dimanche 3 juillet 2022

L'école est inégalitaire non par racisme, mais par faute de transmettre

3/VII/2022 François-Xavier Bellamy:

« Notre école est la plus inégalitaire d'Europe ; ce n'est pas, comme le pense le ministre de l'éducation nationale, parce que la culture française est structurellement raciste, mais parce qu'elle n'est plus transmise. »

Nomination de Pap Ndiaye : « je l'ai accueillie comme une catastrophe (...) on nomme un ministre dont la priorité c'est d'expliquer que la France est coupable de racisme structurel », dixit François-Xavier Bellamy.


Émission au complet

à venir

samedi 2 juillet 2022

« Ne plus enseigner le latin et le grec, c’est nous couper de nos racines culturelles »

Le Figaro. — Seuls 535 candidats (sur plus de 380 000) ont présenté la spécialité « littérature, langues et cultures de l’antiquité - Latin » au bac 2022, et 237 en « littérature, langues et cultures de l’antiquité - Grec ancien ». Et seuls 3 % des lycéens ont suivi l’option latin en 2021-2022. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Andrea MARCOLONGO. — Je suis bouleversée par ces chiffres et réellement préoccupée. On parle désormais d’une toute petite minorité qui étudie le grec et le latin en France. Je le dis d’abord en tant qu’helléniste, mais aussi en tant qu’italienne, pays où les chiffres sont tout de même différents. Pour moi, c’est très grave. Si on laisse les choses se dérouler ainsi, dans quelques années, il n’y aura plus d’élèves ou d’étudiants français qui suivront des cours de langues anciennes.


—  Quelles en sont les raisons ?

— Cette situation nous la devons d’abord à un conformisme de la classe politique et intellectuelle. On ne peut pas reprocher aux élèves et étudiants français de ne pas faire du latin et du grec car ces langues, et les références à ces langues, ont entièrement disparu du débat public. Lors de la dernière campagne électorale, je ne me rappelle pas en avoir entendu parler. Par ailleurs, depuis une dizaine d’années, on a commencé à juger la culture avec un paramètre d’utilité. On a pensé que ces langues n’étaient plus utiles et que le but de l’école était de former des travailleurs. Dans cette perspective, l’enseignement du grec et du latin était inefficient. Il n’y a même pas de débat intellectuel à ce sujet. Le conformisme à l’état pur, c’est de dire que l’on passe à autre chose et que ce n’est pas important.

— La paresse intellectuelle est-elle l’une des raisons de ce déclin ?

— Oui, c’est une paresse intellectuelle généralisée. Cela ne concerne pas que les élèves.

— Il est très rare de voir quelqu’un, issu de la classe politique ou intellectuelle, parler de L’Odyssée, de L’Iliade, d’Homère, des classiques ou des humanités. Les jeunes élèves de 14 ans ne se mettront pas au latin ou au grec seuls. Il faut assumer une responsabilité et pour moi elle est très claire : c’est d’abord celle de la classe politique et intellectuelle.

— Cette baisse de l’enseignement des langues anciennes en France fait écho à la décision de l’université de Princeton en avril 2021 de supprimer de son cursus de lettres classiques l’obligation d’un enseignement du latin et du grec. Les langues anciennes sont-elles rejetées par l’occident ?

— Il faut même parler ici de renoncement intellectuel. Ce n’est plus une remise en cause ou un rejet, c’est un effacement. Pourtant, les classiques servent à réfléchir. Italo Calvino disait que l’enseignement classique est fait pour se définir en rapport, être pour ou contre. Il faut toujours remettre en cause, la discussion avec l’enseignement classique est essentielle, mais pour cela il faut qu’il existe… Sinon, le risque est celui d’un véritable monologue intellectuel. «Je ne suis pas d’accord avec cela, donc la seule solution est d’effacer et supprimer» : c’est très grave de fonctionner comme cela. On forme une génération habituée au monologue et non pas au dialogue. Pour apprendre le dialogue avec l’autre, il faut connaître, et les classiques servent à cela.

— Pourquoi les langues latine et grecque sont-elles essentielles ? Que perd-on à ne plus les enseigner ?

— On perd la possibilité de former des citoyens et des êtres humains complets. Les langues grecque et latine sont des langues philosophiques. On n’apprend pas le latin et le grec pour la grammaire [mais cela renforce singulièrement l'analyse grammaticale et la connaissance des langues mêmes modernes], ce n’est pas le but de l’enseignement. Si on revient à l’antiquité, à la Grèce antique, à Athènes, c’est pour ce qu’on appelle le miracle grec, c’est-à-dire cette société qui a su inventer la philosophie, l’astronomie, les mathématiques, la tragédie, l’art. Toutes ces inventions ont été permises par la langue. La démocratie d’Athènes s’est appuyée sur la langue grecque. C’est une langue née pour la discussion et pour l’échange. La première langue qui a eu une capacité d’abstraction, qui a pu exprimer des concepts abstraits et qui les a rendus compatibles avec le dialogue. Le logos est devenu «dialogue». C’est tout cela qu’on perd aujourd’hui.

— S’affranchir de cet apprentissage des humanités, qui a prévalu pendant des siècles, équivaut-il à se couper d’une grande partie de nos racines ?

— Absolument. Je ne parle pas des racines uniquement antiques, avec cette fausse idée que nous serions tous des petits-enfants de la Grèce ou de Rome. La question n’est pas de savoir si Platon, César ou Cicéron sont nos ancêtres. Ce sont les racines culturelles et les racines humaines qui nous intéressent. Ne plus lire Homère signifie que nous nous contentons de vivre à la surface de nous-mêmes, comme les plantes aquatiques qui n’ont pas de racines dans la terre mais qui flottent à la surface de l’eau. Je suis inquiète sur ce fait, celui d’être entourée par des gens intellectuellement déracinés. Ne pas connaître Platon ne constitue pas un tort envers Platon, mais si l’on ne connaît pas Platon, c’est très difficile de lire Dante, et si l’on ne comprend pas Dante, on a du mal à lire Rabelais, et ainsi de suite jusqu’au XIXe et XXe siècles. Je ne sais pas dès lors quel type de relation on peut avoir avec la culture dans son ensemble. Si on pense l’équivalent avec les mathématiques, c’est essayer de comprendre la théorie de la relativité sans avoir fréquenté les classes de primaire.

—  Cette coupure peut être conçue comme la conséquence d’une modernité qui ne se préoccupe que de sa propre avancée. Le modernisme peut-il s’affranchir de l’humanisme ?

—  J’aime beaucoup les mots «humanités» et «humanisme», ou, pour les dire en grec, « anthropocentrisme ». À l’heure actuelle, on renonce à une conception humaniste de la vie et de la société et on la remplace par l’individualisme. L’humanisme, c’est être capable de vivre avec soi-même dans une société. L’individualisme, c’est le contraire : en tant qu’individu, je pense que mes idées sont plus importantes que les tiennes.

—  Aujourd’hui, nous distinguons, voire séparons, les sciences « pures » des humanités, dont les langues anciennes et les cultures grecque et latine font partie. Cette séparation n’a pas été toujours vraie. Humanités et sciences dures ne devraient-elles pas au contraire se nourrir réciproquement ?

— J’en suis tout à fait convaincue. Il faut que les gens se souviennent de ce lien. Évidemment, pendant l’antiquité, cette séparation n’existait pas : sciences et humanisme étaient situés dans un grand ensemble, celui du savoir. La métaphysique, que l’on peut aussi appeler philosophie, portait ce nom car dans la bibliothèque d’Alexandrie, les livres de philosophie étaient rangés juste après les livres de physique (« méta » veut dire « après »).


Je ne peux pas imaginer la science pure sans la capacité de s’interroger sur ce que l’on découvre. C’est d’autant plus vrai dans une société comme la nôtre où les découvertes scientifiques sont de plus en plus importantes. On a à notre disposition une quantité inouïe de ressources technologiques. Mais chaque découverte scientifique doit être accompagnée d’un questionnement éthique : la question des limites, de l’utilité et surtout du «pourquoi ». Sinon, nous risquons une perte de sens et le déracinement. Je ne connais pas une autre façon de progresser en tant que société que cette conception humaniste : s’interroger sur ce que signifie être « humain » et vivre, sinon on se limite à être à la surface.

Dernier ouvrage paru :

L’Art de résister.
Comment “L’Énéide” nous apprend à traverser une crise,
trad. Béatrice Robert-boissier,
Gallimard, 2021.

Voir aussi

France — Malgré une forte demande, l’apprentissage du latin et du grec stagne dans les collèges et lycées  

Brève — Le latin sera enseigné dans 40 écoles publiques anglaises afin de rendre la matière moins « élitiste »

Romanes eunt domus, leçon de latin en Judée


« Les langues anciennes nous permettent de former une pensée et ainsi de commencer à dire non »

Herī des Beatuli, apprendre le latin par la chanson (Yesterday des Beatles et autres « classiques »)

États-Unis — Princeton supprime l’obligation de faire du latin ou du grec pour les études classiques

Le grec et le latin, nouvelles cibles des « wokes » 

Ces historiens américains et canadiens de l’Antiquité qui haïssent l’Antiquité… gréco-latine 

La haine de la culture à l’école des « compétences » 

Lettres classiques — beaucoup d’élèves ne connaissent plus la patience 

Vive le latin ! 

Oxford réorganise les études classiques pour réduire inégalités entre hommes et femmes 

France — Valoriser le latin et le grec, auprès de tous 

Les Français veulent le retour à l’uniforme et la promotion du latin et du grec

 

vendredi 1 juillet 2022

Bienvenue au Canada — où la police recherche cette « femme » et crier pour être puni d'une amende de 1000 $

 

La police prévient crier (« shouting ») punissable de 1000 $ d'amende

La grande noirceur canadienne 

par Mathieu Bock-Côté

Il faudra bien un jour cesser de se faire croire que le Canada est un pays de liberté.

Le Canada est devenu le laboratoire d’une expérience idéologique inédite où, au nom de la « diversité », s’installe une censure, directe et indirecte, officielle et officieuse, assumée et hypocrite.

Le dernier épisode en date de cette censure touche le livre Nègres blancs d’Amérique – cet ouvrage classique de Pierre Vallières, central dans l’histoire de la pensée québécoise, dont le titre, depuis quelques années, fait scandale. [Lire aussi : Orwell — chien de garde fédéral (CRTC) ordonne à Radio-Canada de s'excuser pour avoir prononcé le mot « nègre »]

Nous le savons, il suffit de prononcer le titre de cet ouvrage à la télévision, en classe, ou ailleurs, pour qu’immédiatement se lèvent des militants fanatiques, qui font semblant de ressentir un traumatisme chaque fois qu’ils l’entendent.

Radio-Canada

Ils s’offusquent qu’on ose prononcer ce qu’ils appellent le « mot en n », même si c’est dans un contexte purement explicatif, à l’université ou dans une émission d’affaires publiques.

On le sait, le CRTC vient de rendre un « jugement » lunaire, qui réprimande Radio-Canada et lui demande de s’excuser pour avoir permis qu’on le prononce en ondes, dans le cadre, justement, d’une chronique consacrée au livre de Vallières.

La logique du CRTC ?

Dans notre société organisée autour du culte de la diversité, il faut tenir compte des tabous qui structurent chaque communauté. Qui ne le fait pas blasphème. Qui blasphème doit être puni.

Mais qui parle au nom de ces « communautés » autoproclamées ? Qui a le droit de se dire officiellement bafoué, insulté, blessé ? Qui sont les interprètes consacrés des blessures communautaires ?

Souvent des militants braillards et sans talent qui trouvent dans les lamentations victimaires la seule manière d’exister publiquement. C’est le cas dans la présente histoire.

Citons le CRTC. Il affirme que les « titulaires autorisés ont la responsabilité de diffuser des émissions conformes en tout temps aux normes établies par la société ».

Traduisons ce charabia.

Écoutez Les idées mènent le monde, une série balado qui cherche a éclairer, à travers le travail des intellectuels, les grands enjeux de sociétés. Cela revient à dire que la liberté d’expression est conditionnée aux normes sociales du moment, et qu’il ne sera plus possible de remettre en question les dogmes et les discours qui dominent la vie publique.

Cela accorde un privilège immense à ceux qui ont le pouvoir de définir médiatiquement ces normes.

Mais soyons honnêtes : le CRTC se contente ici de transformer en principe explicite le conformisme social écrasant qui domine les élites canadiennes.

Le Canada ne permet pas de débats sur le multiculturalisme, il ne permet pas de débats sur l’immigration massive, il ne permet pas de débats sur la discrimination positive, il ne permet pas de débats sur la théorie du racisme systémique. [Le Québec n'emprunte-t-il pas le même chemin dans ses écoles :Voici le cours de citoyenneté qui remplacera celui d'Éthique et culture religieuse ?]

En fait, qui ose en débattre est cloué au pilori.

Censure

Se lèvent automatiquement contre lui les vents mauvais d’une haine idéologique qui se réclame de la vertu.

Évidemment, le Québec ne respecte pas ces règles débiles. Son histoire est différente, sa culture aussi, mais le Canada ne l’accepte pas.

Et c’est parce qu’il ne s’y soumet pas que l’intolérance canadienne à son endroit est plus vive que jamais.

La grande noirceur, c’est maintenant. Et elle n’est plus québécoise. [C'est une concept de progressistes anti-cléricaux très exagéré] Elle est canadienne.

jeudi 30 juin 2022

1806 — Première allusion à l'érable comme symbole des Canadiens français



La première allusion à l’érable comme emblème des Canadiens français, dans un épigramme paru dans Le Canadien de 1806, journal rival du Mercury :

« Fable dédiée au Mercury
L’Érable dit un jour à la ronce rampante :
Aux passants pourquoi t’accrocher ?
Quel profit, pauvre sotte, en comptes-tu tirer ?
Aucun, lui repartit la plante :
Je ne veux que les déchirer. »


En 1898, Joseph Pope, sous-secrétaire d’État, affirme que l’épigramme du Canadien renferme la première mention de la feuille d’érable comme emblème des Canadiens français, mais il pense que la « ronce rampante » est le chardon d’Écosse. Mais il s’agit plutôt de la rose d’Angleterre, car, si la rose comme le chardon possède des épines, la ronce est de la famille des rosacées.

Il semble que la mention de l’érable comme emblème implique aussi sa feuille, mais il est un fait que, dans la première moitié du dix-neuvième siècle, surtout dans le Bas-Canada, on mentionnait très souvent l’érable comme emblème sans faire état de sa feuille.


On voit sur la première page du journal Le Canadien du 14 novembre 1836 deux castors sous une guirlande de feuilles d’érable accompagnés d’un listel portant la devise « Union Liberté » et, dans le bas, la devise « Nos institutions, notre langue et nos lois !! » qui deviendra celle de la Société Saint-Jean-Baptiste de la ville de Québec fondée en 1842 et éventuellement, selon Benjamin Sulte, celle de la Société Saint-Baptiste au niveau national. Le texte de la même page affirme : « Ce frontispice n’a guère besoin d’explications ; les emblèmes qu’il renferme sont tous faciles à comprendre. Le principal, la feuille d’érable, a été, comme on sait, adoptée comme l’emblème du Bas-Canada, de même que la Rose est celui de l’Angleterre, le Chardon de l’Écosse et le Trèfle de l’Irlande. » Le 24 juin de la même année, lors du banquet de la Société « Aide-toi et le ciel t’aidera », le président Denis-Benjamin Viger et l’ancien président Ludger Duvernay déclaraient, respectivement dans un discours et une chanson, que l’érable est l’emblème des Canadiens français, mais il ne semble pas y avoir eu de motion ou de vote pour l’adopter.


mercredi 29 juin 2022

Orwell — chien de garde fédéral (CRTC) ordonne à Radio-Canada de s'excuser pour avoir prononcé le mot « nègre »


Le 29 juin 2022, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a ordonné à Radio-Canada de se s’excuser pour avoir prononcé le titre d’un livre de Pierre Vallières (Nègres blancs d’Amérique), et lui demande ne plus recommencer.

Contexte

Le 17 août 2020, dans un segment intitulé Actualité avec Simon Jodoin : Certaines idées deviennent-elles taboues ? présenté lors de l’émission de radio Le 15-18 sur ICI Radio-Canada Première, le chroniqueur Simon Jodoin et l’animatrice Annie Desrochers ont abordé le lancement d’une pétition pour exiger le renvoi d’une professeure de l’Université Concordia qui avait cité en classe le titre du livre de Pierre Vallières, Nègres blancs d’Amérique. Le chroniqueur partageait son avis sur l’acceptabilité de nommer le titre du livre et, plus précisément, les conséquences qui découlent de la polémique entourant sa mention, affirmant que celle-ci masque le contenu de l’œuvre et la pensée de l’auteur. Pendant la discussion, l’animatrice et le chroniqueur ont utilisé le « mot en n » à quatre reprises, soit trois fois en français et une fois en anglais, dans une chronique d’une durée totale de 6 minutes et 27 secondes.

Le 28 août 2020, un individu porte plainte auprès du Conseil et de l’ombudsman des services français de la Société Radio-Canada (SRC) concernant la diffusion du « mot en n » lors du segment de l’émission susmentionné.

Dans sa réponse à la plainte datée du 2 septembre 2020, la première chef de contenu de l’émission Le 15-18 soutient que le terme a été strictement utilisé pour citer un ouvrage et elle considère que l’usage du terme n’était ni abusif ni inconsidéré.

Insatisfait de la réponse de la SRC, le plaignant s’adresse à l’ombudsman des services français de la SRC afin que celui-ci révise le dossier. Dans sa révision datée du 26 octobre 2020, l’ombudsman admet que le « mot en n » est un terme fautif et une insulte déshumanisante et qu’il ne doit pas être employé sur les ondes pour décrire une personne noire. Toutefois, il n’estime pas que la SRC doive bannir l’utilisation du terme dans tous les contextes, mais plutôt que celui-ci soit utilisé de manière adéquate et responsable, comme dans les cas où l’exigence de clarté justifie son emploi.

Le 26 novembre 2020, le même individu a déposé une plainte officielle auprès du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) afin que celui-ci révise les conclusions de l’ombudsman de la SRC de manière à « rendre une décision qui reflètera mieux les valeurs ainsi que les normes sociales, culturelles et intellectuelles contemporaines de la société canadienne multiculturelle et multiraciale de 2020 ».

Décision

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes estime que la SRC n’a pas mis en place toutes les mesures nécessaires pour atténuer l’impact du « mot en n » sur son auditoire, particulièrement dans le contexte social actuel et compte tenu de son statut de radiodiffuseur public national. Pour ces raisons, la diffusion du segment de l’émission n’a pas respecté la norme de programmation de haute qualité et n’a pas contribué au renforcement du tissu culturel et social ainsi qu’au reflet du caractère multiculturel et multiracial de la société canadienne.

Par conséquent, le Conseil exige que la SRC fournisse des excuses écrites publiques au plaignant.

De plus, le Conseil exige que la SRC fasse rapport au Conseil, au plus tard le 27 septembre 2022, de mesures internes et de pratiques exemplaires en matière de programmation qu’elle mettra en place, y compris des lignes directrices aux animateurs, chroniqueurs et invités en ondes, afin de s’assurer de mieux traiter d’un sujet semblable à l’avenir, s’il resurgit dans l’actualité. Ce rapport devra être accessible au public.

Étant donné que le segment dont il est question dans la présente décision est toujours accessible en ligne et en rattrapage sur la plateforme Web de la SRC, le Conseil exige que la SRC lui précise la manière dont elle compte atténuer l’impact du « mot en n », et ce, au plus tard le 29 juillet 2022. Le Conseil s’attend à ce qu’à l’avenir, la SRC mette en place toutes les mesures raisonnables nécessaires pour atténuer l’impact de la diffusion de propos pouvant être offensants pour l’auditoire, y compris des mises en garde explicites.

 

Résumé de deux avis minoritaires

Opinion minoritaire de la vice-présidente, Radiodiffusion, Caroline J. Simard

La diffusion d’un titre de livre à la radio par la Société Radio-Canada (Radio-Canada) pour échanger sur un enjeu d’actualité conduit à des conséquences sérieuses et non désirées dans la décision majoritaire. Cette décision repose sur le motif voulant que l’usage du mot « nègre » (mot « n »), compris dans ce titre, a évolué dans l’espace francophone de telle sorte qu’il mérite le même traitement que celui réservé dans le reste du pays en langue anglaise. Sans preuve au dossier ni consultation auprès des Canadiens, y compris une masse critique de représentants de la communauté noire francophone qui a défendu publiquement un traitement respectueux des spécificités langagières et culturelles pour le mot « n » en français, surtout lorsqu’utilisé dans le titre d’un livre, la décision majoritaire a franchi un pas que je ne peux franchir.

La majorité a reconnu que le mot « n » n’a pas été utilisé de manière discriminatoire lors de cette diffusion. Pourtant, la décision majoritaire a fait fi, selon moi, du droit applicable et s’est rabattue sur des objectifs de politique publique afin d’accueillir la plainte déposée le 26 novembre 2020 auprès du Conseil (Plainte). Sans appui juridique, la majorité a également imposé des mesures restrictives à l’égard de Radio-Canada. En l’espèce, ni la Charte canadienne des droits et libertés (Charte canadienne) ni les dispositions applicables en matière de radiodiffusion ne protègent le droit de ne pas être offensé(e) du plaignant. À mon avis, le droit applicable militait en faveur du rejet de la Plainte. Je suis d’avis que la majorité a donc erré sur les questions juridiques centrales à l’appréciation de la Plainte.

Une consultation publique aurait pu être tenue par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (Conseil) pour engager un dialogue auprès des parties intéressées à propos de l’évolution des sensibilités en lien avec l’utilisation du mot « n » à la radio et à la télévision, des défis d’équivalence entre le mot « n » en français et le n-word en anglais et des solutions pour le futur respectant le cadre juridique applicable. D’un point de vue opérationnel, ces consultations auraient donné un éclairage sur ce que constituent des balises adéquates, par exemple, quant aux mises en garde explicites à la radio lorsque le contexte l’exige.

Opinion minoritaire de la conseillère Joanne T. Levy

À mon avis, la décision de la majorité (la décision) comporte de graves lacunes à plusieurs égards.

La décision ignore le droit primordial à la liberté de la presse inscrit dans la Charte canadienne des droits et libertés, protégé par la Loi sur la radiodiffusion et reconnu par la Cour suprême du Canada.

La justification de la décision majoritaire repose sur la disposition de la Loi sur la radiodiffusion qui commande une programmation de haute qualité. Il s’agit d’un test subjectif qui défie la transparence, l’équité et la prévisibilité.

L’évolution du contexte social est un motif insuffisant pour ignorer le contexte, le ton et les décisions antérieures du CRTC.

La décision aura des conséquences inattendues qui entraîneront une sorte d’omission volontaire journalistique, réduiront la discussion au silence et encourageront la censure. Solution recommandée — À mon avis, Radio-Canada et son ombudsman ont traité la plainte de façon adéquate.

Je suis d’accord avec l’opinion minoritaire de la conseillère Caroline Simard, vice-présidente, Radiodiffusion.


Histoire — Sortie d'usine à Lyon en 1895

Film n° 91 au catalogue des films de la compagnie Lumière. Louis Lumière | France, Lyon | 1895.

Heureusement que les femmes ne travaillaient pas à l’époque et que les féministes les ont libérées depuis lors.

Comparer à la mode vestimentaire actuelle.


Éric Coquerel, député de la Seine–Saint-Denis pour le groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale.

Joe Biden et ses alliés (vassaux diraient les mauvaises langues) lors du sommet du G7 en 2022

Boris Johnson s’essaie à un brin de course


Voici le cours de citoyenneté qui remplacera celui d'Éthique et culture religieuse

Le contenu du nouveau cours Culture et citoyenneté québécoise, qui remplacera le controversé cours Éthique et culture religieuse, prend forme. Le programme secondaire provisoire, dont Le Journal de Québec a obtenu copie, sera testé dans une vingtaine d’écoles dès la rentrée.

Au primaire, le travail est moins avancé, indique nos sources, mais une trentaine d’écoles expérimenteront aussi le nouveau cours lors de la prochaine année scolaire.

Au total, une cinquantaine d’établissements participeront à ces projets pilotes qui permettront d’apporter des modifications au besoin, explique-t-on.

Québec vise l’implantation du nouveau cours dans toutes les écoles de la province à la rentrée 2023.

Ce contenu occupera la même place dans la grille-matière que le cours Éthique et culture religieuse, qui s’était attiré plusieurs critiques au fil des ans.

Le « document de travail confidentiel », sur lequel Le Journal a pu mettre la main, est daté du 22 juin.

Plusieurs sections restent à compléter, mais les orientations du programme et plusieurs éléments de contenu sont définis.

Cette version provisoire a été soumise à la consultation dans le réseau scolaire.

« Dialogue » et « pensée critique »

Tel qu’annoncé en grande pompe l’automne dernier, ce nouveau cours vise à préparer les jeunes Québécois à l’exercice de leur citoyenneté, grâce à la pratique du dialogue et au développement de la pensée critique, peut-on lire. [Pourront-ils critiquer dans une ambiance neutre et sereine, par exemple, la théorie du genre, la transition écologique, l'activisme du mouvement LGBTQSAI+, tous inscrits au programme ? On peut en douter.]

Le contenu s’articule principalement autour de trois objectifs, qui seront aussi les mêmes au primaire : préparer à l’exercice de la citoyenneté québécoise, viser la reconnaissance de soi et de l’autre et poursuivre le bien commun.

Au secondaire, deux compétences sont à acquérir : étudier une réalité culturelle et réfléchir sur une question éthique.

Pour y arriver, une dizaine de thèmes seront abordés, de la première à la cinquième secondaire.

Forte élément d'Éducation à la sexualité moderne

L’éducation à la sexualité, qui était enseignée via des « capsules d’information » insérées dans d’autres matières, sera désormais intégrée dans ce nouveau cours tout au long du secondaire.

Le contenu sera sensiblement le même, mais ce nouveau cadre permettra davantage d’échanges et de réflexions entourant ces enjeux tout en s’assurant que le contenu ne soit pas balayé sous le tapis, comme c’est parfois le cas présentement, fait-on valoir.

L’éducation numérique sera aussi abordée, mais surtout en quatrième secondaire, où il pourra notamment être question de cyberintimidation et de cyberdépendance.

Culture religieuse

Par ailleurs, ce nouveau cours vise à présenter la culture religieuse comme étant l’une des facettes de l’identité, au même titre que plusieurs autres, plutôt que d’en faire une composante prioritaire comme c’était le cas dans le cours Éthique et culture religieuse, indique-t-on.

Les religions occupent ainsi beaucoup moins de place dans le contenu que dans le cours précédent.

Un programme qui ressemble bien « moderne » et « diversitaire »

LE PROGRAMME DU COURS CULTURE ET CITOYENNETÉ QUÉBÉCOISE

Pour chaque thème, voici quelques concepts et exemples de notions

1re secondaire (50 heures)

  • Identités et appartenances
    • Transformation identitaire (puberté, découverte de l’amour et de la sexualité, orientation sexuelle)
    • Espaces de socialisation, conformisme et contestation
  • Vie collective et espace public
    • Institutions publiques, citoyenneté, écoresponsabilité
  • Diversité sociale (ethnoculturelle, linguistique, religieuse, socioéconomique et de genre)

2e secondaire (50 heures)

  • Autonomie et interdépendance
    • Liberté de choix, solidarité sociale, consommation
    • Relations amoureuses et agir sexuel, consentement et violences
  • Démocratie et ordre social
    • Droits individuels et droits collectifs, institutions démocratiques
    • Droits et responsabilités, participation citoyenne

3e secondaire (pas de cours offert)

4e secondaire (100 heures)

  • Relations et bienveillance
    • Relations affectives et amoureuses, agir sexuel
    • Continuum de la violence, relations égalitaires
    • Communication numérique (cyberintimidation)
  • Justice et droit
    • Institutions juridiques, Charte des droits et libertés
    • Violence à caractère sexuel et conjugal
    • Encadrement juridique de la vie amoureuse et sexuelle
  • Culture et productions symboliques
    • Cultures populaires et culture de masse
    • Cultures alternatives, culture religieuse, diversité culturelle
    • Représentation de la sexualité
  • Technologies et défis d’avenir
    • Technologie et humanité (cyberdépendance)
    • Innovation technologique et intelligence artificielle
    • Transition écologique

5e secondaire (50 heures)

  • Quête de sens et visions du monde
    • Questions philosophiques existentielles (sens de la vie et de la mort), agentivité sexuelle (désir et plaisir), relations interpersonnelles et amoureuses
    • Choix relatifs à la vie adulte, religions et spiritualité
  • Groupes sociaux et rapports de pouvoir
    • Sexisme, racisme, colonialisme, inégalités socioéconomiques, exploitation, violences, pratiques égalitaires, féminisme, syndicalisme, antiracisme, mouvement LGBTQ+

                Rien sur le nationalisme...

lundi 27 juin 2022

Université Laval suspend un professeur biochimiste pour son désaccord avec la pensée dominante (de l'époque)

Avant de voir Québecor retirer son dernier texte de tous ses médias, le professeur Patrick Provost (ci-contre) a été suspendu par l’Université Laval pour des propos tenus en décembre 2021 sur la vaccination des enfants. Entrevue avec le principal intéressé.

« Le consensus sur la Covid-19 est politique : il n’a jamais été scientifique ! », tranche le professeur Patrick Provost, qui a appris le 13 juin dernier qu’il avait été suspendu de son institution pour huit semaines et sans salaire. Attendant un moment plus opportun, il en a fait l’annonce la fin de semaine dernière.

Les faits qui lui sont reprochés par l’Université Laval : avoir critiqué le processus de vaccination des enfants contre la Covid-19 dans une conférence qui remonte au 7 décembre 2021. Son point de vue sur le sujet en résumé : les risques associés à la vaccination des plus petits sont plus grands que les bénéfices.

Conférence critiquée

La conférence était organisée par Réinfo Covid Québec, une organisation indépendante dont la mission est d’éclairer le public sur les enjeux qui touchent la récente pandémie et sa gestion. La crédibilité de l’organisation a été remise en cause par des médias comme Radio-Canada.

Pour justifier sa décision, l’Université Laval reproche entre autres à son professeur d’avoir « démontré un biais de confirmation volontaire dans le choix des informations retenues » pour sa conférence, et d’avoir « présenté un grand nombre d’interprétations partiales ».

Une interprétation des faits que rejette en bloc Patrick Provost avec Libre Média. Il y voit le signe d’une régression de la société québécoise en matière de liberté académique et plus globalement de liberté de pensée.

« Je suis très inquiet par la direction que prend notre société », laisse-t-il tomber.

L’Université Laval refuse de commenter l’affaire.

Un chercheur de renommée internationale

Biochimiste de formation, Patrick Provost est professeur au Département de microbiologie, infectiologie et d’immunologie de l’Université Laval.

Il a développé son expertise en biologie au sein du laboratoire de Bengt Samuelsson, prix Nobel 1982 en physiologie et en médecine.

Depuis vingt ans, il dirige un laboratoire de recherche sur l’ARN et le nombre de ses publications scientifiques révisées par les pairs s’élève à près d’une centaine.

Ses travaux de recherche sur le rôle de l’ARN messager dans l’expression des gènes font partie des 10 découvertes de l’année 2003 par le magazine Québec Science et des cinq découvertes de l’année 2021 par le quotidien Le Soleil.

Autant dire qu’a priori, Patrick Provost semble connaître quelque peu son sujet.

Québecor après l’Université Laval

Puis le 24 juin dernier, son article intitulé « Le véritable portrait de la Covid-19 » a été retiré par Québecor du site de TVA Nouvelles. Quelques heures auparavant, il était supprimé des sites du Journal de Québec et du Journal de Montréal.

Publié par la suite par Libre Média conformément à sa mission de protéger la liberté de presse, le texte offre un portait inédit de la gestion de crise sanitaire au Québec.

L’analyse du professeur est basée sur les données disponibles en toute transparence sur le site d’organismes officiels comme l’Institut national de la santé publique du Québec et l’Institut de la statistique du Québec. De quoi a-t-on peur, alors ?

« Québecor a retiré mon texte sans explications crédibles. La rédaction parle “d’incertitude”, mais je me suis basé sur les données du gouvernement… Est-ce que cela veut dire que les données du gouvernement sont incertaines ? », ironise le chercheur.

Lire la suite : Libre Média

Voir aussi

Covid-19 — A-t-on donné le mauvais type de vaccins ? (m à j, autre étude) 

Énoncé sur la protection et la valorisation de la liberté d’expression de l’Université Laval

Le projet de loi 32, Loi sur la liberté académique dans le milieu universitaire, présenté le 6 avril 2022 par la CAQ et sanctionné le 7 juin 2022.

Histoire — 1939-1945 : Quand l'« extrême droite » résistait aux nazis et la gauche collaborait

À droite, l'anti-germanisme et la résistance

En 1944, la France se libère de quatre longues années d’occupation et les résistants sont devenus les héros d’une nouvelle page de l’histoire du pays. Au fil des décennies, la mémoire collective a schématisé l’engagement de femmes et d’hommes pris dans les tourments d’une époque ambiguë. Ainsi, la gauche est associée à la Résistance quand l’extrême droite passe pour synonyme de collaboration. « Il est plus facile de transmettre l’idée que les bons restent bons et les méchants, méchants que de transmettre la complexité des chemins et des itinéraires croisés », décrypte Pascal Ory.

Parmi ces parcours « évolutifs », cet épisode évoque celui du monarchiste Gilbert Renault qui deviendra le Colonel Rémy et celui de Pierre de Bénouville, ex-bagarreur de l’Action française, qui rejoindra le réseau Combat. Qu’avaient-ils en commun avec les autres résistants ? « La force du patriotisme », répond l’un des intervenants, juif, qui a résisté au côté d’Henri d’Astier de la Vigerie, monarchiste et antisémite notoire.

À gauche, le pacifisme et la collaboration

Après la défaite de 1940, beaucoup d'hommes de gauche, aveuglés par leur pacifisme et leur anticommunisme, se fourvoient dans la Collaboration.

Les plus modérés soutiennent la politique de Collaboration de Vichy, comme l'ancien ministre du Front Populaire, Charles Spinasse. La Révolution Nationale est d'ailleurs mise à l'oeuvre par de nombreux fonctionnaires de tendance radical-socialiste.

Mais c'est à Paris que se regroupent les collaborationnistes partisans les plus durs de l'Allemagne. Deux grands partis à la solde des allemands émergent de ce petit monde : le premier est le PPF de l'ex-communiste Jacques Doriot, le second celui du néo-socialiste Marcel Déat.

L'ancien pacifiste Jean Luchaire, patron de presse et personnage incontournable du monde de la nuit parisienne, festoie avec les officiels allemands.

À des milliers de kilomètres de la capitale, en Biélorussie, le jeune Marc Augier, ancien membre du gouvernement du Front Populaire, se bat désormais aux côtés des troupes du Führer après la rupture du pacte germano-soviétique en 1941.

À la Libération, les collabos sont traqués et jugés.

dimanche 26 juin 2022

Formation à la BBC : il y aurait plus de 150 genres et le diffuseur public doit développer une image « trans »


La BBC est le diffuseur public britannique. Il s’agit du plus ancien radiodiffuseur national du monde. C’est également la plus importante société de diffusion au monde en matière de revenu brut et de téléspectateurs.

Le Daily Telegraph de Londres a obtenu du matériel fourni au personnel de la radio par Global Butterflies, un groupe transgenre que la BBC avait embauché pour des sessions de formation l’été et l’automne derniers.

Des courriels ont été envoyés aux producteurs radio et aux éditeurs de programmes, certains provenant de chefs de département, les invitant à participer à la formation.

Au cours des sessions, divulguées au Telegraph, on a montré au personnel un éventail de pronoms « non genrés » qu’ils devraient utiliser, parmi lesquels « xe, xem, xyrs », et on leur a dit : « Les gens peuvent s’identifier de plus de 150 façons, et ce nombre continue de croître ! »

On a dit au personnel qu’ils devraient inclure leurs pronoms dans les lignes de signature de leurs courriels pour faire « partie de votre image trans » en tant que « brillante démonstration inclusive et accueillante… de soutien de la part d’alliés ». Par « alliés », il faut comprendre les soutiens à la cause LGBTQ2SAI+.

« Rappelle-leur les pronoms corrects »

La société de formation, Global Butterflies, a déclaré au personnel que les pronoms « il/elle » peuvent créer « de l’inconfort, du stress et de l’anxiété » pour les personnes non conformes au genre et « il a été démontré que chez les jeunes trans, l’utilisation de pronoms et de noms corrects réduit les risques de dépression et de suicide. »

La formation sur la diversité préconisait : « Si vous entendez un collègue utiliser les pronoms incorrects pour quelqu’un, prenez-le à part et rappelez-lui les pronoms corrects. »

On a montré au personnel un diagramme avec un ensemble de badges sur lesquels se trouvaient des pronoms qu’ils pouvaient porter dans les bureaux et comment utiliser les pronoms de genre à l’antenne. On leur a également demandé d’éviter les termes transsexuel et travesti, et on leur a dit que « fixer du regard » étaient transphobes.

Un lanceur d’alertes a déclaré au Telegraph que la BBC « occultait les nouvelles » qui vont à l’encontre de l’activisme trans et a affirmé qu’il y avait une « cabale très soudée au sommet de BBC News qui approuve tacitement l’idéologie du genre ».

Le dénonciateur a exhorté le directeur général de la BBC, Tim Davie, à « se ressaisir » et à rappeler aux départements des ressources humaines et de la diversité de la société publique que « contribuables paient leurs salaires et s’attendent à ce que le personnel soit formé par des formateurs impartiaux ».

« La BBC ne comprend tout simplement pas ce qui se passe avec l’idéologie de l’identité de genre », a déclaré la source, un cadre supérieur qui a récemment quitté la société.

« Ils se sont pliés à une contagion sociale parmi les jeunes plutôt que d’être l’adulte dans la pièce. La mission d’“Informer et éduquer” inscrite dans la Charte de la BBC disparaît dès qu’elle couvre les sujets trans ».

La BBC a refusé de dire combien coûtait la formation Global Butterflies, mais elle aurait maintenant rompu ses liens avec le groupe.

Global Butterflies n’a pas répondu à une demande de commentaire.

Source : The Daily Telegraph