samedi 23 novembre 2024

« Les enseignants eux-mêmes ne maîtrisent pas la grammaire et l'orthographe », pointe cette enseignante

«Les enseignants eux-mêmes ne maîtrisent pas la grammaire et l'orthographe», a pointé ce samedi sur CNEWS Lisa Ken-Hirsig. La professeure des écoles à Paris a évoqué la hausse des fautes dans les dictées d'élèves de CM2 (10 à 11 ans).

Grève de Postes Canada — Le syndicat réclame des « soins d’affirmation du genre » gratuits dans ses revendications


Le syndicat représentant les travailleurs des services postaux nationaux du Canada en grève a inclus dans ses demandes de retour au travail l’accès gratuit à la chirurgie de changement de sexe.

Les employés de Postes Canada, une société d’État gérée par le gouvernement, se sont mis en grève vendredi dernier, et le syndicat représentant ses travailleurs, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), a demandé que les « soins d’affirmation du genre » soient ajoutés au régime d’avantages sociaux des employés.

Outre la demande évidente d’une augmentation de salaire, le syndicat déclare vouloir « des améliorations significatives à nos régimes d’avantages sociaux collectifs, y compris une couverture accrue pour les spécialistes de la santé, les traitements de fertilité, les soins d’affirmation du genre, les soins de la vue, et plus encore ».

Depuis plusieurs années, Postes Canada perd des millions de dollars chaque année.

Deux employés ont récemment été suspendus après avoir refusé de livrer des documents qui dénonçaient les « changements de sexe » ciblant les enfants.

Ces dernières années, de nombreuses branches du gouvernement fédéral canadien, dirigé par le Premier ministre libéral Justin Trudeau, ont mis en œuvre des politiques pro-LGBT et « diversitaire ».

Comme l’a récemment rapporté le Western Standard, l’agence d’espionnage officielle du Canada cherche à embaucher des étudiants pour l’été et du personnel permanent « avec le souci de former un effectif inclusif et diversifié ».


Musk dans ses propres mots (analyse de 40.000 de ses messages sur Twitter et 𝕏)

« Bien sûr, VOUS pouvez dire quelque chose de stupide de temps en temps, comme je le fais, mais cela permet aux gens de savoir que c’est vraiment vous ! »

Dans le cadre d’un appel aux « dirigeants politiques et d’entreprise » à se joindre à lui pour s’exprimer sur X, son réseau social, Elon Musk a souligné à plusieurs reprises que de tels messages offraient une authenticité inhabituelle et engageante.

Qu’est-ce que ses billets disent de lui ?

Pour savoir quels sont les sujets qui préoccupent M. Musk et comment ses opinions ont évolué au fil du temps, The Economist a analysé son activité sur Twitter (alors que le réseau s’appelait ainsi) et sur 𝕏 (depuis 2023). En utilisant l’intelligence artificielle pour parcourir ses 38 358 messages entre décembre 2013 et novembre 2024, l’hebdomadaire a constaté que Musk publiait beaucoup plus souvent et avec un penchant beaucoup plus politique. Le changement climatique et l’énergie propre étaient auparavant les domaines politiques sur lesquels il se prononçait le plus, mais il s’exprime désormais beaucoup plus sur l’immigration et la liberté d’expression (voir le graphique ci-dessous). M. Musk publie beaucoup plus de messages qu’auparavant. Entre décembre 2013 et le milieu de l’année 2018, il a gazouillé un peu plus d’une douzaine de fois par semaine, en moyenne. Entre cette date et le 27 octobre 2022, date à laquelle il a finalisé l’achat de 𝕏, il postait 50 fois par semaine. Depuis le rachat, ce chiffre est passé à environ 220 par semaine.

Ceux qui le suivent — et ils sont plus de 200 millions — ont peut-être aussi remarqué un changement de sujet. De 2016 à 2021, entre 30 % et 50 % de ses tweets annuels concernaient Tesla ou SpaceX, ses deux plus grandes entreprises. Aujourd’hui, ils ne représentent plus que 11 %. Dans le même temps, la part de ses messages à caractère politique est passée de moins de 4 % en 2016 à plus de 13 % cette année.

L’évolution des sujets de ces messages est encore plus spectaculaire. En 2022, alors qu’il achetait Twitter, les messages sur la liberté d’expression ont fait un bond. En 2023 et 2024, les messages sur l’immigration, le contrôle des frontières, l’intégrité des élections et le « virus mental woke » ont fait un bond en avant. (Les vicissitudes d’une mauvaise réglementation sont restées un sujet commun tout au long de la période).

Malgré ses intérêts commerciaux considérables en dehors de l’Amérique, peu de messages évoquent d’autres pays. Entre 2017 et 2020, environ 1 % d’entre eux ont abordé la Chine, mais souvent en passant (” China & Japan have awesome trains. . .”) ou pour faire l’éloge de la filiale de Tesla dans ce pays. Son intérêt pour le pays a depuis diminué. Avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie, M. Musk ne s’intéressait guère à ces deux pays, mais en 2022, ils figuraient dans près de 3 % de ses tweets. Le seul autre pays à apparaître dans plus de 1 % de ses messages ces dernières années est le Brésil, après que le pays a brièvement bloqué 𝕏 en août de cette année.

Pour ses partisans, M. Musk prône une attention soutenue aux missions qu’il considère comme urgentes, telles que faire de l’homme une « espèce interplanétaire » en colonisant Mars. Les billets qu’il publie lui-même révèlent des intérêts changeants au cours des dernières années, le seul véritable centre d’intérêt étant l’acte de publication lui-même. Il a peut-être plus d’argent que n’importe qui d’autre sur Terre et l’oreille du prochain président, mais pour un observateur occasionnel, Elon Musk ne semble pas si différent de n’importe quel autre Américain dans la cinquantaine : il s’oriente vers la droite sur le plan politique, passe une grande partie de son temps en ligne, se plaint de l’immigration et se moque de la gauche.

vendredi 22 novembre 2024

🤥 Fauxtochtone — le ministre libéral Randy Boissonnault démissionne après avoir prétendu être autochtone

La liste des personnalités publiques qui mentent et se prétendent être autochtones s’est encore allongée : le ministre Randy Boissonnault (ci-contre) de l’Alberta, l’un des deux seuls députés Albertains élus sous la bannière du parti de Trudeau, vient de démissionner.

Cette liste risque fort de continuer à grandir : les avantages symboliques et pécuniaires accordés aux « minorités visibles » et aux autochtones sont trop importants dans le régime diversitaire qu’est le Canada. (Voir quelques prestations offertes aux autochtones par le fédéral sur le site du gouvernement.) On trouvera ci-dessous dans les liens plusieurs exemples (précédés de 🤥) de ces fauxtochtones, mais vrais opportunistes.

Il faut dire que les explications de 🤥 M. Boissonnault sont restées brumeuses au fil des ans. Tantôt métis, tantôt cri, il se raccrochait à une arrière-grand-mère pour expliquer son identité autochtone. Or l’appartenance de cette bisaïeule à une des Premières Nations (crie en l’occurrence) est plus que douteuse.

Le ministre démissionnaire avait fondé une PME (Global Health Imports) avec un associé, pour fournir de l’équipement COVID. Afin de remporter des appels d’offres gouvernementaux, l’entreprise s’est présentée comme ayant un dirigeant issu des Premières Nations, car cela améliore les chances d’obtenir un contrat. « Global Health est une entreprise à 100 % autochtone et LGBTQ », avait précisé l’ancien partenaire commercial de M. Boissonnault, Stephen Anderson, dans un appel d’offres lancé en juin 2020 par Global Health Imports Corporation (GHI) pour un contrat de fourniture de masques faciaux. Le National Post a obtenu l’offre par le biais d’une demande d’accès à l’information. Anderson a réitéré cette prétention par la suite.

Au Canada, l’appartenance à un groupe autochtone permet notamment d’accéder à certaines aides. De plus, le gouvernement Trudeau s’est fixé comme objectif d’accorder annuellement au moins 5 % de la valeur totale de tous les marchés publics à des entreprises autochtones.

Ces révélations s’inscrivent dans le cadre d’une enquête parlementaire sur le programme appelé « Stratégie d’approvisionnement auprès des entreprises autochtones » (SAEA). L’enquête a été lancée à la suite d’un reportage de Global News décrivant les méthodes que les entreprises non autochtones auraient utilisées pour accéder à la SAEA. Les enjeux sont de taille. Selon les chiffres du gouvernement, le programme a aidé les participants à décrocher des contrats d’une valeur de 1,6 milliard de dollars en 2022.

Voir aussi

🤥 Supercherie : la chanteuse oscarisée Buffy Sainte-Marie se serait inventé des origines autochtones

🤥 « Je suis blanche » : une universitaire s’excuse d’avoir prétendu à tort toute sa vie qu’elle était amérindienne (à Berkeley)

🤥 Artiste imposteur : il se prétend amérindien et « survivant des pensionnats » (Morris Blanchard)

🤥 Faux autochtones et aborigènes, mais vrais opportunistes 

🤥Remise en doute des origines autochtones d’une militante autochtone (m-à-j)

🤥 L’acteur « cherokee » [né de deux parents siciliens…] Iron Eyes Cody [né Espera Oscar de Corti] qui avait posé pour l’affiche écologiste Crying Indian (Indien en larmes) n’avait rien d’un porte-parole écologiste… mais son visage buriné et le message véhiculé étaient, eux, des plus parlants. (Ci-contre.)  Vivant à Hollywood, il a commencé à insister, même dans sa vie privée, sur le fait qu’il était amérindien, revendiquant au fil du temps son appartenance à plusieurs tribus différentes.

🤥 Une élue de Montréal accusée d’avoir menti en prétendant être Autochtone

🤥 Fausse autochtone — La directrice scientifique de l’Institut de la santé des Autochtones 

🤥 Remise en doute des origines autochtones d’une militante autochtone (m-à-j) [UQAM]

Depp (ci-contre) est principalement d’origine anglaise, avec quelques ancêtres français, allemands, irlandais et afro-américains. Son nom de famille vient d’un immigrant huguenot français, Pierre Dieppe, qui s’est installé en Virginie vers 1700. Lors d’interviews en 2002 et 2011, Depp a affirmé avoir des ancêtres amérindiens : « Je suppose que j’ai des ancêtres amérindiens quelque part dans la lignée. Mon arrière-grand-mère était assez amérindienne. Elle a grandi en tant que Cherokee ou peut-être en tant qu’Indienne Creek. ». Les affirmations de Depp ont fait l’objet d’un examen minutieux lorsque Indian Country Today a écrit que Depp ne s’était jamais renseigné sur son héritage ou n’avait jamais été reconnu comme membre de la nation cherokee. La communauté amérindienne a alors critiqué Depp, qui n’a pas d’ascendance amérindienne attestée et que les dirigeants de la communauté amérindienne considèrent comme un 🤥 « non-Indien » et un prétendu Indien (un « prétindien »).


 🤥 Danielle Smith — Première ministre de l’Alberta qui a prétendu avoir une
arrière-arrière-grand-mère cherokee victime de la Piste des larmes. Une enquête d’APTN National News n’a trouvé aucune preuve que les ancêtres de Smith étaient indigènes ou avaient participé à la Piste des Larmes. Elle est en réalité d’origine ukrainienne. Plus de détails dans la seconde partie de ce billet. À la suite du reportage d’APTN, l’attaché de presse de Mme Smith a déclaré que cette dernière n’avait pas fait de « recherches approfondies sur ses ancêtres » et qu’elle avait « entendu parler de son héritage par ses proches ». 

🤥 Grey Owl (« Chouette cendrée » ou « Chouette grise ») est le nom adopté par Archibald Stansfeld Belaney (18 septembre 1888 – 13 avril 1938) à l’âge adulte. Il se prétendit indien alors qu'il était né à Hastings en Angleterre de parents britanniques. Il fut un précurseur du courant écologique moderne. Personnalité célèbre, sa véritable identité a été révélée après sa mort en 1938 en Saskatchewan. Il vécut trois ans au Québec. Sa vie romancée a fait l'objet d'un film de Richard Attenborough en 1999 avec Pierce Brosnan dans le rôle de Grey Owl.

jeudi 21 novembre 2024

Comment imposer une idéologie sous couvert de publicité pour des fruits et légumes

Publicité réalisée pour Interfel, l’Interprofession de la filière des fruits et légumes frais, une association loi de 1901 et un groupe de pression créé en 1976.

Le budget prévisionnel d’Interfel est de près de 20 millions d’euros par an. Les recettes proviennent de « cotisations volontaires obligatoires ».

Interfel est reconnue comme seule interprofession nationale pour les fruits et légumes frais par les pouvoirs publics qui lui délèguent le pouvoir d’élaborer des accords interprofessionnels qui font force de loi. Interfel est reconnue par l’Union européenne depuis le 21 novembre 1996.

Voir aussi

Après avoir subi un boycott à la suite d’une publicité mettant en avant un influenceur homme se disant femme (« transgenre ») qui avait entraîné une chute de 25 % de ses ventes, la marque BudLight lance désormais une campagne parodiant les pubs « wokes ».

Que vend Jaguar ? Plus des voitures, apparemment.

Bud Light—Nouvelle pub patriotique pour contrer effondrement des ventes et perte de 6 milliards de $ US en bourse (Homme qui se dit femme ambassadeur de la marque)

Publicité pro-trans des Cafés Starbucks crée la controverse en Inde

Les législateurs russes cherchent à interdire la « propagande zéro enfant », aides aux familles aux États-Unis

Quand les entreprises américaines déboulonnent leurs politiques diversitaires

Les études de McKinsey sur la relation entre la diversité et la performance des entreprises ne sont pas reproductibles

Nike — Alexandre le Grand c'est le patriarcat, l'équipe de basket féminine, métissée, etc. des États-Unis, c'est mieux...

Google et Bing : Couple blanc et inventeur blanc

« Le Tour du monde en 80 jours » revisité : Phileas Fogg est un anti-héros, Passepartout est d'origine malienne, le détective Fix une femme journaliste

Sondage : La religion ne s’est pas effondrée dans notre société. Elle a seulement changé de visage

Wokisme — Nouvelle vidéo de recrutement de l'armée américaine

Selon Marie-Claude Ducas, rédactrice en chef du magazine Infopresse, on doit ce phénomène de sexisme inversé au féminisme: puisqu’on peut difficilement déprécier les femmes en publicité, les rôles de maladroits reviennent systématiquement aux hommes. «Afin de raconter une histoire en 30 secondes, la publicité a recours à des stéréotypes», explique-t-elle.  

Certains hommes peuvent toutefois avoir des rôles positifs dans les publicités (quand ils ont le bon profil ethno-genré) :


Québec — Appel aux parents à retirer leurs enfants des cours de sexualité

Plusieurs organismes (EPPNE, APCQ, Citizen Go, UVVC) appellent les parents à retirer leurs enfants des cours de sexualité des organismes.

Extraits de leur communiqué :

Nous demandons aux parents du Québec :
  • d’exiger qu’on leur remette le calendrier du cours d’éducation sexuelle ;
  • d’exiger de connaître le contenu exact de ce que le professeur enseignera, pas seulement le résumé gouvernemental du programme ;
  • de retirer leurs enfants des classes lorsqu’ils tomberont, et ce sera malheureusement la majorité des cas, sur des sexologues qui n’ont pas le jugement et le discernement de mettre de côté ce qui est inacceptable dans le programme CCQ concernant la sexualité ;
  • de ne pas hésiter à diffuser leurs témoignages lorsque les enfants reviennent déstabilisés de l’école par l’approche de l’idéologie du genre et d’une sexualisation bien trop précoce ;
  • de visiter les réseaux sociaux de EPPNE, RESI, RPV et diffuser dans leurs réseaux

[…]

Quand il s’agit de nos enfants, on doit rappeler aux parents qui l’ont oublié, aux professeurs, aux directions d’école et au gouvernement qui le savent, mais font tout pour le faire oublier, que l’autorité ultime, c’est nous. Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants et ils ont le pouvoir de déléguer aux professeurs une partie de leur autorité pour donner l’instruction publique sous leur supervision et surveillance. Le Code civil du Québec rappelle : « Le droit de surveiller son entretien et son éducation ».

Comment les parents peuvent-ils exercer leur DROIT DE SURVEILLANCE EN ÉDUCATION si l'on refuse de leur partager le contenu du cours d’éducation sexuelle tel que chaque professeur l’enseignera dans la classe de leur enfant ?

Extrait du Code civil du Québec

TITRE QUATRIÈME DE L’AUTORITÉ PARENTALE

597. L’enfant, à tout âge, doit respect à ses père et mère ou à ses parents.

598. L’enfant reste sous l’autorité de ses père et mère ou de ses parents jusqu’à sa majorité ou son émancipation.

599. Les père et mère ou les parents ont, à l’égard de leur enfant, le droit et le devoir de garde, de surveillance et d’éducation.

[…]

600. Les père et mère ou les parents exercent ensemble l’autorité parentale. Si l’un d’eux décède, est déchu de l’autorité parentale ou n’est pas en mesure de manifester sa volonté,
l’autorité est exercée par l’autre.

601. Le titulaire de l’autorité parentale peut déléguer la garde, la surveillance ou l’éducation de l’enfant.

605. Que la garde de l’enfant ait été confiée à l’un des parents ou à une tierce personne, quelles qu’en soient les raisons, les père et mère ou les parents conservent le droit de surveiller son entretien et son éducation et sont tenus d’y contribuer à proportion de leurs facultés.

Voir aussi

Québec — Imposition du cours de la sexualité : théorie du genre, incitation au polyamour

L’Alberta veut que les parents soient avertis sur le contenu à caractère sexuel proposé à leurs enfants

Le Regroupement des Parents Vigilants (du Québec) sur le nouveau programme CCQ Culture Citoyenneté Québécoise

Critique de la définition du sexe dans un manuel approuvé par le ministère de l’Éducation du Québec

L’idéologie LGBTQ/trans dans le nouveau cours de culture et citoyenneté québécoise

Qui était Alfred Kinsey, le « père de la Révolution sexuelle » ?

L’éducation sexuelle est-elle le rôle de l’école ? Avec Maurice Berger, Israël Nisand, Sophie Audugé

Culture et citoyenneté québécoise —Ce que l’APCQ veut que vous sachiez sur ce cours

Québec — Cours d’éducation à la sexualité ou comment endommager une génération en une seule prise

 

 

mercredi 20 novembre 2024

Michèle Tribalat : « Un tiers des enfants nés sur le sol français en 2023 a au moins un parent étranger, quelles leçons en tirer ? »

Selon les chiffres de l’Insee publiés jeudi 14 novembre 2024, 33,6 % des naissances en France en 2023 étaient issues d’au moins un parent étranger (30,28 % hors UE). Promue par l’UE, la relance de la fécondité par l’immigration n’enrayera pas le déclin démographique, analyse la démographe. Entretien avec Michèle Tribalat est démographe. Dernier livre paru : Immigration, idéologie et souci de la vérité (L’Artilleur, 2021).


LE FIGARO. — La semaine dernière, l’Insee a publié les chiffres définitifs sur la natalité en France en 2023 : sur la France entière, 33,6 % des naissances étaient issues d’au moins un parent né à l’étranger. Ce chiffre est-il surprenant ?

Michèle TRIBALAT. — Non, car le nombre de naissances décline globalement depuis 2010 (-20 %), mais plus vite lorsque les deux parents sont nés en France (-27 %). Quant aux naissances d’au moins un parent né à l’étranger, elles n’ont que peu baissé sur la période (-3 %). Ce sont les chiffres en France métropolitaine, pour éviter la petite discontinuité d’enregistrement avec l’apparition de Mayotte dans les données France entière en 2014. Donc la proportion de naissances d’au moins un parent né à l’étranger a gagné près de six points depuis 2010 (33,1 % en 2023 en France métropolitaine). Ce déclin global de la natalité est lié principalement au recul de la fécondité. Le nombre moyen d’enfants par femme a d’abord fléchi lentement, puis plus vite avec une baisse particulièrement abrupte en 2023, qui touche tous les âges, mais surtout les femmes âgées de 25-34 ans. En France métropolitaine, en 2023, les femmes ont eu 1,64 enfant par femme contre 2,02 en 2010. [Au Québec 1,38 en 2023 contre 1,7 en 2010.]

– A-t-on des informations détaillées sur le pays de naissance des parents ?

– Cette année, l’Insee a publié un nouveau tableau donnant, pour les pères (y compris les 0,2 % de deuxièmes mères) et les mères le détail des pays de naissances par état matrimonial à la naissance de l’enfant en 2023. Pour la France métropolitaine, dans 18 % des naissances le père est né en Afrique (dont la moitié au Maghreb). C’est 16 % lorsque c’est la mère. Viennent ensuite les naissances dont le parent est né en Europe (un peu plus de 4 % dans les deux cas). [En 2100, plus de la moitié des naissances dans le monde pourraient avoir lieu en Afrique.]

Si, dans l’ensemble, 57 % des naissances se sont produites hors du mariage, c’est beaucoup plus lorsque le parent est né en France, qu’il s’agisse du père ou de la mère (64 %). En effet si les naissances hors mariage sont devenues la norme dominante lorsque le père est né en France (ou la mère), tel n’est pas le cas pour tous les parents nés à l’étranger. Ainsi, les naissances hors mariage sont rarissimes lorsque la mère est née au Maghreb (par exemple, à peine 5 % pour les mères nées en Tunisie) et peu fréquentes lorsque c’est le père (15,6 % pour ceux nés en Tunisie). Si bien que la part des naissances de père né au Maghreb dans un mariage grimpe à 25 %. Les naissances hors mariage sont aussi très rares lorsqu’un parent est né en Turquie.

– Parmi ces 33,6 %, la part de naissances issues d’un seul parent né hors de l’UE (15,1 %) est moins élevée que celle des naissances issues de deux parents nés hors de l’UE (18,5 %). Comment l’expliquer ?

– Il est plus sage d’examiner l’évolution de la part des naissances d’au moins un parent né à l’étranger, car l’Insee a « changé de pied » en 2011 dans sa manière de traiter les pays de naissance du père inconnus, sans être très bavard sur ce qu’il a fait. Jusqu’en 2010, les deux groupes évoluaient de concert. Après, le nombre des naissances d’un seul parent né à l’étranger a décliné quand celui des naissances de deux parents nés à l’étranger augmentait. Il est plus prudent de ne pas trop épiloguer sur ces variations.

Par contre, ceux qui ont compulsé les données mises en ligne récemment sur la natalité par pays de naissance des parents ont pu constater l’innovation (woke?) de l’Insee. Jusqu’aux données publiées l’an dernier, les enfants qui naissaient avaient un père et une mère. Celles mises en ligne récemment sur les naissances ont bien encore une mère, mais plus de père. Suivant les nouvelles consignes de l’état civil, l’Insee parle alors de second parent qui, dans 0,2 % des cas, peut être une femme. Cela s’appelle avoir le sens des proportions ! On aimerait donc que l’Insee cesse d’annuler la paternité afin de ne pas déplaire aux âmes sensibles et qu’il distingue les deux catégories de second parent : le père et la deuxième mère dans le cas des unions lesbiennes.

– Les naissances issues de deux parents français sont passées de 72 % en 2000 à 66,4 % en 2023 en France, et celles de parents issus de deux pays hors de l’UE ont augmenté de 73 %. Quelles prévisions est-il possible de faire pour la démographie française ?

Il va falloir surveiller l’évolution de la fécondité des femmes âgées de 25-29 qui baisse et celle de la fécondité des femmes âgées de 30-34 ans qui a elle aussi commencé à baisser. Si la fécondité à 25-29 ans s’effondre comme on l’a vu par exemple en Espagne, sans que celle des 30-34 ans ne remonte suffisamment ou continue de baisser, la France pourrait rejoindre l’Espagne où le nombre moyen d’enfants par femme est descendu à 1,16 en 2022. Le report des naissances à des âges toujours plus élevés a ses limites liées à la fertilité déclinante.

La Commission européenne, qui plaide pour que l’immigration étrangère vienne compenser le déclin démographique et amener les travailleurs qui vont manquer à l’UE, a tendance à enjoliver les choses. Dans sa communication [qui verse dans le lyrisme outrancier pour ce carnet] du 27 avril 2022, elle énonçait les bienfaits que l’immigration qu’elle appelle de ses vœux ne manquerait pas d’apporter : « la migration légale peut constituer en soi une forme d’investissement dans l’économie et la société dans son ensemble qui favorise les transitions écologique et numérique de l’Union tout en contribuant à rendre les sociétés européennes plus soudées et résilientes ». Cependant, ajouter des personnes venues de l’étranger sans pouvoir compter sur une fécondité suffisante pour alimenter le bas de la pyramide des âges des populations européennes, c’est se condamner à recommencer lorsqu’elles auront vieilli. [L’immigration de personnes principalement adultes ne rajeunit pas sensiblement la population…]

Source : Le Figaro

Voir aussi

Les Françaises non immigrées ont d’autant moins d’enfants qu’elles ont peu de revenus disponibles

 

Femmes tradi : retour du « patriarchat », montée en puissance de l'« extrême-droite » ?

Chaque mois, une nouvelle tendance émerge sur TikTok. Cette fois-ci, on s'attaque à celle des #tradwives. Des influenceuses d'un nouveau genre qui ont comme particularité celle d'être conservatrices et anti-féministes. Ce qu'elles souhaitent ? Rester à la maison pour s'occuper de leur foyer, puis de leur mari quand ce-dernier rentre du travail.

Est-ce là le retour du patriarchat ? La montée en puissance de l'extrême-droite ? Décryptons.

Que vend Jaguar ? Plus des voitures, apparemment.

La dernière publicité de Jaguar qui se veut inventive et originale (plutôt que prévisible dans son rituel diversitaire et laid, y compris dans son choix de « modèles ») :

L'emblème de la marque, la typographie ont également changé.

Le constructeur britannique de voitures de luxe Jaguar a dévoilé un nouveau logo et une nouvelle image de marque en prévision de sa relance en tant que marque exclusivement électrique.

Le constructeur automobile, propriété de Tata Motors, lancera trois nouvelles voitures électriques en 2026, après avoir retiré les nouvelles voitures de la vente il y a plus d'un an pour se concentrer sur la réinvention de la marque.

Dans le cadre de sa refonte, Jaguar a dévoilé mardi un tout nouveau logo, ainsi qu'un nouveau design de félin « bondissant » et des slogans promotionnels tels que « adieu l'ordinaire » et « casser les codes ».

Le nouveau logo sur mesure, qui s'écrit JaGUar, « mélange harmonieusement les majuscules et les minuscules », selon la société.

Jaguar a annoncé son passage aux véhicules électriques en 2021.

La nouvelle image de marque de Jaguar comprend également un nouveau design de chat cabré, embossé sur du laiton.

Le directeur général Rawdon Glover a déclaré que le retrait des nouvelles voitures de la vente était « intentionnel », car il visait à créer une barrière entre les anciens modèles et les nouveaux véhicules Jaguar.

« Nous devons changer la perception qu'ont les gens de ce que représente Jaguar », a-t-il déclaré.

« Et ce n'est pas une chose simple et facile à faire. C'est pourquoi il est très utile d'avoir une coupure entre les anciens et les nouveaux véhicules. »

Gerry McGovern, directeur de la création de Jaguar Land Rover (JLR), a déclaré que Jaguar avait « ses racines dans l'originalité » et que son fondateur, Sir William Lyons, pensait qu'elle « ne devait être une copie de rien ».

La nouvelle marque Jaguar est « imaginative, audacieuse et artistique » et « unique et intrépide », a-t-il prétendu.

Anciens logos
Avant (à gauche), après (à droite)

Selon le Daily Mail, l'homme à l'origine de la nouvelle image de marque de Jaguar est un concepteur américain qui soutient le mouvement Black Lives Matter et s'est vanté d'avoir créé « plus de 15 groupes IDE » (inclusion diversité et équité) chez le constructeur automobile.

Santino Pietrosanti (ci-contre) s'est précédemment vanté de son action en faveur de la diversité chez Jaguar en déclarant : « Nous sommes passionnés par notre personnel et nous nous engageons à favoriser une culture diversifiée, inclusive et unifiée qui soit représentative non seulement des personnes qui utilisent nos produits, mais aussi de la société dans laquelle nous vivons tous. »




Face à la dépendance aux écrans : ces parents qui reprennent les choses en main

En France, les 3-17 ans passent en moyenne 3 heures par jour devant les écrans. Les enfants reçoivent leur premier smartphone en moyenne à l'âge de 9 ans et 9 mois. Quant aux notifications, un enfant en reçoit en moyenne 236 par jour.
 
Pour évoquer les dangers d'une utilisation inappropriée des portables ou des jeux vidéo et le risque de dépression chez les enfants, nous avons lancé un appel à témoignage auprès de nos abonnés. Deux cents parents nous ont répondu. Leurs retours sont sans appel : l'écrasante majorité se sent dépassée par la gestion des écrans au sein de leur famille. Nous sommes partis à la rencontre de ceux qui ont su trouver des solutions.

Dans cette grande maison des rives bordelaises, l'ambiance est calme, apaisée. Nous sommes le mercredi après-midi, soit le jour des enfants. Il est 16 heures et le jeune Aymeric, qui est en CE1, est à son cours de poney avec son père. Seuls Alexis, en troisième, et sa mère, Caroline, sont présents pour le moment. On n'entend ni télé allumée ni jeux vidéo. Pas l'ombre d'un smartphone à l'horizon. Celui de la mère se trouve dans un petit panier, dans l'entrée. « Si les enfants n'ont pas encore de portable, on essaye de s'appliquer des règles avant qu'Alexis n'ait le sien en première. On cherche à favoriser le mimétisme », précise Caroline. En montrant l'exemple à son adolescent, les règles à respecter devraient être plus facilement appliquées, estime-t-elle. Caroline fait partie des 200 abonnés qui ont répondu à notre appel à témoignage début septembre. La question portait sur la gestion des écrans dans les familles. Beaucoup nous ont confié leur détresse et leurs dilemmes. Sans en faire une généralité, la grande majorité des parents se dit dépassée, perdue face à cette technologie et ce panel d'applications. Certaines familles ont déclaré mener une « guerre quotidienne » avec leurs enfants, comme Martin *, qui n'arrive pas à mettre de limites à son adolescent malgré les conseils de psychologues. « Il ne veut simplement pas poser le téléphone après l'heure accordée. Concrètement, que puis-je faire? » questionne désespérément l'homme d'une quarantaine d'années, originaire de Metz. Pour certains, la bataille est parfois poussée jusqu'à la rupture familiale. Paul *, de la région parisienne, en a fait les frais. Ce quadragénaire, dont la deuxième fille est complètement « scotchée » à son portable, nous a confié que les disputes à répétition ont finalement fini par atteindre son couple. Après avoir essayé de nombreuses solutions données par des professionnels, sans résultat, les parents viennent de prendre la décision de se séparer pendant un temps. Pour sortir de cette voie en apparence sans issue, nous avons décidé de donner la parole aux familles qui semblent toucher du doigt l'équilibre entre l'utilisation des écrans, qui peut être positive à certains égards, et le développement de leurs enfants. Nous les avons rencontrés pour voir comment ils parviennent à trouver un juste milieu au coeur du foyer familial. Pour les deux parents de Bordeaux, l'éducation de leurs enfants a été le fruit de « plusieurs tâtonnements », selon Alexandre. Les écrans, qui sont un réel enjeu éducatif aujourd'hui, ont pris une place centrale dans ces questionnements. D'autant qu'ils sont tous les deux professeurs - en classe préparatoire pour Caroline et dans le secondaire pour Alexandre. De par leur expérience en tant qu'enseignants, ils ont eu l'occasion d'observer l'incidence des smartphones sur la concentration de leurs élèves. « Les réseaux sociaux favorisent la sécrétion de dopamine - l'hormone du plaisir - pour un moindre effort, explique Caroline. D'où la difficulté de demander à un enfant qui vient de passer une heure devant les jeux vidéo d'apprendre ses verbes irréguliers en anglais ou de faire un exercice de maths », avance-t-elle. Dans leur salon, il n'y a pas de télé, mais les livres, eux, sont omniprésents. Une grande bibliothèque recouvre le mur principal de la salle à manger, la table est remplie de bandes dessinées. « Nous sommes une famille de lecteurs », sourit Caroline. Mais aimer lire, cela ne s'apprend pas tout seul, précise-t-elle, citant Michel Desmurget, un chercheur français spécialisé en neurosciences cognitives. Sur les conseils de l'ouvrage Faites les lire! , elle a transmis cette passion à ses enfants grâce à la lecture partagée. Elle commence le livre avec eux, ils le terminent seuls. Aymeric est encore un peu petit pour lire tout seul, et Alexis est désormais un peu trop grand. Du coup, ils profitent de ce moment à deux pour discuter.

Un sevrage qui demande des efforts

« J'essaye de les nourrir le plus possible, poursuit Caroline. Pour cela, je les accompagne régulièrement dans leurs activités. » Elle se souvient de sa première conversation avec Alexis au sujet des écrans, quand il était en CP. Caroline l'a jugé assez mature pour discuter de ce qu'il pourrait voir sur internet. Et l'alerter : « Un jour, tu tomberas sur des images qui ne sont pas belles, qui te choqueront et que tu ne voudras pas voir. Il faut que tu sois prêt à te protéger, à dire non et tu pourras venir nous en parler. » « On ne peut pas éviter que nos enfants soient confrontés à internet, mais on peut les préparer à prendre du recul par rapport à ce qu'ils vont rencontrer comme images ou comme informations », analyse-t-elle aujourd'hui. De son côté, Alexandre, qui n'est pas particulièrement fan des Monopoly ou autres jeux de société, a cherché à faire découvrir à ses fils ce qu'il aimait : la randonnée. Comme beaucoup d'enfants, ils n'appréciaient guère marcher. Aymeric a malgré tout commencé à y prendre plaisir en jouant à la guerre avec des pommes de pin. La lecture partagée, les puzzles, un panel de jeux, du sport, des séances cinéma, des expositions.... « Plus l'enfant est nourri, plus son cerveau s'enrichit. Mais, bien sûr, tout ça ne s'est pas fait du jour au lendemain. C'est parce qu'on lui a demandé des petits efforts chaque jour depuis la petite enfance qu'il pourra fournir des efforts plus tard », considère la maman.