dimanche 1 septembre 2024

Culture et citoyenneté québécoise - Ce que l'APCQ veut que vous sachiez sur ce cours

L'idéologie du genre serait enseignée au Québec de la maternelle au secondaire 5 à partir du mois d'août 2024. 

 
 
Description des auteurs de la vidéo : «Cette entrevue avec le président de l'APCQ, Jean-Léon Laffitte, permet de mettre en lumière plusieurs informations et incohérences jamais présentées dans les médias québécois de masse sur le cours CCQ. Nous abordons aussi les racines de l'idéologie du genre, le rôle de l'UNESCO dans sa diffusion mondiale, les études qui l'appuient et s'y opposent, le contenu du cours CCQ, l'objectif caché qu'il semble poursuivre, l’utilisation de menaces d'enquête parentale et de signalement à la DPJ par l'État envers tout parents qui tenteront de retirer leurs enfants du cours, et l'inutilité de la Charte Canadienne des Droits et Libertés à les protéger. Nous constatons la tendance des gouvernements et média libéraux occidentaux à fermer les yeux sur les évidences scientifiques et à brimer la liberté d'expression. Nous apprendrons enfin comment l'Angleterre - qui a aussi agit de la sorte - est maintenant en train de faire demi-tour et de retirer l'idéologie du genre du curriculum de ses écoles.

1-Étude sur le suicide des personnes transgenre :
https://www.genethique.org/les-chirur...

2-Sur le fait qu'il n'y a pas d'études probantes et fiables sur les effets bénéfiques des bloqueurs de puberté et la prise d'hormones :

https://www.genethique.org/bloqueurs-...
https://www.genethique.org/transition..

»

Voir aussi
 
 
 
 
Aucune étude fondée sur les preuves démontre le bénéfice d’affirmer la transition de genre d’un mineur sur l’argument du risque suicidaire

Angleterre — La chirurgie transgenre a endommagé mon corps pour toujours — « ce n’est pas une chirurgie sûre »

Étude — Plus on est « progressiste », plus idéaliserait-on ou nierait-on la réalité ?

Mathieu Bock-Côté sur la tentation autoritaire de l'Occident (Angleterre, Brésil, France)

 
Le basculement autoritaire du Royaume-Uni de Mathieu Bock-Côté
 
Il y a quelques semaines à peine, de puissantes émeutes anti-immigration secouaient le Royaume-Uni. À lire la presse internationale, il fallait y voir un soulèvement d’extrême droite, animé par une pulsion raciste. Elles furent assurément le théâtre de gestes absolument condamnables. Les choses étaient pourtant plus complexes. On connaît le point de départ des événements : le massacre de trois jeunes filles par le fils d’un immigré rwandais. Mais la simple mention de ce fait faisait déjà scandale dans le système médiatique britannique, qui préférait présenter le meurtrier comme un Gallois parmi d’autres, puisqu’il était né au pays de Galles. Il fallait y voir un fait divers. On a vite cessé de le mentionner, d’ailleurs, dans la mise en récit des événements.

Le commun des mortels y a pourtant vu, avec raison, une tentative délibérée d’occultation du réel, rappelant le scandale de Telford, en 2018. On avait alors découvert l’existence d’un système d’esclavage sexuel de jeunes filles de la classe ouvrière britannique organisé par un gang pakistanais. La chose était connue depuis longtemps, par la police et par les services sociaux, mais tue, de peur de susciter une accusation de racisme. Ce n’était pas la première fois. Le sort affreux réservé à ces fillettes dévoilait pour plusieurs le lien entre immigration et insécurité.

Ces émeutes ont donc jeté dans la rue des milliers de Britanniques. Le pouvoir travailliste, déstabilisé a voulu les mater, par tous les moyens nécessaires, au point même de faire quasi officiellement alliance avec les milices islamistes rapidement mobilisées auxquelles la police multiplia les gestes de soumission, évoquant le fameux roman de Michel Houellebecq.

Naturellement, toute violence, qu’elle soit contre les biens ou les personnes, est condamnable. Mais le pouvoir ne s’est pas contenté de réprimer les violents, et a trouvé dans cette révolte l’occasion idéale pour renforcer les lois encadrant la liberté d’expression de manière particulièrement liberticide – on parlera sans exagérer de lois de censure. Elles se multiplient partout en Occident.

Le prétexte est toujours le même : le régime diversitaire prétend sauver la démocratie en combattant la « désinformation » et les « propos haineux ». La désinformation est toutefois assimilée à toute remise en question du « narratif officiel » dans les sociétés occidentales contemporaines. Quant aux propos haineux, ils désignent toute critique un tant soit peu articulée du mythe de la diversité heureuse et des revendications formulées en son nom. Pour le faire, on amalgame à des propos authentiquement séditieux des critiques simplement musclées du multiculturalisme.

 

 
Le problème n’était-il pas qu’on puisse exprimer librement de tels propos ? Très rapidement, Elon Musk fut désigné comme le grand coupable des événements. Le réseau social X (anciennement Twitter) fut présenté comme le vecteur virtuel principal de cette révolte anti-immigration. X cause problèmes dans la mesure où il dégage un espace où un contre-récit peut prendre forme, délivré de dominante. Il permet autrement dit une forme de dissidence narrative à grande échelle, favorisant à sa suite une dissidence politique.

La maîtrise des réseaux sociaux, au nom de leur « modération », est devenue grande obsession d’un pouvoir inquiet devant une possible révolte populaire. Le moindre écart de conduite sur les réseaux sociaux doit être sanctionné. On a ainsi vu des Britanniques condamnés pour avoir retweeté un « mème ». Le gouvernement de Keir Starmer a même libéré des places en prison pour faire de la place aux émeutiers et militants des réseaux sociaux qui les auraient soutenus. On peinera à ne pas y voir un retour du délit d’opinion.

Le régime diversitaire ne tolère pas qu’on le contredise. L’opposition à l’immigration massive est assimilée au racisme, et il faudrait se montrer intraitable avec elle, mais le racisme antiblanc, lui, n’existerait pas – on ne saurait donc le sanctionner. La délinquance conquérante n’existerait pas non plus : en parler relèverait de la désinformation et il faudrait censurer sans la moindre hésitation ceux qui prétendraient le contraire. Tout comme ceux parlant de la submersion migratoire : ne propageraient-ils pas à la fois une théorie conspirationniste et des propos haineux ? La censure devient ici l’expression achevée d’une démocratie nettoyée de ses scories.

C’est paradoxalement au nom de l’état de droit que se met en place un régime autoritaire résolu à mater une population en colère, que cette révolte soit électorale, comme on le voit avec la diabolisation des partis populistes, médiatique, comme elle s’exprime sur les réseaux sociaux, ou dans la rue. Partout, on voit ce basculement s’opérer, pour sauver la démocratie contre un peuple hanté, et même possédé, par le démon du populisme, et qu’il faut par tous les moyens neutraliser.


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Robert Reich, ministre américain du Travail sous Obama veut faire arrêter Elon, pense que remettre en question l'intégrité des élections est très dangereux et devrait être interdit.

Il a récemment écrit plusieurs articles dans le journal britannique de gauche The Guardian à cet effet. Il n'hésite pas à invoquer la désinformation russe, trait du complotisme éculé de gauche depuis l'élection de Trump:

« Selon un nouveau rapport du Center for Countering Digital Hate (Centre de lutte contre la haine numérique), M. Musk a lui-même publié 50 fausses déclarations électorales sur X depuis le début de l'année. Elles ont été vues au total 1,2 milliard de fois. Aucune d'entre elles n'a fait l'objet d'une « note de la communauté » de la part du supposé système de vérification des faits de X.

Il est de plus en plus évident que la Russie et d'autres agents étrangers utilisent X pour perturber la course à la présidence de cette année, vraisemblablement en faveur de Trump. Musk n'a pas fait grand-chose pour les arrêter. »
Évidemment, Robert Reich s'est rendu coupable de désinformation lui-même. Par exemple dans ce tweet où il invente une marge de profits astronomiques d'une chaîne de grande distribution américaine (Kroger). Sous-texte : l'inflation n'est pas due à l'impression massive d'argent (la dette exorbitante des États-Unis) mais à la « cupidité des entreprises ». Il a été repris par une « note de la communauté » sur X qui rappelle les faits.


Robert Reich considère donc que remettre en cause l'intégrité des élections est très dangereux « pour la démocratie » et ce genre de discours devrait être interdit.

À moins, bien sûr, que Robert Reich ne suggère comme en 2018 (vidéo ci-dessous) que la Russie, avec l'aide des républicains, trafique les machines à voter. Ces inquiétudes-là étaient parfaitement légitimes... et en rien complotistes. Bien que jamais prouvées bien sûr.

 
 
 
 
 
 
 
 

samedi 31 août 2024

Québec — Chute marquée du taux de réussite en français à l'examen du ministère

Le taux de réussite à l’examen ministériel d’écriture des écoles privées québécoises est de 83,8 %, bien plus que les 66,9 % au public.


La chute marquée en français et la baisse notable des taux de réussite en sciences et technologies, contrastent avec le beau succès en mathématiques : les examens du ministère de l’Éducation de juin suscitent de vives inquiétudes.

Québec a dévoilé vendredi les résultats des derniers examens ministériels. Bien que les comparaisons d’une année à l’autre soient rendues complexes par l’allègement des contenus au fil des ans — d'abord en raison de la pandémie, puis à cause de la grève l’an dernier —, les difficultés en français sont indéniables. Les écoles privées affichent quant à elles des résultats nettement supérieurs.

En français, dans le réseau public, le taux de réussite à l’examen d’écriture n’atteint que 66,9 %, soit une baisse de 4,2 points de pourcentage par rapport à l’année précédente, malgré les contenus allégés en raison de la grève qui a privé certains élèves d’un mois d’école. Dans les écoles privées, le taux de réussite au même examen s’élève à 83,8 %.

L'écart de réussite entre les garçons et les filles à cette même épreuve de français est de 10 points de pourcentage. Les garçons ont obtenu un taux de réussite de 65,5 %, contre 75,6 % pour les filles.
 
De meilleurs résultats en mathématiques

En mathématiques, les élèves du public ont réussi l’examen de juin dans une proportion de 76,6 %. C’est un bond de 7,5 points de pourcentage par rapport à l’année précédente, où seulement 69 % des jeunes avaient obtenu la note de passage à cette épreuve.

Encore là, les élèves du réseau privé font nettement mieux : ils ont réussi l’examen de mathématiques dans une proportion de 90,7 %, en hausse de 7,6 points de pourcentage par rapport à l’année précédente.

En sciences, le taux de réussite est de 70,1 % (90,8 % pour les écoles privées). Avant la pandémie, ce taux, dans les écoles publiques, était de 74,4 %.
« Un laxisme total » en français

Suzanne-G. Chartrand, professeure à la retraite de l’Université Laval et fondatrice du mouvement Debout pour l’école !, croit que les mauvais résultats de français n’ont rien à voir avec la grève. Ils sont plutôt le résultat, à son avis, d’« un laxisme total depuis les années 1990 » du système de l’éducation qui n’accorde pas assez d’importance au français.

Les élèves, note-t-elle, peuvent écrire n’importe comment en géographie, en histoire, etc., sans jamais avoir de rétroaction ni perdre de points. Les jeunes devraient au contraire être encouragés à bien écrire dans toutes les matières, selon Mme Chartrand, et pas seulement dans les quelques textes qu’ils écriront dans leur cours de français.


Elle relève par ailleurs que les taux de réussite seraient encore plus bas si, dans la correction, moins de points étaient accordés à l’aspect « discours » pour lequel, pendant des mois entiers, les élèves apprennent « comme une recette » à écrire un texte argumentatif construit exactement selon le modèle attendu par le ministère de l’Éducation.

En mettant la recette en pratique, ils peuvent donc récolter assez de points pour obtenir la note de passage, même si leur orthographe, leur syntaxe ou leur vocabulaire sont catastrophiques.
Égide Royer, professeur à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval, souligne que 3,6 milliards de dollars sont alloués annuellement aux services destinés aux élèves en difficulté, sans pour autant engendrer de meilleurs résultats.

Il insiste sur l’urgence pour le ministère de l’Éducation et celui de l’Enseignement supérieur de s’unir et de réfléchir de concert à ces enjeux.

En examinant les taux de réussite, il observe que, bien que modestes, ils demeurent élevés compte tenu qu’au moins un élève sur trois au secondaire bénéficie d’un plan d’intervention pour les élèves en difficulté.

Par ailleurs, M. Royer rappelle une statistique rapportée par Marie Montpetit, nouvelle présidente-directrice générale de la Fédération des cégeps dans La Presse : un élève sur quatre échoue à son premier cours de français au cégep.

Les résultats décevants en français aux examens ministériels, principalement dans les écoles publiques, ne devraient pas surprendre le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville. En effet, déjà en 2023, il avait annoncé qu’une consultation auprès d’experts serait engagée face à la qualité insuffisante du français, menant à l’élaboration d’un nouveau programme prévu pour la rentrée 2025.
 


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vendredi 30 août 2024

L'éducation sexuelle à l'école française

Les nouvelles orientations de l’Éducation nationale en question

Présentation de l'éditeur

Vos enfants sont confrontés dès le primaire au risque de la pornographie… Il faut les prévenir des abus sexuels… Ils doivent savoir le plus tôt possible ce qu'est la sexualité pour éviter la désinformation des cours de récréation… 

Autant de « bonnes raisons » de défendre une éducation sexuelle dispensée dans le cadre de l'école. 

Or il s'agit là d'une conception pour le moins naïve, voire biaisée, du rôle de l'Éducation nationale. 

Ce n'est pas à l'enfant de se protéger de la violence, c'est aux adultes qu'il incombe de créer les conditions d'un milieu sécurisé. 

Mais surtout on ne mesure pas le danger d'une sexualisation précoce de l'esprit de l'enfant – dès la maternelle comme le prévoit la législation –, et les conséquences traumatiques chez un enfant qui n'a pas atteint la puberté, ou chez celui qui entre dans la période fragile de l'adolescence. 

C'est pourquoi Sophie Audugé pousse un cri d'alarme à partir du constat de cette dérive idéologique de l'Éducation nationale et de sa mise en œuvre dans nos écoles, de plus en plus soumises au diktat d'associations militantes. S'appuyant sur l'expertise de médecins spécialistes, l'ouvrage apporte une réponse pratique et des conseils à tous ceux qui souhaitent d'abord préserver l'intérêt supérieur de l'enfant : le respect de son rythme de développement affectif et de ses besoins cognitifs pour grandir, détaillé ici âge par âge, et la sanctuarisation de son intimité. Un livre qui défend le rôle de l'école dans les domaines de l'instruction et de la prévention.


Sophie Audugé, directrice de SOS Éducation, spécialiste des politiques éducatives.
Maurice Berger, pédopsychiatre, ex-professeur associé de psychopathologie de l'enfant à l'université Lyon-II. 

L'éducation sexuelle à l'école,
par Sophie Audugé et Maurice Berger,
paru le 21 août 2024,
aux éditions Artège,
à Perpignan,
256 pp.,
ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1033615712



jeudi 29 août 2024

La gauche n’est pas du tout majoritaire, mais elle est dominante

Sarah Knafo, députée française (Reconquête!) au Parlement européen sur Europe 1:

La gauche n’est pas du tout majoritaire dans le pays, mais elle est dominante. Parce qu’elle a pris le pouvoir dans l’université, l’école, la justice, les médias, l’administration, etc.

Il faut le lui retirer.

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« Tu peux dire ce que tu veux, Zemmour, de toute façon on tient le programme scolaire ! »

« Nous évoluons vers une démocratie [sic] anti-majoritaire »

Niall Ferguson : « Nous sommes tous devenus des Soviétiques »

L'État de droit international aux dépens de la démocratie (suisse)

Cour de « justice » européenne interdit de refouler les immigrants qui traverse illégalement la frontière

Jordan Peterson : « Je savais que le pouvoir judiciaire au Canada avait été saisi politiquement », « les thérapeutes sont obligés de mentir sur l'identité de genre »

« Valeurs européennes » : la promotion de contenus LGBT auprès des mineurs ?

Juges européens : droit de blasphème contre christianisme, mais délit de blasphème contre l’islam ?

Zemmour (vidéos) : gouvernement des juges, concordances entre hier et aujourd’hui, Napoléon, Algérie, sentiments dans la politique

Dicastocratie [le gouvernement des juges] — « La réinvention du despotisme éclairé »

« État de droit » (gouvernement des juges) contre démocratie ?

Les juges-prêtres (sur le livre L’emprise contemporaine des juges)

Colombie-Britannique : trois parents pour un enfant  

Cour supérieure du Québec : vers l’effacement des concepts immémoriels comme le sexe, le père et la mère ? (m à j)  

Père : ma fille de 14 ans a été détruite par des hormones de transition imposées par un tribunal

 

Université anglophone Concordia : baisse de 10 % du nombre de nouveaux étudiants inscrits cet automne

La hausse des droits de scolarité pour les étudiants provenant du reste du Canada imposé par le gouvernement québécois fait mal à l’Université Concordia de Montréal. L’établissement déplore une baisse de près de 30 % de ces inscriptions (hors Québec donc) à l’automne, anticipant des pertes de revenus de plusieurs millions de dollars.

À une semaine de la rentrée, l’établissement enregistre un recul de 28 % des nouvelles inscriptions chez les étudiants du reste du Canada par rapport à l’automne dernier, selon des données obtenues par La Presse. La baisse est aussi marquée chez les étudiants étrangers, dont le nombre a diminué de 11 % au premier cycle.

Globalement, l’université rapporte une baisse d’un peu moins de 10 % du nombre de nouveaux étudiants inscrits cet automne.

Cette baisse privera l’établissement de 15 millions de dollars.


En réduisant ses dépenses de 36 millions de dollars, l’université anglophone espère limiter son déficit à 35 millions de dollars d’ici la fin de l’année en cours, sans quoi celui-ci s’élèvera à 79 millions de dollars.

Dans ce contexte, elle n’aura pas le choix de « changer son plan de match » pour le recrutement de futurs étudiants, affirme Graham Carr, recteur de l'université anglophone.

Par courriel, l’autre université anglophone de Montréal, McGill, a fait savoir qu’elle ne partagerait pas les données de ses inscriptions avant le mois d’octobre.

À partir de l’automne, les étudiants canadiens en provenance d’autres provinces devront débourser 12 000 $ au lieu de 9000 $ par année pour étudier dans une université anglophone québécoise.

Annoncée l’an dernier, la mesure avait été vivement dénoncée par McGill et Concordia, Bishop’s s’étant vu accorder une exemption après avoir fait valoir qu’une telle hausse mettrait en péril sa survie.

Avec ce changement, Québec espère freiner le déclin du français et corriger un déséquilibre entre le financement des universités anglophones et francophones.

Concordia espérait limiter la baisse des inscriptions en offrant jusqu’à 4000 $ en soutien financier aux étudiants canadiens non québécois au premier cycle. Mais l’effet a été limité, affirme Graham Carr.

C’était très difficile de faire passer le message aux étudiants. Quand l’annonce [de la hausse] a été faite, c’était trop tard, beaucoup d’étudiants avaient déjà pris leur décision [de ne pas s’inscrire].

Ce n’est pas nouveau : Concordia observe une baisse « historique » de ses inscriptions depuis la pandémie. Une situation qui préoccupe ses professeurs.

Questionné sur la possibilité que l’offre de cours soit réduite, Graham Carr a fait valoir que l’administration « faisait le plus possible pour protéger la vie académique ».

« On concentre les compressions dans d’autres secteurs, mais c’est certain que nous serons beaucoup plus stricts sur l’application du nombre minimum d’étudiants requis pour qu’un cours se tienne, par exemple », dit-il.

Baisse chez les étudiants étrangers

D’autres facteurs ont pu avoir contribué à la baisse du nombre d’étudiants étrangers, nuance Graham Carr, citant notamment de nouvelles règles d’immigration au niveau fédéral.


À compter de l’automne, les étudiants étrangers devront débourser un tarif plancher de 20 000 $, somme sur laquelle Québec percevra environ 3000 $.

Depuis 2018, les universités pouvaient leur facturer ce qu’elles souhaitaient, et conserver l’argent.

Comme McGill, Concordia a intenté une poursuite contre le gouvernement pour qu’il revienne sur sa décision d’augmenter les tarifs imposés aux étudiants non québécois.

En juillet, un juge de la Cour supérieure a rejeté la demande soumise par Concordia de retarder la hausse des droits de scolarité.

L’Université plaidera sur le fond de la cause devant les tribunaux à l’automne.


Source : La Presse de Montréal

Concordia en chiffres

Pour l’année 2023-2024
  • 35 800 étudiants au premier cycle
  • 9600 étudiants au deuxième cycle
  • 66,6 % des étudiants sont québécois
  • 23,4 % des étudiants proviennent de l’international
  • 10 % des étudiants sont issus du reste du Canada
  • Les principaux visas des étudiants internationaux : Inde (24,5 %), Iran (14,8 %), France [ils viennent donc ici étudier en anglais !] (11,1 %) et Chine (7 %)

Budget:
  •     630 millions de dollars
        Revenus anticipés par l’Université pour l’année 2024-2025
  •     665 millions de dollars
        Dépenses anticipées par l’Université pour l’année 2024-2025

    Source : site de l’Université Concordia


Ontario — Nouvelles manifestations d'étudiants internationaux ayant échoué leurs examens

Un autre groupe d'étudiants postsecondaires de Brampton a fait parler de lui cette semaine - surtout sous forme de critiques - pour avoir protesté parce qu'ils échouaient à leurs cours.


Tout comme les manifestations qui ont eu lieu devant l'université Algoma de la ville plus tôt cette année, des dizaines d'étudiants inscrits au St. Clair College of Applied Arts and Technology - un établissement géré en partenariat avec un collège privé d'enseignement professionnel appelé Ace Acumen Academy - affirment que leur école les a « fait échouer sans raison ».

Les étudiants, dont certains ont lancé des appels vidéo qui ont été traduits en anglais sur X et d'autres plateformes, disent qu'ils « ne peuvent pas tolérer » les résultats de leur dernier examen final, car ils n'ont « pas le temps de travailler et d'étudier à nouveau ».

Alors que l'appel à l'aide s'adressait principalement à la communauté pendjabie locale, des centaines d'habitants se sont exprimés sur le sujet, beaucoup d'entre eux pointant du doigt les collèges « usines à diplômes » et les différents niveaux de gouvernement concernant la situation du programme national destiné aux étudiants étrangers.

Beaucoup demandent également que ces étudiants, et les étudiants en général, assument davantage la responsabilité de leurs propres résultats scolaires.

« Nous avons échoué à nos cours, mais nous exigeons qu'ils nous fassent passer pour que nous puissions être non qualifiés dans le domaine que nous avons étudié », a déclaré une personne dans son propre résumé de la situation.

« Si vous échouez à un cours, vous le recommencez... c'est comme ça pour tout le monde », a ajouté une autre personne.

Certains doutent de la crédibilité de ces écoles privées « usines à diplômes », de leurs exigences, de leurs certificats et de leurs systèmes de notation, les qualifiant d'« arnaque à tous les niveaux », y compris pour les futurs diplômés. D'autres ont mis en doute la crédibilité des étudiants qui s'inscrivent à certains programmes en les considérant comme une « voie rapide vers la résidence permanente ».

Un autre groupe d'étudiants postsecondaires de Brampton a fait parler de lui cette semaine - surtout sous forme de critiques - pour avoir protesté parce qu'ils échouaient à leurs cours.

Tout comme les manifestations qui ont eu lieu devant l'université Algoma de la ville plus tôt cette année, des dizaines d'étudiants inscrits au St. Clair College of Applied Arts and Technology - un établissement géré en partenariat avec un collège privé d'enseignement professionnel appelé Ace Acumen Academy - affirment que leur école les a « fait échouer sans raison ».

Les étudiants, dont certains ont lancé des appels vidéo qui ont été traduits en anglais sur X et d'autres plateformes, disent qu'ils « ne peuvent pas tolérer » les résultats de leur dernier examen final, car ils n'ont « pas le temps de travailler et d'étudier à nouveau ».

Alors que l'appel à l'aide s'adressait principalement à la communauté pendjabie locale, des centaines d'habitants se sont exprimés sur le sujet, beaucoup d'entre eux pointant du doigt les collèges « usines à diplômes » et les différents niveaux de gouvernement concernant la situation du programme national destiné aux étudiants étrangers.

Beaucoup demandent également que ces étudiants, et les étudiants en général, assument davantage la responsabilité de leurs propres résultats scolaires.

« Nous avons échoué à nos cours, mais nous exigeons qu'ils nous fassent passer pour que nous puissions être non qualifiés dans le domaine que nous avons étudié », a déclaré une personne dans son propre résumé de la situation.

« Si vous échouez à un cours, vous le recommencez... c'est comme ça pour tout le monde », a ajouté une autre personne.

Certains doutent de la crédibilité de ces écoles privées « usines à diplômes », de leurs exigences, de leurs certificats et de leurs systèmes de notation, les qualifiant d'« arnaque à tous les niveaux », y compris pour les futurs diplômés. D'autres ont mis en doute la crédibilité des étudiants qui s'inscrivent à certains programmes en les considérant comme une « voie rapide vers la résidence permanente ».

Les étudiants protestaires de Brampton n'accueillent pas avec bienveillance un membre de True North, qu'ils confondent avec Rebel News. Ils scandent assez facilement « Cessez le racisme !» Visiblement, ils savent sur quel bouton appuyer au Canada.

Il n'est pas confirmé que les personnes qui se sont rassemblées au St. Clair College soient ici avec un permis d'études international, et si c'est le cas, combien d'entre elles.

Suite à la manifestation très médiatisée d'Algoma, l'école a finalement permis à certains étudiants ayant échoué à l'examen de le repasser et a simplement donné à d'autres la note de passage - ce qui, selon certains, reviendrait à céder à un sentiment  indû de droit au diplôme dans le cas présent.


Sources: Blog TO et 𝕏

mercredi 28 août 2024

La France en 2024 : liberté, égalité, fraternité et fliqué...



Travailleurs temporaires — Fonctionnaires canadiens incités à sauter les étapes de prévention de la fraude

Une enquête du Star de Toronto révèle que les fonctionnaires ont été invités à sauter les étapes de prévention de la fraude lors de l’examen des demandes de travailleurs étrangers temporaires.

Les mesures visant à accélérer le traitement des demandes ont entraîné une diminution des contrôles visant à prévenir la fraude, a indiqué une source au Star. Le gouvernement a répondu qu’il « prend des mesures concrètes » pour lutter contre la fraude dans le cadre du programme.

Travailleurs « temporaires » philippins d’un Tim Hortons en Alberta

Alors que le gouvernement Trudeau promet de sévir contre un programme de travailleurs étrangers temporaires dont il admet qu’il a fait l’objet d’abus, une enquête du Star a révélé que le gouvernement accélère les demandes en ordonnant aux agents de traitement de sauter des étapes cruciales conçues pour prévenir la fraude.

Depuis janvier 2022, Emploi et Développement social Canada (ESDC) a demandé à son personnel d’appliquer des « mesures de rationalisation » lors de l’évaluation de la légitimité des demandes des employeurs qui souhaitent embaucher des travailleurs étrangers temporaires (TET).

La « rationalisation » du traitement des EIMT rapportée aujourd’hui par le Toronto Star ne devrait surprendre personne. C’est précisément ce que Mark Wiseman, co-fondateur et président de l’Initiative du Siècle, préconisait en 2022. Rappelons que l'Initiative du Siècle est un groupe de pression dont l'objectif est de porter la population du Canada à 100 millions d'habitants d'ici à 2100. Pour lui, il faut approuver toutes les demandes émanant du secteur privé (quitte à effectuer des contrôles après l'importation des travailleurs étrangers). Écoutez par vous-même :

Selon des documents internes de ESDC obtenus par le Star et des entretiens avec un employé actuel de ESDC, les contrôles de routine destinés à garantir que le système n’est pas utilisé de manière abusive par des employeurs peu scrupuleux ont été suspendus dans le but de traiter les demandes plus rapidement.

Ces contrôles suspendus consistaient notamment à contacter les employeurs pour confirmer qu’ils ont bien demandé à embaucher un travailleur, à vérifier que les avocats et les consultants qui postulent au nom des employeurs sont en règle avec leur organisme de réglementation et à clarifier les heures supplémentaires, les congés et les avantages promis au travailleur.

« Cela montre vraiment une contradiction totale entre les politiques publiques du gouvernement et la façon dont le programme est réellement géré », a déclaré Catherine Connelly, professeur à la DeGroote School of Business de l’université McMaster, qui étudie le programme des travailleurs étrangers temporaires depuis plus d’une décennie et qui a examiné les documents internes de ESDC.

« D’un côté, on nous dit que le gouvernement va sévir sur tout, et d’un autre côté, nous voyons dans les documents que l’administration fédérale ne sert clairement plus que de simple chambre d’enregistrement des demandes faites », a-t-elle déclaré. « Si le gouvernement ne procède même pas à des vérifications élémentaires, comment le public peut-il avoir confiance en quoi que ce soit ?

Lundi, le Premier ministre Justin Trudeau a annoncé des modifications au programme des travailleurs étrangers temporaires, destinées, selon lui, à réduire le nombre de travailleurs étrangers faiblement rémunérés que les entreprises peuvent embaucher et à inciter ces dernières à recruter davantage de résidents canadiens.

Les demandes de travailleurs à bas salaire dans les régions où le taux de chômage est élevé seront refusées dans de nombreux secteurs, les employeurs ne pourront embaucher qu’un maximum de 10 % de leur main-d’œuvre dans le cadre du programme et la période d’emploi des travailleurs à bas salaire passera de deux ans à un an. Les travailleurs des secteurs de l’agriculture, des soins de santé, de la construction et de la sécurité alimentaire — les secteurs qui embauchent le plus de travailleurs migrants — seront exemptés de ces changements.

Dans un courriel adressé au Star, ESDC a déclaré que le gouvernement comprenait que le processus d’approbation des évaluations de l’impact sur le marché du travail (EIMT) — les demandes que les employeurs canadiens soumettent pour embaucher un travailleur étranger — « devait être amélioré ».

Le gouvernement « prend des mesures concrètes pour restreindre l’accès au programme des TET aux seuls employeurs qui peuvent démontrer un véritable besoin du marché du travail », a déclaré ESDC en réponse à des demandes de renseignements sur les instructions de rationalisation.

« Les changements annoncés aujourd’hui devraient réduire la dépendance à l’égard des travailleurs étrangers temporaires », a déclaré le CESD, ajoutant que le gouvernement envisageait d’autres mesures, notamment l’augmentation des frais de traitement des demandes et la mise en œuvre de « futurs changements réglementaires concernant l’admissibilité des employeurs ».

Ni l’annonce du gouvernement ni la réponse de l’ESDC au Star n’indiquaient si le gouvernement fédéral abandonnerait sa procédure accélérée et reviendrait aux contrôles et aux garanties qui étaient en place auparavant.

Un employé de longue date de ESDC, en première ligne du traitement des études d’impact sur le marché du travail (EIMT), a déclaré au Star qu’au fur et à mesure que le programme des TET prenait de l’ampleur et que les entreprises étaient autorisées à embaucher de plus en plus de travailleurs, les contrôles qui permettaient de limiter la fraude dans le cadre du programme ont été éliminés, la priorité étant donnée à la rapidité plutôt qu’à l’examen minutieux.

« Les contrôles ont été tellement réduits que nous ne pouvons pas faire grand-chose », a déclaré l’employé. « Les gens se sont plaints à la direction, mais rien n’a été fait. »

L’employé a déclaré que, depuis que la directive visant à accélérer l’examen des demandes a été transmise par le siège national, le personnel a réduit d’environ « 50 % ce que nous sommes censés lire sur le formulaire » et que, bien que les fraudes potentielles soient signalées, « rien » ne se produit.

L’une des révélations les plus alarmantes des documents de rationalisation, selon l’employé de ESDC, est la prise de conscience par le département des risques associés au fait de négliger des informations tout en sautant des étapes.

Une section « questions-réponses » figure au bas de plusieurs directives afin de répondre aux préoccupations potentielles du personnel. L’une des questions est la suivante « Je crains de passer à côté d’informations importantes si je suis les étapes de l’évaluation simplifiée. Que se passera-t-il si je fais une erreur ? »

La réponse indique que le processus d’évaluation est une « approche basée sur le risque » qui équilibre « les besoins du marché du travail canadien et l’intégrité du programme ».

« Le ministère a pris en compte et accepté le risque qu’un élément d’information important soit négligé au cours de l’évaluation d’une demande d’EIMT », indique le document.

Bien que les documents indiquent que le personnel est en mesure d’exercer son jugement, le consultant en immigration Kanwar Sierah a déclaré que « les agents ne disposent pas de suffisamment de temps pour exercer leur pouvoir discrétionnaire ».

M. Sierah, qui représente également des travailleurs migrants qui ont été escroqués de dizaines de milliers de dollars, compare les instructions de ESDC à « une échappatoire » qui lui permettrait de « rejeter plus tard la faute sur les agents si on découvrait des négligences ».

Dans son courriel au Star, ESDC explique qu’« en raison de la nature temporaire des mesures de lutte contre la pandémie, au cours des deux dernières années, le programme a adopté une approche basée sur le risque afin de réduire la charge administrative, ce qui a ensuite permis au programme d’accorder la priorité à des évaluations approfondies des demandes émanant d’employeurs identifiés comme présentant un risque élevé de fraude EIMT, tout en permettant au programme de répondre à la demande sans précédent des employeurs ».

Mais, bien qu’il soit facile de repérer les demandes présentant d’« énormes signaux d’alarme », l’employé de l’ESDC a déclaré que la plupart des escroqueries passent sous le radar parce que les auteurs savent comment « garder un profil bas » et « savent ce qu’il faut écrire » pour éviter de se faire prendre.

Les mesures expéditives ont été prises à un moment où la demande de travailleurs au Canada a explosé, les employeurs ayant reçu le feu vert pour embaucher près de 240 000 travailleurs étrangers temporaires en 2023, selon les données de ESDC, soit plus du double qu’en 2018.

Pas moyen de se faire servir à Saint-Hyacinthe en français (ville à 97,4 % francophone)

Collectivement, les grandes chaînes de restauration et de vente au détail constituent le plus grand groupe d’employeurs utilisant le programme pour embaucher les travailleurs temporaires étrangers corvéables et mal payés, mais leur dépendance au système est impossible à quantifier en raison de l’utilisation rampante de sociétés numérotées dans les données gouvernementales.

Rien qu’en Ontario, Tim Hortons a embauché au moins 714 travailleurs étrangers temporaires l’année dernière, contre 58 en 2019. Mais quelque 92 % de ces postes en 2023 étaient répertoriés sous des sociétés de portefeuille qui ne portaient pas le nom de la franchise.

Une jeune femme de la région de Saint-Hyacinthe est abasourdie par la caissière de #TimHortons qui lui parle systématiquement en anglais.

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