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«Le marché de la cocaïne supplante voire dépasse celui du cannabis. En 2023, près de 3% des Français ont consommé de la cocaïne au moins une fois dans l'année. C'est 10 fois plus qu'il y a 30 ans.»
«Le marché de la cocaïne supplante voire dépasse celui du cannabis. En 2023, près de 3% des Français ont consommé de la cocaïne au moins une fois dans l'année. C'est 10 fois plus qu'il y a 30 ans.»
Ce graphique illustre l'évolution historique de l'âge moyen au premier mariage pour les femmes (ligne bleue) et les hommes (ligne orange), ainsi que l'Indice Synthétique de Fécondité (ISF, ligne violette) au Québec, de 1650 à 2020 environ. L'axe des ordonnées à gauche mesure l'âge au mariage (de 20 à 37,5 ans), tandis que celui à droite mesure l'ISF (de 0 à 10 enfants par femme). L'axe des abscisses représente les années.
Le graphique ci-dessus retrace, sur près de quatre siècles, l’évolution de l’âge moyen au premier mariage des femmes et des hommes au Québec, ainsi que celle de l’Indice synthétique de fécondité (ISF).
Sous le régime français, les mariages sont précoces et la fécondité exceptionnelle. Dès le milieu du XVIIᵉ siècle, les femmes se marient en moyenne autour de 20 ans — parfois plus tôt encore — tandis que les hommes prennent épouse vers 25 ans. Bien plus tôt qu'en France. Cette nuptialité hâtive alimente une fécondité hors norme : environ huit enfants par femme en moyenne, un niveau parmi les plus élevés jamais observés dans l’histoire démographique occidentale. Cette heureuse fécondité s’explique par une combinaison de facteurs : une politique de peuplement volontariste de la Couronne française, l’abondance des terres, l’absence de contraception généralisée et une structure sociale pionnière où la fondation rapide d'une famille est à la fois encouragée et valorisée. Les célèbres Filles du Roi, arrivées jeunes et mariées presque immédiatement, incarnent cette logique de colonisation par la famille.
À partir de la Conquête britannique et tout au long du XIXᵉ siècle, le régime démographique amorce une lente transformation. L’âge au mariage augmente légèrement, tandis que l’ISF décline progressivement pour se situer autour de quatre à cinq enfants par femme à l’aube du XXᵉ siècle. Cette baisse ne relève pas d’une rupture brutale, mais d’une adaptation graduelle à de nouvelles contraintes : urbanisation croissante, émigration vers les États-Unis, diversification des modes de subsistance et premiers comportements de limitation volontaire des naissances. Le Québec entre alors dans la transition démographique, tout en conservant une fécondité supérieure à celle de la plupart des sociétés industrielles comparables.
Le premier tiers du XXᵉ siècle constitue une période charnière. Si l’âge au mariage demeure relativement stable — autour de 22 à 25 ans pour les femmes — la fécondité devient plus sensible aux chocs économiques et politiques. La Grande Dépression des années 1930 marque à cet égard un tournant net : l’insécurité économique, le chômage massif et l’effondrement des revenus entraînent un report des mariages et une chute temporaire des naissances. La natalité recule sensiblement, révélant pour la première fois la vulnérabilité du modèle familial traditionnel aux cycles économiques. Les deux guerres mondiales accentuent ces fluctuations, même si, à l’échelle canadienne, le Québec demeure encore relativement fécond, soutenu par une culture catholique fortement pronataliste.
L’après-guerre ouvre une séquence contrastée. Un baby-boom vigoureux, entre 1950 et le début des années 1960, fait brièvement remonter l’ISF autour de 3,5 à 4 enfants par femme. Mais cette embellie est de courte durée. La zone rosée du graphique — correspondant à l’après-1960 — souligne l’ampleur de la rupture qui s’opère alors. En l’espace de quelques décennies, l’âge au mariage s’élève rapidement : il dépasse 30 ans chez les femmes et 33 ans chez les hommes au tournant des années 2020. Parallèlement, la fécondité s’effondre, tombant bien en deçà du seuil de remplacement, pour atteindre aujourd’hui des niveaux historiquement bas (1,34 enfant/femme).
Cette bascule est indissociable de la Révolution tranquille. La sécularisation rapide, l’accès massif des femmes à l’éducation supérieure très allongée et au marché du travail, la diffusion de la contraception moderne, l’urbanisation accélérée et la montée de l’individualisme redéfinissent en profondeur les trajectoires familiales. Le mariage cesse d’être une étape précoce et quasi obligatoire de la vie adulte ; la parentalité est reportée, parfois renoncée. L’âge moyen à la maternité, désormais autour de 31 ans, illustre ce décalage croissant entre union, projet familial et reproduction.
Le graphique met ainsi en évidence une relation inverse robuste entre nuptialité et fécondité : plus le mariage est tardif, plus la descendance finale diminue. Ce lien, bien documenté par la démographie, repose sur des mécanismes à la fois biologiques et sociaux. Le report de la première naissance réduit la durée effective de la vie reproductive, accroît le risque d’infécondité involontaire et limite le nombre d’enfants désirés ou réalisables. Dans une société où la norme conjugale s’est affaiblie et où les coûts économiques de l’enfant ont augmenté, cet effet est amplifié.
Dans L’Islam contre la modernité, Ferghane Azihari fait une critique sans concession de la religion musulmane et de l’asservissement systématique des peuples qu’elle conquiert. Il raille dès l’introduction les « indigénistes revanchards et les tiers-mondistes pénitents » qui, fustigeant l’Occident, idéalisent les sociétés musulmanes et empêchent ainsi tout débat objectif.
Il commence par rappeler comment l’Islam a transformé le berceau de la civilisation en tombeau : fossoyeuse de nombreux peuples et cultures, cette religion a en effet purement et simplement éradiqué l’Afrique romaine et ses racines grecques, les foyers bouddhistes qui fleurissaient en Afghanistan et une grande partie du monde byzantin. Ces régions avaient pourtant atteint un niveau de développement élevé avant l’irruption des adorateurs belliqueux de Mahomet. Leur état actuel montre à quel point leur islamisation a été nuisible, les maintenant dans un dramatique obscurantisme. « Leurs regards furent si captifs de La Mecque qu’ils ignorèrent le patrimoine gisant sous leurs pieds, laissant aux infidèles la charge de l’exhumer, à l’image des hiéroglyphes qui ont attendu l’arrivée du Français François Champollion pour être déchiffrés au XIXe siècle » se désole l’auteur. Dans des lignes inspirées, poétiques, il imagine ce que seraient ces régions si elles n’avaient pas été asservies, étouffées sous le joug de l’Islam.
Il consacre la deuxième partie de son essai à détruire la fable de l’islam des Lumières, aussi illusoire qu’un « stalinisme à visage humain ». Loin du mythe du dialogue interculturel et de la légende de la transmission, les Arabes musulmans ont selon lui plutôt fait preuve d’un sectarisme persistant. Il explique que l’’éclat de l’islam ancien réside paradoxalement dans sa faiblesse car l’épanouissement des sciences et des arts durant les premiers califats est surtout dû aux contributions des non musulmans. Alors qu’au Moyen-Age un certain nombre de clercs chrétiens apprenaient l’arabe pour étudier le Coran, les musulmans refusaient de se pencher sur les langues étrangères. Le fameux philosophe Averroès n’a ainsi jamais pu mettre la main sur La Politique d’Aristote car elle n’avait jamais été traduite en arabe… L’auteur fait également un sort à l’idée, affirmée en 2020 par Emmanuel Macron, que l’Islam est « actuellement en crise », ce qui supposerait qu’il ait précédemment rayonné et engendré de la prospérité. S’il admet que l’histoire musulmane n’est pas que belliqueuse et recèle des foyers d’esprits remarquables, il note qu’un grand nombre de ces extraordinaires savants ont joui d’une plus grande postérité en dehors des frontières de l’Islam que dans leur propre communauté. C’est le cas d’Averroès, du chirurgien Abu Al-Qasim ou du médecin Ibn An-Nafis, à qui l’on doit la découverte de la circulation sanguine. Il avance notamment l’hypothèse, étayée par l’islamologue Charles Pellat, que la science et l’enseignement dans le monde musulman ont pâti de la création des madrasas, écoles étroitement contrôlées par le pouvoir religieux. Plus généralement, l’idée que toute vérité figure dans le Coran et que son message est indépassable, l’impossibilité de le critiquer, étouffent fatalement la réflexion et le débat nécessaires au progrès intellectuel et social.
« Le recul de l'esclavage en terre d'islam doit presque tout à l'impérialisme occidental ».
Mon échange avec l'ancienne porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye sur le manque de démocratie en terre d'islam et la responsabilité de la colonisation. pic.twitter.com/KjoQPd3bcq
Il évoque ensuite l’indignation sélective qui conduit à condamner le colonialisme occidental tout en minimisant l’expansion de l’islam par la guerre et son recours systématique à l’esclavage. Il critique avec brio la théorie du bon sauvage qui excuserait les vices de l’islam par un degré de développement inférieur. L’histoire de l’Europe montre que le progrès des libertés individuelles n’est pas forcément conditionné par l’accroissement des richesses. Par ailleurs, l’islam s’est développé dans des régions d’un raffinement moral inégalé à l’époque (l’Orient pré-islamique, l’empire romain) [Orient romain plus riche que l'Occident avant la conquête musulmane], ce qui ne l’empêche pas de se montrer barbare.
Dans un chapitre sur les causes du retard des sociétés musulmanes sur le monde occidental, retard constaté et déploré par les penseurs musulmans eux-mêmes, Ferghane Azihari signale que, de toutes les doctrines étrangères qui influencent la politique moderne, seules les plus nuisibles échappent à leur sectarisme. Le marxisme et sa lutte des classes permet alors à l’Orient islamisé de se réfugier dans le camp des opprimés, s’épargnant toute autocritique alors même que celle-ci serait serait la condition nécessaire de sa modernisation. Ce qui n’empêche pas l’Islam de se lancer à l’assaut d’une Europe devenue vulnérable, trop occupée à saper son propre système pour défendre ses institutions, ses écoles et ses universités, ses médias, ses productions…
Pourtant, dans ce courageux essai complété par un riche appareil de notes, Ferghane Azihari, ne se contente pas de peindre un noir tableau de l’Islam. Il est lui-même issu d’une famille musulmane des Comores et garde l’espoir que le monde dont viennent ses ancêtres sorte de l’archaïsme. Il appelle de ses vœux le réveil de l’Orient, sa libération d’une religion oppressive et violente. Il exhorte également les Européens à se montrer vigilants, à se servir de leur longue et prestigieuse tradition orientaliste pour combattre l’obscurantisme islamiste dont ils ne doivent pas mésestimer le danger. C’est le plus grand défi auquel ils sont confrontés, tant les dommages occasionnés sont malheureusement irréversibles.
Ferghane Azihari : «On tenté d'édulcorer la responsabilité de l'Islam dans les régimes autoritaires du monde musulman», dans #FaceaBockCotepic.twitter.com/hO7yM590Fg