lundi 26 avril 2021

« Il faut démanteler la DPJ », déclare l'ex-juge Andrée Ruffo

La juge à la retraite Andrée Ruffo estime que le temps est venu de démanteler la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

« Bien sûr qu’il faut démanteler la DPJ. Pour moi, il n’y a aucun doute », a-t-elle confié jeudi en entrevue à QUB radio.

Maintenant à la retraite, Mme Ruffo réagissait à un jugement du Tribunal de la jeunesse qui a dévoilé mardi les sévices subis par le frère de la fillette martyre de Granby. Elle est d’avis qu’il en revient à la famille élargie et à la communauté de prendre la responsabilité de l’enfant, non pas à la DPJ.

« La responsabilité des enfants, ça appartient aux parents », a-t-elle fait savoir en entrevue avec l’animateur Richard Martineau dans l’émission « Politiquement incorrect ».

« Ce n’est pas à l’État de s’occuper des enfants en premier lieu, a-t-elle ajouté. Premièrement les parents, deuxièmement la communauté, et ensuite (l’État) ultimement, mais ça, ce sera 10 %, ce ne sera pas des centaines de milliers d’enfants. »

Est-ce qu’il est temps de lancer une commission d’enquête sur la DPJ ? « C’est plus que temps », a indiqué Mme Ruffo. Si, à son avis, la commission Laurent a ses mérites, il faut d’ailleurs faire attention au choix des personnes qui y témoignent, puisque trop d’entre elles sont en fonction à la DPJ.

Andrée Ruffo croit qu’« il est grand temps qu’on se penche sur la situation des enfants au Québec, c’est-à-dire qu’on nomme un commissaire aux droits des enfants » et qu’on doit aussi donner l’aide nécessaire aux parents.

Une trop grande confidentialité

« J’aimerais bien qu’on repense la fameuse confidentialité, la confidentialité qui protège la DPJ. […] Pourquoi c’est si sacré ? Parce qu’on protège la DPJ », a également souligné Andrée Ruffo.

L’ex-juge s’est dite extrêmement inquiète du manque de transparence de la DPJ, même envers les familles d’accueil qui reçoivent les enfants sans connaître les difficultés qu’ils ont traversées.

« Prenez l’exemple dans une famille d’accueil où on a deux grands garçons de 12-13 ans qui ont été abusés et qui sont des abuseurs, a-t-elle souligné. La travailleuse sociale place deux enfants de 8-9 ans dans cette famille-là, eh bien une demi-heure après ces enfants-là sont abusés par les grands garçons, mais personne n’a dit que ces enfants-là, les plus grands, avaient été des abuseurs. »

La formation, un problème

Toujours en entretien à QUB radio, Andrée Ruffo a pointé du doigt les problèmes reliés à la formation des intervenants sociaux.

« Aujourd’hui, vous voulez travailler comme un intervenant à la DPJ, vous êtes diplômé de l’université, on vous défend d’utiliser votre titre pour ne pas mettre de l’ombrage sur ceux qui n’ont pas de formation », a-t-elle dit.

Selon elle, l’écart de scolarité peut s’avérer très marqué dans certains centres d’accueil où, sous condition de poursuivre leurs études, certains intervenants sociaux n’ont jamais fini leur secondaire.

Source : Journal de Québec

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samedi 24 avril 2021

La taille importe-t-elle ? La démographie déclinante de la Pologne dans le contexte européen

Un texte de David Engels. David Engels est un historien belge, travaillant actuellement à Posnan en Pologne, à l'Institut Zachodni. Spécialiste de l'histoire antique, et plus particulièrement romaine et séleucide, il est également un penseur du conservatisme européen, abordant depuis plus d'une décennie les questions relatives à l'identité dans la presse francophone et germanophone en particulier. Il publie en 2013 Le Déclin, où il compare méthodiquement l'Union européenne actuelle et la République romaine déclinante. En 2019, il publie Renovatio Europae, suivi de Que faire ?, deux ouvrages tournés vers le futur de l'Europe ; le premier concernant la réforme de ses institutions, et le second s'adressant aux individus. David Engels est très influencé par la pensée spenglérienne.

Pologne – Il y a quelques jours, les médias ont rapporté que, malgré les efforts considérables de son gouvernement, la Pologne continue d’afficher une tendance démographique à la baisse : par rapport à 2020, la population a diminué de 115 000 personnes, et le nombre de naissances est aussi faible qu’il l’était pour la dernière fois il y a 17 ans. Que signifie cette évolution, qui est considérée par de nombreux opposants au gouvernement comme la preuve de l’« échec » des politiques natalistes et anti-avortement du gouvernement conservateur ? [Voir Pologne : solde démographique négatif de 129.000 personnes en 2020. 2020 est une année particulière, la Covid semble déprimer la natalité un peu partout en Occident, à des degrés il est vrai variable.]

Tout d’abord, il convient de souligner que la Pologne s’inscrit tout à fait dans la tendance des autres pays de l’UE pour l’année 2020 : l’Allemagne, la France et de nombreux autres pays ont également connu une baisse analogue des naissances. L’explication est simple : une pandémie accompagnée d’un confinement de la population, d’une surpopulation dans les hôpitaux, d’une fermeture des écoles et de la crainte des conséquences désastreuses du confinement pour l’économie est certainement tout sauf un moment idéal pour mettre des enfants au monde – que ce soit en Pologne, en Allemagne ou en France. Mais le problème est plus profond, car l’ensemble du monde occidental souffre d’un déclin démographique rampant depuis des décennies.

Les explications sont multiples : déclin de la foi religieuse, attitude hédoniste face à la vie, désir de développement personnel radical, banalisation de l’avortement, féminisme extrême, conséquences de la propagande sur le changement climatique, crise de la masculinité, disparition du mariage, nécessité pour les deux partenaires de travailler pour gagner leur vie, effets du culte de l’« éternelle jeunesse », etc. [Note du carnet : il peut y avoir une autre raison conjoncturelle outre la Covid-19 : les jeunes femmes actuellement en âge de féconder sont moins nombreuses car il est né très peu d'enfants dès la fin du communisme. Ainsi s'ils naissaient encore 680 091 en 1985, il n'en naissaient plus que 547 720 en 1990 peu après la chute du Mur de Berlin et 433 109 en 1995. ]

 Mais toutes ces raisons ne sont que des symptômes superficiels d’un fait beaucoup plus profond :

  • toutes les civilisations, lorsqu’elles atteignent leur stade final, connaissent un déclin démographique progressif,
  • et nous pouvons observer des tendances similaires en Égypte au début de la période ramesside au XIIIe siècle avant Jésus-Christ, en Chine à la fin de la période des « États combattants » au IIIe siècle avant J.-C., dans le monde gréco-romain de la République tardive au Ier siècle avant J.-C., dans l’Iran sassanide tardif du VIe siècle de notre ère, ou dans le monde islamique post-classique du Xe siècle de notre ère.

Si l’on considère les civilisations par analogie avec les êtres vivants, tôt ou tard, elles sont toutes condamnées à décliner, à mourir, à se fossiliser, et à mesure que la vigueur de la civilisation diminue, le désir de transmettre les traditions ancestrales à ses enfants s’estompe. Pourquoi une personne qui ignore, méprise ou même déteste son propre passé (et ces personnes sont de plus en plus nombreuses, grâce aux écoles, universités et médias politiquement corrects) voudrait-elle transmettre ses traditions culturelles à ses descendants – ou même avoir des enfants ?

Lorsque j’ai discuté avec une dame allemande lors d’une conférence il y a quelques années, elle m’a pratiquement reproché d’avoir des enfants, affirmant que les « Européens » avaient commis de telles atrocités dans leur histoire que c’était un signe de colonialisme et d’égoïsme que d’avoir sa propre progéniture, plutôt que d’adopter des enfants d’Afrique ou d’Asie, ou – afin de lutter pour la « neutralité climatique » – de s’en passer complètement. Lorsqu’une société entière pense de cette façon – et c’est maintenant le cas de beaucoup de citoyens, pas seulement en Allemagne – les civilisations se fossilisent et s’éteignent : non seulement par manque d’enfants, mais aussi par manque d’amour pour leur propre histoire et leur tradition.

Il ne reste qu’une masse anonyme de personnes qui ne pensent qu’à leur propre intérêt matériel et ne peuvent ressentir aucune solidarité culturelle entre elles.

Mais comment se fait-il que la Pologne et les autres États de la zone du trimarium soient particulièrement touchés par ce déclin démographique et donc aussi culturel ? Cela signifie-t-il même que l’Est de l’Europe est moins disposé à vivre que l’Ouest ? Ce serait probablement une erreur. D’une part, il faut garder à l’esprit que le déclin démographique de l’Europe de l’Est n’est pas seulement dû à la natalité, mais aussi au simple fait que de nombreuses personnes de l’Est se rendent à l’Ouest pour y travailler durement (et donc sans enfant) pendant plusieurs années et profiter des salaires plus élevés, et ne rentrent chez elles que plus tard – voire pas du tout. Mais d’autre part – et cela me semble central – les pays d’Europe de l’Est se caractérisent par une grande homogénéité de leur population, tandis que l’Ouest est de plus en plus peuplé de personnes issues des mondes subsaharien et musulman.

Il est bien connu que ces personnes ont nettement plus d’enfants que les habitants « autochtones », non seulement au début, mais souvent aussi après plusieurs générations, et cela explique aussi la différence entre les deux moitiés de l’Europe : plus la nation est homogène et « européenne », moins il y a d’enfants désormais ; plus elle est « multiculturelle », plus il y en a : il n’est pas étonnant que la France et l’Angleterre aient une natalité élevée, mais plus on regarde vers l’Est et le Sud-Est, plus la démographie diminue.

Maintenant, bien sûr, la question se pose de savoir quels seront les effets de cette dépopulation progressive. Une faible population signifie-t-elle nécessairement que son propre peuple sera dominé par ceux qui sont plus nombreux ? Pas nécessairement, ou du moins pas immédiatement : lorsque les Espagnols ont conquis les Amériques au XVIe siècle, ou lorsque les Anglais et les Français ont colonisé de grandes parties de l’Afrique et de l’Asie au XIXe siècle, ils étaient bien moins nombreux que les indigènes. Ils avaient cependant un avantage fondamental que l’Europe d’aujourd’hui a perdu : leur énorme supériorité technique. C’est également la voie empruntée par une autre société en déclin, celle des Japonais ; au lieu de compter sur l’immigration massive, ils investissent massivement dans les technologies du futur afin de maintenir un niveau de vie et une influence politique constants. Mais nous devons également considérer d’autres aspects.

Auparavant, les Européens étaient convaincus de leur mission dans ce monde et avaient des sociétés fortes et cohérentes qui soutenaient la croissance et l’expansion. Aujourd’hui, la majeure partie de l’Europe est encore traumatisée par les horreurs de la Seconde Guerre mondiale et renonce non seulement à toute forme d’expansionnisme ou même de violence physique, mais même à la défense de sa propre survie, préférant acheter la paix et la tranquillité à court terme avec de l’argent plutôt qu’avec du respect – et sacrifier pour cela les générations suivantes. Et, bien sûr, il y a le problème de la pression démographique que subit l’Europe, non seulement de l’extérieur, mais aussi de l’intérieur, en raison de sa « culture de l’accueil » qui remonte déjà à des décennies, mais qui a été renforcée de manière dramatique par le gouvernement Merkel : la population des Européens de souche diminue de façon spectaculaire, tandis que le nombre d’immigrants augmente rapidement, de telle sorte que dans de nombreuses villes d’Europe occidentale, les immigrants et leurs descendants constituent déjà la nette majorité de la population, surtout dans les groupes d’âge les plus importants, c’est-à-dire les jeunes. Compte tenu de l’absence apparente d’intégration culturelle dans la culture occidentale, cela signifie qu’au long terme, il sera de plus en plus difficile d’attendre une quelconque forme de solidarité entre les habitants de ce continent, car la solidarité se fonde généralement sur un certain nombre d’éléments culturels communs tels que l’histoire, la langue, la religion, le patriotisme, le folklore, les caractéristiques nationales et régionales ou une vision très spécifique de l’individu ou de la famille.

Ces facteurs d’identité commune ont aujourd’hui largement disparu, et de nombreux pays, comme la France, la Belgique, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, se sont transformés en sociétés tribalisées. Tant que l’économie reste stable et que les pressions démographiques extérieures sont maîtrisées, même une société aussi fragmentée peut raisonnablement survivre. Mais dès que des conflits internes éclatent à propos de la répartition de richesses décroissantes et que les frontières extérieures ne sont plus défendues, cela conduit inévitablement à la catastrophe. Et c’est exactement ce qui se passe en ce moment.

En conclusion, il est donc peut-être plus sûr pour une nation européenne d’avoir une population décroissante, mais homogène et solidaire, qu’une population croissante, mais multiculturelle et déchirée à l’intérieur d’elle-même.

[Mais que faire quand les gouvernements successifs que vous désapprouvez imposent l'immigration de masse ? Ne pas avoir d'enfant, ou peu d'enfants, parce que la natalité n'est pas la solution ? Pendant 30 ans ?

Le mieux est bien sûr une population légèrement croissante et homogène. ]

Source 

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Pro renovatione occidentis 

La fin du mandat présidentiel de Donald Trump rappelle le déclin de la République romaine 

Michel Houellebecq : le suicide de l'Occident résultat de deux déclins, l'un démographique, l'autre religieux

Dans Le Déclin, à travers une étude comparative simple et factuelle, Davis Engels fait le récit de la situation, troublante de ressemblances, vécue par la République romaine tardive. De la question de la citoyenneté et des flux migratoires à celle de l'art ou des frontières, cette époque antique apparaît stupéfiante d'actualité et de modernité.

 Pourquoi le patriarcat a de l’avenir 

Les plus religieux hériteront-ils de la Terre ?

 

vendredi 23 avril 2021

France — Traitement inégalitaire pour les lycéens des écoles libres au bac 2021

Communiqué d’Anne Coffinier, présidente de Créer son école :

Les lycéens des établissements privés hors contrat [non subventionnées par l’État] ne passeront pas le bac 2021 dans la dignité et l’égalité

Le Conseil d’État vient de rendre une ordonnance de référé rejetant la demande déposée par l’association Créer son école, soutenue par 234 autres requérants : les lycéens des établissements privés hors contrat passeront donc leur bac à l’issue d’une année scolaire gravement perturbée par l’épidémie de Covid, moyennant 9 à 13 épreuves écrites et orales d’affilée, en présentiel, alors que leurs camarades des lycées publics et sous contrat ne passeront que 2 épreuves (philosophie et grand oral), validant toutes les autres au contrôle continu.

Comment soutenir sérieusement qu’il n’y a pas de rupture d’égalité face à la santé, mais aussi face à l’accès au principal diplôme national et donc aux études supérieures ?

Le Conseil d’État s’en est sorti au prix de ce qui s’apparente à un déni de justice ; en effet, le résumé des moyens juridiques des requérants est incorrect : certains ont été omis, d’autres ajoutés par la haute juridiction administrative ! (Voir le dossier juridique complet pour juger sur pièces.) La décision ne répond pas au cœur de l’argumentation juridique déployée par les requérants. — Prenons l’exemple de la prise en compte des notes de contrôle continu : nous affirmons que, puisqu’elles sont acceptées sans problème par Parcoursup, elles doivent l’être aussi pour le bac. Cet argument central a été purement et simplement ignoré. — Sur le plan sanitaire, nous soutenons que la dégradation des conditions sanitaires depuis septembre ne permet pas de passer les épreuves correctement en fin d’année (cours annulés, élèves et professeurs malades, programmes non terminés, entraînements aux épreuves non réalisés). A fortiori, condamner une minorité (les lycéens hors contrat) à passer ce « bac de l’impossible » tandis qu’on accorde le bac au contrôle continu aux autres est une rupture d’égalité inacceptable et irresponsable.

À quoi bon avoir laissé les lycéens dans l’incertitude durant de longues semaines pour répondre ainsi par une décision entachée d’erreurs matérielles : l’ordonnance de référé parle ainsi à un endroit de « la société requérante » (comme si le requérant était une entreprise) alors que le recours a été déposé par des centaines de requérants (comme une sorte de class action [recours collectif au Québec]) !

Face à tant d’approximations juridiques, nous ne pouvons que conclure au caractère politique de cette décision du Conseil d’État, qui a plaqué des arguments juridiques ignorant aussi bien le contexte sanitaire exceptionnel que la nature des moyens effectivement avancés par les requérants.

Les 4 000 jeunes qui voteront pour la première fois dans quelques mois auront commencé leur vie de citoyen par une expérience de quasi-déni de justice qui n’augure rien de bon pour leur confiance dans les institutions et les gouvernants de notre pays.

Quelles conclusions en tirer à plus long terme ? Le bac, en tant que diplôme national ayant une véritable valeur, est mort. Jean-Michel Blanquer l’aura tué, entre sa réforme et sa gestion de la Covid. Les certifications privées ont de beaux jours devant elles.

Plus largement, cette inégalité de traitement sur le bac fait suite à une série d’attaques contre les libertés éducatives des citoyens ; tant l’instruction en famille que les écoles privées hors contrat ont fait l’objet de mesures destinées ouvertement à les supprimer ou à les restreindre fortement : loi Gatel en 2018, loi pour l’école de la confiance en 2019, décrets discriminant les candidats au bac des établissements hors contrat, projet de loi sur les principes républicains. Le gouvernement a donc délibérément pris l’initiative de rallumer la guerre scolaire. Il instrumentalise habilement la peur qu’inspirent l’islam politique et la Covid pour porter des coups contre tout ce qui est indépendant de l’Éducation nationale. Ce n’est pas rendre service à cette dernière qui a besoin de soupapes de sécurité.

Mais en tapant si fort sur ceux qui veulent être libres, le gouvernement ne se fait pas que des amis, car les Français veulent choisir librement le type d’éducation pour leurs enfants. L’urgence est à réformer l’école publique, non pas à pénaliser ceux qui choisissent les écoles libres ou l’instruction en famille. L’instruction libre est l’avenir et rien ne pourra mettre un coup d’arrêt à son essor.


Voir aussi

Dernière actualité sur le projet de loi contre le séparatisme visant à interdire l’instruction à domicile, sauf cas de forces majeures, en France. 

France — notes du contrôle continu remontées dans les établissements publics pour le bac

 


jeudi 22 avril 2021

Prisme racialiste à la SRC : « Le racisme environnemental, c'est quoi ? »

Rééducation racialiste avec vos impôts à l’antenne de Radio-Canada ou plus précisément rad.ca, le laboratoire de journalisme de Radio-Canada qui nous parle sous différents formats « d’enjeux de société. Tout ça, pour une société éclairée ».

Dans ce reportage qui se veut didactique, le prisme racialiste prime le prisme social. Ce ne sont donc plus les pauvres qui sont le plus exposés à la pollution, mais les personnes racisées. Les blancs pauvres passent à la trappe.

« Le racisme environnemental, ce serait le racisme ou l’oppression envers les gens de couleur ou des groupes ethniques qui les poussent à habiter dans des environnements nocifs ou de moins bonnes qualités que le reste de la population », déclare Hiem Pham, professeure en études urbaines à l’UQAM.

Le texte de ce « documentaire » :

Lorsqu’on parle de l’environnement, on pense souvent à un domaine qui est universel. Un domaine qui nous affecte tous de la même façon. En réalité, on vit dans une société où il existe des inégalités sociales. Les communautés noires, autochtones et immigrantes, elles se retrouvent aussi à avoir à vivre, à se nourrir et à grandir dans des environnements qui sont injustement des points chauds de pollution.

Le racisme environnemental, ça serait la discrimination ou l’oppression envers les gens de couleur ou des groupes ethniques qui les poussent à habiter dans des environnements nocifs ou de moins bonnes qualités que le reste de la population.

L’un des premiers symptômes que l’on constate, au niveau du racisme environnemental, c’est la tendance à localiser les industries polluantes à proximité de communautés racialisées. Ensuite, ces communautés sont souvent exposées de façon injuste et disproportionnée à la pollution de l’air, la pollution de l’eau, les îlots de chaleur. On constate que ces communautés ont aussi moins souvent accès aux bénéfices environnementaux qui viennent, par exemple, de la présence d’espaces verts.

Ce terme-là prend racine de la conjoncture [sic, recte : conjonction] de deux mouvements sociaux aux États-Unis. Le mouvement pour le droit civique des Noirs dans les années 60-70 et les mouvements qui s’opposaient à des sites d’enfouissement toxique dans les années 80. On peut dire que la première trace du terme du racisme environnemental remonte en 82. Quand une communauté noire en Caroline du Nord a documenté sa propre exposition à des produits chimiques et toxiques dans le sol. (« On ne laissera pas le comté de Warren devenir un dépotoir. ») Et qui l’a qualifié de racisme environnemental.

En Ontario, on a cette région qui est connue comme la « Chemical Valley » qui abrite à elle seule près de 40 % de l’industrie chimique au Canada. Il y a un rapport du commissaire à l’environnement de l’Ontario qui allègue [prononcé « allège »] que les membres des communautés autochtones sont disproportionnellement affectés par ces industries. En Nouvelle-Écosse, la communauté d’Africville qui a abrité des communautés de descendants d’esclaves a été utilisée comme dépotoir pendant plusieurs décennies avant d’être complètement rasée au bulldozer. En fait, il y a un récent rapport du rapporteur général des Nations unies sur les droits humains. Après sa visite au Canada en 2019, il a sonné l’alarme confirmant qu’il existe en fait des tendances au racisme environnemental au Canada et que plus d’un million de Canadiens à faibles revenus [mais pauvres implique-t-il racisés, si oui, pourquoi augmenter l’immigration racisée ?] vivent à environ un kilomètre d’une source majeure de pollution. Pour avoir un impact sur l’ensemble d’un territoire, c’est pas simple. Parce que d’abord il faut reconnaître que chaque territoire est unique. Donc, il n’y a pas de solution unique. Par contre, si on peut avoir des mesures institutionnelles, ou législatives sur le racisme et les inégalités en général, c’est sûr que ça peut aider. Par exemple, on travaille en ce moment sur Bill  C-230. L’un des premiers bénéfices de la loi, c’est qu’elle nous permettrait de réussir à obtenir les données pour mieux comprendre le problème de racisme environnemental au Canada. Le deuxième bénéfice de cette loi, c’est qu’elle officialise l’engagement du gouvernement.

Mais il faut faire attention à ne pas imposer le processus législatif ou administratif à des groupes qui sont sous-représentés dans les institutions politiques. Parce qu’une mesure qui peut être très bénéfique peut avoir des effets pervers. C’est-à-dire, en verdissant un quartier on le rend attractif, mais on peut faire augmenter les loyers et engendrer des évictions, des déplacements de populations vulnérables ou racisées.

Ça va être en fait bénéfique pour le mouvement environnemental, de devenir plus diversifié. Et de considérer un peu plus l’impact sur les communautés marginalisées. Ça va en fait faciliter le succès du mouvement environnemental.

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La racialiste Rokhaya Diallo corrige le tir : Mathieu Bock-Coté passe d'« homme blanc » à « sociologue québécois »

Rokhaya Diallo a supprimé son tweet où elle qualifiait Mathieu Bock-Côté « d’homme blanc » pour le remplacer par celui où elle le qualifie entre guillemets de « sociologue québécois ». Elle a aussi retiré le terme « mansplaining » (mecspliquer ou pénispliquer). Son premier message illustrait le racialisme en focalisant sur la race du locuteur et sa propre race. Courant auquel elle dit ne pas appartenir. Elle a été qualifiée, en 2017 par Jack Dion (Marianne) ; d’« icône du racialisme », « une militante qui se réclame de l’antiracisme dit “politique” pour défendre un identitarisme contraire à l’universalisme. »

 

Si Rokhaya Diallo dit ne pas s'identifier aux Noirs Américains, elle se présente pourtant uniquement en anglais sur son fil Twitter.


Mathieu Bock-Côté mentionne plusieurs fois Rokhaya Diallo dans son dernier ouvrage, La Révolution racialiste. En voici deux passages :

Un étrange renversement de situation veut que les États-Unis deviennent un modèle sur le plan des relations raciales et de l’émancipation des minorités. Rokhaya Diallo va jusqu’à parler de manière admirative des « États-Unis où la non-blanchité n’est pas systématiquement liée à une présomption d’extranéité ». Elle ajoute, toujours en prenant les États-Unis comme modèle, que les « Américains ont adopté des dénominations tenant compte de leur origine : African-American, Latino-American, Asian-American, Irish-American… ce sont les minorités qui après des siècles d’assignation  (negro, colored,…) ont imposé leur choix. […] »
et reprenant les termes et en résumant un entretien que Rokhaya Diallo avait donné aux Inrocks :

La lutte contre le racisme revient donc à déblanchir la société. Lutter contre le racisme consistera donc à lutter contre le « blanc ». La formule n’est pas neuve, mais elle revient en force : l’abolition de la race blanche est au programme. Il faudrait désormais nommer le blanc et « placer les Blancs au centre du débat sur la question raciale » [citation de Rokhaya Diallo]. Ce qui implique de mettre en procès la « pensée blanche ».

Débat entre Mathieu Bock-Côté et Rokhaya Diallo

Voir aussi  

Les personnes racisées homosexuelles contre le métissage ? (revendication dans Têtu)

Mathieu Bock-Côté : « Le racialisme est un totalitarisme »

Formation des fonctionnaires fédéraux en racialisme (pardon antiracisme…) et stéréotypes anti-blancs 

Trop blanc !

La Révolution racialiste, et autres virus idéologiques (recension, Figaro Histoire) 

La Révolution racialiste: Retrouver la raison (recension par Étienne-Alexandre Beauregard)

Généalogie et résistance au « wokisme » 

Aux racines du wokisme dans les universités. Pourquoi cette crise dans les universités ?

À Columbia, des célébrations de remise de diplôme séparées selon l’origine ethnique ou autre des étudiants

« Nous irons dans les écoles pour entamer un dialogue » sur le racisme systémique au Québec   

Éducation à la sexualité : « les craintes des parents sont légitimes »

« La blanchité multiraciale » : comment les wokes expliquent que des non blancs votent pour Trump 

La théorie de la « fragilité blanche » (une nouvelle ordalie de l’eau utilisée pour découvrir les sorcières)

Secte « woke » pas prise au sérieux. Mais confrontés à celle-ci, les gens se soumettent ou sont détruits 

La lâcheté de l'université anglophone McGill et son « éducation de qualité »

L’Université Evergreen (États-Unis) et les dérives du progressisme militant  (vidéo)

Le wokisme : des protestants puritains athées

La protestation radicale dans les universités, un acte religieux ? (vidéo)

Carence de crimes haineux, il faut les inventer ? 

Des universités politiquement correctes qui doivent « protéger » leurs étudiants 

La théorie de la « fragilité blanche » (une nouvelle ordalie de l’eau utilisée pour découvrir les sorcières) 

Les effets délétères de la critique post-moderne et de la « justice sociale » à l’Université

Prof de Sciences Po : « Le militantisme de gauche ne supporte plus ni la contradiction ni la science » 

Universités — candidats universitaires en sciences (STIM) doivent promettre de promouvoir la diversité 

Étude sur les pressions, les sanctions, la discrimination politique et l'autocensure à l'université

Aux racines du wokisme dans les universités. Pourquoi cette crise dans les universités ?

Royaume-Uni — le gouvernement s’attaque à la censure et l’intimidation dans les universités

Universités : après le mot « nègre » devenu tabou, le bannissement de « femme » et « homme » pour transphobie ? (2021)

Étudiants radicaux contre un professeur émérite de l’Université McGill (2020)

Police du correctivisme — étudiant de McGill doit s’excuser pour « microagression » (2014)

Montréal dans un nouveau délire (2020)

Théorie du genre — les fauteurs de trouble de la gauche woke

 

 

mercredi 21 avril 2021

Ne pas parler de race (mais considérer l'origine sociale) serait-il raciste ?

Pour éviter ce recours à des critères de « race », les écoles publiques de Chicago ont adopté il y a quelques années une discrimination fondée sur d’autres critères tels que l’adresse où vivent les parents.

Deux économistes, dont Parag Pathak du MIT, ont analysé précisément les résultats de cette politique.

Les résultats sont sans ambiguïté : dès que la race n’a plus été un critère de sélection pour le remplacer notamment par un critère d’origine sociale ou géographique, la part des minorités visibles dans les meilleures écoles de la ville a chuté.

Les auteurs de l’étude regrettent l’abandon des critères raciaux : « La politique [fondée sur l’adresse] des écoles publiques de Chicago peut être améliorée de plusieurs manières, mais aucune politique neutre quant à la race ne rétablit la représentation des minorités aux niveaux antérieurs sans distorsions substantiellement plus importantes, ce qui implique des coûts d’efficacité importants dus aux interdictions d’utilisation explicite de la race. »

Ne plus discriminer en fonction de la race serait-il… profondément raciste ?

Oh, les joies comptables d’un pays multiracial.

Source

Voir aussi

États-Unis — Suppression de classes « avancées » au nom de l’« équité » (trop de blancs et d’Asiatiques y sont inscrits)

États-Unis — district scolaire exclut élèves asiatiques des personnes de couleur et les classe avec les Blancs

États-Unis — Pas de réduction de l’écart scolaire en maths et lecture entre les groupes ethniques 

Ministère de la Justice accuse Yale de discrimination raciale contre blancs et asiatiques (14 août 2020) [Depuis l’Administration Biden a abandonné les poursuites au nom de l’« équité »]

Australie — Recrutement sur base de CV anonymisés augmente nombre d’hommes blancs sélectionnés 

Canada — Projet-pilote de recrutement anonyme : pas de biais détecté 

Angleterre : enfants blancs défavorisés moins aidés que ceux des minorités ethniques

Pourquoi la culture, et non l’économie, détermine la politique américaine

mardi 20 avril 2021

L'Église anglicane au Québec et au Canada se meurt, très progressiste elle soutient fortement le cours ECR

Mise à jour avril 2021  — Plus aucun membre ni donateur en 2040

Les statistiques de l'Église anglicane du Canada montrent que l'Église n'aura plus de membres dans un peu moins de vingt ans si cette Église continue de perdre des membres à son rythme actuel.

«Nous avons des projections simples à partir de nos données qui suggèrent qu’il n’y aura pas de membres, de participants ou de donateurs dans l’Église anglicane du Canada d’ici environ 2040», a déclaré le révérend Neil Elliot, prêtre du diocèse de Kootenay. (Source)

«Je crois que [le racisme] est au cœur de nombreuses sources de difficulté pour nous», a déclaré l'archevêque Linda Nicholls, primat de l'Église anglicane du Canada. «Le racisme sous ses formes systémiques est ancré dans les lois et dans la manière dont nous avons vécu ensemble». Le Christ, la vie après la mort ?

 
Mise à jour mai 2015 — La lente mort de l’Église anglicane au Québec se poursuit.

Soixante-quatre pour cent des congrégations anglicanes du diocèse de Québec fermeront ou fusionneront avec d’autres paroisses d’ici cinq ans. Le diocèse de Québec regroupe des paroisses allant des îles de la Madeleine aux Cantons de l’Est en passant par la ville de Québec et Trois-Rivières. Il exclut Montréal et la région de l’Outaouais.

Le diocèse anglican de Québec ne regroupe plus que 3000 membres dans 52 paroisses qui regroupent 87 assemblées. Un rapport du diocèse anglican de Québec indique que « 42 % des assemblées ont moins de 10 cultes réguliers par an et que 76 % ont moins de 25 participants à des cultes. Dans 31 % des assemblées, les plus jeunes membres sont des quinquagénaires et dans 13 % les plus jeunes sont tous septuagénaires. » En outre, 83 % des assemblées anglicanes n’ont peu ou prou aucune activité en dehors du culte dominical.

Pour ce qui est du diocèse anglican de Montréal (qui regroupe la Montérégie), il comptait en 2010 moins de 9.000 membres, alors qu’il y a 150 ans il en regroupait 25.000. Devant ce déclin constant, on parle actuellement de regrouper ces deux diocèses anglicans. L’Église est une des plus progressistes au Québec : elle bénit les unions homosexuelles, est de tous les combats environnementaux, a une prélature féminine, etc.

Billet du 12 décembre 2009

Parmi les plus fervents partisans du cours d’Éthique et de culture religieuse, on retrouve l’Église anglicane. Voici ce qu’en disait le rapport du comité aux affaires religieuses dans sa consultation sur le cours d’éthique et de culture religieuse :
« Les Églises protestantes dites “libérales” (représentées par un porte-parole de l’Église Unie et un autre de l’Église anglicane), qui constituent la frange historiquement dominante du monde protestant québécois, répondent très favorablement à presque toutes les questions ; ils formulent toutefois certaines critiques dans les commentaires. »
Rappelons incidemment que le MLQ, l’APCQ, des églises évangéliques et les coptes se sont plaints de la manière dont la consultation avait été menée. Comment répondre à des questions comme « Q. 14 : La compétence Manifester une compréhension éclairée du phénomène religieux satisfait aux visées des orientations ministérielles » ou « Q. 15 : La compétence Pratiquer le dialogue dans la perspective du vivre-ensemble satisfait aux visées des orientations ministérielles. » quand on est contre ces orientations ministérielles ? On semble chercher un oui, même si on est contre le cours. Notons aussi la composition particulière de ce comité où siégeait, par exemple, une militante musulmane controversée, Mme Najat Boughaba. Enfin, des églises évangéliques ont quitté la Table de concertation protestante sur l’éducation (TCPE) parce que celle-ci adoptait une attitude trop molle face à l’imposition du cours ECR, la TCPE avait auparavant publié un document qui portait à croire que certains représentants évangéliques appuyaient le programme d’ECR alors qu’ils n’avaient même pas été consultés.

Mais revenons à nos moutons anglicans qui accueillaient avec faveur et ferveur le nouveau cours d’ECR imposé par l’État à leurs enfants. Leurs enfants ?

Dans un article de ce jour du Church of England Newspaper, on apprend que le diocèse du Québec de l’Église anglicane comprend 82 assemblées, dont 50 sans enfants, et que dans 35 assemblées l’âge moyen est de 75 ans. Ces assemblées vieillissantes ne rassemblent pas plus de 10 personnes le dimanche. L’évêque anglican du Québec, Dennis Drainville, se demande même s’il ne sera pas le dernier évêque de ce diocèse.

La lente disparition de l’Église anglicane au Québec s’est accompagnée d’une hausse des membres des églises évangéliques et baptistes plus conservatrices et, pour les partisans de la « Haute Église », de conversations individuelles au catholicisme.

Au Canada, les Églises historiques et libérales ont vu le nombre de leurs ouailles diminuer de 33 % entre 1981 et 2001, alors que le nombre de membres des églises évangéliques a cru de 50 % pour dépasser ces Églises historiques de 25 %.

Entre 1961 et 2001, l’Église anglicane du Canada a perdu 53 % de ses membres, pour passer de 1,36 million à 642 000 membres. Le taux d’attrition a augmenté ces dernières années d’après un rapport préparé par Keith McKerracher.

Peu après la publication de ce rapport, McKerracher déclara : « Notre déclin est bien plus rapide que dans toutes les autres Églises. Nous perdons 12,386 anglicans par année. C’est-à-dire 2 % par an. Si on trace une ligne sur un graphe, il ne restera qu’un seul anglican au Canada en 2061. »

L’Église Unie, l’autre pan des Églises dites libérales au Québec qui approuvent le cours ECR, se trouve à peine dans en meilleur état, c’est ainsi que, de 1991 à 2001, le nombre de personnes qui s’y disent affiliées a diminué de 8 %. Dernières nouvelles « religieuses » de l’Église Unie du Québec : la modératrice de l’Église Unie participe aux pourparlers sur les changements climatiques à Copenhague et L’ex-modérateur Bill Phipps jeûne pour exhorter au courage à Copenhague


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lundi 19 avril 2021

Zemmour : non à la repentance, « la faiblesse attise la haine »

Le chroniqueur revient sur les relations franco-algériennes , qui, selon lui, n'ont pas pas vocation à s'apaiser. Il pointe notamment du doigt la repentance et la faiblesse française qui n'ont de cesse de renforcer le ressentiment algérien.

Pour Éric Zemmour, la France doit faire l'inverse de ce qu'elle a fait jusqu'à ici. Elle doit par exemple, dans le cadre d'une révision de sa politique migratoire, éliminer les facilités que les Algériens ont pour immigrer en France.

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Ontario — le drapeau LGBT sur des écoles catholiques ?

Un conseil scolaire catholique de l’Ontario votera la semaine prochaine sur une motion visant à arborer le drapeau LGBT dans toutes les écoles gérées par le conseil au cours du mois de juin.

La conseillère du conseil scolaire catholique de district de Halton, Brenda Agnew, a donné avis de sa motion intitulée « Soutenir notre communauté scolaire diversifiée » lors d’une réunion du conseil le 6 avril (voir vidéo ci-dessous). Citant le pape François et les points de discussion LGBT sur « l’équité et l’inclusion », la motion appelle le directeur de l’éducation du conseil d’administration, Pat Daly, à :

ordonner à toutes les écoles du HCDSB, y compris le Catholic Education Center, d’arborer le drapeau de la fierté pendant le mois de juin à partir de 2021.

La motion devrait être mise aux voix par le conseil lors de sa prochaine réunion le 20 avril. Avec neuf administrateurs, la motion nécessite cinq votes pour être adoptée. Un vote à égalité entraîne un échec.

Le HCDSB déclare sur son site Web que sa mission est de fournir « l’excellence dans l’éducation catholique en développant des individus centrés sur le Christ capables de transformer la société »…

LifeSiteNews a contacté l’évêque du diocèse de Hamilton — où se trouve le conseil d’administration du HCDSB — pour lui demander si le fait de faire flotter le drapeau LGBT au-dessus des écoles catholiques sous sa direction est compatible avec la foi catholique. LifeSite a également demandé s’il dépouillerait le HCDSB de son étiquette catholique s’il décidait de faire flotter ces drapeaux. Aucune réponse à un appel téléphonique et à deux demandes par courriel n’a été fournie.

Jack Fonseca, de l’organisation pro-vie et profamille Campaign Life Coalition, a déclaré :

Le drapeau arc-en-ciel homosexuel est un symbole politique qui célèbre le péché sexuel et rejette la loi de Dieu. Les militants homosexuels et la société en général l’entendent comme signifiant que la sodomie est moralement acceptable, que le « mariage » homosexuel est un droit et que les chrétiens qui soutiennent l’enseignement biblique sur l’homosexualité devraient être dénoncés et purgés de la société.

Ce drapeau est aussi un signe de conquête sur l’Église catholique, de la même manière qu’un envahisseur plante son drapeau sur un territoire conquis pour affirmer sa domination sur la terre et l’assujettissement des habitants à sa volonté.

En aucun cas, aucune école catholique ne devrait arborer ce symbole politique antichrétien.

Source : LiefSiteNews


dimanche 18 avril 2021

« Une espèce menacée » : la raréfaction des professeurs conservateurs à Harvard

Le professeur de sciences politiques Harvey C. Mansfield, classe de 1953, est souvent cité sur le campus comme l’exemple typique du professeur conservateur à Harvard. 
 
Selon Mansfield, ce n’est pas parce que ses opinions possèdent une sorte de « supériorité » par rapport à celles des autres, mais simplement parce qu’un professeur avec ses convictions politiques est « rare » sur le campus de Harvard.

« Chaque fois que vous assistez à un cours, il faut se situer par rapport à ce que dit le professeur », a déclaré Mansfield. « Parce que si le professeur est un libéral, il ne s’en cachera pas. »

« Il y a beaucoup plus de conservateurs parmi les étudiants que parmi les professeurs ou les administrateurs », a-t-il déclaré, ajoutant que ces étudiants viennent le trouver parce qu’il est l’une des rares voix conservatrices à la Faculté des arts et des sciences.

Il n’est pas surprenant que le corps professoral de Harvard penche fortement à gauche du spectre politique. Sur 236 membres de la Faculté des arts et des sciences (FAS) qui ont répondu à un questionnaire sur les tendances politiques dans The Crimson’s 2021 Faculty Survey, seuls sept — 3 % — se disent « plutôt » ou « très conservateurs », comparativement à 183 qui se qualifient de « plutôt » ou « très libéral. »

Les contributions aux partis politiques des membres de la FAS montrent un penchant similaire vers la gauche. Les contributions du corps professoral de la FAS aux démocrates enregistrées auprès de la Commission électorale fédérale sont accessibles au public pour 2017-2020. Elles s’élèvent à 744 143 $, tandis que les dons aux républicains ne se sont élevés qu’à 3010 $, moins que les 5600 $ que les professeurs de la FAS ont versés aux candidats indépendants.

Harvard n’est pas un cas isolé à cet égard, cependant. La représentation conservatrice au sein de la faculté de Yale dépassait à peine celle de Harvard dans une enquête 2017 du Yale Daily News. Sur les 314 répondants, seuls 7 % des professeurs se sont identifiés comme conservateurs.

Le professeur émérite d’informatique Harry R. Lewis, classe de 1968, doyen du Harvard College de 1995 à 2003, a déclaré que la tendance sinistrogyre du milieu universitaire pourrait découler de son objectif de faire progresser des idées nouvelles et parfois radicales, plutôt que de maintenir le statu quo.

« Le plus grand compliment que vous puissiez faire à un professeur est “il a changé la façon dont tout le monde pense dans ce domaine” », a-t-il déclaré. « C’est presque par définition anti-conservateur, car nous accordons une énorme valeur à la création de nouvelles connaissances. » [Note du carnet : Encore faut-il voir si dans les sciences « molles », il s’agit de connaissances brutes, plutôt que de nouvelles opinions ou idéologies.]

Alors que l’Université a fait un effort concerté au cours de la dernière décennie pour promouvoir la diversité de genre et raciale parmi ses professeurs, Harvard n’a fait aucun effort explicite pour renforcer la représentation de tout le spectre idéologique.

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