Affichage des articles dont le libellé est chrétiens. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est chrétiens. Afficher tous les articles

jeudi 30 avril 2026

Scènes de christanophobie en Israël: nonne française agressée, crachats et gestes obscènes devant la cathédrale Saint-Jacques (m à j)


Billet du 30 avril

La vidéo ci-dessous de la police israélienne montrant un homme de 36 ans agressant par-derrière une nonne française de 48 ans à Jérusalem, près du tombeau de David sur le mont Sion, en la projetant au sol et en la frappant.

La victime, chercheuse à l’École biblique et archéologique française, a subi des contusions au visage ; un passant est intervenu et le suspect a été arrêté le jour même pour agression, avec examen d’un possible mobile nationaliste.

La France a condamné l’acte, dans un contexte de signalements répétés d’incidents antichrétiens par des extrémistes juifs dans la Vieille Ville.

Dans un autre vidéo, un homme est filmé crachant devant la cathédrale Saint-Jacques dans la Vieille Ville, tout en faisant un doigt d’honneur en forme de croix, suite à l’agression d’une religieuse française la veille.

Voir aussi

Le Noël tourmenté des chrétiens d'Orient

« Certains Israélites crachent sur les chrétiens qu’ils croisent à Jérusalem », Mgr Gollnisch de l'Œuvre d'Orient

Un journaliste israélien se fait passer pour un prêtre - et se fait cracher dessus à Jérusalem (juin 2023)

Liban — « Si les chrétiens quittent le sud du pays, ils ne reviendront jamais » 

« On aime Laval. C’est comme si on était au Liban ! Il y a plus d’Arabes que de Québécois ici »

Selon l'Armée israélienne, seule une partie du couvent a été détruite: « Après vérification des faits, il est apparu que dans le cadre des activités des forces visant à détruire les infrastructures terroristes, une maison située dans un complexe religieux de la région a été endommagée, et qui ne présentait aucune caractéristique indiquant qu'il s'agissait d'un bâtiment religieux. Après avoir identifié des caractéristiques claires sur un autre bâtiment du complexe, les forces ont agi pour éviter d'autres dommages au complexe.» Notons que la destruction préventive de bâtiments civils en l'absence de combats est très probablement contraire au droit international humanitaire. L’usage de moyens lents et planifiés comme ces pelleteuses, dans une zone sans combat apparent, affaiblit fortement l’argument de nécessité militaire. On semble assister à des mesures punitives collectives.

 

mardi 24 mars 2026

Liban — « Si les chrétiens quittent le sud du pays, ils ne reviendront jamais »

Mise à jour

Billet du 12 mars

Les bombardements israéliens s’intensifient au Liban et prennent en étau la population chrétienne. Au sud du pays, des milliers de fidèles ont choisi de rester dans leurs villages malgré l’ordre d’évacuation d’Israël, au péril de leur vie. Vincent Gelot, directeur de l’Œuvre d’Orient au Liban, nous alerte sur leur situation.

Quelle est la situation actuelle des chrétiens du Liban ?

Au sud du pays, Israël menace les villages chrétiens. C'est une première depuis le 7 octobre 2023, date du début de la guerre entre Israël et le Hezbollah. Auparavant, Tel-Aviv visait les zones occupées par le Hezbollah, en épargnant au maximum la galaxie de localités chrétiennes aux alentours. Mais cette fois-ci, l'armée israélienne a exhorté tous les habitants au sud du pays, chrétiens compris, à quitter leurs maisons.

Pour la première fois, des fidèles font le choix de rester sur leur terre. Lors des dernières évacuations en 2024, seuls deux villages chrétiens étaient restés occupés par les habitants. Aujourd'hui, ils sont davantage. Nous sommes en train d'établir combien ils sont, environ quelques milliers.

Pourquoi les chrétiens décident-ils de rester au péril de leur vie ?

Les chrétiens le savent, s'ils quittent le sud du pays, ils risquent de ne jamais revenir. L'armée israélienne est en train de préparer une incursion terrestre pour instaurer une zone tampon, sans population. Ils ont déjà été déplacés plusieurs fois en une cinquantaine d'années, depuis la guerre civile libanaise (1975-1990) qui s'est aggravée avec l'invasion israélienne en 1982. Le Sud a été entre les mains de l’État hébreu jusqu'en 2000. Entièrement vidée de sa population pendant près de deux décennies.

Il s'agit d'un traumatisme pour les chrétiens, très attachés à cette région. Ces villages sont très anciens et rappellent que le Christ est passé par cette terre pour rejoindre Saïda. En refusant d'appliquer l'ordre d'évacuation, ils portent un acte de résistance pacifique. Ils ne sont pas armés. En 2024 déjà, ils avaient empêché les miliciens du Hezbollah d'entrer dans leur village pour éviter la foudre d'Israël. Et lorsqu'ils n'ont pas pu faire le poids face à eux, ils ont subi de lourdes répercussions. Comme à Alma El-Chaab à la frontière israélienne (photo plus haut), qui avait subi de terribles bombardements de l’État hébreux. Face au danger, les habitants étaient partis.

La proportion du territoire libanais qu'Israël cherche à faire évacuer (via ses ordres d'évacuation successifs émis par l'armée) a évolué rapidement ces derniers jours en mars 2026, dans le contexte de l'escalade contre le Hezbollah.Initialement (début mars, ordres autour du 4-5 mars) : l'armée israélienne a ordonné l'évacuation de la zone au sud du fleuve Litani, ce qui représente environ 8 % du territoire libanais selon plusieurs sources concordantes (Human Rights Watch, L’Orient-Le Jour, Le Monde, etc.). Cette zone couvre grosso modo 800-855 km² (principalement le sud frontalier avec Israël, jusqu'à la Ligne bleue), sur une superficie totale du Liban d'environ 10 452 km².

Carte de l'armée israélienne intimant la population libanaise à quitter le sud de leur pays

Extension récente (ordres du 11-12 mars 2026) : l'armée a élargi les ordres d'évacuation à toute la zone au sud de la rivière Zahrani (plus au nord, près de Saïda/Sidon, à environ 50 km de la frontière). Cela concerne une superficie bien plus importante.Des rapports récents (Reuters, The Guardian, posts X de sources militaires/israéliennes) indiquent que cette extension porte la zone évacuée à environ 10 % du territoire libanais. Certaines estimations plus hautes (commentaires sur X et analyses) vont jusqu'à 15 % si l'on considère une occupation ou un contrôle potentiel plus profond, mais 10 % semble l'ordre de grandeur le plus fréquemment cité pour la zone d'évacuation actuelle.

Traduction automatique de la même carte

En résumé : Israël vise actuellement à vider une zone représentant environ 10 % du Liban (sud de la Zahrani), contre 8 % auparavant (sud du Litani). Cela affecte des centaines de milliers de civils supplémentaires et vise explicitement à créer une zone tampon élargie contre le Hezbollah, selon les déclarations israéliennes.Note : ces chiffres sont des estimations basées sur des cartes publiées par Tsahal et des calculs de médias ; la superficie exacte peut varier légèrement selon les tracés précis des rivières et des zones marquées. La crise humanitaire reste massive, avec des centaines de milliers de déplacés en quelques jours.


Source : Le Pélerin

dimanche 15 mars 2026

Le dernier village entièrement chrétien de Cisjordanie marqué par une recrudescence d’attaques et d’intimidations de la part de colons israéliens

Le village chrétien palestinien de Taybeh, en Cisjordanie, subit des attaques et des pressions répétées, ce qui pousse certains habitants à envisager de quitter la région. L’Église et des organisations internationales craignent que la présence chrétienne locale disparaisse progressivement.

Exemples d’attaques et d’intimidation

Plusieurs incidents sont évoqués:
Ces actes sont décrits par les responsables religieux comme des tentatives d’intimidation visant une communauté chrétienne locale.

Les colons juifs incendient souvent des terres à Taybeh et dans ses environs

Conséquences pour les habitants

Les habitants vivent dans un climat constant de peur et d’insécurité.

Les terres agricoles et les oliveraies sont parfois difficiles d’accès ou menacées, ce qui affecte les revenus des familles.

Certains craignent que ces pressions poussent les chrétiens à quitter la région, ce qui ferait disparaître progressivement cette communauté historique.

Voir aussi

Liban — « Si les chrétiens quittent le sud du pays, ils ne reviendront jamais » 

« Beaucoup de jeunes filles [russes] viendraient, grandes, minces» : quand l'ancien premier ministre israélien discutait de « la qualité » de l’immigration avec Epstein

Tension en Israël : les juifs ultra-orthodoxes réprimés violemment (m à j. vidéo Montréal)

Brève : mise à jour de l'indice de fécondité en Israël pour 2024 et (1T2025)

Israël a besoin de plus de troupes, mais la coalition au pouvoir ne veut pas enrôler les ultra-orthodoxes. (2024)

Les « séminaristes » Israéliens ultra-orthodoxes s'opposent au service militaire (2024)

En Israël, le taux de fécondité en 2022 était de 3 enfants par femme (1,49 au Québec; 1,80 en France; 1,39 en Suisse et 1,53 en Belgique)

Les communautés chrétiennes en Israël font face à une hostilité croissante, selon un rapport annuel

Le Noël tourmenté des chrétiens d'Orient

« Certains Israélites crachent sur les chrétiens qu’ils croisent à Jérusalem », Mgr Gollnisch de l'Œuvre d'Orient

Un journaliste israélien se fait passer pour un prêtre - et se fait cracher dessus à Jérusalem (juin 2023)

Attaque de colons sionistes contre un village chrétien palestinien (Taybeh/Tayibé) (2025)

En 1922, les chrétiens formaient 23,5 % de la population de Jérusalem (14 699 sur 62 578 habitants, recensement britannique), contre environ 1,3 % aujourd'hui (13 400 sur plus d'un million). Ce chiffre était de 29 000 à 31 000 avant les combats de 1948 (fin du mandat britannique). Dans toute la Palestine historique (Mandat britannique) : environ 135 000 à 145 000 chrétiens en 1945-1946 (≈ 7,9-8,2 % de la population totale de ~1,76-1,9 million). En 1948-1949, ce nombre diminue radicalement dans les zones devenues Israël (reste ~34 000-40 000 chrétiens en Israël post-1948).

samedi 1 novembre 2025

Trump annonce une possible intervention militaire au Nigeria

Le président américain Donald Trump a exprimé samedi son intention de prendre des mesures militaires si le Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique, ne met pas fin à ce qu’il décrit comme des « meurtres de chrétiens » perpétrés par des « terroristes islamistes ».

Un policier monte la garde à l’intérieur de l’église catholique Saint-François, au lendemain d’une attaque qui a visé des fidèles à Owo, au Nigeria, en 2022.

« Si le gouvernement nigérian continue de tolérer les meurtres de chrétiens, les États-Unis cesseront immédiatement toute aide au Nigeria et pourraient envisager une intervention dans ce pays avec une action décisive pour éliminer complètement les terroristes islamistes responsables de ces actes graves », a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social.

« Je demande au ministère de la Guerre de se préparer à une éventuelle action », a-t-il ajouté. 

Avertissement : le gouvernement nigérian a intérêt à agir rapidement ! », a-t-il insisté en majuscules.

Vendredi, Donald Trump a placé le Nigeria sur la liste des pays « particulièrement préoccupants » en matière de liberté religieuse, estimant que « le christianisme y est confronté à une menace existentielle ». « Les islamistes radicaux sont responsables de ce massacre de masse », avait-il affirmé dans un message précédent. « Il faut agir lorsque des chrétiens, ou tout autre groupe, sont massacrés comme c’est le cas au Nigeria », a-t-il ajouté.

Samedi, le président nigérian Bola Tinubu a réagi sur X, affirmant que « la caractérisation du Nigeria comme un pays intolérant sur le plan religieux ne reflète pas notre réalité nationale ».

Cette décision de Donald Trump intervient après plusieurs mois de démarches de la part d’élus américains conservateurs, qui estiment que les chrétiens au Nigeria font face à de graves difficultés. Ces préoccupations ont également été relayées par des associations chrétiennes et évangéliques, ainsi que par certains responsables politiques européens.


Contexte sécuritaire au Nigeria

Le Nigeria fait face à de nombreux défis sécuritaires. Dans le nord-est, l’insurrection djihadiste de Boko Haram, active depuis 2009, a causé plus de 40 000 morts et déplacé plus de deux millions de personnes, selon les estimations des Nations unies. 

Bien qu’affaiblis, Boko Haram et son groupe dissident, la Province d’Afrique de l’Ouest de l’État islamique (ISWAP), restent actifs.

Au centre du pays, des affrontements entre éleveurs peuls, majoritairement musulmans, et agriculteurs, souvent chrétiens, surviennent régulièrement. Ces conflits, souvent perçus comme interreligieux, trouvent principalement leurs origines dans la concurrence pour l’accès aux terres.

Dans le nord-ouest, des bandes criminelles, appelées localement « bandits », sèment la terreur en attaquant des villages, en tuant, en kidnappant pour des rançons et en incendiant des maisons après les avoir pillées.

Mi-octobre, le conseiller pour l’Afrique de Donald Trump, Massad Boulos, basé au Nigeria depuis plusieurs décennies, a indiqué que les djihadistes tuaient « plus de musulmans que de chrétiens ».

Le Nigeria est divisé de manière presque égale entre un nord à majorité musulmane et un sud majoritairement chrétien.

Cette attention particulière portée aux chrétiens nigérians s’inscrit dans la continuité des positions de Donald Trump concernant les Afrikaners, descendants européens établis en Afrique du Sud depuis 1652.

Voir aussi

L’Occident reste indifférent alors que des chrétiens sont massacrés et persécutés dans le monde entier

Le Nigéria a connu en 2023 l’année la plus sanglante en matière d’attaques islamistes contre les chrétiens (8000 chrétiens assassinés)

Nigéria : 38 millions d’habitants en 1950, 190 millions en 2018, 400 millions en 2050 ?

France — Actes antichrétiens : l’assourdissant silence des médias et de la classe politique

Attaque de colons sionistes contre un village chrétien palestinien (Taybeh/Tayibé)

Les communautés chrétiennes en Israël font face à une hostilité croissante, selon un rapport annuel

Le Noël tourmenté des chrétiens d’Orient

Syrie — Au moins 20 morts dans un attentat contre une église grecque-orthodoxe

« Certains Israélites crachent sur les chrétiens qu’ils croisent à Jérusalem », Mgr Gollnisch de l’Œuvre d’Orient

Nouvelle enquête de Reuters sur les massacres d’Alaouites. Les forces syriennes ont massacré 1 500 alaouites. La chaîne de commandement a conduit à Damas.

Révisionnisme — Pour Mélenchon, Saladin a permis aux Occidentaux de construire les cathédrales

 

samedi 20 septembre 2025

Exil des chrétiens d’Orient : une fatalité ?

Les paroles apaisantes du nouvel homme fort de Syrie, Ahmed al-Chaara, ne suffisent pas à rassurer. Sans sécurité, les communautés chrétiennes seront tentées plus que jamais par l’exode. Un texte par Benjamin Blanchard,  directeur général de SOS Chrétiens d’Orient.

Au début de l’été, j’étais en Syrie. C’était ma première visite dans ce pays depuis la révolution qui a vu, en décembre 2024, la victoire et l’arrivée au pouvoir de djihadistes. Je suis arrivé quelques jours après l’attentat de l’église Saint-Élie de Damas. Le dimanche 22 juin dernier, souvenons-nous, un djihadiste a fait sauter sa ceinture d’explosifs en pleine messe, laissant derrière lui 25 morts, plus de 60 blessés et une église largement endommagée.

Syrie — Au moins 20 morts dans un attentat contre une église grecque-orthodoxe

Pour les chrétiens de Syrie, ce lâche attentat est particulièrement douloureux et inquiétant. Jamais, même au plus fort de la guerre, ils n’avaient connu un tel drame. Dans son sermon à l’occasion des funérailles des victimes, le patriarche d’Antioche des Grecs orthodoxes, Jean X, n’a pas manqué de le rappeler. Il a surtout vivement demandé « la sécurité et la paix » pour tous les Syriens et, parmi eux, pour les chrétiens. Parce que sans sécurité, ces derniers ne pourront faire face aux multiples groupes djihadistes qui pullulent dans le pays, sèment la terreur et cherchent à les faire partir de Syrie. « Les Alaouites à la mer, les chrétiens à Beyrouth », clamait-on déjà dans les manifestations il y a presque quinze ans.

Les paroles apaisantes du nouvel homme fort de Syrie, Ahmed al-Chaara, ne suffiront pas à rassurer. Sans sécurité, à Damas, à Alep ou Homs, au sein des communautés chrétiennes, largement affaiblies par l’émigration, la tentation de l’exil se posera plus que jamais. Et derrière elle, celle de la disparition définitive des chrétiens d’Orient…

Mon propos semble excessif ? Il ne l’est pas. D’un point de vue purement arithmétique, le constat est déjà plus qu’alarmant : les chrétiens d’Orient sont de moins en moins nombreux sur les terres qui ont vu naître le christianisme.

Trois exemples. En Syrie, avant la guerre, les chrétiens étaient 1,5 million. Ils ne sont plus qu’entre 400000 et 700 000… En Irak, on compte aujourd’hui entre 150 000 et 180 000 chrétiens, installés principalement dans la région autonome du Kurdistan irakien. Ils étaient 1,2 million il y a vingt-cinq ans. Enfin, au Liban, s’il n’existe pas de chiffres fiables, force est de constater que le poids démographique des chrétiens s’érode un peu plus chaque année. La pauvreté, les guerres, les persécutions sont passées par là, avec comme conséquence, notamment, l’exil, l’arrachement à la terre natale pour de nombreuses familles. L’histoire montre d’ailleurs que ce n’est pas la première fois que les chrétiens de ces contrées orientales sont forcés au départ définitif. Ainsi, à partir de 1915, des centaines de milliers d’Arméniens fuient leurs génocidaires turcs et fondent une puissante diaspora partout dans le monde. Plus récemment, il y a seulement deux ans, l’Artsakh a été vidé, en quelques jours, de toute sa population chrétienne.

Aujourd’hui comme hier, la question de l’avenir des populations chrétiennes en Orient se pose. C’est pour cela que SOS Chrétiens d’Orient réunit, à Paris, le 11 octobre prochain, spécialistes, universitaires, diplomates, religieux mais aussi hommes et femmes de terrain, autour de la question suivante : l’exil des chrétiens d’Orient est-il une fatalité ?

Il s’agira de répondre, par des rappels historiques, des analyses géopolitiques, des témoignages, des exemples de chrétiens ayant fait le choix du retour dans leur pays d’origine, à cette question existentielle des chrétientés orientales. 


lundi 30 juin 2025

Attaque de colons sionistes contre un village chrétien palestinien (Taybeh/Tayibé)

Témoignage du Père Bachar sur l’attaque de Tayibé.

Le Père Bachar, prêtre de Tayibé en Cisjordanie, témoigne des violences perpétrées par des colons israéliens contre son village chrétien.


Voir aussi

Les communautés chrétiennes en Israël font face à une hostilité croissante, selon un rapport annuel

Le Noël tourmenté des chrétiens d'Orient

Syrie — Au moins 20 morts dans un attentat contre une église grecque-orthodoxe

« Certains Israélites crachent sur les chrétiens qu’ils croisent à Jérusalem », Mgr Gollnisch de l'Œuvre d'Orient

Nouvelle enquête de Reuters sur les massacres d'Alaouites. Les forces syriennes ont massacré 1 500 alaouites. La chaîne de commandement a conduit à Damas.

Le Golan restera "partie intégrante" d'Israël dans tout accord de paix avec la Syrie (ministre israélien)

Un journaliste israélien se fait passer pour un prêtre - et se fait cracher dessus à Jérusalem (juin 2023)

Gaza: la petite communauté chrétienne en voie de disparition

Les chrétiens de Gaza refusent de migrer et s’abritent dans les églises
 
Le martyre actuel des chrétiens d’Orient 

Les chrétiens de Palestine

Le sort des Chrétiens d’Orient est-il différent de celui des Juifs d’Orient ? 

L’Église catholique prise au piège de la religion du migrant  

Le Pape François a donné quitus à une éradication du christianisme dans sa Terre natale

Pape François et les médias — L’art de ne pas parler du génocide des chrétiens d’Irak

dimanche 22 juin 2025

Syrie — Au moins 20 morts dans un attentat contre une église grecque-orthodoxe

Un attentat suicide a visé l’église grecque-orthodoxe Saint-Élie (Mar Elias) dans le quartier de Dweila, à Damas, pendant la messe du dimanche soir. 

Un assaillant, identifié par le ministère syrien de l’Intérieur comme membre de l’État islamique (EI), est entré dans l’église, a ouvert le feu sur les fidèles, puis a déclenché une ceinture explosive.

Certaines sources mentionnent un possible second assaillant ayant pris la fuite, mais cela n’est pas confirmé officiellement.

L’attaque a eu lieu lors d’une liturgie, avec environ 400 personnes présentes, selon un prêtre sur place.

Au moins 20 à 22 morts et 52 à 63 blessés, selon le ministère syrien de la Santé, l’Observatoire syrien des droits de l’homme et des médias comme Reuters, The Guardian et AP.

Des rapports initiaux mentionnaient 9 à 15 morts, mais le bilan a été revu à la hausse.


Des enfants figureraient parmi les victimes, selon certains médias locaux.

L’église a subi d’importants dégâts : autel endommagé, bancs détruits, sol couvert de sang et débris.

Il s'agit du premier attentat suicide à Damas depuis la chute de Bachar el-Assad en décembre 2024, renversé par une insurrection menée par des rebelles islamistes.

L’EI a revendiqué l’attaque via ses canaux médiatiques, exploitant le vide sécuritaire post-Assad pour cibler les minorités chrétiennes.

Le gouvernement intérimaire syrien, dirigé par Ahmed al-Charâ (issu du groupe Hayat Tahrir al-Sham soit l'Organisation pour la Libération du Levant), promet de protéger les minorités. Depuis la prise de pouvoir par HTS, des rapports font état d’actes de violence ciblée contre les Alaouites, particulièrement dans les régions côtières comme Lattaquié et Tartous, bastions alaouites sous l’ancien régime. Ces actes incluent des assassinats, des enlèvements et des pillages, souvent attribués à des factions rebelles ou à des règlements de compte locaux,

Le Patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche a condamné l’attaque, qualifiant les victimes de « martyrs » et exigeant des autorités syriennes qu’elles protègent les lieux de culte.

La France, la Grèce, les Émirats arabes unis, la Turquie et l’ONU (via l’envoyé spécial Geir Pedersen) ont dénoncé cet acte terroriste, appelant à la justice et à la protection des civils.

Le ministre syrien de l’Intérieur, Anas Khattab, a qualifié l’attaque de « crime répréhensible » et annoncé une enquête.

Cet attentat souligne les tensions sectaires persistantes en Syrie, malgré les déclarations du gouvernement dit intérimaire pour stabiliser le pays.

Les chrétiens, minorité visée, sont particulièrement vulnérables face à la résurgence de l’EI, qui a déjà ciblé des sites religieux par le passé, exemples:

  • 2013 - attentats contre le village chrétien de Maaloula (20 morts);2015 Enlèvements de 200 à 300 chrétiens assyriens dans la vallée du Khabour;
  • 2015 Destruction de l’église de l’Immaculée Conception, Qaryatayn (160 chrétiens enlevés, plusieurs décapitations);
  • 2016 - Attentat-suicide à Qamishli, quartier chrétien 9au moins 44 morts);
  • 2016 près du sanctuaire chiite Sayyida Zeinab.

Plus de détails dans L'Orient-Le Jour de Beyrouth.

Réaction de l'Œuvre d'Orient

L’Œuvre d’Orient est horrifiée et condamne l'attentat perpétré dans l'église grecque orthodoxe Saint-Elie, à Damas, au cours de la messe du dimanche 22 juin. Cette attaque, dans un lieu de foi et de paix, a fait selon un bilan encore provisoire 25 morts et 63 blessés. L'Œuvre d'Orient présente ses condoléances aux familles des victimes et à toute la communauté chrétienne de Syrie. 

Assurer la sécurité de toutes les communautés religieuses est un élément indispensable pour la reconstruction du pays. Les autorités syriennes et internationales doivent prendre immédiatement les mesures nécessaires. Une enquête doit être diligentée.

Mgr Pascal Gollnisch, directeur général de L'Œuvre d'Orient, a déclaré : « Cet attentat est dramatique, il nous rappelle l’attentat de la cathédrale Sayedat al-Najat de Bagdad, il y a 15 ans. C’est un événement effroyable qui fragilise complètement la communauté chrétienne en Syrie, et plus largement au Moyen-Orient. Cela risque de se traduire par un exode des chrétiens. Nous déplorons l’absence de mesures de sécurité autour des lieux de culte, en particulier des églises, que nous savons sous menace constante. Nous ne voulons pas simplement des paroles de la part des autorités syriennes, il convient absolument de mettre en œuvre des mesures de sécurité auxquelles la communauté chrétienne a le droit. » 

Vidéo du kamikaze (avec sac à dos) qui s'est fait exploser 

lundi 31 mars 2025

Les communautés chrétiennes en Israël font face à une hostilité croissante, selon un rapport annuel

Intervenants présents à la réunion d'information du Centre Rossing présentant le rapport « Attaques contre les chrétiens en Israël et à Jérusalem-Est » le 27 mars 2025. De gauche à droite : Hana Bendcowsky, directrice du Centre de Jérusalem pour les relations judéo-chrétiennes du Centre Rossing ; Bernard Sabella, professeur de sociologie à la retraite ; Federica Sasso (Centre Rossing), modératrice ; Hussam Elias, directeur exécutif du projet ; et le père jésuite David Neuhaus. | Crédit : Marinella Bandini
Jérusalem, 29 mars 2025


Le 27 mars à Jérusalem, le Centre Rossing pour l’éducation et le dialogue a présenté les conclusions de son rapport annuel, « Attaques contre les chrétiens en Israël et à Jérusalem-Est », et d’une enquête menée en décembre 2024 auprès de 300 chrétiens palestiniens/arabes en Israël et à Jérusalem-Est, donnant un aperçu de leurs perceptions de divers aspects de la vie.

La réunion d'information s'est tenue au Centre Notre-Dame de Jérusalem. Un panel d'experts a mis en lumière les défis et les angoisses auxquels est confrontée la population chrétienne locale, parmi lesquels Hana Bendcowsky, directrice du Centre de Jérusalem pour les relations judéo-chrétiennes du Centre Rossing ; Hussam Elias, directeur exécutif du projet ; le père jésuite David Neuhaus ; et Bernard Sabella, professeur de sociologie à la retraite.

Le rapport documente une augmentation des incidents d’intimidation et d’agression ciblant les communautés chrétiennes tout au long de 2024. Actuellement, environ 180 000 chrétiens vivent en Israël (environ 1,8 % de la population israélienne) et 78,8 % d’entre eux sont arabes.

Les agressions physiques sont apparues comme la catégorie la plus répandue parmi les 111 cas recensés, la majorité visant des membres du clergé, facilement identifiables à leur tenue religieuse. Les crachats ont été identifiés comme une forme courante de harcèlement physique. Des actes de vandalisme et de profanation visant des églises chrétiennes, notamment des graffitis, des jets de pierres et des incendies criminels, ont également été recensés.

Selon le rapport, les auteurs de tous les cas connus ont été identifiés comme étant des individus juifs, principalement des jeunes hommes issus de milieux ultra-orthodoxes et national-religieux, animés par un mélange de ferveur nationaliste et d’extrémisme religieux.

Ces événements font que les chrétiens se sentent menacés et mal accueillis dans leur propre pays. Ce sentiment est encore plus évident dans l'enquête, qui révèle des sentiments mitigés quant à leur acceptation par la société juive israélienne. Alors que 30,8 % des chrétiens se sentent acceptés au sein de la société israélienne, 34 % ne le sont pas, le sentiment de non-acceptation étant plus élevé (56 %) chez les 18-29 ans.


Le rapport annuel du Centre Rossing, « Attaques contre les chrétiens en Israël et à Jérusalem-Est », sera présenté le 27 mars 2025 au Centre Notre-Dame de Jérusalem. Crédit : Marinella Bandini

Après l'approbation de la loi fondamentale « Israël, État-nation du peuple juif » en 2018, 64,8 % des personnes interrogées estiment que celle-ci confirme le statut des chrétiens comme citoyens de seconde zone. Une part importante (36 %) envisage l'émigration, le pourcentage le plus élevé étant à Haïfa (48 %). Les raisons de sécurité (44 %) et la situation sociopolitique (33 %) ont été identifiées comme des facteurs de motivation clés.

En ce qui concerne la liberté religieuse, une majorité (58,5 %) se sent à l’aise de porter des symboles religieux visibles dans les zones mixtes ou à prédominance juive israélienne, bien que le malaise soit plus élevé à Jérusalem-Est (42 %).

Le thème de l’identité est très significatif : 34 % des répondants se sont identifiés comme chrétiens arabes, 23 % comme chrétiens israéliens et 13 % comme chrétiens palestiniens, ce qui indique une interaction complexe d’affiliations religieuses et nationales.

« Après la révolution iranienne de 1979, une transformation s'est produite dans toute la région », a-t-il expliqué. « Les Palestiniens et les Arabes ont commencé à s'identifier avant tout comme musulmans. En réaction, les chrétiens palestiniens et les chrétiens arabes israéliens ont commencé à s'identifier comme chrétiens. »

Sabella a mis en garde contre une importance excessive accordée à l’identité religieuse au détriment d’une identité plus large et inclusive liée au lieu.

« Le risque est de faire de la société non pas une société inclusive, mais une société divisée selon des croyances ou des différences religieuses et ethniques. On perd alors cette identité inclusive et globale qui nous unit à un lieu, quelle que soit la nation ou la religion », a-t-il déclaré.

« Si l'on s'enferme davantage dans son identité religieuse », a poursuivi Sabella, « on risque de perdre l'identité plus large à laquelle on appartient. En tant que chrétiens, nous devons trouver un espace commun avec tous les autres. »


Le Centre Notre-Dame de Jérusalem. Le 27 mars 2025, le Centre Rossing pour l'éducation et le dialogue y a présenté les conclusions du rapport annuel intitulé « Attaques contre les chrétiens en Israël et à Jérusalem-Est » et d'une enquête menée auprès des chrétiens palestiniens et arabes en Israël et à Jérusalem-Est, donnant un aperçu de leur perception de divers aspects de la vie. Crédit : Marinella Bandini

Bendcowsky a souligné une détérioration du climat politique et social, en particulier après le 7 octobre 2023 — le rapport consacre une place considérable à l’analyse du contexte — caractérisée par un extrémisme accru, une polarisation et un manque de tolérance envers les minorités.

Elle a souligné une volonté croissante des églises et des chrétiens de signaler et de dénoncer les attaques ainsi qu’une présence accrue des forces de l’ordre – bien qu’il y ait souvent un manque de dialogue réel et d’implication des autorités dans la compréhension et la réponse aux besoins des communautés chrétiennes.

La situation sur le mont Sion, où les traditions religieuses juive et chrétienne convergent dans un espace restreint, a été présentée comme un cas d'école : un lieu complexe, négligé et sujet à des agressions contre les visiteurs. Ces dernières années, le nombre d'incidents a augmenté, entraînant des actes de vandalisme contre des édifices religieux et des cimetières chrétiens, ainsi que des actes de harcèlement physique contre le clergé chrétien et les touristes.

Le rapport du Centre Rossing souligne que « le ciblage du christianisme ne fait pas partie de l’agenda politique » mais est davantage lié à « un climat sociopolitique » et à « un sentiment croissant de nationalisme, et à l’accent mis sur Israël principalement en tant qu’État pour la population juive ».

Les difficultés rencontrées par les églises dans leurs relations avec les autorités incluent les visas pour le clergé, les autorisations pour les fêtes religieuses, le statut fiscal des églises et les tentatives d'expropriation de terres. « Les chrétiens ne sont tout simplement pas une priorité et ils s'en fichent », a déclaré Bendcowsky à CNA à la fin de la réunion. « Ils ne s'en prennent pas délibérément aux chrétiens, mais ils le font délibérément pour ne pas s'en soucier. »

La réunion d'information a mis en lumière une situation complexe et préoccupante pour les communautés chrétiennes en Israël et à Jérusalem-Est. Malgré des avancées positives en matière de signalement et de sensibilisation du public, des efforts importants sont nécessaires pour garantir la sécurité, la liberté religieuse et la présence continue des communautés chrétiennes en Terre Sainte.

C'est pourquoi le rapport inclut des « recommandations » à l'intention de toutes les parties prenantes. L'accent est mis sur la compréhension mutuelle et le dialogue. Le Centre Rossing encourage une plus grande sensibilisation à ces questions aux niveaux politique et diplomatique, ainsi que des actions de condamnation de la part des autorités par les personnes concernées. 

Née et élevée en Italie, Marinella Bandini est journaliste professionnelle depuis 2008. Elle travaille pour plusieurs agences de presse et journaux en ligne dans le monde catholique. Actuellement basée à Jérusalem, elle collabore avec la Custodie de Terre Sainte. Source : CNA, traduction Belgicatho

Voir aussi

Les communautés chrétiennes en Israël font face à une hostilité croissante, selon un rapport annuel

Le Noël tourmenté des chrétiens d'Orient

« Certains Israélites crachent sur les chrétiens qu’ils croisent à Jérusalem », Mgr Gollnisch de l'Œuvre d'Orient

Un journaliste israélien se fait passer pour un prêtre - et se fait cracher dessus à Jérusalem (juin 2023)

mercredi 12 mars 2025

Plus de 500 civils alaouites ont été tués depuis jeudi 6 mars par les « forces de sécurité » syriennes (m à j)


 
Billet du 9 mars
 
L'ancien Premier ministre français, François Fillon indique qu'il vient de parler au téléphone avec la mère supérieure du couvent carmélite de Maaloula en Syrie Elle appelle la France au secours devant les massacres de civils Alaouites et chrétiens en cours en Syrie. Ces massacres sont perpétrés par des factions djihadistes qui agissent avec la complicité du nouveau pouvoir syrien.

Billet du matin du 9 mars 

Plus de 500 civils alaouites ont été tués depuis jeudi 6 mars par les forces de sécurité syriennes et des groupes alliés dans l’ouest du pays, selon le très lourd bilan communiqué par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Ces exactions ont été commises par les troupes dépêchées par Damas pour combattre des partisans de l’ancien régime syrien.

Déclaration commune des patriarches d’Antioche sur l’escalade de violence en Syrie :

« La Syrie est témoin ces derniers jours d’une dangereuse escalade d’actes de violence, de torture et de meurtres, qui ont entraîné des agressions contre des citoyens civils innocents, dont des femmes et des enfants, ainsi que des attaques contre des domiciles, leur violation et le vol de biens, dans des scènes qui reflètent l’ampleur des souffrances endurées par le peuple syrien.

Les Églises chrétiennes, tout en condamnant fermement toute agression portant atteinte à la paix civile, dénoncent et rejettent les massacres qui ciblent les citoyens innocents, et insistent sur la nécessité de mettre fin à ces actes horribles qui sont contraires à toutes les valeurs humaines et morales.

Les Églises appellent également à accélérer la mise en place de conditions propices à la réconciliation nationale entre les membres du peuple syrien, et à œuvrer pour assurer un climat permettant la transition vers un État qui respecte tous ses citoyens et établit une société fondée sur une citoyenneté égale et un véritable partenariat, loin de la logique de vengeance et d’exclusion. En même temps, elles réaffirment l’unité du territoire syrien, rejetant toute tentative de division.

Les Églises exhortent toutes les parties concernées, à l’intérieur de la Syrie, à assumer leurs responsabilités pour mettre fin au cycle de violence et rechercher des solutions pacifiques qui préservent la dignité humaine et maintiennent l’unité de la nation.

Nous prions pour que Dieu protège la Syrie et son peuple, et pour que la paix règne sur son territoire”.

Jean X, Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient pour les Grecs orthodoxes

Ignace Ephrem II, Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient pour les Syriens orthodoxes et Chef suprême de l’Église syriaque orthodoxe dans le monde

Joseph Absi, Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient pour les Grecs melkites catholiques »

Damas, 8 mars 2025

 Entretemps l'Union européenne publiait (en anglais bien sûr, langue maternelle d'une infime partie de sa population), ce communiqué peu diplomatique, partial ou lâche, selon le point de vue:


Vidéos





lundi 23 décembre 2024

Le Noël tourmenté des chrétiens d'Orient

Dans un Proche-Orient troublé par les guerres et l’incertitude politique, la crise économique frappe sans distinction toutes les communautés et, selon Le Figaro Magazine, les convie à une solidarité active, mâtinée de ferveur religieuse. Reportage auprès des chrétiens du Liban et de Syrie qui vivent Noël, entre peur et espoir, comme une nouvelle naissance.

En Syrie, l’humour est un trésor national ; une étincelle qui s’allume dans les conversations de rue ou de salon, en toutes circonstances

Bachar est parti ! Bon débarras ! Nous sommes libres ! s’exclame un robuste gaillard en écartant les bras. Nous pouvons enfin discuter de politique en public, mais… nous n’avons rien à en dire ! » L’hilarité secoue les corps engourdis de ceux qui font la queue devant la boulangerie dans le matin frais de Damas. Ouf, l’humour syrien est resté intact. C’est un trésor national ; une étincelle qui s’allume dans les conversations de rue ou de salon. L’incertitude du nouveau pouvoir, la guerre, les crises ne l’ont pas abîmé. Le regard plongeant dans la longue rue qui mène à la mosquée des Omeyyades, Alsan reprend : « Nous devons renoncer à nous venger. Les criminels du régime sont déjà hantés par leur mauvaise conscience. Un jour, nous ferons justice. La priorité, c’est de reconstruire notre économie en ruine », poursuit ce chrétien, père de quatre enfants, mécanicien sans clients.

Le muezzin chante, les cloches d’une église voisine tintent. Quelques coups de feu s’entendent au loin, rafales d’enthousiasme ou règlements de comptes : personne ne réagit. Ces dernières semaines, une ferveur inédite habite le pays. Les rassemblements ne sont plus réprimés par les armes, les enfants, les femmes, les vieillards se prennent en photo sur les ronds-points, avec des drapeaux, des rebelles, des kalachnikovs, dans toutes les positions, voilées ou pas, en jean mince ou en treillis.

FLEUR D’ORANGER

Chaque matin, au lever du jour, une soixantaine de fidèles se pressent vers la messe de l’une des églises du quartier de Tabbalé. Devant, un menuisier funéraire au visage blanchi astique un cercueil. Les effluves de fleur d’oranger de la boulangerie voisine flottent dans la rue. « Dommage de mourir sans avoir vu la Syrie renaître, marmonne-t-il en nettoyant la croix qui surmonte la planche de bois. Ces quinze dernières années ont été une descente en enfer pour nous tous. Pas d’argent, pas de paix, pas d’espoir. » Les morts dont on a retrouvé les restes dans les charniers autour des prisons vont désormais pouvoir être enterrés. Le combat pour la liberté ou la justice qui les a tués semble enfin avoir porté ses fruits. « C’est un signe, clame un paroissien melkite à l’air rusé. Bachar a fui le jour où Notre-Dame de Paris rouvrait, et où on fêtait l’Immaculée Conception. »

Lors de l’Angélus, récité depuis la chapelle de la Casa Santa Marta et retransmis sur les écrans géants de la place Saint-Pierre, le pape François a de nouveau parlé de Gaza : « Je pense avec douleur à tant de cruauté, aux enfants mitraillés, aux bombardements d’écoles et d’hôpitaux »

ÈRE NOUVELLE

Près du grand sapin de Noël illuminé entre deux coupures de courant, trois jeunes garçons s’exclament : « Bachar s’est envolé ! Bachar s’est envolé ! » en mimant des ailes avec leurs bras. Le soulagement qui se perçoit depuis deux semaines dans le pays augure une renaissance propre à l’esprit de Noël. Dans ce pays épuisé par treize ans de guerre civile, hanté par la disparition de près de 150 000 personnes, la mort de 500 000 autres et le départ de 6 millions de Syriens en exil, une timide dynamique point. Après un demi-siècle de tyrannie politique, sous le soleil hivernal orangé qui éclairait déjà Jésus de Nazareth, né à 225 kilomètres de là, une ère s’ouvre. « Bachar est parti avec sa famille en emportant tout l’argent de notre pays. Il nous a trahis. C’est un médiocre », marmonne Maha, en baissant la voix par réflexe quand elle aborde un sujet politique. Dans la rue qui mène au sanctuaire de la conversion de saint Paul, les murs ont-ils toujours des oreilles ?

Bombardé par les Israéliens…

Une famille ressort de sa voiture pour nous parler. Le fils, chirurgien-dentiste âgé de 27 ans, se rend à la messe chaque jour. Il professe sa foi devant ses parents et sa sœur, dont les grands yeux noirs sont maquillés de khôl : « Nous sommes entre les mains de Dieu. Plus que jamais. On ne pense pas à demain. Il faut lui faire confiance, lui seul sait où nous mener. » Les quatre membres de cette famille prennent soin, dans leurs réponses, d’associer leur sort de chrétiens à celui de leurs amis musulmans. C’est une ascèse, et un pli hérité du régime laïc qui plaçait l’adhésion à la nation au-dessus de l’appartenance religieuse. Ici, depuis un demi-siècle, les écoles ont intégré des élèves de toutes les confessions, permettant aux générations de se familiariser entre elles. Les congrégations chrétiennes ont contribué à ce legs que la Syrie partage avec le Liban voisin : financées par leur ordre et par des associations d’Église, comme l’Œuvre d’Orient, les écoles sont restées abordables et ouvertes au plus grand nombre d’élèves musulmans. En Syrie, depuis la nationalisation de l’enseignement en 1969 par Hafez el-Assad, on dénombre encore une trentaine d’écoles privées confessionnelles chrétiennes. Depuis quinze ans, toutefois, le niveau scolaire s’est effondré et de nombreux enfants sont déscolarisés. Au Liban, le taux est inverse : 320 écoles chrétiennes scolarisent 20 % des élèves libanais.

BAB TOUMA DÉSERTÉ

Abandonné par ses résidents chrétiens dès les premiers jours de la guerre civile, le quartier de Bab Touma, considéré comme l’un des plus charmants et pittoresques de la capitale, où culminent une dizaine de clochers, est vide. Certaines écoles n’ont pas rouvert, faute d’élèves. Les commerçants, dépourvus de clients et d’électricité, ont restreint leur activité : touristes, étudiants, visiteurs qui affluaient au début du siècle ont disparu, livrant les ruelles aux chats. Les résidents sont partis s’installer au Canada, en Autriche, en Australie, en France. Certains ont vendu leur maison. Ces dernières années, la rumeur courait que les palais traditionnels de Bab Charqi et de Bab Touma avaient été bradés à de riches Iraniens, alliés du régime de Bachar el-Assad. Au détour d’un encorbellement, on entend des chants s’échapper d’un couvent des sœurs de Mère Teresa. Là, des effluves d’encens indiquent une chapelle animée. Les portes de l’église melkite ferment après la liturgie : ici, des irréductibles prient Jésus sans trêve depuis près de deux mille ans. Derrière le sanctuaire de saint Paul, une sœur franciscaine qui a vécu dans les camps de réfugiés d’Idlib accueille les familles arrivées de province dans son hostellerie. Celles-ci viennent chercher leurs proches dans les cellules de Saydnaya et dans les hôpitaux avoisinant les sinistres prisons ou bien pour suivre des traitements médicaux auprès d’un spécialiste. « L’islam de Syrie, c’est le meilleur de tous, constate-t-elle. Les musulmans d’ici sont habitués à vivre avec tout le monde. À Idlib, ils provenaient de beaucoup de pays, et ils se battaient entre eux. » Le moteur d’un avion vrombit au-dessus de la capitale. Dans le sanctuaire, Nicolas ne cache pas son effroi. Rien n’apaise ses inquiétudes de bombardements israéliens comme celles concernant le sort des minorités kurdes, alaouites, chrétiennes : « Habibi, qu’est-ce qui nous attend ? De quoi l’avenir est-il fait ? » gémit-il.

vendredi 1 novembre 2024

Liban, « Pourquoi les enfants musulmans verraient les enfants chrétiens apprendre et pas eux ? »

Tandis que les écoles publiques accueillent massivement des déplacés et ont dû reporter la rentrée scolaire, les établissements privés - majoritairement chrétiens - ont pu accueillir leurs élèves.


Beyrouth

Dans l’école Saint Vincent de Paul située dans le quartier Clémenceau, à Beyrouth (photo de la cour ci-dessus), un groupe de femmes vêtues de noir est assis sur un banc, le regard dans le vide. De rares bouffées d’air frais agitent le linge qui, sur les fenêtres de l’établissement, sèche au soleil. Il y a là des couvertures, des t-shirts encore tachés et des sous-vêtements. Une dizaine d’enfants jouent dans la cour de récréation tandis que la sonnerie retentit pour rien. Ces enfants n’ont pas fait leur rentrée scolaire début octobre. Près de 880 déplacés ont trouvé refuge dans les salles de classe après que leurs quartiers ont été lourdement bombardés par Israël. À la place des tables, les matelas jonchant le sol accueillent des corps fatigués par l’exil. Au deuxième étage du bâtiment principal, une femme aide son fils à se laver à l’aide du lavabo des toilettes.

« Je suis arrivée de Dahié le 27 septembre et j’ai trouvé l’école ouverte, donc je me suis installé , raconte Mohammed, assis sur un banc de la cour de récréation, ses deux mains massives posées sur ses genoux. On est très bien accueillis ici, ils font tout pour que l’on soit bien». Chaque jour, une dizaine de membres du personnel de l’établissement continue de travailler et épaule les réfugiés. Pour autant, bien qu’ils ne nient pas l’urgence de la situation, ces salariés tiennent les déplacés pour responsables du report de la rentrée des classes.

En raison de la guerre, cet établissement public ne peut pas accueillir ses propres élèves. Quelque 700 écoles publiques libanaises se sont transformées en centres d’hébergement d’urgence pour accueillir une partie des 1,2 million de Libanais qui ont dû fuir leurs lieux d’habitation depuis le 23 septembre, selon les dernières estimations de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Par conséquent, la rentrée scolaire a été reportée au début du mois de novembre. Pour les écoles privées, la situation est différente: le 14 octobre, le ministre de l'Éducation Abbas Halabi a autorisé celles situées en zones sûres à ouvrir leurs portes. Peu d’entre elles accueillent des déplacés. Cette rentrée des classes différenciée cristallise les tensions entre les communautés réfugiées, principalement chiites, et les communautés chrétiennes.

Une rentrée scolaire politique

«Il n’y a quasiment pas d’enfants chiites dans ces écoles privées. Qui a les moyens de payer 2000 dollars par an de frais scolaires ?», s’indigne Hassan Mourad, député sunnite et Président de la commission parlementaire pour l’éducation. Le 26 septembre, cet élu de la Bekaa a dénoncé sur Facebook « les logiques communautaires» de certains acteurs au sujet de l’ouverture des écoles privées. Dans son viseur: le réseau des écoles chrétiennes. « Je n’aime pas parler en ces termes, mais c’est la réalité aujourd’hui. Je ne veux pas qu’il y ait deux Liban. Pourquoi les enfants musulmans verraient les enfants chrétiens apprendre et pas eux ?» S’indigne-t-il. Il déplore les pressions que le ministre de l’Éducation aurait subies de la part du directeur du comité des écoles privées, dirigé par le père Youssef Nasr.

L’intéressé nie ces accusations. Surtout, il refuse de parler de divisions : « Si quelqu’un n’est pas capable d’aller à l’école, il ne peut pas obliger les autres à ne pas y aller non plus », estime celui qui est également secrétaire général des écoles catholiques du Liban. Il appelle à ce que les déplacés soient accueillis dans d’autres lieux que les écoles, même si aucune solution n’a pour l’instant été trouvée par l’État.

Les membres des organisations du secteur éducatif se déchirent au sujet de la marche à suivre dans ce contexte de guerre entre le Hezbollah et Israël . Pour les uns, cette guerre doit mobiliser l’ensemble de la population libanaise. Pour les autres, elle doit épargner ceux qui peuvent l’être, les enfants en particulier. « En réalité, ceux qui réclament la fermeture des écoles privées pendant encore un mois car ce n’est pas leur priorité. Leur priorité, c’est de soutenir la résistance», avance Youssef Nasr.

Dans le secrétariat de l’établissement Saint Vincent de Paul, Élias (dont le prénom a été modifié), un membre du personnel, soupire: « Certains ont choisi cette situation (de guerre, ndlr) , d’autres non et nous ne voulons pas perdre un an à cause de cela». « Nous avons dû débuter les cours en ligne en raison de l’occupation de l’école» , poursuit-il en passant sa main dans ses cheveux grisonnants.

Un système éducatif exsangue

Il estime que 20 à 30 élèves décrochent chaque jour, car le manque d’électricité, de réseau internet et d’ordinateurs au Liban ne leur permet pas d’étudier dans des conditions favorables à l’apprentissage. « Nous avons demandé à tous les acteurs de ce pays, l’État, l’Église, des associations, de trouver une autre solution pour ces réfugiés, mais ça n’a rien changé». Dans le bureau plongé dans une demi-obscurité, seuls les cris des enfants troublent le silence qui a envahi la pièce.

En 2019, le secteur privé assurait plus de 70% de la scolarisation des élèves libanais, un chiffre qui aurait augmenté depuis le début de la crise économique, selon le secrétariat général de l’enseignement catholique. Par ailleurs, un tiers des élèves inscrits dans les écoles chrétiennes sont issus d’autres communautés, selon la même source.

«L’éducation est un secteur vital pour la survie du Liban », fulmine Vincent Gelot, responsable des projets de l’Œuvre d’Orient au Liban et en Syrie. L’association apporte un soutien financier aux écoles privées libanaises. La réouverture de ces établissements est pour l’humanitaire essentielle, afin d’assurer un niveau minimum d’éducation malgré la guerre. «On sort de cinq années calamiteuses avec la révolution de 2019, la crise économique et la pandémie qui a été gérée de façon catastrophique», rappelle-t-il. Selon le ministère de l’éducation, 300.000 enfants libanais, sur 1.2 million, n’étaient plus scolarisés avant le 23 septembre.
 
À Jabboulé, dans le nord de la plaine de la Bekaa, Mère Jocelyne Joumaa, directrice de l’orphelinat Notre Dame du Bon Service témoigne d’une situation humanitaire très difficile : « Avec les bombardements d’hier soir, la panique domine dans la région. Les femmes et leurs enfants viennent se réfugier dans notre couvent. C’est terrible. Notre mission est de témoigner du visage du Christ. »

Depuis le 7 octobre, des dizaines d’écoles privées ont ouvert leurs portes à travers le pays. Le sort des écoles publiques, censées ouvrir dans deux semaines, reste suspendu à la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. Et si celle-ci ne s’arrête pas ? « Le sud du pays vivra comme j’ai vécu en 1982. Nous étions bombardés, et nous n’avons pas pu étudier », augure le député Hassan Mourad.
 
 « L'école en ce moment, ce n'est pas notre priorité ? »

Fatima, huit ans, erre dans cet abri en se languissant de son école, laissée derrière elle, comme sa maison. « L'école et les cahiers de coloriage me manquent », assure-t-elle à l'AFP.

Les hostilités transfrontalières ont débuté il y a un an, après l'ouverture d'un front contre Israël par le Hezbollah, dans la foulée de l'attaque sur le sol israélien de son allié palestinien du Hamas, qui a déclenché la guerre à Gaza. Mais si elles ont été meurtrières, elles n'ont longtemps eu qu'un impact limité sur le fonctionnement des écoles du sud du Liban. Depuis qu'elles ont laissé la place à une guerre ouverte, étendue aux abords de Beyrouth, qui a fait plus de 1 100 morts en deux semaines, selon les autorités, tout a changé.

« Danger sécuritaire », « entraves au mouvement » des élèves et des professeurs... Le ministre de l'Éducation, Abbas al-Halabi, énumère toutes les raisons pour lesquelles son ministère ne « prendra pas le risque » d'organiser la rentrée avant un mois.

« Ça fait deux semaines qu'on dort dans la rue, donc l'école, ce n'est pas notre priorité en ce moment », affirme Salma Salmane, 30 ans, réfugiée dans le centre de Beyrouth avec ses jumelles de sept ans. Jennifer Moorehead, de l'ONG Save the Children, anticipe déjà une année blanche. Avec au moins un mois de scolarisation en moins en 2024-2025, les enfants vont encaisser « un lourd retard sur le programme ».

Sources : AFP, Le Figaro, Œuvre d’Orient, Le Télégramme

mardi 16 janvier 2024

L’Algérie ferme les portes de 42 églises

L’INDEX mondial de persécution des chrétiens considère que l’Algérie est, avec le Laos, le pays du monde où « la persécution » antichrétienne aurait «le plus augmenté » en 2023. Le rapport parle de « la fin d’un rêve » dans un pays qui a « longtemps fait figure d’exception au Maghreb avec ses grandes églises de chrétiens » convertis de l’islam, « se réunissant librement ».

Ces églises étaient même « reconnues » comme membres de l’église protestante d’Algérie (EPA), qui regroupe les Églises protestantes et évangéliques. Une organisation dont les statuts d’association religieuse furent dûment enregistrés par les autorités algériennes en 1974.


Que s’est-il passé? « Ce rêve pour ces chrétiens d’arrière-plan musulman (convertis de l’islam, NDLR) touche à sa fin, alors que la campagne de fermeture des églises de L’EPA, entamée en 2017, atteint son point culminant : il ne reste plus que 4 églises ouvertes sur 46 », assure l’association Portes ouvertes, qui a publié l’index. Sans compter que «d’autres églises indépendantes ont dû également fermer sous la pression des autorités ». Cette « répression des autorités s’illustre aussi par la condamnation d’une vingtaine de chrétiens à des peines de prison, pour prosélytisme ou participation à des cérémonies religieuses non autorisées », continue l’index.

« Nous sommes des dizaines de milliers »

L’un de ces chrétiens condamnés est intervenu à distance, depuis l’Algérie, lors de la présentation à Paris le 16 janvier. Il s’agit de Yousse Ourahmane, vice-président de l’église protestante d’Algérie, converti au christianisme il y a quarante ans. Le 2 juillet 2023, il a été condamné à deux ans de prison et à 100000 dinars d’amende pour avoir organisé des activités religieuses non autorisées. Il a fait appel et sera fixé au printemps.

« Nous subissons depuis 2018 une très sévère persécution, explique-t-il. L’État algérien a beaucoup de mal à accepter des chrétiens comme nous, de sources algériennes, convertis de l’islam. Nous sommes des dizaines de milliers. La communauté est très importante, surtout en Kabylie.»

Concrètement, «l’état a trouvé les moyens d’introduire des lois de façon à nous rendre la vie très difficile. Il est par exemple très complexe de renouveler l’agrément dont bénéficie l’association religieuse Église protestante d’Algérie dont nous bénéficions depuis 1974. »

Il cite également « une cinquantaine d’affaires de justice depuis 1978, des amendes de millions et de millions de dinars et l’emprisonnement de beaucoup de frères et sœurs chrétiens. L’un d’eux vient de sortir, il a été condamné à cinq ans de prison. »

Concernant les fermetures d’églises, Yousse Ourahmane assure «essayer par tous les moyens de correspondre avec l’état algérien pour remplir toutes les conditions demandées, mais, malheureusement, la majorité des églises sont fermées ».

Conclusion de l’index : « Pour ces chrétiens, c’est la fin de la liberté de se réunir pour un culte. Dans les années à venir, ces convertis vont probablement devoir se retrouver en secret. »

Voir aussi

Algérie : des églises fermées…la communauté chrétienne indignée

Algérie: Les chrétiens manifestent après la fermeture de trois églises (2019)