jeudi 25 mai 2023

Immigration, la politique ferme du Danemark social-démocrate

Journal télévisé de France 2 du lundi 22 mai 2023


« Si on veut être de gauche il faut avoir une politique stricte sur l’immigration, parce que ce sont toujours les classes populaires qui payent le fardeau de l’intégration des immigrés » répond le ministre danois social-démocrate à l'émission française (très politiquement correcte) Quotidien.

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 Au Danemark, la maîtrise des flux migratoires fait consensus 

« Choisir entre l’État-providence et l’ouverture des frontières »

Pierre Brochand : « Pourquoi l'immigration est l'enjeu central de notre vie publique 

 

mercredi 24 mai 2023

GlobalNews demande l'aide du gouvernement pour, notamment, financer la diffusion de nouvelles locales en anglais à Montréal

Les propriétaires de Global News réclament davantage de fonds publics alors que leur entreprise de presse est menacée d’un effondrement financier imminent.

Selon le Blacklock’s Reporter, bien que Corus Entertainment Inc. ait bénéficié de millions de dollars de fonds publics, son vice-président directeur a déclaré à la commission sénatoriale des transports et des communications que son entreprise de presse était « au bord du gouffre ».

« L’information est un secteur difficile. Traditionnellement, nous avons compensé nos pertes dans le domaine de l’information par des programmes de divertissement plus rentables, mais cette stratégie n’est plus viable », a déclaré Troy Reeb.

« Notre capacité à fournir des informations locales basées sur les faits dans de grandes parties du pays, sur de petits marchés, dans des endroits comme la communauté minoritaire de langue anglaise à Montréal, tout cela est au bord du gouffre. »

M. Reeb a demandé au gouvernement Trudeau de prendre des « mesures pour soutenir l’information ».

« Le statu quo n’est pas viable. L’avenir de toute une industrie canadienne est en jeu », a déclaré M. Reeb.

« C’est un secteur qui perd de l’argent à la télévision et qui est subventionné par les programmes de divertissement. Ce sont ces subventions croisées qui ne peuvent plus être accordées à l’information et nous ne pouvons supporter qu’un nombre limité de fardeaux ».

M. Reeb s’est également plaint des « concurrents qui viennent prendre de l’audience » ainsi que des entreprises de médias sociaux.

« Nous avons tous ces autres quotas, redevances, exigences en matière de contenu canadien, exigences en matière de production indépendante, etc., etc., et en même temps, nous avons des concurrents étrangers qui viennent prendre l’audience en même temps que Facebook et Google prennent les dollars de la publicité », a déclaré M. Reeb.

« Netflix et Amazon nous font concurrence pour les audiences et en prennent plus que jamais. Les mêmes studios américains qui nous concédaient des licences de contenu pour la télévision canadienne contournent maintenant les diffuseurs canadiens pour les amener directement aux Canadiens eux-mêmes. »  

Au cours des cinq dernières années, Corus Entertainment Inc. a perdu près de 80 % de la valeur de ses actions à la Bourse de Toronto.

Avec le soutien des entreprises de médias traditionnelles, le gouvernement Trudeau fait actuellement passer son projet de loi C-11 sur la réglementation de l’internet, qui vise notamment à soutenir les entreprises de médias traditionnelles en obligeant les géants des médias sociaux à payer pour leur contenu.

Forte baisse de la fécondité au Québec en 2022 : 1,49 enfant/femme (-7,7 % pour les « langue maternelle français »)

L’indice synthétique de fécondité au Québec a diminué pour s’établir à 1,49 enfant par femme en 2022. Il passe ainsi en dessous du seuil de 1,5 enfant par femme pour la première fois depuis 2002. Au cours des années récentes, un maximum de 1,73 enfant par femme a été atteint en 2008 et en 2009. Depuis, la tendance est à la baisse. La plus faible fécondité enregistrée au Québec a été de 1,36 en 1987.
 

Le tiers des bébés ont au moins un parent né à l’étranger  

Le nombre de nouveau-nés ayant au moins un parent né à l’extérieur du Canada a augmenté en 2022, tandis que le nombre de naissances issues de deux parents nés au Canada a diminué. Dans l’ensemble, 34 % des bébés nés au Québec dans la dernière année ont au moins un parent né dans un autre pays. Cette proportion tend à augmenter au fil du temps ; elle était de 21 % en 2000.
 
 En 2022, les principaux pays de naissance des mères nées à l’étranger sont, en ordre, Haïti, l’Algérie, la France et le Maroc. Ce sont les mêmes pays pour les pères, mais dans un ordre différent : Haïti, suivi de la France, puis de l’Algérie et du Maroc.
 
La fécondité dans les régions : Montréal et Laval très peu féconds
La fécondité est particulièrement faible à Montréal, soit de 1,23 enfant par femme. Compte tenu du poids démographique important de cette région, sa faible fécondité influe grandement sur l’indice du Québec.

Dans la majorité des autres régions, la fécondité se situe entre 1,5 et 1,7 enfant par femme. Parmi les régions qui affichent les plus fortes fécondités du Québec, on retrouve l’Abitibi-Témiscamingue (1,74), la Chaudière-Appalaches (1,79), le Centre-du-Québec (1,79) et la Côte-Nord (1,86). Le Nord-du-Québec (à forte composante autochtone) se situe quant à lui loin devant les autres, avec un indice synthétique de fécondité de plus de 2,6 enfants par femme en 2022.

La fécondité a diminué dans toutes les régions en 2022, à l’exception de la Côte-Nord (lui aussi avec une forte proportion d’Amérindiens : les Montagnais) qui a enregistré une faible hausse. À l’instar de ce qui s’observe dans l’ensemble du Québec, la plupart des autres régions affichent un de leurs indices de fécondité les plus bas des dernières années. Soulignons que la fécondité de Montréal est la seule qui diminue d’année en année, et ce, depuis 2015, creusant ainsi l’écart entre cette région et les autres.

Natalité selon la langue maternelle

La natalité n’a baissé en 2022 que pour deux groupes : les francophones et les anglophones. Ceux qui déclarent d’autres langues maternelles (y compris ceux qui déclarent deux langues maternelles comprenant le français ou l’anglais) ont vu leur natalité monter.

La baisse est de 7,672 % pour la catégorie langue maternelle « français » (passant de 62 214 naissances en 2021 à 57 441 en 2022), la chute n’est que de 2,873 % pour la catégorie langue maternelle « anglais » (passant de 8 876  naissances en 2021 à 8 621 en 2022).

 

 
Après un fort rebond en 2021, l’espérance de vie revient au niveau de 2020

Le nombre de décès est estimé à 78 400 en 2022, soit 12 % de plus qu’en 2021 (69 900 décès). Cette hausse exceptionnelle peut être associée à différents facteurs, dont la reprise de la circulation d’autres virus respiratoires au sein de la population.

La hausse du nombre de décès en 2022 s’est traduite par une baisse de l’espérance de vie de 9 mois par rapport à 2021. Après être revenue à son niveau prépandémique en 2021, l’espérance de vie s’abaisse donc à 82,3 ans en 2022 (84,1 ans chez les femmes et 80,5 ans chez les hommes), des niveaux semblables à ceux de 2020. Malgré cette baisse, la durée de vie moyenne des Québécoises et Québécois reste parmi les plus élevées au monde.

Depuis le début de la pandémie jusqu’à décembre 2022, on estime que la surmortalité, soit l’écart entre les nombres de décès observés et ceux attendus normalement, est de 5,6 % au Québec.

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« La modernité vous rend stérile »

Québec — Le taux de natalité serait de 9,3 ‰ en 2022, une baisse de 6 % par rapport à 2021

 

mardi 23 mai 2023

Ukraine — Les ravages de la « guerre d’usure »

Le bilan des pertes russes et ukrainiennes est l’un des secrets les mieux gardés de cette guerre, dont c’est un paramètre majeur. La question de leur « acceptabilité » dans les deux sociétés l’est tout autant. 
 
Cimetière en Ukraine, chaque tombe de soldat tombé est ornée d’un drapeau

Entre 40 et 60 % des premiers militaires ukrainiens que nous avons formés sur le sol français en 2022 ne répondent plus, lâche une bonne source. « Nous pensons que la plupart se taisent parce qu’ils sont déjà morts au combat. » Les formateurs français ayant noué des liens avec leurs élèves ukrainiens en sont réduits à des supputations. Car interroger les autorités militaires de Kiev à ce sujet déclenche leur colère, racontent ceux qui s’y sont risqués. Le bilan des pertes ukrainiennes reste le secret le mieux gardé du président Volodymyr Zelensky, même si, d’après tous les indicateurs périphériques disponibles, il ne fait aucun doute que le nombre des morts et des blessés a explosé depuis la fin de l’été. On vient, par exemple, d’apprendre que le nombre des étudiants avait bondi de 82 % en quelques mois, car ce statut permet d’échapper aux mobilisations qui s’enchaînent.

Au fil de la dizaine d’appels à servir le drapeau bleu et jaune réalisés depuis le début de la guerre, les résultats ont beaucoup baissé. Malgré les renforts, les rangs des unités se sont éclaircis. Les neuf brigades reconstituées avec l’aide de l’OTAN en vue de la future offensive du printemps alignent entre 2 500 et 3 000 hommes, quand les standards otaniens oscillent entre 5 000 et 8 000. Lorsqu’ils sont loin des journalistes et des communicants, les opérationnels ukrainiens dressent pour leurs interlocuteurs étrangers un tableau militaire plus conforme aux informations brutes qui proviennent du front qu’aux éléments de langage colportés sans nuance par les chaînes d’info occidentales. Dans le Donbass, pendant tout l’hiver, confirment-ils, leurs hommes ont subi la pression russe. Les unités au contact étaient en permanence dans la position « du faible au fort » en raison de la « supériorité absolue de leurs feux ».
 
 
Trois fois plus d’artillerie russe

Ces témoignages recoupent les calculs des rapports de force effectués par les militaires français. Selon eux, au Donbass, les Russes disposeraient d’environ trois fois plus de tubes d’artillerie que les Ukrainiens. Qui, de surcroît, pâtissent d’un autre handicap, de notoriété publique : les stocks de leurs alliés ont fondu et leur capacité industrielle est lente à remonter en puissance. Actuellement, quand les attaquants russes tirent en moyenne 15 000 coups par jour, les défenseurs ukrainiens répliquent par 5 000 coups. Comme la majorité des morts et des blessés de cette guerre est causée par l’artillerie, certains spécialistes contestent que les pertes soient équivalentes dans les deux camps comme l’affirment les officiels américains. Qui viennent de réviser leurs estimations. En janvier, ils annonçaient environ 100 000 morts et blessés de part et d’autre. Début mai, ils évoquent « au moins 200 000 et peut-être 250 000 morts et tués ». C’est une confirmation que la guerre des tranchées est particulièrement meurtrière. À Bakhmout, chaque camp assure étriller l’autre.

« Oui, les Ukrainiens ont moins de canons, mais leurs modèles sont beaucoup plus performants et leurs servants les utilisent mieux », rétorquent les partisans du bilan « équilibré », en référence aux Caesar français et aux Himars américains livrés à Kiev. Ceux qui minimisent les effets de ces armes (« trop peu nombreuses ») avancent que les Ukrainiens auraient perdu au cours des huit derniers mois a minima deux fois plus d’hommes que les Russes. Les ratios se seraient donc inversés par rapport au début de la guerre, où les attaquants, en position d’infériorité tactique et numérique, ont eu beaucoup plus de tués et de blessés, notamment parmi leurs forces spéciales et leurs officiers, habitués à commander au feu.

[Notons aussi que « ces derniers mois, les systèmes [Himars] ont été rendus de moins en moins efficaces par le blocage intensif des Russes, ont indiqué à CNN cinq sources américaines, britanniques et ukrainiennes » et « Ces derniers mois, la Russie a contrecarré plus fréquemment les systèmes de roquettes mobiles de fabrication américaine en Ukraine, en utilisant des brouilleurs électroniques pour désactiver le système de ciblage guidé par GPS et faire en sorte que les roquettes manquent leur cible, ont déclaré à CNN plusieurs personnes informées de la question.» Asia Times de Hong Kong qui cite Forbes et le Royal United Services Institute de Londres : « La Russie gagne la guerre électronique en Ukraine. Les capacités de guerre électronique de la Russie ont décimé les drones ukrainiens »]


Les derniers chiffres des pertes communiqués par Moscou, en septembre 2022, étaient à l’évidence sous-évalués : 5 900 morts, 3 800 blessés. Cependant, les autorités ne cherchent pas vraiment à dissimuler le coût humain de leur guerre. Elles incitent d’ailleurs la population à rendre hommage à ses « héros ». L’antenne russe de la BBC, en partenariat avec un média indépendant, a pu éplucher les listes nécrologiques publiques et visiter les cimetières pour s’en faire une idée plus précise. À la fin février, ses journalistes ont confirmé la mort certaine d’environ 15 500 soldats et en ont déduit une fourchette de 45 000 à 60 000 blessés (selon le ratio militaire : un mort pour trois ou quatre blessés). Le total recoupe la première estimation américaine.
 


Profondeur stratégique…


Dans cette « guerre d’attrition » (d’épuisement du potentiel humain et matériel ennemi, en langage militaire [simplement  « guerre d'usure » en français, attrition est le terme anglais]), la Russie dispose d’un avantage majeur sur l’Ukraine. Son réservoir de population est trois fois et demie plus important (143 millions d’habitants [146 selon Rosstat] contre 41 millions [en 2021, probablement proches de 30 millions en 2023]). Toutefois, la question de l’« acceptabilité » de morts est sans doute plus sensible chez les Russes, qui ne se battent pas directement pour défendre leurs frontières et leurs terres et ne sont pas dos au mur, comme les Ukrainiens. Tant que l’appel au volontariat, à des conditions financièrement très attractives, suffira pour combler les rangs, Vladimir Poutine s’en contentera sûrement et les généraux devront adapter leur stratégie en conséquence. Devant le Congrès des États-Unis, début mai, le général Christopher Cavoli, qui commande les troupes américaines en Europe et est, à ce titre, chef militaire de l’OTAN, a douché l’enthousiasme d’un élu se félicitant de la dernière estimation des pertes russes communiquée par le Pentagone : « Une grande partie de l’armée russe n’a pas été affectée par ce conflit. »

Source : Valeurs actuelles
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Soldat de Kiev : « Il sort son téléphone et parcourt une série de photos : "Tué... tué... tué... tué... tué... tué... blessé. . . . Maintenant, je dois m'habituer à d'autres personnes. C'est comme si je repartais à zéro." » [Reportage dans les tranchées kiéviennes par le New Yorker (en anglais)]

L'Ukraine a envoyé des hommes pauvres et peu entraînés dans le hachoir à viande de Bakhmout afin de conserver ses meilleures forces pour la contre-offensive promise. Un homme a déclaré au Wall Street Journal qu'il n'avait jamais tenu une arme avant d'être envoyé au combat. 
 

France — Catholicisme en forte perte de vitesse, les sans religion, protestants évangéliques et musulmans augmentent

L’enquête Trajectoires et origines de l’Insee rendue publique en avril est une précieuse source d’informations sur l’évolution des religions en France. La Croix résume : « L’historien Guillaume Cuchet en liste quelques-unes : chute du catholicisme, montée des évangéliques et de l’identitarisme juif. »  Étrangement ce résumé omet l’augmentation rapide du nombre de musulmans (de 2 % à 9 % en 12 ans…).
 

Selon la nouvelle étude Trajectoire et origines de l’Insee, les catholiques déclarés en France sont passés de 43 % à 25 % en douze ans.
 
Une information chassant l’autre, on ne s’est guère attardé sur les enseignements religieux de l’enquête Trajectoires et origines de l’Insee, dite TEO 2, qui portent sur des données datant de 2019-2020 et qui a été rendue publique en avril. La comparaison avec les données issues de TEO 1 de 2007-2008 est pourtant instructive.

Le premier constat est que les choses évoluent très rapidement depuis douze ans. C’est d’autant plus sensible que l’enquête porte sur les 18-59 ans et pas sur la totalité de la population, c’est-à-dire des personnes nées après 1960, ligne de partage des eaux désormais bien repérée par les historiens. On a affaire à des générations sans grand passé religieux ou issues de l’immigration disponibles pour de profondes réorganisations.

Déclin du catholicisme
 
Les grandes tendances déjà perceptibles dans TEO 1 s’accentuent. La seule vraie nouveauté est la croissance spectaculaire des protestants évangéliques. On peut en distinguer cinq principales. La première est la hausse des sans-religion déclarés qui passent de 45 à 53 %. Avec eux, on est dans un processus classique de « sortie de la religion » tel que le décrivent depuis le XIXe les théoriciens de la sécularisation, d’Auguste Comte à Marcel Gauchet.

La deuxième est le déclin du catholicisme, qui passe de 43 à 25 %, soit une quasi-division par deux en douze ans. La « crise des abus sexuels dans l’Église » a amplifié la tendance mais ne l’a pas créée. Ce n’est plus de déclin qu’il faut parler mais d’effondrement, et nul ne peut dire à quel niveau se fera la stabilisation.

Anciens catholiques : pourquoi quittent-ils l’Église ?
 
La troisième est la forte montée des « autres chrétiens », de 2,5 à 9 %, surtout des protestants évangéliques. C’est la plus forte progression depuis TEO 1. La quatrième est la progression des musulmans, qui passent de 8 à 11 %, moins par conversions d’éléments extérieurs que par reproduction de l’identité et de la ferveur à l’intérieur du monde musulman. 26 % des femmes portent le voile.

Le judaïsme, la religion la plus identitaire
 
La cinquième tendance est le caractère de plus en plus identitaire et fervent du judaïsme. C’est même, à bien des égards, la religion la plus « identitaire » de France, si l’on en croit l’enquête. Les succès de librairies spirituels de la rabbin libérale Delphine Horvilleur ne doivent pas donner le change de ce point de vue sur les tendances dominantes du groupe. 
 
Le bouddhisme enfin reste stable, à 0,5 % des Français.

L’enquête délivre par ailleurs des enseignements instructifs sur les moteurs du changement religieux en France. L’immigration joue un rôle croissant, à la fois parce qu’elle reste massive (plus de 10 % d’immigrés) et parce que le groupe central de la société française sans ascendance migratoire, souvent d’origine catholique, est de plus en plus sécularisé. Elle recompose puissamment la religion qui reste. Le point n’est pas sans importance pour comprendre les impressions collectives qui accompagnent le processus : un grand nombre de Français regardent d’assez loin ces recompositions qui leur paraissent secondaires, liées à l’immigration et ne modifiant pas le sens de leur histoire qui continue de se ramener, bien souvent, à la sortie du catholicisme.

Transmission

Deuxième facteur important, le taux de reproduction spirituelle des groupes, c’est-à-dire leur capacité à transmettre leurs convictions à la génération suivante. Il est lié à la dimension identitaire de la religion et à la ferveur. Le meilleur est celui de l’islam (91 %), le moins bon celui du catholicisme (67 %), mais celui des évangéliques (69 %) est plus près des seconds que des premiers. Les Églises évangéliques sont aussi des Églises dont on sort, ce qui rend d’autant plus spectaculaire leur progression.

Le troisième facteur est l’efficacité du prosélytisme, c’est-à-dire la capacité à faire des convertis. Elle est surtout évangélique, l’islam ayant tendance à se spécialiser dans la reconversion identitaire de populations d’origine musulmane. La croissance des évangéliques est aussi liée à l’immigration parce que les zones de départ, en Afrique par exemple, ont été touchées par la révolution évangélique de ces dernières décennies et que les migrants arrivent déjà convertis. Le dernier facteur est l’inégale dynamique démographique des groupes, notamment à la deuxième génération, avant l’alignement tendanciel de la troisième sur les standards hexagonaux.

Déclassement annoncé

De toutes ces tendances, il ressort que le paysage religieux français au sens de répartition des cultes déclarés, qui n’avait guère bougé dans ses grandes lignes depuis le XVIIe siècle et qui avait résisté à la Révolution française, à la révolution industrielle, aux deux guerres mondiales, à l’effondrement de la pratique depuis les années 1960, est en train de changer profondément sous nos yeux. En 1872, dans le dernier recensement public à avoir comporté officiellement une rubrique religieuse, plus de 97 % des Français avaient répondu qu’ils étaient catholiques romains et on en était encore pratiquement là au début des années 1960.

Dans TEO 2, ils ne sont plus que 25 % à le dire, et la réduction n’est pas terminée. Dans ces conditions, il n’est pas sûr que le catholicisme reste encore longtemps la première religion du pays. À terme, il pourrait passer au deuxième, voire au troisième rang des religions en France. Un déclassement annoncé qui, étrangement, suscite peu de commentaires dans l’Église, comme si les évêques, sonnés par la crise des abus sexuels, ne savaient plus qu’assister, muets et impuissants, à l’effondrement.
 
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Vatican II, « déclencheur » de l’effondrement de la pratique catholique ? (M-à-j vidéos) 

L’Église anglicane au Québec se meurt, elle soutient fortement le cours ECR  

L’Église catholique — pour qui sonne le glas ? (M-à-j)

Les plus religieux hériteront-ils de la Terre ? (sur la fécondité des conservateurs religieux par le professeur Eric Kaufmann).

Éric Zemmour : « Quand Joe Biden et le pape François jouent contre les évêques américains »

 
 
Le Pape François a donné quitus à une éradication du christianisme dans sa Terre natale
 

 

 

Norvège rejoint Suède, Finlande, Royaume-Uni, Kentucky, Texas et Floride en interdisant la stérilisation, la castration et les mastectomies sur les mineurs

La semaine dernière, le Comité norvégien d’enquête sur les soins de santé a annoncé qu’il allait réviser ses lignes directrices actuelles concernant les soins dits « d’affirmation du genre » pour les mineurs, car il ne les considère plus comme fondées sur des preuves. Le conseil a également reconnu que le nombre croissant d’adolescentes qui s’identifient comme des hommes après la puberté reste sous-étudié.

Selon les lignes directrices actualisées proposées, l’utilisation de bloqueurs de puberté, d’hormones de sexe opposé et de chirurgie liée à la transition serait limitée aux contextes de recherche et ne serait plus proposée dans des contextes cliniques. La Norvège rejoint la Finlande, la Suède et le Royaume-Uni dans l’introduction d’une plus grande protection des enfants. Aux États-Unis, huit États ont jusqu’à présent interdit les soins affirmatifs aux personnes de moins de 18 ans, le Tennessee étant le dernier à avoir adopté une telle législation.

Il est bon que davantage d’organisations professionnelles reconnaissent la nature expérimentale de cette approche chez les enfants. Un certain nombre d’études montrent que la plupart des enfants souffrant de dysphorie de genre se sentent à l’aise dans leur corps à la puberté et que ceux qui souhaitent effectuer une transition soudaine après la puberté peuvent être victimes d’une contagion sociale. Ces études ont été rejetées parce qu’elles ne correspondent pas au discours militant préféré.

Selon la Dr Debra Soh, ce discours militant, cependant, va continuer à s’effondrer. Un article récent publié dans la revue universitaire Archives of Sexual Behavior explique comment l’effet placebo n’a pas été suffisamment pris en compte dans l’interprétation des nouvelles découvertes en faveur de la transition chez les enfants. Bien que le terme « effet placebo » fasse généralement référence à la réaction d’un patient à une intervention inefficace, il peut également décrire les effets psychologiques et physiques bénéfiques associés à un traitement, par opposition au traitement lui-même.

Par exemple, la participation à une étude permet souvent d’accorder une attention particulière à un patient et de s’attendre à ce que son état (par exemple, la dysphorie de genre) s’améliore. Si cela peut être positif dans un contexte thérapeutique, les chercheurs ne devraient pas souhaiter que les résultats de l’étude soient confondus, car l’objectif de la recherche est de déterminer objectivement si un traitement est efficace ou non. Cela est particulièrement important lorsqu’il s’agit d’évaluer des interventions qui peuvent avoir des conséquences sur la fertilité, le fonctionnement sexuel futur et la santé à long terme d’une jeune personne.

lundi 22 mai 2023

Documentaire Zone Interdite sur les graves troubles que peuvent causer la propagande trans auprès des jeunes

Dans un documentaire, Zone Interdite revient sur les graves troubles que peuvent causer la propagande LGBT auprès des jeunes.

Ce désastre qui détruit de nombreux jeunes doit être évité à tout prix. Notamment en évitant toute propagande 2ELGBTQI+ à l’école.


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 Au Royaume-Uni, les écoles non mixtes autorisées à refuser les élèves trans

Le révérend père Trudeau sermonne Meloni sur « les droits des 2ELGBTQI+ » lors du G7 au Japon

Le parlement de Floride interdit les traitements de transition de genre pour les mineurs

La « personne » enceinte — Loi sur les normes du travail du Québec, article 81.4

France — « Ils ont accusé les enfants d'être transphobes » à l'École alsacienne, où le ministre de l'Éducation a placé ses enfants...

« Papa, as-tu un bébé dans le ventre ? » Dans ce cas-ci, juste des blonds c'est encore permis ?

 

Journée nationale des Patriotes — le testament de Chevalier de Lorimier mort à 35 ans

Né dans la noblesse canadienne-française, Chevalier de Lorimier est issu de la branche de Verneuil de la famille de Lorimier.

Dès ses années de jeunesse, Lorimier s'intéresse à la politique. Idéaliste, nationaliste épris de liberté, il prend parti pour Louis-Joseph Papineau et le Parti canadien dans leurs luttes autonomistes contre le gouverneur Dalhousie et son Conseil exécutif non élu. En 1822, il participe activement à la campagne contre le projet d'union du Haut et du Bas-Canada. En 1827, il est parmi les signataires d'une pétition demandant à Londres le rappel de Dalhousie et condamnant ses politiques jugées arbitraires et despotiques par les pétitionnaires.

En 1834, l'Assemblée législative vote les Quatre-vingt-douze Résolutions, demandant à Londres sa complète autonomie, ce qui lui donnerait à peu près les mêmes pouvoirs que la Chambre des communes britannique. Lorimier prend une part active à la campagne électorale qui suit en soutenant les candidats du Parti patriote favorables à ces résolutions. Ce parti remporte la victoire avec 77 sièges sur 88. 

En mars 1837, à Londres, les Résolutions Russell sont votées, rejetant non seulement les Quatre-vingt-douze Résolutions, mais assurant également la mainmise de l'exécutif sur le Trésor public. Comme plusieurs de ses amis, Lorimier préconise la résistance. Le 15 mai, il est secrétaire de l'assemblée du comté de Montréal, au cours de laquelle les participants créent un comité central de résistance. Le « Comité central et permanent du district de Montréal » doit veiller aux intérêts du comté et coordonner le réseau de résistance avec les comités des autres comtés. Lorimier et George-Étienne Cartier sont élus cosecrétaires.

Le 6 novembre, Lorimier participe à la manifestation de la Société des Fils de la Liberté et est blessé d'une balle à la cuisse au cours de l'échauffourée qui suit avec les membres du Doric Club, partisans du gouverneur et de sa politique. Le nouveau gouverneur Gosford lance alors des mandats d'arrestation, dont l'un contre Lorimier. Celui-ci fuit Montréal le 14 ou le 15 novembre et se réfugie dans le comté des Deux-Montagnes, où les chefs du comité de l'endroit le nomment capitaine du bataillon de milice.

Accompagné de ses hommes et de ses deux frères cadets, Jean-Baptiste-Chamilly, avocat, et Gédéon-Georges, étudiant en médecine, il se rend à Saint-Eustache se placer sous les ordres de Jean-Olivier Chénier. Plus de 1 000 hommes des troupes du général britannique, Colborne, avancent vers le village pour écraser la révolte. Voyant l'inutilité du combat, il conseille en vain à Chénier de déposer les armes. Le 14 décembre, la bataille de Saint-Eustache se conclut par une grave défaite pour les patriotes et la mort héroïque de Chénier. Lorimier fuit alors vers Trois-Rivières, traverse le Saint-Laurent puis les Cantons de l'Est. Il entre finalement aux États-Unis vers la fin décembre pour y rejoindre les insurgés qui ont réussi à fuir. 


Extrait de l'Histoire du Canada français donné par Jean-Claude Dupuis, docteur en histoire.

En novembre 1838, Lorimier est l'un des principaux meneurs de la seconde insurrection. Le 7, il prend la direction de Sainte-Martine avec 200 Frères chasseurs pour en rejoindre 300 autres commandés par le docteur James Perrigo. Ils parviennent à repousser les miliciens britanniques, mais cette victoire est assombrie par la défaite de Nelson à la bataille d'Odelltown. Le 10 novembre, les Patriotes se dispersent. Lorimier tente de rejoindre la frontière américaine, mais il s'égare dans les bois et est appréhendé par les troupes britanniques le 12 novembre au matin. Le 22 ou le 23, il est transféré à la prison de Montréal. 

Le 11 janvier 1839, Lorimier et treize de ses compagnons comparaissent devant le conseil de guerre. On lui refuse le procès devant un tribunal civil qu'il réclamait. Il se défend tout de même très bien, contestant toutes les preuves que la Couronne dresse contre lui. Cependant, l'un de ses coaccusés, Jean-Baptiste-Henri Brien, signe des aveux l'incriminant au plus haut point, pour éviter l'échafaud. Les autorités britanniques, faute d'avoir pu s'emparer des grands chefs de la Rébellion, ont décidé de s'acharner sur lui et d'en faire un exemple. Le 21 janvier, lui et ses compagnons sont déclarés coupables de haute trahison et condamnés à être pendus. Le 15 février, il monte sur l'échafaud avec Charles Hindenlang, Amable Daunais, François Nicolas et Pierre-Rémi Narbonne.


La veille, il avait écrit son testament politique, base de la vidéo ci-dessus.

Voir aussi

23 juillet 1840 — Sanction royale de l’Acte d’union du Haut-Canada et du Bas-Canada

Histoire — le 21 janvier 1793, les langues à l’Assemblée du Bas-Canada

Histoire — Qui était John A. MacDonald ?

Histoire — Regards sur le Bas-Canada par Alexis de Tocqueville  

1806 — Première allusion à l'érable comme symbole des Canadiens français 

Radio-Canada nous « éduque » : « plus de 800 mille-z esclaves en sol canadien » en 1834

Afrique du Sud est en avance sur son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre

L’Afrique du Sud est en avance sur son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

La production de gaz à effet de serre du 14e plus gros émetteur mondial est déjà en baisse, alors que sa contribution déterminée au niveau national, un objectif adopté par le cabinet en 2021, ne prévoyait une baisse qu’à partir de 2025.

Les pannes régulières des centrales à charbon qui fournissent plus de 80 % de l’électricité sud-africaine signifient que moins de dioxyde de carbone est pompé dans l’atmosphère, et les délestages quotidiens de plus de 10 heures par jour limitent encore davantage les émissions des usines.

« C’est involontaire », a déclaré Crispian Olver, directeur général de la Commission présidentielle sud-africaine sur le climat, lors d’un entretien accordé lundi à Johannesburg. « Nous estimons que nous sommes en bonne voie pour atteindre l’objectif de 2030 », a-t-il ajouté.

 Le 9 février dernier, le président de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, a déclaré un « état de catastrophe » alors que les habitants de certaines régions du pays subissaient des coupures d’électricité planifiées pouvant durer jusqu’à 12 heures par jour. Il y a quelques mois,  ces délestages ont atteint un nouveau point culminant dans le cadre d’une polémique entre le parti au pouvoir, l’African National Congress, et André de Ruyter, directeur général sortant de la compagnie d’électricité Eskom.

La quasi-totalité de l’électricité sud-africaine est fournie par cette société, qui fonctionne désormais à moins de la moitié de sa capacité installée. Cette histoire n’est pas seulement celle de centrales à charbon vieillissantes. Il s’agit aussi des pièges d’un monopole d’État dans un pays où la corruption est endémique.

Eskom était encensée dans les années 1990 (vers la fin de l’apartheid), le Financial Times la désignait même comme la « compagnie d’électricité de l’année » en 2001. Les Sud-Africains ont joui d’une électricité parmi les moins chères du monde jusqu’à la première année de délestage, ou coupures d’électricité planifiées, en 2007. Entre 2008 et 2012, le prix de l’électricité a doublé. En 2021, il avait plus que triplé, avant même que la guerre entre la Russie et l’Ukraine ne fasse exploser les prix de l’énergie dans le monde entier.

Le PIB/habitant de l’Afrique du Sud stagne depuis plus de 10 ans

Comment les choses ont-elles pu si mal tourner ? L’Afrique du Sud est le troisième utilisateur mondial de charbon pour la production d’électricité. Elle tire beaucoup plus d’électricité du charbon que d’autres économies émergentes telles que la Chine, l’Inde et le Brésil. En Afrique, seul le Botswana s’en rapproche.

En 1998, le gouvernement a consulté des experts en énergie et publié un livre blanc, prévoyant que la demande dépasserait l’offre à partir de 2007. Le gouvernement ANC n’a pas investi dans de nouvelles infrastructures énergétiques et la situation n’a fait qu’empirer. Certains Sud-Africains fortunés ont investi dans des panneaux solaires, mais ils sont trop chers pour la plupart des gens.

L’ancien PDG d’Eskom, André de Ruyter, a déclaré qu’on l’avait averti que sa vie pouvait être en danger, ce qui l’a poussé à quitter l’Afrique du Sud et à garder le secret sur l’endroit où il se trouve. Dans son livre, Truth to Power : My Three Years Inside Eskom, sorti la semaine passée, il dénonce la corruption et l’incompétence généralisées au sein de la compagnie d’électricité.

Tout cela a entraîné une baisse de la consommation d’électricité par habitant au cours de la dernière décennie. Et le produit intérieur brut par personne a stagné. Si la défaillance du système énergétique n’est pas le seul frein à l’économie, elle a des répercussions évidentes sur l’agriculture, l’industrie manufacturière, la construction et le commerce. La banque centrale sud-africaine a récemment estimé que les pannes d’électricité pourraient coûter à l’économie jusqu’à 51 millions de dollars par jour.

La corruption freine les progrès. En décembre dernier, le président a autorisé une enquête sur Eskom. La force de défense nationale a été déployée dans les usines pour lutter contre le sabotage, le vol et la corruption. Au cours des dernières semaines, le directeur sortant d’Eskom, M. de Ruyter, a été suspendu prématurément après avoir accusé le gouvernement d’alimenter et de couvrir la corruption au sein de l’entreprise.

L’ancien directeur d’Eskom, André de Ruyter, est depuis en fuite. Il a déclaré craindre pour sa vie. L’ANC au pouvoir, a entamé une action en justice contre M. De Ruyter pour ses allégations de corruption contre ce même ANC. Le gouvernement pense que M. De Ruyter vit actuellement en Allemagne.



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Au Royaume-Uni, les écoles non mixtes autorisées à refuser les élèves trans


De nouvelles directives doivent permettre aux chefs d’établissement non mixtes de ne pas accueillir d’enfants trans, ni de les appeler par le pronom de leur choix.

Au Royaume-Uni, les écoles non mixtes n’auront plus de doute quant à l’obligation d’accueillir des élèves transgenres. Ce changement est lié à de nouvelles réformes gouvernementales qui devraient être appliquées dans les prochaines semaines.

Depuis quelque temps, les chefs d’établissement craignaient d’être exposés à des plaintes pour discrimination de la part de parents d’élèves trans, s’ils refusaient de les accueillir. Peu après, une source du ministère de l’Éducation britannique a déclaré auprès de The Telegraph que « les écoles non mixtes peuvent refuser d’admettre des élèves de l’autre sexe légal, que l’enfant s’interroge ou non sur son genre ». Les directeurs ont également été informés qu’ils pourront refuser d’utiliser les différents pronoms exigés par un élève.

La loi sur l’égalité de 2010 interdit la discrimination fondée sur certaines caractéristiques, notamment le changement de sexe et de genre. Pourtant en 2021 le NHS (National Health Service) a signalé plus de 5 000 renvois d’élèves au service de développement de l’identité de genre géré par l’institut Tavistock et la Portman NHS Foundation Trust. De nombreux points d’interrogation persistaient jusqu’alors sur l’application de cette loi concernant les écoles non mixtes.

Tout comme en France, des organismes médicaux anglais s’inquiètent de la transition de genre effectuée trop jeune. Un rapport, commandé par le NHS par le pédiatre Hilary Cas, averti que permettre aux enfants de « faire une transition sociale vers leur genre préféré n’était pas un acte neutre » et pourrait avoir « un impact significatif sur leur fonctionnement psychologique », rapporte The Telegraph.

Le gouvernement conservateur en alerte

Le gouvernement était déjà clair sur son approche lorsque Gillian Keegan, secrétaire à l’Éducation, déclarait récemment à la radio qu’il est « absolument acceptable pour les enseignants de dire “bonjour les filles” dans une école entièrement féminine ». Elle a également appelé à une « grande dose de bon sens » à la suite à un rapport sur un enseignant obligé de s’excuser auprès de certains enfants d’une école privée.

Miriam Cates, une députée conservatrice, régulièrement en campagne sur les questions de genre dans les écoles, avait déjà déclaré que l’enseignement de l’identification trans était de plus en plus courant. Elle craignait notamment que cela « mène à une augmentation du nombre d’enfants cherchant une intervention médicale, y compris des bloqueurs de puberté et un traitement hormonal », rapportent les journalistes britanniques. Cette décision s’inscrit donc dans un climat de défiance du gouvernement anglais vis-à-vis de la transidentité, le pays était jusqu’alors pourtant plutôt libéral sur la question.

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Anglo-saxophonie — « Bonjour, les filles » : une enseignante forcée de s’excuser pour cette salutation  

Angleterre — La clinique de transition de genre Tavistock « serait poursuivie par 1 000 familles »

Santé publique anglaise critiquée pour avoir donné des bloqueurs de puberté alors que la plus célèbre clinique trans ferme