jeudi 17 janvier 2019

Les enfants se tournent vers le marché noir des hormones de changement de sexe pour « transiter »

Alors que le nombre d’enfants qui se disent comme transgenres grimpe en flèche — plus de 4000 % au Royaume-Uni — les experts commencent à souligner le fait que la promotion et l’intégration constante de la théorie de l’identité du genre déclenchent un phénomène social. En fait, de nombreux enfants ne sont même pas prêts à attendre qu’une clinique d’identité du genre veuille les prendre en charge — une enquête menée par le Daily Mail a révélé qu’un marché noir d’hormones pour changer de sexe a fait son apparition sur Internet.


Nombre d’enfants référés à la clinique du genre (GIDS) par année et par sexe
Lire prof. Jordan Peterson : «  Nous sommes en pleine épidémie psychologique. Cela se produit régulièrement. »

Le Daily Mail a découvert lors de l’enquête, publiée le 4 décembre, qu’ils pouvaient très facilement acheter une « gamme de médicaments transgenres », sans qu’aucune question ne soit posée, pour aussi peu que vingt-cinq livres sterling. Il n’y a pas de vérification de l’âge des personnes qui tentent d’acheter des médicaments hormonaux en ligne, et il y a apparemment un grand nombre de forums en ligne où les enfants peuvent s’expliquer mutuellement comment commander les médicaments et quels sites pharmaceutiques sont les meilleurs à utiliser.

Dans leur enquête, par exemple, le Daily Mail a découvert qu’il pouvait acheter un paquet de « bloqueurs d’hormones mâles », avec une « carte bancaire ordinaire », d’une pharmacie en Thaïlande au prix de seulement trente-quatre livres sterling (58 $ canadiens, 38 €), port compris. Les pilules étaient étiquetées comme contenant « des œstrogènes naturels pour favoriser la croissance des seins transgenres ». Il a fallu moins d’une minute à l’enquêteur pour trouver les pilules en ligne, et il n’y avait aucune condition d’âge ou d’ordonnance nécessaire pour les commander.

Cette pharmacie en ligne en Thaïlande n’était pas seule. Le Daily Mail a trouvé un autre site en Inde où ils ont trouvé qu’ils pouvaient acheter des « sachets de gel de testostérone » appelés « Cernos », lequel était commercialisé comme « thérapie hormonale transgenre pour les femmes en transition vers l’homme ». Sur le formulaire de commande, le site avertissait que les impacts de ces pilules, faciles à acheter, sur les filles, comme le fait d’atteindre une voix beaucoup plus basse, sont « irréversibles une fois obtenue ». Un site américain basé en Floride proposait au Daily Mail du Triptorelin, lequel « agit sur l’hypophyse pour interrompre le développement sexuel des garçons et des filles qui atteignent les premiers stades de la puberté » — pour seulement vingt-cinq livres sterling.

Ce qui donne encore plus à réfléchir, c’est le fait que ces entreprises profitent de la tendance transgenre parce qu’elle est rentable. Avec la prolifération des « célébrités transgenres » sur YouTube, Tumblr et Reddit, le transgenrisme devient un phénomène social et les enfants pensent donc qu’il est « chic » de devenir transgenre. Certains experts nous avertissent que des enfants sont amenés à être persuadés, dans les forums de discussion en ligne, qu’ils sont transgenres, même lorsqu’ils vivent qu’une angoisse adolescente tout à fait normale. Par conséquent, les listes d’attente pour les cliniques de genre sont extrêmement longues et les enfants cherchent des moyens de commencer la transition par leurs propres moyens.

Les enfants n’achètent pas seulement ces médicaments par eux-mêmes — une chose que même les militants transgenres disent être extrêmement dangereux — ils demandent à leurs amis adolescents plus âgés d’acheter ces médicaments pour eux au cas où ils auraient des problèmes. Une mère, qui croit que son fils a subi un lavage de cerveau à cause de la propagande transgenre en ligne, a trouvé dans sa chambre des pilules qu’il avait commandées dans une pharmacie en ligne américaine. Il avait commandé « l’hormone féminine œstrogène » et avait commencé à se développer des seins. Elles avaient simplement été postées au bureau de poste local, et il les avait ramassées tout seul. Les médicaments étaient si bon marché, disait la mère, qu’il aurait pu les acheter avec « l’argent de son anniversaire qui lui donne sa grand-mère ou son argent de poche ».

Les enfants sont notamment impatients, et avec l’augmentation des listes d’attente pour les cliniques, beaucoup prennent maintenant les choses en main. Ils ont été persuadés qu’ils peuvent être n’importe quel genre qu’ils décident d’être, et à ce titre, ils voient un changement sexuel irréversible comme leur droit. Des enfants se mutilent eux-mêmes, et ils ont reçu cette idéologie hideuse des militants transgenres qui accusent encore tout parent qui soulève des inquiétudes face à cela d’être un fanatique. Ces activistes font du mal aux enfants, et il faut les tenir le plus loin possible d’eux. Malheureusement, pour le moment, leur idéologie est aussi ascendante en influence que destructrice.


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Grande-Bretagne — enfants autistes poussés à s’identifier comme transgenres ?

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mercredi 16 janvier 2019

France : la baisse des naissances est la conséquence d’une série de décisions politiques

Pour le démographe Gérard-François Dumont, la baisse des naissances est la conséquence d’une série de décisions politiques. Le recteur Gérard-François Dumont, géographe et démographe, est professeur à l’université de Paris-IV Sorbonne. Il préside aussi la revue Population et Avenir. Il répond aux questions du Figaro.

Mais d’abord un rappel des faits : selon le bilan démographique de l’année 2018, publié mardi par l’Insee, le solde naturel (différence entre le nombre de naissances et de décès) n’a jamais été aussi bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

En 2018, 758 000 bébés sont nés en France. C’est 12 000 de moins qu’en 2017, et c’est surtout la quatrième année consécutive de baisse. Natalité en berne et en même temps mortalité record : selon le bilan démographique de l’année 2018, publié ce mardi par l’Insee, le solde nature n’a jamais été aussi bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’indicateur conjoncturel de fécondité de la France s’établit à 1,87 enfant par femme en 2018, il était de 1,59 au Québec en 2017 (il faudra encore attendre 3 mois pour avoir des chiffres pour 2018 au Québec, il sera probablement légèrement en baisse au vu des chiffres publiés pour les 10 premiers mois de 2018).


LE FIGARO. — Comment s’explique cette quatrième année de baisse des naissances ?

Gérard-François DUMONT. — Cette baisse des naissances est avant tout liée à la diminution de la fécondité. Le bilan démographique de l’année 2018 confirme les effets de la détérioration de la politique familiale. Car la confiance dans la politique familiale joue un rôle dans la décision des couples d’agrandir leur famille. Aujourd’hui, nous sommes toujours dans un cycle de baisse qui a débuté en 2015, après la mise sous condition de ressources des allocations familiales. [Note du carnet : politique du gouvernement socialiste (Hollande) qui n’aide plus toutes les familles quand elles ont des enfants, l’aide à avoir des enfants va prioritairement aux pauvres. Est-ce vraiment sain ?]. Depuis, toute une série de décisions s’est accumulée et a entraîné une perte de confiance. On peut y ajouter de nouveaux signaux négatifs, avec la revalorisation des plafonds de ressources et des allocations familiales à un niveau inférieur à celui de l’inflation. Ce genre de mesures touche tout particulièrement les Français des classes moyennes et inférieures. Enfin, la politique familiale a aussi été très durement touchée, de manière indirecte, par les 13 milliards d’euros de réductions des dotations aux collectivités territoriales. Beaucoup de collectivités qui avaient envisagé de créer de nouvelles crèches ou des relais d’assistantes maternelles ont dû suspendre leur projet. Le nombre de places de crèches a donc bien moins progressé qu’annoncé.

D’autres démographes évoquent l’influence de la crise économique et les maternités de plus en plus tardives pour expliquer cette baisse de la natalité. Vous ne partagez pas leur analyse ? Certains considèrent sans doute qu’il n’est pas politiquement correct d’étudier l’impact de la politique familiale sur la fécondité… Il n’y a pas eu d’effets de la crise économique de 2008 sur les naissances, car la France a maintenu une fécondité plus élevée pendant cette période difficile et jusqu’à 2014. Ces dernières années, il est vrai que les Françaises ont reporté les naissances, notamment en raison de l’allongement des études. Mais ce phénomène de retard de la maternité ne s’exerce plus guère. En effet, la fécondité ne remonte pas chez les femmes plus âgées comme par le passé. Enfin, le nombre de mariages n’a plus d’influence sur la fécondité. Contrairement à l’Italie ou à l’Espagne, où les couples se marient avant d’avoir des enfants, la France est « championne d’Europe » des naissances hors mariage.

La France reste tout de même « championne d’Europe » des bébés… Malgré des coups de rabot successifs, la France conserve une politique familiale nettement meilleure que la moyenne européenne. Là encore, on peut observer le lien entre fécondité et politique familiale. Les pays européens les moins généreux pour les familles — comme l’Italie, l’Espagne, la Grèce ou le Portugal — affichent les indices de fécondité les plus faibles. L’Allemagne fait figure d’exception, car elle enregistre peu de naissances malgré un budget élevé consacré à la politique familiale. Cette particularité s’explique par un état d’esprit peu propice à la conciliation de la vie professionnelle et familiale. Les Allemands considèrent que les femmes qui ont un bébé doivent se consacrer uniquement à son éducation durant les premières années de sa vie. Celles qui reprennent un travail — traitées de « mères corbeaux » — restent mal jugées. Récemment, l’Allemagne a fini par prendre des mesures en faveur de l’aide à la garde d’enfant et la fécondité est remontée à 1,59 enfant par femme en 2016 [le même taux que le Québec].

[Cela coïncide cependant avec une forte natalité parmi les immigrants très nombreux en Allemagne. Si le nombre d’enfants nés de mères allemandes a augmenté de 3 % entre 2015 et 2016, dans le même temps, celui des enfants nés en Allemagne de mères étrangères a bondi de 25 %. L’indice de fécondité des mères étrangères est nettement plus élevé que celui des mères allemandes (2,28 enfants par femme contre 1,46). Les enfants nés de mère étrangère représentaient désormais 23,32 % de toutes les naissances en Allemagne (184 660 sur un total de 792 160 en 2016).

En outre, contrairement à ce que l’on pense souvent ce ne sont pas d’abord les femmes allemandes qui refusent d’avoir des enfants à cause de cette mentalité de « mère corbeaux », mais leurs « partenaires mâles ». « Dans un couple, c’est en général l’homme — et plus rarement la femme — qui refuse de faire un enfant », estimait Franziska Woellert, démographe berlinoise,
dans les colonnes de Libération. L’appel constant et un peu facile à « la conciliation travail-maternité » occulte des questions plus fondamentales : le modèle économique permet-il à une famille de vivre décemment avec un salaire à temps plein, quelles sont les priorités de la société, la maternité, la paternité, la famille y ont-elles une place importante ou est-ce plutôt la carrière et l’hédonisme, quelles valeurs familiales l’école d’État inculque-t-elle ? Voir Lutte gouvernementale à « l’hétérosexisme » : manque de modestie constitutionnelle du gouvernement québécois et Urgence gouvernemementale : « Adapter l’école aux écoliers transgenres »]

Les Français voient dans la forte natalité un signe de confiance en l’avenir. La crise sociale des « gilets jaunes » pourrait-elle entraîner une nouvelle baisse des naissances ? Tout dépend évidemment des réponses apportées à cette crise. On peut imaginer que le gouvernement décide de revoir sa politique familiale. Dans les cahiers de doléances, certains ont déjà demandé que les allocations familiales soient revalorisées à hauteur de l’inflation ! Il faut aussi voir les « gilets jaunes » comme un mouvement créateur de liens sociaux. Des Français qui vivaient seuls se sont rencontrés, les ronds-points sont devenus de nouveaux lieux de sociabilité. Il n’est pas exclu que ce mouvement favorise la création de nouveaux couples et de nouveaux bébés !

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Jordan Peterson : Arguments en faveur du mariage et impacts du divorce

Le secret des mariés : ils sont plus riches et plus heureux, on n'en parle pas...

dimanche 13 janvier 2019

Éducation sexuelle: l’archevêché appuie les initiatives de parents

L’archevêché de Montréal appuie les initiatives de parents qui souhaitent éduquer leurs enfants, mais n’a jamais été amené à se prononcer ou à évaluer le livre coécrit par l’un de ses abbés suggérant aux parents de retirer leurs enfants des cours d’éducation sexuelle.

« Les auteurs ne m’ont pas demandé de me prononcer. Je n’ai pas été associé à ce livre-là. Ce qu’on a dit publiquement c’est la position de l’église dans un certain sens, c’est de soutenir les parents dans leur rôle de premiers responsables de l’éducation de leurs enfants », a réagi dimanche l’archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine, qui participait au traditionnel dîner des rois à l’Accueil Bonneau.

L’ouvrage, intitulé « Réflexions pour susciter le dialogue parents/enfants sur le programme Éducation à la sexualité du Ministère de l’Éducation du Québec : de la maternelle à la 3e année du primaire », encourage les parents à donner eux-mêmes ce cours à leurs enfants afin de respecter « la pudeur naturelle » des jeunes.

« L’intention de communication, c’était de soutenir l’initiative des parents, premiers responsables de l’éducation de leurs enfants. Ce n’est pas de se prononcer sur le programme lui-même ou le livre », a réitéré Mgr Lépine.

Source

vendredi 11 janvier 2019

Table ronde 16 janvier « L’éducation sexuelle au Québec, de la controverse à la solution »


Entraide Bois-de-Boulogne vous invite cordialement à assister à une table ronde sur :


« L’éducation sexuelle au Québec, de la controverse à la solution »


qui sera donnée par :


Raouf Ayas
Médecin

et

M. l’abbé Robert J. Gendreau
Directeur au Service de pastorale liturgique, Archevêché de Montréal



Le Gouvernement du Québec impose un programme d’Éducation sexuelle de la maternelle à la 5e année du secondaire. Plusieurs croient qu’un besoin existe. Pourtant, des milliers de parents ont signé une pétition pour s’y opposer. Les écoles n’arrivent pas à donner leurs cours face au refus des professeurs.

Pourquoi tant de résistance ?

Venez à cette table ronde pour comprendre la problématique et trouver des solutions.

Nous allons proposer une stratégie et un outil pour les parents qui se sentent interpellés.



Mercredi 16 janvier 2019

Au Centre des Loisirs de Saint-Laurent
1375, rue Grenet, salle 225AB, Saint-Laurent


19 h 30 : rafraîchissement
20 h : panel
20 h 45 : période de questions



Y a-t-il une meilleure façon de parler de l'éducation sexuelle ? Un parent montréalais le pense


On trouvera ci-dessous la traduction d’un article de CTV sur l’opuscule écrit par le Dr Ayas et l’abbé Gendreau. 

On remarquera la différence de ton et d’angle avec la presse francophone québécoise : CTV interroge le père de trois enfants (ci-contre) et le laisse parler... ! On n'insiste pas ici sur le fait qu'un curé a osé être le coauteur de l'opuscule en convoquant immédiatement des bataillons lubriques de curés pédophiles comme ceux qui hantent la « réflexion » hallucinée de Sophie Durocher. CTV ne produit pas un article partial et partisan comme Radio-Canada ou l’article indigent de la Presse.

Un parent montréalais a réécrit le programme d’éducation sexuelle du Québec pour refléter ses propres valeurs — et la version remaniée est classée en première place dans sa catégorie sur Amazon.ca.

Raymond Ayas, père de trois jeunes enfants, s’est dit préoccupé par le fait que de nombreux sujets liés à l’éducation sexuelle sont présentés à des enfants trop jeunes.

« En tant que parent religieux, je crains que la manière dont certains documents ou contenus de cours seraient dispensés puisse être contraire à ma foi ou à ma vision du monde », a-t-il déclaré à Global News.

Ces sujets sont importants et doivent être abordés, mais la façon dont le gouvernement veut le faire ne convient pas nécessairement à mes enfants. »

Il a recréé le document avec l’aide de son père, le docteur Raouf Ayas, et du père Robert J. Gendreau.

Le livre intitulé Réflexions pour susciter le dialogue parents/enfants sur le programme Éducation à la sexualité du ministère de l’Éducation du Québec : de la maternelle à la 3e année du primaire - n’est disponible qu’en français à l’heure actuelle, mais c’est déjà un succès de librairie sur Amazon.ca

Lors d’une conférence de presse à Montréal, le Premier ministre du Québec, François Legault, s’est dit en désaccord avec le guide alternatif. [Note de carnet : on ne peut que se demander s’il l’a lu...]

« Je suis très heureux de voir que nous aurons des cours d’éducation sexuelle dans toutes nos écoles et je pense que tous les enfants doivent suivre et suivre ces cours », a-t-il déclaré.

Ayas dit que le plan est également de publier des volumes pour la 4e à la 6e année, ainsi que pour le secondaire, dans les deux langues officielles.

« Une fois que nous avons étudié le programme, nous avons réalisé qu’il y avait des problèmes », a-t-il déclaré.

« Par exemple, essayez de trouver le mot “amour”. Il n’apparaît nulle part. Pour une personne croyante, je vois la relation [conjugale] comme étant fondée sur l’amour. Où est l’amour dans tout cela ? Où est la relation ? »

Ayas soutient que les parents doivent être davantage impliqués dans le dialogue sur le sexe avec leurs enfants.

« En tant que chrétien, l’amour est à la base de notre foi. Comment pouvez-vous retirer ceci de la partie la plus intime de la vie ? Nous avons dû le remettre [dans notre version du programme] », a-t-il expliqué.

« D’où vient un enfant ? Il est le fruit de l’amour. Ils viennent parce qu’ils étaient désirés. C’est l’élément qui manquait. »

Il insiste également sur le fait qu’il ne souhaite en rien interdire l’éducation sexuelle.

« Je pense que le gouvernement veut ce programme. Il y a un besoin d’éducation sexuelle, et nous le reconnaissons et voulons l’accepter », a-t-il déclaré à Global News.

« Nous n’incitons pas les gens à adopter cette attitude cavalière et à tout rejeter. Nous espérons que les parents parleront avec les enseignants et, surtout, avec leurs enfants. »

jeudi 10 janvier 2019

Radio-Canada et opuscule d'Ayas et Gendreau : article partial à charge, généralisations, omissions, manque de contexte

Article (vos impôts à l’œuvre !) assez typique et prévisible de Radio-Canada sur l’ouvrage de l’abbé Gendreau et du Dr Ayas.

Tout commence avec le titre de l’article :


C’est inexact. Il s’agit plutôt que les parents eux-mêmes enseignent l’éducation à la sexualité à leurs enfants (l’opuscule traite de la maternelle à la 3e primaire)  en accord avec l’école...

Deux heures plus tard, la société d’État corrigeait son titre pour le rendre moins inexact, mais pas complètement correct, car il s’agit de retirer des classes d’éducation à la sexualité pas tant de ne pas donner de cours d’éducation à la sexualité.


Extrait de l’article :
Le communiqué parle ainsi d’une « impasse », en présentant le manuel comme une porte de sortie. Le message indique également, de façon erronée, qu’« en bref, les parents peuvent parler avec les enseignants et prendre une entente spéciale pour donner la matière eux-mêmes ».

Les écoles du Québec devront obligatoirement offrir [c’est « imposer » pas « offrir » si l’on comprend bien le journaliste !] le programme du ministère de l’Éducation dans ce domaine à partir du mois de septembre, tant pour les élèves du primaire que du secondaire.

L’imposition de l’éducation à la sexualité dans la grille des matières à enseigner dans toutes les écoles du Québec empêche-t-elle tout dialogue et aux parents de donner la matière eux-mêmes ? Est-ce cela que le journaliste veut dire ? Sait-il qu’en 1992 cette possibilité avait été accordée par le ministre de l’époque pour le cours d’éducation sexuelle de l’époque ? Il devrait faire ses devoirs et demander au ministère ce qui a changé...

L’article poursuit
Au ministère de l’Éducation, on se dit surpris par cette sortie de l’abbé Gendreau.

Dans une déclaration transmise par courriel, on juge que « l’éducation à la sexualité est essentielle au bon développement de l’enfant », et que le retour de ces cours « est très attendu par les parents »
« Surpris  » — Cet étonnement n’en est pas un pour ceux qui ont suivi la pétition contre le nouveau cours d’éducation à la sexualité. Le ministère avait été informé des résultats de cette pétition (plus de 33 000 signatures sans aucune publicité dans les médias). Nous sommes plutôt étonnés de « cette surprise ».

« Essentielle » — Tout dépend de quelle éducation à la sexualité, à quel âge (à 5 ans ?) et comment. C’est toute la question, mais là le journaliste ne creuse pas, n’émet aucune réserve, il ne fait que relayer et être du côté du manche.

Quant à très « attendu par les parents »... Il faut croire le ministère sur parole, mais surtout une nouvelle fois cette affirmation n’est pas contextualisée :



  • Le cours n’est pas attendu par les parents (tous), mais visiblement des parents (certains, peut-être même beaucoup)
  •  On comprend que la machine gouvernementale parvient avec nos impôts à créer une certaine bienveillance auprès des parents pour le nouveau programme en insistant sur des nouveautés peu controversées (lutte au cyberharcèlement, au sexto, etc.), mais en ne parlant jamais des sujets plus controversés abordés par exemple par les auteurs de cet opuscule.

    L’article à charge continue :

    La réaction n’a pas non plus tardé du côté des enseignants. En entrevue à RDI, Éric Gingras, président du Syndicat de Champlain, un regroupement d’enseignants, a été formel : les cours d’éducation à la sexualité sont bénéfiques.

    « Bien que l’on ait plusieurs problèmes avec l’implantation de ce projet, nous n’avons jamais été contre ça », a-t-il déclaré.

    À nouveau pas « des enseignants » (à savoir tous), mais « du côté d’enseignants ». Nous connaissons des enseignants qui ne sont pas d’accord avec le contenu ou qui sont inquiets de possibles dérapages par des enseignants idéologues.

    À nouveau « les cours d’éducation à la sexualité sont bénéfiques », tout dépend lesquels, donnés par qui, à quel âge, comment, à quels enfants, etc.


    Il existe un consensus social sur le fait qu’il faut parler d’éducation à la sexualité aux jeunes. On a permis aux parents de le faire, et vraisemblablement, ça n’a pas fonctionné.

    M. Gingras [président du Syndicat de Champlain] a par ailleurs rejeté les arguments de l’abbé Gendreau, selon qui les jeunes vivent une période de « latence sexuelle » entre les âges de 6 et 12 ans.

    On a permis aux parents de le faire ? On a l’impression que les enseignants sont encore assez bons d'accorder aux parents la permission d’enseigner des choses à leurs enfants. Qui dit que « cela » n’a pas fonctionné ? Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ? Selon quels critères ? Chez combien de parents ? Faut-il préciser que l’éducation à la sexualité est déjà enseignée depuis longtemps dans les écoles québécoises (sous des formes différentes) et que « vraisemblablement, ça n’a pas fonctionné » non plus ?

    « M. Gingras a par ailleurs rejeté les arguments de l’abbé Gendreau »... Quelle légitimité le syndicaliste Gingras a-t-il dans ce domaine ? Est-il pédiatre, psychologue, philosophe ? Peut-il imaginer que tous les enfants ne sont pas les mêmes ? Le journaliste de Radio-Canada a omis de signaler que l’abbé Gendreau s’appuyait sur l’avis du Dr Maurice Berger, professeur en psychologie de l’enfance. Pour combler cette innocente omission, nous incluons ci-dessous une brève vidéo du Dr Berger (il se dit clairement athée dès le début de la vidéo, ce n’est donc pas la raison de cette omission par la SRC).



    Pour sa part, le président de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), Sylvain Mallette, invite l’archevêché de Montréal à laisser la pédagogie « aux experts et aux expertes que sont les profs ».

    « Je pense que l’archevêché, sous couvert de soutenir les profs, veut promouvoir un ordre du jour religieux en instrumentalisant une question très sensible, et en se préoccupant peu de la charge de travail des profs et des besoins des élèves », a-t-il indiqué sur les ondes de l’émission Midi Info.

    Ce corporatisme devient risible.

    L’anthropologie ou la philosophie entourant la sexualité n’est pas de la « pédagogie » que seuls des diplômés des facultés d’éducation du Québec, dûment patentés, peuvent enseigner comme des techniciens qui suivent des recettes de pédagogie.

    La question est d’abord celle du contenu de ces cours, de conceptions anthropologiques, philosophiques, spirituelles qui peuvent varier. M. Mallette peut-il concevoir que tout le monde ne partage pas les mêmes valeurs entourant la sexualité ? L’importance de la fidélité, de l’abstinence avant le mariage, la primauté de l’amour par rapport à la recherche du seul acte sexuel mécanique sont des sujets sur lesquels les gens peuvent légitimement être en désaccord. Pourquoi le gouvernement doit-il se mêler de lutter contre les « stéréotypes de genre » ? Les « pédagogues » ne sont que de petits soldats dans ces disputes en rien des autorités. Est-ce que la théorie du genre, la lutte contre l’hétérosexisme (officielle !) ou la bienveillance envers le mouvement trans sont des vérités révélées ? Ces aspects dans les programmes d’éducation à la sexualité « modernisés » ne pourraient-ils pas en fait faire plus de mal que de bien ? Même si cette matière est donnée par ces « pédagogues », ces « experts » (dès la maternelle !)

    Enfin, pourquoi cette crispation ? Pourquoi le ministère, les « pédagogues » ne peuvent-ils admettre la diversité des enfants, des sensibilités des parents ? Pourquoi ne pas permettre aux parents d’aborder ces questions de manière structurée à l’aide de ce genre de manuels ? 

    Pourquoi au Québec faut-il que ce soit toujours la taille unique pour tous ?



    Voir aussi

    Éducation sexuelle : retirez vos enfants des classes, propose l’archevêché

    Québec — Roberge (CAQ) veut que l’Éducation à la sexualité soit imposée à tous malgré couacs et difficultés

    La chronique hallucinante de Sophie Durocher sur le sujet : Que les curés s’occupent de leurs fesses !, le second auteur, le Dr Ayas, a-t-il, lui, le droit de parler ?

    Québec — le programme ECR serait là pour de bon selon le ministre Roberge

    Attitude de parent québécois face au ministère qui sourit et dit avec une belle constance « non ! »

    Éducation sexuelle: retirez vos enfants des classes, propose l'archevêché

    La Presse a publié un article sur le livre du Dr Ayas et de l’abbé Gendreau. On y sent poindre la désapprobation du journaliste qui cherche à montrer des contradictions dans la démarche des auteurs et à citer des phrases qui choqueraient des parents progressistes peu au courant de la recherche sur le sujet.

    L’archevêché de Montréal a relayé hier une invitation à retirer les enfants de leurs classes d’éducation sexuelle afin de confier aux parents le soin de donner eux-mêmes le nouveau cours obligatoire en respectant « la pudeur naturelle » des jeunes.

    Les autorités ecclésiastiques font la promotion d’un manuel [portant sur le cours d’éducation sexuelle imposé aux enfants de maternelles en 3e année du primaire, il faudrait le dire ici] destiné aux parents catholiques, qui compare le nouveau programme à une agression. 

    Mais plutôt que de s’y attaquer de front devant les tribunaux, la conclusion d’ententes à la pièce est préconisée : « Les parents peuvent parler avec les enseignants et prendre une entente spéciale pour donner la matière eux-mêmes », indique un communiqué relayé hier par l’archevêché.

    [Rappelons que le ministre Michel Pagé en 1992 avait permis la dispense du cours tant que l’enfant dispensé recevrait de l’information équivalente]

    Le court manuel promu par l’Église reprend les objectifs obligatoires du Ministère en les adaptant à une perspective catholique.

    Rédigé notamment par le directeur du service de pastorale liturgique de l’archevêché (mais à titre personnel), le livre préconise de repousser à plus tard plusieurs discussions sur la sexualité.

    « Il est en effet reconnu par les psychologues les plus crédibles que l’enfant vit une période de latence de 6 à 12 ans environ, il serait comme sexuellement endormi », expliquent l’abbé Robert Gendreau et le médecin Riouf Ayas dans leur livre publié lundi.

    « Il sera donc toujours préjudiciable au sain développement de l’enfant de forcer sa pudeur naturelle. L’action gouvernementale en ce sens pourrait être considérée comme une agression, alors que c’est exactement ce qu’elle prétend vouloir prévenir. »

    – Extrait du livre de l’abbé Robert Gendreau et du Dr Riouf Ayas

    Le programme d’éducation à la sexualité devrait être implanté à partir de cette année dans plusieurs commissions scolaires du Québec. Son déploiement a été retardé en raison des réserves des syndicats quant à la formation des enseignants.

    Au primaire, il occupera cinq heures par année scolaire. Le temps qui lui est consacré triple au secondaire. Le droit de retrait est virtuellement impossible à exercer, sauf pour les victimes de crimes sexuels.  

    [Le Québec, pays du Monopole de l’éducation...

    Notez que la loi n'est en rien aussi restrictive, voir l'article 222 de la Loi sur l'instruction publique du Québec.

    222. La commission scolaire s’assure de l’application du régime pédagogique établi par le gouvernement, conformément aux modalités d’application progressive établies par le ministre en vertu de l’article 459.

    Pour des raisons humanitaires ou pour éviter un préjudice grave à un élève, la commission scolaire peut, sur demande motivée des parents d’un élève, d’un élève majeur ou d’un directeur d’école, l’exempter de l’application d’une disposition du régime pédagogique.

    Il n'est en rien question de victimes sexuelles ni même d'avoir été victime de quoi que ce soit. C'est l'interprétation qu'en fait le Monopole de l'Éducation qui rend ce droit virtuellement impossible... Et si les parents ne sont pas contents, ils peuvent essayer de gagner devant les tribunaux avec un État qui utilise avec prodigalité les deniers publics pour imposer son interprétation restrictive. C'était justement l'article de loi invoqué par les parents dans l'affaire Lavallée c. la commission scolaire de Drummondville. Voir La mère aux commissaires : « Qu'est-ce que ça vous prend comme préjudice grave ? »

    ]



    Des familles inquiètes

    En entrevue, l’abbé Gendreau a expliqué qu’il côtoyait « beaucoup de familles chrétiennes » inquiètes par rapport au nouveau programme et à la rapidité avec laquelle il aborde certains sujets. « Nommer toutes les parties du sexe de la femme, de l’homme, externes et internes... je pense que quand on est en première année, c’est un peu raide », a-t-il expliqué. D’autres informations arrivent « beaucoup trop tôt » dans le parcours des enfants, à son avis.

    Une réflexion a eu lieu et une solution a émergé, a-t-il relaté : « Après l’entente avec le professeur, on ne retire pas l’enfant du programme, mais on le retire de la classe. » Aux parents de prendre en charge ce cours à la maison, d’où la pertinence d’un manuel.

    Ce manuel contient d’ailleurs un contrat vierge à faire signer par l’enseignant. Il prévoit que l’enfant « sortira de la salle de classe » pendant les cours pour se rendre à la bibliothèque ou dans un bureau.

    « En contrepartie, nous nous engageons à remplir les objectifs pédagogiques à la maison », promettent les parents en signant le contrat.

    Robert Gendreau précise que chaque parent serait alors libre de donner les enseignements prévus dans des séances formelles ou au moyen de discussions informelles. L’abbé n’est au courant d’aucune entente du genre pour le moment.

    Personne au ministère de l’Éducation n’aurait été consulté quant à la légalité de ce type d’entente. Le ministère n’a pas répondu à La Presse, hier après-midi.

    Meilleures ventes

    Le manuel de l’abbé Gendreau et du Dr Ayas met de l’avant l’importance du mariage et de la foi dans la vie personnelle. Il propose notamment des passages bibliques à faire lire à l’élève et propose de « consolider ce que la nature nous a donné », plutôt que de soulever des questions d’identité sexuelle.

    Les deux coauteurs critiquent aussi à plusieurs reprises le programme du Ministère qu’ils se chargent pourtant de transmettre. [Ils n’ont guère le choix au Québec pays de la contrainte éducative : le journaliste suggère-t-il aux parents mécontents de passer plusieurs années devant les tribunaux, de dépenser plusieurs centaines de milliers de dollars sans nécessairement gagner à terme ? Ou seule la résignation silencieuse est-elle désormais admise ?] Ainsi, quand, en deuxième année, on demande d’aborder l’anatomie et la diversité des corps, les auteurs du manuel rechignent : « Cette réflexion n’est-elle pas prématurée à l’âge de 7 à 8 ans ? À cet âge, l’enfant est beaucoup plus disposé à entendre parler de Jésus que de sexualité », écrivent-ils.

    Le manuel met aussi en garde les parents contre les dérapages du programme, « qui pourrait en faire [des enfants] des proies faciles pour les prédateurs pédophiles qui attendent d’en abuser ».

    Le livre aborde seulement le programme de la maternelle à la troisième année du primaire. D’autres tomes réinterprétant le programme destiné aux autres groupes d’âge sont envisagés.

    Offert [vendu à un prix modique] sur Amazon.ca depuis le début de la semaine, le manuel s’est hissé parmi les ouvrages les plus vendus de sa catégorie sur la plateforme.

    Le manuel écrit par l’abbé Robert Gendreau et du Dr Riouf Ayas met de l’avant l’importance du mariage et de la foi dans la vie personnelle.

    Quelques extraits du manuel

    « Encourager une initiation précoce à la sexualité pose question, car cela peut attaquer la pudeur naturelle des enfants, déranger leurs sentiments d’intimité personnelle et détruire leur belle innocence. »

    « En premier lieu il faut développer chez l’enfant la pudeur, une pudeur saine et qui serait une première ligne de défense [contre les agressions sexuelles]. »

    « Il faut apprendre à ne pas en dire plus que ce que l’enfant veut savoir. »

    « Les filles seront toujours plus portées à jouer avec des poupées que les garçons. »


    [On sent que cela choquera le lecteur progressiste et que c’est peut-être la raison de cette courte citation sans contexte. La recherche université tend toutefois à prouver que c'est globalement vrai : dès la prime enfance les tout jeunes garçons sont plus attirés par les choses alors que les petites fillettes s’intéressent plus aux visages, aux gens. Voir Le paradoxe de l’égalité entre les sexes c. la théorie du genre et Jordan Peterson et l’égalité des sexes : députée et ex-ministre suédoise à du mal à comprendre. Notons que cette lutte ne réduit en rien les stéréotypes dans les choix de carrière en Scandinavie. Voir Plusieurs grandes études : l'égalité juridique des sexes renforce les différences sexuelles.

    Voici ce que disent les auteurs au sujet des « poupées » (3 passages), la réflexion des auteurs paraît raisonnable une fois citée en contexte:




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    La priorité éducative du Québec (du moment) : Urgence : « Adapter l’école aux écoliers transgenres »

    Le genre et l’université : une chape de plomb s’abat

    mercredi 9 janvier 2019

    Brésil — Le coup de pied dans la fourmillière scolaire et universitaire

    Décrié sur la scène internationale, le nouveau président brésilien Jair Bolsonaro a pris ses fonctions le 1er janvier.

    Pour mettre fin aux critiques, ce nationaliste dur tente de donner des gages sans renier son projet de lutte contre le gauchisme culturel. Ainsi, a-t-il nommé le Brésilo-Colombien Ricardo Velez Rodriguez, 75 ans, ministre de l’Éducation.

    Intellectuel, auteur de très nombreux livres, formé notamment en France, à L’EHESS, ce spécialiste de Tocqueville a quitté la Colombie à la fin des années 1970 avant d’assister à la mise en coupe réglée de l’université brésilienne.

    Sous la dictature militaire (1964-1985), la gauche a su admirablement conquérir le pouvoir culturel alors qu’elle avait perdu la guerre politique. C’est ainsi qu’un gros tiers des Brésiliens est devenu socialiste, préparant l’arrivée aux affaires du Parti des travailleurs de Lula au début des années 2000.

    Aussi, Velez Rodriguez a-t-il devant lui un double défi considérable : rompre avec l’idéologisation des enseignements et enrayer la chute du niveau scolaire. Les élèves brésiliens ayant le bonnet d’âne du classement PISA qui évalue le niveau en mathématiques (58e sur 65 pays) et en lecture (55e), les plus aisés déboursent entre 1 000 et 2 000 euros par mois pour scolariser leur progéniture dans des écoles privées hors de prix.

    Profil de  Ricardo Velez Rodriguez (en portugais)
    « En premier lieu, que l’on se débarrasse de tous les déchets marxistes qui ont repris les propositions éducatives de nombreux fonctionnaires du ministère de l’Éducation. »

    La faute en incombe notamment aux professeurs du secteur public, qui se prennent pour des clercs marxistes chargés de défaire la semaine ce que le pasteur évangélique a fait le dimanche. Acquise aux « cultural studies », la dernière session du baccalauréat local (ENEM) a atteint des sommets grand-guignolesques en novembre dernier. Les candidats ont dû analyser un texte écrit en pajuba, le « dialecte des travestis », puis disserter sur le « baiser lesbien de la grand-mère ». À aucun moment, il n’était précisé que l’extrême violence qui touche les homos et transgenres brésiliens est majoritairement le fait du crime organisé… et non des conservateurs sociaux qu'il faudrait réformer.

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    Brésil — Nomination d'un ministre de l'Éducation conservateur



    L'OQLF n'a plus analysé la qualité du français à l'école depuis 2008

    Jacques Maurais, ancien coordonnateur de la recherche et de l’évaluation à l’OQLF, souligne dans une lettre ouverte que

    2. L’OQLF devait publier en 2018 le bilan que l’article 160 de la Charte de la langue française lui impose de faire « au moins tous les cinq ans ». Il n’a publié aucun bilan complet depuis 2008. Je vous prie de demander à l’OQLF de mettre à jour tous les tableaux du bilan de 2008 pour que les citoyens puissent se faire une idée de l’évolution de la situation linguistique.

    [...]

    4. Le bilan de 2008 comportait un chapitre sur la maîtrise du français. On y trouvait des données sur le taux de réussite en qualité de la langue aux épreuves de français de 5e secondaire et à l’épreuve uniforme de français du collégial. Le ministère de l’Éducation ne met pas en ligne les résultats détaillés aux épreuves du secondaire : il importe donc que l’OQLF mette à jour les données de son bilan de 2008. Pour le collégial, nous savons que le taux de réussite au critère de la qualité de la langue est passé de 90 % en 1998-1999 à 84,8 % en 2015-2016. Les analyses que j’ai faites des données du Ministère montrent aussi que les résultats en orthographe sont en baisse depuis 1997-1998 et en syntaxe depuis 2002-2003. Le Ministère n’a pas publié les résultats de 2016-2017 et de 2017-2018. Pourriez-vous demander à votre collègue de l’Éducation de les mettre en ligne en attendant qu’ils soient intégrés au bilan de l’OQLF ?


    On apprend aussi :

    3. La place du français dans l’affichage à Montréal vous inquiète à juste titre. L’OQLF a publié le 29 mars 2018 une étude sur l’affichage à Montréal. On y affirmait que, de 2010 à 2017, il y avait eu une hausse dans la conformité à la réglementation. Cette hausse n’est pas étonnante quand on sait que la règlementation a été assouplie en 2016. Le Devoir a bien débusqué l’astuce quand il a titré dans son édition du 30 mars : « De nouvelles règles embellissent le portrait de l’affichage en français. » L’étude publiée en 2018 se concentre sur la conformité des commerces au nouveau règlement édulcoré mais fournit très peu de données sur la concurrence des langues dans l’affichage et encore moins sur l’évolution de cette concurrence.

    Il m’a néanmoins été possible d’établir à partir de ces données parcellaires que, de 1997 à 2017, les commerces ayant pignon sur rue affichant uniquement en français sont passés de 52 % à 22,8 %, soit une baisse de 29,2 points.

    Les données partielles dont nous disposons à l’heure actuelle permettent de croire qu’il y a eu un recul significatif de la présence du français dans l’affichage commercial sur l’île de Montréal depuis vingt ans.

    Pendant cette période, l’Office a effectué quatre enquêtes sur le sujet. Il a reçu le mandat de suivre l’évolution de la situation linguistique. Il dispose des données nécessaires pour informer la population de l’évolution de la concurrence des langues dans l’affichage commercial à Montréal de 1997 à 2017. Il ne l’a pas fait dans son rapport de 2018. Il se doit de le faire le plus tôt possible.

    5. L’OQLF a publié, en 2017, une nouvelle Politique de l’emprunt linguistique [à l'anglais "windshield", "bumper" ?], « sans réelle consultation du milieu » comme l’ont écrit les auteurs de dictionnaires Marie-Éva de Villers et Jean-Claude Corbeil. Ces derniers ajoutent : « La politique de l’emprunt linguistique adoptée par l’OQLF en 2017 constitue un recul évident, un retour à la case départ des années 60. Si l’on avait appliqué les critères d’acceptabilité retenus dans la nouvelle politique de l’emprunt linguistique, jamais nous n’aurions été en mesure d’entreprendre et de réaliser les chantiers linguistiques menés par l’Office de la langue française » (Le Soleil, 23 septembre 2017). J’espère que vous n’hésiterez pas à rappeler à l’OQLF que son rôle n’est pas de décrire les usages populaires québécois mais de proposer l’usage d’un français correct dans l’Administration, l’affichage, le commerce, la publicité, l’enseignement, etc.

    6. Je vous suggère, Madame la Ministre, de jeter un coup d’œil sur les priorités organisationnelles de l’OQLF. Le nombre d’inspecteurs y est passé de huit, en 2013‑2014, à quatre en 2014‑2015. On me dit que ce nombre serait toujours de quatre. Parallèlement, j’ai appris que deux terminologues ont été chargés de préparer, pendant au moins deux ans, des dossiers de « désofficialisation » de termes publiés à la Gazette officielle ces quarante dernières années : ce travail de Pénélope est-il vraiment nécessaire ? [Il s'agit donc de pouvoir utiliser dans la communication officielle des termes anglais plutôt que des termes français offciels.] L’OQLF ne pourrait-il pas mieux gérer ses ressources humaines ? Plusieurs termes qui étaient déconseillés dans les avis publiés à la Gazette officielle sont dorénavant considérés par l’OQLF comme acceptables en contexte familier. Est-ce le rôle de l’OQLF de régenter la langue familière ? Ne devrait-il pas plutôt s’occuper des usages institutionnels de la langue ?

    Jordan Peterson : l'État ne devrait plus enseigner l'éducation sexuelle

    Le New York Times a décrit le célèbre psychologue Jordan B Peterson dont le dernier livre s’est vendu à plusieurs millions d’exemplaires comme « l’intellectuel public le plus influent du monde occidental à l’heure actuelle ». Il s’est exprimé le 27 décembre 2018 dans le Scottish Catholic Observer, il revient sur la volonté politique de nombreux gouvernements en Occident d’imposer de nouveaux programmes d’éducation à la sexualité qui vont au-delà des faits biologiques et intègrent des éléments moraux, de lutte contre les « stéréotypes sexuels » ou de théorie du genre :


    « Je pense que nous sommes probablement près du point où l’État ne devrait plus enseigner l’éducation sexuelle des enfants, car il n’y a pas de consentement culturel quant au contenu d’un tel programme, alors je pense que cela devrait revenir à la famille », a déclaré le Dr Peterson.

    « Non pas que ce soit une solution parfaite, mais l’éducation sexuelle prescrite par l’État n’a pas été parfaite non plus, car elle est devenue tellement contaminée par une idéologie. », a-t-il ajouté.

    « Je pense que les écoles devraient simplement en rester là (“leave it be”). Si des idéologues enseignent à vos enfants, vous devriez les sortir de la classe, car il n’y aucune justification à l’enseignement idéologique. » [L'ennui c'est qu'il est difficile de savoir à l'avance si un idéologue enseigne à vos enfants et même après coup, les enfants ne disent pas toujours à quel point ils ont été troublés ou ébranlés par un tel idéologue à l'école.]

    « L’idée que nous n’aurions découvert la véritable nature du genre que ces cinq dernières années est le comble de l’absurdité. Je pense que la conséquence fondamentale est que cela va semer la confusion chez beaucoup plus d’enfants que cela ne les aidera. »

    Voir aussi

    Radio-Canada et opuscule Ayas et Gendreau : article partial à charge, généralisations, manque de contexte et distance

    Jordan Peterson et les jeunes « trans » (M-à-j avis de Debra Soh sur l’augmentation de ceux-ci)

    Québec — Clinique de changement de sexe débordée (épidémie psychologique sociale ?)

    Étude suggère augmentation du nombre d’adolescentes transgenres est en partie un phénomène social

    La priorité éducative du Québec (du moment) : Urgence : « Adapter l’école aux écoliers transgenres »

    Le genre et l’université : une chape de plomb s’abat