Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
Le Canada se classe à l'avant-dernière place des pays de l'OCDE pour ce qui est de la croissance du PIB réel par habitant.
La dette nette est passée d’environ 700 milliards de dollars en 2015 à 1 365 milliards aujourd’hui. La dette fédérale est passée de 31 % à plus de 42 % du PIB.
Un mémo ultra secret de la GRC, qui a fait l'objet d'une fuite, prévient que le niveau de vie des jeunes Canadiens « se détériorera probablement encore au cours des cinq prochaines années » et que les Canadiens de moins de 35 ans « ne seront probablement jamais en mesure d'acheter un logement ». (Mars 2024, National Post)
Devant les turbulences économiques actuelles, et alors que la pénurie d'énergie force la province à renoncer à des projets de développement économique, la population québécoise se montre ainsi plus favorable que jamais à sevrer sa dépendance au gaz naturel américain en misant sur l'exploitation de ses propres ressources naturelles. C'est essentiellement ce qui ressort du sondage mené par la firme Synopsis du 13 au 16 février 2025, auprès de 1 000 Québécois.
Le sondage permet par ailleurs de poser les constats suivants :
64% des répondants estiment que s'ils avaient le choix, ils privilégieraient du gaz provenant du Québec plutôt qu'à l'étranger ;
77 % des Québécois perçoivent l'exploitation du gaz naturel québécois comme une opportunité pour réduire la dépendance aux importations américaines. Seulement 5% des répondants sont en désaccord.
59% des répondants considèrent que le modèle norvégien, où l'exploitation des ressources énergétiques finance la transition énergétique et les programmes sociaux, devrait être une source d'inspiration pour le Québec. À titre de comparaison, seulement 20% des répondants privilégient le modèle québécois actuel ;
Plus du deux tiers des Québécois appuient l'exploitation des réserves de gaz naturel pour permettre une transition énergétique progressive et pour contribuer à réduire l'utilisation d'énergies plus polluantes.
La ministre de l'Éducation française, Élisabeth Borne, a annoncé, au micro d’Europe 1 et CNews ce 20 mars, l’annulation d’une commande d’une version modernisée du conte « La Belle et la Bête » destinée aux élèves de CM2. Selon la ministre de l’Éducation, le livre n’est « pas adapté » aux enfants en l’absence « d’accompagnement pédagogique ».
Une version revisitée du conte « La Belle et la Bête », sollicitée par l’Éducation nationale, a finalement été décommandée par le ministère car jugée « pas adaptée » aux enfants, a expliqué Élisabeth Borne au micro d’Europe 1 et CNews, ce jeudi 20 mars. Cette commande publique de 800 000 livres illustrés, destinée aux élèves de CM2 (âgés habituellement de 10/11 ans), a été annulée à l’initiative de la directrice générale de l’enseignement scolaire,
La ministre de l’Éducation nationale indique également avoir refusé de préfacer l’ouvrage, estimant que la version du conte, ayant vocation à être lu « pendant l’été et en famille », n’est pas adaptée à des enfants de 10-11 ans « sans décodage » et « sans accompagnement pédagogique ». Face à Sonia Mabrouk, Élisabeth Borne a fait part de sa volonté de privilégier des contes « aux messages simples », sans ironie ni second degré.
« Une réécriture moderne »
Avant d’avoir été notamment adapté par Jean Cocteau en 1946 et par Walt Disney en 1991, le célèbre conte avait été déjà été revisité par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont au XVIIIe siècle. Dans la nouvelle version du dessinateur Jul, le père de la Belle, ivre, verre de vin et bouteille à la main, entonne par exemple Les Lacs du Connemara de Michel Sardou.
« C’est une réécriture moderne. On a un père de famille qui arrive d’Algérie, qui doit commettre des fraudes, qui se fait contrôler par les policiers » commente Élisabeth Borne. « Jul [le dessinateur] a beaucoup de talent, il manie l’ironie, le second degré. Mais sans accompagnement pédagogique, je pense que ça n’est pas adapté », a détaillé la ministre du gouvernement de François Bayrou.
Le livre illustre aussi des scènes mythiques de l'histoire : le père de
Belle arrivant sous la neige devant le château de la Bête, le Belle
fouillant la bibliothèque mais tombant sur la comédie musicale La La Land,
la Bête, représentée comme un monstre poilu noir aux longues dents et
aux yeux jaunes, surprenant le père en train de lui voler une rose. Franceinfo a partagé quelques images de l'ouvrage.
Des « prétextes fallacieux » selon Jul
De son côté, après cette annonce, l’illustrateur Jul, de son vrai nom Julien Berjeaut, dénonce des prétextes « fallacieux » et s’estime lésé par une telle « décision politique ». « Le "grand remplacement" des princesses blondes par des jeunes filles méditerranéennes serait-il la limite à ne pas franchir pour l’administration versaillaise du ministère ? », fustige le dessinateur, connu comme scénariste de Lucky Luke, qui se dit « estomaqué » face à cette « censure » « évidente et pharaonique ».
Lancé en 2017 par l’ancien ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, dans le cadre de l’opération « Un livre pour les vacances », en partenariat avec la maison d’édition des musées nationaux GrandPalais-RMN Éditions, l’ouvrage ne sera donc finalement pas proposé aux élèves de CM2.
Les chiffres des naissances pour l’année 2024 au Québec viennent d’être publiés, révélant un total de 77 400 naissances. Avec une population estimée à 9 056 044 habitants en juillet 2024, le taux de natalité s’établit à 8,55 ‰. Ce taux est calculé en divisant le nombre de naissances par la population totale, puis en multipliant le résultat par 1 000. Il s'agit de la valeur la plus basse jamais enregistrée au Québec, surpassant le précédent creux historique de 8,8 ‰ en 2023. Cette baisse continue souligne une tendance préoccupante du vieillissement démographique et du recul de la fécondité dans la province.
Le 18 mars, en une seule journée, pas moins de cinq juges médiocres ont ordonné l'annulation d'importantes mesures prises par le pouvoir exécutif.
Cinq juges fédéraux ont ordonné :
Elon Musk de réintégrer les employés de l'USAID ;
à Trump de divulguer quand/où les vols sont partis avec des terroristes ;
la réintégration des transgenres dans l'armée ;
le rétablissement des subventions du ministère de l'Éducation;
interdiction de l'EPA de mettre fin aux subventions.
On peut se demander si une république de juges n'est pas une contradiction dans les termes. C'est pourtant ce que les États-Unis sont en train de vivre à l'heure actuelle. Pour ceux qui pensent que la Cour Suprême censément conservatrice du juge en chef Roberts doit agir, ce même juge en chef a publié un communiqué de presse qui semble rabrouer M. Trump.
Mark Steyn a écrit un article sur le sujet cette semaine, dont nous vous proposons la traduction ci-dessous.
Il y a plus de quatre ans, Shannon Bream et moi-même avons discuté sur Fox du souhait du président de la Cour suprême des États-Unis d'éviter que la Cour suprême ne soit entraînée dans une « controverse ». J'ai fait remarquer à Shannon qu'à un certain moment, le désir d'éviter la controverse devient lui-même controversé. Nous avons aujourd'hui largement dépassé ce stade - au point que n'importe quel juge de district de Dead Moose Junction peut prétendre substituer sa propre politique étrangère à celle du président et usurper la conduite des relations privilégiées d'État à État :
L'administration n'a pas « refusé de se conformer » à une décision de
justice. L'ordonnance, qui ne reposait sur aucune base légale, a été
émise après que les étrangers terroristes du TdA [Tren de Aragua] eurent
déjà été expulsés du territoire américain. L'ordre écrit et les actions
de l'administration ne sont pas contradictoires. En outre, comme la
Cour suprême l'a clairement indiqué à plusieurs reprises, les tribunaux
fédéraux ne sont généralement pas compétents pour statuer sur la
conduite des affaires étrangères par le président, sur les pouvoirs que
lui confère la loi sur les ennemis étrangers (Alien Enemies Act) et sur
les pouvoirs fondamentaux que lui confère l'article II pour expulser les
terroristes étrangers du territoire américain et pour repousser une
invasion déclarée. Un seul juge dans une seule ville ne peut pas décider
des mouvements d'un avion transportant des terroristes étrangers qui
ont été physiquement expulsés du sol américain.
Ainsi, un « juge » peut ordonner que des terroristes étrangers soient ramenés dans le pays par avion pour y semer à nouveau la terreur. Et si le « juge » considère que ses pouvoirs s'étendent à l'espace aérien international, qui peut dire qu'ils ne vont pas bien au-delà ?
Site parodique : Juge fédéral ordonne que les astronautes soient renvoyés à la station spatiale.
Donald Trump doit signer jeudi 20 mars un décret visant à démanteler le ministère de l'Éducation, ont rapporté mercredi des médias américains, une décision attendue et fortement soutenue par les conservateurs. Objectif de longue date d'États républicains, cette décision s'inscrit par ailleurs dans la volonté affichée par l'administration Trump de tailler dans les dépenses publiques. Le décret demande à la ministre de l'Éducation Linda McMahon de «prendre toutes les mesures nécessaires pour faciliter» la fermeture de son ministère, selon Politico. Plusieurs programmes clés doivent être épargnés, tels que ceux qui fournissent des bourses aux étudiants et des fonds aux écoles à faibles revenus à travers le pays, ont rapporté de nombreux médias.
Donald Trump avait promis lors de sa campagne présidentielle qu'il se débarrasserait de ce ministère et qu'il transférerait ses attributions aux États, lesquels ont l'essentiel des compétences en la matière. Linda McMahon avait été nommée par Donald Trump avec pour mission, selon ses propres mots, de «se mettre elle-même au chômage». Première étape du démantèlement, le ministère avait annoncé le 11 mars le licenciement de près de la moitié de son personnel.
Créé en 1979 sous la présidence démocrate de Jimmy Carter, le ministère de l'Éducation ne peut pas être complètement démantelé sans l'adoption d'une loi nécessitant 60 votes au Sénat, où les républicains disposent actuellement de 53 sièges. L'État fédéral joue un rôle limité dans le financement et l'organisation de l'éducation aux États-Unis. Mais les subventions fédérales jouent un rôle important pour les écoles situées dans des zones défavorisées sur le plan économique et social, ainsi que pour les élèves ayant des troubles de l'apprentissage.
The Department of Education was founded in 1980. We spent 1 trillion dollars on education and test scores have been declining. pic.twitter.com/lZwvxkoKAd
Depuis la fondation du Ministère fédéral de l'Éducation en 1980, nous avons dépensé 1 billion de dollars (mille milliards) pour éduquer les élèves et les résultats scolaires ont baissé. Clairement nous faisons mal les choses. La meilleure éducation est proche des élèves : les parents, les écoles locales, les États fédérés savent mieux ce qui marchent, il n'y a pas de solution unique pour tous.
Le Canada a a un nouveau Premier ministre, Mark Carney.
Mark Carney a fait appel à sa fille adolescente Cleo, étudiante en première année à Harvard, pour le présenter lors de la récente convention libérale au cours de laquelle les membres du parti ont voté en faveur de sa nomination au poste de Premier ministre. Mais Cleo n'est pas la seule fille de Carney. M. Carney et sa femme Diana Fox ont quatre filles, dont l'aînée, âgée de 24 ans, est une écrivaine prolifique et une militante transgenre.
Cette fille qui se fait désormais appeler Sasha (ci-contre) est diplômée avec mention de l'université Yale en anglais et en études de genre. Elle demande à ce qu'on utilise les pronoms «iels» (they/them) pour parler d'elle, selon le Daily Mail. Ses parents l'avaient précédemment prénommée Sophia.
Sasha Carney, qui travaille actuellement comme rédactrice et critique indépendante à Brooklyn, dans l'État de New York, a déjà parlé de ses problèmes de santé mentale en ligne.
Dans une publication sur Facebook datant de mars 2020, Sasha se plaignait du fait que Yale maintenait une échelle de notation de A (excellent) à F (échec) malgré le fait que le COVID-19 soit une « crise mondiale ».
Sasha a déclaré : « Je suis une étudiante internationale souffrant de troubles mentaux » et craint que sa santé mentale ne se « détériore » si elle restait bloquée à l'intérieur plus longtemps.
La fille de Mark Carney, Sasha, a déjà soutenu le candidat de gauche radicale Bernie Sanders lors des élections américaines de 2020 et a déjà fait campagne pour les droits des personnes incarcérées.
En 2019, elle a publié un message sur Facebook en déclarant que « Yale est une institution qui a promu et légitimé l’eugénisme, la guerre mondiale, les politiques génocidaires, l’État carcéral racialisé et l’hyper-privilège des voix blanches dans le monde universitaire. Face à cela, il est crucial que nous investissions du temps, de l’énergie, de la pensée, des ressources et de l’amour dans les études sur l’ethnicité, la race et la migration, qui regardent le monde, et Yale elle-même, à travers une lentille antiraciste et anticoloniale critique. »
Dans le magazine alternatif Authenticity, Sasha Carney a écrit en avril 2020 un article intitulé Mumsnet, and Transmasculine Childhood (Mumsnet et enfance transmasculine). Dans cet article, Sasha raconte comment elle s'est sentie confuse quant à son genre à l'adolescence et comment elle a été soignée à la controversée clinique Tavistock, à Londres, en Angleterre.
La famille Carney a déménagé d'Ottawa (Canada) à Londres en 2013 pour que Mark Carney puisse devenir gouverneur de la Banque d'Angleterre.
Les archives montrent qu'elle est retournée en Amérique du Nord pour étudier à l'université Yale en 2017.
Sasha décrit comment l'une de ses amies a essayé de déjouer le système afin d'obtenir une « chirurgie du haut » - une mastectomie à double incision destinée à « masculiniser » les jeunes femmes qui se sentent confuses sur le plan du genre.
« J'ai vu mon amie, après un an de rendez-vous hebdomadaires où elle essayait désespérément d'obtenir un diagnostic officiel de dysphorie de genre, se voir refuser le diagnostic, et avec lui tout espoir de chirurgie du haut parce qu'elle portait parfois des jupes ».
Sasha indique également qu'elle a suivi une thérapie dans la tristement célèbre clinique Tavistock.
« J'ai ressenti une forte poussée de jalousie chaque fois que j'entrais dans la clinique Tavistock pour une thérapie et que je voyais les patients tourner à gauche, vers les espaces médicaux dans lesquels je ne me sentais pas assez « trans » pour entrer.
La clinique Tavistock a finalement été fermée après des années de controverses concernant ses méthodes de traitement, qui, selon les critiques, s'apparentaient à des expériences médicales sur des enfants.
Lundi 17 mars, à l’occasion de la Saint-Patrick, Conor McGregor (ci-dessous) a rencontré Donald Trump à la Maison-Blanche. Le fervent soutien du républicain a été invité à prendre la parole. La star du MMA a ainsi alerté sur les dangers de l’immigration clandestine, en prenant l’exemple de l’Irlande, rapporte le Journal du Dimanche.
Le sportif, qui a grandi à Dublin, a évoqué « les problèmes auxquels le peuple irlandais est confronté », estimant que son pays « est sur le point de perdre son identité ». Il a pointé du doigt les « extorsions de l’immigration illégale », qui causent « des ravages » en Irlande.
« L’Irlande et l’Amérique sont des pays frères et sœurs »
Conor McGregor n’a pas hésité à critiquer le Premier ministre irlandais Micheál Martin, qui est « une véritable parodie », selon lui. En revanche, l’éthique de travail de Donald Trump est « inspirante ». Le sportif a ainsi appelé à renforcer les relations entre les deux pays, jugeant que « l’Irlande et l’Amérique sont des pays frères et sœurs ».
Premiers jours de Trump II : Immigration et révisions stratégiques
« Nous considérons l’Amérique comme notre grand frère. Il est donc important que l’Irlande prospère pour que les 40 millions d’Américains d’origine irlandaise aient un endroit à visiter », a défendu celui qui est surnommé The Notorious.
Pierre Vermeren dénonce le pouvoir d'intimidation du Collège de France et du controversé Patrick Boucheron dans cette censure préalable au début de la vidéo ci-dessous:
Pierre Vermeren y déclare aussi avoir reçu en 24 heures dix propositions de publication de cet ouvrage par plusieurs maisons parmi lesquelless les plus grands noms de l'édition.
Billet du 10 mars
Selon Libération et Le Nouvel Obs, deux organes de presse très à gauche, les Presses Universitaires de France (PUF) ont décidé de suspendre la sortie de Face à l’obscurantisme woke, un ouvrage collectif dirigé par Emmanuelle Hénin, Xavier-Laurent Salvador et Pierre Vermeren. « Face à l’obscurantisme woke » devait sortir en avril. Ce livre dénonçait l’influence des « idéologies décoloniales, des théories de la race et du genre » dans la recherche académique. Cependant, la maison d’édition a jugé que son contenu s’alignait trop avec l’« offensive obscurantiste » menée par Donald Trump contre la science aux États-Unis.
« En Amérique du Nord et en Europe, nous assistons à un assaut inédit contre le statut de la vérité et de la science »,
pouvait-on lire dans l’argumentaire commercial. Le texte avait été
édité, maquetté, la jaquette avait été choisie, la sortie était annoncée
sur le site des PUF et sur les réseaux sociaux. Et patatras : vendredi,
au terme d’une journée de conciliabule paniqué, la direction a décidé
de « suspendre » la sortie du livre – en clair, de l’enterrer.
Plusieurs scientifiques et institutions académiques françaises, dont le CNRS et l’Académie des sciences, se sont mobilisés contre cette tendance, défendant les « libertés académiques ». La présence de contributeurs liés à l’Observatoire de l’éthique universitaire, un collectif associé à la droite, aurait également pesé dans la décision des PUF.
Le livre était dirigé par les universitaires Emmanuelle Hénin, Xavier-Laurent Salvador et Pierre Vermeren, les trois principaux animateurs de l'Observatoire du Décolonialisme, créé en 2021.
Ce même trio avait organisé en janvier 2022, avec le soutien de Jean-Michel Blanquer alors ministre de l’Éducation nationale, un colloque à la Sorbonne intitulé « Après la déconstruction ». Signé avec les PUF il y a deux ans, « Face à l'obscurantisme woke » se voulait un approfondissement de ce thème, livre commandé par l'éditeur selon Pierre Vermeren.
Mais rien ne s'est passé comme prévu. Car, entre-temps, l'Observatoire du Décolonialisme a conclu un partenariat avec Pierre-Edouard Stérin, l'homme d'affaires français qui a entrepris de muscler financièrement et intellectuellement la droite française, en particulier à travers son programme Périclès. Un rapprochement qui a suscité une scission chez les anti-wokes. Début février, Nathalie Heinich annonçait sa démission : « La récente entrée dans le jeu du projet Périclès modifie la donne en associant l'observatoire, sans que nous l'ayons approuvé, à un programme très marqué à droite, illibéral et anti-laïque : ce pour quoi j'ai demandé que nous mettions fin à ce financement. » Déjà soumis à la pression d'auteurs de gauche de la maison depuis quelque temps, les PUF hésitaient.
C'est de façon tout à fait inattendue que les choses se sont accélérées vendredi. Dans l'amphithéâtre Halbwachs du Collège de France se tenait la conférence de presse de Stand Up for Science, du nom du mouvement de scientifiques américains de gauche qui tentent de s'opposer aux prétendues « violentes attaques », selon le Nouvel Obs, menées par l'administration Trump contre la recherche américaine. Les sciences « dures », en particulier la climatologie, cible privilégiée des licenciements pilotés par Elon Musk, étaient bien sûr au premier rang. Mais les sciences sociales ne sont pas épargnées et le controversé historien Patrick Boucheron, connu pour ses saillies anti-roman national, est intervenu pour souligner leur rôle et l'importance de les défendre. Et là, au détour de son raisonnement, il a exprimé son étonnement de voir les PUF publier un tel ouvrage dans un moment pareil. « Quel sens du timing ! », a-t-il ironisé. Selon l'interprétation du Nouvel Obs, « Rapidement avertie de cette saillie, la direction des PUF a alors définitivement compris qu'elle s'était embarquée dans une mauvaise affaire, où elle n'aurait que des coups à prendre. Comment justifier que, au moment où la France se propose (du moins officiellement) d'accueillir les chercheurs américains licenciés chez eux, l'éditeur historique des universitaires français publie un livre qui valide les thèses du licencieur en chef ? Comment ne pas donner l'impression que l'on sert la soupe à une pensée politique qui est ni plus ni moins en train de faire un coup d'Etat outre-Atlantique ? Bref, comment ne pas tomber sous le coup d'une accusation en trumpisation accélérée, voire empressée ? »
Voici le communiqué pudique publié ce lundi midi : « Dans le contexte politique national et international actuel et après l'officialisation du financement par l'institut Périclès (Pierre-Edouard Stérin) de l'Observatoire de l'Ehique universitaire courant février 2025, dont un certain nombre d'auteurs font partie, les Presses Universitaires de France ont décidé de suspendre la publication du livre prévu sous le titre "Face à l'obscurantisme woke", dirigé par Emmanuelle Hénin, Xavier-Laurent Salvador et Pierre Vermeren. Nous estimons que les conditions nécessaires à un accueil serein de ce livre collectif ne sont plus réunies aujourd'hui, le projet de cet ouvrage ayant été conçu il y a deux ans dans un contexte bien différent. »
Présentation de l'ouvrage par l'éditeur (avant sa suspension)
Réflexions pluridisciplinaires sur la progression d'idéologies religieuses, politiques et marchandes dans les milieux scientifiques. En analysant les conséquences du wokisme sur les sciences, les contributeurs montrent comment une telle idéologie favorise le délitement de la vérité et de la rationalité.
Il y a de nombreux signes qui montrent que le divertissement chrétien a le vent en poupe.
La série « The Chosen » (L'Élu ou les Élus) a été regardée par environ 280 millions de personnes dans le monde. « Marie », sur la mère de Jésus, est devenu le troisième film le plus regardé au monde sur Netflix après sa sortie en décembre. Aujourd'hui, « House of David » est la huitième série la plus populaire sur les services de diffusion en continu aux États-Unis. De nouvelles émissions et de nouveaux films religieux sont prévus : sept titres à caractère religieux ont reçu le feu vert des diffuseurs en 2024, contre un seul en 2021. D'autres seront commandés cette année. Les catalogues des diffuseurs sont également devenus plus pieux : en janvier, ils ont accueilli 487 films religieux, soit plus du double de ce qu'ils avaient en 2022.
L'immense popularité de « The Chosen », dont le succès était si improbable qu'il a été financé par souscription avant sa sortie en 2019, a contribué à convertir Hollywood en démontrant les mérites des contenus religieux.
(La cinquième saison de la série sera diffusée dans les cinémas américains à partir du 28 mars, avant de passer sur Prime Video en juin).
Le climat social plus large de l'Amérique convient également aux films chrétiens.J.D. Vance, le vice-président américain, a récemment invoqué Thomas d'Aquin, un théologien italien, en parlant de la politique d'immigration ; Donald Trump a fait la promotion d'une Bible « Dieu bénisse les États-Unis d'Amérique » ; et des écrivains populaires tels que Jordan Peterson vendent des livres à succès sur la foi..
Cependant, certains réalisateurs affirment que c'est moins parce qu'Hollywood a vu la Lumière que parce que le monde d'aujourd'hui est très sombre.
Au cours des dernières années, les gens se sont sentis « désorientés », explique Kelly Merryman Hoogstraten, directrice du Wonder Project, un studio indépendant qui a réalisé « House of David ». Aujourd'hui, les gens veulent regarder des films qui « restaurent la foi », qui, selon elle, dépasse largement le cadre de Dieu.
Le studio décrit sa mission comme n'étant pas de faire de la télévision chrétienne, mais de « restaurer la foi dans des choses qui valent la peine d'être crues ».
Dans un marché des diffuseurs en ligne saturé, ces films et émissions se sont révélés très rentables. Les émissions religieuses se sont révélées rentables pour plusieurs raisons. La première est qu'elles sont relativement bon marché et simples à réaliser. L'histoire de Jésus ne nécessite pas beaucoup d'effets spéciaux ; elle n'a pas non plus besoin de grandes célébrités (en tant que fondateur de la plus grande religion du monde, Jésus offre une reconnaissance de nom suffisante). Ils peuvent également s'appuyer sur un large public - quelque 2,4
milliards de personnes dans le monde s'identifient comme chrétiennes.
Tous ces films et émissions ne proposent pas d'histoires bibliques. Certains se contentent de diffuser ce que l'on appelle des « valeurs chrétiennes » ; en d'autres termes, ils présentent peu de sexe et de violence, mais beaucoup de sentiments chaleureux. C'est le genre de programmes auxquels « on pourrait emmener sa grand-mère », déclare Alice Thorpe, du cabinet d'études Ampere Analysis.
Cependant, il n'est pas tout à fait exact que ces films ne contiennent rien de mauvais : Goliath contesterait l'idée que les histoires chrétiennes sont non violentes, et Marie-Madeleine, qui apparaît dans « The Chosen », est largement considérée comme ayant eu des moments « carré blanc ». Mais dans ces feuilletons et films, ces scènes sont atténuées et, comme dans certains romans policiers, contenues dans une structure rassurante, où le bien finit par triompher et les méchants par être vaincus (si ce n'est dans le feuilleton, dans ce que les téléspectateurs connaissent comme la suite hors-écran, à savoir l'Enfer).
Il est facile de comprendre pourquoi les diffuseurs de séries télévisées choisissent de s'écarter des textes classiques : l'adaptation des histoires bibliques peut s'avérer délicate. Le récit biblique n'est pas très scénarisé et certains passages dans l'Ancien Testament peuvent sembler étranger.
Selon Lena-Sofia Tiemeyer, professeur à l'école de théologie ALT en Suède, la Bible a tendance à être bonne « sur le plan de l'intrigue », mais elle est « plutôt faible question dialogues ».
C'est pourquoi les émissions et les films chrétiens adoptent des approches différentes à l'égard de leur matériau de base. Certains l'utilisent simplement comme point de départ ; d'autres écrivent des scénarios qui ressemblent davantage aux Écritures. De nombreuses répliques de « House of David » sont directement tirées de la Bible. Mais la série est susceptible d'omettre d'autres parties de cette histoire, comme le moment où David, courtisant une femme, « tua deux cents Philistins », puis « ramena leurs prépuces » et les donna au roi (I Samuel 18).
Des mystères médiévaux (un genre théâtral) aux films, y compris « Quo Vadis “ (une épopée religieuse de 1951) et ” La Passion du Christ » (2004) de Mel Gibson, les chrétiens ont toujours exploité les textes sacrés pour se divertir et s'instruire, avec plus ou moins de succès critique. Le New York Times a décrit « Quo Vadis » comme un mélange « d'excitation visuelle et d'ennui verbal ». La « Passion » de M. Gibson était si sanglante qu'elle a été résumée comme « un long métrage sadomaso de deux heures et six minutes ».
Les critiques de films plus récents ont été tout aussi peu chrétiennes. Un critique a qualifié « Mary » de « pire navet que j'aie vu de toute l'année », et « House of David » a été décrit comme « lourd et bon marché, sans humour et ennuyeux ». Ces critiques ne semblent pas changer grand-chose. La critique de « Quo Vadis » a conclu avec morosité que le film était tellement nul qu'il serait « probablement un grand succès ». Il devint le film le plus rentable de l'année. Les chiffres d'audience des films « The Chosen » et « House of David » continuent de grimper, quoi qu'en disent les critiques. Dans le divertissement, comme dans l'histoire, un peu de persécution semble ne faire qu'approfondir la ferveur chrétienne.