samedi 23 octobre 2021

Organismes subventionnés pro-immigration sanctionnés par Québec pour pratiques frauduleuses

Dix-huit organismes réalisant du parrainage d’immigrés au Québec seront suspendus. Cette décision sera officiellement publiée dans la prochaine Gazette officielle, la semaine prochaine.

Ces informations ont été confirmées par le cabinet de la ministre de l’Immigration, Nadine Girault.

Dans la mire du ministère : Shah Ismatullah Habibi, directeur de l’Association éducative transculturelle de Sherbrooke

L’an passé, Québec avait suspendu le volet de ce programme de parrainage collectif réservé aux organismes, en évoquant alors des allégations sérieuses de fraudes. Des enquêtes ont été lancées par le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI), qui a réclamé leurs états financiers à de multiples organismes de parrainage.

Des stratagèmes frauduleux ont bel et bien été découverts, a récemment révélé Radio-Canada. Il y avait des enjeux d’intégrité, soutient le cabinet de Nadine Girault.

« À notre arrivée au pouvoir, le programme de parrainage collectif comportait des lacunes importantes léguées par le gouvernement précédent. Pour notre gouvernement, c’est inacceptable que des organismes tirent profit des personnes réfugiées », selon Nadine Girault, ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration.

Plusieurs pratiques, interdites, ont été repérées par les enquêteurs. On parle par exemple d’un montant d’argent demandé par des organismes aux réfugiés ou à leur famille pour postuler à ce programme.

Des dons destinés aux réfugiés ont aussi été déposés dans des fonds de placement par des organismes qui ont récupéré les intérêts. De fausses déclarations ont également été répertoriées, tout comme des manquements dans l’accueil de ces réfugiés, qui ne recevaient pas l’aide financière et matérielle promise.

Plus de 160 demandes rejetées

En 2020, lors de la dernière ouverture de ce programme, 50 organismes ont déposé une ou plusieurs demandes de parrainage, détaille l’équipe de Nadine Girault.

Quelque 18 d’entre eux ont présenté des informations ou documents faux et trompeurs, et plus des deux tiers de leurs requêtes ont été rejetés. On parle d’un total de 164 demandes refusées.

Parmi les demandes rejetées, il y a celles de l’Association éducative transculturelle de Sherbrooke.

Son directeur, Shah Ismatullah Habibi, a confirmé à Radio-Canada qu’il conteste depuis des semaines une décision prise par le ministère de l’Immigration.

Joint par téléphone, M. Habibi a refusé de donner des détails. Il a cependant admis avoir, par le passé, demandé des frais aux réfugiés.

« On avait facturé environ 500 dollars par dossier. C’était pour faire avancer le dossier, pour faire le travail. Ça payait le loyer, les employés »,  de dire Shah Ismatullah Habibi, directeur de l’Association éducative transculturelle de Sherbrooke.

Ça nous coûte déjà 240 dollars pour aller accueillir chaque famille à l’aéroport [de Montréal], insiste M. Habibi, qui a récemment fait l’objet d’un long portrait sur Radio-Canada.ca. Dans ce dernier, il est mentionné que plus de 3000 personnes, dont 1500 Afghans ont pu s’installer à Sherbrooke grâce à son aide au fil des ans.

Cette pratique a duré jusqu’en 2018. On nous a dit qu’on n’avait pas le droit de facturer des frais aux clients, on a arrêté, indique M. Habibi, tout en assurant avoir fourni un reçu pour ces frais et n’avoir rien à cacher.

Il affirme n’avoir aucune idée des éventuelles sanctions imposées par le MIFI ni s’il sera visé par cette suspension. Le Ministère n’a d’ailleurs pas voulu rendre public le nom des 18 organismes visés.


Une propagande insidieuse se déverse au fil des programmes du diffuseur public français

Une propagande insidieuse se déverse, au fil des programmes de France Inter, Info, Culture et des émissions politiques de France Télévisions, sur les électeurs français. Aux frais du contribuable. Il en va de même pour Radio-Canada dont le parti-pris politiquement correct est évident. Voir le reportage caricatural et de mauvaise foi sur Éric Zemmour diffusé cette semaine, le cataloguant de « polémiste d’extrême droite » (voir la vidéo ci-dessous).

Il est 7 h, le 8 octobre. La Pologne vient de défier l’Union européenne et le sommet Afrique-France commence, mais le journal de France Inter ouvre sur une information « édifiante » et « exclusive » : une agence d’intérim sur deux accepterait les demandes des entrepreneurs du BTP de leur fournir de la main-d’œuvre « de type européen ». Le testing « inédit » réalisé par SOS-Racisme — via seulement 69 appels téléphoniques — est présenté sans contradicteur, ni mise en perspective. La journée commence bien.

Vient ensuite le catéchisme de Thomas Legrand sur la lutte contre le dérèglement climatique, domaine dans lequel France Inter rivalise parfois d’intransigeance avec Greta Thunberg. Le chroniqueur politique dresse la liste des 11 arguments « qui fleurent bon ce poison de la pensée » qu’est, selon lui, « le bon sens » : « Ils ont tous un petit morceau de pertinence », mais viseraient surtout à « nous autoconvaincre que ce serait mieux de ne rien faire ». Ne pas dire, donc, que l’empreinte carbone de la France est « ridicule » comparée à celle de l’Inde, de la Chine et des États-Unis. Ni que « la technologie nous sauvera » et que la décroissance serait économiquement et socialement insoutenable, surtout pour les plus pauvres. Ne jamais parler d’« écologie punitive » car ce qui est bon pour la planète ne saurait être une punition. Dans l’audiovisuel public, on adore dresser des listes mais là, l’éditorialiste a simplement repris celle établie par la revue scientifique de l’université de Cambridge et adoubée par le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Amen !

Les radios du service public teintent le débat national avec le budget colossal de 600 millions d’euros, le déploiement d’une quantité inégalée d’émetteurs sur tout le territoire et presque sans publicité

Campagne oblige, en cette rentrée, sur les cent vingt minutes de matinale quotidienne, trois minutes de chronique ont été accordées à nos confrères Alexandre Devecchio (Le Figaro et Le Figaro Magazine), Natacha Polony (Marianne et BFMTV) ou Étienne Gernelle (Le Point). Trois fois trois minutes par semaine, tout au plus, pour écouter autre chose que la pensée dominante : cela équivaut à moins de 2 % du temps d’antenne hebdomadaire entre 7 h et 9 h. La séquence où ils interviennent est intitulée « en toute subjectivité », pour rassurer la Société des journalistes de France Inter, qui s’est émue du choc culturel infligé !

Réunissant près de 15 millions d’auditeurs chaque jour, en audience cumulée, les radios du service public teintent le débat national. Elles le font avec le budget colossal de 600 millions d’euros [autant que le chiffre d’affaires de toutes les radios privées en France réunies], le déploiement d’une quantité inégalée d’émetteurs sur tout le territoire et presque sans publicité, ce qui garantit un confort d’écoute que la concurrence leur envie.

Histoires édifiantes

Responsable de la revue de presse matinale de France Inter, du lundi au vendredi, suivie par près de 2 millions d’auditeurs depuis 2017, Claude Askolovitch officie sur l’antenne publique Arte. Le soir, dans « 28 Minutes », il raconte des histoires édifiantes, comme celle, le 8 octobre, du boulanger Makram Akrout, lauréat du grand prix de la baguette de tradition française. La récompense : 4000 euros et le titre de fournisseur officiel de l’Élysée, pour un an. Ce gagnant a tout pour plaire à l’auteur de Nos mal-aimés, ces musulmans dont la France ne veut pas. Pensez, « un boulanger, fils de boulanger, venu de Tunisie, clandestinement d’abord, pour gagner son pain et qui avait conquis sa citoyenneté et nos palais » !

vendredi 22 octobre 2021

Pr Peyromaure : je suis scandalisé par le débat sur la vaccination des plus jeunes... c’est une folie...

Pr Peyromaure : je suis scandalisé par le débat sur la vaccination des plus jeunes… c’est une folie… On est rentré dans une espèce d’ordre sanitaire.. Je sais très bien qu’après cette émission je vais recevoir un courrier (de la hiérarchie).

 

Rappelons que les enfants sont très peu à risques de développer des complications dues à une infection par la Covid. En outre, la vaccination n’empêche ni la contamination ultérieure ni la transmission à des tiers.

Voici ce qu’en disait avant-hier Le Figaro :

À mesure que la campagne de vaccination s’étend, apparaissent des cas de plus en plus nombreux de personnes vaccinées et néanmoins infectées par le Sars-CoV-2, comme l’a fait remarquer il y a quelques jours sur Twitter un professeur d’économie britannique.

Le dernier rapport de surveillance sur les vaccins de l’Agence de santé publique britannique rapporte désormais que les personnes vaccinées sont déclarées positives à un taux plus important que les non-vaccinées, et ceci pour toutes les tranches d’âge à partir de 30-39 ans », écrit celui qui bénéficie d’une large audience sur le réseau social. C’est parfaitement vrai, comme le prouve le rapport en question. Chez les 40-49 ans, la proportion de personnes infectées est même deux fois plus importante chez les vaccinées que chez les non-vaccinés (1281 sur 100 000 personnes contre 690) en septembre. Mais cela signifie-t-il pour autant que les personnes immunisées grâce au vaccin ont plus de risque d’être infectées ?

[C] e phénomène n’est ni surprenant, ni particulièrement inquiétant, et ceci pour deux raisons. D’abord, le vaccin ne protège qu’imparfaitement contre le risque d’infection. Il est donc possible d’être infecté par le virus, même avec un schéma vaccinal complet. « Les vaccins dont nous disposons actuellement sont injectés dans un muscle du bras. Cela permet d’acquérir une bonne immunité générale et de protéger ainsi contre les formes graves, profondes de la maladie. Mais cela ne va pas forcément donner une très bonne immunité de surface au niveau des muqueuses », expliquait il y a quelques semaines au Figaro le Pr Michel Cogné, médecin biologiste et immunologiste au CHU de Rennes. Or la porte d’entrée privilégiée du virus se trouve précisément être la muqueuse nasale. Certains scientifiques avaient d’ailleurs mis en garde sur ce point avant même que les vaccins ne commencent à être utilisés, et leur capacité à empêcher l’infection s’est révélée être encore plus mauvaise qu’escomptée. 

Voir aussi 

L'Ontario, la Suède et le Danemark suspendent le vaccin anti-Covid de Moderna pour certains jeunes (m à j : Finlande et Islande aussi) 

Annonces du Premier ministre Legault de ce jour (vaccination des 5 à 11 ans!)

Selon deux professeurs d'université (gestion de risque, statistiques) : « les statistiques officielles [britanniques] semblent sous-estimer les taux de mortalité des personnes vaccinées dans chaque catégorie d'âge.  » [Résumé en anglais]

Une sénatrice franco-ontarienne (Josée Forest-Niesing, 56 ans) doublement vaccinée hospitalisée en raison de la COVID-19

jeudi 21 octobre 2021

Cégep — « La ministre McCann doit être à l’écoute du corps enseignant »

Depuis plusieurs semaines, le président de la Fédération des cégeps, Bernard Tremblay, s’exprime sur toutes les tribunes pour donner son avis sur les rapports entre la réussite scolaire et l’enseignement du français au collégial. Et la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, semble n’avoir d’oreille que pour lui : le Plan d’action pour la réussite en enseignement supérieur 2021-2026, qu’elle a présenté au début du mois de septembre, est calqué sur la position de la Fédération des cégeps.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que Bernard Tremblay prétend parler au nom des cégeps, alors que les comités des enseignantes et enseignants de la formation générale ont été exclus jusqu’à présent de la consultation du gouvernement. Rappelons que ceux-ci ne sont pas représentés par la Fédération des cégeps, qui n’a aucune légitimité démocratique et qui ne parle pas au nom de tous les acteurs de l’enseignement au collégial.

L’analyse de la Fédération repose en partie sur une comparaison des taux de diplomation entre les cégeps français et anglais. C’est une litanie que nous connaissons. Depuis plusieurs années déjà, les cours de philosophie sont comparés aux cours dits équivalents dans les cégeps anglais, qui font partie du programme « Humanities ». Mais cette comparaison ne tient pas la route. Ces cours ne sont pas équivalents, pas plus que les résultats moyens des étudiantes et étudiants dans les deux réseaux. […]

Plutôt que d’accuser hâtivement certains cours de la formation générale pour leurs plus faibles taux de réussite en les qualifiant prestement de « cours écueils », il faudrait s’interroger collectivement sur les véritables causes d’un tel écart. Qu’en est-il des inégalités sociales et scolaires entre les élèves qui proviennent des trois filières d’études du secondaire (public régulier, public enrichi et privé) ? Pourquoi un nombre important d’étudiantes et d’étudiants qui font leur entrée au cégep n’ont pas le niveau suffisant en français pour réussir leurs études ? Qu’est-ce qui pousse les meilleurs élèves à migrer vers le cégep anglais ?

La Fédération des cégeps se trompe lorsqu’elle affirme que le collégial n’est pas en cause dans l’anglicisation du Québec. Certes, les cégeps ne sont pas l’unique cause du phénomène, mais il y a une tendance lourde actuellement dans le réseau collégial : les collèges anglophones sont devenus des cégeps d’élite dans le secteur préuniversitaire et attirent un nombre important d’allophones ainsi qu’une proportion croissante de francophones, particulièrement dans les milieux favorisés. Il se produit alors un effritement du français dans les études supérieures au Québec et un « écrémage » du cégep français.

Nous apprenions récemment qu’un groupe de travail avait été mis en place par le ministère de l’Enseignement supérieur pour produire un rapport sur la maîtrise du français au collégial. Or, le groupe de travail est formé de trois expertes qui n’enseignent pas dans les cégeps et qui n’auraient pas le mandat de consulter le comité-conseil de la formation générale, lequel regroupe notamment les représentants des enseignantes et enseignants de philosophie et de littérature, ce que nous déplorons.

Les enseignantes et enseignants de philosophie au collégial ont à cœur la réussite étudiante ; ils sont ouverts à participer à une réflexion commune sur les exigences langagières et la réussite des cours de philosophie au collégial. Encore faudrait-il qu’ils soient invités à une consultation dont les conclusions ne sont pas tirées d’avance par la Fédération des cégeps et que leurs représentantes et représentants aient les ressources suffisantes pour y participer activement.

* Cette lettre publiée dans Le Devoir est cosignée par:
Simon Blouin, Cégep de Granby
Pierre-Olivier Bois, Collège Montmorency
Isabelle Bouchard, Cégep de Trois-Rivières
Félix Brunetta, Cégep régional de Lanaudière
Alexandre Comeau, Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu
Tony Patoine, Cégep du Vieux Montréal
Vicki Plourde, Cégep Garneau
Patrice Létourneau, Cégep de Trois-Rivières
Richard Vaillancourt, Collège de Bois-de-Boulogne
Marc-André Vaudreuil, Cégep Gérald-Godin
Pour le comité des enseignantes et enseignants de philosophie au collégial


Plus de soldats américains sont morts du suicide au 2e trimestre 2021 que de la Covid depuis mars 2020

Plus de membres de l’armée américaine sont morts par suicide au cours du seul deuxième trimestre 2021 que du coronavirus pendant toute la durée de la pandémie, selon un inquiétant rapport du Pentagone.

Entre le début du mois d’avril et la fin du mois de juin 2021, il y a eu 139 suicides militaires au total — 99 dans le service actif, 14 parmi les réservistes et 26 dans la garde nationale — indique le dernier rapport du Defense Suicide Prevention Office (DSPO).

Les statistiques publiées font état d’une hausse de 46 % des suicides au sein des forces actives de l’armée américaine, par rapport à 2020.

Les nouveaux chiffres signifient également que les suicides survenus au cours de ce seul trimestre civil représentent plus du double du nombre officiel de décès dus au Covid-19 dans les forces armées, que le Pentagone a estimé à 58 jusqu’à présent.

Le rapport annuel 2020 du ministère de la Défense sur les suicides militaires, publié fin septembre, faisait état de 580 décès de ce type au cours de l’année 2020 — corrigé à 581 dans le dernier trimestre — contre 505 au total l’année précédente.

Alors que le taux de suicide chez les réservistes et la Garde nationale est resté « statistiquement stable » depuis 2016, la force de service actif a connu une augmentation « significative », a déclaré le Dr Karin Orvis, qui a pris la tête de la DSPO en 2019. Le taux de suicides en service actif était de 28,7 pour 100 000 en 2020, le plus élevé depuis que des registres détaillés ont commencé à être tenus en 2008, où il était de 16,9 pour 100 000.

Les hommes enrôlés de moins de 30 ans sont les plus à risque. Ils représentent 42 % de la population militaire totale en 2020, mais 63 % des suicides cette année-là, a déclaré Orvis. Le taux de suicide de l’armée de terre, 36,4 pour 100 000, est presque le double de celui de la marine, 19,3.

L’archevêque du Pentagone déclare que les troupes ne peuvent pas être forcées à recevoir le vaccin Covid contre leur conscience, alors que les différents corps d’armée examinent les exemptions.

Les chiffres du deuxième trimestre de 2021 sont antérieurs au retrait américain d’Afghanistan, qui a débuté en août. Tout suicide lié au pont aérien de Kaboul et à la fin de ce conflit de 20 ans sera comptabilisé dans le prochain rapport trimestriel.


Cannabis — la consommation depuis la légalisation est passée de 14 % à 20 % de 2018 à 2021

Trois ans après la légalisation du cannabis au Canada, la consommation du cannabis a augmenté chez les adultes, plus particulièrement chez les personnes âgées de 25 à 54 ans. Quant aux jeunes de 15 à 17 ans, leur consommation de cette drogue a diminué. C’est ce qui ressort d’une étude publiée vendredi passé par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Cannabis, une drogue d’adultes, de vieux ?

En 2018, 22 % des personnes de 15 à 17 ans disaient consommer du cannabis, contre 21 % en 2019 et 19 % en 2021, détaille l’ISQ.

Un constat qui laisse « perplexe » la Dre Marie-Ève Morin, médecin de famille travaillant en dépendance et en santé mentale à la clinique La Licorne, à Montréal.

« Je crois que ç’a été compensé par d’autres substances chez les jeunes. Ce n’est pas vrai que les jeunes consomment moins. Au contraire, je pense que les jeunes du secondaire consomment de plus en plus de benzodiazépine, le Xanax. Ils ont de plus en plus accès au speed [amphétamine], à l’ecstasy », explique-t-elle à La Presse, à la lumière de sa pratique.

Elle se demande également si la consommation de wax, de la cire de cannabis contenant une très forte dose de THC, a été comptabilisée dans l’étude.

« La nouvelle mode, ce sont les wax pens. Ce sont des crayons [de cire] qui se vendent 40 $ l’unité, et là-dedans, il y a un nombre prédéterminé de doses de wax », poursuit la Dre Morin. Ce produit circule sur le marché noir.

Au contraire, la diminution de la consommation de cannabis des jeunes n’étonne pas Jean-Sébastien Fallu, professeur à l’École de psychoéducation à l’Université de Montréal, chercheur à l’Institut universitaire sur les dépendances (IUD) et au Centre de recherche en santé publique (CReSP). Depuis une dizaine d’années, une diminution de la consommation d’alcool et d’autres substances a pu être observée dans cette tranche d’âge, estime-t-il, même si à l’avenir un rebond n’est pas à exclure.

Augmentation de la consommation chez les adultes

La proportion totale de consommateurs de cannabis de 15 ans et plus a cependant augmenté au Québec, passant de 14 % à près de 20 % de 2018 à 2021, selon l’ISQ.

Chez les personnes de 25 à 34 ans, la proportion de consommateurs de marijuana est passée de 26 % en 2018 à 29 % en 2019, puis à 36 % en 2021. Ce taux a augmenté de 12 % en 2018 à 15 % en 2019, et à 20 % en 2021, au sein de la population âgée de 35 à 54 ans, dévoile la même étude de l’ISQ.

 Proportion de consommateurs de cannabis au Québec, selon différentes tranches d’âge (Source : ISQ)

« Il était prévu qu’une légalisation puisse être associée à une augmentation de consommateurs, mais on ne s’attendait pas à de grandes augmentations, ce qui est effectivement le cas, notamment durant la première année », déclare Jean-Sébastien Fallu. Il pense que la gestion de pandémie de COVID-19 (confinement, couvre-feu) est à l’origine de la hausse marquée de la consommation de cannabis observée lors de la dernière année.

Parmi les 20 % de Québécois se disant consommateurs de marijuana, 24 % ont déclaré avoir augmenté leur consommation en raison de la gestion de la pandémie, rapporte l’ISQ.

Toutefois, les proportions des types de consommateurs de cannabis, soit quotidiens ou occasionnels, par exemple, n’ont pas changé de façon marquée au cours de la pandémie, précise M. Fallu.

Depuis le début de la gestion gouvernementale de la pandémie, « beaucoup de personnes adultes ont commencé à développer des troubles psychologiques ou psychiatriques. Au lieu d’aller consulter un médecin, ils ont pris ce qu’ils avaient sous la main pour se soulager. On a vu pendant la pandémie une augmentation de la consommation d’à peu près toutes les substances », évoque la Dre Morin.

Elle estime que la consommation de cannabis est banalisée, car elle est considérée comme moins risquée que celle d’autres drogues.

« Mais ça augmente le taux des cancers respiratoires, ça augmente les risques de psychose, ça a un effet dépresseur à long terme, c’est addictif [et] il y a un sevrage quand on arrête. Ce n’est pas banal, le pot », rappelle-t-elle.

La stigmatisation liée au cannabis s’estompe au Canada et les gens en consomment davantage

La stigmatisation liée au fait de fumer de l’herbe s’estompe et les gens en consomment davantage, selon une étude.

Trois ans après que le cannabis est devenu légal, davantage de Canadiens fument qu’on ne le pensait, selon une étude publiée par l’Université Dalhousie.

Menée en mai, l’étude a révélé que 42 % des personnes interrogées se considèrent comme des consommateurs de cannabis, avec environ 12 % déclarant avoir commencé à consommer de la marijuana après sa légalisation en octobre 2018.

Les résultats sont 20 % plus élevés que le pourcentage de Canadiens que l’on croyait fumeurs de cannabis, selon un récent rapport de Statistique Canada.

Les chiffres sont également en hausse de 36 % par rapport à une étude similaire menée à Dalhousie en 2019. « L’acceptation et la consommation de cannabis augmentent et la stigmatisation sociale diminue », a déclaré Brian Sterling, co-auteur du rapport.

« Cela se normalise de plus en plus », a ajouté Sterling, associé de recherche au Laboratoire d’analyse agroalimentaire de l’Université Dalhousie. « De plus en plus de gens l’achètent légalement. La plupart ne sont plus vraiment inquiets à l’idée d’en parler ouvertement. »

Le rapport indique également que les attitudes canadiennes ont changé en faveur du cannabis légal, y compris la consommation publique de la drogue dans des endroits comme les restaurants.

Il indique également que maintenant 78 % des Canadiens sont en faveur de la légalisation — contre la moitié de la population canadienne qui a soutenu le pot légal en 2019.

Environ 60 % des Canadiens achètent de l’herbe dans un magasin de cannabis et 32 % ont déclaré avoir augmenté leur consommation d’herbe en raison de la gestion de la pandémie.

La légalisation n’a pas fait disparaître le marché noir

Un des buts proclamés de la légalisation était d’endiguer les ventes du marché noir. Mais aujourd’hui, à peine plus de la moitié des ventes de marijuana sont réalisées sur le marché légal. « La demande ne s’est pas transférée du marché illégal vers le marché légal, surtout dans l’ouest du pays », explique Jean-François Ouellet, professeur à HEC Montréal.

Seul le Québec semble faire office d’exception. Il a choisi un système public de vente via ses points SQDC (Société québécoise du cannabis), tandis que beaucoup de provinces tournent au 100 % privé, ou avec les deux régimes. « Le Québec a aussi choisi de vendre du cannabis au même prix que le marché noir. Et si les gens ne veulent pas se déplacer, il leur est possible de commander en ligne et de se faire livrer le jour même, », poursuit le professeur.

« Les enquêtes surestiment généralement la partie légale et sous-estiment la partie illégale », relativise Michael Armstrong, professeur de l’université Brock de St Catharines (Ontario), tout en soulignant qu’il « existe une tendance claire vers des dépenses plus légales et moins illégales ».

« Les petits revendeurs illégaux ont été les plus touchés, confie le psychologue Serge Brochu, professeur à l’École de criminologie de l’Université de Montréal. Les grandes organisations criminelles ayant une offre diversifiée d’activités illicites ont pu investir dans d’autres créneaux. » Cet expert estime illusoire de croire que la légalisation du pot le fera disparaître. « Le marché noir canalise de plus en plus ses efforts sur les sites internet pour proposer des produits à moindre coût », note Amnon Jacob Suissa, professeur de sociologie de l’Université du Québec à Montréal.

Forte concurrence, surproduction et baisse des prix ont mis un coup de frein à l’emballement dans l’industrie naissante du cannabis récréatif légal.

Le géant Canopy Growth gérait sept usines de culture au Canada. Elles ont toutes fermé ou ont été vendues en 2020. Cotée en Bourse, l’entreprise a vu la valeur de son action chuter de plus de 26 % depuis janvier. Une baisse qui s’explique par « des points de vente fermés pendant les confinements » et des « problèmes d’approvisionnement avec les sites américains », selon le PDG David Klein. Ses concurrents dénoncent aussi le manque de points de vente dans certaines provinces.

Certains producteurs ont dû se mettre à l’abri de leurs créanciers, comme AgMedica et Wayland.

Emerald Health Therapeutics, qui emploie 120 personnes, résiste, mais ne songe pas, pour l’instant, s’agrandir à l’international.

Contexte

Depuis le 17 octobre 2018, la vente, la possession, la production et la distribution de cannabis sont encadrées légalement au Canada. Mais pour protéger les mineurs, la loi prévoit de lourdes sanctions pour les personnes qui leur vendent du cannabis ou qui se servent d’eux pour commettre une infraction liée à cette drogue (en les utilisant comme revendeurs ou guetteurs, par exemple). L’âge légal pour consommer du cannabis au Québec est de 21 ans. Il est de 19 ans dans les autres provinces canadiennes, sauf en Alberta, où il est de 18 ans.

Voir aussi 

La SQDC diffuserait des images interdites dans des médias sociaux accessibles aux mineurs (2021)

Québec — La légalisation du cannabis n’a pas entamé les bénéfices du crime organisé 

Alberta — Épidémie de syphilis parmi sans-abri, drogués, homos et bisexuels et Amérindiens 

La Russie sanctionne Twitter pour manque de filtrage des contenus pédopornographiques ou faisant l’apologie de drogues ou du suicide 

Analyse des demandes d’assurance maladie : la gestion de la COVID-19 a un impact profond sur la santé mentale des jeunes  

Espérance de vie baisse chez les hommes en Ontario, en Colombie-Britannique et chez les blancs aux États-Unis (pré-Covid, opioïdes en cause) 

Québec — consommation d’antidépresseurs a augmenté de 68 % chez jeunes filles au cours des 5 dernières années (pré-Covid) 

Canada — la légalisation du cannabis a accru le nombre de consommateurs (2019)

Arrêter le cannabis et la mémoire revient

Le cannabis aurait des « effets négatifs et persistants » sur les capacités cognitives des ados

Cannabis thérapeutique : effets positifs modestes, effets indésirables sont importants et très fréquents

Mauvais signal quand l’État légalise le cannabis et se lance dans sa production

Des écoliers (5 à 9 ans) hospitalisés après avoir consommé du cannabis

Le Canada va être « cool » : des psychiatres craignent l’impact de la légalisation du cannabis

La fumée de cannabis contient sept fois plus de goudrons et de monoxyde de carbone (CO) que celle du tabac, selon un test d’un magazine français de consommateurs, qui calcule que « 3 joints = 1 paquet de cigarettes ».

Le mensuel 60 millions de consommateurs de l’Institut national de la consommation (INC), publié en avril 2006, s’est servi d’une machine à fumer pour faire ce test dont le but était de comparer les teneurs en nicotine, goudrons, monoxyde de carbone, benzène et toluène dans les fumées principales de joints de cannabis et de tabac.

 

 

 

 

mercredi 20 octobre 2021

Sondage — 67 % des Français s’inquiètent du « grand remplacement » ethnique

Un sondage Harris Interactive pour l’hebdomadaire Challenges publié mercredi 20 octobre indique que deux tiers des Français sont préoccupés par la théorie du « grand remplacement ».

Selon cette enquête d’opinions, la population est notamment préoccupée par la théorie du grand remplacement, l’une des thématiques fortes d’Éric Zemmour. Ils sont 67 % à considérer cette possibilité comme source d’inquiétude et 61 % pensent que le grand remplacement va se réaliser. 

Dans le détail, cette projection est partagée par 92 % des électeurs du Rassemblement National (RN), 52 % chez LREM/Modem (coalition de centre-gauche qui soutient Macron) et 42 % chez LFI (extrême gauche de Mélenchon). Ce qui fait dire à Éric Zemmour sur Twitter : « les idées que je porte sont désormais centrales dans la société française ».

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Le Grand remplacement désigne le changement induit par une immigration « massive » à fécondité plus forte de populations d’origine extra-européennes qui seraient en passe de surpasser les populations « d’origine » (c’est-à-dire caucasiennes) en Occident (Europe de l’Ouest, Amérique du Nord, Australie) — et donc d’imposer leur culture, leurs us et coutumes et leurs religions.

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Voir aussi 

YouTube a censuré l’émission de Sud-Radio sur le Grand Remplacement   

Disparaître ? de Jacques Houle

 La démographie, c’est le destin (le débat, vidéo)  

Canada — Faire passer l’immigration de 300 000 personnes par an à un million

En 2017, 44 % de la hausse de la population provient des immigrés (INSEE)

L'initiative du Siècle (dont un des cofondateurs est Dominic Barton, actuellement ambassadeur du Canada en Chine populaire). En anglais uniquement.

Implosion démographique : y remédier en renouant avec des valeurs qui privilégient descendance et transmission 

Les Canadiens français deviendraient minoritaires au Québec en 2042 (long billet, graphiques)

Disparaître ? de Jacques Houle : Regard franc sur l’immigration 

 Pour faire croire que la part des enfants d’origine non européenne n’a pas augmenté, les journalistes de @franceinfo ont choisi les endroits les moins représentatifs de la tendance générale, exactement ce dont ils accusent « l’extrême droite »… (Détails)

Par ailleurs, même si l’on ne dispose pas de données précises en la matière, la part des descendants directs d’immigrés augmente aussi forcément au sein de la part des non-immigrés qui participent à la croissance démographique française. En tenant compte de ces deux générations, la part de l’immigration est mécaniquement bien supérieure à 50 % de cette croissance. Contacté par Le Figaro, Dominique Reynié ne reprend pas l’expression de « grand remplacement », mais évoque, au vu de cette dynamique, une « recomposition ethnoculturelle » du pays, également bien documentée par Jérôme Fourquet dans son livre L’Archipel français (Seuil, 2019).

La France en 2020, 28,8 % des nouveau-nés avaient au moins un parent né dans un pays extra-européen (cela ne comprend pas les enfants nés d’immigrés). Chiffres de l’INSEE.

En outre, dans une étude de 2019, trois chercheurs de l’INED se sont également intéressés à l’indicateur conjoncturel de fécondité des femmes selon leur pays de naissance. Il montre que l’immigration dans son ensemble participe à la progression démographique puisque l’indicateur global pour les femmes immigrées (2,60) est largement à celui des femmes de l’ensemble de la population française (1,88) et à celui des femmes non immigrées (1,77) pour l’année 2017. Dans le détail, cet indicateur est très supérieur pour les femmes nées en Algérie (3,69), en Tunisie (3,50), au Maroc (3,47) ou dans le reste de l’Afrique (2,91) ou en Turquie (3,12) ».

Ministère de la Justice du Québec finance les pronoms trans

 

Tiré de Mieux nommer et mieux comprendre


France — l’extrême-gauche et les lobbies LGBT menacent de brûler une école catholique « usine à fachos »

Poitiers : l’extrême-gauche et les lobbies LGBT menacent de brûler une école catholique « usine à fachos » D’après France Bleu Poitou, des affiches menaçantes ont été placardées dans la nuit du 18 au 19 octobre à Poitiers. Ces inscriptions visaient nommément un établissement catholique pictavien, l’Union chrétienne, accusé d’« homophobie » et de « transphobie ». L’affaire est prise très au sérieux par la police.


Militant lors du défilé LGBTQ à Cologne

« Nous dénonçons cet enseignement qui entretient le sexisme, l’homophobie, et la transphobie, en diffusant par exemple des stéréotypes de genre binaires et traditionnels. » Voilà ce qu’on pouvait lire sur des affiches placardées dans Poitiers durant la nuit du 18 au 19 octobre, raconte France Bleu Poitou. Les propos incriminés sont reprochés à un établissement scolaire catholique de la ville, l’Union chrétienne, qui enseigne à 700 élèves de la maternelle au lycée.

« Brûler l’usine à fachos »

Mais le placard, en partie rédigé en écriture inclusive, ne se contente pas de dénoncer le « sexisme », « l’homophobie », la « transphobie », ou « l’embrigadement de jeune pictavien-ne-s (sic) dans des groupuscules fascistes ». Mais il appelle même à « brûler l’usine à fachos ». L’école donc. L’établissement scolaire a déposé plainte, et du côté des forces de l’ordre, on prend ces menaces extrêmement au sérieux. Les enquêteurs ont de fortes suspicions quant aux différents groupuscules d’extrême-gauche ou LGBT de la ville, fortement hostiles à cet établissement, relaie la radio. Le groupe scolaire catholique avait déjà été recouvert de tags agressifs il y a quelque temps. La direction de l’école s’est défendue, rejetant toutes les accusations « infondées » dont ces affiches se font l’écho, arguant que sur ses 700 élèves, peu parlent de religion en classe.

Source

Pendant le Grand Réveil woke, l'écart des résultats en maths et en lecture entre les élèves noirs et blancs a cru de 20 %

Pendant ces dix dernières années, les Américains blancs progressistes, les wokes, se sont tellement déplacés vers la gauche sur les questions de race et de racisme qu’ils sont désormais souvent à gauche de l’électeur noir typique sur ces sujets. 
 
Ce changement est un « Grand Réveil » comparable à certains égards à l’énorme ferveur religieuse dans le Nord des États-Unis peu avant la guerre de Sécession. Pour certains observateurs, ce Grand réveil woke a commencé à l’époque des manifestations de 2014 à Ferguson, dans le Missouri. Le , un policier blanc, Darren Wilson, avait tiré plusieurs fois sur un homme noir de 18 ans, Michael Brown. Une série de manifestations parfois violentes s’ensuivit dans plusieurs villes des États-Unis.  Les militants radicaux profitèrent de la facilité de filmer des événements et de les diffuser sur les médias sociaux pour donner une énorme visibilité à ce qui n’aurait été qu’un banal fait divers local auparavant.

Depuis lors, comment les élèves noirs font-ils aux États-Unis alors que l’idéologie woke, et plus particulièrement la théorie critique de la race, s’est répandue dans les écoles ?

Les données de l’Évaluation nationale des progrès éducatifs (NAEP)  indiquent une baisse globale des résultats scolaires pour les élèves de 13 ans depuis 2012. Ces baisses se concentrent parmi les élèves les moins performants. Des baisses similaires ont également été enregistrées sur une évaluation distincte et similaire conçue pour mesurer les tendances à court terme, les résultats de cette autre étude montrent également une baisse pour les élèves en bas de l’échelle et en hausse pour les meilleurs élèves.

Le nouveau rapport révèle que les résultats ont chuté pour les étudiants noirs et hispaniques depuis 2012 et restent stables pour les enfants blancs, creusant ainsi l’écart. Cette année a également révélé un écart entre les sexes, car les résultats en mathématiques des garçons de neuf ans sont restés stables tandis que ceux des filles ont chuté par rapport à 2012.

Se pourrait-il qu’à force de dire aux jeunes Noirs à quel point ils sont opprimés, que les mathématiques sont racistes (voir liens ci-dessous), certains élèves noirs ne se soient pas appliqués dans leurs études puisqu’on leur serine que les dés sont de toute façon pipés ?  Et si le wokisme nuisait non seulement aux pays qui cèdent à son chant des sirènes, mais également à ses minorités ?


« Nous sommes déçus de voir que les scores ont stagné ou baissé depuis 2012, et nous sommes particulièrement inquiets de voir que les résultats des élèves les moins performants ont baissé », a déclaré Carissa Moffat Miller, P.D.G. du Council of Chief State School Officers.

Les tests ont été administrés au cours de l’année scolaire 2019-2020, avant que la gestion de la pandémie n’impose la fermeture des écoles. De nombreux experts s’attendent à de nouvelles baisses causées par l’imposition d’une éducation en ligne de qualité inférieure par les autorités scolaires. 

Des tests nationaux seront administrés cette année scolaire aux enfants de 9 ans, en avance sur le calendrier normal, pour voir si ces craintes se sont concrétisées. Des tests étaient prévus pour les jeunes de 17 ans au printemps 2020, mais ils ont été annulés en raison de la fermeture des écoles. Les tests avaient déjà été administrés aux enfants de 9 et 13 ans, offrant la possibilité de comparer les performances immédiatement avant et après la fermeture des écoles. 

Par rapport aux résultats de 2012, les performances ont chuté pour les élèves de 13 ans à la fois en lecture et en mathématiques. Sur une échelle de 500 points, les élèves de 13 ans ont obtenu en moyenne 280 en mathématiques en 2020, contre 285 en 2012. Pour la partie lecture, les scores sont passés de 263 à 260. Les deux changements étaient statistiquement significatifs.

 
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