Affichage des articles dont le libellé est incompétences. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est incompétences. Afficher tous les articles

mercredi 10 septembre 2025

Pour l'OCDE, certains étudiants à l'université française n'ont pas les compétences à l'écrit d'un enfant de 10 ans

Jour de rentrée pour des étudiants en BTS dans un lycée de Poitiers

L’OCDE (l'Organisation de coopération et de développement économiques) pointe le paradoxe français : un record d’accès à l’enseignement supérieur mais une réussite universitaire en berne, notamment faute d’une véritable éducation à l’orientation. Cette dernière reste le maillon faible du lycée, comme le dénoncent de multiples rapports. L'organisation critique également le niveau – faible – d'une minorité de diplômés du supérieur.

L’éducation est la mère des batailles, serinent tour à tour les politiques avec raison. Mais quid de l’orientation ? L’édition 2025 du rapport international de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) intitulée « Regards sur l’éducation » révèle à quel point la France est à la traîne concernant ce volet essentiel. Seuls 34 % des étudiants inscrits en licence universitaire en France en 2023 ont obtenu leur diplôme dans les temps : trois ans, le plus souvent. Il faut attendre quatre ans – un redoublement ou une réorientation – pour n’obtenir qu’un très maigre 46 % de réussite. A contrario, dans l’OCDE, les étudiants réussissent en moyenne à décrocher leur licence du premier coup et 59 % l’obtiennent grâce à un an supplémentaire.

L’OCDE souligne que nombre d’étudiants ne finissent pas leurs études, en particulier les hommes, en raison d’une inadéquation entre attentes et réalité de la formation, ou d’un manque de soutien aux étudiants.

Autre problème : diplôme ne veut pas toujours dire compétences. Ces dernières, notamment en maîtrise de l’écrit et des mathématiques, ont stagné ou diminué sur la dernière décennie dans la plupart des pays membres.

« En France, il y a des adultes qui ont passé des années à l’école et parfois à l’université et qui n’ont même pas les compétences en littératie [compétences à l’écrit, NDLR] d’un enfant de 10 ans », a relevé Andreas Schleicher, directeur du département d’Éducation et des compétences de l’OCDE, lors de la présentation. Ainsi, 13 % des diplômés universitaires de l’OCDE présentent de faibles compétences en littératie. En France, ce chiffre est de 8 % en 2023, selon l’enquête PIAAC. 

Sources : Marianne, Le Parisien

mercredi 30 novembre 2022

Universités — L’exclusion des hommes blancs d’appels de candidatures fait l’objet de plaintes

Frédéric Bastien dont il est question dans le billet ci-dessous a été pris à partie par une enseignante de l'Université Laval le décrivant comme un « homme blanc médiocre». Il lui répond ci-dessous.


Un appel de candidatures à l’Université Laval (UL) pour le poste de titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire du Canada-Québec, qui exclut les hommes blancs, a incité un professeur, qui s’estime violé dans ses droits, à porter plainte à la Commission des droits de la personne du Québec et du Canada.

Campus de l'université Laval à Québec

« On est dans une dérive. On pense que combattre la discrimination par la discrimination, ce n’est pas une bonne façon de procéder. Ça va juste attiser les tensions, lance Frédéric Bastien, historien, professeur au collège Dawson et militant. C’est rare, un poste en histoire. »

Il estime qu’il aurait pu avoir les compétences nécessaires pour postuler : il possède un doctorat en histoire et a plusieurs publications à son actif, dont l’ouvrage La bataille de Londres.

On pense que combattre la discrimination par la discrimination, ce n’est pas une bonne façon de procéder. Ça va juste attiser les tensions. C’est rare, un poste en histoire. — Frédéric Bastien

Or, dans l’affichage de poste [...], l’Université Laval écrit [en gras] que « seules les personnes candidates possédant les compétences requises ET s’étant auto-identifiées comme membre d’au moins un de ces quatre groupes sous-représentés (femmes, Autochtones, personnes en situation de handicap et personne appartenant aux minorités visibles) seront sélectionnées ».

Extrait de l'appel à candidatures

« L’Université Laval ne peut déposer d’autres types de profils de candidatures tant que ses cibles de représentation ne sont pas atteintes, et ce, conformément aux exigences du Programme des CRC [chaires de recherche du Canada] », ajoute-t-on.

Quotas diversitaires

Ottawa a fixé des cibles de diversité à la suite d’un jugement de la Cour fédérale qui a fait l’objet d’un ajout en 2019. Celui-ci vise à réparer un déséquilibre historique dans la représentation des minorités. Les cibles pour décembre 2029 sont de 50,9 % pour les femmes, de 22 % pour les minorités visibles, de 7,5 % pour les personnes handicapées et de 4,9 % pour les Autochtones. Les universités s’approchent de l’objectif : des données du Programme des chaires de recherche du Canada montrent qu’en septembre 2022, la représentation pour les « femmes et personnes de minorités de genre » était de 44,3 %, de 24,9 % pour les personnes racisées, de 6,1 % pour celles ayant un handicap et de 3,8 % pour les Autochtones.

Pour y parvenir, des universités d’un peu partout au pays excluent dès le départ les candidatures d’hommes blancs aux postes de chaires de recherche financées par le fédéral. Cette situation avait été dénoncée par le gouvernement du Québec et l’opposition en mars dernier.

Du côté de l’UL, on prend le soin de préciser que « toutes les universités doivent se conformer à ces exigences ». « Avant le lancement de chaque concours de CRC, une évaluation est faite afin de savoir si des écarts restent à combler pour atteindre les cibles établies par le Programme [des chaires de recherche du Canada]. Si ces cibles sont atteintes, les CRC peuvent être attribuées à toute personne », explique la porte-parole Andrée-Anne Stewart.

Pour des questions de principe, Frédéric Bastien a acheminé le 31 octobre une plainte contre l’Université Laval et une contre le Programme des chaires de recherche du Canada aux commissions canadienne et québécoise des droits de la personne. « En faisant cela, elle a violé mes droits, écrit le professeur. En étant considéré comme un homme blanc, hétérosexuel, je ne pouvais postuler au poste en question, car les quotas pour les catégories indiquées plus haut n’étaient pas atteints. »

Matière à contestation 

Comme cette façon de faire génère de vifs débats, le professeur titulaire à la Faculté de droit de l’Université de Montréal (UdeM) Stéphane Beaulac estime que le fait de porter plainte est une bonne nouvelle parce que « cela va permettre de régler la question » et de « tester le programme » [mettre à l'épreuve les critères discriminatoires du programme de financement].

« Il y a matière à aller contester ces affichages [de l'appel à candidatures]. Il y a de la poigne, juridiquement parlant », croit le spécialiste en droit constitutionnel. Mais pas nécessairement sur l’aspect discriminatoire, ajoute-t-il, parce que cela s’inscrit dans un programme expressément autorisé par la Charte québécoise des droits et libertés de la personne et par le régime législatif.

« Le concept clé, c’est celui de la proportionnalité. C’est là que la poigne [le levier] juridique se trouve, estime celui qui a lui-même été président du comité d’embauche à la Faculté de droit de l’UdeM pour deux mandats. C’est de dire que ça va trop loin parce que le processus est censé garder comme priorité absolue la compétence à remplir selon les fonctions de l’affichage. C’est donc de se priver d’entrée de jeu de plusieurs dossiers qui permettraient de voir, dans le marché de l’embauche, qui sont les personnes les plus compétentes. »

Contacté par Le Devoir, le Programme des chaires de recherche du Canada insiste sur le fait que les « objectifs d’équité et l’embauche stratégique sont considérés comme des pratiques exemplaires par la Commission canadienne des droits de la personne pour remédier à la sous-représentation historique et persistante » des minorités.

« Les hommes blancs sont admissibles à plusieurs postes de chaire de recherche à travers les universités canadiennes, ajoute la porte-parole Andrea Matyas. Le Programme des chaires de recherche du Canada n’exclut personne et se veut inclusif. C’est justement pour cette raison que des mesures sont prises par le programme pour assurer une représentation qui corresponde à celle de la population. »

Empiètement sur la vie privée

L’Université Laval ajoute de son côté qu’un candidat ne peut pas obtenir un poste à une chaire de recherche canadienne s’il ne remplit pas un formulaire d’auto-identification. Consulté par Le Devoir, celui-ci comprend des questions avec des choix de réponse détaillés sur le genre, l’orientation sexuelle, l’identité autochtone, l’appartenance à une minorité visible et la présence d’un handicap. « Il s’agit d’une condition du Programme lors de l’évaluation des dossiers par le gouvernement fédéral », précise Andrée-Anne Stewart.

Une situation que dénonce Frédéric Bastien, qui envisage de porter plainte contre ce formulaire. « C’est la sphère privée de l’individu qui est envahie par l’employeur », croit-il.

Source : Le Devoir


jeudi 23 juin 2022

« Ils ont une haine de la langue, de l’effort de réflexion » : Sylvie Germain répond aux lycéens qui la harcèlent

Un texte de Sylvie Germain, tiré de son ouvrage Jours de colère (Gallimard), a été proposé aux candidats du bac de français 2022. Sur les réseaux sociaux, les élèves se sont déchaînés sur l’extrait qu’ils ont jugé trop difficile à analyser et ont insulté l’auteur.

Sylvie Germain a récolté un torrent d’insultes sur les réseaux sociaux. Son tort ? Avoir eu le malheur de voir un extrait de son roman Jours de colère — prix Femina en 1989 — proposé au commentaire du bac de français il y a quelques jours.

Le texte d’une vingtaine de lignes donnait la description de neuf frères, sorte d’hommes des bois, élevés dans les forêts du Morvan, « dans un passé indéterminé ». L’atmosphère sylvicole de l’extrait, l’opacité de certaines images et le champ lexical de la nature en ont, semble-t-il, déstabilisé plus d’un. Les « élèves neuneu » en question n’ont rien trouvé de mieux à faire qu’exprimer leur frustration sur Instagram dans un vocabulaire douteux et l’orthographe qui va avec. « Tu prend le commentaire tu ressors de la salle avec une formation de garde forestier », « On peut connaître le nom des 9 fils svp ? » « Ça m’avait pas manquer le livre de la jungle ». Sans compter les injures et les fulgurances des plus malins, autrement plus inspirés dans l’invective que face à leur copie.

Des professeurs en colère

De nombreux internautes ont pris la défense de l’écrivain, dénonçant sur Tweeter la violence gratuite de cette minorité bruyante tout en pointant du doigt le faible niveau scolaire des candidats concernés. « Bonjour l’intelligence des jeunes qui passent le bac de français et qui en veulent à #sylviegermain parce qu’elle possède plus de trois mots de vocabulaire… », se désole un étudiant. Des professeurs expriment leur inquiétude sur le réseau social. « Les lycéens qui se déchaînent sur #sylviegermain sont-ils vraiment les adultes et les électeurs de demain ? » « Je suis effarée de voir la réaction des élèves… Ils font preuve d’une violence inadmissible à l’encontre de cette autrice (qui en outre n’est en aucun cas responsable de leur inculture). Il serait plus prudent de ne plus choisir d’auteur vivant pour l’EAF. »

Le Figaro s’est entretenu avec Sylvie Germain au sujet de cette polémique.

LE FIGARO. — Qu’avez-vous ressenti en apprenant que votre texte avait été choisi au bac de français ?

Sylvie GERMAIN. — Je n’avais pas été prévenue, pour préserver la confidentialité de l’épreuve. Lorsqu’on accepte d’être publié et que notre texte devient public, on doit s’attendre à des surprises, bonnes ou mauvaises. J’ai été étonnée, et touchée par le choix d’un de mes livres, et aussi légèrement perplexe devant cet extrait peut-être peu évident hors contexte. Et puis, dès le lendemain, la polémique est arrivée, des lycéens mécontents ont déversé leur colère.

— Comprenez-vous ce déferlement de haine sur les réseaux sociaux ?

— Je ne suis qu’un prétexte, je ne me sens pas concernée personnellement. Je suis plutôt inquiète du symptôme que cela révèle. C’est grave que des élèves qui arrivent vers la fin de leur scolarité puissent montrer autant d’immaturité, et de haine de la langue, de l’effort de réflexion autant que d’imagination, et également si peu de curiosité, d’ouverture d’esprit. Le passage à analyser n’était pas délirant, le vocabulaire était accessible, mais certains se contentent d’un vocabulaire si réduit, riche seulement en insultes et en invectives, que tout écrit un peu élaboré leur est un défi, un outrage.

 Les plus « vénères » se sont donc défoulés (propos grossiers, goguenards, agrémentés parfois d’intimidations…, et montages photos et vidéos visant à me ridiculiser). Je n’éprouve même pas de colère, seulement de la désolation devant tant d’aveuglement et d’absence de remise en cause (s’ils ratent leur épreuve de français ce sera à cause de mon texte « de m... qui va niqué leur bac » [sic], pas du tout à cause de leur manque de travail et de réflexion), devant aussi leur rejet hargneux de la culture qui leur est dispensée au lycée. Ils veulent des diplômes sans aucun effort, se clament victimes pour un oui pour un non et désignent comme persécuteurs ceux-là mêmes qu’ils injurient et menacent. Quels adultes vont-ils devenir ?... J’espère que cette flambée de rage, où comme toujours le mimétisme et le goût de la surenchère électrisent la meute, va retomber aussi vite qu’elle a éclaté. Tout cela est aussi absurde qu’affligeant.

— Quels conseils auriez-vous pu donner aux élèves pour analyser votre texte ?

— Je n’ai pas de conseils à donner pour étudier ce texte, je n’écris pas pour proposer des analyses, juste des histoires susceptibles de faire rêver, imaginer, penser. Je ne peux que souhaiter aux élèves d’apprendre à lire, à s’efforcer de penser par eux-mêmes, et à aimer les mots, et aussi à en peser le poids, la justesse et les possibles conséquences quand ils les utilisent.


Découvrez l’extrait à commenter à l’écrit du bac de français 2022 :

Sylvie Germain (née en 1954), Jours de colère, Chants, « Les frères », 1989

Situé dans un passé indéterminé, le roman de Sylvie Germain Jours de colère prend place dans les forêts du Morvan. Le texte suivant est extrait d’un chapitre intitulé « Les frères ». Il présente les neuf fils d’Ephraïm Mauperthuis et de Reinette-la-Grasse.

« Ils étaient hommes des forêts. Et les forêts les avaient faits à leur image. À leur puissance, leur solitude, leur dureté. Dureté puisée dans celle de leur sol commun, ce socle de granit d’un rose tendre vieux de millions de siècles, bruissant de sources, troué d’étangs, partout saillant d’entre les herbes, les fougères et les ronces. Un même chant les habitait, hommes et arbres. Un chant depuis toujours confronté au silence, à la roche. Un chant sans mélodie. Un chant brutal, heurté comme les saisons, — des étés écrasants de chaleur, de longs hivers pétrifiés sous la neige. Un chant fait de cris, de clameurs, de résonances et de stridences. Un chant qui scandait autant leurs joies que leurs colères.

Car tout en eux prenait des accents de colère, même l’amour. Ils avaient été élevés davantage parmi les arbres que parmi les hommes, ils s’étaient nourris depuis l’enfance des fruits, des végétaux et des baies sauvages qui poussent dans les sous-bois et de la chair des bêtes qui gîtent dans les forêts ; ils connaissaient tous les chemins que dessinent au ciel les étoiles et tous les sentiers qui sinuent entre les arbres, les ronciers et les taillis et dans l’ombre desquels se glissent les renards, les chats sauvages et les chevreuils, et les venelles que frayent les sangliers. Des venelles tracées à ras de terre entre les herbes et les épines en parallèle à la Voie lactée, comme en miroir. Comme en écho aussi à la route qui conduisait les pèlerins de Vézelay vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Ils connaissaient tous les passages séculaires creusés par les bêtes, les hommes et les étoiles.

La maison où ils étaient nés s’était montrée très vite bien trop étroite pour pouvoir les abriter tous, et trop pauvre surtout pour pouvoir les nourrir. Ils étaient les fils d’Ephraïm Mauperthuis et de Reinette-la-Grasse ».


samedi 15 janvier 2022

Québec — Le triumvirat anti-Covid ignore-t-il les risques de myocardites chez les jeunes adultes vaccinés ?

Nous sommes le 13 janvier 2022, voici un extrait de la conférence de presse tenue ce jour-là…

Les trois membres du triumvirat anti-Covid semblent tout ignorer des avis défavorables d’organismes officiels quant à l’utilisation du vaccin Moderna pour les jeunes hommes âgés de moins de 30 ans alors que ce vaccin est celui qu’on propose en pharmacie.

Cette ignorance généralisée n’est pas faite pour rassurer.

Voici la directive dont la journaliste parlait. Une directive de l’INSPQ et de la Santé Publique datant du 3 décembre 2021 dans laquelle on explique que le Conseil consultatif national de l’immunisation au Canada (CCNI) a recommandé que le vaccin de Pfizer-BioNTech [BNT162b2] soit privilégié par rapport à Moderna [mRNA-1273] chez les personnes de 30 ans et moins afin d’éviter des risques de myocardites.

Santé Publique : https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/publications/3185-vaccination-moins-30-ans-covid-19-myocardites-pericardites-vaccin-arn-messager.pdf

Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) :

https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/immunisation/comite-consultatif-national-immunisation-ccni/declaration-rapide-recommandation-utilisation-vaccins-covid-19-personnes-12-ans-plus-cas-myocardite-pericardite-signales-apres-administration-vaccins-arnm/resume.html

Une étude récente d’Oxford publiée le 25 décembre indique aussi des risques pour les jeunes hommes de moins de 40 ans pour une troisième dose du vaccin Pfizer (BNT162b2). Que ce soit avec Moderna ou Pfizer, ce risque augmente avec le nombre de doses.

https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.12.23.21268276v1.full.pdf 

Extrait : « le risque de myocardite est plus élevé après des doses successives de vaccin à ARNm [Pfizer-BioNTech, Moderna] qu’après des doses successives de vaccin à adénovirus [AstraZeneca alias ChAdOx1]. Pour la première fois, nous observons une augmentation des événements de myocardite à la suite d’une troisième dose de vaccin BNT162b [Pfizer-BioNTech]. » Le taux d’incidence (IRR dans le tableau ci-dessous) de myocardite associé à une troisième dose de Pfizer pour les jeunes adultes mâles de moins de 40 ans est aujourd’hui de 7,60 soit approximativement la moitié du taux d’incidence (inacceptable) associé à deux doses de Moderna, lequel est de 16,52.

Une étude nordique inédite a révélé que les hommes de moins de 30 ans en Finlande, en Suède, en Norvège et au Danemark, qui avaient reçu le vaccin Spikevax © de Moderna, présentaient un risque légèrement plus élevé que les autres de développer une myocardite. S’appuyant sur ces données, le 7 octobre 2021, la Finlande, la Suède et le Danemark ont interrompu l’utilisation du vaccin de Moderna contre la Covid-19 chez les jeunes hommes. 


Nouvelles connexes

L’avantage de la double vaccination continue de baisser. Lundi 10 janvier, le Ministère de la Santé a arrêté de publier le risque d’infection d’une personne non vaccinée par rapport à une personne vaccinée deux doses. Il n’avait cessé de baisser depuis des mois (c’est le plus pâle en bas du graphique) pour devenir avantageux à 0,7 pour les non-vaccinés. Tous les autres risques des non-vaccinés baissent également rapidement que ce soit l’hospitalisation en général ou l’admission aux soins intensifs.


Mardi, le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, a indiqué que 50 % des quelque 2800 hospitalisations liées à la Covid-19 sont en fait des personnes asymptomatiques qui ont été détectées lors d’un test fait à leur admission.

Le Centre de justice a annoncé le 13 janvier qu’il intentera une action en justice contre le gouvernement provincial du Québec, à la suite de l’annonce par le Premier ministre François Legault d’une « taxe santé planifiée » pour les résidents du Québec qui ne reçoivent pas le nombre requis d’injections de Covid, nombre actuellement établi à trois.  Le mardi 11 janvier 2022, le Premier ministre du Québec, François Legault, a déclaré aux médias qu’une contribution « substantielle » sera demandée à ceux qui ne se font pas vacciner contre le Covid. Malgré un taux de double vaccination de 78,3 %, le Québec a mis en place certaines des mesures de confinement les plus strictes en Amérique du Nord. La province a imposé un couvre-feu à partir de 22 heures à 5 heures du matin interdisant même pendant quelques jours l’acte solitaire de promener son chien, et a mis en place des « passeports vaccinaux » pour les lieux de culte et pour les commerces jugés « non essentiels » par le gouvernement.

« La “taxe santé” proposée au Québec est une violation flagrante des droits des Québécois en vertu de la Charte et un affront à l’égalité pour laquelle le Canada était autrefois connu », déclare le président du Centre de justice, John Carpay.

« Il s’agit d’une attaque flagrante contre une minorité de la société. Historiquement, la persécution d’une minorité par le biais de la fiscalité a ouvert la voie à des mesures encore plus graves. Nous combattrons devant les tribunaux cette taxe discriminatoire et non scientifique et défendrons le droit à l’autonomie corporelle des Québécois et de tous les Canadiens. Cette injustice n’a pas sa place au Canada », ajoute M. Carpay.

La Charte canadienne des droits et libertés stipule clairement que chaque individu est égal devant et en vertu de la loi et a droit à une protection égale et à un bénéfice égal de la loi sans discrimination. Et les tribunaux canadiens ont affirmé à maintes reprises le droit à l’autonomie corporelle garanti par la Charte.

« L’annonce d’une taxe imposée à ceux qui refusent les injections de Covid, comme le » passeport vaccin », est une discrimination et une erreur. Les vaccins n’empêchent pas les gens de contracter ou de propager le Covid, il n’y a donc aucune justification médicale ou scientifique à la persécution financière et à la discrimination contre les citoyens non vaccinés », conclut M. Carpay.

Sondage Léger : Les Québécois parmi ceux qui attribuent le plus d’efficacité aux vaccins…

Le Pr de médecine Michaël Peyromaure s’oppose au passeport vaccinal, la vaccination des enfants.

Selon le professeur Peyromaure, la technocratie a pris le pas sur les bonnes pratiques médicales.

Pour lui, le bruit que l’on fait autour de la Covid cache le problème de fond : la crise que traverse l’hôpital (son trop grand nombre d’administrateurs, les lits qu’on ferme, le manque d’autonomie des chefs de service, la dépense dans ces couches d’administrateurs).

Pour Bernard La Scola, professeur de microbiologie à l’IHU de Marseille, l’efficacité des restrictions sanitaires actuelles est nulle — ou presque.

 

Times of Israel: Un essai clinique israélien, le premier au monde, conclut que la 4e dose n’est « pas assez bonne » contre Omicron. Un expert du Sheba Medical Center affirme que le vaccin augmente les niveaux d’anticorps Covid, mais il y a « encore beaucoup d’infections » parmi ceux qui l’ont reçu. Plus d'info en français sur INews24.

Le ministre israélien des Finances, Avigdor Lieberman, a déclaré samedi 15 janvier qu’il avait été testé positif à la Covid-19, qu’il s’isolerait, mais continuerait à travailler à domicile. Le 10 janvier, Lieberman a publié une photo de lui recevant une quatrième dose de vaccin contre la Covid-19 (voir ci-dessous).


 

mercredi 17 janvier 2018

DPJ — Un juge parle d'« un manquement important [aux] devoirs » de la direction

Le fouillis qui régnait dans un dossier de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) Mauricie–Centre-du-Québec, une organisation qui fait l’objet d’une enquête, a excédé un juge au point où il a renvoyé un petit garçon dans sa famille biologique avant même d’en avoir évalué la situation. Elle avait été jugée négligente et violente 12 mois auparavant.

Le magistrat a durement critiqué le service pour « un manquement important à ses devoirs » dans le dossier du garçonnet de 2 ou 3 ans, dont le dossier traînait depuis des mois devant la justice.

Un placement de quatre mois dans une famille d’accueil s’est illégalement transformé en placement de plus d’un an pour l’enfant, alors que les services sociaux se renvoyaient la balle, a dénoncé le juge Bruno Langelier, dans une décision rendue le mois dernier. La loi prévoit que le sort d’un enfant doit être réévalué et fixé au plus 60 jours après la fin d’un placement : dans ce cas, 250 jours s’étaient écoulés - plus de quatre fois le maximum.

Alors que la DPJ Mauricie–Centre-du-Québec demandait un nouveau report du dossier, le 7 décembre, le magistrat a coupé court au processus en ordonnant le renvoi de l’enfant chez ses parents biologiques. Cette décision pose un risque de « préjudice sérieux », mais est la seule « qui respecte la loi », a-t-il écrit.

Selon une sommité en droit de la famille et de la jeunesse, la situation est « un cafouillage qui démontre une incompétence crasse ».

« Je ne peux pas croire que ça existe au Québec. On lit ça et on se demande si c’est réel tellement c’est absurde », affirme le professeur de droit Alain Roy, de l’Université de Montréal.


La DPJ Mauricie–Centre-du-Québec fait déjà l’objet d’une enquête « systématique » de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse pour des problèmes « préoccupants » dans le traitement des enfants.

« Manquement important à ses devoirs »

Si le dossier du garçonnet a eu de tels retards, c’est en partie parce que la DPJ Mauricie–Centre-du-Québec croyait que ce cas devait être traité par une autre DPJ — dont elle ne veut pas révéler le nom. La situation semble liée à un déménagement des parents biologiques.

Mais selon le juge Langelier, la DPJ Mauricie–Centre-du-Québec n’a pas pris les moyens nécessaires pour transférer le dossier rapidement si elle jugeait ne plus être concernée. Il a écrit ne pas pouvoir accepter des « désordres » dans le dossier ou « les difficultés administratives » comme argument pour prolonger encore davantage les solutions temporaires appliquées à l’enfant.

« La situation actuelle prive un jeune enfant de sa mère et les parents sont privés de leur enfant depuis si longtemps, et ce, dans un cadre qui ne respecte pas la loi depuis si longtemps », a-t-il écrit, ajoutant que tolérer de nouveaux délais « n’aurait tout simplement aucun sens ».

« La DPJ a des pouvoirs exorbitants qui lui sont attribués par la Loi sur la protection de la jeunesse ; d’avoir agi comme il l’a fait dans la présente situation révèle un manquement important à ses devoirs. »

Parce que la loi ne prévoit pas de sanction pour les DPJ qui font mal leur travail, le professeur Alain Roy craint que le déplacement des enfants ne serve parfois de punition. « Je trouve ça inacceptable qu’on fasse payer l’enfant, que l’enfant en paie le prix », a-t-il dit. Il évoque la possibilité d’insérer dans la loi un autre moyen de punir les services sociaux dans de tels cas.

Mais c’est tout de même l’« incompétence » de la DPJ qui le choque davantage. « Si c’est ça notre système de protection de la jeunesse, il y a de quoi entamer des processus d’enquête », a-t-il dit.

Source : La Presse.

Voir aussi

La CAQ veut que la DPJ puisse sévir contre les parents rétifs au Monopole de l’Éducation du Québec

Québec projet de loi 144 et son impact sur l’instruction à domicile (la DPJ pourra être impliquée !)

Tribunal reconnaît deux intervenantes de la DPJ coupables, mais la DPJ échappe à toute condamnation, car une clause d’immunité la protège

Abus par la DPJ et par le personnel de l’hôpital pour enfants Sainte-Justine

Droits parentaux amoindris — Des parents en furie contre la DPJ

Menacée par l’école de faire appel à la DPJ, la mère renvoie sa fille à l’école où elle vit le martyre, la fille se suicide

La DPJ intervient, dans l’intérêt supérieur de l’enfant, vraiment ?

Cour suprême : Enfant envoyé par un juge en garderie pour le « socialiser » après que seuls les experts de la DPJ ont pu témoigner

Ne pas trop parler des dysfonctionnements de la DPJ afin de garder la foi dans le système

La DPJ recule après plus 3 ans d’interrogatoires, de tests et de procès : une famille recouvre sa liberté