vendredi 30 novembre 2012

Le paradoxe de l'égalité entre les sexes c. la théorie du genre

Mise à jour du 30 novembre

La vidéo a été sous-titrée en français (par des tiers)




Billet du 11 octobre

La théorie du genre veut qu'il n'y ait pas de différences sexuelles innées entre les sexes, si ce n'est les caractères sexuels apparents. Pas de différences au niveau de la psychologie, des comportements entre hommes et femmes. S'il y en a, ce ne serait que le fait de facteurs environnementaux, sociaux. Les intérêts des femmes pour les professions à fort lien social plutôt que les techniques ne seraient, par exemple, que le fruit d'une culture (machiste bien sûr) qui les enferme depuis la plus tendre enfance dans des rôles traditionnels, moins bien payés.

La vidéo norvégienne ci-dessous (sous-titrée en anglais uniquement, malheureusement) a suscité un débat médiatique, scientifique et politique de premier plan en Norvège. Depuis ce débat, l’État norvégien a décidé de cesser toutes les subventions aux instituts et associations pro-genre. Ce fut plus particulièrement le cas du Nordisk institutt for kunnskap om kjønn (Institut nordique d'études sur le genre).

La controverse est née du reportage de Harald Eia qui dépeint les sociologues et les chercheurs en études du genre sous une lumière peu flatteuse dans une série télévisée appelée « Endoctrinés ».

Le vacarme avait déjà commencé l'été dernier, plus de six mois avant que la série ne soit prête. Certains chercheurs en sciences sociales qui avaient été interrogés par Eia s’étaient exprimés dans la presse pour dire qu'ils se sentaient bernés et trompés par les méthodes«douteuses» du journaliste.

Eia est d’abord allé interroger des sociologues norvégiens spécialistes en orientation sexuelle, en éducation, les rôles sexuels, l’orientation sexuelle et la race; des domaines fortement politisés dans la communauté universitaire norvégienne. Puis il a traduit ces entretiens en anglais et les a montrés à des chercheurs renommés britanniques et américains comme Robert Plomin, Steven Pinker, Anne Campbell, Simon Baron-Cohen, Richard Lippa, David Buss, et d'autres. Dire que les chercheurs américains et britanniques ont été surpris par ce qu'ils ont entendu serait un euphémisme.

« J'aimerais avoir un emploi technique. »
Tiré des travaux de Svein Sjøberg et Camilla Schreiner de l'Université d'Oslo

Tout commence par un paradoxe : la Norvège trône depuis des années aux premières places du classement des pays les plus égalitaires envers les femmes et pourtant la division du travail selon les sexes y est très stable, malgré toutes les campagnes gouvernementales pour changer les choses. Chose encore plus curieuse : plus un pays est pauvre et plus ses femmes s'intéressent aux professions techniques et traditionnellement masculines alors qu'elles sont délaissées dans des pays prospères et féministes comme la Norvège, le Danemark, la Finlande, l'Angleterre... C'est ce qu'on nomme le paradoxe de l'égalité entre les sexes.



(sous-titrage français)


(sous-titrage anglais)



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5 commentaires:

Remi DAILLET a dit…

Comme on devrait le remarquer, ce gender ne va pas finir de nous amuser, car désormais on va pouvoir s'affranchir des problèmes de la parité, notamment en politique, un homme dira qu'il est une femme et le tour de passe-passe sera joué. On attendra alors la réaction des commissions électorales, ça va être cocasse.

Lafontaine a dit…

Les femmes qui lisent des reportages négatifs produisent plus d'hormones de stress que les hommes lorsqu'elles se retrouvent sous pression par la suite, et elles ont une capacité accrue à se souvenir de ces informations.

Les chercheuses Sonia Lupien et Marie-France Marin de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine ont demandé à 60 participants (30 femmes et 30 hommes) répartis en deux groupes mixtes de lire des nouvelles dans les journaux montréalais.

La moitié de ces nouvelles étaient de nature négative, comme des meurtres et des accidents, et l'autre moitié de nature neutre, comme la sortie d'un film.

Les participants ont ensuite été exposés à un stress. De plus, le lendemain, chaque participant de chacun des groupes devait relater de mémoire le contenu de l'information lue la veille.

Chez l'homme comme chez la femme, le fait de lire une nouvelle négative dans un journal ne stimule pas nos hormones de stress. Toutefois, cette lecture rend les femmes plus réactives et affecte leurs capacités physiologiques à répondre à une situation stressante plus tard dans la journée.

En outre, les femmes ont tendance à mieux se souvenir du contenu des nouvelles négatives qu'elles ont consultées la veille. Les chercheurs affirment qu'ils n'ont pas observé ce phénomène chez les hommes.

http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0047189

brebis gall a dit…

Merci ! La fumisterie Butler...

Yves Buteau a dit…

Bizarrement, rien de tout cela dans les médias québécois qui pratiquent l'unanimisme intellectuel.

Ah, le consensus québécois !

Anonyme a dit…

Il existe une version sous-titée en français, la voici:

http://www.youtube.com/watch?v=PfsJ5pyScPs