vendredi 27 novembre 2020

France — L’instruction en famille pointée du doigt


Article d’Anne Coffinier paru dans Causeur le 26 novembre 2020

Il fallait oser le faire : interdire le régime déclaré de l’instruction en famille parce qu’on veut qu’il n’y ait plus en France d’enfants exposés à des formes non déclarées d’instruction, échappant de ce fait à tout contrôle de l’État ! C’est pourtant ce que proposent les articles 18 à 20 du projet de loi confortant les principes républicains, qui sera présenté le 9 décembre prochain en Conseil des ministres. Cela défie toute logique, puisque cette loi repose sur un raisonnement absurde : prétendre mieux contrôler les enfants non déclarés en supprimant l’un des quatre régimes d’instruction dûment déclarés et contrôlés, l’instruction en famille, instaurée par Jules Ferry lui-même en 1882 ! C’est sans doute pour cela que nos interlocuteurs des cabinets ou de la haute administration place Beauvau et rue de Grenelle se montrent jusqu’à présent incapables d’expliquer le but de cette mesure. Tout au plus, avancent-ils qu’il s’agirait de repérer des enfants qui seraient actuellement « hors de tout radar », qui ne seraient ni en école publique, ni en école privée sous ou hors contrat, ni dans le régime déclaré de l’instruction en famille. Il y aurait « des trous dans la raquette ». Il est facile alors de leur faire remarquer que les enfants scolarisés dans le cadre du régime légal et réglementé de l’instruction en famille ne peuvent pas être concernés par leur inquiétude puisque précisément ils sont déclarés et connus de l’administration qui peut donc les inspecter autant de fois qu’elle le souhaite.

Comment comprendre qu’aucune disposition dans ce projet de loi ne concerne l’Éducation nationale, en particulier les enfants absentéistes ou décrocheurs, qui ne sont scolarisés que de manière erratique ? L’État n’est alors pourtant plus capable de garantir leur accès à l’instruction. De plus, ils sont les premiers exposés aux influences islamistes. De même, on ne trouvera pas un mot sur les établissements scolaires musulmans, auxquels l’État a accordé un contrat donc des financements publics, alors qu’ils sont ouvertement rattachés aux très sulfureux Frères musulmans : l’école Éva de Vitray, le collège Al Kindi à Lyon, le lycée Averroès à Lille, le groupe scolaire Ibn Khaldoun à Marseille, etc.

Les mots « islamisme » et « séparatisme islamiste » ont disparu du projet de loi

Plus fondamentalement, on notera que les mots d’« islamisme » ou de « séparatisme islamiste » n’apparaissent même pas dans un projet de loi que le président de la République lui-même nous avait dit leur être consacré. Comment pourrait-on arriver à gagner une guerre contre un ennemi qu’on s’interdit de désigner précisément ? On risque de livrer inconsidérément les musulmans, en tant que personnes, à la vindicte populaire sans pour autant avancer d’un iota dans la lutte concrète contre le séparatisme islamiste. Par contre, et l’on peut se demander à l’intention de qui ce lot de consolation a été octroyé, c’est le mot « famille » que le projet de loi veut éradiquer dans le Code de l’éducation. Ainsi, s’il prévoit quelques cas de dérogations à l’obligation de scolarisation en école, ce n’est plus pour permettre « l’instruction en famille » d’enfants porteurs de handicap ou sportifs de haut niveau, mais pour leur accorder un droit, valable pour un an seulement, et sur autorisation expresse de l’État, à recourir à « l’instruction à domicile ». Même si cette loi affirmait ouvertement lutter contre les formes de séparatisme islamiste auxquelles certains enfants pourraient être exposés, nous ne pourrions pas davantage retirer à tous les parents le droit d’instruire leurs enfants en famille, de peur que ce droit ne soit dévoyé par certains, et encore moins de peur qu’il existe « quelque part » des enfants non déclarés ou scolarisés, mais absentéistes et décrocheurs.

Les atteintes contre les principes républicains et la propagande islamiste sont bien plus largement diffusées sur Internet que dans les lieux d’instruction des enfants

La mesure d’interdiction de l’instruction en famille, outre qu’elle est illogique, est manifestement disproportionnée. Dans un État de droit, on ne peut réduire qu’avec une infinie précaution les libertés des citoyens. S’il reconnaît le caractère constitutionnel de l’instruction en famille comme c’est hautement probable, le Conseil constitutionnel ne pourra que censurer de telles atteintes à un droit qui a reçu un baptême on ne peut plus républicain des mains de Jules Ferry lui-même et qui n’a jamais été remis en cause en 138 ans. Constitutionnelle ou simplement législative, l’interdiction de l’instruction en famille ne doit de toute manière pas conduire à des atteintes disproportionnées aux libertés. Est-il vraiment raisonnable de supprimer la liberté de tous par peur qu’une poignée de gens en mésusent ? Les atteintes contre les principes républicains et la propagande islamiste sont bien plus largement diffusées sur Internet que dans les lieux d’instruction des enfants ; nul n’a jamais pensé pour autant à interdire Internet ou à soumettre la publication des articles à un régime d’autorisation ! Nous parlons tout de même qu’un droit qui est consacré par l’article 26-3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui rappelle que « les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants ».

La capacité de chaque parent à protéger son enfant

En se proposant de retirer ce droit aux parents, le gouvernement ne semble pas prendre la mesure de ce à quoi il s’en prend : il touche à ce qu’il y a de plus viscéralement sacré pour chaque homme et chaque femme : son enfant. Et si les parents ressentent le besoin pour le protéger ou mieux l’épanouir de ne pas ou de ne plus le confier au système scolaire, rien ni personne ne pourra les en empêcher. Nul doute qu’ils n’hésiteront pas à rechercher la responsabilité pénale de l’État devant les tribunaux avec une pugnacité supérieure à ce qu’on voit pour la Covid-19. Et vous qui me lisez, si demain votre enfant est harcelé à l’école, l’y laisserez-vous parce que la loi vous a retiré le droit de le déscolariser ? Si votre enfant à haut potentiel végète à l’école parce qu’elle ne répond pas à ses besoins cognitifs et psychologiques, l’y maintiendrez-vous au risque de le voir sombrer dans l’échec scolaire et la dépression ? Nous avons tous besoin d’alternative. En 1984, les Français sont descendus par millions défendre l’école libre que Mitterrand voulait éradiquer à l’absorbant dans un grand service public unique. Aujourd’hui, ce qui est en jeu est encore plus fondamental : c’est la place de la famille aux côtés de l’enfant, c’est la capacité de chaque parent à protéger son enfant.

Les parlementaires ne s’y trompent pas. Ils sont déjà 130 à s’être positionnés contre cette mesure liberticide. Les auditions, manifestations, et consultations juridiques se multiplient. La liberté d’enseignement inclut le choix d’instruire en école ou en famille son enfant. Il serait proprement irresponsable d’interdire l’instruction en famille alors que la crise sanitaire de la Covid a montré que cela pouvait être un recours précieux, et que les difficultés de l’Éducation nationale à assurer un niveau de sécurité et d’enseignement suffisant dans tout point du territoire sont aujourd’hui reconnues par l’État lui-même. Au regard de cette situation, il est franchement malvenu de tirer sur l’ambulance qu’est l’instruction en famille et les établissements libres hors contrat. Alors, mobilisons-nous pour défendre notre légitimité en tant que parents et de veiller sur le bien de notre enfant face aux Danton au petit pied qui s’imaginent que l’enfant appartient à l’État alors qu’il n’appartient qu’à lui-même et que nous lui devons collectivement la sécurité et l’accès à la connaissance.

Anne Coffinier


lnstruction en famille en France : encore une liberté qu’on laisse sacrifier ?

Ingénieur, anciens instituteurs dotés d’une solide expérience en la matière, tous défendent l’instruction en famille, arguments à l’appui.

L’instruction en famille est une liberté fondamentale ancrée en droit français depuis un siècle et demi. En voulant l’interdire, le gouvernement se trompe de cible. Une telle interdiction serait inconstitutionnelle, profondément injuste, et porterait inéluctablement atteinte aux principes républicains, au lieu de les renforcer.

Début octobre 2020, le président de la République a annoncé vouloir supprimer la possibilité pour les parents d’instruire leurs enfants en famille (sauf exception d’ordre médical), c’est-à-dire supprimer une liberté fondamentale pourtant ancrée en droit français depuis un siècle et demi.

L’avant-projet de loi confortant les principes républicains, que nous avons consulté, prévoit de remplacer le libre choix de l’instruction en famille par : « L’instruction obligatoire est donnée dans les établissements ou écoles publics ou privés. » (article 18). Le projet de loi sera présenté en Conseil des ministres le 9 décembre.

Tous concernés

Le projet de suppression du libre choix de l’instruction en famille concerne tous les citoyens : tout parent peut se retrouver dans la nécessité de retirer un enfant de l’école pour un temps (harcèlement, profils atypiques, troubles dys, handicap en cours de reconnaissance, etc.). Savoir que cette possibilité légale existe est rassurant pour les parents comme pour les enfants.

Si cette disposition était adoptée, plus de 20 000 enfants actuellement instruits en famille ne pourraient plus l’être. Ils le sont principalement parce que c’est l’organisation qui convient le mieux aux enfants et à leur famille, ou parce qu’ils ont besoin de reprendre confiance en eux pendant quelques mois. Il est prévu que les parents souhaitant simplement continuer à exercer cette liberté fondamentale encourent six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende (article 19) !

L’instruction en famille participe à la résilience du système

L’instruction en famille fait partie intégrante du paysage de l’éducation française depuis les lois de Jules Ferry (1881-1882). Elle participe à la résilience du système et constitue un véritable laboratoire d’innovations pédagogiques. De récentes recherches en sciences de l’éducation et en sociologie montrent que la très grande majorité des enfants instruits en famille sont tout à fait intégrés à la société et socialisés.

Les familles se réunissent régulièrement pour participer à des ateliers, sorties pédagogiques ou activités sportives, favorisant dès lors les interactions et une réelle mixité sociale. De plus, les enfants pratiquent souvent plusieurs activités hebdomadaires avec d’autres enfants de leur âge (musique, sports collectifs en clubs). Et si, en grandissant, les enfants font le souhait d’intégrer l’école, d’y retourner ou de poursuivre des études, ils s’adaptent en général très bien.

Isabelle Filliozat, spécialiste de la parentalité, témoigne : « L’instruction en famille forme des enfants passionnés, à l’aise avec les adultes, autonomes et responsables. Leur esprit civique est souvent manifeste ». Certaines grandes universités de par le monde recherchent explicitement des étudiants avec ce profil.

Un projet inconstitutionnel, déjà écarté par les parlementaires plusieurs fois

En France, selon l’arrêt du Conseil d’État du 19 juillet 2017 (nous soulignons, NDLR), « Le principe de la liberté de l’enseignement, qui figure au nombre des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République, implique la possibilité de créer des établissements d’enseignement, y compris hors de tout contrat conclu avec l’État, tout comme le droit pour les parents de choisir, pour leurs enfants, des méthodes éducatives alternatives à celles proposées par le système scolaire public, y compris l’instruction au sein de la famille. » Il s’agit d’un garde-fou démocratique inestimable.

En juillet 2018, les députées Anne Brugnera et George Pau-Langevin, chargées d’une « mission flash » sur la déscolarisation, précisaient : « le droit, pour tout parent, d’instruire son enfant à domicile, {est} bien établi dans notre pays. (…) dans la grande majorité des cas, la qualité de cette instruction est régulièrement contrôlée et ne fait aucun doute. »

Et en juillet 2020, la rapporteure de la Commission d’enquête sénatoriale sur la radicalisation islamiste expliquait que : « L’instruction est obligatoire, mais elle est libre. Des familles ont fait le choix de la scolarisation à domicile sans avoir la moindre velléité d’éloigner leur enfant de la République. À mon sens, il revient plutôt à l’Éducation nationale de veiller à ce que les enfants présentant un risque de radicalisation ne quittent pas l’école. Il ne s’agit pas de supprimer toute liberté de choix aux familles. »

Une « punition collective » synonyme de déni de droit

Parmi les raisons invoquées par le ministère de l’Éducation nationale, la difficulté de l’exécutif à faire respecter les dispositions légales existantes, notamment à diligenter les contrôles. Faudrait-il alors retirer la liberté de manifestation à tous les Français parce que des casseurs s’infiltrent dans les cortèges ? Et bâillonner la liberté d’expression pour éviter d’éventuels troubles à l’ordre public ? N’est-ce pas le rôle de l’exécutif que de faire appliquer les lois ?

Rappelons qu’en juin 2020, le ministre de l’Éducation déclarait encore devant le Sénat : « La liberté d’instruction en famille a un fondement constitutionnel puissant et qu’on ne peut que reconnaître, et qui est, je pense, positif » (…) « on doit bien appliquer les règles que nous avons établies dans la loi de 2019 (Loi pour l’école de la confiance, NDLR). La mise en œuvre débute ; nous sommes en phase ascendante (…) Sur le plan des principes juridiques, il me semble qu’on est allé à un certain stade qui est le bon. »

Une solution de facilité qui se trompe de cible

L’interdiction de l’instruction en famille n’est pas la réponse à l’existence de formes clandestines d’endoctrinement hors du contrôle de l’État. Les enfants « hors radar », pris en charge dans des « écoles de fait » non déclarées, ou les enfants en décrochage scolaire ne font par définition pas partie de ceux instruits en famille, qui sont quant à eux suivis et contrôlés par l’État. Une telle interdiction ne permettrait pas non plus de prévenir la dérégulation sociale (isolement — y compris vis-à-vis de la famille —, perte de sens et d’estime de soi) qui fait le lit de la radicalisation.

En conclusion

L’interdiction de l’instruction en famille serait non seulement profondément injuste pour les milliers de parents qui ont choisi d’instruire leurs enfants en famille dans le respect des principes républicains, mais aussi inconstitutionnelle.

Se crisper sur des politiques autoritaristes par facilité sonne comme un aveu d’impuissance de l’exécutif. Nous appelons le président de la République, élu sur des idées de progressisme et de pluralisme, à faire preuve de créativité et de rationalité pour garantir le respect des libertés fondamentales en France, et en particulier la liberté d’enseignement.

Restreindre les libertés fondamentales, c’est affaiblir l’état de droit et par là même porter inéluctablement atteinte aux principes républicains au lieu de les renforcer.

Pour les associations et collectifs représentant les familles instruisant leurs enfants :

Claudia Renau, éditrice, ex-professeure agrégée d’histoire-géographie, association Les Enfants d’Abord
Alix Fourest, ingénieure en informatique, association Libres d’Apprendre et d’Instruire Autrement
Denis Verloes, chef de projet multimédia, Fédération pour la Liberté du Choix de l’Instruction et des Apprentissages
Laurence Fournier, ex-institutrice, collectif L’école est la maison
Armelle Borel, auto-entrepreneure, association Union Nationale pour l’Instruction et l’Épanouissement
Thérèse Louvel, ex-enseignante de Lettres, association Choisir d’Instruire Son Enfant

Source : Médiapart


Dans quelle mesure l'orientation politique et le sexe déterminent-ils les valeurs de la tour d'ivoire ?

Une étude d’une équipe en psychologie de l’Université d’État de New York a interrogé près de 200 universitaires de partout aux États-Unis et leur a demandé d’évaluer dans quelle mesure ils accordent la priorité à chacune des cinq valeurs universitaires suivantes :

  • la rigueur scientifique,
  • le progrès des connaissances,
  • la liberté universitaire,
  • le bien-être émotionnel des élèves,
  • la « justice sociale ».

L’équipe a demandé à ces professeurs de préciser leur sexe, de leur orientation politique, de leurs traits de personnalité de base (ouverture, conscience, extraversion, amabilité et stabilité émotionnelle) et de leur domaine d’études. Confirmant les résultats que suggérait le professeur Jonathan Haidt (voir vidéo), plusieurs de ces variables étaient fortement liées à l’orientation politique des universitaires.

Voici quelques points saillants des résultats :

Les professeurs relativement conservateurs valorisaient la rigueur scientifique et l’avancement des connaissances plus que les professeurs relativement libéraux.

Les professeurs relativement libéraux valorisaient la « justice sociale » et le bien-être émotionnel des étudiants plus que les professeurs relativement conservateurs.

Les professeurs s’identifiant comme des femmes avaient aussi tendance à privilégier, relativement, la « justice sociale » et le bien-être émotionnel (par rapport aux professeurs qui s’identifiaient comme des hommes).

Les professeurs de commerce accordaient une importance relative à l’avancement des connaissances et à la rigueur académique, tandis que les professeurs en éducation mettaient un accent relatif sur la justice sociale et le bien-être émotionnel des étudiants.

Indépendamment de ces autres facteurs, les professeurs relativement aimables ont tendance à mettre davantage l’accent sur la justice sociale et le bien-être émotionnel des étudiants.

L’étude se conclut sur une discussion qui se concentre en grande partie sur la façon dont ces données sont cohérentes avec un portrait hautement politisé du monde universitaire américain. Une tour d’ivoire où l’orientation politique, le sexe biologique, la personnalité et le domaine d’études façonnent de manière importante les valeurs des professeurs.




L'Art européen selon Google

Saisir « European Art » dans la recherche d'images de Google:





Ah, trois Africains...

jeudi 26 novembre 2020

« [En Asie, l]es gens me ressemblent et ça fait du bien » de dire l'immigrée qui se plaint du racisme systémique

Le commentaire de Mathieu Bock-Côté, chroniqueur et blogueur au Journal de Montréal et au Journal de Québec et animateur du balado « Les idées mènent le monde » à QUB radio : une blogueuse voyage asiatique aime se retrouver parmi ceux et celles qui lui ressemblent… physiquement.

Écoutez l'émission (14 minutes)



Sonia Li, née en Chine, explique que le quartier Montréalais de Villeray est trop blanc et trop francophone [« ce n’est pas le plus diversifié culturellement »] et qu’elle se sent mieux en Asie où les gens lui ressemblent ethniquement, tout en accusant le Québec de racisme systémique : 

« Face au racisme [au Québec], j’ai finalement choisi de cesser le silence et de me tenir debout »

« Je suis bien en Asie. Ce sera toujours une de mes maisons. Les gens me ressemblent et ça fait du bien. »

Allez comprendre. Cette apparente contradiction, cet éloge de l’homogénéité interdite au Québec, n’a pas empêché le Huff Post de publier cette « courageuse » chronique.  

 

 

Homogénéité rassurante ?

En marchant vers l’épicerie aujourd’hui, je regardais ces jeunes du secondaire. Ils étaient pleins de vie, beaux et différents. J’habite Villeray à Montréal. Bien que j’aime mon quartier, ce n’est pas le plus diversifié culturellement. Rien à voir avec le centre-ville ou encore Parc-Extension où les langues et les cultures se mélangent. Mais, en marchant à l’heure du lunch aujourd’hui, cette beauté culturelle m’a frappée. Et pourtant, ces jeunes, on les oublie.

Adib Alkhalidey a dit à Tout le monde en parle dernièrement qu’on est en train de sacrifier une génération de talent, d’ambition et de richesse. Et je me suis reconnue dans ça. J’ai 27 ans. Ces jeunes avaient 10 ans de moins que moi, et pourtant, ils vivent les mêmes sentiments que j’ai ressentis à leur âge.

Est-ce que le Québec est chez moi ? Où sont les gens comme moi ?

Je suis bien en Asie. Ce sera toujours une de mes maisons. Les gens me ressemblent et ça fait du bien.

Je viens tout juste de revenir au Québec. Il y a un mois, je vivais en Thaïlande. Ça faisait près de trois ans que je vivais à l’étranger, principalement en Asie. On m’a souvent demandé pourquoi. Et bien que cette réponse pourrait être répondue de mille et une façons, la plus simple, c’est que je suis bien en Asie. Ce sera toujours une de mes maisons. Les gens me ressemblent et ça fait du bien.

[…] Il y a quelque chose d’extrêmement puissant dans le fait d’être dans un environnement où tu te fonds dans la masse, où tu n’as pas à gérer les micro (parfois grandes) agressions. Quotidiennes pour certains ou événements rares pour d’autres, ces micro-agressions s’accumulent, et à la fin, c’est lourd pour le cœur. […] 

Au gouvernement, il faudrait d’abord reconnaître l’existence du racisme systémique au Québec. Ça fait toujours mal de reconnaître qu’on a eu tort, mais une fois que c’est fait, on apprend et on se relève les manches pour travailler à améliorer les choses. […]


Diversité blanche (capillaire) malvenue ?

27 novembre 1095 — Appel lancé pour porter secours aux chrétiens d'Orient et aux pèlerins

C’était il y a près de mille ans. À la fin du XIe siècle, le royaume de France était en petite forme. Il ne représentait pas plus de deux ou trois fois l’actuelle région d’Île-de-France ; le domaine royal était bordé par Compiègne au nord, Orléans au sud, Dreux à l’ouest. Les Capétiens régnaient, mais, dit Jacques Bainville qui est indulgent, ce sont des « règnes sans éclat ». Qui se souvient de ces rois-là, les premiers héritiers du fondateur de la dynastie, Robert le Pieux, Henri Ier, Philippe Ier ? C’est à l’extérieur du royaume que les choses se passent. Chez les Normands en particulier : le duc de Normandie, Guillaume le Conquérant, a mis la main sur l’Angleterre (victoire de Hastings, en 1066, illustrée par la tapisserie de Bayeux), et ce sont aussi des Normands qui sont allés délivrer, à leur demande, les populations catholiques de l’Italie méridionale des expéditions sarrasines.



« Les malheurs des pèlerins »

Car c’est un temps de pèlerinages. Des foules de pèlerins chrétiens se déplacent en longues colonnes vers Rome ou Saint-Jacques-de-Compostelle, au nord de l’Espagne, venant manifester leur soutien aux dernières victoires de la Reconquista sur l’islam, après des siècles de conquêtes et de conversions musulmanes induites par des vexations et une forte taxation. Mais c’est le pèlerinage de Jérusalem, par terre et par mer, qui attire les fidèles les plus nombreux et les plus ardents, à partir des sols européens, notamment français. « Il crée une vie neuve, il marque la crise décisive où le vieil homme se dépouille », notent les chroniqueurs de l’époque.

Ces mouvements de population de l’Occident vers les Lieux saints d’Orient créent des routes, des escales, des dispensaires ; ils développent des échanges de toute nature. Arrivés sur place, les pèlerins rencontrent d’autres chrétiens, d’ancienne tradition qui constitue encore une grande partie de la Syrie et de la Palestine, peut-être encore la majorité des habitants, mais aussi des musulmans. Les communautés prospèrent dans des quartiers séparés. Jusqu’à l’arrivée des Turcs seldjoukides. Les anciens « maîtres tolérants et policés venus d’Égypte font place à des fanatiques durs et tracassiers ». La conquête de Jérusalem par ces Turcs s’accompagne de la persécution et du massacre des chrétiens. Les pèlerins rentrent chez eux effrayés. La nouvelle enflamme la fin de ce XIe siècle. Les Seldjoukides se sont emparés de l’Arménie si lointainement chrétienne, de Smyrne, de Nicée, près de Constantinople.

L’intervention des barons occidentaux permit de libérer de nombreuses villes (Nicée, Sardes, Tarse, Antioche) récemment conquises par les Turcs après la catastrophe de Manzikert en 1071


L’Empire byzantin menace de disparaître. Une vague de fond soulève la chrétienté.

L’Empire byzantin est confronté à l’avancée des Turcs seldjoukides. Depuis la désastreuse défaite subie à Manzikert l’arménienne en 1071, de nombreux territoires sont passés entre les mains de ces nouveaux musulmans venus d’Asie centrale et récemment convertis. Leur présence complique encore davantage le pèlerinage sur les Lieux saints qui connaît à l’époque un essor remarquable.

Qui va délivrer le Saint-Sépulcre ? Les monarques en sont incapables, qu’ils soient trop faibles, comme le roi de France, qu’ils se disputent entre eux, et notamment avec l’empereur d’Allemagne, ou qu’ils contestent l’autorité de l’Église de Rome. C’est donc elle qui va se substituer à eux, cette Église de Rome qui révèle sa solidité en résistant au grand schisme d’Orient d’un côté et aux « antipapes » de l’autre. C’est elle qui peut porter secours aux chrétiens de Terre sainte. Mais avec quels moyens le peut-elle ? Quels hommes ? Quel argent ? Quelles armes ? Elle va les mobiliser.

Et c’est un autre Français qui le fait, non pas le roi, mais un pape, le deuxième élu depuis Grégoire VII. Fils d’une famille noble de Champagne, rappelle Jacques Heers, l’historien des croisades, c’est un bénédictin ; il fut archidiacre de Reims avant de devenir prieur de l’abbaye de Cluny. Bâtie à la fin du siècle précédent, cette abbaye rayonne par son influence bien au-delà du sol qui l’a vue naître. Élu pape sous le nom d’Urbain II en 1088, il a dû attendre cinq ans avant de s’asseoir sur le trône pontifical à Rome (alors occupée par un « antipape »). La mission de la délivrance des chrétiens de Jérusalem se présente à lui comme une occasion d’affirmer son autorité tout en marquant la puissance temporelle et spirituelle de l’Église. Il part prêcher le combat dès 1095, depuis l’Italie jusqu’à la Bavière, des Alpes à la France, son pays. Il y multiplie assemblées et conciles, et n’hésite pas à excommunier le roi de France, Philippe Ier, pour usurpation de biens d’Église, répudiation de son épouse et corruption...

L’abbaye de Cluny dont Urbain II fut le prieur


mercredi 25 novembre 2020

Première action de grâce en Amérique du Nord, la Floride française

La première Action de grâce en Amérique du Nord aurait eu lieu en Floride française.

En effet, avant de tenter de coloniser (peupler) le Canada, la France, et plus particulièrement les huguenots qui y voyaient de futurs refuges, chercha à fonder des colonies en Amérique. Sous l’impulsion de l’amiral Gaspard de Coligny, figure de proue des huguenots, Jean Ribault et René de Goulaine de Laudonnière quittent Le Havre avec 150 hommes à bord de deux vaisseaux du roi le 18 février 1562 et abordent l’Amérique aux confins de la Floride et de la Géorgie actuelles après deux mois de navigation (1er mai). Ils baptisent le pays Caroline en l’honneur de Charles IX de France, établissent un contact pacifique avec les indigènes du « pays de Chicora » (les tribus Potanos, Saturiwas et Tacatacuru). Ils élèvent un fortin, Charlesfort, au sud de l’actuelle ville de Port Royal en Caroline du Sud. Laudonnière organise une seconde expédition en 1564. Il retrouve Charlesfort rasée à la suite du raid du capitaine espagnol de Roja. Laudonnière fait alors construire, 165 milles plus au sud, un ouvrage de plus grandes dimensions, baptisé « la Caroline » (22 juin 1564). Il renvoie en France deux navires sur quatre et décide de rester sur place.

Le 30 juin 1564, l’explorateur français René de Goulaine de Laudonnière a appelé à une fête pour célébrer l’établissement du fort Caroline, près de l’actuel Jacksonville. Laudonnière avait atteint la côte de la Floride le 22 juin, puis remontait la voie navigable que Jean Ribault, deux ans plus tôt, avait surnommée la rivière de Mai, connue aujourd’hui sous le nom de rivière St Johns. Les Indiens Timucua ont chaleureusement accueilli les huguenots français et ont aidé à préparer une fête en leur honneur. « [J]e commandai que l’on sonna une trompette, afin qu’étant assemblés nous rendissions grâces à Dieu, de notre arrivée favorable et heureuse. Là nous chantâmes des louanges au Seigneur, le suppliant vouloir par la sainte grâce, continuer son accoutumée bonté, envers nous ses pauvres serviteurs ».

René de Goulaine de Laudonnière (1510-1574)

D'autres attribuent la première Action de grâce en Amérique du Nord à Martin Frobisher qui, durant sa recherche du Passage du Nord-Ouest en 1578, s'est arrêté avec son équipage sur l'île de Baffin pour rendre grâce à Dieu d'être toujours en bonne santé.

Fac-similé de l’ouvrage paru en 1586 relatant cet événement :

Source : Laudonnière, René de Goulaine de, « L’histoire notable de la Floride située ès Indes Occidentales, contenant les trois voyages faits en icelle par certains capitaines & pilotes françois, descrits par le capitaine Laudonnière, qui y a commandé l’espace d’un an trois moys : à laquelle a esté adjousté un quatriesme voyage fait par le capitaine Gourgues. » [archive], sur gallica.bnf.fr, 1586 (consulté le 10 novembre 2020), p. 112 (45)

Célèbre journaliste féministe et travailliste démissionne du Guardian à cause du climat de censure

Après Bari Weiss (voir ce billet) qui a quitté le New York Times, Suzanne Moore, journaliste féministe au Guardian, autre quotidien de gauche, quitte sa rédaction écœurée par le climat « woke ». Extraits traduits de la retranscription de son interview à Unherd.

Nous sommes en mars 2020. Depuis plusieurs mois maintenant, j’essaie d’écrire quelque chose — n’importe quoi — sur le « débat trans » dans ma rubrique du Guardian. Ce débat oppose certaines féministes et des militants pro-transsexuels. Mais si je glisse un jour une ligne sur l’expérience féminine des personnes ayant un corps de femme et sur l’importance de cette expérience, pourtant toujours étouffée. On la fait disparaître. Cette idée est bloquée, pas explicitement, mais elle n’est certainement pas publiée. Mes éditeurs disent des choses comme : « Cela n’ajoute rien à votre propos » ou c’est une « distraction » par rapport à l’argument.

Même si j’écrivais pour eux depuis des décennies, les rédacteurs essaient constamment de m’orienter vers des sujets de « style de vie » pour ma chronique. L’un d’eux suggère même que je ne devrais pas du tout toucher à la politique. Et pourtant, l’année précédente, j’avais remporté le prix Orwell du journalisme politique.

J’ai donc enfin pu écrire un article sur les problèmes des trans. Sur quoi 338 de mes « collègues » se sont plaints par écrit de cet article au rédacteur en chef.

Aujourd’hui, six mois plus tard, j’ai démissionné. Et j’essaie toujours de comprendre pourquoi j’ai été traité d’une façon si épouvantable.

Pourtant, les insultes que j’ai subies sur la question des trans étaient différentes et pires que tout ce qui s’était fait auparavant. Les réseaux sociaux commençaient à faire des efforts. Cela m’a ouvert les yeux. Twitter était rempli de gens qui me disaient comment ils allaient me violer, me décapiter, éjaculer dans ma tête, me brûler. Tout cela était en quelque sorte lié à la remarque du transsexuel brésilien [Suzanne Moore avait cité une phrase sur le corps des transsexuels brésiliens dans un article précédent]. La police est venue me voir, mais elle n’a pas vraiment compris ce qu’était Twitter. Ils ont dit des choses comme : « Ne leur répondez pas par courriel, ma belle ». Les pires menaces venaient de personnes qui savaient où j’habitais et qui disaient qu’elles rosseraient mon fils de 11 ans. […]

En 2018, l’atmosphère était toxique. Un collègue chroniqueur du Guardian a répondu à un message que j’avais envoyé sur le fait d’être courtois lors de la fête de Noël : « Vous avez provoqué la transphobie la plus dégoûtante, pour laquelle vous ne vous êtes jamais excusés, vous avez qualifié l’islamophobie de mythe et vous vous en prenez publiquement aux gens de gauche ». Cette personne a poursuivi en disant que je me sentais en insécurité « parce qu’une nouvelle génération de jeunes gauchistes avait pris l’ascendant dans l’opinion publique ». Je n’ai même pas compris l’accusation d’islamophobie. […]

Ce qui nous amène à mars 2020 [l’article en question]. Finalement, un grand rédacteur m’a permis d’écrire sur la façon dont les femmes critiques en matière du genre voulaient faire valoir leurs droits fondamentaux. Un professeur d’histoire de la classe ouvrière à Oxford, Selina Todd, a été désinvité d’un événement. J’ai noté, à propos de cet incident, que ce sont encore les femmes, jamais les hommes, qui perdaient des emplois, des revenus et des plateformes publiques si elles s’exprimaient. 

[La veille de la prise de parole de Todd, elle dit avoir été désinvitée au motif qu’elle s’était adressé à une réunion du groupe Woman’s Place UK, qui a été formé en 2017 après des modifications proposées à la loi sur la reconnaissance des genres. Le groupe fait campagne pour que les femmes aient des espaces séparés et des services distincts sur la base de notre sexe biologique. Todd, une professeur respectée d’histoire de la classe ouvrière, a, par conséquent, été accusée sur les réseaux sociaux d’être transphobe. Woman’s Place UK a récemment été défini comme un « groupe de haine transexclusionniste » dans un engagement mis en place par le Campagne travailliste pour les droits trans. Engagement que les candidates à la direction travailliste Lisa Nandy et Rebecca Long-Bailey se sont engagées à respecter.]

Beaucoup de femmes m’ont écrit : elles ne prenaient pas position, mais elles étaient dans l’ensemble inquiètes. J’ai écrit que je croyais que le sexe biologique était réel et qu’il n’était pas transphobe de comprendre la science fondamentale. À mon avis, la chronique était assez modérée. 

Elle a été publiée. Puis, j’apprends que nombre de gens sur les réseaux sociaux me remercient d’avoir dit ce qu’il fallait dire. Mais il existe d’autres réactions : le lot « Crève dans un fossé, terf » qui, chose extraordinaire, me disait de mourir dans un fossé. [terf = acronyme signifiant féministe radicale transexclusionniste]. Une nouvelle fois. […]

Puis est venue la lettre au rédacteur en chef, exprimant la consternation que le Guardian soit une publication « hostile aux droits des trans et aux employés trans », puisque trois personnes trans avaient apparemment démissionné au cours de l’année dernière. Cette lettre me l’apprenait. Bien que je n’aie pas été nommée dans la lettre, c’était très clairement une réponse à ma chronique. Trois cent trente-huit personnes l’ont signée.

Aucun d’entre eux n’a eu la décence de me téléphoner. Le Guardian devrait-il être un lieu de travail accueillant pour les transgenres ? Oui, bien sûr. Devrait-il être un lieu où l’on discute de questions compliquées ? Encore une fois, oui.

Mon expérience est que j’ai été plus censuré par la gauche que par la droite et cela ne me fait pas plaisir de le dire. […]

La lettre affirmait clairement que ce n’était pas seulement les activistes des réseaux sociaux qui voulaient que je quitte le journal. Mes collègues m’avaient en ligne de mire : il était temps de passer la main à la jeune équipe de Corbyn, qui passe sa vie à se moquer des médias grand public, mais qui est impatiente d’en faire partie. Savaient-ils bien écrire ? Dire quelque chose qui vienne du cœur ? Est-ce que cela compte ? Apparemment non, ils pensent simplement comme il faut.

La lettre a ensuite été transmise à Buzzfeed, puis les noms ont été rendus publics. J’étais dévasté de voir que des gens que j’aimais et avec qui j’avais travaillé avaient fait cela. En 30 ans de journalisme, j’ai souvent été en désaccord avec les gens et j’ai eu des désaccords avec eux, mais personne n’a jamais fait quelque chose d’aussi sournois que d’essayer de faire virer quelqu’un à cause d’une chronique.


J’ai énuméré les noms de mes dénonciateurs sur Twitter. J’ai vu que l’un d’entre eux prétend que je les avais « doxxés », ce qui n’est pas le cas car les noms étaient déjà dans le domaine public. J’ai écrit une lettre bouleversante et émouvante aux personnes que je connaissais, leur demandant comment ils avaient pu faire cela. Quel genre de victoire avaient-ils obtenu ?

Je me sentais vraiment mal. Comment vous sentiriez-vous si 338 collègues vous intimidaient ? Mais je suis parti à Amsterdam pour faire une retraite aux champignons [hallucinogènes] parce que la vie continue.

Par erreur, j’ai pensé que mes rédacteurs en chef me défendraient parce que c’était ce qui s’était passé dans d’autres journaux où j’avais travaillé ou bien ils pourraient faire une déclaration publique. Ils ne l’ont pas fait. Il y a eu un courriel interne. Et j’ai entendu dire qu’il a été discuté au Scott Trust qui dirige le journal. Je n’ai vraiment aucune idée de ce que cela signifie. Je ne comprends pas non plus ce que signifie l’indépendance éditoriale. Le comprennent-ils ? Pas selon moi.

Pour moi, ils ont fait preuve d’une lâcheté totale. Ne devraient-ils pas soutenir leurs journalistes ? Mais sur cette question, le Guardian a pris peur. Je pense que c’est en partie à cause du parti pris de l’édition américaine du Guardian et en partie parce que le journal est parrainé par la fondation Open Society [de Sorros], qui promeut les droits des transgenres. […]

Source : Unherd (en anglais).

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Inquisition — Norvège condamne à la prison ceux qui tiennent des propos « transphobes »... en privé

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États-Unis — Trois lycéennes portent plainte pour empêcher athlètes transgenres de concourir avec filles

Cours d'éducation à la sexualité, l'imposition de la théorie du genre est cruciale... 

 Québec — Éducation à la sexualité : des exemptions « très strictes », mais pas pour raisons religieuses

37 % des gènes humains ont une expression différenciée selon que l’on est homme ou femme

Au Québec, un cours d’éducation sexuelle « imprégné par la théorie du genre » ?

Les athées américains plus enclins à se dire blancs que les protestants et les catholiques

Un athée est plus susceptible de s'identifier comme blanc, non hispanique qu'un protestant ou un catholique.

En fait, les jeunes athées sont l'une des catégories « religieuses » les moins diversifiées sur le plan racial aux États-Unis. Seuls les mormons sont en général plus nombreux à se dire « blancs ».


Voir aussi

Le déclin des blancs : rejeter, réprimer, fuir ou métisser ? 

Le wokisme : des protestants puritains athées

Obama Ier et ses remarques condescendantes envers les Latinos

Explications savantes de l’ancien américain président Obama, le messie métis, sur le succès de Donald Trump auprès des hispaniques :

« … Il y a beaucoup d’hispaniques évangéliques qui, du fait que Trump dit des propos racistes sur les Mexicains ou met des travailleurs sans papiers dans des cages, pensent que c’est moins important que le fait qu’il soutienne leurs opinions sur le mariage gay ou l’avortement. »
Obama semble oublier que les immigrants illégaux (ils ne sont pas des « travailleurs sans papiers ») étaient aussi parqués dans des cages à son époque (même le très démocrate Washington Post doit l'admettre, mais c'était selon lui parce que le nombre d'immigrants illégaux était tellement important qu'il a fallu pallier le manque de place, bref le résultat de la politique migratoire très laxiste d'Obama).

En outre, Trump n'a jamais fait campagne sur une remise en cause du mariage homosexuel, il ne s'est jamais exprimé contre celui-ci. Contrairement à Obama qui, en 2008, s'opposait publiquement au mariage pour les couples de même sexe. Selon David Axelrod, toujours dans le très progressiste Washington Post, Obama aurait menti à l'époque.
 
M. Obama a également déclaré que le parti républicain de M. Trump avait encouragé les hommes blancs à se considérer comme des victimes. “Vous avez vu se créer, dans la politique républicaine, ce sentiment que les hommes blancs sont des victimes”, a-t-il dit. “Ce sont eux qui sont comme attaqués. Ce qui ne concorde évidemment pas avec l’histoire, les données et l’économie.” Voir Espérance de vie baisse chez les hommes en Ontario, en Colombie-Britannique et chez les blancs aux États-Unis, Suicide : déclin mondial, mais augmentation chez les blancs américains et Sans discrimination positive, le poids des minorités [non blanches] diminue dans les universités américaines.
 
Pour a sa part M. Joe Biden semble nommer à son cabinet de nombreux anciens ministres et secrétaires d'État de l'époque d'Obama comme John Kerry, Janet Yellen (ex-Fed), Jake Sullivan  (qui a défendu le dossier Steele, dossier bidon), et Tony Blinken (un faucon dans le domaine de la politique étrangère). La « compétence est de nouveau dans le vent » selon le journaliste Dan Rather
 
Selon le Washington Examiner, Biden révèle les priorités de ses 100 premiers jours. En haut de la liste? Immigration. Citoyenneté pour ceux qui sont ici illégalement. Relance de DACA [amnistie de quelque 11 à 22 millions d’étrangers illégaux vivant aux États-Unis]. Gel de la déportation. Plus besoin d'attendre au Mexique. Ceux qui traversent illégalement restent aux États-Unis. Et «pas un autre pied» de mur en plus (mais garder la barrière existante).