de la civilisation qu’il entend défendre. « Les horreurs du nazisme et du communisme se sont produites parce que certains États occidentaux avaient abandonné leurs valeurs chrétiennes », a-t-il par exemple déclaré. Assurément de quoi séduire les conservateurs américains avant la prise de parole de Donald Trump, attendue dimanche prochain.

Rejet de la société multiethnique

Auparavant, dans un discours prononcé samedi 23 juillet en Transylvanie roumaine où vit une importante communauté hongroise, Viktor Orban avait tenu des propos qui avaient créé une vive polémique dans les médias de grand chemin français. En effet, comme le rappelle Le Monde, le président hongrois avait rejeté la vision d’une société « multiethnique » mélangée à des « non-Européens » : « Nous ne voulons pas être une race mixte », avait-il alors déclaré. En déplacement à Vienne le jeudi 28 juillet, Viktor Orban était revenu sur sa prise de parole et maintenu sa déclaration. « En Hongrie, ces expressions et phrases représentent un point de vue culturel, civilisationnel », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse dans la capitale autrichienne. Le dirigeant a aussi expliqué qu’il arrivait « parfois » qu’il parle « d’une manière qui peut être mal comprise » et assuré que son gouvernement appliquait une « tolérance zéro » quant au « racisme » et à « l’antisémitisme ».

Un combat commun avec l’Autriche

Malgré le tollé qui a retenti dans les médias, Viktor Orban est néanmoins resté droit dans ses bottes. Des survivants de l’Holocauste juif et de la communauté juive s’étaient notamment indignés et avaient appelé l’Union européenne à prendre ses distances avec le dirigeant nationaliste de 59 ans. Quant à son homologue autrichien Karl Nehammer, il a rappelé lors de la conférence de presse condamner « fermement toute forme de racisme et d’antisémitisme » et avoir abordé ce sujet « en toute franchise » avec Viktor Orban. Karl Nehammer a conclu en insistant sur ses points communs avec le dirigeant hongrois au sujet de l’immigration subie par les deux pays. « Nous voulons combattre ensemble », a-t-il déclaré.

Deux priorités : hausse de la natalité et baisse de l’immigration

Dans son discours annuel à Tusvanyos, Viktor Orban a insisté sur la question identitaire.

Le taux de fécondité de la Hongrie est en dessous du seuil de renouvellement. Il y a eu une amélioration de la natalité entre 2010 et 2020, depuis le Covid ce taux est en recul. Un peuple qui ne peut se renouveler biologiquement renonce à son droit à vivre. Si les Hongrois courent le risque d’être évincés du bassin des Carpates, la première cause en sera démographique. D’où le maintien des politiques natalistes et de l’orientation « pro-famille » du gouvernement hongrois.

Deuxième défi pour Viktor Orban : l’immigration. Le Premier ministre hongrois assume le terme de remplacement et lui adjoint celui de submersion. La première cause est spirituelle et Orban conseilla à son public la lecture du Camp des Saints de Jean Raspail. Face à l’immigration de peuplement qui caractérise l’Europe de l’Ouest depuis 50 ans, le Premier ministre hongrois épingle « les évolutions spirituelles qui expliquent l’incapacité de l’Occident à se défendre ».

Dans les pays de l’Ouest, « un conglomérat de peuples » se serait substitué aux nations. Les lois de la démographie donneront la mesure du bouleversement vers 2050. La Hongrie veut suivre une autre voie que ce « Post-Occident ». Que chacun suive sa voie. L’Europe centrale refuse le prosélytisme « diversitaire » de l’Ouest alors que celui-ci ne peut tolérer qu’une autre voie soit possible ou légitime.

Orban infirme par là l’argument de la gauche occidentale selon lequel il n’y a en Europe que des peuples métis. Il distingue le monde européen fait d’incessants échanges régionaux et le mélange révolutionnaire auquel sont livrées actuellement les populations de l’Ouest.

La Hongrie revendique la diversité (européenne) inhérente à l’Europe centrale : « nous sommes simplement un mélange de peuples vivant dans notre propre patrie européenne ». Orban entend respecter la continuité historique de l’Europe centrale, aux antipodes d’une obsession abstraite ou d’une idéologie identitaire. Il s’agit de refuser un nouveau fléau idéologique venu de l’Ouest : l’idéologie « diversitaire » qui cherche à abattre l’ordre antérieur au nom du Progrès. Ainsi Viktor Orban défend une logique de continuité, de transmission et de fidélité à l’égard de la civilisation dont nous sommes héritiers.

samedi 16 juillet 2022

« Valeurs européennes » : la promotion de contenus LGBT auprès des mineurs ?

La Commission européenne a saisi la justice de l’UE contre une loi hongroise interdisant notamment la promotion de l’homosexualité auprès des mineurs, considérant qu’elle porte atteinte « droits fondamentaux des personnes » et aux « valeurs de l’UE ».

La Commission européenne a annoncé le 15 juillet avoir saisi la justice de l’UE contre la Hongrie à propos d’une loi interdisant, entre autres, la diffusion de contenus sur l’homosexualité auprès des mineurs. En effet, la Commission considère, dans un communiqué, « que la loi viole les règles du marché intérieur, les droits fondamentaux des personnes [en particulier les personnes LGBT+] ainsi que […] les valeurs de l’UE ».


Il s’agit d’une nouvelle étape dans la procédure d’infraction lancée contre la Hongrie, qui peut conduire à une condamnation de la Cour de justice de l’UE, voire à des sanctions financières. Le Premier ministre nationaliste et conservateur Viktor Orban (ci-contre), dont le pays est dans le collimateur de Bruxelles pour diverses mesures considérées comme des atteintes à l’État de droit, assure que la loi n’est pas homophobe et vise à « protéger les droits des enfants ».

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, avait déjà déclaré en juin : « La loi ne porte pas sur les homosexuels. Elle concerne la façon dont les parents veulent faire l’éducation sexuelle de leurs enfants. Sous le régime communiste, l’homosexualité était punie et je me suis battu pour leur liberté et leurs droits. Je défends les droits des homosexuels », a affirmé le chef du gouvernement hongrois, critiqué par une majorité de ses homologues européens pour cette nouvelle législation. La loi hongroise prévoit désormais que « la pornographie et les contenus qui représentent la sexualité ou promeuvent la déviation de l’identité de genre, le changement de sexe et l’homosexualité ne doivent pas être accessibles aux moins de 18 ans ». Elle a été qualifiée le 23 juin de « honte » par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Cette loi a été promulguée votée en juin 2021. La loi développe aussi l’arsenal pénal à l’encontre de la pédophilie et la pédopornographie, interdisant par exemple à toute personne condamnée pour pédophilie d’occuper un emploi en contact avec des enfants. La création d’une base de données, accessible au public, des personnes condamnées est aussi prévue. Outre les programmes scolaires, le texte s’appliquera également aux publicités et les programmes télévisés peuvent aussi tomber sous le coup de la loi.

« Si l’Union européenne [UE] veut s’immiscer dans les domaines couverts par les constitutions nationales, cela pourrait faire voler en éclat l’ensemble » du bloc, a déclaré dans la capitale Gergely Gulyas, le chef de cabinet du Premier ministre Viktor Orban. « L’UE n’a clairement pas son mot à dire », selon Gergely Gulyas, qui s’exprimait en conférence de presse. Il a accusé la Commission d’avoir un « raisonnement plus politique que juridique » et de mener des « attaques ». 

Une autre décision dans le viseur de la Commission

La Commission saisit également la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) contre la décision du régulateur national hongrois de priver d’antenne la radio indépendante Klubradio, vue comme un nouveau coup porté au pluralisme des médias. L’exécutif avait déclenché une procédure d’infraction à ce sujet en juin 2021. « Dans l’UE, le plus grand espace démocratique au monde, aucune radio libre ne doit être privée d’antenne pour des raisons non objectives, sur la base d’une procédure administrative discriminatoire », a réagi le commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton. La Hongrie a été en outre une nouvelle fois épinglée dans le dernier rapport de la Commission sur l’État de droit dans l’UE, présenté le 13 juillet. Bruxelles a activé en avril une procédure qui peut mener à la suspension du versement de fonds européens à ce pays, en raison d’inquiétudes sur les conditions de passation des marchés publics, un manque de contrôle et de transparence de l’utilisation des fonds, les insuffisances dans la lutte contre la fraude et la corruption. Les inquiétudes de la Commission sur l’État de droit sont aussi au cœur du blocage du plan de relance hongrois, d’un montant de 7,2 milliards d’euros de subventions européennes. Tribunal constitutionnel polonais rejette l’imposition des décisions européennes

Le 14 juillet, le Tribunal constitutionnel polonais (TK) a lui aussi défié l’UE, en affirmant que les décisions prises par la Cour de Justice contre Varsovie étaient inconstitutionnelles. L’UE s’est dite le lendemain « profondément préoccupée » et a rappelé la primauté du droit européen. « Toutes les décisions de la Cour de justice sont contraignantes », a fait savoir l’UE dans un communiqué. Par ailleurs, Gergely Gulyas a accusé Bruxelles de retarder l’approbation du plan de relance de la Hongrie en raison de son opposition à sa nouvelle législation. Il a déclaré que son pays prévoyait de mettre son veto au plan climat, présenté par la Commission le 14 juillet pour réduire les émissions carbone, « inacceptable sous cette forme ».

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jeudi 3 février 2022

La Hongrie a enregistré fin 2021 son taux de fécondité le plus élevé depuis 27 ans

Enfants dans une école primaire hongroise

La Hongrie a enregistré fin 2021 son taux de natalité le plus élevé depuis 27 ans.

Selon le bureau central des statistiques hongrois (KSH), la Hongrie a connu un taux de natalité de 1,59 enfant par femme entre janvier et novembre de l’année dernière, ce qui représente une augmentation de 78 % depuis 2010, année où le taux de natalité était de 1,25.

Il s’agit également du taux de natalité le plus élevé du pays depuis l’année 1995, époque où le taux de natalité était de 1,57 enfant par femme. 

Notons que cette hausse a lieu alors que le nombre de jeunes femmes en âge de mettre au monde à baisser depuis les années 90 en Hongrie par le fait du vieillissement de la population, de l'émigration des jeunes et d'une fécondité inférieure au taux de remplacement (2,1 enfant/femme) depuis les années 80.

Toutefois, ce taux de natalité reste bien en deçà de la barre des 2,1 nécessaires pour qu’une population se renouvelle. Actuellement, aucun pays d’Europe n’est sur le point d’atteindre ce seuil important, mais le Premier ministre Viktor Orbán a déclaré qu’il espérait que la Hongrie l’atteigne d’ici 2030.

Bence Rétvári, secrétaire d’État adjoint au ministère hongrois des Ressources humaines et membre du parti chrétien-démocrate (KDNP), a qualifié la hausse du taux de natalité de « revirement potentiel » dans la lutte du pays contre le déclin démographique.

« Nous croyons fermement aux familles, c’est pourquoi nous avons tout fait au cours de la dernière décennie pour aider les familles à avoir des enfants… et à améliorer leur niveau de vie », a déclaré M. Rétvári au journal hongrois Magyar Nemzet’s vendredi passé.

Le taux de natalité était en baisse constante depuis 1979, passant de 2,0 à 1,8 dans les années 80 et 90, pour atteindre son niveau le plus bas (1,2) après la crise financière de 2008.


Les politiques d’austérité imposées par les différents gouvernements de gauche au fil des ans ont empêché les Hongrois de subvenir aux besoins de familles nombreuses. Mais au cours de la dernière décennie, le soutien sans cesse croissant de la Hongrie aux familles sous le gouvernement Orbán a créé un environnement où les mariages et les familles sont florissants et où le nombre d’avortements est en baisse.

« Une condition préalable au développement social à moyen et long terme et à la viabilité de la Hongrie est un changement durable dans les tendances démographiques », a déclaré Mme Novàk, ministre d’État hongroise chargée de la famille.

« Cet objectif peut être atteint avec une politique familiale stable, complexe, ciblée et flexible, capable de s’adapter à l’évolution des besoins et des conditions », a-t-elle ajouté.

L’approche de la Hongrie consiste à aider les familles à concilier leurs obligations professionnelles et familiales.

L’aide disponible comprend un soutien à la maternité, des congés payés pour la garde des enfants, des avantages fiscaux pour les familles et des allocations de logement, des déductions fiscales qui encouragent les jeunes couples à se marier, des prestations de vacances, des colonies de vacances gratuites pour les enfants, des manuels scolaires subventionnés et une réduction des coûts des services publics. Les familles ont enregistré des gains financiers importants, notamment une augmentation de 63,8 % du revenu moyen net depuis 2010, due à la seule réduction de l’impôt sur le revenu des familles.

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Orban : la procréation plutôt que l’immigration 

Politiques familiales — hausse des naissances de 9 % en Hongrie, nombre des mariages double

 

 

jeudi 7 octobre 2021

Hongrie et Pologne opposent leur veto aux conclusions de l'Union européenne pour protéger leurs écoliers de la propagande LGBT

Judit Varga
Aujourd’hui, les ministres de la Justice de l’UE ont discuté des conclusions du Conseil sur la stratégie de la Commission européenne en matière « de droits de l’enfant ». Le ministre polonais de la Justice Zbigniew Ziobro avait décidé de mettre son veto.
 
La ministre hongroise de la Justice, Judit Varga, a pris la même décision et a rejoint le veto polonais. « Comme certains États membres ont insisté jusqu’à la dernière minute pour autoriser l’entrée de militants LGBTQ dans nos écoles, nous avons dû exercer notre droit de veto avec mon collègue polonais », a-t-il souligné. 
 
S’opposer à la violence contre les enfants ou à la prostitution enfantine, ou garantir les droits des enfants ayant des besoins éducatifs spéciaux ou des handicaps, y compris rejeter toute forme de discrimination, toutes ces choses n’étaient pas plus importantes pour eux que de « garantir des droits supplémentaires aux lobbies LGBTQ », a écrit le ministre, qualifiant les événements d’incroyables. 
 
« Nous ne céderons pas aux pressions du lobby LGBTQ. »

Suprématie de la Constitution polonaise sur le droit de l’Union européenne

Le tribunal constitutionnel polonais a décidé, jeudi 7 octobre, que certains articles des Traités européens sont incompatibles avec sa Constitution nationale et sapent la souveraineté du pays. « Des organes européens agissent au-delà de leurs compétences », a ainsi déclaré la présidente du Tribunal Julia Przylebska.

La présidente a ensuite énuméré une série d’articles des Traités qui sont, selon ses juges, en contradiction avec la loi suprême polonaise, et a dénoncé « l’ingérence de la Cour de justice de l’UE dans le système juridique polonais ».

La plus haute instance juridique du pays, qui avait reporté sa décision quatre fois d’affilée, affirme ainsi la primauté du droit polonais sur le droit européen,

Sources : Le Monde, Reuters et Magyar Hirlap (quotidien hongrois, circulation de 37 000 exemplaires par jour)

samedi 11 septembre 2021

« Rechristianisation » des écoles en Hongrie

Après les persécutions de l’époque communiste, le gouvernement de Victor Orban encourage la concurrence dans le domaine de l’enseignement. Il facilite donc la création d’écoles privées. On assiste à une « rechristianisation » des écoles en Hongrie.

La télé publique française n’aime pas.

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Entretien de Victor Orban sur Fox News (transcription et sous-titrage en français)

Viktor Orbán annonce un référendum sur la loi de protection de l’enfance

samedi 14 août 2021

Entretien de Victor Orban sur Fox News (transcription et sous-titrage en français)

Le Premier ministre hongrois s’est entretenu avec Tucker Carlson de Fox News la semaine passée. Voici la transcription et la vidéo sous-titrée en français de cet entretien qui fait partie d’un documentaire plus long qui sera diffusé ultérieurement par Fox News.

Transcription

Tucker Carlson — Bonsoir. Bienvenue à « Tucker Carlson ce soir ». Sur les près de 200 pays de la Terre L’un d’eux a un chef élu qui s’identifie publiquement comme un conservateur à l’occidentale. Il s’appelle Victor Orban, Premier ministre de Hongrie. La Hongrie est un petit pays au milieu de l’Europe centrale. Elle n’a pas de marine, pas d’armes nucléaires. Son PIB est inférieur à celui de l’État de New York. On pourrait donc penser que les dirigeants à Washington ne prêteraient guère attention à la Hongrie. Pourtant ils le font, de manière obsessionnelle. En rejetant les principes du néolibéralisme, Victor Orban les a personnellement offensés et enragés. Que croit Victor Orban ? Il y a quelques années à peine, ses opinions étaient considérées comme modérées et conventionnelles. Il pense que les familles sont plus importantes que les banques. Il pense que les pays ont besoin de frontières. Pour avoir dit ces choses à voix haute, Orban a été vilipendé. Des ONG de gauche l’ont dénoncé comme un fasciste, un fossoyeur de la démocratie. L’automne dernier, Joe Biden a suggéré qu’il était un dictateur totalitaire. Le Washington officiel méprise si profondément Orban que beaucoup, y compris les néocons, au département d’État et alentour, soutiennent ouvertement les antisémites qui se présentent contre lui aux élections d’avril prochain. Nous avons observé cela depuis les États-Unis et nous nous demandions si ce que nous entendions pouvait être vrai.

Nous sommes donc venus en Hongrie pour voir par nous-mêmes. Nous nous sommes assis avec lui pour avoir plusieurs entretiens. Nous allons vous en montrer un extrait. Vous pourrez ainsi vous faire votre propre opinion à ce sujet.

Tout d’abord, un mot sur la Hongrie. Même si vous comprenez que les médias américains mentent, il est sidérant de constater l’étendue de leur malhonnêteté. Nous avons lu plusieurs fois à quel point la Hongrie est répressive. Freedom House, une ONG de Washington financée par le gouvernement des États-Unis décrit la Hongrie comme moins libre que l’Afrique du Sud, avec moins de libertés publiques. Ce n’est pas seulement faux, c’est insensé.

Si vous habitez aux États-Unis, il est déprimant de constater le contraste entre Budapest et New York. Disons que vous attaquez haut et fort les politiques de Joe Biden, ses politiques sur l’immigration, la COVID ou les athlètes transgenres. Si vous continuez à parler comme ça, vous seriez probablement réduit au silence par les alliés de Joe Biden dans la Silicon Valley. Si vous vous entêtez, vous devrez considérer l’embauche de garde du corps. C’est courant aux États-Unis, demandez autour de vous. Cela n’arrive pas en Hongrie. Les chefs de l’opposition en Hongrie ne craignent pas d’être attaqués violemment pour leurs opinions ni le Premier ministre. Orban conduit souvent sa voiture sans garde du corps. Alors qui est le plus libre ? Dans quel pays êtes-vous plus susceptible de perdre votre emploi pour être en désaccord avec l’orthodoxie ? La réponse est évidente. Aux États-Unis, c’est douloureux de l’admettre.

Sur ce, voici Victor Orbán. Son accent est assez prononcé, mais son anglais est précis. Il vaut la peine d’être entendu.

Monsieur le Premier ministre, merci beaucoup. En 2015, des centaines de milliers de migrants apparaissent à la frontière sud de votre pays, Ils affluent vers l’Allemagne. Les autres pays de l’UE leur disent : « Bienvenue, venez, nous pouvons gérer, nous sommes assez forts. ». Seule la Hongrie dit non. Pourquoi ? Pourquoi avez-vous adopté sur l’immigration une position différente de celle d’autres pays européens ?

Orban — C’était la seule attitude raisonnable. Si quelqu’un franchit nos frontières sans en avoir obtenu l’autorisation de l’État hongrois, nous devons défendre notre pays et leur dire « Eh, les gars, arrêtez-vous ! Si vous voulez franchir cette frontière ou vous installer chez nous, il y a des règles, elles doivent être respectées. Mais vous ne pouvez pas, juste comme ça, entrer sans aucune sorte de restrictions, sans obtenir le moindre permis, sans demander son avis à l’État hongrois, sans aucun contrôle. » C’est dangereux. Nous devons protéger notre peuple de tous les dangers, quels qu’ils soient.

Tucker — Et vous pensez en avoir le droit ?

– Bien entendu. C’est un droit conféré par Dieu, par la nature, Nous avons le bon droit pour nous, parce que c’est notre pays. C’est notre population, notre histoire, notre langue. Cela s’impose à nous.. Bien entendu, si vous êtes en difficulté et que les Hongrois sont les plus proches de vous, il faut porter assistance. Mais vous ne pouvez simplement vous dire : « Ah tiens, c’est un beau pays, j’aimerais bien venir m’y installer, comme ça j’aurai une vie meilleure ». Venir en Hongrie n’est pas un droit de l’homme. Hors de question. Car c’est notre pays. C’est une nation, c’est une communauté, des familles, une histoire, des traditions, une langue.

Tucker — Dire ce que vous venez de dire — même si je pense que cela ira de soi pour beaucoup de nos téléspectateurs — a profondément offensé de nombreux pays d’Europe de l’Ouest, ou leurs dirigeants.

— C’est parce que beaucoup de pays européens ont décidé d’ouvrir un nouveau chapitre dans leur histoire nationale. Ils appellent cela la nouvelle société : c’est une société post-chrétienne et post-nationale. Ils croient dur comme fer que mélanger des communautés différentes — avec, d’une part, de grandes quantités de nouveaux venus, notamment de musulmans et, d’autre part, des autochtones, disons des chrétiens — que ce mélange produit de bons résultats. Sera-ce le cas ? Nous n’en savons rien. Mais je pense que c’est très risqué. Il est évident que cela peut non seulement ne pas tourner bien, mais très mal. Et chaque nation a le droit d’accepter ce risque ou de le refuser. Nous autres, Hongrois, avons décidé de ne pas prendre ce risque du mélange. Voilà pourquoi la Hongrie subit des attaques si dures, et voilà pourquoi on m’a forgé une si mauvaise réputation. On me traite comme la brebis galeuse de l’Union européenne, et malheureusement, parfois la Hongrie tout entière aussi.

Tucker—Cela fait donc six ans que l’Allemagne——ou plutôt Angela Merkel——a pris la décision de laisser entrer des centaines de milliers de migrants.

— Des millions.

Tucker — Des millions qui ne parlent pas allemand, pour la plupart musulmans. Quels effets leur arrivée a-t-elle entraînés en Allemagne ?

— Vous savez, la diplomatie exige une certaine réserve. Mais c’était leur décision : ils ont pris le risque, et maintenant, ils ont ce qu’ils méritent. C’est leur vie. Je préfère éviter de qualifier le résultat de leur décision. J’insiste seulement sur le fait que les Hongrois ont droit à leur propre choix.

Tucker — Votre êtes devenu célèbre à la fin des années 1980, quand encore étudiant, pour votre rôle de premier plan contre l’occupation soviétique. De nombreux Américains vous considéraient comme un héros, à cette époque de la Guerre froide, quand les yeux étaient braqués sur la Hongrie. Le gouvernement américain était de votre côté, et vous du côté du gouvernement américain. Trente ans plus tard, Joe Biden, au cours de sa campagne présidentielle de l’année dernière, vous a décrit — je cite — comme une « brute autoritaire ».

Joe Biden — Vous voyez ce qui se passe de la Biélorussie à la Pologne et à la Hongrie, et la montée des régimes totalitaires dans le monde et aussi ce président embrasse tous les voyous du monde.

Tucker — Ce changement n’est-il pas stupéfiant pour vous ? Et comment répondez-vous à ces qualificatifs ?

— Tout d’abord, la réaction à ce genre d’opinion en Hongrie n’est pas très polie, je pense. Qui est ce gars pour dire ça ? Ah, d’accord. C’est le président des États-Unis. Nous devrions le prendre au sérieux. Enfin… quelqu’un qui ne parle pas notre langue, connaît très peu la Hongrie même au cours des dernières décennies de notre vie, qui bien évidemment ne nous comprend pas. Une telle opinion comme ça, vous savez, c’est une insulte personnelle pour les Hongrois. Mais, étant le président des États-Unis, nous devons être très modestes et respectueux. Et nous devons nous efforcer de faire comprendre que ce qu’il dit est plutôt faux. Nous essayons de le faire de manière polie, car nous respectons les Américains. Nous respectons la démocratie et la culture américaines. Nous ne voulons pas détruire notre relation. Parce que la relation avec les Américains est foncièrement très bonne. Nous coopérons bien en matière de défense, en tant qu’alliés de l’OTAN. La coopération économique est excellente. Vous investissez beaucoup ici, le commerce est florissant. Vos hommes d’affaires trouvent ici beaucoup d’occasions commerciales. Tout va bien sauf la politique quand les libéraux sont au gouvernement à Washington. C’est le problème. Nous devons gérer cela, car la relation américano-hongroise est précieuse, même si les Américains ne la perçoivent pas autant qu’auparavant. Nous devons sauver ce qui peut l’être.

Tucker — C’est un peu bizarre. Je ne pense pas que Joe Biden a jamais dit de Xi Jinping — qui a assassiné plusieurs de ses compatriotes — qu’il était un voyou totalitaire. Il n’en a pas seulement contre vous, il vise aussi le gouvernement polonais.

— Le problème, c’est notre réussite. C’est un vrai défi pour les penseurs libéraux. Ce qui se passe en Europe centrale — en Hongrie, mais aussi en Pologne… peut-être de façon trop explicite en Hongrie — Ce qui se passe ici, c’est la construction d’une société couronnée de succès : sur le plan économique, politique, culturel, nous avons même quelques réussites dans le domaine démographique : notre politique familiale. Bref, ce que vous voyez ici peut être présenté comme un succès. Or les bases de cette réussite sont totalement différentes de ce que souhaitent, pratiquent et créent de nombreux autres pays occidentaux. Voilà pourquoi les libéraux occidentaux ne peuvent pas accepter qu’il existe, au sein même de la civilisation occidentale, une alternative national-conservatrice, qui, au niveau de la vie quotidienne, réussisse mieux que la libérale. Voilà pourquoi ils nous critiquent. Ils se battent, non pas contre nous, mais pour se défendre. Mais notre exemple montre qu’une personne ou un pays misant sur des valeurs traditionnelles, sur l’identité nationale, sur les traditions chrétiennes, peut réussir, parfois mieux même que ceux dirigés par des gouvernements de gauche libérale.

Tucker — C’est intéressant d’assister à cela du point de vue d’un Américain : les médias américains, l’administration Biden, le Département d’État, s’opposent à vous, ils vous qualifient de « brute totalitaire » alors que votre opposition forme une coalition d’anciens communistes et d’antisémites. N’est-il pas étrange de voir la gauche américaine soutenir une coalition qui comprend des antisémites ?

— Disons que, si vous m’aviez demandé il y a plusieurs années s’il était possible que les forces politiques post-communistes s’allient à la droite antisémite pour faire campagne contre un gouvernement pro-Israël, pro-américain, pro-OTAN et tourné vers l’Ouest — ce que nous sommes —, ma réponse aurait été : « Non, c’est impossible. » Mais c’est désormais une chose que la communauté internationale accepte. Je comprends qu’ici, en Hongrie, des partis politiques souhaitent arriver au pouvoir le plus vite possible, Ils s’efforcent donc de former une large coalition contre le gouvernement au pouvoir… mais que cela soit aussi facilement accepté par la communauté internationale… Cela me surprend. Cela me surprend. L’attitude de l’Amérique, particulièrement, est un élément totalement inédit pour moi.

Tucker — On dirait que la Hongrie avance dans une direction complètement différente de celle du reste du continent, voire du reste du monde occidental. Ne pensez-vous pas que, dans vingt ans, ce fossé sera devenu infranchissable ? À quoi tout cela va-t-il mener ?

— Permettez-moi de vous expliquer comment je vois les choses. L’Europe centrale est la région dont les pays ont le plus souffert de l’occupation soviétique et de la dictature communiste. Dans ces pays, ma vision — la méthode hongroise — est très populaire. Dans toutes ces sociétés, nous disposons probablement d’une majorité. Pas seulement en Pologne et en Hongrie — les autres sont plus modérés, mais, si vous comprenez ce qu’ils sont en train de faire, leurs principes et leurs motivations, vous vous rendrez compte qu’ils appartiennent, pour l’essentiel, à la même famille politique.

Tucker — Oui.

— Dans les sociétés occidentales, il y a beaucoup de gens — des millions et des millions — qui désapprouvent la direction politique prise par leur pays hostile à la famille, ou irrespectueuse vis-à-vis des familles, misant davantage sur l’immigration. Qui est davantage une « société ouverte », pour plus d’État-providence, etc.. Je ne dis pas que, dans les sociétés d’Europe occidentale, il n’y ait plus de concurrence politique. J’y vois encore des chances d’évolution, et en ce moment, le pays clé, c’est l’Italie, où l’issue du combat reste totalement imprévisible. À mon avis, il y a donc aussi des chances de voir les pays de l’Ouest changer de politique à leur tour, pour passer du libéralisme au conservatisme, ou de la gauche libérale à la démocratie chrétienne. Cela se peut, mais il nous manque une bonne organisation à l’échelle internationale. Les prochaines années vont donc être passionnantes.

Tucker — Ces dernières soirées, à Budapest, j’ai rencontré par hasard la présence de nombreux Américains qui se sont établis ici parce qu’ils préfèrent vivre entourés de gens qui pensent comme eux, qui pensent comme vous. Considérez-vous Budapest comme une sorte de capitale pour cette école de pensée ?

— Sa capitale, ou l’une de ses capitales, étant donné que d’autres pays européens se montrent aussi très performants dans la production d’idées, et dans l’organisation de ce genre de communautés de penseurs conservateurs et démocrates-chrétiens, comme nous le faisons ici. Nous coopérons avec ces pays, et les réseaux de ce genre sont de plus en plus proches les uns des autres. On voit émerger un véritable — de plus en plus véritable — réseau de l’Europe centrale. Et il ne s’agit pas que de penseurs. On voit aussi des citoyens ordinaires, des citoyens moyens s’installer dans les pays d’Europe centrale. Cette dynamique n’est pas encore massive, mais la tendance est claire. De nombreuses familles chrétiennes et conservatrices qui pensent que l’Europe de l’Ouest n’est plus assez sûre. L’avenir est incertain. L’ordre public n’est plus assuré. Et le cap idéologique de ces pays, les valeurs fondamentales autour desquelles ils s’organisent, tout cela évolue dans une direction qui n’est pas de leur goût, qui ne correspond pas à leurs aspirations. Ils se cherchent d’autres points de chute. Il suffit d’aller dans la campagne hongroise : vous y trouverez des familles d’Europe occidentale qui ont déménagé en Hongrie. D’abord avec une résidence secondaire — grâce à la liberté de circulation dans l’Union européenne. Puis, ils y passent de plus en plus de temps. L’avenir de l’Europe ne peut donc pas exclure une vague migratoire d’un genre nouveau : d’ouest en est.

Tucker—Interne à l’Europe ?

— Les chrétiens et les conservateurs se cherchent une patrie plus accueillante. On ne peut exclure ce scénario.

Tucker — Jusqu’à récemment, la Hongrie — un petit pays de dix millions d’habitants — avait comme alliés deux puissances nucléaires, les États-Unis et Israël. Vous étiez probablement l’allié le plus proche de Nétanyahou en Europe, et vous étiez proche de Donald Trump. L’un et l’autre sont partis. Quel impact cela a-t-il ?

— Ces dernières années, nous n’avons pas eu beaucoup de chance : Donald Trump était un grand ami de la Hongrie, il nous soutenait beaucoup, pas seulement personnellement, mais aussi politiquement — notre amitié était solide. Amitié qui unissait également nos deux pays. L’Amérique d’abord (« America first ») est un message très positif, ici, en Europe centrale. Car si Donald Trump dit « America first », cela signifie pour nous que la Hongrie peut aussi passer en premier. Et coopérons sur cette base ! C’était une très bonne politique étrangère, très efficace et nous nous sommes très bien entendus. De même avec Bibi Nétanyahou, qui était un bon ami des Hongrois. Tant qu’il est resté au pouvoir, il a toujours consacré beaucoup d’énergie au maintien de bonnes relations avec les pays d’Europe centrale. Nous étions très respectés. Mais lui aussi a perdu. C’est ainsi que la pensée des démocrates hongrois chrétiens-conservateurs — judéo-chrétiens — a perdu deux de ses principaux soutiens internationaux. Et leur opposition est arrivée au pouvoir. Cela place la Hongrie dans un environnement totalement inédit. Pour moi, en tant qu’homme politique, gérer ce nouvel environnement est un défi de premier ordre. 

Tucker — Vous allez avoir des élections en avril. Redoutez-vous l’apparition d’ingérences internationales dans le processus électoral hongrois ?

— Il y en aura, oui. Nous ne sommes pas inquiets, car nous nous y sommes préparés. De toute évidence, la gauche internationale fera tout ce qu’elle peut — et probablement même un peu plus — pour que le gouvernement change ici, en Hongrie. Nous le savons, et nous nous y sommes préparés — à recevoir des coups, mais aussi à les rendre.

Tucker — Quand le président des États-Unis vous décrit comme un « voyou totalitaire », des propos assez graves, à mon sens. On est en droit de se demander si la Maison-Blanche et le Département d’État ne vont pas chercher à empêcher votre réélection.

— Je pense que tôt ou tard, les Américains vont comprendre que les problèmes de la Hongrie doivent être résolus par les Hongrois. Et que, même pour des États-Unis conduits par ce gouvernement gauchiste et libéral, un bon partenaire, un gouvernement conservateur, démocrate-chrétien, soutenu à long terme par le peuple hongrois, vaut mieux qu’un gouvernement arrivant au pouvoir avec le soutien de l’Amérique, mais qui le perd quelques mois plus tard, en créant de l’instabilité et de l’incertitude. Un partenaire malaimé, mais stable vaut donc mieux qu’un nouveau partenaire imprévisible. J’espère que les Américains finiront par le comprendre.

Tucker—Pas étonnant qu’ils ne veulent pas que vous entendiez ce qu’il a à dire. Votre pays ne doit pas s’effondrer devant vous. Vous ne devez pas avoir des dirigeants qui haïssent leur population, les poussent à s’opposer les uns aux autres, qui empirent la situation, qui ouvrent les frontières, qui augmentent la criminalité, encouragent les gens à vivre sur le trottoir ou à prendre des drogues. Voilà bien une leçon à tirer de notre entretien avec Victor Orban. La conversation s’est poursuivie un bon moment. Nous avons appris que les efforts en coulisses pour le renverser sont intenses. Nous y reviendrons en détail dans notre prochain documentaire.

samedi 24 juillet 2021

Viktor Orbán annonce un référendum sur la loi de protection de l’enfance

Hongrie – Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán s’est adressé au pays ce mercredi 21 juillet pour annoncer — par une vidéo sur son compte Facebook — la tenue prochaine d’un référendum au sujet de la loi de protection des mineurs, aussi appelée loi antipédophiles ou loi anti-LGBT par certains de ses détracteurs. Cette annonce fait suite à un chantage de la part de la Commission européenne à propos de cette loi que les instances européennes considèrent comme discriminatoires vis-à-vis du mouvement LGBT.

Bruxelles veut obliger la Hongrie à accepter la propagande LGBT dans les écoles

« Bruxelles a clairement attaqué la Hongrie ces dernières semaines à propos de la loi sur la protection de l’enfance », a ainsi expliqué le chef du gouvernement. « Les lois hongroises n’autorisent pas la propagande sexuelle dans les jardins d’enfants, les écoles, les télévisions et les publicités. […]

Bruxelles réclame désormais une modification de la loi sur l’instruction publique et des règles de protection de l’enfance […] Ils se plaignent que ce qui est déjà établi en Europe occidentale ne soit pas possible ici. Là-bas, les activistes LGBTQ vont dans les jardins d’enfants et les écoles et font l’éducation sexuelle. Ils veulent la même chose ici, alors les bureaucrates de Bruxelles menacent, ils lancent des procédures d’infraction, ils abusent de leur pouvoir ».

Un référendum pour dire non à la propagande LGBT à destination des mineurs

En conséquence, « le gouvernement [hongrois] lance un référendum sur cinq questions » :

  • Êtes-vous favorable à la tenue d’exposés traitant d’orientation sexuelle dans l’enseignement public, sans accord parental, à destination des mineurs ?
  • Soutenez-vous la promotion des traitements de changement de sexe auprès des mineurs ?
  • Êtes-vous favorable à ce que les traitements de changement de sexe soient accessibles aux mineurs ?
  • Êtes-vous favorable à ce que les mineurs soient exposés, sans restriction, à du contenu multimédia de nature sexuelle influençant leur développement personnel ?
  • Êtes-vous favorable à ce que des contenus multimédias parlant de changement de sexe soient montrés aux mineurs ?

Viktor Orbán a conclu son intervention de la manière suivante :

« Je vous demande donc que nous disions ensemble non à ces questions, comme nous l’avons fait, il y a cinq ans, lorsque Bruxelles a voulu forcer la Hongrie à accepter les immigrés ».

Selon le Premier ministre hongrois, à l’époque, « un référendum et une volonté commune ont arrêté Bruxelles. Nous avons réussi une fois et nous réussirons à nouveau, ensemble ».

Source : Visegrad Post.


mercredi 23 juin 2021

Hongrie — Renforcement de la protection des mineurs par lutte contre la pédophilie et le transgenrisme (Zemmour réagit)

Zemmour : « On accuse les gens de racisme, car ils veulent conserver leur identité. C’est un abus de langage et un scandale politique […] On n’a pas à imposer aux Hongrois l’idéologie LGBT ».

Éric Zemmour sur la polémique entre l’Union Européen et la Hongrie sur la communauté LGBT : « Ce ne sont pas les valeurs européennes que défend l’Union, mais les valeurs de l’idéologie diversitaire ».

« La commission et la Cour européenne avec leur conception fédéraliste s’attaquent aux nations et dépassent leurs compétences Nous sommes passés du marché commun économique à un moralisateur qui se mêle de tout. [LGBT, immigration.] Quand les arrêtons-nous ? »

Quelques jours avant (15 juin) : « Les “valeurs de la République”, ça ne veut rien dire. Les valeurs de la république en 1880 n’ont rien à voir avec celles d’aujourd’hui ! Les “valeurs de la République” aujourd’hui, c’est la propagande LGBT, féministe, écologiste… »

 

 


Le parlement hongrois (ci-dessus à gauche) a adopté la semaine passée une loi pour renforcer la protection des mineurs et lutter contre la pédophilie. La loi interdit, notamment, le fait de montrer de la pornographie aux mineurs (âgés de moins de 18 ans) et de promouvoir l’homosexualité ou le transgenrisme auprès de ceux-ci.

Renforcement de la protection des mineurs

La mesure, proposée par le parti Fidesz du Premier ministre Viktor Orbán, interdit explicitement « le contenu qui dépeint la sexualité de façon explicite ou qui encourage ou montre des déviations de l’identité du sexe de naissance, [comme] le changement de sexe ou l’homosexualité ».

Cette loi de « renforcement des mesures contre les délinquants pédophiles et modifiant certaines lois pour protéger les enfants », déposée par le président du groupe parlementaire du Fidesz Máté Kocsis, vise notamment à mettre en place un registre national « consultable des personnes ayant commis des infractions sexuelles contre des enfants » dont le but est d’« empêcher les pédophiles de se rapprocher à nouveau des enfants » et donc de prévenir la récidive. Comme M. Kocsis l’a déclaré, l’idée directrice de cette loi est que « les enfants ont besoin d’être protégés et [que] les agresseurs doivent être frappés plus durement ». « Il n’y a aucune excuse pour les actes pédophiles. Ils doivent faire l’objet de représailles avec les peines les plus sévères, quelle que soit la manière dont ils sont commis », a-t-il ajouté.

De son côté, le Jobbik, principal parti de l’opposition — parfois catalogué d’extrême droite — a fait savoir qu’il voterait en faveur de la loi présentée par le Fidesz, tout en promettant de l’amender en temps et en heure. Balázs Ander, qui était l’orateur principal du Jobbik lors du débat général, a déclaré avant la présentation des amendements du parti gouvernemental que le Jobbik soutiendrait chaque proposition anti-pédophile et chaque renforcement de la loi « du premier au dernier mot ». En fait, il a même proposé la castration chimique et le traitement médicamenteux des pédophiles. Avant le vote, le Jobbik a clairement indiqué que si l’opposition est au gouvernement en 2022, il supprimera de la loi les articles concernant les homosexuels et les transsexuels, mais conserverait ceux liés à la pédophilie.

Interdire la propagande homosexuelle à destination des enfants

La loi que le Fidesz a fait adopter prévoit ainsi de durcir les peines pour les actes :

  • commis à l’encontre d’enfants de moins de douze ans,
  • commis par des fonctionnaires,
  • commis avec harcèlement ou violence,
  • commis par des récidivistes.
En outre, les personnes condamnées pour pédophilie seront désormais exclues de toute profession ou tout emploi liés d’une manière ou d’une autre aux activités sportives, de divertissement ou de loisirs des enfants.

Ce qui a suscité le boycottage de l’opposition de gauche et la mobilisation de la militance LGBT, c’est que, pour protéger les mineurs, cette loi vise aussi à interdire et réprimer le militantisme homosexuel auprès des enfants. Ainsi, la promotion et l’affichage — y compris de manière indirecte par la publicité —, vis-à-vis de mineurs, de l’homosexualité ou des pratiques de « changement de sexe » seront interdits. En conséquence, toute propagande LGBT sera totalement exclue des établissements scolaires.

Dans l’exposé des motifs de l’amendement proposé lors de son dépôt, il était précisé que les représentants de certaines organisations lors de ces sessions, dans le cadre de leurs activités d’éducation antidiscriminatoire, « cherchent à influencer le développement sexuel des enfants par le biais de ce qu’ils appellent un “programme de sensibilisation”, ce qui pourrait causer un préjudice grave au développement physique, mental et moral des enfants ». À l’avenir, des sanctions seront imposées, en tant qu’infraction pénale, si l’institution concernée ou les personnes fournissant les informations ne respectent pas les conditions légales.


 Source1 et Source2

Voir aussi 

Face à la vague des transgenres, la Suède commence à douter   

Colombie-Britannique — Un père emprisonné pour avoir qualifié sa fille biologique de fille et utilisé le pronom féminin « elle » (m à j)

Un premier haltérophile qui se dit femme pourrait participer aux JO chez les femmes 

Belgique — Homme qui se dit femme veut devenir religieuse, mais les monastères refusent sa candidature

Endocrinologues mettent en garde contre le traitement hormonal de la dysphorie sexuelle chez l’enfant

Grande-Bretagne — enfants autistes poussés à s’identifier comme transgenres ?

Fonctionnaires contre père : qui décide si un enfant mineur peut subir une thérapie de transition de genre ? (le cas en Cour d’appel)

  

Les accusations d’attouchements sur de jeunes garçons mineurs se multiplient

Luc Ferry : la « pensée 68 » était globalement favorable à la pédophilie

La gauche intellectuelle progressiste et la pédophilie, retour sur une histoire trouble

Canada — La pédophilie  : une orientation sexuelle comme l’hétérosexualité pour des experts

Juger la vie privée de Simone de Beauvoir  (Elle a eu une relation avec une élève de 15 ans qui lui aurait valu son congédiement du lycée Molière à la fin des années 30. On relate aussi ses relations amoureuses avec des jeunes femmes qui étaient aussi ses étudiantes, qu’elle « rabattait » ensuite vers son compagnon Jean-Paul Sartre. En 2008, la Britannique Carole Seymour-Jones, auteure du livre A Dangerous Liaison, décrivait le comportement de Beauvoir comme un « abus d’enfant » se rapprochant de la « pédophilie ». En 2015, dans Simone de Beauvoir et les femmes, Marie-Jo Bonnet qualifiait de « contrat pervers » le modus operandi entre Beauvoir et Sartre. Le blogueur du Journal de Montréal Normand Lester accuse quant à lui Beauvoir d’être une « prédatrice sexuelle ».)

La révolution sexuelle des années 60, la pédophilie et les prêtres modernes

Le pape Benoît XVI : révolution sexuelle, relativisme moral, absence de Dieu et rejet de la Tradition à l’origine de la crise des abus sexuels

Famille, autorité, limites, nation : la Désintégration tranquille

Allemagne — Garçons orphelins sous la tutelle de pédophiles

Grande-Bretagne — 83 suspects de pédophilie… dans le football

L’affaire Bruce/Brenda/David Reimer c. la théorie du genre

France — Des animateurs et professeurs soupçonnés de pédophilie mutés et non suspendus

Pédophilie — Un rapport sur l’affaire Jimmy Savile révèle que la hiérarchie (de la BBC) savait

Pédophilie en Grande-Bretagne : que fait la hiérarchie ?

Pédophilie — Autre scandale dissimulé par la hiérarchie ?

Complicité de la hiérarchie de l’institution pour dissimuler de nombreux cas de pédophilie

États-Unis — Pédophilie dans une école primaire

Canada — La pédophilie : une orientation sexuelle comme l’hétérosexualité pour des experts

Scouts Canada s’excuse des cas de pédophilie qui auraient pu survenir

Pédophilie dans l’enseignement

États-Unis — pédophilie et sévices sexuels dans les écoles américaines

École laïque et républicaine — Enseignants pédophiles, on n’en parle que depuis récemment

Deux poids, deux mesures ? (artistes pédophiles excusés par des journaleux)

Mark Steyn : Penn State’s institutional wickedness (avec des détails scandaleux)

France — Enseignant condamné pour pédophilie autorisé à enseigner par sa hiérarchie

Révélations de pédophilie sur Claude Jutra : le milieu du cinéma québécois serait sous le choc

En milieu sportif, les garçons deux fois plus harcelés sexuellement que les filles   

La Russie sanctionne Twitter pour manque de filtrage des contenus pédopornographiques ou faisant l’apologie de drogues ou du suicide

 

 

 

 

lundi 24 mai 2021

Hongrie — Natalité en hausse et nuptialité stable malgré la Covid-19 en 2020 et de janvier à mars 2021

Dans de nombreux pays, la gestion de la Covid-19 s’est accompagnée d’une chute du nombre des naissances et des mariages.  Voir Un fort recul des naissances en janvier à travers le monde développé (m-à-j pour le Québec).

Si la Hongrie a connu une baisse des naissances en janvier 2021 par rapport à janvier 2020 (-9,3 %), les chiffres pour l’année 2020 et le premier trimestre 2021 sont rassurants.

En 2020, 92 233 enfants sont nés en Hongrie. Le nombre de naissances était supérieur de 3,4 % à celui de l’année précédente. À l’exception de la baisse de décembre 2020, plus d’enfants sont nés tous les mois en 2020 que le mois correspondant de l’année précédente. Le nombre de naissances a augmenté relativement sensiblement en janvier 2020 (9,7 %), juin (9,1 %) et février (7,8 %) par rapport aux mêmes mois de l’année précédente. L’indice synthétique de fécondité en Hongrie a augmenté pour s’établir provisoirement à 1,55 enfant par femme en 2020 par rapport à 1,49 pour 2019.

En 2020, 81 850 bébés sont nés au Québec, soit une baisse de 3 % par rapport à 2019 (84 00). L’indice synthétique de fécondité pour 2020 est de 1,52 enfant par femme, moins qu’en 2019 (1,57 enfant par femme). La très grande majorité des bébés nés en 2020 ayant été conçus avant que les mesures pour contrer la pandémie de COVID-19 ne soient instaurées au Québec, l’effet possible de ces mesures sur le nombre de naissances ne devrait se faire sentir pleinement qu’à partir de l’année 2021.

Épousailles à Budapest
Pendant le premier trimestre 2021, 22 254 enfants sont nés en Hongrie, soit 0,1 % de plus que le nombre de naissances en janvier-mars 2020. Le nombre de naissances corrigé pour prendre compte de l’année 2020 qui fut bissextile a augmenté davantage, de 1,2 % par rapport à la même période de l’année précédente. Pendant ce trimestre, il y a eu 9,3 % de naissances vivantes en moins en janvier, 5,0 % de plus en février et 9,5 % de plus en mars par rapport aux mois correspondants de 2020. L’indice synthétique de fécondité en Hongrie a été estimé à 1,54 par femme pour ce premier trimestre 2021, contre 1,50 au premier trimestre 2020.

L’Institut de la statistique du Québec, moins rapide que son homologue hongrois, n’a publié que les chiffres de naissances et mariages que pour les deux premiers mois de 2021. En janvier et février 2021, il est né 12 450 enfants au Québec comparés à 13 200 pendant les deux mêmes mois en 2020 soit une diminution de 5,68 %. À ce rythme, l’indice de fécondité au Québec devrait passer sous les 1,5 enfant/femme pour 2021. Quant aux mariages au Québec, leur nombre s’est effondré pendant les deux premiers mois passant de 1700 en janvier et février 2020 à 1000 en janvier et février 2021, soit une baisse de 41,18 %.

De janvier à mars 2021, 12 004 couples se sont mariés en Hongrie, soit 2,1 % de moins ou 262 de moins qu’un an auparavant. Le nombre de mariages corrigé pour prendre en compte l’année 2020 qui fut bissextile a diminué de 0,9 %. Dans le détail, 3,1 % de mariages en moins ont été enregistrés en janvier, 6,0 % de moins en février et 5,1 % de plus en mars qu’au cours des mois correspondants de 2020. 

 


Le deuxième gouvernement Orbán (2010-2014) a fait de la sauvegarde de la nation de l'abîme démographique une de ses priorités. Il a donc introduit des mesures généreuses pour les familles nombreuses et a considérablement augmenté les prestations sociales pour toutes les familles. Ceux qui ont trois enfants ou plus ne paient pratiquement aucun impôt. En quelques années à peine, la Hongrie est passée de l'un des pays qui dépensaient le moins pour les familles de l'OCDE à être l'un de ceux qui en font le plus. En 2015, les sommes allouées à la politique familiale représentait près de 4% du PIB. 

 

Sources : Institut de la statistique du Québec et son homologue hongrois (KSH).

Voir aussi

Québec — Indice de fécondité pour 2020 est tombé à 1,52 enfant/femme, il était de 1,57 en 2019 

Radiographie des Français 

Canada — Faire passer l’immigration de 300 000 personnes par an à un million 

Un fort recul des naissances en janvier à travers le monde développé (m-à-j pour le Québec)  

Implosion démographique : y remédier en renouant avec des valeurs qui privilégient descendance et transmission  

Covid — nombre de naissances en France en janvier 2021 a chuté de 13 % par rapport à janvier 2020

Politiques familiales — hausse des naissances de 9 % en Hongrie, nombre des mariages double (janvier 2020) 

Hongrie — vers un remboursement intégral de la fécondation in vitro  

Hongrie — 20 % de mariages en plus en 2019 à la suite de la politique pro famille  

La politique nataliste hongroise 


 Orban : la procréation plutôt que l’immigration

 

mercredi 7 avril 2021

Un fort recul des naissances en janvier à travers le monde développé (m-à-j pour le Québec)

Le nombre de naissances au Québec pour janvier 2021 est désormais connu : il est de 6350. Il était de 6850 en janvier 2020. La baisse est donc de 7,3 % en un an. Le Québec fait donc un peu moins bien que la Suède (-6,4 %) et un peu mieux que la Hongrie (-9,8 %).


Billet originel du 6 avril 2021

La crise sanitaire s’est traduite par une baisse de la natalité, surtout dans les pays développés.

À partir de la base de données sur la fertilité humaine des instituts de démographie de l’université de Vienne, en Autriche, et de Max-Planck en Allemagne, Tomas Sobotka et son équipe de chercheurs se sont penchés sur les derniers chiffres rendus publics par 34 pays. Ils soulignent que chez quinze membres de l’Union européenne, la natalité plonge en moyenne de 3 % en octobre, 5 % en novembre, puis de 8,1 % en décembre 2020 (les données que nous rapportons sont systématiquement indiquées par rapport à l’année précédente ou à la période correspondante un an plus tôt). Avec des chutes en janvier 2021 de 10,3 % en Russie, 23,3 % à Taïwan entre autres, « les spéculations initiales sur un éventuel baby-boom se sont largement dissipées », écrivent les auteurs de cette étude. Ils pronostiquent un effet « baby flop » en 2020, suivi d’un « baby krach » en 2021 en Europe, dans l’est de l’Asie et aux États-Unis.

Déclin démographique

Il est trop tôt pour des statistiques globales américaines, mais plusieurs études convergent sans surprise sur l’effet redoutable du SARS-CoV-2 sur la natalité. Philip Cohen, de l’université du Maryland, annonce une baisse de 3,8 % en Floride et dans l’Ohio en 2020. Il note surtout une chute de 6 % en novembre, puis de 8 % en décembre, conséquence des premiers effets sociaux de la pandémie. Les comtés où la contamination et les limitations de la mobilité ont été les plus fortes sont aussi ceux où les déclins sont les plus marqués. Le chercheur rapporte que neuf États qui disposent de bilans mensuels ont enregistré une baisse de 5 à 10 % pour les deux derniers mois de l’année.

Une analyse de la Brookings Institution, révisée en décembre, anticipe, pour sa part, 300 000 naissances en moins. Une autre, réalisée par la chaîne CBS News sur 32 États, fait apparaître en mars un déficit de 95 000 naissances, alors que 2019 avait déjà enregistré une baisse de 1 %, le chiffre le plus bas depuis trente-cinq ans.

Le Covid-19 a précipité vers le déclin démographique les pays qui avaient déjà glissé sur cette pente depuis longtemps. L’Europe méridionale en est l’illustration. Tandis que le Vieux Continent a un indice de fécondité moyen de 1,6 enfant par femme en âge d’en avoir — le seuil de renouvellement des générations se situant à 2,1 —, la Grèce ne dépassait pas 1,35 en 2018 ; l’Italie, 1,29 ; l’Espagne, 1,26. Selon les chiffres de l’Office grec des statistiques, il est né dans le pays 100 000 enfants en 2012, 90 000 en 2016, 85 605 en 2020, avec un recul de 6,5 % en novembre et en décembre 2020.

Pour l’heure, c’est l’Espagne qui détient le record : son taux de natalité plonge de 20,4 % en décembre, 20 % en janvier 2021. L’Institut national de la statistique a dénombré 24 061 nouveau-nés en janvier pour une population d’un peu plus de 47 millions d’habitants. Ce sont les chiffres les plus bas depuis 1941. Reste à savoir si les jeunes adultes, les plus victimes de la précarité et du chômage, ont décidé de remettre leur souhait de fonder une famille ou bien l’ont abandonné.

La France (et ses immigrants) reste le pays le plus fécond d’Europe en 2020

« Le Covid pourrait creuser l’écart entre les pays du nord de l’Europe et ceux du Sud, observe Gilles Pison, professeur au Muséum national d’histoire naturelle et chercheur associé à l’Institut national d’études démographiques (INED). Ils sont les plus touchés par la pandémie, les politiques familiales de soutien y sont moins fortes et les populations moins fécondes. » La France a été l’un des premiers pays à publier des chiffres significatifs sur le décrochage des naissances. En décembre et janvier, la dégringolade est sévère avec des baisses de 7,2 %, puis 13,5 %. Cependant, son exemple laisse à penser que les taux pourraient fluctuer dans les prochains mois, explique Gilles Pison, car la courbe se redresse en février. À l’image du moral des Français qui retrouvaient une liberté de mouvement en mai. Et le pays, où 736 000 enfants ont vu le jour, reste le plus fécond d’Europe en 2020.

Manifestement, les pays moins bousculés par la pandémie le sont aussi dans leur démographie. La base de données de l’université de Vienne constate une certaine stabilité au Danemark, en Finlande et en Norvège. L’Islande, qui déplore 29 décès, compte 4 530 nouveau-nés en 2020, 100 de plus qu’en 2019. La différence n’est pas significative, note Asgeir Haraldsson, professeur de pédiatrie à l’université d’Islande. Et l’indice de fertilité — 1,75 enfant par femme — inquiète les autorités ; le gouvernement a allongé le congé parental à douze mois.

Aux Pays-Bas, le Bureau central a dénombré 168 000 naissances en 2020, soit une baisse de 1 %. Avec la hausse de la mortalité et la diminution de l’immigration, les prévisions démographiques conduisant à une population de 19 millions d’habitants en 2038 (pour 17,3 millions aujourd’hui) devront peut-être être révisées.

« Contexte général anxiogène »

Dans de nombreux pays, il va falloir attendre au moins 2022 pour avoir une vue précise, faute de statistiques. C’est le cas par exemple en Belgique, où les démographes ne se prononceront pas avant. Mais ce contretemps n’empêche pas de voir s’esquisser une probable évolution, car la tendance s’inscrit à la baisse depuis des années. « Le contexte général était déjà anxiogène avec la crise climatique, le terrorisme, les problèmes économiques, souligne Thierry Eggerickx, professeur de démographie à l’université de Louvain. La crise sanitaire n’est sans doute pas propice à une amélioration. »

En Pologne, où le nombre d’enfants par femme en âge d’en avoir ne dépasse pas 1,4 en moyenne, la natalité a encaissé un nouveau coup dur en raison de la situation économique par temps de Covid-19 et de la faiblesse des aides aux ménages. Elle est tombée à son plus bas niveau depuis la seconde guerre mondiale avec 347 000 naissances durant les douze derniers mois. Exception notable, le confinement imposé au printemps a été mis à profit en Roumanie : 15 857 enfants sont nés en décembre, 2 103 enfants de plus qu’en novembre.

Dans cette région d’Europe, la situation est assez contrastée. La baisse des naissances se poursuit en Bulgarie et en Slovénie sans accélération particulière. La chute est nette, en revanche, en janvier en Serbie — 8,5 % — et en Hongrie — 9,4 %. Dans ce dernier pays, où ce sujet constitue déjà une préoccupation politique majeure, la courbe est cependant repartie à la hausse en février, la baisse atteint donc 3,4 % pour les deux premiers mois de l’année. Le retour au pays de nombreux citoyens d’Europe de l’Est, que semble avoir favorisé la crise sanitaire, produira peut-être un effet de rattrapage sur l’évolution démographique.

Le décalage dans le temps pose question désormais

Le quasi-confinement de l’Allemagne jusqu’à début mai n’a pas eu d’effet tangible sur les taux de natalité mensuels, restés dans leur fourchette habituelle, selon l’office fédéral des statistiques Destatis. Environ 182 000 naissances ont été enregistrées entre décembre 2020 et février, soit 0,8 % de plus. Cependant, toujours durant ces trois mois-là, une coupure distingue les Länder de l’ancienne RDA où la natalité faiblit de 3,8 %, tandis qu’elle augmente de 1,7 % dans ceux de l’Ouest.

Officiellement, le Royaume-Uni ne dispose pas de données globales, mais des études et des indices laissent présager moins de bébés. Ainsi, à partir des données médicales de 80 hôpitaux publics d’Angleterre et du pays de Galles, la chaîne de télé Sky News a repéré que le nombre d’échographies à douze semaines avait baissé de 4 % en 2020, alors que les services de maternité étaient restés ouverts pendant la pandémie. Dans cette partie du territoire britannique, le taux de fécondité de 1,6 serait au plus bas depuis 2001 — avant l’apport de la vague d’immigration en provenance d’Europe de l’Est —, selon une étude publiée en mars par le Centre for Population Change de l’université de Southampton. Ses auteurs estiment qu’il pourrait atteindre 1,45 d’ici à 2023 si la pandémie se prolonge et si la crise économique rend plus difficile la création d’un foyer familial.

Mais n’y a-t-il pas un risque de faire peser sur le Covid-19 plus de conséquences qu’il n’en a déjà ? Le Canada a connu une croissance démographique de 0,4 % en 2020, la plus faible depuis la Première Guerre mondiale, tandis qu’elle est en baisse de 3 % au Québec. Mais ce phénomène est à relier à la chute importante du nombre d’immigrants admis dans le pays depuis le début de la crise sanitaire. « Ça nous semble l’hypothèse la plus probable, car 33 % des bébés nés au Québec viennent de couples comptant un immigrant », assure Chantal Girard, démographe à l’Institut de la statistique du Québec. Quant au Covid-19, « cela prendra plusieurs années pour mesurer son effet réel sur le taux de fertilité et voir si ces naissances seront reportées à 2022 ou 2023 ou carrément annulées ». Ce décalage dans le temps qu’ont souvent observé les démographes par le passé pose question désormais. Car la conception d’un premier-né intervenant chez des parents de moins en moins jeunes, le projet risque d’être compromis.

Le spleen des pays développés a atteint aussi l’Asie

L’Amérique latine est elle aussi soumise au grand bouleversement de 2020. Au Brésil, dans le chaos du coronavirus sont nés 2,6 millions d’enfants, 6,2 % de moins selon les données du Portail de la transparence des notaires. Dans les Caraïbes, le Covid-19 a vidé les maternités : moins 4,2 % de naissances à Cuba, recul de 3,3 % à Trinité-et-Tobago, alors que cette riche République pétrolière a été plutôt épargnée par le virus. Sur l’île de Porto Rico, c’est un effondrement inédit : – 12,4 %. « La pandémie a aggravé un problème qui existait déjà », analysait, dès octobre 2020, José Carabello, démographe à l’université de Porto Rico.

Le spleen des pays développés soumis aux difficultés économiques, confinés, isolés, privés d’occasions de se rencontrer s’agissant des jeunes générations, empêtrées dans le casse-tête de la scolarité à la maison, a atteint aussi l’Asie. Au Japon, qui se trouve sur une trajectoire déclinante depuis les années 1970, le nombre de naissances a atteint 872 683 en 2020, en recul de 25 917, un niveau jamais vu depuis le début de l’enregistrement de cette statistique en 1899. La tendance pourrait s’accentuer, car le nombre de grossesses a diminué.

Dans les pays où les mariages précèdent le premier-né, 2021 ne s’annonce donc pas sous les meilleurs auspices. C’est le cas au Japon, où les unions sont en baisse de 12,7 % et en Corée du Sud aussi. La natalité y a chuté de 10 % en 2020. Moins de noces, plus de morts : « Le déclin naturel de la population pourrait s’accélérer », prévient Kim Su-yeong, de Statistiques Corée.

Malgré la fin de la politique de l’enfant unique, la Chine connaît, elle aussi, les affres du déclin démographique. Selon le ministère de la Sécurité publique, « seulement » dix millions de naissances y ont été enregistrées en 2020. Le bilan réel s’élève plus probablement autour de 12,5 millions, alors qu’il était encore de 15,23 millions en 2018. Les chiffres devraient être rendus publics en avril.

Source : Le Monde

Voir aussi

Québec — Indice de fécondité pour 2020 est tombé à 1,52 enfant/femme, il était de 1,57 en 2019 

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