Affichage des articles dont le libellé est plainte. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est plainte. Afficher tous les articles

mercredi 3 juillet 2024

Ontario — Tribunal des droits de la personne accorde 35 K$ pour refus d'épiler un homme se disant femme

Le plaignant a déclaré qu'il avait dit au propriétaire de l'entreprise que celle-ci fournissait des services "à toutes les femmes, quelle que soit leur identité sexuelle".

Jason Carruthers, propriétaire du salon d'épilation Mad Wax, sur les lieux à Windsor, en Ontario, en 2018.

Un amérindien qui s'identifie comme une femme, qui aurait tenté de se suicider à la suite du tollé provoqué par le refus d'un service d'épilation à la cire dans un salon de Windsor, s'est vu accorder 35 000 dollars de dommages-intérêts par le Tribunal des droits de la personne de l'Ontario.

L'incident a eu lieu en 2018, mais la décision n'a été publiée que le mois dernier.

Le 17 mars 2018, la requérante anonyme a téléphoné à Mad Max Windsor Inc, un salon d'épilation à la cire, et a demandé s'il offrait des services d'épilation à la cire aux « femmes transgenres » (c-à-d aux hommes biologiques qui se disent femmes). L'employée qui a répondu au téléphone lui a d'abord dit "non", puis "je ne sais pas", selon le demandeur. L'employée elle-même a déclaré qu'elle ne savait pas ce que signifiait le terme "transgenre" et a dit au demandeur que le propriétaire du salon le rappellerait.

Le litige porte essentiellement sur l'appel téléphonique entre la propriétaire et la requérante anonyme, désignée uniquement sous le nom d'AB dans les documents du tribunal.

Les souvenirs qu'ils ont de cette conversation téléphonique diffèrent considérablement.

Le propriétaire a déclaré qu'il avait supposé que le requérant demandait une épilation brésilienne et non une épilation des jambes. Le requérant a déclaré que le propriétaire l'avait également qualifié à plusieurs reprises d'homme ou avec de "parties du corps masculines", bien qu'il ne lui ait jamais dit qu'il avait des organes génitaux masculins. Le propriétaire a nié avoir « mégenré » le requérant, mais après avoir nié avoir posé des questions sur ses organes génitaux, il a admis qu'il "l'avait peut-être fait".

Le plaignant a déclaré que le défendeur lui avait dit qu'il n'y avait personne dans le personnel qui serait à l'aise pour fournir des services à "quelqu'un comme vous"", peut-on lire dans la décision du tribunal.

Le propriétaire a contesté cette affirmation, rappelant qu'il avait dit qu'il "n'avait personne dans son personnel à ce moment-là qui pouvait fournir des services d'épilation à la cire pour hommes". Le requérant a déclaré qu'il avait dit au propriétaire de l'entreprise qu'il avait pour mission de fournir des services "à toutes les femmes de manière égale, quelle que soit leur identité sexuelle" et qu'il avait proposé de le rencontrer pour l'"éduquer" sur les obligations légales. (L'homme s'identifiant comme une femme, selon la décision du tribunal, travaillait comme directeur exécutif d'une organisation locale de Windsor qui fournit des services et un soutien à la communauté transgenre).

Le propriétaire a également déclaré que le demandeur l'avait menacé de "problèmes avec le tribunal" et d'un "cirque médiatique". Le demandeur a nié avoir proféré de telles menaces et le tribunal a convenu qu'il ne l'avait pas fait. Cependant, le requérant a publié sur Facebook une vidéo sur sa rencontre avec Mad Max. Le propriétaire a contacté les médias pour "rétablir la vérité" et a fourni le nom et les coordonnées du trublion aux journalistes. Aucun article n'a été publié à ce moment-là.

Mais le 11 mai 2018, après que le plaignant a déposé une plainte pour violation des droits de l'homme, le propriétaire de Mad Max a publié un communiqué de presse, affirmant que le salon n'avait pas de personnel disponible pour effectuer des services d'épilation à la cire pour hommes ou des services d'épilation à la cire sur les organes génitaux masculins, affirmant que le personnel avait des objections culturelles et religieuses à la réalisation de tels services. Ce communiqué a donné lieu à une couverture médiatique du désaccord et à des plaintes pour discrimination.

En fin de compte, le tribunal [Mark Steyn a déjà déclaré ces « tribunaux des droits de la personne » de parodie de justice] a estimé que la mention répétée des organes génitaux d'AB et les questions posées à ce sujet, ainsi que l'erreur de genre commise par le demandeur, suggéraient que la discrimination avait joué un rôle dans le refus d'offrir des services d'épilation des jambes. Karen Dawson, vice-présidente du Tribunal des droits de la personne de l'Ontario, a également estimé que le communiqué de presse et les entretiens avec les médias étaient "destinés à mettre le requérant dans l'embarras et à saper ses plaintes" plutôt qu'à donner aux médias les deux versions de l'histoire.

En particulier, l'utilisation de mots tels que "menace" et "attaque" en relation avec la vidéo du requérant sur Facebook, ainsi que les références au "sentiment de sécurité" du personnel, ont joué sur les stéréotypes néfastes des femmes transgenres [des hommes disant qu'ils sont des femmes]", a déclaré le tribunal dans sa décision.

Le communiqué, bien qu'il ne nommait pas AB directement, citait son employeur et le propriétaire de l'entreprise a fourni son nom et ses coordonnées aux médias qui l'ont demandé. (Il est coutumier dans le journalistique de rechercher de telles informations afin d'obtenir les commentaires des deux parties à un litige). Dans l'ensemble, Mme Dawson a estimé que le communiqué de presse constituait des "représailles" parce que le requérant avait déposé une plainte auprès du Tribunal des droits de la personne de l'Ontario.

Le plaignant a affirmé que les commentaires des médias "l'avait poussé[e] à se cacher et même à se déplacer, parce qu'elle [il] craignait pour sa sécurité". Bien qu'il soit un militant transgenre bien connu à Windsor, il n'avait jamais parlé de ses organes génitaux en public et les commentaires du salon "ont ouvert une conversation publique non consensuelle" à ce sujet.

"Elle [il] a déclaré que ces commentaires étaient incroyablement traumatisants pour elle [lui] et, à un moment donné, elle [il] a tenté de se suicider", peut-on lire dans la décision.

Le plaignant se serait également tourné vers des drogues, perdu son emploi et rompu son mariage (selon le National Post) et aurait dû déménager dans une nouvelle communauté à sept heures de route pour s'en sortir.

"J'estime que les actions des défendeurs ont touché le cœur de l'identité de la requérante, et ce de manière très publique", écrit Mme Dawson.

Le plaignant s'est vu ordonner une indemnisation de 35 000 dollars et le personnel du salon a dû suivre une formation « au code des droits de la personne ».

lundi 18 septembre 2023

Les parents qui font l’école à la maison se plaignent d'un processus où un service du ministère est juge et partie

Des parents qui font l’école à la maison à leurs enfants disent être exclus et demandent à Québec d’avoir la possibilité de se plaindre au nouveau Protecteur national de l’élève lorsqu’ils rencontrent des problèmes avec le ministère de l’Éducation, ce qui n’est pas possible pour eux actuellement.

« Ce sont des situations extrêmement malaisantes », lance Marine Dumond-Després, présidente de l’Association québécoise pour l’éducation à domicile (AQED), en parlant des parents qui vivent des désaccords et veulent se plaindre.

Ils sont maintenant près de 8000 enfants du primaire et du secondaire à faire l’école chez eux, comparativement à 12 000 lors de la pandémie. Le bureau du Protecteur national de l’élève a confirmé au Devoir pouvoir intervenir uniquement sur les plaintes visant les services rendus par les centres de services scolaires et les commissions scolaires pour les enfants scolarisés à la maison.

Or, la grande majorité du suivi se fait au niveau de la Direction de l’enseignement à la maison (DEM) du ministère, souligne l’AQED. Les dossiers des familles y sont pris en charge par une personne-ressource et la DEM a ultimement le pouvoir de fermer le dossier d’un enfant scolarisé à la maison et de le renvoyer à l’école.

« Une famille qui aurait des enjeux ou des conflits avec la DEM n’a pas accès au processus de plainte du Protecteur national de l’élève », déplore Marine Dumond-Després. Les parents se plaignent donc généralement directement au département qui fait l’objet de leur critique. Un processus « qui n’est pas du tout neutre », selon l’association, « parce que la famille va se plaindre à la personne avec laquelle elle est en conflit ».

« C’est le contraire d’une gestion de conflit correcte, lance la présidente. Au final, des familles préfèrent ne rien dire parce qu’elles savent qu’il n’y aura pas d’écoute et que, au contraire, il pourrait même y avoir des conséquences. »

Même si le ton est généralement poli et courtois dans les échanges avec le ministère, plusieurs parents sont effectivement exaspérés du fonctionnement actuel du processus de plainte, a constaté Le Devoir à travers plusieurs témoignages de parents préférant rester anonymes.

De son côté, le bureau du Protecteur national de l’élève indique au Devoir que les parents ont aussi l’option de se tourner vers le Protecteur du citoyen. La perception de parents qui ont voulu tenter l’expérience est que les retours peuvent toutefois être très longs, que le processus est complexe ou anxiogène, et que ce recours est peu publicisé.

« Nous, ce qu’on demande, c’est que la DEM soit sous la juridiction du Protecteur national de l’élève », lance Marine Dumond-Després, qui interpelle Québec sur le sujet. Le cabinet du ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, n’avait pas encore répondu au Devoir au moment où ces lignes étaient écrites.

De son côté, le ministère de l’Éducation souligne que les familles qui font l’enseignement à la maison disposent de plusieurs canaux pour se plaindre en cas de problème, y compris leur personne-ressource ou l’équipe de coordination de la DEM, la direction de l’accès à l’information et des plaintes du ministère ainsi que le Protecteur du citoyen.

jeudi 14 septembre 2023

Minnesota — Une femme qui voulait changer de genre à 16 ans poursuit les médecins qui lui ont fait une double mastectomie

Une femme du Minnesota qui avait décidé de devenir un homme transgenre poursuit en justice les médecins qui lui avaient fait subir une double mastectomie alors qu’elle n’avait que 16 ans.

Luka Hein, aujourd’hui âgée de 21 ans, affirme qu’elle traversait une période difficile sur le plan émotionnel lorsqu’elle était adolescente, alors que ses parents divorçaient et qu’elle était sollicitée en ligne par un homme originaire d’un autre État.

Alors qu’elle se débattait avec sa santé mentale, elle a trouvé des influenceurs en ligne qui vantaient les vertus de la chirurgie mammaire et des hormones.

Mlle Hein a ensuite rencontré des membres du personnel du centre médical de l’université du Nebraska, qui, selon elle, l’ont contrainte à subir une opération « du torse » et l’ont mise sous traitement hormonal.

Elle affirme que l’opération et les traitements l’ont laissée dans une douleur constante et l’ont peut-être privée de la possibilité de devenir mère.

« Je traversais la période la plus sombre et la plus chaotique de ma vie. Au lieu de me donner l’aide dont j’avais besoin, ces médecins ont transformé le chaos en réalité », plaide-t-elle. Cette dernière estime qu’elle n’aurait pas dû être en mesure de consentir à une telle opération puisqu’elle était encore mineure.

« Des enfants ne devraient pas pouvoir consentir au retrait définitif de certaines parties du corps sans comprendre ce que ça signifie, ajoute-t-elle. J’ai subi une intervention médicale sans vraiment en saisir les effets à long terme. »

Luka Hein demande donc une compensation financière de la part de l’hôpital et que les médecins « reconnaissent qu’ils m’ont fait traverser tout ça ».

La plainte de 28 pages affirme que les médecins ont été « négligents dans la façon dont ils ont traité l’autodiagnostic de Luka » et qu’ils l’ont « tout de suite dirigée vers des traitements chimiques et chirurgicaux irréversibles ».

« Je ne pense pas qu’un enfant puisse consentir à ce qu’on lui retire toutes ses fonctions corporelles à un jeune âge, avant même qu’il ne sache ce que cela signifie », a déclaré Mlle Hein.

« On m’a convaincu de subir une intervention médicale dont je ne pouvais pas comprendre les impacts et les conséquences à long terme. »

Mlle Hein demande maintenant une compensation financière au centre médical et « des comptes pour le fait que ces [médecins] m’ont fait subir cela », a-t-elle déclaré.

La plainte de 28 pages, déposée mercredi devant le tribunal de district du comté de Douglas (Nebraska), cite comme défendeurs le Dr Nahia Amoura, médecin gynécologue-obstétricien, Megan Smith-Sallons, « thérapeute de l’affirmation » à la clinique du genre, le Dr Perry Johnson, qui a pratiqué l’opération « supérieure », et le Dr Stephan Barrientos, qui a participé à l’opération.

Elle affirme qu’ils ont tous été « négligents en ne remettant pas en question l’autodiagnostic de Luka et en l’orientant plutôt vers des solutions chimiques et chirurgicales irréversibles ».

Le centre médical de l’université du Nebraska s’est refusé à tout commentaire, invoquant l’existence d’un litige en cours.

Luka Hein a commencé à s’identifier comme un homme après avoir suivi des influenceurs transgenres en ligne.

Selon le procès, Hein a commencé à éprouver des problèmes de santé mentale en 2015 lorsque les parents de la jeune fille, alors âgée de 13 ans, étaient en train de divorcer et qu’elle a été obligée de partager son temps entre deux foyers.

Elle a commencé à avoir des difficultés à l’école et a souffert d’anxiété et de crises de panique, selon la plainte.

Hein a rapidement perdu l’appétit, a commencé à s’automutiler et a parlé de se suicider.

On lui a diagnostiqué une dépression et un trouble anxieux généralisé, et elle a été hospitalisée à plusieurs reprises pour sa santé mentale dans les années qui ont suivi.

En 2017, Mlle Hein a cherché du réconfort en ligne, où elle aurait été manipulée par un homme âgé non identifié qui vivait à l’extérieur de l’État.

Il l’a persuadée de lui envoyer des photos sexuellement explicites, selon le procès, et lorsqu’elle a refusé de lui en envoyer d’autres, il l’a menacée.

Craignant pour sa sécurité, Hein a contacté les forces de l’ordre locales et a été interrogée à plusieurs reprises sur l’incident.

Pendant ce temps, alors qu’elle commençait à passer par la puberté, Hein est devenue extrêmement mal à l’aise avec ses seins qui se développaient et avec ses règles.

Traumatisée par sa rencontre en ligne, elle a commencé à se demander s’il ne vaudrait pas mieux ne pas avoir de seins du tout.

Elle a alors commencé à explorer les questions d’identité de genre en ligne et a suivi des influenceurs transgenres jusqu’à ce qu’elle soit convaincue qu’elle n’était pas du bon genre.

Elle a commencé à s’identifier comme un homme, a commandé un bandage de la poitrine, a quitté une école de filles et a changé de nom.

En raison de ce qu’elle a lu en ligne, Mlle Hein a pensé que l’ablation de ses seins pourrait améliorer son état mental et a rencontré les médecins de la clinique — qui, selon la plainte, ont posé un diagnostic « rapide » de trouble de l’identité de genre après seulement 55 minutes de sa session initiale en juillet 2017.

La rapidité du diagnostic a créé un « système de rétroaction qui manipule des patients comme Luka pour qu’ils subissent des niveaux d’intervention médicale transgenre plus profonds et plus préjudiciables ».

En octobre, Smith-Sallons a envoyé Luka Hein à la clinique du genre pour une double mastectomie.

Luka Hein avait connu des difficultés à l’adolescence, au moment du divorce de ses parents et après avoir rencontré en ligne un homme plus âgé qui lui demandait des photos sexuellement explicites.

La thérapeute a noté dans ses notes que Luka Hein se sentait dépassée par les problèmes de garde qu’elle rencontrait, qu’elle se sentait seule dans sa nouvelle école et qu’elle souffrait « d’anxiété à l’idée d’avoir ses règles ainsi que de dysphorie thoracique », indique la plainte.

Plutôt que de conseiller Luka sur ces difficultés, Megan Smith-Sallons l’a envoyée à la clinique du genre pour une « chirurgie du haut ».

Hein a ensuite rencontré le Dr Johnson et le Dr Amoura pour discuter de cette option, mais dans le dossier médical officiel, affirme la plainte, Amoura a écrit qu’elle rencontrait Hein pour un « trouble endocrinien ».

« C’était faux. Le système endocrinien de Luka fonctionnait parfaitement », affirme la plainte.

Le plan de la défenderesse Amoura visant à perturber le bon fonctionnement du système endocrinien de Luka afin de « traiter » un trouble de la santé mentale n’était pas raisonnable et n’était pas conforme à la norme de diligence d’un médecin gynécologue-obstétricien », affirme la plainte.

Elle affirme également que les médecins auraient dû remarquer qu’il y avait plusieurs signaux d’alarme concernant les allégations de dysphorie de genre de Mlle Hein, notamment ses hospitalisations antérieures pour des raisons de santé mentale, sa rencontre en ligne avec un homme plus âgé et les pressions familiales auxquelles elle était confrontée.

« Cette litanie de facteurs psychosociaux aurait dû inciter un chirurgien plasticien raisonnablement prudent à ne pas pratiquer une double mastectomie sur une patiente adolescente aussi perturbée », affirme la plainte.

Au lieu de cela, le Dr Johnson a dit aux parents de Mlle Hein qu’elle se suiciderait probablement si elle ne subissait pas l’intervention — même si elle n’avait pas eu d’idées suicidaires pendant près d’un an avant l’opération.

« Les médecins ne devraient pas se comporter de cette manière avec des enfants ou des familles vulnérables, un point c’est tout », a déclaré au Daily Mail l’avocat Harmeet Dhillon, du Center for American Liberty.

« Les médecins ne devraient pas mutiler et défigurer des enfants de façon permanente, sans nécessité médicale, ce qui n’était pas le cas dans cette affaire. »

Hein a finalement subi la procédure irréversible le 26 juillet 2018, alors qu’elle n’avait que 16 ans et qu’elle était « incapable de consentir », selon le procès.

Elle a ensuite pris de la testostérone pendant quatre ans, et le Dr Amoura lui a même recommandé de subir une hystérectomie à un moment donné — mais ses parents s’y sont opposés et elle n’a jamais subi l’intervention.

Néanmoins, selon le procès, Mlle Hein a ressenti des douleurs dans les articulations, la colonne lombaire, les mains, les poignets, les coudes et la région pelvienne, et souffre d’« irrégularités cardiaques » à la suite de l’hormonothérapie.

« Lorsqu’elle a arrêté, la santé mentale et physique de Luka s’était détériorée au point que, plusieurs jours durant, elle ne pouvait plus fonctionner ni même sortir de son lit », indique le procès.

En janvier, Luka Hein a finalement dit au Dr Amoura qu’elle était en train de faire une détransition, mais cette dernière lui aurait dit qu’elle devrait simplement consulter un psychiatre.

Elle aurait dit à la jeune adulte : « Je suppose que cela fait partie de votre cheminement vers l’égalité des sexes ».

 New York Post

Voir aussi

Justin Trudeau : encadrer le changement de sexe chez les mineurs ou limiter l’accès des hommes aux sports féminins relève de la haine

Aucune étude fondée sur les preuves démontre le bénéfice d’affirmer la transition de genre d’un mineur sur l’argument du risque suicidaire

Angleterre — La chirurgie transgenre a endommagé mon corps pour toujours — « ce n’est pas une chirurgie sûre »

Étude — Plus on est « progressiste », plus idéaliserait-on ou nierait-on la réalité ?

Garçon gardé par un couple de lesbiennes subit un traitement hormonal pour bloquer sa puberté

 

 

 

jeudi 13 février 2020

États-Unis — Trois lycéennes portent plainte pour empêcher athlètes transgenres de concourir avec filles

Trois athlètes féminines du secondaire dans le Connecticut, ainsi que leurs familles, ont déposé mercredi une plainte devant un tribunal fédéral pour empêcher les athlètes transgenres de participer aux compétitions d’athlétisme féminin, arguant que les athlètes biologiquement masculins ont un avantage physique.

Selina Soule, lycéenne en dernière année à l’école secondaire Glastonbury, Chelsea Mitchell, lycéenne en dernière année de l’école secondaire de Canton, et Alanna Smith, une étudiante en deuxième année (14-15 ans) à l’école secondaire de Danbury, ont annoncé leur poursuite en justice lors d’une conférence de presse tenue sur les marches du capitole à Hartford, la capitale du Connecticut.

Dans cette photo du 7 février 2019, l’athlète transgenre de Bloomfield, Terry Miller, deuxième à partir de la gauche, remporte la finale du 55 mètres devant l’autre garçon de la course, l’athlète transgenre Andraya Yearwood, à l’extrême gauche. Les deux sont suivis de coureuses lors d’une rencontre sur piste couverte à l’école secondaire Hillhouse à New Haven au Connecticut.


« Notre rêve n’est pas d’arriver deuxième ou troisième, mais de gagner, à la loyale », a déclaré Chelsea Mitchell. « Tout ce que nous demandons, c’est une chance équitable. »

Les trois filles soutiennent que concourir contre des athlètes biologiquement masculins les empêche injustement de gagner des médailles et de bénéficier de bourses d’études.

L’Alliance Defending Freedom [Défendre la liberté], une organisation conservatrice américaine à but non lucratif, représente les filles devant la justice fédérale. Il y a quelques mois, l’Alliance avait déjà déposé une plainte relative au titre IX des amendements à la Loi sur l’Éducation de 1972 auprès du ministère américain de l’Éducation. Cette plainte fait toujours l’objet d’une enquête par le Bureau des droits civils du ministère.

La plainte en justice est centrée sur les coureurs transgenres (garçons se disant filles) de dernière année Andraya Yearwood de l’école secondaire Cromwell et Terry Miller de l’école secondaire Bloomfield qui ont fait la une des journaux nationaux après avoir terminés premier et deuxième aux 55 mètres aux championnats nationaux de piste couverte l’hiver dernier. Le printemps dernier, Terry Miller a remporté le 200 mètres et faisait partie de l’équipe de relais 4x400 mètres en première place aux championnats d’État en plein air. Yearwood et Miller ont remporté 15 titres au niveau de l’État lors de différentes compétitions.

Les plaignants soutiennent dans leur plainte que la politique de l’Association athlétique interscolaire du Connecticut et d’autres comme elle violent le titre IX parce que « les faits biologiques incontournables de l’espèce humaine [ne sont] pas des stéréotypes, des “constructions sociales” ou des reliques de la discrimination passée. »

Le Titre IX a permis l’éclosion de compétitions sportives féminines dans les universités et écoles américaines sous peine de perdre tout financement public, pour l’ensemble de l’établissement et pas uniquement pour les activités sportives.

Sources : Washington Post et Alliance Defending Freedom

Voir aussi

États-Unis : projet de loi pour décourager de faire concourir des transgenres chez les femmes

jeudi 25 novembre 2010

Jeune écolière revient à la maison : on m'a appris que Dieu, Boudhha et Mahomet c'est la même chose

Nous avons reçu ce message d'une mère d'une jeune écolière en première année.

Ma fille est en première année du primaire à la Commission scolaire de Montréal (École Jeanne-Leber). Elle est récemment revenue de l'école en me disant que tout le monde croyait en Dieu mais que les gens l'appelait de façon différente (Bouddha, Mahomet, etc.) Qu'on lui avait appris cela en classe. J'ai dû clarifier les choses dans la tête de ma fille. À six ans on ne devrait pas les mêler encore plus.

Elle m'a même dit que la fête de Noël était la même chose que la fête du mouton ! Je lui ai expliqué qu'on égorgeait un mouton pour cette fête ce qu'on avait omis de lui dire évidemment...

Je suis d'accord pour dire que c'est à nous les parents de faire l'éducation religieuse de nos enfants, cependant il est bien difficile de le faire si les croyances de nos enfants sont remises en question à l'école.

Rox Anne Michaud
Montréal

 

Toutes les religions se ressemblent

 

 Manuel ECR de Modulo, 1er cycle du primaire

Extrait de la page 30 : « Le bouddhisme, le christianisme, l’hindouisme, l’islam et le judaïsme, entre autres, enseignent des idées et des valeurs telle que le partage, la générosité ou le don… »
 
Le texte poursuit en mentionnant qu'Abraham allait « sacrifier son fils », mais il omet de dire que  ce fils est Isaac pour les judéo-chrétiens, mais Ismaël pour les musulmans selon la tradition. Il ne faut sans doute pas briser l'unité de toutes les religions pour l'auteur de ce manuel.


Pourtant, pour l’archevêque orthodoxe du Mont Liban, l’intellectuel Mgr Georges Khodr, conclut : « Ainsi, il n’existe pas d’Abraham "objectif" dans lequel les trois monothéismes pourraient trouver un lieu de communion. » (Voir « Un Dieu, trois religions ».)

 

De la dinde pour la fête du mouton

 

  Manuel ECR de Modulo, 1er cycle du primaire

Les deux questions posées aux jeunes têtes blondes sont intéressantes :
  1. Que signifie le mot « charité » ? On voit mal une autre réponse que « le partage ». C'est le titre de la leçon après tout (voir page 30). Mais c'est très court et surtout sans aucune dimension spirituelle.


  2. Identifie la valeur mise de l'avant dans la fête de l'[Aïd el-Kébir] (la fête du mouton, le manuel adopte une graphie pédante en rien traditionnelle dans le monde francophone).

    On comprend que l'enfant doit aussi dire « partage », car « partage » et « partager » apparaissent sur la page 31, c'est le titre de la leçon et les religions se ressemblent toutes dans l'esprit du manuel. Mais c'est omettre les valeurs religieuses : l’épreuve, la soumission à Dieu, la miséricorde de Dieu, sa récompense des croyants restés fidèles, etc. Bref, une vision tronquée de la religion, dénuée de sa dimension spirituelle.





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

samedi 6 février 2010

Explosion des plaintes à l’ombudsman de la CSDM

Rue Frontenac dévoile que le nombre de plaintes envoyées au ombudsman (protecteur des citoyens) de la Commission scolaire de Montréal a plus que doublé en un an :
Sanctions abusives imposées par des enseignants, directions d’école qui ne retournent pas les appels de parents, élèves qui changent de profs six fois dans une année: les plaintes contre la Commission scolaire de Montréal (CSDM) et des employés ont littéralement explosé au cours de la dernière année scolaire, faisant un bond de 112 % comparativement à l’année précédente, révèle un rapport obtenu par RueFrontenac.com.

Dans son état de situation 2008-2009, l’ombudsman de la plus importante commission scolaire du Québec affirme avoir traité pas moins de 248 dossiers de plaintes provenant notamment de parents, d’élèves, de groupes et même d’employés. L’année précédente, 117 cas de cette nature avaient été étudiés par le fonctionnaire.
Si bon nombre de plaintes portent sur les punitions infligées aux élèves et où il est permis de penser que les parents n'ont pas toujours raison de vouloir excuser le comportement de leur garnement qui devrait bénéficier d'indulgence parce qu'il souffre de « trouble de comportement », il existe des problèmes structurels qui méritent d'être dénoncés et corrigés selon nous :
Des parents ont aussi fait appel au fonctionnaire dans le cas de fréquents changements d’enseignants dans une classe. Dans l’un des dossiers, « le parent dénonçait la perte de motivation des élèves entraînée par la succession de six enseignants en quatrième année en un an, suivie de quatre remplacements de septembre 2007 à avril 2008 », écrit l’ombudsman.

L’ombudsman recommande aussi de fixer des normes de qualité quant aux délais acceptables pour répondre à un appel téléphonique ou à un courriel.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

mardi 29 septembre 2009

2.13 — Je n'ai pas encore choisi ma religion

Exemple de plainte reçue par la CLÉ (anonymisée ici) et remise au comité éducation de l'Assemblée des évêques catholiques du Québec.
« 
2.13 — Je n'ai pas encore choisi ma religion

Mon fils de secondaire I qui suit le cours d'ECR m'a mentionné récemment « Je n'ai pas encore choisi ma religion » ! Pourtant, notre famille est catholique, pratiquante et animée de convictions profondes... J'ai dû ramener à l'ordre mon fils et lui dire que sa religion est celle de sa famille. Je trouve malsain d'avoir à faire cela, mais que puis-faire d'autre avec un enfant de 12 ans ? J'ai la nette impression que l'école mine la foi de mon enfant. »






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 25 $)

mercredi 16 septembre 2009

2.10 — « Jésus, un emmerdeur… »

Exemple de plainte reçue par la CLÉ et remise au comité éducation de l'Assemblée des évêques catholiques du Québec.
« J’ai aussi eu des échos des discussions apportées dans le cours en question [ECR] ; mon adolescente me rapporte que l’enseignante informe les jeunes de la classe que Jésus était un emmerdeur et qu’il fréquentait les prostituées (probablement en lien avec Marie-Madeleine…). Je suis scandalisée !!! »

4.1 — « L’enfant a refusé de méditer et de laisser entrer un animal en lui »

Exemple de plainte reçue par la CLÉ et remise au comité éducation de l'Assemblée des évêques catholiques du Québec.
«4.1 — L’enfant a refusé de méditer et de laisser entrer un animal en lui

Plainte au sujet d'un exercice de méditation de style amérindien où l'enfant a refusé de faire l'expérience de « laisser entrer un animal de son choix en lui ».

Il y a quelques exemples douteux d'enseignement dans les écoles actuellement, voici un cas vécu a l'école de mon fils (dans sa classe) dans les derniers jours qui peut paraître banale et donnés par mon fils de 10 ans. Une personne les a rencontre dans sa classe pour leur parler de la « culture autochtone ». Un point en particulier était l'importance du choix d'un animal dans sa vie, dans la nature, qui nous correspond et a qui on veut s'identifier. La personne a demande aux enfants de faire une expérience (autochtone ?) et de laisser entrer en eux un animal pour en faire ressortir une qualité associée a cet animal ou quelque chose du genre. Cela peut sembler banal, mais je ne pense pas que cela puisse cohabiter avec la foi chrétienne.

Mon fils de 10 ans a refusé de faire cette expérience et il a été le seul dans sa classe. Il m'a dit qu'il trouvait bizarre cette expérience. En discutant à la maison avec lui par la suite, je lui ai dit qu'il avait eu raison de ne pas faire cette expérience et que moi aussi je la trouvais "bizarre" pour reprendre son vocabulaire. »