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jeudi 4 mai 2023

Le parlement de Floride interdit les traitements de transition de genre pour les mineurs

Les élus de Floride ont voté jeudi une loi qui interdit aux médecins d’administrer des traitements hormonaux et chirurgicaux de transition de genre aux mineurs, une initiative appuyée par le gouverneur républicain Ron DeSantis.

Le texte proscrit les opérations chirurgicales, les traitements bloquant la puberté ou la prise d’hormones.

Elle s’inscrit dans le cadre d’une offensive conservatrice nationale sur les questions de genre et de sexualité. Les élus d’une douzaine d’États, dont l’Idaho, l’Indiana ou la Géorgie, ont adopté des lois pour interdire ces soins de transition, avec parfois des pénalités pour les médecins qui enfreindraient la règle.

Pour devenir une loi, le texte doit encore être signé par Ron DeSantis (ci-dessous), ce qui ne fait aucun doute.
 

Le gouverneur de 44 ans, que les rumeurs disent prêt à se lancer dans la course à la Maison-Blanche, a fait de la Floride un laboratoire pour ses politiques très conservatrices, notamment en matière de mœurs.

Il est le promoteur d’une loi vivement critiquée et surnommée Don’t say gay (Ne parlez pas des homos), qui limite l’enseignement à l’école de sujets liés à l’orientation sexuelle et au genre.

Le texte sur les traitements de transition a reçu le plein soutien de la majorité républicaine dans les deux chambres. Les démocrates, opposés, n’ont rien pu faire.

«Les mots ne suffisent pas à faire exister quelque chose qui n’existe pas. Il est impossible de changer de sexe», avait déclaré pendant les débats à la Chambre des représentants locale le républicain Ralph Massullo.

La loi comporte toutefois une exception pour les mineurs qui reçoivent déjà des hormones ou un bloqueur de puberté.

Parallèlement, elle limite l’accès des adultes aux traitements de transition en interdisant l’utilisation de fonds publics ou leur administration par un médecin via une téléconsultation.


vendredi 21 avril 2023

Idéologie LGBTQ2SAI+ : la Floride protège les enfants dans les écoles publiques (vidéo)

Attention, ce reportage vidéo provient de France 24, chaîne « publique » très à gauche sur les questions LGBTQ2SAI+. Il donne nettement plus la parole aux opposants à De Santis qu’à ses partisans, il verse aussi dans l’hyperbole en parlant de « peur » et de « dangereux » quand il s’agit de conserver la neutralité de l’école publique qui doit se concentrer sur les savoirs de base traditionnels comme la langue, les mathématiques ou l’histoire générale (et non racialisée) sans verser dans les dernières modes de la gauche radicale.
 

Le ministère de l’Éducation de Floride, sous l’autorité du gouverneur républicain Ron DeSantis, a approuvé des règles qui étendent l’interdiction des contenus LGBT dans les écoles publiques à toutes les années scolaires.

L’année dernière, M. De Santis avait signé la loi sur les droits parentaux en matière d’éducation, qui interdisait aux écoles d’enseigner le transgenrisme et d’autres questions liées à la sexualité aux enfants de la maternelle à la troisième année, limitait les discussions sur la sexualité des enfants plus âgés à un contenu « adapté à leur âge » et exigeait que les parents fussent informés de tout changement susceptible d’affecter le bien-être physique, émotionnel ou mental de leur enfant.

Les militants de gauche et leurs alliés médiatiques ont caricaturé cette mesure en l’affublant du nom de « Loi Ne Dites pas Homo » (Don’t-Say-Gay Bill) et l’ont présenté comme une attaque haineuse contre les enseignants et les élèves LGBT, tout en ignorant l’activisme LGBT dans les écoles et l’ire que celui-ci suscite chez des élèves et des parents.

Le mois dernier, le Conseil de l’éducation de Floride a publié une proposition de règlement visant à étendre ces nouvelles dispositions et qui modifieraient les « principes de conduite professionnelle » des écoles de Floride afin d’interdire les cours sur le genre et l’identité sexuelle à tous les niveaux scolaires, à commencer par la maternelle, tandis que, pour les niveaux 4 à 12, ces cours seraient interdits à moins qu’ils ne soient « expressément requis » par le programme scolaire de Floride ou dans le cadre d’un cours sur la santé génésique, auquel cas les parents pourraient décider de retirer leurs enfants de la classe.

Le ministère de l’Éducation de l’État a approuvé ce règlement mercredi, selon le Daily Caller. Elle devrait entrer en vigueur dans un mois environ.

« Nous pensons que l’éducation devrait toujours se concentrer sur l’enseignement des bases des mathématiques, des sciences, de l’histoire, etc. dans la salle de classe, en particulier lorsqu’il s’agit de questions telles que l’orientation sexuelle et l’identité de genre », a déclaré Ryan Kennedy, membre de l’Alliance des citoyens de Floride, lors de la réunion.

Ces dispositions dont la portée est élargie sont la dernière mesure prise par M. De Santis pour tenir les promesses qu’il avait faites lors de son deuxième discours d’investiture, à savoir continuer à éliminer le prosélytisme idéologique de l’éducation et, plus largement, pour faire de la Floride l’endroit « où le wokisme se meurt ».
 

Le gouverneur a pris de nombreuses mesures pour interdire la théorie critique de la race et les discussions sexuelles inappropriées à l’âge des élèves dans les salles de classe, pour aider à élire des conservateurs partageant les mêmes idées dans les conseils scolaires locaux et pour forcer le respect des normes de l’État, telles que l’obligation d’avoir des toilettes réservées aux hommes et aux femmes. Le mois dernier, il a proposé une législation visant à imposer de nouvelles normes aux collèges et aux universités en matière de responsabilité, d’exactitude historique et d’interdiction de l’endoctrinement idéologique ou de l’imposition de la conformité idéologique.

Son conservatisme dynamique et entreprenant a suscité un grand intérêt en tant que candidat à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de 2024. Il n’a pas encore annoncé sa candidature, mais on s’attend à ce qu’il le fasse à la fin de l’actuelle session législative de Floride, en mai.

L’ancien président Donald Trump mène actuellement les sondages nationaux pour l’investiture du GOP avec une marge substantielle, bien que De Santis reste compétitif dans les sondages de son État et dans la collecte de fonds.

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mardi 24 janvier 2023

États-Unis: la Floride interdit les cours d’études afro-américaines à l'école secondaire

Le gouverneur républicain de Floride a annoncé interdire ce cours optionnel qui, selon lui, «endoctrine» les élèves du secondaire.

Aux États-Unis, la fronde des républicains contre l’idéologie woke se poursuit. Ron DeSantis, le gouverneur de Floride, a pris il y a quelques jours une décision qui agite le pays: son administration a décidé d’interdire les cours d’études afro-américaines dans les lycées de l’État. L’information a été diffusée par le ministère de l’Éducation de Floride le 12 janvier. Dans sa lettre, le ministre explique que le cours en question est «contraire à la loi» de l’État et manque «considérablement de valeur éducative» . Une décision confirmée par Ron DeSantis à l’occasion d’une vidéo publiée sur Twitter. Si le rival de Donald Trump admet que «le programme scolaire a besoin d’enseigner l’histoire des Afro-Américains» , il tempère: «en Floride, nous souhaitons de l’éducation et non de l’endoctrinement» . L’élu précise notamment que les «théories queer» ou «l’intersectionalité» risqueraient d’être abordées dans ce cours à des fins politiques.

Ces reproches concernent une matière assez particulière. Depuis 1952, les lycéens américains peuvent accéder à des cours spéciaux dans le cadre du «Advanced Placement Program» (AP). Concrètement, il s’agit d’options proposées aux élèves afin d’étudier en avance des enseignements dispensés à l’université et d’obtenir des crédits universitaires dès le secondaire en passant des examens. Un enjeu pour les lycéens soucieux d’intégrer des établissements très sélectifs.

Un gouverneur qui multiplie les guerres culturelles

Parmi ces cours, celui de «Africain Américain Studies» ( «Études afro-américaines» ) est l’un des plus récents. Et 60 lycées à travers le pays proposent cette matière, encore considérée comme en phase «pilote». Sur le fond, cette matière est pluridisciplinaire et aborde à la fois l’histoire mais aussi les droits civiques, la politique, la littérature, les arts ou la géographique. Rédigé en partie par Henry Louis Gates, professeur à Harvard, le programme est notamment approuvé par le «College Board», une organisation indépendante en charge de ces options. Une certification qui ne suffit pas au gouverneur de Floride, premier État à interdire ce cours et, plus généralement, à interdire une matière dispensée dans le cadre du AP.

Ce n’est pas la première bataille que Ron DeSantis livre aux programmes scolaires. Ces dernières années, celui qui pourrait devenir le prochain candidat républicain à élection présidentielle américaine , a marqué l’opinion publique avec diverses lois. À commencer par celle sur les libertés individuelles, aussi appelée «Loi Stop WOKE» qui restreint les enseignements scolaires sur les questions de genre et de race. Autre exemple: une loi appelée par ses détracteurs «Don’t say gay», qui interdit d’aborder les questions liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre de la maternelle à la troisième année (l’équivalent du CE2 en France).

Source : Le Figaro étudiant


samedi 5 novembre 2022

La Floride protège les enfants du mouvement trans

Le Conseil médical de l’État de Floride a voté pour faire interdire les actes de chirurgie et les prescriptions de médicaments destinés aux mineurs qui disent souhaiter entamer une transition de genre.

C’est officiel, les mineurs ne pourront plus changer de genre en Floride, aux États-Unis. Comme l’a relayé Le Figaro ce samedi 5 novembre, le conseil médical a voté cette décision vendredi 4 novembre, à six voix contre quatre. Aucune personne de moins de 18 ans ne pourra donc bénéficier d’opérations chirurgicales ou se voir prescrire des médicaments par des médecins pour effectuer une transition.


 

D’autres États sur la même voie ?

Cette nouvelle mesure ne s’appliquera en revanche pas aux personnes ayant déjà entamé leur transition. Ron De Santis, le gouverneur conservateur de Floride, a estimé lors d’un débat télévisé organisé la semaine dernière qu’« une grande partie des cas de dysphorie de genre se résolvaient d’eux-mêmes une fois les enfants devenus adultes ». La dysphorie de genre fait référence à l’inconfort physique et psychique vécu par une personne par rapport au genre qui lui a été assigné à la naissance, en tant qu’individu de sexe masculin ou féminin. D’autres États ont tenté de faire appliquer cette même interdiction pour les mineurs, comme dans l’Arkansas ou dans l’Alabama. Mais les décisions ont été contrées par des actions en justice menées par des organisations médicales défendant ce processus de transition de genre, comme l’Académie américaine de pédiatrie.


jeudi 21 avril 2022

Walt Disney perd 33 % de sa valeur en bourse en un an

Les actions de la société Walt Disney Co sont les moins performantes du Dow Jones Industrial Average au cours de l’année écoulée, avec une chute de 33 % au cours des 12 derniers mois.

Parmi les 30 sociétés qui composent le Dow Jones, Disney a vu le prix de ses actions chuter le plus en pourcentage, suivi de 3M, qui est en baisse de 25 %, et de Home Depot, en baisse de 23 %.

Les actions de Disney ont baissé de plus de 5 % mercredi et de 2 % jeudi les investisseurs restant nerveux vis-à-vis des sociétés de divertissement en diffusion continue (streaming) après les résultats désastreux de Netflix au premier trimestre, dus en partie à la partie de 700 000 abonnés en Russie. Les 260 000 abonnés ukrainiens sont sans doute aussi menacés. Les résultats des abonnements à Disney+ ont récemment déçu Wall Street lorsque la société a publié ses résultats trimestriels en novembre, provoquant la chute du titre.

La Maison de la Souris House fait également face à des difficultés en Floride, où le sénat de l’État a adopté mercredi un projet de loi qui priverait Disney World à Orlando de son statut d’autonomie.

Le projet de loi est maintenant transféré à la Chambre, qui devrait l’adopter et le soumettre à la signature du gouverneur républicain, Ron De Santis, qui a publiquement encouragé la législature à adopter ce projet de loi.

La chute brutale des actions de Disney survient alors que la société a adopté une politique d’extrême gauche « woke », en particulier l’exposition des jeunes enfants à l’idéologie LGBTQ radicale. Ce faisant, le géant du divertissement s’est aliéné des millions de clients et s’est attiré les foudres des dirigeants républicains en Floride.

Disney est devenu un média militant dans sa production

Des vidéos internes récemment divulguées montrent des dirigeants de Disney et des chefs de file créatifs plaidant ouvertement pour la promotion d’un programme homosexuel et transgenre dans les divertissements de l’entreprise pour les jeunes enfants. Les fuites sont survenues peu de temps après que Disney a déclaré la guerre à la loi de Floride sur les droits parentaux dans l’éducation, qui interdit l’enseignement de l’idéologie sexuelle et de genre aux enfants de la maternelle à la troisième année.

Le PDG de Disney, Bob Chapek, a cédé à la pression d’un petit groupe d’employés qui ont exigé que l’entreprise abandonne sa position neutre sur la législation de Floride et adopte pleinement l’activisme LGBTQ.

Le gouverneur de Floride, De Santis, a riposté en révisant les privilèges de Disney. Ils comprennent le district autonome de Disney World, une zone de 10 000 hectares connue sous le nom de Reedy Creek Improvement District, où la société a des pouvoirs proches de ceux d’une municipalité et jouit d’une grande latitude pour se gouverner et développer le terrain sans l’approbation du gouvernement.

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Superman woke fait un four (était La Guerre contre l’homme hétéro avec Playboy et Superman) 

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Cinéma — le marché chinois a dépassé le nord-américain, part d’Hollywood s’effondre en Chine 

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Appropriation culturelle ou racisme ? La BBC attribue le rôle du méchant Javert à un Noir

Novlangue : « dialoguer », « appropriation culturelle » et « ouvrir une discussion sur le privilège blanc »

Histoire du Québec : multiculturalisme expiatoire, esclavage et colonisation américaine d’esprits incultes   

Belgique : le Musée des beaux-arts (« Bozar ») célèbre la naissance de Ludwig van Beethoven avec un Beethoven noir…

Radio Suisse internationale : Heidi en 2016 (noire)

Les contes de Noël publiés aujourd’hui diluent voire effacent les valeurs chrétiennes

jeudi 27 janvier 2022

Projet de loi de Floride interdirait les discussions sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre au primaire

Les législateurs de Floride ont décidé de présenter un projet de loi, HB 1577, qui empêcherait de présenter aux élèves de l’école primaire dans le programme radical LGBT ou de fournir aux élèves de n’importe quelle classe des documents inappropriés. Le projet de loi stipule :

Un district scolaire ne peut pas encourager la discussion en classe sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre dans les classes primaires ou d’une manière qui ne soit pas adaptée à l’âge ou au développement des élèves.

Le projet de loi garantit également que les parents seront informés de tout problème de genre ou de tout autre problème grave affectant leur enfant. Le projet de loi prévoit :

[Les conseils scolaires doivent] adopter des procédures pour informer le parent d’un élève en cas de changement dans les services ou le suivi de l’élève concernant sa santé ou son bien-être mental, émotionnel ou physique et la capacité de l’école à fournir un environnement d’apprentissage sûr et favorable à l’élève. La procédure doit renforcer le droit fondamental des parents à prendre des décisions concernant l’éducation et le contrôle de leurs enfants en exigeant du personnel du district scolaire qu’il encourage un élève à discuter des questions relatives à son bien-être avec son parent. [...] Le personnel du district scolaire ne peut pas décourager ou interdire la notification et la participation des parents aux décisions critiques concernant la santé ou le bien-être mental, émotionnel ou physique de l’élève.

Jusqu’à présent, le projet de loi a fait l’objet d’un rapport favorable de la commission de l’éducation et de l’emploi de la Chambre des représentants le 20 janvier 2022. Une version légèrement amendée à la suite de ce rapport a été lue une première fois en chambre le 24 janvier et référée à la commission juridique le lendemain.


mercredi 12 mai 2021

La Floride a levé les restrictions Covid le 3 mai dernier

Depuis la levée des restrictions sanitaires liées au Covid-19, le 3 mai dernier, par Ron De Santis, le gouverneur républicain de Floride, des milliers d’Américains se sont rués dans les stations balnéaires de cet État. Quelques semaines auparavant déjà, comme ci-dessous à Lake Boca Raton le 25 avril, l’affluence y était inédite.

Près de 9 millions de Floridiens, soit 41,9 % des 21,5 millions d’habitants de la Floride, ont reçu au moins une dose d’un vaccin anti-Covid. La même proportion qu’au Québec en ce 12 mai.

Ron De Santis a dénoncé les strictes restrictions encore en place dans de nombreux autres États, suggérant que ceux qui continuent de forcer leurs résidents à respecter ces mesures prouvent qu’ils ne « croient pas aux vaccins ».

Les chiffres de la Covid-19 n’ont pas connu de hausse depuis la fin des restrictions en Floride. En fait, le nombre de cas a, baissé d’environ 15 %. Le nombre de décès est stable, voire à la baisse avec une moyenne de 62 morts.




jeudi 25 février 2021

États-Unis : deux écoles ne veulent plus du nom de l'explorateur français Jean Ribault

Le comté de Jacksonville en Floride propose de débaptiser plusieurs établissements, dont ceux portant le nom du navigateur qui a pris possession de la Floride en 1565. Ses descendants s’en émeuvent.

Des Amérindiens prosternés devant la célèbre colonne de Ribault, qui marque la prise de possession du territoire pour le Roi de France. Gravure — « Histoire des Amériques » par Théodore de Bry (1528-1598)

La « culture de l’effacement » (cancel culture), le mouvement idéologique qui veut invisibiliser des personnalités plus ou moins controversées, s’attaque à une figure de l’Histoire de France. La commission scolaire du comté de Jacksonville envisage de rayer du perron des écoles le nom de Jean Ribault, explorateur du XVIe siècle qui prit possession de la Floride au nom du roi Charles IX.

Dans le comté de Duval, qui englobe la métropole, neuf établissements pourraient changer de nom en mai prochain. Les six premiers portent le nom d’officiers sudistes. Les trois autres sont des figures accusées « de marginalisation systémique et du massacre des peuples autochtones ». Jean Ribault est, à ce titre, sur le banc des accusés dans une école secondaire inférieure (collège, middle school) et un lycée (high school), au même titre qu’Andrew Jackson, le 7e président américain, commandant militaire lors des « Guerres amérindiennes ».

Ashley Smith-Juarez (ci-contre), la membre du conseil scolaire qui porte cette proposition, estime que l’explorateur français a sa part de responsabilité dans la « discrimination […] qui perdure » encore aujourd’hui à l’égard des Amérindiens de la région. « Je ne le qualifie pas d’impérialiste borné, mais je continue de me demander ce que sa décision de revendiquer des terres au nom de la France […] représentait pour le peuple Timucua et si c’est quelque chose que le comté veut honorer », s’explique-t-elle sur la chaîne locale Action News Jax. Plusieurs de ses descendants qui vivent en France ont écrit une tribune publiée dans la presse locale de Floride, la semaine dernière, pour peser sur la décision. « Je le ressens comme une salissure de la mémoire de notre ancêtre, raconte Yves de Montcheuil au Figaro. Jean Ribault ne voulait pas s’installer au détriment des tribus amérindiennes. Si les Américains veulent réécrire leur Histoire, c’est leur problème, mais cet épisode de la découverte de la Floride n’a rien à voir avec ce qui s’est passé dans les siècles suivants ».

C’est un contresens historique

Jean Ribault a accosté sur les rives du nord de l’actuel Sunshine State en 1565. Il est alors missionné par l’amiral Gaspard II de Coligny, chef des protestants de France, dans le but d’établir une colonie où les huguenots pourraient trouver refuge. « Il n’a tué aucun Amérindien. Dans ses écrits il a toujours parlé d’eux de manière très positive », explique Philippe Montillet, secrétaire général association des descendants et du souvenir de Jean Ribault. « C’est un contresens historique, abonde Laurent Veyssière, historien spécialiste de la Nouvelle France. Jean Ribault a fait alliance avec trois tribus amérindiennes qui étaient en guerre contre une quatrième. S’il a combattu contre elle, ce qui n’est pas prouvé, ce fut au maximum quelques escarmouches », détaille-t-il. Globalement, le spécialiste regrette qu’un Français soit mis dans le même panier que les sanguinaires conquistadors espagnols, portugais ou que les colons anglais. « Dans l’histoire de la Nouvelle France, nous avons toujours été alliés à des autochtones », pointe-t-il.

La classe des diplômés du lycée (high school) Jean Ribault en juillet 2020
 
Jean Ribault est entré dans la postérité pour avoir érigé une colonne matérialisant la prise de possession royale qui était vénérée par les tribus locales. Jusqu’en 2016, le marin était une figure pourtant méconnue de l’histoire de la conquête de Nouveau Monde. Son navire La Trinité a été retrouvé par 8 mètres de fond au large de cap Canaveral. Petite ironie de l’histoire, il fut lui-même victime de la violence des conquistadors. « Il a été massacré par les Espagnols à cause de sa religion protestante », rappelle son descendant.

Source : Le Figaro et WCJT (Yves de Montheuil, s’y exprime en anglais à partir de la  33e minute)


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Première action de grâce en Amérique du Nord, la Floride française

Le Théâtre de la Floride

Autour de la Brève narration des événements qui arrivèrent aux Français en Floride, province d’Amérique, de Jacques Le Moyne de Morgues (1591)

Les expéditions en Floride de Jean Ribault et René de Laudonnière prennent place au début des guerres de Religion (1562-1565). Il s’agit, à l’instigation de l’amiral de Coligny, de faire pièce à l’Espagne en Amérique du Nord. Or c’est menacer la voie traditionnelle des galions qui, chaque année, rapportent l’or et l’argent d’Amérique. D’où la brutale intervention militaire de la fin de l’été 1565 et, sous l’action expéditive de l’adelantado Menéndez de Avilés, la liquidation de la colonie en quelques semaines. Les derniers survivants sont traqués, égorgés ou faits esclaves. Les estimations varient entre cinq cents et mille morts. Ce sinistre épisode a pour épilogue l’expédition de représailles menée par Dominique de Gourgues contre trois forts espagnols, dont la garnison est pendue en totalité.

L’ouvrage prend appui sur les images de Jacques Le Moyne de Morgues, les quarante-deux gravures du second volume des Grands Voyages de Théodore de Bry (1591). Pour la première fois est traduit du latin en français le récit de la colonisation, suivie de la destruction de l’établissement.

Vingt-cinq ans après, les Indiens Timucua de Floride sont représentés à travers un ensemble de références aussi tardives que disparates, qui associent à la hache des Tupinamba du Brésil des détails venus des tuniques aztèques, telles qu’elles sont figurées dans le Codex Mendoza, ou des artefacts européens comme la hotte de vendangeur. Au total, la suite floridienne est un ensemble composite, mais nostalgique d’un monde embelli par le souvenir, qui replonge par instants le spectateur dans l’Éden des origines.

Presses de l’Université Paris-Sorbonne, 2017, 280 pages, 35 €


Le 2 mai 2018 est parue aux éditions Delcourt une BD de Jean Dytar, intitulée « Florida ».

Voilà donc une intéressante nouvelle qui permet de constater que la geste Jean Ribault continue et cela même en dehors du contexte de l’action en justice menée par les autorités françaises et de Floride pour faire reconnaître la souveraineté de la France sur l’épave de la Trinité. Depuis lors un juge américain a donné raison. L’épave du navire retrouvée au large de Cap Canaveral appartient bel et bien à la France.

Jean Dytar bien formé et renseigné par le regretté Jean-Yves Sarazin, un des premiers qui nous avait apporté de l’aide sur la question, avant que la maladie ne l’emporte, a mené une belle enquête qui lui permet d’offrir une histoire en 228 pages. L’ouvrage est complété par de nombreuses annexes dont une postface éclairante du Professeur Frank Lestringant et la publication des planches (malheureusement en noir et blanc) des gravures de Théodore de Bry.

L’auteur prend un parti très original pour conter cette aventure de la Floride française puisqu’il se place du côté du dessinateur Le Moyne de Morgues qui a participé à la seconde expédition (celle de 1564) et qui a réussi à échapper au massacre de septembre 1565. Jena Dytar partant de là, dresse toute une histoire dans laquelle la psychologie joue son rôle. Mais il innove aussi en donnant une place importante à l’approche anglaise des essais de colonisation en Floride. Cet aspect n’avait pas été traité de cette manière, si ce n’est par Hélène Lhoumeau dans sa thèse, malheureusement toujours non publiée. Les chercheurs américains étaient plus diserts sur ce point, mais leurs travaux ne sont pas connus diffusés en France, ainsi le travail de Jean Dytar prend toute sa place dans l’historiographie consacrée à Jean Ribault.


mercredi 17 février 2021

Covid — Floride se félicite d'avoir gardé les écoles ouvertes

Le gouverneur de la Floride, Ron de Santis, s’est félicité que les écoles soient restées ouvertes en Floride : « Nos enfants doivent être à l’école et la décision de la Floride de garder les écoles ouvertes était la bonne. Comparée à d’autres États de taille similaire, la Floride compte moins de tests positifs à la Covid chez les enfants par 100 000 habitants. » Près 99,8 % des élèves suivent une scolarité en personne en Floride, alors que seuls 5,4 % des élèves en Californie en bénéficient. 

Il a accompagné son intervention sur les médias sociaux de ces graphiques :

Les syndicats dans les États démocrates de l’Illinois, de la Californie et de l’État de New York se sont fortement opposés à une réouverture des écoles. (Lire Procès à San Francisco, menaces de grève à Chicago : la pression s’accentue depuis quelques jours aux États-Unis sur les enseignants et leurs syndicats pour obtenir la réouverture rapide des écoles, dont beaucoup sont totalement fermées depuis 11 mois à cause de la gestion de la pandémie. et La rentrée en présentiel des écoles publiques new-yorkaises prévue cette semaine sera-t-elle à nouveau reportée ? Le principal syndicat des responsables d’établissements a demandé dimanche à ce que la mairie de New York soit dessaisie de son autorité sur les établissements, la jugeant incapable de gérer leur réouverture pendant la pandémie.)

Danse de la part d’enseignantes syndiquées à Chicago pour protester contre la réouverture des écoles. La vidéo est accompagnée de ce message :

Six professeurs de danse de base se réunissent pour utiliser leur forme d’art pour exprimer leur désir de se sentir en sécurité dans le cadre de la politique de retour des enseignants des Écoles publiques de Chicago (CPS). Comme d’autres, ces enseignantes déclarent que tout projet des Écoles publiques de Chicago et du maire devrait avoir du sens. Elles restent déterminées à continuer à enseigner.

Certaines enseignantes dansent avec leurs enfants, y compris Diana Muhammad, enseignante à l’école élémentaire de Beasley, dont la fille a surmonté une forme mortelle du syndrome inflammatoire multisystémique chez l’enfant (en période de Covid-19)

Elles sont toutes solidaires des éducateurs en danger, car personne ne devrait avoir à choisir entre son gagne-pain et la vie.

Par rapport à la Floride, 38 autres États des États-Unis déplorent une mortalité liée à la COVID plus importante chez les personnes âgées de 65 ans et plus par habitant.

Comparaison les taux d'hospitalisations par million d'habitants entre la Floride (peu de restrictions) et la Californie et New York (fortes restrictions)

 



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Profs américains s'opposent à l'ouverture des écoles malgré les leçons européennes

 
 

 

lundi 12 mars 2018

Floride — Les élèves intimidés pourront fréquenter gratuitement une école privée

Les élèves victimes d’intimidation pourront obtenir de l’argent pour être transférés dans des écoles privées en vertu d’une loi signée dimanche par le gouverneur Rick Scott de Floride.

Le gouverneur républicain a approuvé le projet de loi HB 7055 qui était une des priorités du président de la Chambre, le républicain Richard Corcoran et le président du Sénat, Joe Negron. L’approbation de ce projet de loi s’est produite quelques heures avant la fin de la session législative de 2018.

Le député Corcoran l’a appelé un « grand jour pour l’éducation en Floride. »

Les bourses « Hope » proposées par Corcoran seraient financées par des automobilistes jusqu’à concurrence de 40 millions de dollars par année.

Les élèves intimidés de la maternelle à la 12e année seraient admissibles à ce programme. Programme que les démocrates et le plus important syndicat d’enseignants de l’État, la Florida Education Association, ont ridiculisé en la traitant d’autre expansion au programme de chèque scolaire pour l’école privée.

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mardi 28 octobre 2014

Les comptes d'épargne-études (ESAs) , le choix scolaire 2.0


Personne n’est plus responsable des enfants que leurs parents. C’est sur cette conviction forte que l’Arizona et la Floride ont décidé de mettre en place un dispositif innovant de financement public des dépenses éducatives privées au profit des familles en ayant a priori le plus besoin : ce sont les comptes d’épargne-études (ESAs).

Le mouvement en faveur du libre choix de l’école poursuit son développement aux États-Unis. Grâce à lui, le pouvoir de décision en matière scolaire a commencé à revenir vers les parents, après des décennies où il était concentré dans les mains de la puissance publique.

En 2014, on compte ainsi 41 programmes de financement public permettant d’accéder à une école privée dans 24 États et le District de Columbia. En 2011, l’Arizona a inventé un nouveau dispositif, les « Education Saving Accounts » (ESA) qui sont aussi appliqués en Floride depuis cette année. Cette initiative tire la leçon de l’échec des politiques éducatives de l’État fédéral américain qui consacre des milliards pour l’éducation sans arriver à mettre en place un système performant et juste. Aux tests PISA, les États-Unis ne sont qu’au milieu du classement et l’illettrisme est une réalité bien vivante aux États-Unis.

Les ESA donnent la possibilité aux parents de décider de l’usage de 90 % de l’argent qui aurait été dépensé par l’État pour l’éducation de leur enfant dans une école publique. Ils peuvent ainsi consacrer leurs dépenses aux besoins réels et parfois bien spécifiques de leur enfant. En Arizona, ils reçoivent ainsi 3 000 dollars par enfant et jusqu’à 26 000 dollars si l’enfant présente des handicaps.

Les ESA représentent un « Choix scolaire 2.0 » c’est-à-dire une manière radicalement nouvelle, innovante de concevoir la liberté scolaire. Ils sont distribués tous les trimestres et chargés sur une carte de crédit spéciale qui ne permet que de payer des dépenses éducatives telles que les cours de soutien privés, les frais de scolarité à l’école privée, le tutorat par un professeur, le matériel et les livres scolaires, des abonnements à des leçons en ligne… lls peuvent même capitaliser l’argent non dépensé sur un compte destiné à financer les dépenses éducatives ultérieures de leur enfant.

Le pouvoir de décision en matière éducative se trouve donc placé dans les mains des parents qui peuvent avoir un accès financier à une large palette de services éducatifs agréés par l’État grâce à ces financements publics qui leur sont donnés pour l’éducation de leur propre enfant.

Deux États sont pionniers. L’Arizona applique ce dispositif depuis 2011 sous le nom de compte pour bourse-autonomie (« Empowerment Scholarship Accounts ») pour souligner le fait qu’il donne le pouvoir aux parents de tailler sur mesure les services éducatifs dont bénéficieront leurs enfants. Le programme est très populaire : 72 % des personnes utilisant un compte d’épargne-études se déclarent satisfaits. Il concerne les enfants à besoins éducatifs spécifiques, les enfants issus de mauvaises écoles (qu’ils appellent « sous-performantes »), les enfants placés en famille d’accueil et les enfants dont un parent est un militaire en activité ou mort au combat. Les parents peuvent saisir l’occasion de bénéficier de ce programme ou bien rester dans le système éducatif public. À cette rentrée, la Floride a également mis en place ce dispositif sous le nom de « comptes pour bourse éducative personnelle ».

L’idée phare qui sous-tend cette réforme est que « Personne n’aura plus à cœur les intérêts des enfants que les parents ». Une conviction qui devrait animer davantage nos hommes politiques.




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mercredi 14 novembre 2012

Virginie et Floride — Différentes notes de passage selon la race

Selon un article de la Northwest Public Radio (une radio affiliée à la radio progressiste NPR), le Conseil de l’éducation de la Virginie a décidé d’instituer, pour ses tests standardisés, des notes de passage différentes en fonction de l’origine raciale et culturelle de l’élève. Apparemment, l'État a choisi de diviser sa population étudiante en plusieurs grandes catégories : noir, blanc, hispanique et asiatique, catégorisation qui ne s’embarrasse pas d’un excès de nuances.

Extrait de l'article de la NWPR (écoutez la version audio):

« Dans le cadre de la dispense qui permet à la Virginie de se soustraire aux mandats énoncés par la loi [fédérale] No Child Left Behind (Aucun enfant délaissé), l'État a établi un ensemble controversé d’objectifs éducatifs qui sont plus élevés pour de jeunes Blancs et des enfants asiatiques que dans le cas d’élèves noirs, latinos et des élèves handicapés. ... Voici comment l’État de Virginie a procédé : il s’est penché sur les résultats des élèves en lecture et en mathématiques et a ensuite proposé de nouvelles notes de passage. 
En mathématiques il a fixé un taux de réussite acceptable à 82 pour cent pour les étudiants asiatiques, 68 pour cent pour les Blancs, 52 pour cent pour les latinos, 45 pour cent pour les Noirs et 33 pour cent pour les enfants handicapés. »




Si l’appartenance à un groupe donné suffit désormais à déterminer officiellement les notes de passage, pourquoi s’arrêter là ?

La Floride a adopté une mesure similaire le mois dernier.


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