mardi 5 mai 2015

L'Église anglicane au Québec se meurt, elle soutient fortement le cours ECR

Mise à jour mai 2015 — La lente mort de l’Église anglicane au Québec se poursuit.

Soixante-quatre pour cent des congrégations anglicanes du diocèse de Québec fermeront ou fusionneront avec d’autres paroisses d’ici cinq ans. Le diocèse de Québec regroupe des paroisses allant des îles de la Madeleine aux Cantons de l’Est en passant par la ville de Québec et Trois-Rivières. Il exclut Montréal et la région de l’Outaouais.

Le diocèse anglican de Québec ne regroupe plus que 3000 membres dans 52 paroisses qui regroupent 87 assemblées. Un rapport du diocèse anglican de Québec indique que « 42 % des assemblées ont moins de 10 cultes réguliers par an et que 76 % ont moins de 25 participants à des cultes. Dans 31 % des assemblées, les plus jeunes membres sont des quinquagénaires et dans 13 % les plus jeunes sont tous septuagénaires. » En outre, 83 % des assemblées anglicanes n’ont peu ou prou aucune activité en dehors du culte dominical.

Pour ce qui est du diocèse anglican de Montréal (qui regroupe la Montérégie), il comptait en 2010 moins de 9.000 membres, alors qu’il y a 150 ans il en regroupait 25.000. Devant ce déclin constant, on parle actuellement de regrouper ces deux diocèses anglicans. L’Église est une des plus progressistes au Québec : elle bénit les unions homosexuelles, est de tous les combats environnementaux, a une prélature féminine, etc.

Billet du 12 décembre 2009

Parmi les plus fervents partisans du cours d’Éthique et de culture religieuse, on retrouve l’Église anglicane. Voici ce qu’en disait le rapport du comité aux affaires religieuses dans sa consultation sur le cours d’éthique et de culture religieuse :
« Les Églises protestantes dites “libérales” (représentées par un porte-parole de l’Église Unie et un autre de l’Église anglicane), qui constituent la frange historiquement dominante du monde protestant québécois, répondent très favorablement à presque toutes les questions ; ils formulent toutefois certaines critiques dans les commentaires. »
Rappelons incidemment que le MLQ, l’APCQ, des églises évangéliques et les coptes se sont plaints de la manière dont la consultation avait été menée. Comment répondre à des questions comme « Q. 14 : La compétence Manifester une compréhension éclairée du phénomène religieux satisfait aux visées des orientations ministérielles » ou « Q. 15 : La compétence Pratiquer le dialogue dans la perspective du vivre-ensemble satisfait aux visées des orientations ministérielles. » quand on est contre ces orientations ministérielles ? On semble chercher un oui, même si on est contre le cours. Notons aussi la composition particulière de ce comité où siégeait, par exemple, une militante musulmane controversée, Mme Najat Boughaba. Enfin, des églises évangéliques ont quitté la Table de concertation protestante sur l’éducation (TCPE) parce que celle-ci adoptait une attitude trop molle face à l’imposition du cours ECR, la TCPE avait auparavant publié un document qui portait à croire que certains représentants évangéliques appuyaient le programme d’ECR alors qu’ils n’avaient même pas été consultés.

Mais revenons à nos moutons anglicans qui accueillaient avec faveur et ferveur le nouveau cours d’ECR imposé par l’État à leurs enfants. Leurs enfants ?

Dans un article de ce jour du Church of England Newspaper, on apprend que le diocèse du Québec de l’Église anglicane comprend 82 assemblées, dont 50 sans enfants, et que dans 35 assemblées l’âge moyen est de 75 ans. Ces assemblées vieillissantes ne rassemblent pas plus de 10 personnes le dimanche. L’évêque anglican du Québec, Dennis Drainville, se demande même s’il ne sera pas le dernier évêque de ce diocèse.

La lente disparition de l’Église anglicane au Québec s’est accompagnée d’une hausse des membres des églises évangéliques et baptistes plus conservatrices et, pour les partisans de la « Haute Église », de conversations individuelles au catholicisme.

Au Canada, les Églises historiques et libérales ont vu le nombre de leurs ouailles diminuer de 33 % entre 1981 et 2001, alors que le nombre de membres des églises évangéliques a cru de 50 % pour dépasser ces Églises historiques de 25 %.

Entre 1961 et 2001, l’Église anglicane du Canada a perdu 53 % de ses membres, pour passer de 1,36 million à 642 000 membres. Le taux d’attrition a augmenté ces dernières années d’après un rapport préparé par Keith McKerracher.

Peu après la publication de ce rapport, McKerracher déclara : « Notre déclin est bien plus rapide que dans toutes les autres Églises. Nous perdons 12,386 anglicans par année. C’est-à-dire 2 % par an. Si on trace une ligne sur un graphe, il ne restera qu’un seul anglican au Canada en 2061. »

L’Église Unie, l’autre pan des Églises dites libérales au Québec qui approuvent le cours ECR, se trouve à peine dans en meilleur état, c’est ainsi que, de 1991 à 2001, le nombre de personnes qui s’y disent affiliées a diminué de 8 %. Dernières nouvelles « religieuses » de l’Église Unie du Québec : la modératrice de l’Église Unie participe aux pourparlers sur les changements climatiques à Copenhague et L’ex-modérateur Bill Phipps jeûne pour exhorter au courage à Copenhague






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1 commentaire:

Non à la mort par progressisme a dit…

La très progressiste église anglicane s'effondre partout où elle est progressiste (en Afrique elle résiste, mais elle est africaine et donc conservatrice).

« Selon une étude de NatCen Social Research, le nombre d’adultes britanniques se disant anglicans est tombé de 40% en 1983 à 17% en 2014 (de 13 millions à 8,5 millions).

La proportion des autres chrétiens n’ont pas bougé : 17%, dont les catholiques à 8%.

Les Britanniques qui disent n’avoir aucune religion sont passés de 31% à 49%.

Ceux qui disent avoir une religion non chrétienne sont passés de 2% à 8%.

Dont les musulmans, qui sont passés de 0,5% à 5%.

L’institut NatCen se demande pourquoi seul le nombre des anglicans est en baisse, et même en chute libre. Il suggère notamment que pour un nombre croissant de personnes la religion ne joue plus le même rôle dans la définition de l’identité, et qu’on ne se définit donc plus automatiquement comme anglican quand on est anglais. L’analyse est certainement juste, et l’on peut prévoir que les effectifs anglicans vont donc continuer à s’effondrer. Car seule une minorité de ceux qui se disent encore anglicans sont pratiquants : au pays de sa gracieuse Majesté chef de l’Eglise d’Angleterre, il y a désormais davantage de catholiques pratiquants que d’anglicans pratiquants.»