vendredi 16 août 2013

La vérité sur l'affaire Galilée, l'hypothèse sans preuve

Dans un ouvrage qui fera date, Aimé Richardt, lauréat de l’Académie française pour sa biographie de Fénelon (1994), décrypte le mythe Galilée en rétablissant une vérité historique fondée sur une étude minutieuse des textes. Dans La vérité sur l’Affaire Galilée, l’auteur donne les raisons de la condamnation du Florentin en la replaçant dans le contexte des connaissances historiques et scientifiques de l’époque. Un ouvrage préfacé par Mgr Huot-Pleuroux, ancien Secrétaire général de l’Épiscopat.

Le 22 juin 1633, un certain Galilée fut condamné à Rome par le tribunal du Saint Office. La sentence prononcée par des cardinaux de l’Eglise catholique — appelés en la circonstance « inquisiteurs généraux », fut la suivante : « Nous te condamnons dit le jugement à la prison formelle de ce Saint Office pour le temps qu’il nous plaira de fixer. De plus, au titre d’une pénitence salutaire, nous t’ordonnons de réciter les 7 psaumes de la pénitence salutaire, une fois par semaine, pendant les trois prochaines années... ». Et pourtant, Galilée ne fit pas un seul jour de prison… Il ne récita pas plus les psaumes de la pénitence salutaire puisqu’il confia ce pensum à sa fille religieuse qui s’en acquitta dûment. Et Galilée termina ses jours tranquillement à Arcetri, près de Florence, où il vécut jusqu’à sa mort en 1642.

Le nom de Galilée est généralement associé à un symbole, parfois même à un mythe, celui de la résistance à l’obscurantisme religieux en général et catholique en particulier. Pourtant qui connaît réellement Galileo Galilei, fils de Vincenzio Galilei né à Pise le 15 février 1564 ? Quelles furent ses spécialités scientifiques ? Qu’a-t-il inventé et légué à la science et à la postérité ? Peut-on parler à son endroit de victime de l’Église et de l’obscurantisme ? Bref, pourquoi Galilée fut-il condamné par l’Église catholique ? C’est ce que l’émission ci-dessous vous propose de découvrir en compagnie de l’historien Aimé Richardt, grand prix d’Histoire de l’Académie française, pour son Fénelon, et auteur récemment de La Vérité sur l’affaire Galilée [1].

Écoutez l'émission de Canal Académie avec Aimé Richardt (1 heure 1 minute) :




Adresse directe du fichier MP3 : http://www.canalacademie.com/emissions/hist318.mp3

L’auteur.

Aimé Richardt, historien, est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il s’est intéressé à l’affaire Galilée, après avoir étudié l’œuvre d’un des plus grands intellectuels de l’histoire de l’Eglise, Robert Bellarmin [2]. Il est aussi l’auteur de Louvois, le bras armé de Louis XIV [3] ; Le Soleil du Grand Siècle, prix Hugues Capet [4], Les savants du Roi Soleil [5], etc.

Présentation de l’éditeur.

Depuis le XIXe siècle, la cause était entendue : l’Église catholique avait condamné, emprisonné et martyrisé Galilée, un astronome génial, qui avait démontré que la Terre tournait autour du Soleil, ce que l’Église refusait d’admettre.

Or la réalité est tout autre ! Non seulement Galilée n’a jamais passé un jour en prison, n’a jamais été martyrisé, mais Aimé Richardt démontre, en s’appuyant sur des documents irréfutables, que Galilée n’a jamais prouvé la rotation de la Terre autour du Soleil, et que l’Église était fondée à le condamner. En effet, les plus hautes autorités religieuses lui avaient demandé, en 1616, d’apporter une preuve à sa théorie, qui était d’ailleurs celle de Copernic, ou de parler d’hypothèse et, surtout, de ne pas intervenir dans l’explication des textes de la Bible qui paraissaient soutenir la thèse opposée du géocentrisme.

Après l’avoir promis, Galilée est revenu sur sa parole, il a donc été jugé et condamné, avec une mansuétude toute particulière, réclamée par le pape qui était son ami. On est bien loin de l’image d’Épinal du martyr en proie à la persécution de l’Église...



La Vérité sur l'Affaire Galilée


Extrait de l'ouvrage


Chapitre 19


Galilée vu par Arthur Koestler. Une évaluation de son œuvre d'astronome. Sa «récupération» par les libres-penseurs des XVIIIe et XIXe siècles, puis par les marxistes contemporains. Quelques réflexions sur la position de l'Église.


Pour Koestler
« ...dans la mythographie rationaliste il [Galilée] devient la Pucelle d'Orléans de la Science, le saint Georges qui terrasse le dragon de l'Inquisition. Il n'est donc guère surprenant que la gloire de cet homme de génie repose surtout sur des découvertes qu'il n'a jamais faites, et sur des exploits qu'il n'a jamais accomplis. Contrairement aux affirmations de nombreux manuels, même récents, d'histoire des sciences, Galilée n'a pas inventé le télescope. Ni le microscope. Ni le thermomètre. Ni l'horloge à balancier. Il n'a pas découvert la loi d'inertie, ni le parallélogramme de forces ou de mouvement, ni les taches du Soleil. Il n'a apporté aucune contribution à l'astronomie théorique, il n'a pas laissé tomber de poids du haut de la Tour de Pise, et il n'a pas démontré la vérité du système de Copernic. Il n'a pas été torturé par l'Inquisition, il n'a point langui dans ses cachots, il n'a pas dit eppur si muove, il n'a pas été un martyr de la Science. »
Jugement sévère, trop sévère diront certains, mais qui est cependant exact, et répond à nombre de propos fantaisistes des défenseurs de Galilée. C'est ainsi que Bernini écrivait dans son Histoire des hérésies « qu'il [Galilée] resta cinq ans en prison, que Pontécoulant affirmait qu'il soutint la rotation de la terre dans les prisons de l'Inquisition », où il n'entra jamais !

En 1908 Pierre Duhem fit, au sujet du système de Copernic et de la position de Galilée à son sujet, une déclaration qui mérite d'être citée :
« ... [les plus récents progrès de la physique montrent que] la logique était du parti d'Osiander, de Bellarmin et d'Urbain VIlI, et non pas du parti de Kepler et de Galilée, que ceux-là avaient compris l'exacte portée de la méthode expérimentale et, qu'à cet égard, ceux-ci [Kepler et Galilée] s'étaient mépris... Que les hypothèses de Copernic réussissent à sauver toutes les apparences connues, on en conclura que ces hypothèses peuvent être vraies, on n'en conclura pas qu'elles sont certainement vraies; pour légitimer cette conclusion, il faudrait prouver auparavant qu'aucun autre ensemble d'hypothèses ne saurait être imaginé qui permet de sauver tout aussi bien les apparences, et cette dernière démonstration n'a jamais été donnée... [par Galilée]... »
Alexandre Koyré, ce remarquable historien des sciences, ne réserve aucune place à Galilée dans son étude, devenue classique, La Révolution astronomique. Elle est divisée en trois parties :
  • Copernic et le bouleversement cosmique ;
  • Kepler et l'astronomie nouvelle.
  • Borelli et la mécanique céleste.

De son côté le professeur Stillman Drake a écrit :
« L'intérêt de Galilée pour l'astronomie théorique en tant que telle ne fut jamais très grand. Même son combat pour le copernicanisme fut mené principalement sur le terrain de la physique. Il le centra autour de la théorie mécanique des marées et de la réfutation de quelques objections physiques extravagantes soulevées contre tout mouvement de la Terre. Dans la mesure où il s'agit du Dialogue, la théorie copernicienne est présentée sous une forme simplifiée jusqu'à l'absurde, avec le Soleil qui occupe exactement le centre d'orbites circulaires concentriques, schéma que Copernic en personne avait reconnu être insoutenable et qui ne pouvait s'accorder avec aucune des tables astronomiques qui aient jamais été réalisées. »
Alors se pose la question : pourquoi Galilée est-il devenu, à partir du XVIIIe siècle, le « patriarche » de la Science, opposé à l'obscurantisme des Églises en général, et de l'Église catholique en particulier ?

Le rôle des libres-penseurs

Dès 1754, le tome IV de l'Encyclopédie contenait dans l'article « Copernic » un passage consacré à Galilée :
« Le grand Galilée fut autrefois cité devant l'inquisition, et son opinion du mouvement de la Terre condamnée comme hérétique... Galilée, nonobstant cette censure, ayant continué de dogmatiser sur le mouvement de la Terre, fut condamné de nouveau, obligé de se rétracter publiquement et d'abjurer sa prétendue erreur, de bouche et par écrit, ce qu'il fit le 22 juin 1633, et ayant promis à genoux, la main sur les évangiles, qu'il ne dirait et ne ferait jamais rien de contraire à cette ordonnance, il fut ramené dans les prisons de l'inquisition... »
Voici donc une première salve où, en quelques lignes, Galilée est présenté comme un martyr [les prisons de l'inquisition] et dans lesquelles Diderot et consorts négligent de mentionner qu'il n'avait apporté aucune preuve des mouvements de la Terre, se cramponnant à sa théorie (fausse) du flux et du reflux des marées.

Arago, le grand astronome français, n'hésite pas à affirmer que « quelques heures auraient pu suffire à toutes les observations que fit Galilée dans les années 1610 et 1611. »

« Il est incontestable, écrit Pierre Costabel que le fondateur de la philosophie positive, Auguste Comte, a joué à cet égard un rôle majeur, et que l'image de Galilée, savant positif victime du dogmatisme, doit considérablement à tout le courant philosophique issu, en France, de ce maître à penser aux allures de prophète. L'image susdite a servi de symbole pour l'anticléricalisme qui a présidé aux réformes scolaires de la IIIe République... ... dans la deuxième moitié du XIXe siècle, il y a à la fois consensus quasi universel sur la vérité du mouvement de la Terre et l'injustice de la condamnation de Galilée... » « Galilée hier » c'est donc une image d'Épinal qui alimente aussi bien l'agressivité anticléricale que le malaise d'une grande partie des catholiques... en est-il autrement aujourd'hui ? »

La récupération marxiste

La récupération de Galilée par les milieux marxistes est utilisée comme justification de la lutte antichrétienne. C'est ainsi que l'Encyclopédie Philosophique (Moscou, 1960) affirme que « Galilée a eu une profonde influence sur le développement de la représentation purement matérialiste du monde. »

Selon l'auteur de l'article, il aurait « démontré l'infinitude de l'Univers et interprété les phénomènes de la nature comme matérialiste mécaniste. » Pour faire bonne mesure, l'auteur conclut en affirmant que Galilée « n'aurait jamais accepté l'idée de la création du Soleil et des planètes par Dieu, sinon comme condition mécaniste initiale. »

Kouznetsov, l'auteur russe de Galilée n'hésite pas à en faire un précurseur de la philosophie marxiste :
« Dans sa conception du monde et son style, tout grand penseur reflète son époque et son milieu. Mais il reflète aussi le passé et le futur, ainsi que les autres milieux sociaux et nationaux dans lesquels ses idées se formèrent, résonnèrent, ou subirent une évolution. L'histoire de la nature prouve... le lien indissoluble entre les idées et les modes de pensée particuliers aux diverses nations, unies dans le progrès scientifique et culturel communs. »
Puis, après cet exposé généraliste, Kouznetsov enfonce le clou :
« les savants exceptionnels [au nombre desquels il range Galilée) nous semblent seulement des hommes qui ont su exprimer la logique historique objective de l'évolution unidirectionnelle [lire marxiste léniniste) de la science... »
Quelques réflexions sur la position de l'Église

Dans un article publié en 1790, l'abbé Bergier écrit: « Ce philosophe [Galilée] ne fut point persécuté comme bon astronome, mais comme un mauvais théologien, pour avoir voulu se mêler d'expliquer la Bible. Ses découvertes lui suscitèrent sans doute des ennemis jaloux, mais c'est son entêtement à vouloir concilier la Bible avec Copernic qui lui donna des juges, et sa pétulance seule fut la cause de ses chagrins. »

Propos calme, lucide, et qui nous parait bien fondé. Appliquons-nous à une démonstration en reprenant le parcours de Galilée et les causes de ses différends avec l'Église.

Né dans une famille peu titrée et encore moins fortunée, Galilée fut doté par la nature de deux talents : un don pour les mathématiques, et une grande facilité à se faire des amis pouvant lui rendre des services. Il usera de l'un et l'autre de ces talents pour décrocher son premier poste, celui de professeur de mathématiques à l'Université de Pise, qu'il obtint d'une part grâce à ses travaux sur les centres de gravités des solides, d'autre part, et surtout, grâce à l'intervention du mathématicien jésuite Clavius et du cardinal del Monte.

Peu apprécié des autres professeurs, son contrat ne fut pas renouvelé et Galilée recommença la chasse aux soutiens. Grâce au cardinal del Monte et au Frère Paolo Sarpi, il fut nommé professeur de mathématiques à l'Université de Pise.

En 1597 il commence à s'intéresser à l'astronomie et aux théories de Copernic, son intérêt va croissant. La chance de sa vie se produit en juillet 1609 où, grâce au Frère Sarpi, il put empêcher un Hollandais porteur d'une « longue-vue » de la présenter aux autorités de Venise, puis la copier et l'améliorer en un peu plus d'une semaine, et enfin la présenter au Sénat de Venise comme étant son invention, ce qui lui valut honneurs et récompenses financières.

La fin de 1609 et le début de 1610 voient Galilée utiliser son «télescope» pour examiner les cieux. Il est le premier astronome italien à le faire et les observations s'accumulent : étude de la surface de la Lune qui, démontre-t-il, est recouverte de montagnes, et surtout, en janvier 1610, découverte de quatre satellites de Jupiter qu'il nomme les «planètes médicéennes» en hommage à la famille du grand duc de Toscane, démontrant qu'il est aussi bon courtisan qu'astronome. Il devient mathématicien en chef de l'Université de Pise, et rassemble ses observations dans un petit livre: Le Messager étoilé qui fait sensation.

En 1611 il se rend à Rome où il est accueilli à bras ouverts par Clavius et les astronomes jésuites du Collège Romain. Il rencontre le cardinal Barberini (le futur pape Urbain VIII) dont il se fait un ami. Tout lui sourit, le prince Cesi le fait recevoir membre de l'Académie des Lynx. C'est la Gloire.

Une première ombre apparaît : il se querelle avec le P. Scheiner, astronome jésuite réputé, au sujet de la découverte des taches du Soleil dont il prétend (à tort) être l'auteur.

En 1613 il défend, pour la première fois, la théorie de Copernic par écrit. En décembre 1613, dans sa lettre à Castelli, il met en doute l'interprétation que fait l'Église de certains passages des Écritures, commençant ainsi à mécontenter plusieurs théologiens, surtout dominicains. En effet, le concile de Trente a réservé à l'Église, et à elle seule, le droit d'interprétation de la Bible, voulant éviter ce qui se passait chez les protestants où des interprétations diverses donnaient lieu à de vives querelles entre factions.

En 1614 il est attaqué en chaire par un dominicain, le P. Caccini qui l'accuse d'hérésie. Cette accusation est reprise, en 1615, par le P. Lorini, un autre dominicain, qui le dénonce officiellement à l'Inquisition romaine.

Toujours en 1615 le cardinal Bellarmin écrit au P. Foscarini, un carme, une lettre pleine de sagesse :
« Il me semble que Votre Révérence et le Seigneur Galilée agiront prudemment en se contentant de parler par hypothèse et non pas absolument, car c'est ainsi que j'ai toujours compris que Copernic a parlé. »
À la mi-1615, Galilée reprend et développe les arguments qu'il avait exposés dans la lettre à Castelli, dans une lettre ouverte adressée à Christine de Lorraine. Il y parle de preuves qu'il apporte à la théorie de Copernic, ce qui est faux, mais il s'affirme surtout en défenseur de cette théorie et explique comment, selon lui, l'Église devrait interpréter les Écritures. Cette lettre est dénoncée avec vigueur par les dominicains.

En février 1616, une commission de théologiens du Saint Office condamne deux propositions affirmant l'immobilité du Soleil et le mouvement de la Terre. À la demande du pape Paul V, le cardinal Bellarmin convoque Galilée et lui intime l'ordre d'abandonner sa position de défenseur des thèses de Copernic, lui disant de travailler en savant, par hypothèses, et non d'affirmer sans preuves. Galilée donne son accord et promet obéissance.

En 1618, il se brouille avec les astronomes jésuites du Collège Romain au sujet des comètes, les jésuites soutenant, avec raison, qu'il s'agit de corps solides, et Galilée soutenant, à tort, qu'il s'agit de phénomènes atmosphériques. Il publie le Saggiattore dans lequel il se moque cruellement du P. Grassi. Un autre jésuite, le P. Grienberger écrit à ce propos : « Si Galilée ne s'était pas mis la Compagnie à dos, il aurait pu continuer librement à écrire sur le mouvement de la Terre jusqu'à la fin de ses jours... »

Le 6 août 1623, le cardinal Maffeo Barberini, l'ami de Galilée, est élu pape sous le nom d'Urbain VIII. L'orgueil de Galilée ne connaît plus de bornes, il revient à Rome où le pape le reçoit plusieurs fois. Galilée se sentant « tout illuminé des faveurs pontificales » décide alors de se consacrer à une grande apologie de Copernic. Il va y travailler dix ans, et la termine en 1630. Après avoir obtenu l'imprimatur en dissimulant sa promesse de 1616, il publie le Dialogue sur les grands systèmes du monde en 1631. Sans que l'on puisse s'expliquer pourquoi il met certains des propos d'Urbain VIII dans la bouche d'un benêt, Simplicio, ce qui fait enrager le pape. À la demande de celui-ci, une commission de trois théologiens examine le Dialogue, le condamne, et renvoie Galilée devant le tribunal de l'Inquisition. Le procès commence en février 1633.

Galilée est alors traité avec une mansuétude extraordinaire : il loge, pendant le procès, tantôt à l'ambassade de Florence, tantôt dans l'appartement du procureur du tribunal. Mis en difficulté par ses mensonges, il reconnaît ses erreurs, en particulier celle d'avoir enfreint l'interdiction de 1616, abjure, et est condamné à de la prison. Cette peine est immédiatement commuée en une assignation à résidence dans sa villa d'Arceti, près de Florence, où il reçoit librement amis et élèves. Il meurt le 8 janvier 1642.

Alors Galilée maltraité par l'Église ? Martyr ? Certainement pas. À une époque particulièrement rude, il a toujours été traité avec courtoisie et bienveillance. Que n'a-t-il suivi le conseil éclairé et paternel de Bellarmin :
parlez par hypothèse, ne demandez pas à l'Église de réinterpréter certains passages des Écritures tant que vous n'apportez pas la preuve de la théorie de Copernic. Si vous apportez cette preuve, alors bien sûr, nous verrons à modifier l'interprétation que nous faisons de ces passages, mais nous ne pouvons pas le faire sans ces preuves que vous n'apportez pas.
Pourquoi Galilée s'est-il fourré dans ce guêpier, dont il aurait pu sortir en bien plus mauvais état qu'il ne l'a fait ? On ne comprend pas ! Quoi, voilà un homme parti de rien, qui grâce à son intelligence, à ses amis, à une bonne part de chance, se hisse au rang de savant célèbre, familier de nobles fortunés, de prélats influents, d'un pape, et qui, malgré les mises en garde s'obstine à vouloir jouer au théologien, terrain particulièrement dangereux dans la Rome du XVIIe siècle. Or il n'avait rien à y gagner, sa réputation était faite. Alors ?

Selon nous, la réponse est l'orgueil démesuré, quasi luciférien, de Galilée, ce défaut majeur que les Grecs anciens appelaient hubris, et dont ils disaient que c'était une révolte contre les dieux ou les hommes, et que ceux qui en étaient affligés étaient menacés de destruction.

Aristote le définit de la manière suivante : « Hubris est une revanche, les hommes qui y trouvent un plaisir pensent qu'en en maltraitant d'autres ils affirment leur supériorité ».

10 commentaires:

Science Création a dit…

L’histoire de Galilée a été montée afin d’éloigner la Parole de Dieu de la science‏.

Bien entendue pour ce qui est de Galilée, ce n’est pas ce que l’on vous a fait croire. Voici une autre facette de cette histoire :

L’affaire Galilée – La religion contre la science?

http://www.samizdat.qc.ca/cosmos/sc_nat/galilee_jb.htm

http://www.reseau-regain.net/ScienceRel ... ble1-7.pdf

http://www.creationnisme.com/2009/05/galilee/

SHEA, William R., ARTIGAS, Mariano. Galileo in Rome;
the Rise and Fall of a Troublesome Genius, New-York,
Oxford University Press, 2003.

Pour compléter les articles précédents, je vous propose, dans la rubrique les grandes impostures, ceci :

l’affaire Galilée

I - Le contexte de l’affaire
http://www.reseau-regain.net/GdesImpost ... lee1-3.pdf

II - Les écrits de Galilée
http://www.reseau-regain.net/GdesImpost ... lee2-3.pdf

III - Le procès de Galilée
http://www.reseau-regain.net/GdesImpost ... lee3-3.pdf

Vous allez y apprendre encore plus comment l’histoire de Galilée a été montée afin d’éloigner la Parole de Dieu de la science.

Shalom !

Anonyme a dit…

Qui dit Vrai ???
L'article sur ce livre me semble bien fondé quand on le compare avec d'autres recensions dont celles parues sur le site zenit.org.
De plus à mon humble niveau j'ai pu constater la très bonne crédibilité du présent blog.
Cependant je ne peux en dire autant du commentaire no. 1 qui suit l'article en cause (L'affaire Gallilée - Une hypothèse sans preuve).
En effet, j'ai vérifié la référence "samizdat". Il s'agit du site tenu par un pasteur d'une dénomination protestante qui a des propos pour le moins inconsidérés, particulièrement lorsqu'il accuse les catholiques d'êtres des "cannibales" en parlant de l'Eucharistie. On pourrait s'arrêter là !!!
Je suis donc passé sur un autre site que ce monsieur recommande plusieurs fois: "réseau-regain" qui s'avère tout aussi subtil que l'auteur non identifié du commentaire no. 1.
Ce réseau s'inspire de René Guénon. Ce dernier est un ésotériste bien connu dans ce milieu. (On peut référer à sa courte histoire dans "Les précurseurs de l'Ère du Verseau" de Marie-France James, Éditions Paulines, 1981, pages 104 à 111) que je connais personnellement et qui est compétente en ce domaine.
En ce qui me concerne je ne peux donc que féliciter l'équipe de ce blog et la remercie de son excellente recension que je ne peux pas mettre en doute en la comparant au commentaire no.1. Je m'efforcerai donc de me procurer le livre présenté qui est une nourriture plus saine que les prétentions ésotéristes auxquelles j'ai résolument tourné le dos il y a 35 ans.
Roger Bélanger

Science Création a dit…

Bonjour Anonyme,

Je te remercie pour l'information que tu donnes sur le réseau regain. Selon toi ce réseau s'inspire de René Guénon. Comment c'est-tu cela ? Car si c'est de la même façon que tu es arrivé à la conclusion que le site samizdat est tenu par un pasteur alors il y a de bonne chance que tu te trompes étant donné que celui qui s'occupe du site samizdat n'est pas un pasteur.

Je ne suis pas catholique, je suis contre l'ésotérisme mais j'ai pourtant donné (et le ferai encore) comme référence pour ce sujet le site réseau-regain car l'information qui y est donné sur ce sujet me semble juste. Je ferais de même si un site athée (je ne le suis pas) publierais un article sur le sujet que je trouverais juste.

Examiner toute chose et retenir ce qui est bon est ma devise qui m'est inspiré par la parole de Dieu.

Shalom !

Science Création a dit…

J'aurais du écrire

Bonjour Roger Bélanger

et non

Bonjour Anonyme

Science Création a dit…

Ceci n'est qu'un test d'utilisation d'un compte google

Réjean a dit…

Amusant sur le forum des sceptiques du Québec on parle de cet article (avec des poignées de préjugés).

Lu par exemple :

"Evidemment que si on se base sur les seuls documents laissés par le "Clergé", on ne trouvera pas trace d'exactions. Quant à dire que le système galiléen tient plus de la physique que de l'astronomie, c'est une pure foutaise : Galilée a largement contribué à l'évolution de l'astronomie de l'époque - la lunette de Galilée et l'ancêtre de tous les télescopes, c'est l'abécédaire de l'histoire des sciences."

l'auteur de ce commentaire devrait se renseigner (par exemple écouter l'émission), Galilée n'a rien inventé mais perfectionné (il a eu un modèle de lunette hollandaise).

Voir autre source (au hasard, vu plusieurs autres) : http://www.dailycognition.com/index.php/2009/05/09/5-famous-inventors-who-stole-others-big-idea.html

Wiki :

His achievements include ***improvements*** to the telescope and consequent astronomical observations, and support for Copernicanism.

Marre des laïcistes a dit…

Réjean, ta citation est juteuse :

""Evidemment que si on se base sur les seuls documents laissés par le "Clergé", on ne trouvera pas trace d'exactions."

1) Comment ce gars sait que seuls les documents du clergé ont été analysé ?

(C'est faux, Aimé Richardt parle des lettres de Galilée et par exemple du vin qu'il commandait à la fin de sa vie alors qu'il était dans "les geôles" de l'inquisition)

2) Quels autres documents ce monsieur des Sceptiques connait-il ?

3) Les Québécois athées sont vraiment des ignares : l'Inquisition tenait bien ses dossiers et était nettement moins expéditives que la justice séculière (ou païenne dans des pays non-Européens). On considère même qu'elle a introduit le procès avec preuves à charge et à décharge.

(Même chez les Romains, la justice était expéditive et parfois l'accusé n'avait personne pour le défendre et on a très peu de documents!)

Homo paene sapiens a dit…

Bon résumé en anglais sur Amazon.com des pièces du dossier :

The outline of the story, to which so very little depth is added, may be recounted as follows.

The dispute seems to have been sparked not so much by heliocentrism as such but rather by Galileo's forays into scriptural interpretation. Galileo claims that in such matters "one must begin not with the authority of scriptural passages but with sensory experience and necessary demonstrations" (p. 93). This because "Scripture appear to be full not only of contradictions but also of serious heresies and blasphemies; for one would have to attribute to God feet, hands, eyes, and bodily sensations, as well as human feelings like anger contrition, and hatred, and such conditions as the forgetfulness of things past and the ignorance of future ones" (an argument which, by the way, we hear him repeat three times; pp. 50, 85, 92). The clash with the interpretations of the church fathers Galileo explains by the fact that heliocentrism was not an issue at that time (p. 108) and that such matters were considered unimportant. He quotes St. Augustine as saying that "God did not want to teach men these things which are of no use to salvation," and ask how, then, "one can now say that to hold this rather than that proposition on this topic is so important that one is a principle of faith and one is erroneous?" (p. 95). As for actual biblical interpretation, Galileo's most prominent example is that of Joshua stopping the sun to lengthen the day. Galileo criticises the geocentric interpretation by distinguishing the "Prime Mobile" daily motion of the heavens and the annual motion of the sun along the zodiac: stopping the latter would not lengthen the day but rather shorten it. He offers instead a Copernican interpretation which is based on the assumption that the sun's rotation causes all motion, so that stopping it would stop the entire solar system. (Pp. 53-54.)

Homo paene sapiens a dit…

It seems that it was primarily this provocation that brought the matter to the Inquisition's attention (pp. 134-135, 138). Once provoked, the Inquisition also moved to condemn holding heliocentrism as physical truth. Perhaps they did so only because of the theory's proponents' explicit polemic with the church. After all, Copernicus' book had long been permitted, and Galileo's own Letters on Sunspots of 1613 had been censored only where it referred to scripture, not where it asserted heliocentrism.

The outcomes of the first Inquisition proceedings (1615-1616) were: a condemnation of heliocentrism as "formally heretical" (p. 146); a special injunction that Galileo must not "hold, teach or defend it in any way whatever" (p. 147); mild censoring of Copernicus' book (viz., removal of a passage concerning the conflict with the Bible and a handful expressions which insinuated the physical truth of the theory; pp. 149, 200-202). Thus Galileo was not actually convicted, and to protect himself from slander he requested a certificate of this fact from Cardinal Bellarmine (p. 153).

Galileo did indeed keep quiet for a number of years, but he was lured out of silence, it seems, by a false sense of security stemming from his good relations with the new Pope, Urban VIII (cf. p. 155), in light of which he "artfully and cunningly extorted" (in the words of the Inquisition, p. 290) a permission to publish the Dialogue on the Two Wold Systems in 1632.

A special commission appointed by the Pope found many inappropriate things in the Dialogue, but this was not a major issue, they noted, for such things "could be emended if the book were judged to have some utility which would warrant such a favor" (p. 222). The problem was instead that Galileo "may have overstepped his instructions" not to treat heliocentricism (p. 219). This is an internal document so presumably it is sincere. The same report also points out that Galileo had placed the Pope's favourite argument (that the omnipotent God could have created any universe, including a heliocentric one), which he had been asked to include, "in the mouth of a fool" (p. 221).

This forced the second Inquisition proceedings in 1633. Galileo's defence was quite pathetic and transparently dishonest. He claimed that: in the Dialogue "I show the contrary of Copernicus's opinion, and that Copernicus's reasons are invalid and inconclusive" (p. 262); in light of the accusations, "it dawned on me to reread my printed Dialogue," and to his surprise "I found it almost a new book by another author" (pp. 277-278); he did not recall the injunction's phrases "to teach" or "any way whatever" since these did not appear in Bellarmine's certificate, "which I relied upon and kept as a reminder" (p. 260). Of course he was forced to abjure. The Dialogue was prohibited, but not for its contents but rather, in the words of the Inquisition's sentence, "so that this serious and pernicious error and transgression of yours does not remain completely unpunished" and as "an example for others to abstain from similar crimes" (p. 291).

http://www.amazon.com/Galileo-Affair-Documentary-History-California/dp/0520066626/ref=pd_sim_b_2

Homo paene sapiens a dit…

OMG,

La liste des Sceptiques est une mines d'or de préjugés classiques! Ils ont vu des films et été à l'école québécoise !

http://www.sceptiques.qc.ca/forum/le-rechauffement-de-la-planete-t3041-250.html

Que dit un des intervenant ?

Que c'est pas grave si l'histoire de Galilée est en gros une invention pour montrer que l'Église est obscurantiste, car l'Église est obscurantiste de toute façon ! Ça c'est du raisonnement !

Eh hop ! On passe sous silence

1) Que Copernic était doyen dans l'Église (il n'a jamais été banni, son tombeau dans l'église de Frauenbourg était inconnu comme tant d'autres chanoines!)

2) Que l'Église soutenait bien les progrès techniques et scientifiques (le pape Urbain VIII était féru de sciences et protégeait ($$$) Galilée).

3) Que le livre de Copernic fut publié avec imprimatur bien après sa mort, brièvement mis à l'index et remis sur le marché après suppressions de quelques phrases sur le géocentrisme prôné par la Bible...

4) Que l'Église (voir lettre de Bellarmin) était prête à réviser son interprétation géocentrique si seulement Galilée apportait des preuves (mais "sa preuve", son explication des marées était fausse : elle prévoyait même le mauvais nombre de marées, élément factuel, facilement vérifiable à l'époque).

5) Que l'héliocentrisme n'était pas très important, c'est la foi qui importait. C'est parce que Galilée interprétait la Bible qu'il a eu des démêlés.

6) L'Église en fait suivait simplement la connaissance scientifique du moment (tout le monde pensait que le géocentrisme était plus raisonnable que l'héliocentrisme déjà proposé par Aristarque, mais qui n'avait jamais convaincu entre autre à cause de l'immobilité des objets lancé en l'air, etc.).

Bref, il n'est pas du tout évident que l'Église ait été "obscurantiste".