Chiffres légèrement différents ci-dessous (pas en parité de pouvoir d'achat et sur 9 ans et demi)
Et toute cette croissance « malgré l'immigration record » au Canada.
Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
Chiffres légèrement différents ci-dessous (pas en parité de pouvoir d'achat et sur 9 ans et demi)
Et toute cette croissance « malgré l'immigration record » au Canada.
Immigration : Et maintenant les Pays-Bas… : « Le peuple demande quelque chose de basique, que nos politiques ne veulent pas encore comprendre, c’est le principe de précaution ».
« Il y a un changement de l’air du temps chez nos élites. L’insécurité est le cœur du problème, on a dépassé la capacité de tolérance des peuples. »
▶️#Politique - Immigration : Et maintenant les Pays-Bas… : « Il y a un changement de l’air du temps chez nos élites. L’insécurité est le cœur du problème, on a dépassé la capacité de tolérance des peuples. »@DrissG5 #24hPujadas #LCI #La26 ⤵️ pic.twitter.com/mwDxekmR5R
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| Geert Wilders (PVV), Dilan Yesilgoz (VVD), Caroline van der Plas (BBB) et Pieter Omtzigt (NSC) à la conférence de presse de présentation de leur nouvel accord |
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Vaste étude confirme que la diversité ethnique a des effets négatifs sur la cohésion sociale
Et si la diversité diminuait la confiance ?
Étude — Baisse de « solidarité » corrélée à l’augmentation du nombre d’étrangers
« À long terme, une politique nataliste est plus efficace qu’une politique d’immigration »
Pays-Bas — 65 % des sondés pour une réduction de l'immigration (2020)
Une étude néerlandaise sur la contribution nette de l’immigration à la société démontre qu’un réfugié africain coûte en moyenne 600 000 euros aux Pays-Bas sur toute sa vie.
Publié en avril 2023, le rapport n’avait été repris qu’en Allemagne et en Belgique : il faut dire que tout le monde en Europe ne parle pas le néerlandais. Pourtant, les calculs obtenus à partir de microdonnées uniques de la part de quatre chercheurs expérimentés sont formels : l’immigration en soi coûte de l’argent, mais tandis que certaines immigrations peuvent être bénéfiques pour les Pays-Bas, d’autres se traduisent par un important coût pour la société. Par exemple, un réfugié africain coûterait en moyenne, sur le cours de sa vie, 600 000 euros à la société.De même, l’une des conclusions majeures de l’étude est que « Si les immigrés travaillent, cela ne signifie pas qu'ils versent automatiquement une contribution nette positive au Trésor, comme le montre l'émigration en provenance d'Europe centrale et orientale. Cela contredit l'opinion parfois entendue selon laquelle « tout va bien tant que l'immigré travaille » » De fait, il s’avère que l’immigration étant généralement peu qualifiée, sa contribution à la société sera globalement faible, voire négative la plupart du temps.
La chose est d’abord liée au niveau d’études originel : « du point de vue des finances publiques, l'immigration n'est avantageuse que si, en moyenne, les immigrants ont au moins un niveau d'études collégiales ou des compétences équivalentes », mais persiste même au bout de la troisième génération. Toujours selon le rapport : « L'adage « les prochaines générations iront bien » ne s'applique pas : si l'immigration a un impact budgétaire négatif important, les générations suivantes compensent rarement dans la pratique ». Au total, sur la période 1995-2040, l’immigration pourrait même coûter la somme faramineuse de 1 000 milliards d’euros.
Une différence importante selon le type d’immigration
Comme on pouvait s’en douter, le coût de l’immigration dépend largement de deux facteurs : le type d’immigration et la région d’origine des immigrés. De fait, si l’immigration provenant du Japon, du Royaume-Uni, d’Irlande ou d’Amérique du Nord rapporte en moyenne 200 000 euros par individu, l’immigration d’asile en provenance d’Afrique, elle, coûte en moyenne 625 000 euros par personne. La différence est colossale et s’explique largement par le capital apporté et le niveau d’études, distingués dans le langage par la différence entre la notion « d’expatrié » et celle de « migrant » : « il existe une très forte corrélation entre la contribution nette et le niveau d'instruction » expliquent les chercheurs.
Le rapport écrit ainsi noir sur blanc que « quels que soient les motifs migratoires, les immigrants occidentaux « s'en sortent mieux » que les immigrants non occidentaux ».
Un problème majeur est d’ailleurs souligné dans le rapport : « ce sont précisément les groupes ayant une faible contribution nette au Trésor néerlandais et une grande distance culturelle des Pays-Bas qui ont tendance à rester longtemps aux Pays-Bas. Ce sont aussi les immigrés qui obtiennent de mauvais résultats sur toutes sortes d'indicateurs d'intégration : faible revenu, faible niveau d'éducation et idem pour les cotes cito, forte dépendance à l'aide sociale et criminalité, etc. De cette manière, l'État-providence néerlandais agit comme un « aimant à prospérité inversé » qui « retient » souvent les immigrés ayant une contribution nette négative, tandis que les immigrants qui obtiennent de bons résultats aux indicateurs d'intégration partent souvent rapidement. » Concrètement, moins l’immigré est intégré, riche et éduqué, moins il a de chances de rester. Pour la faire plus simple, ce sont les pires immigrés qui restent sur le sol néerlandais pour profiter de ses avantages.
Alors, pratiquement, combien coûte, combien rapporte un immigré ?
Durant sa vie, les immigrés occidentaux, selon qu’ils viennent de régions plus ou moins développées (écart significatif entre l’Albanie et le Japon par exemple), rapportent en moyenne 25 000 euros (200 000 euros pour les Japonais, -150 000 pour l’ex-Yougoslavie). En revanche, les immigrés non-occidentaux coûtent en moyenne 275 000 euros, avec à nouveau un écart entre l’Afrique du Sud (+ 150 000) [souvent des Blancs qui parlent afrikaans qui retournent en quelque sorte à la métropole] et la Corne de l’Afrique (-600 000). Les immigrés les plus chers sont alors les exilés africains : 625 000 euros chacun. Même chez les étudiants, le coût se fait ressentir : +75 000 euros pour un étudiant venant de l’UE, -250 000 euros pour un étudiant africain.
La question démographique
Ainsi que l’affirment régulièrement les dirigeants européens, l’immigration aurait un effet positif sur la démographie française en raison de leur taux de fécondité supérieur. Le rapport s’attaque également à cette épineuse question en alléguant que « en moyenne, les immigrés ont également un taux de fécondité inférieur au seuil de remplacement. Cela s'explique en partie par le fait que les groupes ethniques ayant un nombre élevé d'enfants finiront par ajuster leur fécondité à la baisse et que les immigrés de nombreux pays d'Amérique du Nord et du Sud, d'Europe et d'Asie de l'Est ont déjà une faible fécondité. À long terme, l'espérance de vie se rapprochera également du niveau néerlandais. » Alors, l’immigration peut certes enrayer le phénomène propre de la baisse démographique, sans être capable toutefois de l’arrêter et en tiers-mondisant allègrement le pays au passage.
Pour faire face à cette question dont l’impact se retrouve plus particulièrement au niveau du système de retraites, l’étude assure que « essentiellement, le vieillissement est principalement dû à une faible fertilité. La seule solution structurelle à ce problème est d'augmenter le nombre moyen d'enfants par femme aux Pays-Bas à environ 2,1 ». De fait, si l’immigration non-occidentale (et donc plus fertile) aggrave les problèmes au lieu de les résoudre, alors la solution se retrouve bien plus dans une politique nataliste capable de faire remonter le problème conjoncturel du nombre d’enfants par femme.
Il convient de rappeler que les chiffres avancés ne s’appliquent qu’aux Pays-Bas, et dans une moindre mesure, à en croire le journal Bild, à l’Allemagne, car les deux pays ont un système social similaire. Il pourrait néanmoins être intéressant de réaliser la même étude en France, à toutes fins utiles.
Source : Le Livre noir
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Le Québec répond désormais à plus de demandes d'euthanasie, nommée du doux euphémisme d'aide médicale à mourir (AMM), que la Belgique et les Pays-Bas.
Hausse fulgurante
Plus largement, la tendance à la hausse depuis l’adoption de la loi sur les soins de fin de vie en 2014 ne fléchit pas encore cette année, alors que le nombre de cas a bondi de 42 % entre le 1er avril 2022 et le 31 mars 2023.
La ministre Bélanger compte mandater une équipe de recherche afin de se pencher sur la situation et obtenir un avis scientifique détaillé.
Champion du monde
L’euthanasie est devenue la cause de décès de 6,6% de la population québécoise en 2022, un taux inégalé dans les autres provinces. La moyenne canadienne s’établit plutôt à 4,1% des décès attribuables à l’euthanasie.
À titre de comparaison, selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), moins de Québécois ont succombé à une maladie du système nerveux comme l’alzheimer ou le Parkinson (4031) qu’il y a eu d’AMM pratiquées dans la province. Pris individuellement, aucun cancer ne s’approche non plus du nombre d’AMM pratiquées, exception faite de celui des poumons qui a tué plus de 6000 patients l’an dernier.
La Belle Province représente, à elle seule, un peu plus de 36% des 13 241 euthanasies qui ont été pratiquées au Canada en 2022, même si les Québécois ne forment que 22% de la population canadienne.
Si, en 2022, 6,6 % des décès dans la province ont découlé de la procédure légalisée en 2015, aux Pays-Bas, elle représente 4,8 % des décès alors qu'en Belgique, c'est 2,3 %.
D’autres augmentations à prévoir ?
La ministre responsable des Aînés convient que l’élargissement de l’AMM plus tôt cette année pourrait avoir des impacts importants sur le nombre de demandes. Aucune analyse précise n’a été effectuée à ce sujet. « Clairement, on s’attendait à ce qu’en élargissant les critères, il y ait [une augmentation] », a-t-elle convenu.
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Destination de choix pour de nombreux étrangers, au premier rang desquels se placent les jeunes Allemands, les Pays-Bas réfléchissent à des mesures pour limiter le nombre des étudiants internationaux dans leurs universités. L’hebdomadaire allemand Der Spiegel analyse la situation.
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| L’université d’Utrecht |
Source : Le Courrier Expat et Der Spiegel
Rikkie Kollé, un jeune homme de 22 ans résidant à Amsterdam, a été élu Miss Pays-Bas 2023, devenant ainsi le premier transgenre à décrocher ce titre, rapporte la radio-publique néerlandaise NOS.
Très sérieux, le jury de Miss Pays-Bas justifie sa décision en affirme que Kollé « a rayonné pendant tout le spectacle et a fait le plus de progrès parmi toutes les candidates ». Les candidates à Miss Pays-Bas ont suivi un programme de formation au préalable au cours duquel elles se sont notamment rendues à Curaçao dans les Antilles néerlandaises.
« Elle [Il, Rikkie] a un récit fort avec une mission claire », a déclaré le jury lors de la finale. « Le jury est convaincu que l’organisation [de Miss Pays-Bas] aura plaisir à travailler avec cette jeune femme [homme]. »
Dans le règlement Miss France, il est écrit noir sur blanc que les candidates ne doivent pas « avoir eu recours à la chirurgie plastique (exception faite d’une chirurgie uniquement réparatrice) ». En revanche, celle-ci est totalement autorisée lors des concours Miss Monde et Miss Univers. Rikkie Kollé a bénéficié de nombreuses chirurgies. Il représentera les Pays-Bas au prochain concours de Miss Univers.![]() |
| Eva Vlaardingerbroek |
Une étude précédente (Schmeets et Exel, 2021) avait déjà montré que les personnes issues de l’immigration font moins confiance à leurs semblables, mais ont souvent plus confiance aux institutions. La théorie des attentes et de l’assimilation a permis de déterminer si la durée du séjour jouait un rôle à cet égard. Selon ces perspectives, les immigrants ont de grandes attentes à leur arrivée quant au niveau de confiance du pays où ils immigrent, mais plus ils y restent longtemps, plus ils ajustent leur position sur l’échelle de confiance. Et cela s’applique plus fortement aux immigrants venant de pays, pour la plupart non occidentaux, dont les indicateurs de démocratie sont faibles.
Cette étude a montré que la théorie des attentes ne s’applique pas à la confiance dans autrui. Les immigrants n’ont pas plus, mais plutôt moins confiance dans les autres personnes que le groupe d’origine néerlandaise. Du point de vue de l’assimilation, on s’attend à ce qu’ils deviennent plus proches du groupe néerlandais au fur et à mesure qu’ils restent aux Pays-Bas. Là encore, cela ne correspond pas aux résultats.
La confiance sociale, chez les immigrés qui restent plus longtemps aux Pays-Bas, n’augmente que légèrement pour le groupe occidental, alors qu’elle diminue en fait pour le groupe non occidental. Ainsi, alors que la distance de confiance sociale par rapport au groupe néerlandais diminue pour le groupe occidental, elle augmente pour le groupe non occidental.
Les deux perspectives théoriques semblent s’appliquer davantage à la confiance dans les institutions : les immigrants, en particulier, ont une plus grande confiance fiduciaire dans les institutions au cours de la première période de vie aux Pays-Bas que le groupe d’origine néerlandaise. Il semble également que cette confiance diminue au fur et à mesure que les immigrés restent aux Pays-Bas. Là encore, la distinction entre Occidentaux et non-Occidentaux est importante.
Pour l’immigré non occidental, dans presque tous les aspects de la confiance, celle-ci diminue au fur et à mesure qu’il vit aux Pays-Bas. Ce n’est pas le cas pour le groupe occidental. Soit il n’y a pas d’effet de la durée du séjour (police, médias, chambre basse, banques, églises), soit la corrélation est positive : un séjour plus long est associé à une plus grande confiance (armée, juges, UE, grandes entreprises). Ces résultats sont cohérents avec les études de Röder et Mühlau (2011, pp. 382-383 ; 2012, p. 12) et d’Adman et Strömblad (2015, p. 112) qui constatent une plus grande confiance [initiale] dans la police et dans les juges, en particulier chez les immigrés venant de pays où le niveau de corruption est élevé, confiance qui diminue toutefois plus ils restent longtemps dans le pays.
[Idéalisation initiale des institutions de la part des non-Occidentaux ?]
Ainsi, au moins en ce qui concerne la confiance institutionnelle, les résultats soutiennent à la fois la théorie des attentes et la théorie de l’assimilation. Mais cela ne s’applique qu’au groupe non occidental. Cette convergence des immigrants vers le groupe néerlandais indique l’assimilation et entraîne l’intégration. Étant donné que cette évolution diffère entre le groupe occidental et le groupe non occidental, il s’agit d’une assimilation segmentée (Portes, Fernandez-Kelly et Haller, 2005). Les mécanismes qui jouent un rôle à cet égard n’ont pas été démontrés dans cet article. Du point de vue de la théorie de l’expectative, les attentes élevées à l’égard des institutions s’adaptent à une durée de résidence plus longue. Mais il est également concevable que la discrimination joue un rôle (supplémentaire) : plus les immigrés vivent longtemps aux Pays-Bas, plus ils sont [seraient ?] victimes de discrimination, ce qui entraîne une diminution de la confiance dans les institutions.
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Un Québec de plus en plus divers, est-ce vraiment une bonne chose ?
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Les taux de natalité ont atteint des niveaux extrêmement bas dans de nombreux pays du monde, notamment dans pratiquement tous les pays riches.
Les attitudes des gens envers le travail — en particulier la grande place prise par l’avancement de leur carrière parmi leurs priorités personnelles — peuvent influencer la fécondité.
Le dernier rapport de l’Institute for Family Studies (IFS) analyse deux théories rivales proposées pour expliquer la faible fécondité dans les pays développés :
L’IFS soutient que l’importance que les gens accordent au travail et à la famille est un facteur important pour la fécondité. Pour démontrer les implications de ces valeurs, que l’institut appelle le « carriérisme » et « familisme », le rapport explore la relation entre le travail, la famille, les attitudes envers les rôles sexuels et la fécondité à travers quatre ensembles de données différents.
L’étude utilise les données de l’Enquête mondiale sur les valeurs et de l’Enquête européenne sur les valeurs. Elles permettent d’évaluer l’impact de l’importance accordée à la famille et à la carrière, ainsi que les rôles sexuels au sein du couple, sur la fécondité au niveau national et individuel dans de nombreuses sociétés et à des époques différentes. L’IFS constate que les pays à revenu élevé qui deviennent plus carriéristes connaissent de fortes baisses de fécondité. Plus précisément, l’IFS affirme que :
Cette forte relation entre la priorité donnée ou non à la carrière et la démographie est une constatation importante pour les pays à faible fécondité. Pour les gouvernements, il met en lumière la difficulté de tenter d’augmenter la fécondité en réconciliant la carrière et la vie de famille. Dans la mesure où la politique familiale contribue à favoriser l’augmentation du temps de travail, les politiques visant à atteindre « l’équilibre travail/vie personnelle » peuvent être vouées à l’échec. Pour l’IFS, les réformes qui réduisent considérablement la charge de travail sur les familles sont plus susceptibles de produire des avantages démographiques à long terme.
Ces dernières années, des universitaires ont avancé une théorie séduisante pour les progressistes : une « courbe en U » décrirait la relation entre l’égalité des sexes et la fécondité. Au fur et à mesure que les sociétés deviennent plus égalitaires, la fécondité chute d’abord, probablement parce que les femmes ne sont plus enfermées dans leurs rôles domestiques traditionnels. Mais finalement, la relation s’inverse et les progrès en matière d’égalité des sexes augmentent à nouveau la fécondité. Selon cette théorie, cela s’expliquerait par le fait que les femmes seraient prêtes à avoir plus d’enfants dans une société qui les aide et où les pères partagent mieux les tâches ménagères. En d’autres termes, à ce stade de l’histoire du monde développé, le féminisme et un fort État-providence qui aide les femmes sont censés être les seules manières pour augmenter la fécondité. Une étude récente du sociologue Martin Kolk, publiée en 2018 dans la série Stockholm Research Reports in Demography, remet toutefois cette théorie en question. La courbe en U apparaît quand on effectue une comparaison simple entre les pays. Mais une analyse historique au sein des pays mêmes dément cette théorie : il n’y a pas de redressement peu importe si le pays devient plus égalitaire.
La baisse récente et rapide de la fécondité dans de nombreux pays, y compris dans des sociétés très égalitaires comme la Finlande et la Suède, a remis en question les paradigmes de recherche existants. Peu importe l’égalitarisme ou le post-matérialiste d’un couple, si la priorité absolue de ce couple est leurs carrières dans un environnement de plus en plus compétitif et instable, et si aucun des partenaires ne considère que l’élément domestique doit primer, alors la fécondité de ce couple sera vraisemblablement faible.
Certes, les femmes confrontées à un « deuxième quart » de travail, la « charge mentale » supplémentaire des femmes, en raison de responsabilités domestiques inégales peuvent être découragées d’avoir des enfants.De plus, les conflits nés d’une révolution sexuelle incomplète peuvent renforcer le « carriérisme » parce que le milieu de travail paraît relativement pacifique comparé aux conflits dans la sphère privée liés aux rôles sexuels parfois encore mal définis. Néanmoins, il est frappant de constater qu’une attitude carriériste dans les pays hautement développés a nettement plus d’effet sur la fécondité que l’égalité des sexes.
L’IFS a testé l’impact de la théorie de la « révolution sexuelle en deux temps » en utilisant les résultats d’une enquête menée auprès de femmes américaines. En tenant compte des femmes qui signalent que leur partenaire les aide peu à la maison, le carriérisme demeure, indépendamment du peu d’aide conjugal, hautement prédictif du nombre d’enfants du couple et de leurs préférences en matière de fécondité. L’étude affirme également que concept de carriérisme est prédictif des résultats et des préférences en matière de fécondité parmi de nombreux autres ensembles de données. Le carriérisme est un phénomène social clairement identifiable fortement corrélé à la fécondité. Le désir d’un emploi porteur de sens ou important, pas simplement d’un poste bien rémunéré, a des implications significatives et négatives sur la procréation.
Les décideurs politiques sont confrontés à nombre de défis face à une faible fécondité. Les efforts visant à atteindre la pleine égalité des sexes entre les partenaires dans la sphère privée ne sont pas susceptibles de rétablir la fécondité, surtout si ces efforts consistent à valoriser davantage la carrière. Par exemple, la composante féminine des « Abenomics » prônée par le Japon, loin de stimuler l’égalité des sexes et les taux de natalité, peut avoir pour effet d’accroître l’importance de la carrière comme norme sociale, mais cette fois à la fois pour les femmes et les hommes. De même, la campagne en Corée du Sud pour amener les hommes à faire plus de tâches ménagères ou les efforts de nombreux pays pour développer les garderies subventionnées sont également susceptibles d’échouer, car ils ne remettent pas fondamentalement en cause la primauté de la vie professionnelle sur la famille.
Alors que les efforts qui visent à l’égalité des sexes sont, pour de nombreuses raisons, souhaitables pour les gouvernements, l’égalité des sexes qui repose principalement sur la promotion de la primauté de la carrière, désormais partagée par les hommes et es femmes, peut avoir des conséquences néfastes, notamment de faibles taux de fécondité. Pour l’IFS, une meilleure solution vers l’égalité des sexes, en particulier dans les pays avec des marchés du travail très rigides et à deux vitesses comme la Corée du Sud ou l’Italie, serait de permettre aux hommes de travailler moins, plutôt que de chercher à faire travailler davantage les femmes. Ceci est particulièrement important, car dans de nombreux pays à très faible fécondité comme le Japon et la Corée, le nombre total d’heures de travail rémunérées et non rémunérées des hommes est similaire ou supérieur à celui des femmes ; les hommes n’ont pas beaucoup de temps libre pour les loisirs par rapport aux femmes, ce qui suggère que le problème est le travail en soi et non la division de ce travail au sein du ménage.
La dynamique décrite par l’IFS peut expliquer pourquoi la plupart des études empiriques ont montré que les allocations en espèces augmentent davantage la fécondité pour chaque dollar dépensé par l’État que le financement gouvernemental de la garde d’enfants. (Évidemment, le Québec a fait l’inverse : aide massive aux garderies alors que natalité ne faisant pourtant que descendre…) Les allocations en espèces permettent aux familles de réduire le travail, tandis que les politiques universelles de garde d’enfants normalisent encore plus la norme sociale où la carrière prime. Plus généralement, pour l’IFS, l’assouplissement des modalités de travail, l’élimination de règles tatillonnes d’autorisation ou de certification pour exercer certains emplois pourraient être des stratégies natalistes bénéfiques, parce qu’elles permettraient de rétablir l’importance de la vie familiale par rapport à la vie professionnelle et ceci pour tous les parents.
Québec — Indice de fécondité pour 2020 est tombé à 1,52 enfant/femme, il était de 1,57 en 2019
Canada — Faire passer l’immigration de 300 000 personnes par an à un million
Un fort recul des naissances en janvier à travers le monde développé (m-à-j pour le Québec)
Covid — nombre de naissances en France en janvier 2021 a chuté de 13 % par rapport à janvier 2020
Politiques familiales — hausse des naissances de 9 % en Hongrie, nombre des mariages double (janvier 2020)
Hongrie — vers un remboursement intégral de la fécondation in vitro
Hongrie — 20 % de mariages en plus en 2019 à la suite de la politique pro famille
La politique nataliste hongroise
L'écrivain catalan Victor Obiols ne traduira finalement pas la poète noire Amanda Gorman, vedette, auprès des médias progressistes, de l'investiture du président américain Joe Biden en janvier dernier. Son profil a été jugé inadéquat.
Il y a un mois, c’était aux Pays-Bas qu’une controverse a éclaté sur la personne choisie pour traduire la jeune poète américaine. On m'a dit que je ne convenais pas [...]. Ils n'ont pas mis en doute mes capacités, mais ils cherchaient un profil différent, celui d'une femme, jeune, activiste, et de préférence noire, a expliqué mercredi Victor Obiols à l'Agence France-Presse (AFP).
Il est juste de déplorer cette compartimentation ethnique, cette création de silos de l’expérience humaine selon la race. C’est une critique libérale classique (assez juste dans ce cas). Selon la logique essentialiste qui a mené à l’abandon de Mlle Rijnveld, l’œuvre d’une poétesse noire ne saurait être traduite que par une autre noire, fût-elle d’un autre continent, d’un autre milieu social et d’une autre génération. Quand on atteint un tel point d’incommunicabilité avec des traducteurs blancs pourquoi même traduire dans ces circonstances pour un public blanc comme celui qui lit le néerlandais ? Ou l’incommunicabilité n’existe-t-elle que pour les emplois rémunérés, mais pas chez les lecteurs blancs qui eux paient pour acheter l’œuvre magistrale qui ne pouvait être comprise par une traductrice blanche ? Peu importe si le lecteur blanc comprend pour peu qu’il paie, se taise ou se repente ?
Il faut, en effet, se demander si ces hauts cris ne sont pas aussi une ruse pour jalousement se constituer des chasses gardées : tout ce qui parle des noirs ou a été créé par des noirs ne sera traduit, interprété et analysé que par des noirs (par ici les boulots de traducteurs, critiques et acteurs noirs) afin d’éviter « toute appropriation culturelle ». Quant aux œuvres écrites par des blancs ou mettant en scène des personnages blancs à l’origine, elles devront accueillir plus de diversité : on aura donc une reine viking noire, une reine d’Angleterre noire et Achille le blond sera noir (par ici les boulots de traducteurs, critiques et acteurs noirs).
Le beurre et l’argent du beurre tout en culpabilisant les méchants blancs qui ne se soumettraient pas en frappant avec force leur poitrine pour tous les péchés de leurs ancêtres, bien au-delà de quatre générations.
Le dieu woke est bien plus implacable que celui de l’Exode qui « puni[t] l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération ».
Marieke Lucas Rijneveld, plus jeune lauréate du prix international Booker pour son roman L’inconfort du soir regrette d’avoir dû abandonner son travail. Elle aurait aimé « garder la force, le ton et le style » d’Amanda Gormans.
Marieke Lucas Rijneveld, devenue l’an dernier à 29 ans, la plus jeune lauréate du prix international Booker pour son roman L’inconfort du soir, avait été choisie pour cet emploi de traducteur par l’éditeur néerlandais Meulenhoff.
Mais après des critiques aux Pays-Bas sur le choix d’une traductrice blanche, Marieke Lucas Rijneveld a annoncé sa démission de son emploi de traducteur du poème de Gorman, The Hill We Climb.
« Mon cœur et mon esprit sont toujours remplis des événements de ces derniers jours », a déclaré Marieke Lucas Rijneveld, lundi soir sur Twitter, ajoutant vouloir publier un poème sur la polémique de ces derniers jours, intitulé « La poésie unit, réconcilie et guérit ».
Le choix en tant que traducteur de Marie Lucas Rijneveld — dont le roman décrit les effets d’une tragédie sur une famille religieuse d’éleveurs bovins, du point de vue d’une jeune fille — avait déclenché de vives réactions sur les réseaux sociaux des Pays-Bas.
La militante Janice Deul, qui est noire, a déclaré qu’il s’agissait d’« un choix incompréhensible », ajoutant comprendre les personnes « qui ont exprimé leur douleur, leur frustration, leur colère et leur déception sur les médias sociaux ». Selon elle, la maison d’édition a manqué une « occasion » en n’employant pas une personne noire pour traduire l’œuvre d’Amanda Gorman. Marieke Lucas Rijneveld est « blanche, non-binaire et n’a aucune expérience dans ce domaine », a-t-elle affirmé.
Vendredi, Marieke Lucas Rijneveld s’est déclarée choquée « par le tollé » autour de son « implication dans la diffusion du message d’Amanda Gorman ». Je comprends les gens qui se sentent blessés par le choix de Meulenhoff, avait-elle déclaré sur Twitter.
Marieke Lucas Rijneveld a affirmé toujours bénéficier du soutien de l’équipe d’Amanda Gorman, ajoutant que cela aurait été une « mission formidable et honorable » de traduire sa poésie. « J’aurais mis tout mon amour dans la traduction du travail d’Amanda, considérant que la plus grande tâche est de garder sa force, son ton et son style », a-t-elle ajouté.
Amanda Gorman, 22 ans (ci-contre), est devenue une célébrité auprès des médias pro-Biden après avoir récité, lors de l’inauguration du président américain Joe Biden, The Hill We Climb, un poème de son cru inspiré par l’émeute du Capitole américain et dans lequel elle déclare avec grandiloquence que la démocratie « ne peut jamais être vaincue définitivement ». La militante Gorman est une sociologue diplômée de Harvard.
La traduction française de l’œuvre d’Amanda Gorman est réalisée par la chanteuse belgo-congolaise Marie-Pierra Kakoma, qui porte le nom de scène [en anglais bien sûr] Lous and the Yakuza.
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