jeudi 24 juin 2021

Sondage en baisse, tous les députés conservateurs du Québec adoptent projet de loi C-‍6

La stratégie d’Erin O’Toole qui tente de faire du Parti conservateur du Canada un parti centriste, libéral au point de vue économique et dépouillé de tout conservatisme social ou — horresco referens — même identitaire, semble ne pas être couronnée de succès. Il ne convainc pas.

Résultat du dernier sondage Abacus.

Le dernier Abacus place le Bloc à 39 % au Québec. À 5 %, le NPD, de plus en plus woke, est rayé de la carte dans la Belle Province. Le PCC du Québec est à 14 %, le plus mauvais résultat au Canada. Le PCC québécois est aussi celui qui suit le plus fidèlement la ligne centriste d’Erin O’Toole sans avoir proposé pour compenser ce recentrage un ligne très décentralisatrice convaincante renforçant, haut et fort, les pouvoirs du Québec. Erin O’Toole semble être totalement absent de la scène politique, combien de temps encore pourra-t-il expliquer son manque de dynamisme par la Covid ?

En Colombie-Britannique, toutefois, le chef du parti NPD Singh mène par 7 % sur les libéraux de Trudeau.

En Alberta les libéraux sont à 5 points du Parti conservateur où la grogne populaire est grande. Il y a 5 mois, le PCC menait par plus de 25 %…

Le grand perdant ? Le Parti conservateur du Canada qui s’éloigne de plus en plus du pouvoir.

Le dernier sondage national ABACUS a été mené auprès de 2 070 adultes canadiens du 18 au 21 juin 2021. Il révèle que les libéraux prennent au niveau national une avance de 10 points sur les conservateurs alors que le taux d’approbation du gouvernement fédéral s’améliore.


 


La Chambre des communes du Canada adopte un projet de loi C-6 criminalisant la « thérapie de conversion ». L’amendement proposé par le gouvernement Trudeau menace de prison ceux qui voudraient aider les mineurs atteints de confusion sexuelle ou une attirance homosexuelle qui leur répugne. Voir Est-il permis d’être LGBT, d’être mal dans sa peau et de vouloir devenir hétéro « cisgenre » ?
 
La direction du Parti dit conservateur du Canada, y compris Erin O’Toole, Michelle Rempel Garner et tous les députés du Québec ont voté en faveur de ce projet de loi. 
 
Répartition des voix des députés dits conservateurs
 
51  oui (y compris Erin O’Toole et tous au Québec) 
59  non 
  6  abstentions/absent

Marty Moore, avocat du Centre de justice pour les libertés constitutionnelles (JCCF), a déclaré ce mardi que le projet de loi C-6 est une « loi profondément viciée ».

« Bien qu’elle prétende criminaliser la “thérapie de conversion”, elle ne cible pas les pratiques coercitives et abusives. Au contraire, le projet de loi C-6 empêcherait les Canadiens, en particulier les Canadiens LGBTQ, d’accéder aux conseils et au soutien qu’ils choisissent volontairement en fonction de leur genre et de leur sexualité », a déclaré Moore. « Au lieu de cela, le projet de loi C-6 impose, sous la menace de sanction pénale et d’emprisonnement, une seule et unique solution à la dysphorie de genre : la transition médicalisée. Cela empêche en outre les Canadiens LGBTQ d’accéder à des conseils pour réduire les comportements sexuels non désirés, tout en permettant aux autres Canadiens, hétérosexuels eux, de le faire. »

Prénom

Nom

VOTE C-6

Circonscription

Prov. /Terr.

Ziad

Aboultaif

O

Edmonton Manning

Alberta

Scott

Aitchison

O

Parry Sound—Muskoka

Ontario

Dan

Albas

O

Central Okanagan

Colombie
britannique

Leona

Alleslev

O

Aurora—Oak Ridges—Richmond Hill

Ontario

Dean

Allison

N

Niagara West

Ontario

Mel

Arnold

O

North Okanagan—Shuswap

Colombie
britannique

Tony

Baldinelli

O

Niagara Falls

Ontario

John

Barlow

N

Foothills

Alberta

Michael

Barrett

N

Leeds—Grenville

Ontario

Bob

Benzen

N

Calgary Heritage

Alberta

Candice

Bergen

N

Portage—Lisgar

Manitoba

Luc

Berthold

O

Mégantic—L’Érable

Québec

James

Bezan

N

Selkirk—Interlake—Eastman

Manitoba

Steven

Blaney

O

Bellechasse—Les Etchemins—Lévis

Québec

Kelly

Block

N

Carlton Trail—Eagle Creek

Saskatchewan

Richard

Bragdon

N

Tobique—Mactaquac

Nouveau
Brunswick

John

Brassard

ABSTENTION

Barrie—Innisfil

Ontario

Blaine

Calkins

N

Red Deer—Lacombe

Alberta

Colin

Carrie

O

Oshawa

Ontario

Kenny

Chiu

N

Steveston—Richmond East

Colombie
britannique

Michael

Chong

O

Wellington—Halton Hills

Ontario

Michael

Cooper

N

St. Albert—Edmonton

Alberta

James

Cumming

O

Edmonton Centre

Alberta

Marc

Dalton

N

Pitt Meadows—Maple Ridge

Colombie
britannique

Raquel

Dancho

O

Kildonan—St. Paul

Manitoba

Scot

Davidson

O

York—Simcoe

Ontario

Gérard

Deltell

O

Louis-Saint-Laurent

Québec

Chris

d’Entremont

O

West Nova

Nouvelle
Écosse

Kerry

Diotte

N

Edmonton Griesbach

Alberta

Todd

Doherty

ABSENT

Cariboo—Prince George

Colombie
britannique

Terry

Dowdall

O

Simcoe—Grey

Ontario

Earl

Dreeshen

N

Red Deer—Mountain View

Alberta

Eric

Duncan

O

Stormont—Dundas—South Glengarry

Ontario

Dave

Epp

N

Chatham-Kent—Leamington

Ontario

Rosemarie

Falk

N

Battlefords—Lloydminster

Saskatchewan

Ted

Falk

N

Provencher

Manitoba

Ed

Fast

N

Abbotsford

Colombie
britannique

Kerry-Lynne

Findlay

O

South Surrey—White Rock

Colombie
britannique

Cheryl

Gallant

N

Renfrew—Nipissing—Pembroke

Ontario

Bernard

Généreux

O

Montmagny—L’Islet —
Kamouraska —
Rivière-du-Loup

Québec

Garnett

Genuis

N

Sherwood Park—Fort Saskatchewan

Alberta

Marilyn

Gladu

N

Sarnia—Lambton

Ontario

Joël

Godin

O

Portneuf–Jacques-Cartier

Québec

Jacques

Gourde

O

Lévis—Lotbinière

Québec

Tracy

Gray

N

Kelowna—Lake Country

Colombie
britannique

Jasraj Singh

Hallan

ABSTENTION

Calgary Forest Lawn

Alberta

Rachael

Harder

N

Lethbridge

Alberta

Randy

Hoback

N

Prince Albert

Saskatchewan

Tamara

Jansen

N

Cloverdale—Langley City

Colombie
britannique

Matt

Jeneroux

O

Edmonton Riverbend

Alberta

Pat

Kelly

O

Calgary Rocky Ridge

Alberta

Peter

Kent

O

Thornhill

Ontario

Robert

Kitchen

N

Souris—Moose Mountain

Saskatchewan

Tom

Kmiec

N

Calgary Shepard

Alberta

Michael

Kram

O

Regina—Wascana

Saskatchewan

Damien

Kurek

N

Battle River—Crowfoot

Alberta

Stephanie

Kusie

N

Calgary Midnapore

Alberta

Mike

Lake

O

Edmonton—Wetaskiwin

Alberta

Philip

Lawrence

O

Northumberland—Peterborough South

Ontario

Richard

Lehoux

O

Beauce

Québec

Chris

Lewis

N

Essex

Ontario

Ron

Liepert

O

Calgary Signal Hill

Alberta

Dane

Lloyd

N

Sturgeon River—Parkland

Alberta

Ben

Lobb

N

Huron—Bruce

Ontario

Tom

Lukiwski

N

Moose Jaw—Lake Centre—Lanigan

Saskatchewan

Dave

MacKenzie

N

Oxford

Ontario

Larry

Maguire

O

Brandon—Souris

Manitoba

Richard

Martel

O

Chicoutimi—Le Fjord

Québec

Dan

Mazier

N

Dauphin—Swan River—Neepawa

Manitoba

Kelly

McCauley

O

Edmonton West

Alberta

Phil

McColeman

N

Brantford—Brant

Ontario

Greg

McLean

O

Calgary Centre

Alberta

Cathy

McLeod

O

Kamloops—Thompson—Cariboo

Colombie
britannique

Eric

Melillo

O

Kenora

Ontario

Rob

Moore

O

Fundy Royal

Nouveau
Brunswick

Marty

Morantz

O

Charleswood—St. James—Assiniboia

Manitoba

Rob

Morrison

N

Kootenay—Columbia

Colombie
britannique

Glen

Motz

N

Medicine Hat—Cardston—Warner

Alberta

John

Nater

O

Perth—Wellington

Ontario

Erin

O'Toole

O

Durham

Ontario

Jeremy

Patzer

N

Cypress Hills—Grasslands

Saskatchewan

Pierre

Paul-Hus

O

Charlesbourg–Haute-Saint-Charles

Québec

Pierre

Poilievre

O

Carleton

Ontario

Alain

Rayes

O

Richmond—Arthabaska

Québec

Brad

Redekopp

N

Saskatoon West

Saskatchewan

Scott

Reid

O

Lanark—Frontenac—Kingston

Ontario

Michelle

Rempel Garner

O

Calgary Nose Hill

Alberta

Blake

Richards

ABSENT

Banff—Airdrie

Alberta

Lianne

Rood

N

Lambton—Kent—Middlesex

Ontario

Alex

Ruff

O

Bruce—Grey—Owen Sound

Ontario

Jag

Sahota

O

Calgary Skyview

Alberta

Bob

Saroya

N

Markham—Unionville

Ontario

Andrew

Scheer

N

Regina—Qu’Appelle

Saskatchewan

Jamie

Schmale

O

Haliburton—Kawartha Lakes—Brock

Ontario

Kyle

Seeback

ABSENT

Dufferin—Caledon

Ontario

Martin

Shields

N

Bow River

Alberta

Nelly

Shin

N

Port Moody—Coquitlam

Colombie
britannique

Doug

Shipley

O

Barrie—Springwater—Oro-Medonte

Ontario

Gerald

Soroka

N

Yellowhead

Alberta

Bruce

Stanton

O

Simcoe North

Ontario

Warren

Steinley

N

Regina—Lewvan

Saskatchewan

Mark

Strahl

N

Chilliwack—Hope

Colombie
britannique

Shannon

Stubbs

N

Lakeland

Alberta

David

Sweet

N

Flamborough—Glanbrook

Ontario

Corey

Tochor

N

Saskatoon—University

Saskatchewan

Tim

Uppal

ABSTENTION

Edmonton Mill Woods

Alberta

Tako

Van Popta

N

Langley—Aldergrove

Colombie
britannique

Karen

Vecchio

O

Elgin—Middlesex—London

Ontario

Gary

Vidal

N

Desnethé—Missinippi

Saskatchewan

Arnold

Viersen

N

Peace River—Westlock

Alberta

Brad

Vis

N

Mission—Matsqui—Fraser Canyon

Colombie
britannique

Cathay

Wagantall

N

Yorkton—Melville

Saskatchewan

Chris

Warkentin

N

Grande Prairie—Mackenzie

Alberta

Kevin

Waugh

N

Saskatoon—Grasswood

Saskatchewan

Len

Webber

O

Calgary Confederation

Alberta

John

Williamson

N

Nouveau
Brunswick Southwest

Nouveau
Brunswick

Alice

Wong

N

Richmond Centre

Colombie
britannique

David

Yurdiga

N

Fort McMurray—Cold Lake

Alberta

Bob

Zimmer

N

Prince George—Rivière de la Paix

Colombie
britannique

 

Voir aussi 

Derek Sloan s’insurge contre projets de loi qui criminalisent l’affirmation positive de son corps  (Le projet de loi C-8 est devenu C-6 après sa réintroduction dans la nouvelle session parlementaire.)

Le Parti dit conservateur du Canada et l’islamophobie au Canada, ce pays « dominé par la masculinité blanche »

Est-il permis d’être LGBT, d’être mal dans sa peau et de vouloir devenir hétéro « cisgenre » ? 

Erin O’Toole : sourd à sa droite conservatrice, son parti cède encore du terrain à l’issue de son congrès (sondage) 

Sondage toujours en baisse pour Erin O’Toole après son recentrage et l’élimination de Derek Sloan 

Pour Pierre-Paul Hus, le conservatisme n’est que la gestion rigoureuse des deniers publics

Colombie-Britannique : Cour suprême interdit aux parents de s’opposer au traitement hormonal de transition de leur fille de 14 ans

Trans — Médecins inquiets que des enfants s’exposent à des « dégâts à long terme » en raison de groupes de pression et de parents agressifs

Endocrinologues mettent en garde contre le traitement hormonal de la dysphorie sexuelle chez l’enfant

Grande-Bretagne — enfants autistes poussés à s’identifier comme transgenres ?

Fonctionnaires contre père : qui décide si un enfant mineur peut subir une thérapie de transition de genre ? (le cas en Cour d’appel) 

mercredi 23 juin 2021

Hongrie — Renforcement de la protection des mineurs par lutte contre la pédophilie et le transgenrisme (Zemmour réagit)

Zemmour : « On accuse les gens de racisme, car ils veulent conserver leur identité. C’est un abus de langage et un scandale politique […] On n’a pas à imposer aux Hongrois l’idéologie LGBT ».

Éric Zemmour sur la polémique entre l’Union Européen et la Hongrie sur la communauté LGBT : « Ce ne sont pas les valeurs européennes que défend l’Union, mais les valeurs de l’idéologie diversitaire ».

« La commission et la Cour européenne avec leur conception fédéraliste s’attaquent aux nations et dépassent leurs compétences Nous sommes passés du marché commun économique à un moralisateur qui se mêle de tout. [LGBT, immigration.] Quand les arrêtons-nous ? »

Quelques jours avant (15 juin) : « Les “valeurs de la République”, ça ne veut rien dire. Les valeurs de la république en 1880 n’ont rien à voir avec celles d’aujourd’hui ! Les “valeurs de la République” aujourd’hui, c’est la propagande LGBT, féministe, écologiste… »

 

 


Le parlement hongrois (ci-dessus à gauche) a adopté la semaine passée une loi pour renforcer la protection des mineurs et lutter contre la pédophilie. La loi interdit, notamment, le fait de montrer de la pornographie aux mineurs (âgés de moins de 18 ans) et de promouvoir l’homosexualité ou le transgenrisme auprès de ceux-ci.

Renforcement de la protection des mineurs

La mesure, proposée par le parti Fidesz du Premier ministre Viktor Orbán, interdit explicitement « le contenu qui dépeint la sexualité de façon explicite ou qui encourage ou montre des déviations de l’identité du sexe de naissance, [comme] le changement de sexe ou l’homosexualité ».

Cette loi de « renforcement des mesures contre les délinquants pédophiles et modifiant certaines lois pour protéger les enfants », déposée par le président du groupe parlementaire du Fidesz Máté Kocsis, vise notamment à mettre en place un registre national « consultable des personnes ayant commis des infractions sexuelles contre des enfants » dont le but est d’« empêcher les pédophiles de se rapprocher à nouveau des enfants » et donc de prévenir la récidive. Comme M. Kocsis l’a déclaré, l’idée directrice de cette loi est que « les enfants ont besoin d’être protégés et [que] les agresseurs doivent être frappés plus durement ». « Il n’y a aucune excuse pour les actes pédophiles. Ils doivent faire l’objet de représailles avec les peines les plus sévères, quelle que soit la manière dont ils sont commis », a-t-il ajouté.

De son côté, le Jobbik, principal parti de l’opposition — parfois catalogué d’extrême droite — a fait savoir qu’il voterait en faveur de la loi présentée par le Fidesz, tout en promettant de l’amender en temps et en heure. Balázs Ander, qui était l’orateur principal du Jobbik lors du débat général, a déclaré avant la présentation des amendements du parti gouvernemental que le Jobbik soutiendrait chaque proposition anti-pédophile et chaque renforcement de la loi « du premier au dernier mot ». En fait, il a même proposé la castration chimique et le traitement médicamenteux des pédophiles. Avant le vote, le Jobbik a clairement indiqué que si l’opposition est au gouvernement en 2022, il supprimera de la loi les articles concernant les homosexuels et les transsexuels, mais conserverait ceux liés à la pédophilie.

Interdire la propagande homosexuelle à destination des enfants

La loi que le Fidesz a fait adopter prévoit ainsi de durcir les peines pour les actes :

  • commis à l’encontre d’enfants de moins de douze ans,
  • commis par des fonctionnaires,
  • commis avec harcèlement ou violence,
  • commis par des récidivistes.
En outre, les personnes condamnées pour pédophilie seront désormais exclues de toute profession ou tout emploi liés d’une manière ou d’une autre aux activités sportives, de divertissement ou de loisirs des enfants.

Ce qui a suscité le boycottage de l’opposition de gauche et la mobilisation de la militance LGBT, c’est que, pour protéger les mineurs, cette loi vise aussi à interdire et réprimer le militantisme homosexuel auprès des enfants. Ainsi, la promotion et l’affichage — y compris de manière indirecte par la publicité —, vis-à-vis de mineurs, de l’homosexualité ou des pratiques de « changement de sexe » seront interdits. En conséquence, toute propagande LGBT sera totalement exclue des établissements scolaires.

Dans l’exposé des motifs de l’amendement proposé lors de son dépôt, il était précisé que les représentants de certaines organisations lors de ces sessions, dans le cadre de leurs activités d’éducation antidiscriminatoire, « cherchent à influencer le développement sexuel des enfants par le biais de ce qu’ils appellent un “programme de sensibilisation”, ce qui pourrait causer un préjudice grave au développement physique, mental et moral des enfants ». À l’avenir, des sanctions seront imposées, en tant qu’infraction pénale, si l’institution concernée ou les personnes fournissant les informations ne respectent pas les conditions légales.


 Source1 et Source2

Voir aussi 

Face à la vague des transgenres, la Suède commence à douter   

Colombie-Britannique — Un père emprisonné pour avoir qualifié sa fille biologique de fille et utilisé le pronom féminin « elle » (m à j)

Un premier haltérophile qui se dit femme pourrait participer aux JO chez les femmes 

Belgique — Homme qui se dit femme veut devenir religieuse, mais les monastères refusent sa candidature

Endocrinologues mettent en garde contre le traitement hormonal de la dysphorie sexuelle chez l’enfant

Grande-Bretagne — enfants autistes poussés à s’identifier comme transgenres ?

Fonctionnaires contre père : qui décide si un enfant mineur peut subir une thérapie de transition de genre ? (le cas en Cour d’appel)

  

Les accusations d’attouchements sur de jeunes garçons mineurs se multiplient

Luc Ferry : la « pensée 68 » était globalement favorable à la pédophilie

La gauche intellectuelle progressiste et la pédophilie, retour sur une histoire trouble

Canada — La pédophilie  : une orientation sexuelle comme l’hétérosexualité pour des experts

Juger la vie privée de Simone de Beauvoir  (Elle a eu une relation avec une élève de 15 ans qui lui aurait valu son congédiement du lycée Molière à la fin des années 30. On relate aussi ses relations amoureuses avec des jeunes femmes qui étaient aussi ses étudiantes, qu’elle « rabattait » ensuite vers son compagnon Jean-Paul Sartre. En 2008, la Britannique Carole Seymour-Jones, auteure du livre A Dangerous Liaison, décrivait le comportement de Beauvoir comme un « abus d’enfant » se rapprochant de la « pédophilie ». En 2015, dans Simone de Beauvoir et les femmes, Marie-Jo Bonnet qualifiait de « contrat pervers » le modus operandi entre Beauvoir et Sartre. Le blogueur du Journal de Montréal Normand Lester accuse quant à lui Beauvoir d’être une « prédatrice sexuelle ».)

La révolution sexuelle des années 60, la pédophilie et les prêtres modernes

Le pape Benoît XVI : révolution sexuelle, relativisme moral, absence de Dieu et rejet de la Tradition à l’origine de la crise des abus sexuels

Famille, autorité, limites, nation : la Désintégration tranquille

Allemagne — Garçons orphelins sous la tutelle de pédophiles

Grande-Bretagne — 83 suspects de pédophilie… dans le football

L’affaire Bruce/Brenda/David Reimer c. la théorie du genre

France — Des animateurs et professeurs soupçonnés de pédophilie mutés et non suspendus

Pédophilie — Un rapport sur l’affaire Jimmy Savile révèle que la hiérarchie (de la BBC) savait

Pédophilie en Grande-Bretagne : que fait la hiérarchie ?

Pédophilie — Autre scandale dissimulé par la hiérarchie ?

Complicité de la hiérarchie de l’institution pour dissimuler de nombreux cas de pédophilie

États-Unis — Pédophilie dans une école primaire

Canada — La pédophilie : une orientation sexuelle comme l’hétérosexualité pour des experts

Scouts Canada s’excuse des cas de pédophilie qui auraient pu survenir

Pédophilie dans l’enseignement

États-Unis — pédophilie et sévices sexuels dans les écoles américaines

École laïque et républicaine — Enseignants pédophiles, on n’en parle que depuis récemment

Deux poids, deux mesures ? (artistes pédophiles excusés par des journaleux)

Mark Steyn : Penn State’s institutional wickedness (avec des détails scandaleux)

France — Enseignant condamné pour pédophilie autorisé à enseigner par sa hiérarchie

Révélations de pédophilie sur Claude Jutra : le milieu du cinéma québécois serait sous le choc

En milieu sportif, les garçons deux fois plus harcelés sexuellement que les filles   

La Russie sanctionne Twitter pour manque de filtrage des contenus pédopornographiques ou faisant l’apologie de drogues ou du suicide

 

 

 

 

Allemagne — Seuls 28% des Allemands d'accord pour que le pays accueille davantage de réfugiés

Une nette majorité d’Allemands rejettent toute nouvelle admission de réfugiés. Selon une enquête de l’institut de recherche d’opinion Civey pour le compte de Diakonie Deutschland (le service social de l’Église évangélique protestante), 62,5 % des Allemands sont d’avis que l’Allemagne ne devrait pas accepter davantage de réfugiés compte tenu du nombre croissant de réfugiés dans le monde. Seuls 28 pour cent ont répondu oui à la question. Le reste était indécis.

Ce qui frappe, c’est la clarté de ceux qui ont répondu non. 47,3 % des 5 000 répondants ont répondu « non, certainement pas », 15,2 % « plutôt non ». En revanche, seuls 14,4 % ont répondu « oui, absolument » et 13,2 % ont répondu « plus ou moins oui ».

Pour la majorité, l’intégration a échoué

Une grande majorité des personnes interrogées considère également l’intégration avec scepticisme. Lorsqu’on leur a demandé si les immigrés des dix dernières années avaient été bien reçus dans la société allemande, 57,8 % ont répondu « non, certainement pas » ou « plutôt non ». En revanche, 12,5 % ont coché « oui, absolument » ou « plutôt oui ». Près de 28 % ont répondu « en partie/indécis », le reste « ne sait pas ». Le pourcentage de oui est supérieur à la moyenne, notamment chez les étudiants, tandis que les indépendants, les retraités et les salariés ont tendance à considérer l’intégration comme un échec.

 

Le président de Diakonie, Ulrich Lilie, a déclaré que les résultats ne l’avaient pas surpris, mais l’avaient dégrisé. « De toute évidence, la majorité des Allemands ne perçoivent pas et ne décrivent pas l’admission des réfugiés et leur intégration comme une réussite. Tous ceux qui critiquent la migration ne sont pas des extrémistes de droite. »

Plus de propagande pour éviter une vision manichéenne

Lilie a appelé les politiciens à réfléchir ensemble sur l’intégration, l’éducation et la politique sociale. Les migrants doivent être intégrés dans leur environnement immédiat. « Nous devons également faire connaître les histoires d’intégration réussies et faire de l’Allemagne une expérience positive en tant que pays d’immigration, ce qu’elle est dans les faits. Il faut ces bonnes histoires pour lutter contre une vision manichéenne. »

Le nombre de demandes d’asile a augmenté de près de 120 % en mai 2021 par rapport au même mois de l’année dernière. Quelque chose de similaire peut être observé en Méditerranée, par lequel beaucoup plus d’immigrants sont venus en Europe que les années précédentes.

Une étude de l’Université de Munster est arrivée à la conclusion que les sociétés européennes, y compris l’allemande, étaient divisées en termes de politique identitaire. L’un des clivages se situe autour de l’immigration, perçue comme une chance par les uns, mais avec scepticisme ou rejet par les autres.


Albert Einstein a-t-il plagié les travaux de Poincaré sur la relativité restreinte ?

Le 26 septembre 1905, Albert Einstein publie un article dans la revue allemande Annalen der Physik, « Sur l’électrodynamique des corps en mouvements », plus connue sous le nom de théorie de la relativité restreinte. Entres autres articles, notamment ceux sur la relativité générale et la courbure de la lumière, cette théorie vaudra à Einstein une renommée internationale. Mais depuis, une controverse fait rage entre les historiens des sciences : Einstein se serait fortement inspiré des travaux de Poincaré, qui a abouti au mêmes conclusions bien avant Einstein. Enquête sur cette affaire scientifique, et tentons de percer le mystère concernant l’élaboration de la théorie de la relativité restreinte…



Enquête sur l’invasion LGBTQ2SAI+ à l’école

Famille chrétienne dénonce l’idéologie LGBTQ2SAI+, qui a envahi les établissements scolaires français.

Finie la lutte contre les inégalités et les stéréotypes sexuels. Désormais, l’école entend détruire les identités sexuelles, sacrifiant avec elle une génération d’élèves où être fille ou garçon ne veut plus rien dire. Enquête sur un phénomène silencieux qui cause d’énormes souffrances.

« En politique comme en art militaire, retraite ne signifie pas toujours défaite. En 2013, le ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon retirait les ABCD de l’égalité des écoles. Huit ans plus tard, la théorie du genre, dont Najat Vallaud-Belkacem disait qu’« elle n’existe pas », s’est installée dans tous les aspects de la vie scolaire. En catimini, sans que personne ne s’en émeuve. Esther Pivet, alors présidente du collectif Vigi Gender, le souligne : « Le gouvernement a reculé pour mettre en place quelque chose de plus vaste, le plan d’action pour l’égalité entre les filles et les garçons. »

Des cours de récréation « genrées »

Depuis, l’Éducation nationale s’est mise aux couleurs de l’arc-en-ciel. En 2015, elle a lancé une première campagne de sensibilisation dans les collèges et lycées aux discriminations contre les LGBT. En 2019, la campagne « Tous égaux, tous alliés » s’accompagne de tracts qui invitent les élèves à se faire les alliés des LGBT et à veiller aux propos ou attitudes « LGBTphobes ». Les associations qui interviennent pour parler de sexualité sont de plus en plus militantes : parmi elles, SOS homophobie, le Planning familial, ou encore Au-delà du genre, « qui accompagne les personnes trans ». Le souci légitime que les jeunes ne soient pas maltraités à cause de leur « orientation sexuelle » a fait place à une véritable propagande qui détruit l’existence même des identités sexuelles.

À Lille, par exemple, au lycée Angellier, la fondation Le Refuge est intervenue le 25 mars dans le cadre d’une journée de formation LGBT. Auparavant, une exposition se tenait dans le hall, où on pouvait lire que l’hétéronormativité « structure la société en hiérarchisant la société ». Il s’agit donc bien du vocabulaire de la sociologue militante Gabrielle Richard, qui intervient à l’école, et qui, dans un livre de 2019, Hétéro, l’école ?, présente un plaidoyer pour une éducation anti-oppressive de la sexualité, critique une culture scolaire qui contribue à « reconduire les normes de genre et de sexualité à son insu ». Il ne s’agit pas d’une lubie isolée : à Rennes, deux écoles ont repensé le design de leur cour de récréation pour les rendre moins « genrées ». Dans les écoles qui se construisent désormais, fini le terrain de foot, place à la verdure et aux espaces de jeux mixtes.

« Ils agissent comme la Gestapo »

Les élèves sont nombreux à se plaindre que la propagande LGBT ait envahi leurs cours, comme Thomas, en terminale dans un lycée public d’une petite ville de l’ouest de la France. « En anglais, depuis la quatrième, en boucle et en boucle, on ne parle qu’inclusion, diversité, sexisme, féminicide », raconte-t-il. En géopolitique ? « La place des femmes  »; en spécialité Humanités et philosophie ? « L’émancipation féminine », et le professeur a réussi à associer l’item les métamorphoses du moi au transgenre. Le lycée comprend d’ailleurs plusieurs élèves qui s’identifient comme trans : trois filles en seconde, dont une non-binaire, et un garçon au moins « dont on ne se sait pas trop comment il s’identifie ». Au CDI [centre de documentation et d’information, la bibliothèque], « on a, en entrant, des drapeaux LGBT et, sur chaque porte du couloir, des feuilles imprimées sur l’évolution des droits LGBT et trans ».

La propagande est relayée par les lycéens eux-mêmes, et surtout leurs délégués. « Les CVL [conseils des délégués pour la vie lycéenne] sont une dizaine, dont quatre lesbiennes, et deux gays, et ils agissent comme la Gestapo. Ils fliquent tout le monde sur ces questions. Ils vous dénoncent aux CPE [conseiller principal d’éducation] et directeurs si vos propos sont non conformes. » Fin mai, ils ont organisé un jeu et fait gagner des préservatifs multicolores aux lycéens. L’administration partage la même obsession. « En quatrième, on nous avait fermé les toilettes des garçons. J’avais utilisé celles des filles, raconte Thomas. Un surveillant m’avait vu, j’ai eu un jour d’exclusion. J’étais identifié comme un agresseur potentiel. Un an après, la directrice du collège a fait construire des toilettes mixtes ! » Sans doute pour ne pas discriminer les élèves qui s’identifient trans.

Souvent, ces questions sont plus discrètes, comme dans le collège privé de Félix, situé en région parisienne. « Nous n’abordons pas l’identité de genre en cours, mais les stéréotypes de genre, oui. Dans les cours d’éducation morale et civique (EMC) et d’anglais, on a tout un chapitre sur l’égalité homme-femme. Pour moi, c’est insistant et pénible, et un peu ridicule. On n’a pas besoin de nous répéter ça plusieurs fois par semaine.»

[…]

Les programmes scolaires favorisent le militantisme

Néanmoins, selon Alain, chef d’un établissement privé du sud-est de la France, les programmes scolaires [officiels] favorisent ce militantisme. Certaines parties de ces derniers « n’ont plus de visées scientifiques, mais des visées dites citoyennes ou éducatives, en fait idéologiques. Par exemple, le programme de 2009 de l’option droit en filière littéraire impose l’homoparentalité, alors qu’elle n’a pas d’existence juridique ; le programme de SVT [sciences de la vie et de la Terre] de première ES [section économique et sociale] en 2012 expose l’orientation sexuelle comme seule construction sociale et personnelle ; et les nouveaux programmes de lettres et d’histoire de 2020 inondent les élèves de la voie professionnelle avec des considérations sur le genre ou les discriminations ».

Inscrire ses enfants dans le privé n’est pas une garantie qu’ils auront une présentation équilibrée de ces sujets. On y trouve des enseignants formés, qui osent une parole forte sur ces questions, comme Sylvie, mère de cinq enfants, qui enseigne le français au lycée depuis deux ans. « Deux élèves ont soutenu en cours qu’il fallait que "tout ça progresse" comprendre le changement de sexe, parce que “le monde devrait s’ouvrir”. Les élèves ont applaudi, mais pas tous. J’ai expliqué que cette situation demandait une prise de recul. Ils m’ont répondu : “Si vous étiez au lycée public, on vous aurait lancé des cailloux à la figure. C’est de la transphobie”. » Souvent, ce sont les enseignants eux-mêmes qui tiennent ce discours, comme dans un collège privé du sud de la France.

Constance, mère d’un garçon de 12 ans, envisage même de scolariser celui-ci dans le public. “Tous les jours, quelque chose l’a heurté, un camarade qui regarde du porno dans la cour, un autre qui le traite d’homophobe. En SVT, ils ont fait des exposés sur les moyens contraceptifs. En EMC [enseignement moral et civique] ou en anglais, ils ont eu des cours sur les discriminations avec comme exemple le fait de ne pas applaudir si quelqu’un est gay, ou transgenre.” Constance en a parlé au directeur. Pour lui, « expliquer aux enseignants qu’il faut traiter ces sujets de façon différente est inaudible. À demi-mot, il nous a dit qu’il risquait de perdre son poste s’il avait un mot là-dessus. Que ces sujets sont au programme. Mais quand on feuillette le manuel histoire-géo, on voit que les cours d’EMC ne vont pas aussi loin. »

L’invasion gagne les lycées privés

Si ces témoignages ne concernent pas tous les établissements privés, ils sont malheureusement nombreux. Marie scolarise deux de ses enfants dans un lycée privé favorisé d’Île-de-France. “On assiste à un infléchissement très net, une déferlante des idées LGBT auprès des profs qui utilisent les programmes, comme « les images de soi » en anglais, pour se focaliser sur les stéréotypes de genre. Dans presque toutes les matières littéraires, on trouve une partie sur la déconstruction des stéréotypes de genre, on les bassine du matin au soir avec des propos comme : “Les garçons sont plus forts parce qu’on les a considérés tels.” Ou même : “On n’a pas le droit de dire à la naissance si c’est un garçon ou une fille.” Le professeur d’anglais les a fait s’identifier plus ou moins garçon, fille ou trans au niveau du cœur, du sexe ou du cerveau sur un schéma en cours d’anglais qui représentait le corps humain.” Avec plusieurs autres parents, ils ont rédigé une lettre qu’ils veulent envoyer à l’évêque. Ils l’ont d’abord adressée au chef d’établissement. Qui n’a pas accusé réception. Mais c’est peine perdue. « Même nos prêtres nous disent que cela ne servira à rien. Le directeur, lui, dit qu’il n’a pas la main. Il prend les enseignants qui viennent. »

Les équipes éducatives sont également complètement démunies quand le trouble dans le genre se traduit par des demandes, de plus en plus fréquentes, de changement de sexe. Hugues scolarise son fils en quatrième dans un collège privé de la région parisienne, ainsi que Blandine, mère d’une fille de 13 ans. Ces deux parents déplorent avant tout l’absence totale de dialogue sur ces questions. En cours d’année, une nouvelle élève est arrivée en classe et a exigé d’être prénommée comme un garçon. “J’ai laissé un peu de temps passer, j’attendais une communication de l’établissement, ou bien une explication pour les enfants. Nous nous sommes manifestés auprès du principal. On nous a dit : « Il faut être charitable. » Mais nos enfants, eux ? Ce qu’on leur fait vivre est très violent”, s’insurge Hugues. L’adolescente se scarifie, elle est « en couple » avec une autre adolescente qui a fait des tentatives de suicide. Dans la classe, la confusion règne. Une moitié des enfants continue d’appeler la jeune fille par son prénom. L’autre forme un groupe autour de cette élève « populaire », et la prénomme au masculin. Après les vacances de la Toussaint, ses parents ont présenté un mot des médecins qui préconisent une transition. La direction et les enseignants se sont exécutés. « Par peur d’une cabale sur les réseaux sociaux », suppose Hugues.

Une tentative de suicide au sein même du collège

Les enseignants, eux, sont dans le flou. Soit ils craignent les représailles, soit ils sont acquis à l’idée que seule une transition sociale peut apaiser le trouble de l’enfant, comme le défendent les associations LGBT. C’est le cas d’Anne-Laure, qui enseigne dans un collège privé en Loire-Atlantique. Le jour de la rentrée, raconte-t-elle, une adolescente a exigé d’être prénommée, non pas Jeanne, mais Steve. Les parents n’avaient pas prévenu l’établissement. Lors du premier cours, elle l’appelle donc Steve. Elle doit se rétracter par la suite, selon le vœu des parents. « On est obligé de respecter leur souhait dans la mesure où l’enfant est mineur », déplore-t-elle. Malgré tout, la situation devient vite ingérable. « On a réagi avec notre cœur, mais on se sentait impuissant. Jeanne souffrait trop pour être disponible en classe. Elle nous foutait tous les cours en l’air, c’était provocation sur provocation. » Quelque temps après, Jeanne a fait une tentative de suicide au sein même du collège.

Le secrétariat de l’Enseignement catholique semble avoir pris la mesure du problème. « Nous assistons non pas à une fissure, mais à un ébranlement de tout le système éducatif, alors que la culture se transforme rapidement », constate Jérôme Brunet, adjoint au secrétaire général. Mais son statut est de coordonner des établissements à qui est laissée une grande autonomie. Jérôme Brunet rappelle que « de par la loi Debré, le chef d’établissement est responsable du projet éducatif et de ce qui se passe dans la pédagogie. Il peut donc convoquer un enseignant qui irait contre ce projet, et travailler avec lui ». Selon lui, la liberté pédagogique des enseignants est donc restreinte, même si le chef d’établissement ne peut pas licencier un professeur, une fois que celui-ci a été embauché. Dans le cas d’enfants qui veulent changer de sexe, « le chef d’établissement peut réunir des équipes éducatives, avec l’équipe médicale, pour discuter d’un cas particulièrement difficile, dans un dialogue qui respecte à la fois les personnes et le projet de l’Enseignement catholique ». Un traitement au cas par cas, donc, réalisé par le dialogue, et non une posture d’autorité, laquelle serait « contre-productive et inopérante ». « Nous ne sommes plus dans une société chrétienne avec des évidences chrétiennes », constate-t-il. L’Enseignement catholique mise davantage dans le renforcement de la formation de ses enseignants à l’anthropologie chrétienne, et travaille actuellement en ce sens. Il milite aussi pour une plus large mise en œuvre de l’éducation affective relationnelle et sexuelle, et ce, dès la maternelle.

Un défi éducatif majeur

Mais cela sera-t-il suffisant, alors que la théorie du genre est en train de bouleverser l’enseignement ? D’autant que les universités, où se forment les futurs enseignants, sont aujourd’hui accaparées par ces questions ? Comment pourra-t-on enseigner, si la mode des non-binaires (ni homme ni femme) et des « gender-fluid » (parfois homme, parfois femme), se répand ? Comment organiser l’espace, les toilettes, les vestiaires, la cour de récréation ? Pour l’Enseignement catholique, l’idéologie du genre pose une question vitale, tant elle est un calque inversé de l’anthropologie chrétienne. « Lorsqu’on disait que “tout ce qui est vrai était enseignable dans un établissement catholique”, car “tout ce qui est vrai appartient au Christ” y compris le Bulletin officiel, alors un certain socle commun existait encore dans la société, déplore Alain, chef d’établissement. Aujourd’hui, un élève risque fortement de se voir enseigner que l’identité sexuelle est un matériau libre exigeant une autodétermination de sa part en cours de SVT à 9 h, et ira à 12 h à l’aumônerie pour s’entendre dire que l’identité sexuelle, son altérité et sa complémentarité sont des dons de Dieu. » Face à cet enjeu capital, l’urgence est de mobiliser l’ensemble des acteurs de l’éducation, parents y compris, pour offrir des solutions à la hauteur de ce défi éducatif majeur.

Voir aussi 

Hongrie — Renforcement de la protection des mineurs par lutte contre la pédophilie et le transgenrisme

Face à la vague des transgenres, la Suède commence à douter   

Colombie-Britannique — Un père emprisonné pour avoir qualifié sa fille biologique de fille et utilisé le pronom féminin « elle » (m à j)

Un premier haltérophile qui se dit femme pourrait participer aux JO chez les femmes 

Belgique — Homme qui se dit femme veut devenir religieuse, mais les monastères refusent sa candidature

Endocrinologues mettent en garde contre le traitement hormonal de la dysphorie sexuelle chez l’enfant

Grande-Bretagne — enfants autistes poussés à s’identifier comme transgenres ?

Fonctionnaires contre père : qui décide si un enfant mineur peut subir une thérapie de transition de genre ? (le cas en Cour d’appel)

  

Les accusations d’attouchements sur de jeunes garçons mineurs se multiplient

Luc Ferry : la « pensée 68 » était globalement favorable à la pédophilie

La gauche intellectuelle progressiste et la pédophilie, retour sur une histoire trouble

Canada — La pédophilie  : une orientation sexuelle comme l’hétérosexualité pour des experts

Juger la vie privée de Simone de Beauvoir  (Elle a eu une relation avec une élève de 15 ans qui lui aurait valu son congédiement du lycée Molière à la fin des années 30. On relate aussi ses relations amoureuses avec des jeunes femmes qui étaient aussi ses étudiantes, qu’elle « rabattait » ensuite vers son compagnon Jean-Paul Sartre. En 2008, la Britannique Carole Seymour-Jones, auteure du livre A Dangerous Liaison, décrivait le comportement de Beauvoir comme un « abus d’enfant » se rapprochant de la « pédophilie ». En 2015, dans Simone de Beauvoir et les femmes, Marie-Jo Bonnet qualifiait de « contrat pervers » le modus operandi entre Beauvoir et Sartre. Le blogueur du Journal de Montréal Normand Lester accuse quant à lui Beauvoir d’être une « prédatrice sexuelle ».)

La révolution sexuelle des années 60, la pédophilie et les prêtres modernes

Le pape Benoît XVI : révolution sexuelle, relativisme moral, absence de Dieu et rejet de la Tradition à l’origine de la crise des abus sexuels

Famille, autorité, limites, nation : la Désintégration tranquille

Allemagne — Garçons orphelins sous la tutelle de pédophiles

Grande-Bretagne — 83 suspects de pédophilie… dans le football

L’affaire Bruce/Brenda/David Reimer c. la théorie du genre

France — Des animateurs et professeurs soupçonnés de pédophilie mutés et non suspendus

Pédophilie — Un rapport sur l’affaire Jimmy Savile révèle que la hiérarchie (de la BBC) savait

Pédophilie en Grande-Bretagne : que fait la hiérarchie ?

Pédophilie — Autre scandale dissimulé par la hiérarchie ?

Complicité de la hiérarchie de l’institution pour dissimuler de nombreux cas de pédophilie

États-Unis — Pédophilie dans une école primaire

Canada — La pédophilie : une orientation sexuelle comme l’hétérosexualité pour des experts

Scouts Canada s’excuse des cas de pédophilie qui auraient pu survenir

Pédophilie dans l’enseignement

États-Unis — pédophilie et sévices sexuels dans les écoles américaines

École laïque et républicaine — Enseignants pédophiles, on n’en parle que depuis récemment

Deux poids, deux mesures ? (artistes pédophiles excusés par des journaleux)

Mark Steyn : Penn State’s institutional wickedness (avec des détails scandaleux)

France — Enseignant condamné pour pédophilie autorisé à enseigner par sa hiérarchie

Révélations de pédophilie sur Claude Jutra : le milieu du cinéma québécois serait sous le choc

En milieu sportif, les garçons deux fois plus harcelés sexuellement que les filles   

La Russie sanctionne Twitter pour manque de filtrage des contenus pédopornographiques ou faisant l’apologie de drogues ou du suicide  

États-Unis — La Cour Suprême unanime pour défendre la liberté de refuser l’adoption par des homosexuels

 

Solstice d'été en 240 av. J-C.: Ératosthène calcule la mesure de la circonférence de la Terre

En 240 av. J.-C. lors du solstice d’été dans l’hémisphère nord, Ératosthène calcula la circonférence de la Terre.

Le mérite d’Ératosthène tient au fait qu’il ait pu calculer celle-ci sans aucun moyen technique moderne. Le seul instrument dont il se soit servi est incroyablement simple : le « gnomon », un bâton planté verticalement dans un sol parfaitement plat. En étudiant l’ombre, on peut suivre les mouvements du soleil pendant la journée et l’année. C’est aussi le principe du cadran solaire.

L’expérience

Ératosthène savait qu’à Syène (au sud de l’Égypte) à midi, le solstice d’été, le soleil illumine le fond des puits. Ce phénomène s’explique par le fait que la ville se trouvant sur un tropique, les rayons du soleil tombent exactement perpendiculaires à la ville au solstice. Ce jour-là, un bâton planté verticalement au sol ne projette donc aucune ombre : le soleil est au zénith. 

Le même jour, Ératosthène fit mesurer l’ombre du gnomon à Alexandrie, une ville égyptienne elle aussi qui, selon ses connaissances, se trouvait à 5000 stades au nord de Syène sur le même méridien. Grâce à cette mesure, il a établi que la direction des rayons solaires formait un angle de 7,2° avec la verticale, soit 1/50 d’un tour de 360°. De cette expérience Ératosthène a déduit que la circonférence de la Terre devait être 50 fois la distance entre Alexandrie et Syène, donc 250 000 stades, soit 39 000 km (il existe une dispute sur la valeur du stade utilisée : égyptien il vaut 157,5 m, attique il vaut 185 m, olympique 176 m). 


La mesure d’Ératosthène reposait sur deux connaissances géométriques : deux droites parallèles coupées par une transversale forment des angles alternatifs internes égaux et les arcs de circonférence sont proportionnels aux angles respectifs du centre. Il a également considéré les rayons solaires entre eux parallèles, une hypothèse correcte en raison de la grande distance du Soleil par rapport à la Terre. Le fait que la Terre soit sphérique avait déjà été prouvé par Aristote (384-322 av. J.-C.). 

Un peu de chance

Les chiffres de 1/50 e et de 5000 stades sont trop ronds pour être précis. De toute évidence Ératosthène cherchait un ordre de grandeur, il savait qu’il n’avait pas les moyens d’être parfaitement précis. Ces mesures étaient quand même très proches des vraies mesures. Par ailleurs, Ératosthène a joué un peu de chance. Puisque Syène et Alexandrie ne sont pas exactement sur le même méridien et que leur distance est un peu plus grande que ce que leur différence angulaire permet de calculer, certains ont émis l’hypothèse que le chameau utilisé pour établir la distance entre Alexandrie et Syène était peut-être un peu plus rapide que la moyenne des chameaux et que la distance calculée aurait effectivement été un peu plus longue que la vraie distance, compensant le fait qu’Alexandrie n’est pas exactement au nord de Syène, aujourd'hui Assouan.

 

Syène (aujourd'hui Assouan) n'est pas exactement sur le même méridien qu'Alexandrie

 
Voir aussi
 

La vérité sur l’affaire Galilée, l’hypothèse sans preuve

Idée reçue : « Au Moyen-Âge, les paysans sont accablés d’impôts »

Histoire — Le Moyen Âge, une imposture.

Histoire — Aux origines de la légende noire espagnole

La place des femmes au Moyen-Âge : elles votaient, elles ouvraient boutique sans autorisation maritale

Au Moyen-Âge tout chevalier était lettré, selon Martin Aurell (1 de 2) (écoutez l’audio)

Au Moyen-Âge tout chevalier était lettré et… « courtois », selon Martin Aurell (2 de 2) (écoutez l’audio

La femme au temps des cathédrales [m-à-j vidéo Apostrophes avec Regine Pernoud]

Les gens travaillaient-ils tout le temps au Moyen Âge ?

Histoire — les Français sous l’Ancien Régime payaient 18 jours de travail en impôts

Les manuels scolaires québécois d’histoire…

Manuel d’histoire [1] — chrétiens intolérants, Saint-Louis précurseur des nazis, pas de critique de l’islam tolérant pour sa part

Manuel d’histoire [2] — Chrétiens tuent les hérétiques, musulmans apportent culture raffinée, pacifique et prospère en Espagne

27 novembre 1095 — Appel lancé pour porter secours aux chrétiens d’Orient et aux pèlerins

mardi 22 juin 2021

Plus de travail, moins de bébés ? Carriérisme contre familisme

Les taux de natalité ont atteint des niveaux extrêmement bas dans de nombreux pays du monde, notamment dans pratiquement tous les pays riches.

Les attitudes des gens envers le travail — en particulier la grande place prise par l’avancement de leur carrière parmi leurs priorités personnelles — peuvent influencer la fécondité.

Le dernier rapport de l’Institute for Family Studies (IFS) analyse deux théories rivales proposées pour expliquer la faible fécondité dans les pays développés :

  1. La théorie de la « deuxième transition démographique » met l’accent sur la montée d’attitudes individualistes comme principale cause de la baisse de la fécondité. 
  2. En revanche, la théorie de la « révolution sexuelle en deux temps » suggère que le changement en matière d’égalité entre les sexes a d’abord eu lieu dans des contextes publics (juridique, éducatif, professionnel) et, dans un second temps, dans des contextes privés (garde d’enfants partagée et travail domestique). Ce retard entraînerait la persistance d’inégalités au sein des couples, laquelle expliquerait, selon cette théorie, la réduction de la fécondité, car les femmes assument une part disproportionnée du travail à domicile. Si les hommes partageaient une part égale de ce fardeau, la baisse de la fécondité serait moindre.

L’IFS soutient que l’importance que les gens accordent au travail et à la famille est un facteur important pour la fécondité. Pour démontrer les implications de ces valeurs, que l’institut appelle le « carriérisme » et « familisme », le rapport explore la relation entre le travail, la famille, les attitudes envers les rôles sexuels et la fécondité à travers quatre ensembles de données différents.

L’étude utilise les données de l’Enquête mondiale sur les valeurs et de l’Enquête européenne sur les valeurs. Elles permettent d’évaluer l’impact de l’importance accordée à la famille et à la carrière, ainsi que les rôles sexuels au sein du couple, sur la fécondité au niveau national et individuel dans de nombreuses sociétés et à des époques différentes. L’IFS constate que les pays à revenu élevé qui deviennent plus carriéristes connaissent de fortes baisses de fécondité. Plus précisément, l’IFS affirme que :

  • Les valeurs et les attitudes sociales fortement axées sur le travail chez les hommes et les femmes sont fortement associées à des taux de natalité plus faibles dans les pays riches.
  • La baisse des taux de natalité au cours de la dernière décennie dans de nombreux pays à revenu élevé, y compris certains pays nordiques, peut s’expliquer en partie par l’importance croissante que les individus accordent au travail en tant que source de sens et de valeurs dans leur vie.
  • Les politiques gouvernementales qui tentent d’augmenter la fécondité en offrant plus d’avantages destinés aux travailleurs, tels que les programmes universels de garde d’enfants ou de congé parental, peuvent saper leurs efforts de redressement démographique, car elles renforcent l’idée que la vie idéale est « carriériste » plutôt que « familiste ».

Cette forte relation entre la priorité donnée ou non à la carrière et la démographie est une constatation importante pour les pays à faible fécondité. Pour les gouvernements, il met en lumière la difficulté de tenter d’augmenter la fécondité en réconciliant la carrière et la vie de famille. Dans la mesure où la politique familiale contribue à favoriser l’augmentation du temps de travail, les politiques visant à atteindre « l’équilibre travail/vie personnelle » peuvent être vouées à l’échec. Pour l’IFS, les réformes qui réduisent considérablement la charge de travail sur les familles sont plus susceptibles de produire des avantages démographiques à long terme.

Ces dernières années, le taux de fécondité a fortement chuté dans de nombreux pays progressistes que l’on croyait naguère à l’abri d’une fécondité très faible. On avait auparavant attribué à des valeurs égalitaires et à un État-providence généreux la natalité moins désastreuse des pays nordiques, mais depuis 2008, les taux de natalité dans ces pays ont néanmoins chuté.

Ces dernières années, des universitaires ont avancé une théorie séduisante pour les progressistes : une « courbe en U » décrirait la relation entre l’égalité des sexes et la fécondité. Au fur et à mesure que les sociétés deviennent plus égalitaires, la fécondité chute d’abord, probablement parce que les femmes ne sont plus enfermées dans leurs rôles domestiques traditionnels. Mais finalement, la relation s’inverse et les progrès en matière d’égalité des sexes augmentent à nouveau la fécondité. Selon cette théorie, cela s’expliquerait par le fait que les femmes seraient prêtes à avoir plus d’enfants dans une société qui les aide et où les pères partagent mieux les tâches ménagères. En d’autres termes, à ce stade de l’histoire du monde développé, le féminisme et un fort État-providence qui aide les femmes sont censés être les seules manières pour augmenter la fécondité. Une étude récente du sociologue Martin Kolk, publiée en 2018 dans la série Stockholm Research Reports in Demography, remet toutefois cette théorie en question. La courbe en U apparaît quand on effectue une comparaison simple entre les pays. Mais une analyse historique au sein des pays mêmes dément cette théorie : il n’y a pas de redressement peu importe si le pays devient plus égalitaire.

La baisse récente et rapide de la fécondité dans de nombreux pays, y compris dans des sociétés très égalitaires comme la Finlande et la Suède, a remis en question les paradigmes de recherche existants. Peu importe l’égalitarisme ou le post-matérialiste d’un couple, si la priorité absolue de ce couple est leurs carrières dans un environnement de plus en plus compétitif et instable, et si aucun des partenaires ne considère que l’élément domestique doit primer, alors la fécondité de ce couple sera vraisemblablement faible.

Certes, les femmes confrontées à un « deuxième quart » de travail, la « charge mentale » supplémentaire des femmes, en raison de responsabilités domestiques inégales peuvent être découragées d’avoir des enfants.De plus, les conflits nés d’une révolution sexuelle incomplète peuvent renforcer le « carriérisme » parce que le milieu de travail paraît relativement pacifique comparé aux conflits dans la sphère privée liés aux rôles sexuels parfois encore mal définis. Néanmoins, il est frappant de constater qu’une attitude carriériste dans les pays hautement développés a nettement plus d’effet sur la fécondité que l’égalité des sexes. 

L’IFS a testé l’impact de la théorie de la « révolution sexuelle en deux temps » en utilisant les résultats d’une enquête menée auprès de femmes américaines. En tenant compte des femmes qui signalent que leur partenaire les aide peu à la maison, le carriérisme demeure, indépendamment du peu d’aide conjugal, hautement prédictif du nombre d’enfants du couple et de leurs préférences en matière de fécondité. L’étude affirme également que concept de carriérisme est prédictif des résultats et des préférences en matière de fécondité parmi de nombreux autres ensembles de données. Le carriérisme est un phénomène social clairement identifiable fortement corrélé à la fécondité. Le désir d’un emploi porteur de sens ou important, pas simplement d’un poste bien rémunéré, a des implications significatives et négatives sur la procréation.

Les décideurs politiques sont confrontés à nombre de défis face à une faible fécondité. Les efforts visant à atteindre la pleine égalité des sexes entre les partenaires dans la sphère privée ne sont pas susceptibles de rétablir la fécondité, surtout si ces efforts consistent à valoriser davantage la carrière. Par exemple, la composante féminine des « Abenomics » prônée par le Japon, loin de stimuler l’égalité des sexes et les taux de natalité, peut avoir pour effet d’accroître l’importance de la carrière comme norme sociale, mais cette fois à la fois pour les femmes et les hommes. De même, la campagne en Corée du Sud pour amener les hommes à faire plus de tâches ménagères ou les efforts de nombreux pays pour développer les garderies subventionnées sont également susceptibles d’échouer, car ils ne remettent pas fondamentalement en cause la primauté de la vie professionnelle sur la famille.

Alors que les efforts qui visent à l’égalité des sexes sont, pour de nombreuses raisons, souhaitables pour les gouvernements, l’égalité des sexes qui repose principalement sur la promotion de la primauté de la carrière, désormais partagée par les hommes et es femmes, peut avoir des conséquences néfastes, notamment de faibles taux de fécondité. Pour l’IFS, une meilleure solution vers l’égalité des sexes, en particulier dans les pays avec des marchés du travail très rigides et à deux vitesses comme la Corée du Sud ou l’Italie, serait de permettre aux hommes de travailler moins, plutôt que de chercher à faire travailler davantage les femmes. Ceci est particulièrement important, car dans de nombreux pays à très faible fécondité comme le Japon et la Corée, le nombre total d’heures de travail rémunérées et non rémunérées des hommes est similaire ou supérieur à celui des femmes ; les hommes n’ont pas beaucoup de temps libre pour les loisirs par rapport aux femmes, ce qui suggère que le problème est le travail en soi et non la division de ce travail au sein du ménage.

La dynamique décrite par l’IFS peut expliquer pourquoi la plupart des études empiriques ont montré que les allocations en espèces augmentent davantage la fécondité pour chaque dollar dépensé par l’État que le financement gouvernemental de la garde d’enfants. (Évidemment, le Québec a fait l’inverse : aide massive aux garderies alors que natalité ne faisant pourtant que descendre…) Les allocations en espèces permettent aux familles de réduire le travail, tandis que les politiques universelles de garde d’enfants normalisent encore plus la norme sociale où la carrière prime. Plus généralement, pour l’IFS, l’assouplissement des modalités de travail, l’élimination de règles tatillonnes d’autorisation ou de certification pour exercer certains emplois pourraient être des stratégies natalistes bénéfiques, parce qu’elles permettraient de rétablir l’importance de la vie familiale par rapport à la vie professionnelle et ceci pour tous les parents.

 
Voir aussi
 
 

Un pays à très faible fécondité peut-il jamais renouer avec le taux de renouvellement des générations ?

 
 
 

  
 

Québec — Indice de fécondité pour 2020 est tombé à 1,52 enfant/femme, il était de 1,57 en 2019 

Radiographie des Français 

Canada — Faire passer l’immigration de 300 000 personnes par an à un million 

Un fort recul des naissances en janvier à travers le monde développé (m-à-j pour le Québec)  

Implosion démographique : y remédier en renouant avec des valeurs qui privilégient descendance et transmission  

Covid — nombre de naissances en France en janvier 2021 a chuté de 13 % par rapport à janvier 2020

Politiques familiales — hausse des naissances de 9 % en Hongrie, nombre des mariages double (janvier 2020) 

Hongrie — vers un remboursement intégral de la fécondation in vitro  

Hongrie — 20 % de mariages en plus en 2019 à la suite de la politique pro famille  

La politique nataliste hongroise 


 Orban : la procréation plutôt que l’immigration
 

Le passé de Ville-Marie n’est ni honteux ni indigne

Un texte de Luc-Normand Tellier, professeur émérite, Département d’études urbaines et touristiques, ESG-UQAM paru dans Le Devoir du 22 juin.

Dans Le Devoir des 19 et 20 juin, l’ex-sénateur libéral Serge Joyal déclare que les monuments de Maisonneuve et de Dollard « sont les plus violents et les plus anti-autochtones qui soient » et qu’ils sont les « monuments d’un passé honteux et indigne ».

Il parle de « la Loi sur les Indiens de John A. Macdonald » de 1876. Or, il se trompe, la Loi sur les Indiens de 1876 est une loi du premier ministre libéral Alexander Mackenzie.

Il parle d’Hector Langevin, qui aurait pris la relève de la loi de 1857 du Parlement du Canada Uni « en 1867 comme surintendant des affaires indiennes », sans souligner que Langevin n’a occupé ce poste que pendant un an et demi, du 22 mai 1868 au 7 décembre 1869 et qu’il n’a jamais exercé la moindre autorité ministérielle sur un quelconque pensionnat autochtone. La décision de créer un système fédéral de pensionnats autochtones date de 1883 (soit 14 ans après la fin du mandat de Langevin aux Affaires indiennes).

Langevin est mort en 1906, alors que la fréquentation des pensionnats par les autochtones a été rendue obligatoire quatorze ans plus tard, en 1920, et il n’est nullement responsable du fait que le système des pensionnats autochtones ait duré plus d’un siècle, de 1883 à 1996.

À ce titre, [le libéral] Jean Chrétien a une très lourde responsabilité, lui qui a été ministre des Affaires indiennes de 1968 à 1974 et qui a maintenu en place cet odieux système d’assimilation avec l’approbation de Pierre Elliott Trudeau [libéral].

Créer des pensionnats pour Autochtones quand ces derniers étaient libres d’y envoyer leurs enfants, comme c’était le cas avant 1920, n’a rien de scandaleux. Chercher à les couper de leur culture et de leur langue dans ces pensionnats l’était, par contre, tout à fait, et rendre ces pensionnats assimilateurs obligatoires était monstrueux. [Pour ce carnet, c'est bien l'imposition par le fédéral qui est odieuse et, ayant rendu les pensionnats obligatoires, le manque de moyens attribués par le fédéral à ces pensionnats. Ne ne voyons rien de mal à ce que des autochtones décident de leur propre volonté à s'occidentaliser, à se convertir au christianisme.]

Ce sont ceux qui l’ont fait et ceux qui ont maintenu ce système si longtemps en place alors que ses conséquences dramatiques étaient documentées que l’on doit dénoncer encore plus que leurs prédécesseurs. Or, on n’en parle jamais.

Le texte de Serge Joyal a comme prémisse qu’en 1642, le territoire de Montréal appartenait aux Iroquois et, plus précisément, aux Agniers-Mohawks et que, par conséquent, Maisonneuve et Dollard n’étaient que des agresseurs et des conquérants, et non pas des agressés et des défenseurs.

Surligné en jaune le territoire des Agniers, cerclé en rouge Montréal (Carte de Jacques Nicolas Bellin de 1755)

Le problème avec cette vision des choses, c’est qu’on n’a jamais trouvé le moindre vestige archéologique d’un village traditionnel mohawk [agnier] où que ce soit sur le territoire québécois, ni à Montréal ni ailleurs. Or, les Mohawks étaient semi-sédentaires et vivaient dans des villages.

Les Mohawks [Agniers] qui attaquaient Montréal au temps de Maisonneuve et de Dollard venaient de la région de la rivière Mohawk dans l’actuel État de New York, cette région étant historiquement la leur.

Les Mohawks actuels du Québec sont, pour la plupart, venus « librement » s’installer dans les missions catholiques d’Akwesasne, de Kahnawake [Sault Saint-Louis] et de Kanesatake [Oka] où ils ont été accueillis par les missionnaires jésuites, dans les deux premiers cas, et sulpiciens, dans le troisième.

Le passé autochtone de Montréal est lié aux Iroquoiens du Saint-Laurent, qu’il ne faut pas confondre avec les Iroquois et les Mohawks. La disparition des Iroquoiens du Saint-Laurent dans la vallée du Saint-Laurent entre les voyages de Jacques Cartier et ceux de Champlain demeure un mystère, de même que l’emplacement du village iroquoien d’Hochelaga sur l’île de Montréal.

Tous les efforts devraient être consacrés à la recherche de ce site. Lorsqu’il sera un jour découvert, un grandiose musée témoignant de la présence des Premières Nations sur l’île de Montréal pourra enfin rendre justice à ses premiers habitants, comme on l’a fait dans le passé en ce qui concerne Maisonneuve et Dollard.

Voir aussi

Radio-Canada renvoie dos-à-dos histoire factuelle « blanche » et tradition orale indienne 

Histoire — Montréal n'est pas un territoire agnier (« mohawk ») occupé   

Découverte de tombes d’enfants à Kamloops demande une enquête rigoureuse et non des conclusions trop hâtives et partiales

Repentance permanente — Les manipulateurs de l’histoire québécoise sont parmi nous

Les habitants de Montréal à l’arrivée des Français parlaient-ils agnier (mohawk) ?

Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne

L’utilité de la glorification des Premières Nations

ECR — obsession pour les amérindiens écologistes

« Nos ancêtres, les Amérindiens » à l’école

lundi 21 juin 2021

États-Unis — Juge suspend le programme de secours Covid de 4 milliards de dollars de Biden

Un juge fédéral américain a suspendu le programme de remise de prêt du président Joe Biden qui visait à aider les éleveurs et les agriculteurs de couleur défavorisés.

L’ordonnance en référé intervient à la suite d’un procès intenté par un groupe de plaignants qui allèguent que le programme est « raciste », car il octroie une aide aux seuls agriculteurs non blancs.

Le programme de secours Covid de Biden offre 4 milliards de dollars de remise de prêt aux agriculteurs noirs, amérindiens, hispaniques ou asiatiques. En avril, le programme est devenu la cible d’une poursuite en justice pour discrimination.

En réponse au procès, le juge de district américain William Griesbach à Milwaukee a émis le 10 juin une ordonnance d’interdiction temporaire qui suspend le programme.

Griesbach a déclaré que le programme permet au ministère de l’Agriculture des États-Unis d’accorder un allégement de la dette aux agriculteurs « sans réellement tenir compte de la situation financière du demandeur ».

Le juge a également déclaré qu’il n’y avait aucune preuve de « discrimination intentionnelle » de la part de l’USDA. Le conservateur Wisconsin Institute for Law and Liberty a déposé une plainte en avril affirmant que les droits constitutionnels des agriculteurs blancs étaient violés puisque inéligibles au programme.

« Parce que les plaignants ne peuvent même pas postuler au programme en raison de leur seule race, ils se sont vus refuser l’égale protection de la loi et ont donc subi un préjudice », indique le procès.

Adam Faust, un agriculteur invalide du Wisconsin atteint de spina bifida et aux deux jambes prothétiques, a déclaré que le programme était discriminatoire à l’égard des Blancs.

« C’était purement raciste, et je ne pense vraiment pas qu’il devrait y avoir du racisme autorisé au sein du gouvernement fédéral à quelque niveau que ce soit », a-t-il déclaré à WLUK-TV.

Faust a été rejoint dans le procès par 11 autres agriculteurs blancs du Wisconsin, du Minnesota, du Dakota du Sud, du Missouri, de l’Iowa, de l’Arkansas, de l’Oregon, du Kentucky et de l’Ohio.

L’avocat de Faust, Rick Esenberg, va encore plus loin dans ces allégations.

Les données montrent que seul 1,3 % des agriculteurs du pays sont noirs

Esenberg pense que toutes les questions raciales en Amérique ont été abordées pendant la guerre civile et le mouvement des droits civiques — et Biden ne fait que réécrire l’histoire et revisiter le passé.

« Nous avons mené une guerre civile. Nous avons eu un long mouvement pour les droits civiques pour reconnaître le principe qui figurait dans nos documents fondateurs, que nous devons tous être traités comme des individus », a-t-il déclaré.

Seul 1,3 % des agriculteurs du pays sont noirs, selon les données de l’USDA.

Source


Le Parti dit conservateur du Canada et l'islamophobie au Canada, ce pays « dominé par la masculinité blanche »

Récemment, nous avons été surpris par un gazouillis de Michelle Rempel Garner (ci-contre), une députée « conservatrice » fédérale de l’Alberta. À une époque, elle était une épine dans le pied de Justin & Cie.

Mme Rempel Garner réagissait au meurtre épouvantable d’une famille musulmane à London, en Ontario. Meurtre qui avait été saisi au bond, en quelques minutes par l’alliance de la gauche et des médias pour dénoncer l’islamophobie prétendue de la société canadienne même si le coupable ne semblait guère avoir le profil souhaité. En effet, un de ses amis du Moyen-Orient a déclaré au London Free Press n’avoir jamais entendu Veltman dire du mal du Moyen-Orient ou des musulmans. « Nate était un ami très proche et ne m’a jamais rien dit de mal ». Un autre ajouta : « Il n’a jamais dit quoi que ce soit de haineux à propos de quelque groupe que ce soit. » Veltman, a-t-on également appris, par la suite, était traité pour troubles mentaux.

Malgré le manque de détails prouvant l’islamophobie de Veltman si tôt après le drame, deux jours après cette tragédie, Michelle Rempel Garner s’est précipitée sur les réseaux sociaux pour clamer sa culpabilité de blanche hétéro cisgenre dans un pays patriarcal blanc.

Je m’humilie, je demande pardon et je cherche à arranger les choses.
J’ai des privilèges ; je suis cis/hétéro/blanche. Mais je suis aussi une femme qui travaille dans un système dominé par la masculinité blanche. Mais aucune excuse. Je ferai ce que je peux.


Le compte Twitter de cette députée censément conservatrice affiche désormais ses pronoms « elle/elle ».

En 2019, les commentateurs conservateurs s’étaient indignés parce que Kamala Harris, au début d’un débat démocrate, avait annoncé ses pronoms, génuflexion moderne imposée par le lobby LGBTQ2SAI+.

Moins de deux ans plus tard, une politicienne censément « conservatrice » se précipite pour afficher ses prénom, demandent pardon pour un acte dont elle n'est pas responsable (à moins de considérer que l'inaction des conservateurs en matière d'immigration de masse), s’accuse de multiples « privilèges » (cis/hétéro/blanche). 

Mme Rempel occupe déjà un poste clé dans le cabinet fantôme d’Erin O’Toole, sa précipitation à s’accuser de tous les maux chers à la gauche woke font d’elle/elle une candidate parfaite pour un poste de très grande responsabilité dans un gouvernement censément « conservateur » d’Erin O’Toole. Si toutefois, il devait être élu, ce qui n'est pas assuré.

Voir aussi 

Erin O’Toole : sourd à sa droite conservatrice, son parti cède encore du terrain à l’issue de son congrès (sondage) 

Sondage toujours en baisse pour Erin O’Toole après son recentrage et l’élimination de Derek Sloan 

Pour Pierre-Paul Hus, le conservatisme n’est que la gestion rigoureuse des deniers publics