mardi 22 novembre 2011

Syndicats et gouvernement pour interdire la religion dans les garderies familiales

Il était une époque où les parents payaient eux-mêmes pour la garde de leurs tout-petits et quand les garderies familiales et privées n'étaient ni syndiquées ni financées par les impôts.

Aujourd'hui, le passage des impôts des parents par le gouvernement et la syndicalisation de ce secteur de la garde, signifie que les parents n'auraient plus la possibilité de choisir une garderie familiale où l'on chante des chants religieux, l'on fait une petite prière avant de manger ou l'on explique certains rites ou images religieuses, même si les parents et les gardiennes d'enfants voudraient le faire !

Michael Coren & Brian Liley et l'influence grandissante de l'État monopole dans les garderies


Jointes au téléphone, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui représenteraient des milliers de responsables des services de garde en milieu familial, se sont dites d'accord avec le principe  d'interdire la religion dans les services de garde en milieu familial.


Le quotidien La Presse indique, dans son édition de vendredi, que le ministère de la Famille envisage d'émettre une directive interdisant la religion dans les services de garde familial, comme il a fait pour les Centres de la petite enfance (CPE) et les garderies privées subventionnées.

« L'instruction religieuse, ça se fait avec les Églises, pas dans les CPE et pas dans les garderies », a affirmé en entrevue Jeff Begley, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN.

La religion serait donc bannie des familles, puisque ces garderies sont en milieu familial ?

« C'est tout à fait dans ce qui est raisonnable. Il y a une place pour l'instruction religieuse, mais ce n'est pas dans les affaires financées par l'État. Et même si c'est un milieu familial, c'est financé par l'État », a rappelé M. Begley. L'État ne favorise donc dans les faits que les athées et les agnostiques et non les parents croyants.

À la CSQ, le projet de directive du ministère est aussi très bien accueilli. La première vice-présidente, Louise Chabot, admet cependant que « ça pose des questions particulières » qui doivent être étudiées soigneusement.



« On a un groupe de travail avec le ministère, actuellement, pour étudier la question. En milieu familial, on se retrouve en situation de travailleuses autonomes, où leur milieu de travail est leur domicile, donc un milieu privé, contrairement à une école ou à un Centre de la petite enfance. Donc, avec les questions de liberté de religion qu'on retrouve dans les chartes, il y a des questions plus juridiques à regarder pour ne pas que les directives du ministère contreviennent aux chartes des droits et libertés de la personne », a expliqué Mme Chabot. Parions que des juristes payés à même les impôts de tous les Québécois seront employés pour tenter de trouver des arguments juridiques pour réduire la liberté de ces travailleuses et des parents. Alors qu'il suffirait de laisser les parents choisir !

Selon Mme Chabot, le ministère viserait le mois de février pour émettre sa directive touchant les services de garde en milieu familial.

La CSQ dit représenter 13 900 responsables de service de garde en milieu familial et la CSN environ 1 500. Environ 90 000 enfants fréquentent ces services de garde en milieu familial dans l'ensemble du Québec.

Voir aussi

Économiques, les garderies à 7 $ ?

CPE s'arment pour une bataille juridique contre le gouvernement

Répression religieuse plus sévère dans les garderies que dans les écoles

Garderies discriminatoires : elles privilégient les athées et agnostiques



Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

11 commentaires:

Romanus a dit…

''Il y a une place pour l'instruction religieuse, mais ce n'est pas dans les affaires financées par l'État.''

... et qui finance l'état? (c'est pas moi qui va leur mettre une majuscule). C'est tout-à-fait le genre de raisonnement tordu, malhonnête et de mauvaise foi auxquels ils s'adonnent toujours. Des hypocrites, des menteurs, des fourbes.

Josick d'esprit agricole a dit…

Ainsi, on peut lire dans La révolution sous nos yeux :
"La peur, le politiquement correct et les lois « anti-discriminations » ont déjà réduit à bien peu de choses la liberté de paroles quand il s’agit de traiter le sujet de l’immigration en général et de l’islam en particulier. Par ailleurs, lorsqu’un gouvernement européen tente timidement de s’opposer à des pratiques importées contraires aux coutumes et aux mœurs du pays, il ne parvient en général à le faire qu’en restreignant les droits de tous ses citoyens."

Josick d'esprit agricole a dit…

Il convient là ici aussi de rappeler ce que dit Philippe Nemo, relativement à la France :

"L’impuissance du parlement signifie «que la société civile ne peut tenir en échec l’appareil de l’Etat». C’est l’Etat au contraire qui «impose à la société ses volontés». Le statut de la fonction publique a facilité le changement. De fait, les fonctionnaires sont devenus majoritaires à la Chambre des députés et ils ne sont incités ni par leur culture ni par leurs intérêts corporatifs à exercer quelque contrainte que ce soit sur la fonction publique.

La deuxième composante de l’oligarchie, ce sont les syndicats et groupes activistes, deux groupes pourtant peu représentatifs. L’Elysée et les «partenaires sociaux», représentent respectivement 12,5% des électeurs et 5 à 10% des salariés. Cette seconde oligarchie n’a cessé de monter en puissance. On a cédé à ses revendications et on lui a assuré son financement. Car aujourd’hui, «l’argent dont disposent les syndicats est principalement d’origine publique», selon l’auteur. Cette prise de pouvoir ne figure nullement dans la Constitution. Et il n’est inscrit nulle part dans cette dernière «que les décisions du parlement et du gouvernement ne sont exutoires que si elles ont trouvé grâce aux yeux de ces groupes privés et minoritaires», assure Philippe Nemo.

Cette structure doublement oligarchique s’est traduite par une croissance incessante du secteur public tandis que les économistes s’étonnaient des rigidités à la baisse des prélèvements obligataires. Ce transfert de richesses ne va pas des riches aux pauvres, mais il est horizontal, du secteur privé au secteur public."

Lzw a dit…

Incroyable le Québec.

L'État partout, de plus en plus, régentant tout.

Rendez l'argent aux parents et laissez-les décider quel type de garderie ils veulent !

Incroyable que l'on demande à des travailleurs autonomes dans leur maison de ne pas parler brièvement de religion (car il s'agit de cela : expliquer Noël, chanter des cantiques, allumer des bougies chez les Juifs) même si tous les parents le demandent !

De moins en moins de choix et tout cela en même temps que le gouvernement prétend que la diversité est une richesse, etc.

Françoise D. a dit…

Petite question : est-ce que les syndicats ont sondé leurs membres, des travailleuses autonomes ?

Sont-elles d'accord que le gouvernement régente ainsi ce qu'elles feront dans leur maison avec l,accord des parents qui leur confie leurs bambins ?

Bizarre, mais on ne dirait pas.

À nouveau au Québec, une petite clique décide pour les autres.

Anonyme a dit…

L'état et les syndicats ont tout faux: c'est pas l'argent de l'état, c'est l'argent de la population.

Romanus a dit…

''Il y a une place pour l'instruction religieuse, mais ce n'est pas dans les affaires financées par l'État.''

Avec l'argent qu'il m'extorque, que j'ai gagné de mon dur labeur, le gouvernement préfère subventionner 26,000 avortement de fétus humain par année... ça c'est dans les affaires financées par l'état.

Ils m’écœurent.

Loulou a dit…

Michale Coren bien trop défaitiste et surtout il gagne trop d'argent.

Il ne comprend pas que l'État va taxer de plus en plus de sorte qu'il n'aura plus de choix et qu'il devra sacrifier le nombre d'enfants qu'il pourra élever sans passer par les griffes de l'État et ses services « gratuits ».

Romanus a dit…

"(...) la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui représenteraient des milliers de responsables des services de garde en milieu familial, se sont dites d'accord avec le principe d'interdire la religion dans les services de garde en milieu familial."

!!!???

Ils se prennent pour qui??? C'EST PAS DE LEURS AFFAIRES!!!

C'est MOI qui paye ET MOI qui DÉCIDE!

Raminagrobis a dit…

En France:

«Neutralité religieuse pour les crèches subventionnées mais pas pour les théâtres

De Rémi Fontaine dans Présent :

"La commission des lois du Sénat a adopté mardi une proposition de loi (PPL) pour garantir le principe de laïcité dans les crèches, centres de loisir et pour les assistantes maternelles. [...] Le texte amendé prévoit que les crèches bénéficiant d’une aide financière publique « sont soumises à une obligation de neutralité en matière religieuse ». [...] Les crèches qui n’ont pas d’aides publiques sont autorisées « à apporter, si elles le souhaitent, certaines restrictions à la manifestation de convictions religieuses de leurs salariés » qui figureront dans le règlement intérieur. [...] Enfin les crèches privées à caractère religieux n’auront pas obligation de neutralité. Mais si elles bénéficient d’aides publiques, ces crèches devront accueillir tous les enfants sans distinction et leurs activités devront « assurer la liberté de conscience des enfants ».

Le texte prévoit ce même dispositif pour les centres de loisirs et de vacances."

En revanche, ce texte ne prévoit rien pour les spectacles et théâtres subventionnés (On fait ici allusion à plusieurs expositions et spectacles antichrétiens subventionnés).»

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/11/neutralit%C3%A9-religieuse-pour-les-cr%C3%A8ches-subventionn%C3%A9es-mais-pas-pour-les-th%C3%A9%C3%A2tres.html

Marre des cuistres a dit…

Raminogrobis,

C'est aussi bête en France qu'au Québec....

Rappel : il y a des écoles PRIVÉES SUVVENTIONNÉES en France comme au Québec qui enseignent la religion !

Pourquoi faire la chasse à la religion dans les garderies ?

Ça devient une obsession maladive et liberticide des laïcistes.