lundi 8 mai 2023

Recension de « Canada maximum, vers un pays de 100 millions »

Il y a 5 ans, Guillaume Marois fit ce compte rendu de lecture du livre « Maximum Canada », écrit par l’un des promoteurs du Century Initiative. À l’époque, ce n’était pas encore dans les plans du gouvernement. Ce n’était encore qu’une idée promue par un lobby peu connu. L’un des arguments avancés par l’auteur pour avoir une population de 100 millions d’habitants est que ça nous permettrait de profiter de promotions à l’épicerie… Traduction de cette recension parue en anglais à l’époque dans
Canadian Studies in Population.

Le livre du chroniqueur du Globe and Mail Doug Saunders, Maximum Canada, propose d’encourager une augmentation substantielle de la population du Canada. En effet, selon l’auteur, la population actuelle du Canada, environ 35 millions d’habitants, n’est pas suffisante, et les politiques d’immigration d’immigration et de fécondité devraient viser à augmenter fortement la taille de la population à 100 millions d’habitants d’ici 2100, afin d’améliorer les conditions de vie générales de la population et d’avoir plus de possibilités de faire face aux conséquences du vieillissement de la population. En d’autres termes, selon l’auteur, la taille de la population d’un pays est importante. La lecture de ce livre m’a laissé des impressions mitigées, car il comporte plusieurs parties très intéressantes, mais aussi de nombreuses lacunes qui, une fois résumées, ne parviennent pas à ne parviennent pas à convaincre le lecteur qu’une augmentation de la taille de la population améliorerait réellement la vie quotidienne du citoyen canadien moyen. 

Les deux premières parties du livre sont les plus intéressantes. À travers un survol rigoureux et concis de l’histoire du Canada depuis la conquête britannique de 1760, l’auteur présente un résumé du débat autour de deux visions géopolitiques du Canada. Pendant la majeure partie de son histoire et jusqu’à la fin du jusqu’à la fin du XIXe siècle, une vision minimaliste a influencé la plupart des politiques gouvernementales. Le Canada a alors le rôle d’une colonie, avec une économie orientée vers la fourniture de ressources à l’Angleterre, et l’immigration est limitée afin de garantir que le profil de la population du Canada reste blanc, britannique, loyaliste et rural, et rurale. Ainsi, l’esprit d’entreprise et l’éducation ne sont pas encouragés, les échanges avec les autres pays sont limités par des taxes et des redevances et l’émigration vers les États-Unis était importante. Par conséquent, la croissance globale de la population était faible. [C’est discutable : la population du Canada est estimée à 70 000 en 1760 et

samedi 6 mai 2023

Liberté des médias — Après l'interdiction de RT, le CRTC songerait à interdire Fox News

Le CRTC a lancé une consultation publique sur l’opportunité de bannir Fox News des ondes canadiennes à la suite d’une plainte qui prétend que des commentaires incendiaires à l’égard des personnes LGBTQ2SAI+ ont été diffusés sur le réseau d’information américain. 
 
Le CRTC avait déjà interdit la diffusion de Russia Today et de RT France l’année passée. En 2013, les partisans de Sun News Network ont reproché au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) de ne pas lui accorder le même accès qu’à ses concurrents CBC et CTV, ce qui a entraîné sa fermeture.

L’organisme de réglementation de la radiodiffusion a publié l’avis sur son site web mercredi, indiquant qu’il accepte les commentaires des parties intéressées et du public jusqu’au 2 juin.
 
La consultation publique, qui a débuté au début du mois, a été déclenchée par une lettre ouverte du lobby militant Egale Canada.
Une enfant pleure dans le bus qui l’emmène de l’école chrétienne Covenant, à la suite de la fusillade par une transgenre

« Les Canadiens méritent de savoir que les nouvelles diffusées sur les ondes canadiennes sont fiables et objectives, et les groupes marginalisés doivent être protégés contre la propagande malveillante », a écrit la directrice générale du groupe, Helen Kennedy.

Mme Kennedy a notamment accusé l’ancien animateur de grande écoute Tucker Carlson de provoquer « la haine et la violence » contre les personnes transgenres en faisant des « affirmations fausses et horribles » dans un segment qui comprenait également le nom et le logo d’Égale.

« Le mouvement transgenre s’en prend aux chrétiens, y compris avec violence », a déclaré M. Carlson dans une séquence diffusée en mars à la suite d’une fusillade dans une école chrétienne de Nashville par une activiste transgenre qui se disait homme.

« Egale a fait l’expérience directe de la haine générée par une seule séquence diffusée sur Fox News au Canada », a écrit M. Kennedy. « Cette émission est en violation flagrante des normes de radiodiffusion canadiennes [qui visiblement n’admettraient qu’un seul son de cloche] et n’a pas sa place sur les réseaux de radiodiffusion canadiens.

Dans sa lettre, M. Kennedy demande instamment au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) d’organiser des consultations publiques sur l’interdiction de Fox News sur les réseaux câblés canadiens en raison de son contenu “abusif”. Le CRTC réglemente la télévision, la radio et les autres télécommunications dans le pays.

“Nous demandons au CRTC d’entamer des consultations publiques sur le retrait de Fox News de la liste des programmes non canadiens autorisés à être distribués au Canada”, a déclaré M. Kennedy.

Depuis l’ouverture des consultations publiques le 3 mai, plus de 160 Canadiens ont soumis des commentaires, certains défendant Fox News et d’autres soutenant la demande de M. Kennedy d’interdire la chaîne.

“Pourquoi voudrions-nous qu’un radiodiffuseur propage des mensonges et porte atteinte à notre démocratie comme il l’a fait aux États-Unis ?

“Éliminer les sources d’information contenant des pensées alternatives à votre agenda personnel est antidémocratique et va à l’encontre de la liberté d’expression”, a déclaré un autre.

“En tant que personne qui s’identifie comme LGBTQ2SI, je crois fermement que les Canadiens sont capables de décider eux-mêmes des chaînes câblées qu’ils veulent ou ne veulent pas, et que les Canadiens sont capables de discerner l’opinion de la réalité sans que des options soient supprimées en leur nom”, a déclaré une personne du Nouveau-Brunswick.

 Les dirigeants de CBS ont interdit le mot “transgenre” dans les reportages sur la tireuse de Nashville
 
 
 
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Au rythme actuel sous Trudeau et Legault : 12 millions d'habitants à Montréal et 5 à Québec en 2100


L’Initiative du siècle prône un Canada de 100 millions d’habitants en 2100. La croissance ne se ferait que par l’immigration, très majoritairement de pays non européens. L’Europe étant elle-même en décroissance démographique. Les cibles migratoires annuelles pour atteindre ce 100 millions sont actuellement respectées et même dépassées. Voir
Canada — Faire passer l’immigration de 300 000 personnes par an à un million  et Population du Canada : croissance record de 1 050 110 personnes enregistrée en 2022 (m à j Québec)

L’Initiative du siècle a estimé la taille que pourraient avoir les grandes villes du Canada en 2100 si la population du pays était de 100 millions de Canadiens.

 

Selon ces estimations, la région de Montréal compterait alors 12,2 millions d’habitants, ce qui est trois fois plus que sa population actuelle, et Québec, 4,8 millions d’habitants.
 


La taille future des autres agglomérations du Québec n’a toutefois pas été évaluée par l’Initiative du siècle.
 
 Extrapolations

À la demande du Journal, l’urbaniste Richard Bergeron a accepté d’extrapoler les données pour les villes de Gatineau, Sherbrooke, Trois-Rivières et Saguenay.

Toutes ces extrapolations tiennent compte du fait que le Québec conserverait son poids actuel au sein du Canada.
 

 
Sources : Institut de la statistique du Québec et calculs de Richard Bergeron

Dans le cas de Montréal et de Québec, Richard Bergeron a poussé son extrapolation plus loin en imaginant pour chacune des villes deux scénarios de croissance.

Dans son premier scénario, l’urbaniste a envisagé que les villes de 2100 se seraient développées avec une forte densité urbaine.

Dans son second scénario, M. Bergeron a plutôt tenu compte d’une faible densité urbaine, c’est-à-dire ce qui ressemble à ce que l’on connaît au Québec aujourd’hui, avec des banlieues étendues.
Un scénario catastrophe

Or, lorsque l’on regarde ses projections avec une faible densité urbaine, le résultat est complètement sidérant.

Autant à Montréal qu’à Québec, les banlieues deviendraient d’immenses territoires tentaculaires.

Les plus riches terres agricoles du Québec, celles de la vallée du Saint-Laurent, disparaîtraient, envahies par des bungalows à perte de vue, ce qui serait une véritable « catastrophe », selon Richard Bergeron.
 
Source : Journal de Québec

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L’économiste Pierre Fortin : non, le Québec n’a pas besoin de 80 000 immigrants par an

L’Initiative du siècle a convaincu Ottawa de faire du Canada un pays de 100 millions d’habitants d’ici la fin du siècle. Déjà, les seuils d’immigration fédéraux sont ajustés dans cette perspective. « Ce scénario entraînera soit la noyade linguistique et démographique du Québec, soit sa marginalisation politique. »

Immigration — Manque d’espace dans les écoles, 1400 classes modulaires à travers le Québec 

Coïncidence — Immigration : Le Québec fracasse un record, loyers records à Montréal, pénurie et surcharge de travail à l’école

Emballement démographique : pour le dernier trimestre 2022, 39 173 immigrants au Québec, plus de décès que de naissances 

« Trop et trop vite » : des économistes mettent en garde contre la politique d’immigration libérale « pro-affaires »

L’immigration, le remède imaginaire (Québec, 2011)

Institut Fraser : L’immigration massive nuit au bien-être des Canadiens en général ; les politiques d’immigration doivent être revues (étude de 264 pages, 2011)

L’économiste Pierre Fortin critique la politique d’immigration actuelle  (2022)

Et si la diversité diminuait la confiance ?

Les immigrés coûtent de plus en plus cher au Canada : ils coûtent plus de 16 [jusqu’à 23] milliards de dollars par an aux contribuables [2012]

« Trop de diversité sape les fondements de la solidarité » 

Étude — Baisse de « solidarité » corrélée à l’augmentation du nombre d’étrangers

Révisionnisme et désinformation — Trudeau réécrit l’histoire de sa politique vaccinale

Le détournement cognitif ou décervelage est une forme d’abus psychologique destinée à manipuler une personne en parasitant délibérément ses perceptions, ses souvenirs et ses jugements. Dans certains cas, la victime peut même être amenée à douter de sa santé mentale.

Cette technique, qui exige une effronterie stupéfiante doublée d’un formidable jeu d’acteur, est généralement employée par des manipulateurs, voire des pervers narcissiques, pour embrouiller l’esprit de la victime et ainsi instaurer une nouvelle réalité.  
 

Enfumage et intox

Pour Nathalie Elgraby du Journal de Montréal, il faut remercier Justin Trudeau de nous avoir récemment offert un exemple magistral de cette technique d’enfumage et d’intoxication.
 
Lors d’un événement tenu à l’Université d’Ottawa, Trudeau a déclaré sans sourciller que « tout en n’obligeant personne à se faire vacciner, j’ai choisi de m’assurer que tous les incitatifs et toutes les protections étaient là pour encourager les Canadiens à se faire vacciner ». 

Prétendre qu’Ottawa n’a « obligé » personne à se faire vacciner est une réécriture éhontée de l’histoire. Alors, soit le Premier ministre souffre d’amnésie, soit il tente d’enfumer les Canadiens.  

1:09/3 h 4
Trudeau, alias la Science et la Nuance : « on va s’en sortir par la vaccination […] mais il y a des gens farouchement opposés à la vaccination. Ils ne croient pas à la science, ils sont souvent misogynes, racistes aussi. Est-ce qu’on tolère ces gens-là ? […] On est dans une 4e vague qui est presque entièrement des gens non vaccinés ». [Quasiment tout est faux dans cet énoncé.]
 
Certes, la vaccination n’a pas été imposée manu militari. Mais les « incitatifs » auxquels fait référence le Premier ministre étaient en réalité des menaces gravissimes faisant office de mesures coercitives.  

En l’occurrence, il a menacé de licenciement tout fonctionnaire fédéral non doublement vacciné, ainsi que tout employé de la GRC, des sociétés d’État, des Forces armées canadiennes et des secteurs du transport aérien, ferroviaire et maritime. Il est même allé jusqu’à priver ceux qui refusaient le vaccin, les non-vaccinés d’assurance-emploi. Sans oublier que la vaccination était obligatoire pour monter dans un avion, un train ou un bateau.

Extorsion

Quoi qu’en dise Trudeau, menacer les individus d’une mort sociale ou économique faute d’obéissance à sa politique vaccinale, c’est exiger la vaccination. C’est de l’extorsion de consentement.  

Trudeau aurait pu simplement défendre honnêtement sa politique. Il a plutôt choisi de décerveler sa population. 

Voilà qui est très révélateur de sa véritable personnalité ! 

Source

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Trudeau : « est-ce qu’on tolère les gens » farouchement opposés à se faire vaccinés anti-Covid ?

Orwell dans l’Allemagne de 2022 : L’obligation aboutit au volontariat. Le ministre allemand de la Santé, Karl Lauterbach : « Personne ne se fait vacciner contre son gré. Même l’obligation vaccinale a pour résultat que l’on finit par se faire vacciner volontairement. » (vidéo en allemand, sous-titrée en français, Rumble donc censurée dans la France de Macron)

vendredi 5 mai 2023

Étude danoise — Le cannabis causerait ¼ des nouveaux cas de schizophrénie chez les jeunes hommes

Une nouvelle étude réalisée au Danemark présente les résultats les plus inquiétants à ce jour concernant le lien entre le cannabis et la schizophrénie.

Selon des chercheurs danois, le cannabis est désormais à l’origine d’un cas sur quatre de schizophrénie nouvellement diagnostiquée chez les jeunes hommes.

D’après leur analyse, le cannabis est désormais de loin le facteur de risque non génétique le plus important pour la schizophrénie, une maladie mentale dévastatrice.

Les symptômes les plus connus de la schizophrénie sont la paranoïa et les hallucinations, mais la maladie nuit également à la motivation et réduit même l’intelligence globale. En outre, les personnes atteintes de schizophrénie courent un risque élevé de commettre des actes de violence.

La nouvelle étude suggère que les États-Unis, où la consommation de cannabis est beaucoup plus élevée qu’au Danemark, pourraient déjà connaître une augmentation du nombre de cas de schizophrénie. Mais comme les États-Unis n’essaient même pas de comptabiliser les nouveaux diagnostics de schizophrénie, il est pratiquement impossible d’en être certain.
 
Selon les chercheurs, le lien entre la consommation problématique de cannabis et la maladie s’est considérablement renforcé au cours des 50 dernières années. Au cours de la même période, le cannabis est devenu beaucoup plus puissant, avec des niveaux beaucoup plus élevés de THC — la substance chimique responsable de ses effets psychoactifs.

Les chercheurs ont pu suivre ces changements grâce au système national de soins de santé du Danemark, qui leur a permis de voir tous les nouveaux diagnostics de schizophrénie et de troubles liés à l’usage du cannabis — ou dépendance à la marijuana. Ils ont examiné le nombre de personnes souffrant de ce trouble qui ont ensuite été diagnostiquées schizophrènes. Ils ont ensuite pris en compte d’autres facteurs connus pour être à l’origine de la schizophrénie, tels que les antécédents familiaux de maladie mentale.

L’étude était de grande envergure, puisqu’elle portait sur les dossiers médicaux de près de 7 millions de personnes, soit l’ensemble de la population danoise âgée de 16 à 49 ans en 2012.

(La courbe rouge ci-dessous correspond au facteur de risque de schizophrénie associé au cannabis dans la population mâle. En 1972, à peine 2 % des nouveaux cas de schizophrénie chez les hommes étaient attribuables à une forte consommation de cannabis. En 2022, c’est le cas d’environ 20 % d’entre eux).
 
 

Tendances de la proportion de schizophrénie attribuable aux troubles liés à la consommation de cannabis au Danemark entre 1972 et 2021, par sexe. VA % = variation annuelle en pourcentage, VAM % = variation annuelle moyenne en pourcentage de 1971 à 2021 VA%=VAM % indique qu’aucun point de jonction n’a été identifié à l’aide du critère d’information bayésien.

Ils ont constaté que les troubles liés à la consommation de cannabis constituaient un signal extrêmement puissant pour un diagnostic de schizophrénie à venir ; une personne présentant ces troubles avait un risque 30 fois plus élevé d’être diagnostiquée plus tard comme schizophrène.

Une grande partie de ce risque accru pourrait s’expliquer par d’autres facteurs, tels que les antécédents familiaux de maladie mentale, qui sont également plus élevés chez les personnes souffrant de troubles liés à la consommation de cannabis. Cependant, même après avoir pris en compte tous ces facteurs, les chercheurs ont constaté que la dépendance au cannabis était associée à un risque 2,3 fois plus élevé de développer une schizophrénie.

C’est chez les jeunes hommes que la dépendance au cannabis est la plus dangereuse. Les hommes de 20 ans et moins avaient près de quatre fois plus de risques de développer une schizophrénie s’ils étaient de grands consommateurs.

Dans l’ensemble, les chercheurs ont constaté qu’environ 15 % des cas de schizophrénie diagnostiqués chez les hommes en 2021 résultaient d’une dépendance au cannabis. Chez les jeunes hommes, ce pourcentage était encore plus élevé.

Les femmes présentaient également un risque accru de nouveaux diagnostics de schizophrénie après une forte consommation de cannabis, bien que ce risque soit plus faible. Cette différence peut refléter une différence entre les cerveaux des femmes et des hommes, ou le fait que les hommes consomment plus de cannabis que les femmes, même au sein du groupe des consommateurs diagnostiqués comme dépendants.

Malheureusement, le problème des maladies mentales liées au cannabis risque d’empirer avant de s’améliorer, car de plus en plus de personnes consomment cette drogue de manière intensive et dangereuse.

Dans les années 1970, les variétés de cannabis standard contenaient généralement environ 2 % de THC. Aujourd’hui, l’herbe de cannabis contient généralement 20 % de THC, et des extraits de THC fumables presque purs sont largement disponibles. Le THC peut également être vapoté ou ingéré sous forme comestible, une méthode d’utilisation qui augmente encore sa puissance.

Par conséquent, les consommateurs de cannabis consomment couramment beaucoup plus de THC qu’il y a une génération, ce qui se traduit par des sensations fortes plus intenses et plus durables et par un risque accru de dépendance.

En 1990, seul un homme sur 1 000 au Danemark était diagnostiqué comme souffrant d’un trouble lié à la consommation de cannabis. Aujourd’hui, ce taux est de 1 sur 40.

Source

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Cannabis — la consommation depuis la légalisation est passée de 14 % à 20 % de 2018 à 2021

Aux États-Unis, la crise des opiacés prend des proportions catastrophiques 

Les surdoses de fentanyl, première cause de décès chez les adultes américains âgés de 18 à 45 ans

États-Unis — Décès d’adolescents par surdose de fentanyl ont triplé de 2019 à 2021 

Les surdoses de fentanyl, première cause de décès chez les adultes américains âgés de 18 à 45 ans

Québec — La légalisation du cannabis n’a pas entamé les bénéfices du crime organisé 

Alberta — Épidémie de syphilis parmi sans-abri, drogués, homos et bisexuels et Amérindiens 

La Russie sanctionne Twitter pour manque de filtrage des contenus pédopornographiques ou faisant l’apologie de drogues ou du suicide 

Espérance de vie baisse chez les hommes en Ontario, en Colombie-Britannique et chez les blancs aux États-Unis (pré-Covid, opioïdes en cause) 

Canada — la légalisation du cannabis a accru le nombre de consommateurs (2019)

Arrêter le cannabis et la mémoire revient 

Les enseignants du Colorado inquiets au sujet du cannabis dans les écoles publiques

« Je suis blanche » : une universitaire s'excuse d'avoir prétendu à tort toute sa vie qu'elle était amérindienne

La controverse autour de l’anthropologue Elizabeth Hoover a suscité des appels à la démission et des inquiétudes parmi ses étudiants et les universitaires amérindiens quant à l’intégrité académique de l’université de Berkeley en Californie.

Un des portails de Berkeley


Après l’embauche d’Elizabeth Hoover en tant que professeur associé à l’UC Berkeley en 2020, l’anthropologue a été mentionnée dans les médias du campus comme l’un des chercheurs amérindiens qui pourraient contribuer à faire du campus un lieu plus accueillant pour l’apprentissage et la recherche sur l’histoire, la culture et les problèmes contemporains des Amérindiens.

Mais Mme Hoover est aujourd’hui au cœur d’une controverse en admettant qu’elle est « une personne blanche » qui a prétendu « à tort » être amérindienne pendant « toute sa vie ». Cette situation a suscité des appels à la démission de Mme Hoover et des inquiétudes parmi ses étudiants et les universitaires amérindiens quant à la réputation de l’université de Berkeley et au respect de l’identité amérindienne authentique.

Lundi, Mme Hoover a présenté des excuses qui confirment ce que d’autres universitaires et militants amérindiens disaient d’elle depuis plus d’un an, à savoir que l’experte en santé environnementale et en justice alimentaire dans les communautés amérindiennes, diplômée d’une université de la très élitiste Ivy League, est une personne blanche qui s’est longtemps présentée comme une universitaire amérindienne, alors qu’elle se construisait une carrière universitaire de haut vol et obtenait un poste dans l’une des meilleures universités publiques des États-Unis.
 
Je suis une personne blanche qui s’est identifiée à tort comme autochtone toute sa vie », a déclaré Mme Hoover dans une longue déclaration publiée sur son site web. Dans sa déclaration et lors d’un entretien avec ce média, Mme Hoover a déclaré qu’elle avait toujours supposé qu’elle était amérindienne parce que c’est ce qu’on lui avait dit lorsqu’elle grandissait dans le nord de l’État de New York. Elle a ajouté qu’elle n’avait jamais sciemment falsifié son identité ou tenté de tromper qui que ce soit. « Je suis un être humain », a-t-elle déclaré. « Je n’ai pas cherché à blesser ou à exploiter qui que ce soit. »

Capture d’écran de la page LinkedIn de Mme Hoover. Le talisman des pronoms (she/her) n’aura pas empêché que cette « prétendienne » soit démasquée
 
L’affaire Hoover survient alors que les cercles amérindiens sont de plus en plus attentifs à la nature complexe de l’identité amérindienne et qu’ils en discutent intensément. Elle fait suite à des allégations selon lesquelles une autre résidente bien connue de la région de la baie de San Francisco, feu l’activiste Sacheen Littlefeather, a passé les cinquante dernières années à prétendre à tort être une Apache des montagnes blanches et une Yaqui.

jeudi 4 mai 2023

Le parlement de Floride interdit les traitements de transition de genre pour les mineurs

Les élus de Floride ont voté jeudi une loi qui interdit aux médecins d’administrer des traitements hormonaux et chirurgicaux de transition de genre aux mineurs, une initiative appuyée par le gouverneur républicain Ron DeSantis.

Le texte proscrit les opérations chirurgicales, les traitements bloquant la puberté ou la prise d’hormones.

Elle s’inscrit dans le cadre d’une offensive conservatrice nationale sur les questions de genre et de sexualité. Les élus d’une douzaine d’États, dont l’Idaho, l’Indiana ou la Géorgie, ont adopté des lois pour interdire ces soins de transition, avec parfois des pénalités pour les médecins qui enfreindraient la règle.

Pour devenir une loi, le texte doit encore être signé par Ron DeSantis (ci-dessous), ce qui ne fait aucun doute.
 

Le gouverneur de 44 ans, que les rumeurs disent prêt à se lancer dans la course à la Maison-Blanche, a fait de la Floride un laboratoire pour ses politiques très conservatrices, notamment en matière de mœurs.

Il est le promoteur d’une loi vivement critiquée et surnommée Don’t say gay (Ne parlez pas des homos), qui limite l’enseignement à l’école de sujets liés à l’orientation sexuelle et au genre.

Le texte sur les traitements de transition a reçu le plein soutien de la majorité républicaine dans les deux chambres. Les démocrates, opposés, n’ont rien pu faire.

«Les mots ne suffisent pas à faire exister quelque chose qui n’existe pas. Il est impossible de changer de sexe», avait déclaré pendant les débats à la Chambre des représentants locale le républicain Ralph Massullo.

La loi comporte toutefois une exception pour les mineurs qui reçoivent déjà des hormones ou un bloqueur de puberté.

Parallèlement, elle limite l’accès des adultes aux traitements de transition en interdisant l’utilisation de fonds publics ou leur administration par un médecin via une téléconsultation.


Les écoles publiques de Seattle supprimeraient la fanfare et orchestre pour «suprématie blanche»

Un district scolaire de l’État de Washington (Nord-Ouest des États-Unis) envisage de supprimer les cours de musique qui, selon lui, encouragent la « culture de la suprématie blanche » et une « violence institutionnelle importante ».
 

Le district scolaire d’Olympia, qui doit faire face à un déficit budgétaire de 11,5 millions de dollars, a voté la semaine dernière la suppression de la fanfare et de l’orchestre pour les élèves de quatrième année, dans un souci d’économie et de lutte contre le racisme.

Le directeur du conseil scolaire, Scott Clifthorne, a admis lors de la réunion que les recherches prouvent que les cours de musique sont « bénéfiques pour les jeunes esprits », mais qu’ils sont dispensés de manière disproportionnée dans les 12 écoles élémentaires du district.

Les élèves de certaines écoles doivent rater des cours dans les matières de base pour assister aux cours de musique, a-t-il expliqué, tandis que des écoles proposent des cours de pratique instrumentale plus longs que d’autres.

« Nous savons par ailleurs que certaines personnes dans la communauté considèrent qu’une tradition d’excellence est un facteur d’exclusion », a déclaré M. Clifthorne.

« Nous sommes un district scolaire qui vit dans la culture de la suprématie blanche, qui y est enracinée et qui en est entouré. Et c’est une réalité. »

Le directeur du conseil scolaire a déclaré aux parents inquiets qu’il n’y avait rien « d’intrinsèquement suprémaciste » dans les fanfares ou les violons, mais qu’il y avait des façons que leur enseignement contribue à la culture raciste.

« Nous devons réfléchir attentivement, en tant que communauté, à la manière dont cette culture et toutes nos institutions — pas seulement les écoles, mais aussi le gouvernement local, le gouvernement de l’État, nos églises, nos quartiers — inculquent et permettent à la culture de la suprématie blanche de continuer à se propager et de provoquer une violence institutionnelle importante », a-t-il déclaré.
 
Un porte-parole du district a déclaré au New York Post que les réductions ne s’appliquaient qu’à un cours optionnel. Le district ne supprimerait pas les cours obligatoires musicales dans le secondaire, de cours de musique générale dans l’élémentaire ni, pour l’instant, de fanfares et d’orchestre à cordes en cinquième année, ces derniers étant également sur la sellette.

La décision a suscité la colère des parents, dont l’un a déclaré que cette décision était « normale » pour le conseil controversé, qui a permis à l’une de ses écoles élémentaires d’interdire aux élèves blancs l’accès à un nouveau club « espace sûr » jusqu’à ce que les réactions l’obligent à reconsidérer la ségrégation de ses élèves de cinquième année.

Alesha Perkins, mère de trois enfants du district, a déclaré à Fox News qu’il n’y avait « aucune preuve » que les cours de musique en quatrième année contribuaient à la suprématie de la race blanche.

« Nous avons atteint un niveau d’absurdité dans notre district scolaire, au sein de notre conseil scolaire et de notre direction qu’il est difficile d’ignorer à ce stade », a déclaré Alesha Perkins.

Le district scolaire d’Olympia n’a pas encore adopté son budget controversé.

Source : New York Post

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mercredi 3 mai 2023

Ces petites villes pleines d'enfants, le rôle du mimétisme et de la religion

La une de l'hebdo italien Panorama:
Une Italie sans Italiens


La dépopulation n’est pas uniforme dans les pays riches
 
Quelle est l’apocalypse la moins médiatisée au monde ? Le changement climatique censément incontrôlé ? La menace d’une guerre nucléaire ? La possibilité d’une nouvelle pandémie plus meurtrière ? Tous ces éléments pourraient faire disparaître des millions, voire des milliards de personnes de la surface de la planète. Mais, encore une fois, cela ne s’est pas encore produit.

Le plus inquiétant est certainement la crise de réduction de la population qui est déjà en cours. Dans tous les pays du monde, y compris les pays riches, les naissances ont chuté.

Certains gouvernements ont tenté de renverser la situation en adoptant des politiques natalistes. Mais, dans le meilleur des cas, les résultats sont mitigés. Au lieu de chercher une nation qui a rétabli son taux de natalité au niveau de remplacement (aucune n’y est parvenue vraiment, à l’exception peut-être de la Géorgie), des exemples plus locaux sont sûrement dignes d’attention.

C’est le cas de la petite ville de Nagi, au Japon. Les estimations de l’indice synthétique de fécondité (ISF) de la ville varient. Un article paru en 2022 dans l’Asahi Shimbun cite un chiffre de 2,95 enfants par femme, ce qui est certainement bien supérieur à la moyenne japonaise de 1,4.

Qu’est-ce qui a fait la différence ? L’explication classique est que les autorités locales ont offert diverses formes de soutien matériel aux jeunes familles, notamment une aide pour la garde des enfants et l’accès à des logements abordables. Sans écarter ces facteurs, un article d’opinion paru dans le New York Times propose une autre théorie. L’auteur, Peter Coy, suggère que « peut-être les gens de Nagi ont des bébés parce que d’autres gens de Nagi ont des bébés ».

La grossesse n’est évidemment pas contagieuse, mais, comme le souligne M. Coy, « nous sommes des animaux sociaux et nous nous inspirons de notre famille, de nos amis et parfois même des passants ». Si l’offre de soutien aux parents de Nagi a pu lancer le mouvement, l’effet d’imitation aurait pu avoir un effet multiplicateur.

Manifestation religieuse à Larsmo au printemps 2011
 

Larsmo, en Finlande, est un autre exemple de ville qui défie la crise mondiale de la natalité. Pendant longtemps, la Scandinavie a été présentée comme un exemple de pro-natalité grâce à des prestations sociales généreuses. La Finlande, avec son célèbre programme de boîtes à bébés (un trousseau de produits pour bébé donné à sa naissance), est considérée comme particulièrement douée pour donner à ses citoyens les plus jeunes un bon départ dans la vie. Pourtant, cela n’a pas empêché l’indice synthétique de fécondité finlandais de chuter. L’année dernière, il est tombé à 1,32 enfant par femme, ce qui constitue un nouveau record, un nadir.

Toutefois, les nouvelles sont meilleures à Larsmo : selon Birth Gauge, la communauté côtière a maintenu son ISF à un niveau plus de deux fois supérieur au niveau national.  

 
Qu’est-ce qui fait la particularité de Larsmo ? La plupart de ses habitants appartiennent à la minorité suédophone de Finlande ; mais si l’ISF de l’ethnie suédoise est un peu plus élevé que celui de l’ethnie finlandaise, cela ne suffit pas à expliquer les excellents résultats de la ville en matière de natalité. Le facteur crucial semble plutôt être d’ordre religieux. Larsmo est un bastion du mouvement laestadien, une ramification revivaliste de l’Église luthérienne.

Bien qu’ils ne soient pas étroitement liés aux Amish des États-Unis — qui sont également connus pour leur taux de fécondité élevé — les Laestadiens mettent l’accent sur la simplicité et les valeurs familiales.

Il est facile pour les urbains des grands centres de se moquer des petites communautés isolées, surtout si elles sont religieuses. Mais l’isolement, qu’il soit géographique ou idéologique, est peut-être nécessaire pour isoler les gens d’une culture qui a normalisé l’absence d’enfants, le refus de la descendance, le refus d’un avenir si ce n’est par l’hypothétique assimilation de population importée en masse.


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Québec subventionne des projets pour rehausser la « qualité éducative » en garderies, serait-elle donc médiocre ?

Le Devoir nous apprend que :

Le ministère québécois de la Famille investira plus de 3,5 millions de dollars au cours de l’année dans 120 projets destinés à améliorer la « qualité éducative » des services de garde éducatifs à l’enfance, aussi bien en milieu familial qu’en « installation ».

Ces projets visent à développer des outils ou des stratégies qui permettront aux équipes de direction, aux éducatrices et aux responsables d’un service de garde « d’améliorer la qualité éducative dans leur milieu », indique dans un communiqué le cabinet de la ministre de la Famille, Suzanne Roy.

À la suite d’un appel de projets l’hiver dernier, 111 bureaux coordonnateurs de la garde éducative en milieu familial bénéficieront d’une subvention maximale de 25 000 $ pour améliorer la « qualité éducative » dans ces garderies. Selon le ministère, plusieurs projets portent notamment sur « la pédagogie par la nature, la gestion des émotions et le soutien émotionnel ».

La qualité des garderies laisserait-elle à désirer ?

C’est ce que plusieurs études internationales tendant à montrer quand on compare l’éducation en garderie à  la garde par un des parents à la maison (à l’exception notamment de familles dysfonctionnelles ou défavorisées).


Rappel :

Selon l’« Enquête québécoise sur le parcours préscolaire des enfants de maternelle 2017 », publiée jeudi, la fréquentation d’un service de garde n’aurait aucun impact significatif sur le développement cognitif et langagier, de même que sur la santé physique et le bien-être des enfants. Ces mêmes enfants « éduqués » en garderie sont aussi plus susceptibles d’être considérés comme vulnérables en matière de « compétences sociales » et de « maturité affective » que ceux qui restent à la maison.

Une publication récente par trois chercheurs de l’Université de Bologne, dont Andrea Ichino, suggère que les crèches et garderies ne sont pas la panacée.

Cette étude confirme qu’un temps plus important passé à la crèche entre l’âge de 0 à 2 ans pour les enfants issus de familles relativement aisées réduit de manière significative les capacités cognitives et comportementales durant l’enfance et l’adolescence.

Concernant l’intelligence, un jour supplémentaire  passé à la garderie par mois est associé à une réduction du quotient intellectuel (QI) de 0,5 %.

Ce phénomène aurait une explication claire : la crèche réduit les interactions en face à face avec les adultes, qui sont essentielles pour le développement cérébral. Les effets sont encore plus prononcés chez les filles — qui sont capables plus tôt de bénéficier de ces interactions — et dans les familles aisées, où la qualité des interactions parents-enfants est meilleure quand elle peut prendre place. 

Michael Baker, Kevin Milligan et Jon Gruber ont constaté dans leur recherche que le programme de garde d’enfants du Québec, l’accès à des services de garde subventionnés universels, aboutissait à une augmentation d’effets comportementaux défavorables chez l’enfant et de résultats préjudiciables dans la famille.

Pour Steven Lehrer et Mike Kottelenberg,  lorsque les parents envoient leurs enfants à la garderie [ou le CPE, distinction un peu stérile parfois faite au Québec], ils finissent par s’occuper nettement moins de ceux-ci, ils lisent notamment nettement moins à leurs enfants. Les parents supposent que leur enfant bénéficie de nombre d’activités éducatives dans les garderies. Ils pensent qu’il s’agit plus d’une éducation précoce que d’une garde précoce. Ce que nous avons constaté, c’est que les enfants qui sont vraiment très peu stimulés à la maison bénéficient de la garderie qu’ils y reçoivent plus de stimulation qu’à la maison. Mais pour les autres enfants, ils finissent par s’en tirer plus mal parce qu’une garde collective n’est pas aussi efficace qu’une garde individuelle.

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