mercredi 6 mars 2024

Médecins admettent le lien entre hormonothérapie transgenre et le cancer dans des courriels fuités


Les dossiers de l’Association professionnelle mondiale pour la santé des transgenres (WPATH) montrent que les patients ne comprenaient pas toujours les conséquences du changement de sexe.

Des médecins d’un organisme de soins de santé transgenre de premier plan ont admis que des patients ont développé un cancer en raison des effets du traitement hormonal [risque du cancer du sein multiplié par 46 après le traitement hormonal]

Les fichiers fuités de l’Association professionnelle mondiale pour la santé des transgenres, qui établit des lignes directrices en matière de « soins » transgenres, montre que des médecins pratiquent des opérations chirurgicales qui changent la vie et prescrivent des bloqueurs de puberté alors qu’ils savent que les adultes et les enfants ne comprennent pas toujours pleinement les ramifications à long terme de ces opérations.

Un médecin a parlé d’une personne transgenre décédée d’un cancer à la suite de son traitement hormonal.

« J’ai un ami/collègue transgenre qui, après huit à dix ans de [testostérone], a développé un hépatocarcinome [une forme de cancer du foie] », a écrit le médecin.

« À ma connaissance, ce cancer était lié à son traitement hormonal… il était si avancé qu’il a opté pour des soins palliatifs et est décédé quelques mois plus tard. »

Les documents n’indiquent pas clairement si la personne décédée a été informée ou si elle était au courant de l’effet secondaire.

Vivre (vraisemblablement) heureux jusqu’à la fin de ses jours

Un autre médecin a déclaré qu’il allait procéder à une double mastectomie (appelée « chirurgie du haut ») sur une jeune fille de 16 ans, même si les hormones lui avaient probablement donné un cancer du foie.

« L’oncologue et le chirurgien ont tous deux indiqué que les hormones étaient probablement le(s) agent(s) incriminé(s) », a écrit le médecin. « Nous sommes prêts à soutenir la patiente par tous les moyens possibles (par exemple, une opération du haut lorsque l’état de santé est stable, etc.) »

Un thérapeute spécialisé dans les questions de genre a déclaré qu’il n’avait refusé de traiter qu’une seule personne en 15 ans.

« Je suis également intervenu en faveur de personnes chez qui on avait diagnostiqué un trouble dépressif majeur, un syndrome de stress post-traumatique complexe, qui étaient sans domicile fixe et qui avaient subi au moins une orchidectomie [ablation des testicules] », a déclaré le thérapeute.

« Au cours des 15 dernières années, j’ai dû malheureusement renoncer à écrire une seule lettre, principalement parce que la personne évaluée était en état de psychose active et avait des hallucinations pendant la séance d’évaluation. »

« À part cela, rien, tout le monde a reçu sa lettre d’évaluation, l’approbation de l’assurance et vit (vraisemblablement) heureux jusqu’à la fin de ses jours. »

Un certain nombre de médecins ont admis que leurs patients ne comprenaient souvent pas les conséquences d’un traitement hormonal ou d’une intervention chirurgicale, comme l’apparition d’une pilosité faciale.

Un psychologue pour enfants a déclaré dans un courriel divulgué dans le rapport : « [C’est] hors de leur portée » : « Ils ne sont pas en mesure de comprendre l’impact de certaines de ces interventions médicales sur leur développement. »

« Ils diront qu’ils comprennent, mais ensuite ils diront quelque chose d’autre qui vous fera penser qu’ils n’ont pas vraiment compris qu’ils allaient avoir des poils sur le visage. »

Pour la fameuse romancière J. K. Rowling (« Harry Potter »), les « soins » de transition risquent d’être l’un des pires scandales médicaux de l’histoire

Ni science ni médecine

Le contenu du forum a été divulgué à Michael Shellenberger, essayiste et journaliste américain.

« Les dossiers WPATH montrent que ce que l’on appelle la “médecine du genre” n’est ni de la science ni de la médecine », a-t-il déclaré.

Les femmes tradi : menace pour les progressistes ou contre-culture ?

Ce sont des mères de famille au foyer qui cartonnent sur les réseaux sociaux.

Peut-être les avez-vous aperçu sur Instagram ou TikTok.

Hannah Neelemann (1,32 millions d'abonnés sur YouTube, 8,8 millions sur Instagram et 6,9 millions sur TikTok)

Elle a été couronnée Madame Américaine 2021 :

Joseph Facal : regard critique sur un Québec « woke »

« Je ne peux pas m’empêcher de trouver cruellement paradoxal que tant de gens qui glorifient la diversité aient du mal avec la diversité d’opinion. Il faut penser comme eux, sinon attention. » - Joseph Facal

Louis-André Richard et Joseph Facal tentent de cerner les enjeux concernant le bien commun dans la société québécoise ⚜️. 

Né en Uruguay, élevé au Québec, Joseph Facal a exercé des fonctions politiques de haut niveau sous la gouverne du Parti Québécois. Il termine tout juste une carrière d’enseignant en sociologie à HEC Montréal et est un chroniqueur assidu au Journal de Montréal. Sa passion pour l’histoire du Québec l’a poussé à écrire sa première œuvre de fiction, Si tu vois mon pays.

mardi 5 mars 2024

Près d’un garçon sur cinq a abandonné ses études secondaires pendant la pandémie au Québec

Près d’un garçon sur cinq a abandonné ses études secondaires pendant la pandémie au Québec. Comment faire pour motiver nos jeunes garçons ?

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Chef de l’US Space Force, le trans Bree Fram, demande à tout le monde d’utiliser les « bons pronoms »

Lors d’un discours prononcé devant l’US Air Force, le colonel transgenre chef de l’US Space Force, Bree Fram, a demandé à tout le monde d’utiliser les « bons pronoms » dans ses courriels afin d’améliorer les « stratégies de guerre gagnantes ».

« Trop souvent, j’entends les dirigeants parler de la nécessité d’offrir à chacun dignité et respect comme si c’était un objectif ambitieux, ce qui n’est pas suffisant. La dignité et le respect sont le strict minimum, c’est le niveau où nous pouvons être, nous devons viser plus haut et nous concentrer sur l’inclusivité intentionnelle, car il y a encore beaucoup trop de personnes, pas seulement les personnes LGBTQ, qui se sentent marginalisées exclues ou victimes de discrimination. »

lundi 4 mars 2024

Vos impôts à l'œuvre : Télé-Québec veut redéfinir la masculinité

Vidéo de Télé-Québec publiée le 26 février 2024.

« Léane tente de redéfinir la masculinité. Arrivera-t-elle à déconstruire les stéréotypes et cultiver une nouvelle vision de l’homme moderne ? »

« Dans ce magazine social rassembleur [ah !?] et audacieux [les deux qualificatifs semblent contradictoires…], Fred, Léane et Meeker partent en mission pour s’ouvrir sur le monde, confronter leurs biais, décrypter des sujets plus denses et faire le pont entre les générations, avec humour et légèreté ! [prêchi-prêcha habituel assommant] »

Pourquoi redéfinir la masculinité ? Bin, parce qu’on est en 2024… L’argument habituel des progressistes.

Selon cette vidéo, le suicide des garçons serait dû à une vieille définition de la masculinité… pas le fait que la société (l’école très féministe par exemple) dévalorise les garçons, prend peu en compte les besoins des garçons et ne leur fournit pas des modèles valorisants.  Voir Pierre Vermeren : « Les jeunes hommes sont-ils en trop dans la société » ? et Étude — École non mixte n’augmente ni résultats ni intérêt des filles pour les sciences, mais bien pour les garçons et Boris Cyrulnik : l’école valorise la docilité des filles et dévalorise la hardiesse des garçons.

En passant, le sociologue de plateau ressemble beaucoup à un psychologue pop qui a un message simpliste à faire passer : il faut que les hommes parlent et le stéréotype traditionnel masculin leur nuit, pas la société actuelle moderne, pas l'école actuelle.

La discussion aboutit sur cette nouvelle définition de la masculinité (très politiquement correcte, LGBTQ2SAI+-compatible et diversitaire) :


Le plateau « adore ». Aucune contradiction.

Le participant de couleur affirme sans rire qu’elle est juste  assez précise et juste assez floue pour laisser la place à toutes sortes de masculinité. Pour nous, elle ne définit rien (une infinité de façons ? Tout ce que des trans font ? Tout ce que les hommes font y compris donc ce que les femmes font ?).

Un soutien majeur de 101,1 millions de dollars pour Télé-Québec

En mars 2023 lors du dévoilement de son budget 2023-2024, le gouvernement de Québec a annoncé l’octroi d’une somme de 101,1 millions de dollars sur cinq ans à Télé-Québec, réitérant ainsi son soutien au média public du Québec.

Le gouvernement explique cette dépense en affirmant que  « Télé-Québec accompagne la population québécoise en lui offrant des contenus francophones de qualité depuis plus de cinquante ans, le gouvernement a annoncé cet investissement majeur afin que Télé-Québec réaffirme son rôle en programmation jeunesse et culturelle et bonifie l’offre de services disponible sur ses différentes plateformes. »

Rappelons que le bilan financier de Télé-Québec est déficitaire depuis de nombreuses années et que la société de diffusion dépend essentiel des subventions publiques.

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Bloqueurs de puberté : des données « insuffisantes »


Après avoir évalué les données actuelles sur l’utilisation de bloqueurs de puberté et d’hormones antagonistes chez les mineurs, une revue systématique [1] actualisant de celle menée par le National Institute for Health and Care Excellence [2] (NICE) en 2020, considère que ces données sont insuffisantes et insiste sur l’importance du suivi psychologique et psychothérapeutique.

Des études peu nombreuses

Concernant les bloqueurs de puberté, aucune étude nouvelle présentant les « caractéristiques minimales de qualité clinique et scientifique »[3] n’a été repérée par les auteurs. Or, les neuf études analysées par le NICE en 2020 n’ont pas fait état d’effets positifs « clairs, standardisés et enregistrés objectivement ».

En revanche, les chercheurs ont identifié deux études récentes répondant aux critères définis. Ces recherches ne portaient que sur des jeunes filles à qui l’on a administré de la testostérone. Dans certains cas, les études ont observé des améliorations de l’anxiété et de la dépression, ainsi qu’une propension à la réduction des tendances suicidaires, mais n’ont pas pu « clairement attribuer » ces effets aux hormones administrées.

Dans l’ensemble, les auteurs n’ont rien trouvé de nouveau ou de significatif. La plupart des études disponibles sont de nature observationnelle, et nombre d’entre elles présentent des lacunes méthodologiques. Face à ce constat, le professeur Florian Zepf, de l’hôpital universitaire d’Iéna et auteur de la revue, pointe la nécessité de mener « des études contrôlées, à long terme, claires et concluantes, [qui] font défaut à l’heure actuelle ».

Des risques pour les mineurs

« Dans l’ensemble, nous en savons encore très peu sur le développement des mineurs qui ont reçu des bloqueurs de puberté ou des hormones antagonistes (…). De nombreux aspects différents doivent être pris en compte et nous manquons actuellement de données solides à long terme », souligne le professeur. « Il n’y a pas de preuves suffisantes qui démontrent que les bloqueurs de la puberté et les hormones antagonistes peuvent être utilisés en toute sécurité et améliorer de manière significative au fil du temps la dysphorie de genre et la santé mentale chez les mineurs concernés » poursuit-il.

Or, alors que la puberté est marquée par des « changements physiques, cognitifs, sociaux et psychologiques », la bloquer peut « ralentir le développement psychosocial chez les jeunes ». Les chercheurs estiment qu’il n’y a pas encore eu de recherches suffisantes pour établir dans quelle mesure le fait de bloquer la puberté peut être complètement ou même partiellement réversible dès que ces traitements sont stoppés.

Notes

[1] Florian D. Zepf et al, Beyond NICE: Aktualisierte systematische Übersicht zur Evidenzlage der Pubertätsblockade und Hormongabe bei Minderjährigen mit Geschlechtsdysphorie, Zeitschrift für Kinder- und Jugendpsychiatrie und Psychotherapie (2024). DOI: 10.1024/1422-4917/a000972

[2] l’Institut national pour la santé et l’excellence des soins

[3] Les études devaient porter sur l’administration de bloqueurs de puberté ou d’hormones antagonistes spécifiquement chez les mineurs souffrant de dysphorie de genre. Elles devaient comparer les effets de ces interventions à un groupe témoin, et les résultats devaient porter sur les effets de ces interventions sur la dysphorie de genre et la santé mentale.

Source : Medical Xpress, Uta von der Gönna (27/II/2024) – Via Généthique

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« La transition de genre est devenue incontrôlable » : l’alerte d’une psychiatre « pionnière » dans ce domaine 

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La thérapie hormonale, et les conséquences irréversibles de la chirurgie pour les enfants dits « trans »

Nouvelle étude : la dysphorie de genre chez les ados ne les expose pas en soi à un risque plus élevé de suicide

Quelle est la probabilité qu'une famille ait QUATRE enfants (vidéo ci-dessous) qui soient tous transgenres ? Tout se passe comme si le transgendérisme leur était imposé et qu'il s'agissait d'une contagion sociale.

Pour le célèbre psychologue Jordan Peterson, pour chaque enfant, la probabilité est d'environ 1/3000, donc pour quatre, beaucoup moins qu'un sur un milliard (si les événements sont indépendants). En réalité, c'est une chance sur 3000^4 = 81.000.000.000.000 (1 chance sur 81 mille millards soit 1 chance sur 81 billions). C'est donc immensément influencé par la génétique (dans cette famille) ou une contagion sociale. 

 La journaliste du documentaire Trans express aborde ci-dessous :

  • la santé mentale de la nouvelle clientèle
  • les effets inconnus des bloqueurs de puberté
  • la rapidité des transitions
  • les interdictions en Scandinavie

dimanche 3 mars 2024

Différence entre la couverture médiatique des victimes de la violence policière qui sont désarmées, selon la race

Les victimes de violences policières aux États-Unis qui sont blanches et désarmées ne bénéficient que d'une infime partie de la couverture médiatique dont bénéficient les victimes noires désarmées - peut-être deux à trois pour cent autant.

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Trans — Recours constitutionnel d'une enseignante québécoise obligée de mentir aux parents

Lors d’un récent entretien, Olivier Séguin, avocat pour le Centre Juridique pour les Libertés Constitutionnelles (CJLC), a fourni des éclaircissements sur un cas litigieux impliquant une enseignante de troisième année dans une école de Montréal. Cet enseignant a souligné les problèmes liés au guide ministériel intitulé « Pour une meilleure prise en compte de la diversité sexuelle et de genre ».

Le Centre de justice pour les libertés constitutionnelles a annoncé le lancement d’un recours constitutionnel devant la Cour supérieure du Québec contre le ministère de l’Éducation. Cette action est intentée au nom d’une enseignante qui a refusé de mentir aux parents d’un élève de 14 ans souhaitant une transition de genre féminin-masculin, comme la direction de son école lui avait ordonné de le faire.

Suivant les directives du Guide et procédures du ministre de l’Éducation sur l’identité de genre des personnes trans et non binaires, l’école secondaire montréalaise de l’élève a créé un ensemble de procédures rendant illégal le fait d’informer les parents (ou les tuteurs) lorsque leur enfant cherche à effectuer une transition de genre.

Au début du mois d’octobre 2023, les administrateurs de l’école ont informé les enseignants qu’ils devaient désigner l’élève de 14 ans par les pronoms masculins « il/lui » en classe. Mais lorsqu’ils ont affaire aux parents de l’élève, les enseignants ont reçu l’ordre d’utiliser le prénom féminin de l’élève et les pronoms féminins. Ils ont donné cet ordre alors qu’il n’y avait ni preuve ni soupçon de maltraitance parentale.

L’enseignante a informé l’administration que, tout en acceptant de respecter les préférences de l’élève en matière de pronoms, elle s’opposait à l’obligation de mentir aux parents sur le changement de sexe de leur enfant, en particulier lors d’une future rencontre entre les parents et l’enseignante.

Cette rencontre n’a pas eu lieu. Au lieu de cela, l’école a autorisé l’enseignant à soumettre un rapport écrit à l’élève, avec copie aux parents, qui évitait l’utilisation de pronoms. Tout en accordant cette exception, l’école a précisé que l’enseignant serait tenu de rencontrer les parents lors de la rencontre parents/professeurs prévue au printemps si les parents en faisaient la demande. Les administrateurs ont notifié à l’enseignante que si elle divulguait des informations sur la transition de genre de l’enfant à l’école au cours de cet entretien, elle serait immédiatement licenciée.

À ce moment-là, l’enseignante, assistée par le Centre de justice, a déposé un recours constitutionnel visant à annuler le guide et les procédures du ministre de l’Éducation, notamment parce qu’ils « contreviennent aux droits parentaux protégés par l’article 7 de la Charte canadienne des droits et libertés… au mépris des principes de justice fondamentale et sans justification suffisante dans une société libre et démocratique ». L’enseignante estime également que le guide et les procédures violent son droit à la liberté de conscience garanti par l’article 2 de la Charte.

Le fait de devoir mentir aux parents de ses élèves a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour l’enseignante plaignante. « Je ne pourrais pas vivre avec moi-même si je faisais cela », a déclaré l’enseignante. « Je ne pourrais pas les regarder dans les yeux et leur mentir intentionnellement sur le fait que nous permettons à leur enfant de subir une intervention psychosociale importante à leur insu ».

Selon l’avocat de l’enseignante, Olivier Séguin, ce serait la première fois qu’une action en justice soulève la question de la liberté de conscience sans soulever également la question de la liberté de religion. L’article 2 (a) de la Charte garantit à la fois la liberté de conscience et la liberté de religion.

« Il est vrai que l’interdiction de mentir est commune à toutes les religions, mais l’objection de conscience de mon client n’est pas de nature religieuse », explique Me Séguin.

L’enseignant a ajouté : « Une collaboration transparente avec les parents est essentielle à mon rôle d’enseignant et au bien-être à long terme des enfants. Mentir aux parents sur la façon dont nous traitons leurs enfants, ou sur ce qui se passe avec les enfants à l’école, viole les principes de ma vocation ».

S’il est vrai que la loi ne mentionne pas expressément la manière dont les écoles doivent traiter les cas comme celui-ci, affirme M. Séguin, les auteurs du Guide semblent avoir émis une directive ministérielle en catimini, par le biais d’un « guide » destiné aux écoles, dans lequel ils font dire à la loi des choses qu’elle ne dit tout simplement pas.

Par exemple, dans sa section intitulée « Encadrements légaux » [sic, calque de l’anglais, cadre juridique] (page 8), le Guide cite l’article 60 du Code civil du Québec, qui prévoit que la demande de changement de nom peut être faite à l’initiative d’un mineur âgé de 14 ans ou plus, mais le Guide ignore l’article 62, situé juste à côté, qui prévoit que les parents doivent être avisés de la demande de changement de nom et qu’ils ont le droit de s’y opposer:

62. À moins d’un motif impérieux, le changement de nom à l’égard d’un enfant mineur n’est pas accordé si, selon le cas, les père et mère ou les parents de l’enfant mineur à titre de tuteurs légaux, le tuteur, le cas échéant, ou le mineur de 14 ans et plus n’ont pas été avisés de la demande ou si l’une de ces personnes s’y oppose.

Les auteurs du guide citent également l’article 71 du même Code civil qui prévoit, comme l’article 60, que la demande de changement de sexe peut être faite à l’initiative d’un mineur âgé de 14 ans ou plus. Mais là encore, les auteurs du Guide omettent de mentionner l’article 73[.1], qui prévoit que les parents doivent pouvoir s’opposer à un tel changement. [Ceci n'est pas évident, l'article parle plutôt du fait qu'un tuteur peut s'opposer à la décision de l'autre devant un juge.]

M. Séguin ne considère pas le ministre de l’Éducation Bernard Drainville comme responsable de ces omissions. Le journal québécois Le Devoir avait déjà souligné qu’en s’opposant aux toilettes mixtes dans les écoles, il s’était placé en contradiction avec « les recommandations de son propre ministère », c’est-à-dire les recommandations énoncées dans le Guide.

Dans le même article, Le Devoir rapporte que le Guide est le fruit d’une collaboration entre (1) le ministère de la Justice et (2) le ministère de la Famille, (3) le Bureau de lutte contre l’homophobie et la transphobie, (4) la Chaire de recherche sur la diversité sexuelle et la pluralité des genres de l’Université du Québec à Montréal, et (5) la Table nationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie dans les réseaux de l’éducation.

M. Séguin affirme qu’il ne croit pas que les omissions soient le fruit d’une incompétence involontaire, déclarant : « Les irrégularités dont le Guide est truffé sont à la fois trop évidentes et trop nombreuses pour y voir autre chose qu’une volonté d’induire les lecteurs en erreur en prétendant faussement traduire la lettre de la loi. J’y vois une forme d’usurpation de pouvoir, un déni de démocratie ».

Quant à la position de son client, il déclare : « Le secret à l’égard des parents, qui revient en pratique à leur mentir, est une violation grave du contrat juridique qui lie l’État et ses citoyens. »

samedi 2 mars 2024

Qui assimile qui à l'école québécoise ? (suite)

Lettre ouverte d'Audrey Martin-Turcotte parue dans le Devoir.

J’ai étudié à l’école secondaire Saint-Maxime, à Laval, de 2000 à 2005, et je confirme que le mépris pour la culture québécoise était bien présent et majoritaire, même à cette époque. Les Québécois de souche y étaient marginalisés. Ayant adopté des comportements d’adaptation et des mécanismes de protection, je me suis imprégnée des autres cultures, jusqu’à ce qu’elles fassent partie intégrante de mon identité de jeune femme.

J’ai pensé toute ma vie que je devais refouler mon identité québécoise, ma culture, mes valeurs et mes racines parce qu’elles étaient honteuses. Combien de fois on m’a dit « Toi, tu es cool ! Tu n’es pas une vraie Blanche ! », et moi, naïve et en quête d’acceptation sociale, je percevais ce commentaire comme un compliment.

Mais cette adaptation s’est avérée un couteau à double tranchant. D’un côté, on me complimentait de ne pas être une « vraie » Blanche, et d’un autre, on m’accusait d’être une « wannabe » (de vouloir appartenir à une communauté autre que la mienne) ou une « PAN » (acronyme utilisé à la place d’une expression dégradante qualifiant les filles blanches qui ont des relations avec des garçons noirs [p*te à n*irs]). Beaucoup de mes amies et moi avons grandi dans un environnement où notre identité était constamment contestée et critiquée, ce qui a grandement contribué à nourrir des problèmes d’estime de soi et des troubles identitaires qui ont perduré à l’âge adulte.

Dans les corridors, on voyait des drapeaux marocains, algériens, haïtiens qui se faisaient brandir avec fierté. Mais jamais on n’aurait vu un drapeau québécois circuler, car on aurait risqué l’humiliation et les insultes publiques.

Malgré mes expériences troublantes, j’ai tout de même tissé des liens et créé des amitiés. Mes amis ont pu venir chez moi et rencontrer mes parents, qui les ont toujours accueillis avec ouverture et générosité. Malgré cela, ces amis, qui étaient majoritairement nés ici, croyaient toujours que le fait de se considérer comme québécois était une honte.

Ce que j’ai personnellement retenu de mon adolescence, c’est que le peuple québécois est perçu comme un sous-peuple, résidu des colonisateurs, qui n’a pas de valeurs, pas de manières, pas de culture, pas d’éducation, pas de force, pas de pouvoir… Un peuple honteux et dérangeant qu’on peut piétiner sans retenue.

Et je suis convaincue que ce phénomène n’a rien à voir avec notre niveau d’ouverture, mais qu’il vient d’un sentiment intergénérationnel de rancune face à l’Occident, d’une part, et d’un profond mépris pour les peuples mécréants, d’une autre.

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Les « Kebs » et l’accent arabe (Qui assimile qui dans les écoles ?)

Réaction hostile de la part des élèves immigrés à l'arrivée d'élèves « de souche »

Écoles du Québec — « Si je me ferme les yeux, je pourrais croire que je suis à Toronto »