jeudi 11 mars 2021

Andy Ngo — Les Antifas démasqués : leur plan radical pour détruire la démocratie

Le livre d’Andy Ngo, Unmasked : Inside Antifa’s Radical Plan to Destroy Democracy (« Les Antifas démasqués — À l'intérieur du plan radical antifa pour détruire la démocratie ») n’était pas encore sorti que les militants antifas ont mené une violente campagne pour en empêcher la diffusion. Dans son livre, Ngo discrédite les « bonnes intentions » de ceux qui se disent Antifa, un mouvement anarchiste qui n’est ni antifasciste, ni au service des déshérités, ni soucieux des minorités ethniques. Il décrit arsenaux, techniques de combat et clubs de tirs, analyse leur propagande et expose leur prose.

Winston Marshall, le banjoïste du quatuor folk Mumford & Sons, avait salué le livre d’Andy Ngo : « un livre important » avant d’ajouter « Vous êtes un homme courageux ». Après avoir subi un feu roulant d’insultes et d’intimidations pour ce message sur Twitter, le banjoïste a fait son autocritique publique, il a affirmé dans un gazouillis « comprendre que son appui peut être considéré comme une approbation de comportements haineux et clivants. » Rappelons que ce sont les Antifa qui ont des comportements violents et harcèlent leurs opposants… Winston Marshall a ajouté prendre « momentanément ses distances avec le groupe »… Faut-il comprendre qu’on l’a plutôt exclu et fait perdre son emploi ?

Interrogé par l’Incorrect, Andy Ngo déclare :

Les élus démocrates, comme Ted Wheeler, le maire de Portland, ou Jenny Durkan, le maire de Seattle, ont fermé les yeux sur les exactions antifas et laissé se développer une organisation qui était, il y a quatre ans encore, rudimentaire. Trump, qui considérait les antifas comme des terroristes, n’a pas pu les neutraliser. Aujourd’hui les antifas sont plus puissants et Biden nie leur violence. Je crois au contraire que leurs actions vont s’intensifier. Ils profiteront de la moindre étincelle pour déclencher de nouvelles émeutes. Les antifas ne sont pas si nombreux, plusieurs milliers de militants tout au plus. Mais c’est un mouvement opaque, atomisé en un réseau d’une douzaine de cellules distinctes très organisées. Leur fonctionnement est comparable à celui des islamistes. Ils sont radicaux dans leur rejet des démocraties libérales et, bien qu’athées, sujets à une forme de fondamentalisme, selon la maxime « celui qui n’est pas avec nous est contre nous ». […]

Ce sont de jeunes adultes, entre 18 et 30 ans, blancs pour la plupart. Leur profil socio-économique est divers : les critiques des antifas ont tendance à les caricaturer comme des privilégiés de la classe moyenne. Ce n’est que partiellement vrai. Parmi les antifas arrêtés à Portland, il y avait des universitaires, des journalistes, des infirmières, des avocats, donc pas mal de cols blancs, mais aussi des vagabonds et des gens mentalement instables. Les antifas les utilisent pour gonfler leurs cortèges. Dans la zone autonome, les antifas offraient nourriture gratuite et vêtements, mettaient des logements à disposition. Il y a aussi beaucoup de transgenres parmi les militants. C’est un phénomène récent aux États-Unis : l’idéologie transgenre, extrêmement politisée, a fusionné avec l’extrême gauche.

Le livre d’Andy Ngo caracole en tête des palmarès. Il est numéro 1 dans la catégorie Essais politiques aux États-Unis avec 1414 évaluations dont la moyenne est de 4,9/5…

 
Ci-dessous, la recension de Mathieu Bock-Coté sur le livre d’Andy Ngo, cet « auteur controversé » comme l’affirme le journal virtuel La Presse de Montréal, forteresse du politiquement correct subventionné.


On s’en souvient peut-être encore : interpellé par Donald Trump en débat lors des élections présidentielles américaines, qui lui demandait de condamner la mouvance « antifa », Joe Biden a répondu un peu étrangement en déclarant que ce qu’on appelle « antifa » ne serait pas une mouvance, encore moins une organisation, mais une idée. On a trouvé, au cours des dernières années, de nombreuses figures politiques pour répondre la même chose. Elles se drapent souvent dans la vertu en demandant comment on peut s’opposer à ceux qui s’opposent au fascisme. Ce n’était pourtant pas la première fois que Donald Trump s’inquiétait de la vigueur de cette mouvance, au point d’avoir laissé entendre qu’il la décréterait terroriste.

C’est un fait : les « antifas » ont pris beaucoup de place ces dernières années, quand leurs milices se sont emparées des rues américaines, en radicalisant plusieurs émeutes au nom de la « justice raciale », au point de les pousser, à la manière d’un mouvement agitateur, jusqu’à l’émeute. Mais qui sont-ils ? Il fallait, pour répondre sérieusement à cette question, un véritable travail d’enquête, qu’a mené le journaliste américain Andy Ngo. Il l’a fait au péril de sa vie, comme il en témoigne dans Unmasked. Inside Antifa’s Plan to Destroy Democracy (édité par Center Street). Il en revient avec un ouvrage passionnant à propos d’une mouvance qui cultive l’art de l’activisme clandestin. Mais si les « antifas » ne sont pas rassemblés autour d’une structure ferme centralisée, on aurait tort de les croire désorganisés.

Au cœur de leur « antifascisme », on trouve une définition fantasmée du fascisme, qui n’a à peu près rien à voir avec le fascisme historique. Le fascisme se confond, à lire cette propagande, avec la démocratie libérale et le capitalisme, qui serviraient surtout à le masquer. De manière imagée, on dira que le fascisme est intrinsèquement lié, pour eux, à la structure même des sociétés occidentales. Partout, ils fantasment le racisme et le suprémacisme blanc. C’est ce qu’oublient souvent ceux qui parlent de cette mouvance avec complaisance. En reconnaissant aux « antifas » le droit de brandir l’étendard de l’antifascisme sans le leur contester, ils endossent la définition qu’ils en donnent, et leur accordent, quoiqu’implicitement, une fonction légitime dans l’organisation de la cité.

Ce qui distingue les « antifas », c’est un usage revendiqué de la violence. Leurs théoriciens parlent franchement : il s’agit de créer un environnement où les idées qu’ils réprouvent ne pourront plus s’exprimer. Il s’agit d’une violence sinon autorisée, à tout le moins tolérée par les pouvoirs publics, comme en témoigne Ngo, qui montre à quel point les activistes et émeutiers « antifas » sont rarement punis pour leurs actes, et sont même souvent relâchés lorsqu’ils sont pour un temps arrêtés. À Portland et à Seattle, ces dernières années, les « antifas » se sont emparés d’un morceau de territoire, décrétés ZAD libérée des États-Unis, et transformés en quelques jours en bidonvilles totalitaires. Les autorités municipales se montrèrent globalement tolérantes envers ceux qui occupaient des territoires de leurs villes. Les « antifas », jamais, ne risquent la dissolution.

Ngo, au fil de son enquête, débusque les mythes entourant cette mouvance. Une étrange rumeur veut que les « antifas », derrière leurs cagoules, soient composés de jeunes gens issus de la bourgeoisie, qui iraient s’encanailler en jouant à la révolution. Le portrait est beaucoup plus complexe. Si l’on en trouve dans leurs rangs, ces derniers attirent surtout des jeunes esprits psychiquement troublés, socialement fragilisés, à la manière d’un lumpenprolétariat identitaire de la postmodernité. Ils trouvent dans l’engagement « antifa » une forme de rédemption révolutionnaire : dès lors qu’il enfile sa cagoule et défonce sa première vitrine, le jeune converti se sent promu dans l’avant-garde révolutionnaire. La mouvance « antifa » désinhibe les pulsions violentes refoulées par la civilisation, en plus de prétendre les ennoblir.

Leurs théoriciens affichent leur dessein : il s’agit de terroriser leurs ennemis en les agressant, physiquement, s’il le faut, tout en présentant leurs actions comme des gestes d’autodéfense contre « l’extrême droite ». En fait, ils se comportent comme une milice visant à créer un climat de terreur pour rendre impossible l’expression d’une dissidence contre l’idéologie diversitaire. Andy Ngo veut voir dans les « antifas » une menace pour l’ordre établi, à la manière d’un courant révolutionnaire classique. C’est peut-être là qu’il erre. Ni demain ni après-demain, les voyous encagoulés ne s’empareront du pouvoir. Il faut renverser la perspective : sans même en être conscients, ils servent l’air du temps, abattent ses ennemis, les molestent, un peu comme la SA des temps présents.

Source : Le Figaro

mercredi 10 mars 2021

Les médecins spécialistes québécois seraient mieux payés qu’ailleurs au Canada

Le gouvernement du Québec a accordé à l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) le mandat d’évaluer la rémunération des médecins spécialistes et de la comparer avec celle des autres provinces canadiennes. Début mars, le rapport de l’ICIS pour l’année 2016-2017 était enfin disponible.

Selon l'IRIS (marqué à gauche), Les données montreraient que les médecins spécialistes québécois sont mieux payés qu’ailleurs au pays, ce qui fait de l'abandon de la promesse de la CAQ de diminuer leur rémunération pour récupérer 1 milliard de dollars.

Le graphique ci-dessous compare les données du Québec avec celles de l’Ontario et la moyenne canadienne. À première vue, rien n’indique qu’il existerait un déséquilibre flagrant en faveur des médecins québécois : ceux-ci reçoivent un peu plus de 2 000 $ de plus que leurs homologues ontariens, mais 26 000 $ de moins que la moyenne des médecins canadiens.

<Paiement moyen des médecinsspécialistes ($)QuébecOntarioCanada340 000360 000380 000400 000420 000440 000
JavaScript chart by amCharts 3.21.15Paiement moyen Paiement moyen (parité de pouvoir d'achat)

Source: Statistique Canada, Tableau 18-10-0003-01, Indices comparatifs des prix des biens et des services de consommation entre les villes, données annuelles; Étude comparative des paiements versés aux médecins spécialistes du Québec et du reste du Canada en 2016-2017, ICIS, 2021.

Toutefois, ces données doivent être analysées en fonction du pouvoir d’achat que de tels paiements confèrent. En utilisant l’indice comparatif des prix entre les villes de Statistique Canada, il est possible de convertir le tout selon le principe de parité du pouvoir d’achat. Puisque cet outil est constitué sur une base municipale, nous pouvons partir des indices associés aux capitales de chaque province pour comparer de manière plus fidèle le Québec et le Canada.

Avec cette méthode, on constate que les médecins spécialistes québécois ont un avantage de rémunération de l’ordre de 64 000 $ par rapport à ceux de l’Ontario et de 2 000 $ par rapport à la moyenne canadienne.

Sources : IRIS et Étude comparative des paiements versés aux médecins spécialistes du Québec et du reste du Canada en 2016-2017


Tribunal chinois : manuel peut qualifier l'homosexualité de trouble psychologique, que feront les sociétés américaines wokes ?

Un tribunal vient, pour une seconde fois, de débouter une militante chinoise et de permettre qu’un manuel de psychologie qualifie l’homosexualité de trouble psychologique. Voir article ci-dessous, après le filet horizontal.

Comment réagiront toutes les entreprises américaines qui y ont des intérêts commerciaux ? Toutes ces sociétés et médias qui font la chasse aux stéréotypes dans les dessins animés pour en bannir un putois (en réalité une moufette) trop entreprenant (et à l’accent caricatural français dans la VO) ou les souris trop rapides et trop mexicaines...?

En 2016, tous les studios de cinéma américains, les ligues sportives, etc., ont boycotté la Caroline du Nord à cause de ce projet de loi censément transphobe sur les toilettes (les personnes prétendant être trans devaient utiliser la salle de bain de leur sexe biologique). Feront-elles de même avec les Chinois dont le marché intérieur les fait saliver. C’est fort peu probable. La Chine est trop puissante, n’a pas besoin des Disney de ce monde et se désintéresse de plus en plus de la production culturelle occidentale.

Prenons l’exemple du marché cinématographique chinois. Celui-ci a explosé pendant le Nouvel An chinois (12 au 26 février 2021), avec deux superproductions rapportant plus de 650 millions de dollars. Les Occidentaux qui désirent faire distribuer leurs films étrangers sont confrontés à une myriade de défis, notamment l’évolution des goûts locaux et une censure plus tatillonne.

 

La Brigade des 800

Pendant les récentes vacances du Nouvel An lunaire en Chine, les cinémas ont encaissé des recettes record de 1,2 milliard de dollars. Depuis lors, une procession de superproductions a continué d’engendrer d’énormes bénéfices. En tête, la comédie dramatique Salut, maman ! avec plus de 750 millions de dollars de recettes, suivie par Détective Chinatown 3 avec 670 millions de dollars et L’Odyssée d’un écrivain à 140 millions de dollars. Au cours de la même période, le plus grand film états-unien, Tom et Jerry de la Warner, n’a réussi à récolter que 13,7 millions de dollars sur le marché chinois (soit un peu plus d’un 1 % de la recette de cette longue semaine faste).

Scène de Détective Chinatown 3

Le plus inquiétant pour les Occidentaux, cependant, disent les initiés interrogés par The Hollywood reporter, est le changement notable des goûts du public chinois qui se détourne des récits étrangers pour se tourner vers le cinéma nationaliste chinois. Même avant la pandémie, les films qui entraient en résonance avec les spectateurs chinois étaient devenus de plus en plus patriotiques — des locomotives comme Mon Peuple, mon pays et Le Plus Courageux — avec moins d’attention accordée aux diverses productions internationales, même dans des petites niches de marché. Ce schéma s’est poursuivi tout au long de la pandémie — voir le rare succès populaire de l’épopée martiale située lors de la Seconde Guerre mondiale La Brigade des 800 l’été dernier. Succès confirmé dans le secteur de la diffusion sur internet en Chine qui a été stimulé plutôt que bridé par les confinements liés à la COVID. « Même les plateformes [internet] ne valorisent pas les films indépendants étrangers pour le moment », de déclarer Cindy Mi Lin, PDG du distributeur Infotainment China Media.

 

La réalisation de films sur un thème chinois qui séduit à la fois le public américain et chinois a toujours été une gageure. Rappelons que la production Disney Mulan destinée au marché Chinois avait aussi été un four, tout comme La Grande Muraille en 2016 avec Matt Damon.

Le ralentissement du marché de l’importation de films en Chine sera également exacerbé par une forte augmentation du contrôle réglementaire en 2021. Le scandale censément xénophobe qui a coulé l’adaptation du jeu vidéo Monster Hunter l’année dernière a incité l’administration cinématographique chinoise à resserrer considérablement le processus de censure pour tous les films importés.

Réalisé par Paul WS Anderson (Resident Evil, Les créatures maléfiques) et produit par l’allemand Constantin Films, le japonais Toho et le géant chinois de la technologie Tencent, Monster Hunter a été brutalement retiré des cinémas chinois un jour après sa sortie en décembre dernier. En cause une brève scène qui a attiré l’attention des cinéphiles et a causé tout un ramdam sur les réseaux sociaux. La séquence de 10 secondes qui a déclenché le tollé met en scène un personnage américano-asiatique (joué par le rappeur/acteur MC Jin) où il dit à un autre personnage : « Regarde mes genoux [my knees] ». « De quel genre de genoux s’agit-il ? », demande son compagnon blanc. « De chinois [Chi-nese] », ironise Jin. Plusieurs ont interprété ce jeu de mots comme une référence à la rime de cours de récréation communément utilisée autrefois (« Chinese, Japanese, dirty knees ») pour insulter les personnes d’origine asiatique — et les médias sociaux chinois ont été pris d’assaut par des critiques incendiaires à l’égard des censeurs du pays qui n’avaient pas su repérer le « mépris » dans cette réplique.

« Cette réplique a torpillé la sortie du film en entier. Désormais, les censeurs sont beaucoup plus prudents avec tous les films importés et passent à la loupe chaque ligne de dialogue », explique un distributeur chinois chevronné de films importés (qui a demandé à ne pas être nommé en raison de la sensibilité liée au sujet de la censure).

Les sociétés wokes des États-Unis sont très mal placées pour s’insurger contre la censure chinoise. Gageons qu’elles se plieront diligemment aux exigences conservatrices sur le plan moral des autorités et du public chinois, là où elles imposent leur ordre du jour progressiste et radical en Occident.

 


Un tribunal chinois a confirmé une décision selon laquelle une description dans un manuel de l’homosexualité comme « un trouble psychologique » n’était pas une erreur factuelle, mais simplement une « opinion universitaire ».

La communauté LGBT chinoise et la femme de 24 ans qui a déposé la plainte ont exprimé leur déception face à la décision rendue la semaine dernière par le tribunal populaire intermédiaire de Suqian (Sou-k’ien, 4,7 millions d’habitants) dans la province orientale du Jiangsu (Kiang-sou en transcription traditionnelle française).

Ou Jiayong, qui utilise également le nom Xixi (prononcé quelque chose comme Hsi-hsi), a déclaré que la décision du tribunal sur ce qui constituait une « erreur factuelle » était « aléatoire et sans fondement ».

En 2016, au cours de sa première année d’études à l’Université d’agriculture de Chine du Sud à Guangzhou (Kouang-Tchéou), dans la province du Canton, Xixi est tombée sur un manuel de psychologie décrivant l’homosexualité comme un trouble mental.

Xixi et ses amis protestant contre le manuel devant les bureaux de l’éditeur à Guangzhou (Kouang-Tchéou), dans la province de Canton en juillet 2016.

L’édition 2013 du Manuel d’éducation en santé mentale pour les étudiants universitaires, publiée par les presses universitaires de Jinan (Tsinan), classait l’homosexualité sous « troubles psychosexuels courants » en compagnie du travestissement et du fétichisme. Le manuel déclarait que l’homosexualité « était considérée comme une perturbation de l’amour et du sexe ou une perversion du partenaire sexuel ».

Le manuel est utilisé par un certain nombre d’universités chinoises.

En 2017, Xixi a poursuivi l’éditeur du manuel et le détaillant en ligne JD.com qui le stocke, exigeant qu’il supprime la référence et s’excuse publiquement. Elle a dit que le livre était « un travail de mauvaise qualité », car ces affirmations étaient fausses, sans aucune base scientifique pour les étayer.

À la fin de l’année dernière, le tribunal populaire du district de Suyu (Soyou) à Suqian (Sou-k’ien) s’est prononcé en faveur de la maison d’édition, affirmant que les opinions opposées de Xixi et de l’éditeur étaient dues à des divergences d’opinions plutôt qu’à une erreur factuelle.

Sources : Hollywood Reporter, South China Morning Post.

Voir aussi 

Cinéma — le marché chinois a dépassé le nord-américain, part d’Hollywood s’effondre en Chine (novembre 2020)

Chine dit libérer les femmes Ouïgoures de la maternité en les émancipant et en les rendant plus autonomes

Chine — Plus besoin de faire des études aux États-Unis

Chine : le nombre croissant de diplômés sans emploi inquiète les autorités  

Chine — Malgré la fin de la politique de l’enfant unique, la natalité continue de baisser

Chine — Instruction à domicile en pleine croissance et pourtant mal vue par les autorités

Seuls 6 % des enfants d’homosexuels seraient élevés par des couples homosexuels 

Mark Steyn sur le mariage homo, la mort de la famille et l’État-providence obèse

Plaintes d’abus sexuels auraient été ignorées, car les parents adoptifs étaient homosexuels

Garçon gardé par un couple de lesbiennes subit un traitement hormonal pour bloquer sa puberté

Après les drogues et le SIDA, le tabou des violences dans les couples homosexuels

Étude suggère des risques pour les enfants élevés par des couples homosexuels

Étude révèle que les enfants vivant avec des homosexuels accusent un retard scolaire 

Angleterre — Autorités déclarent que les enfants du primaire ne devraient pas porter de masque

Du pays du variant britannique qui semble susciter tant de sueurs froides.

On a dit aux enseignants du primaire qu’ils devraient « se concentrer sur l’enseignement » après que certaines écoles, malgré les directives du gouvernement, ont conseillé aux plus jeunes élèves de porter des masques dans la salle de classe.

Le médecin-chef adjoint de l’Angleterre, le professeur Jonathan Van-Tam, a déclaré le vendredi 26 février 2021 que la perspective de s’assurer que des dizaines d’enfants de cinq ans continuent à porter leurs masques était « ardue ».

La Dr Susan Hopkin, conseillère médicale principale à Public Health England, a déclaré que la « forte recommandation » des experts était de ne pas porter de couvre-visage et a averti que cela pourrait nuire au développement de leur langage.

La conseillère en épidémiologiste de la santé Susan Hopkins

Avec la réouverture des écoles en Angleterre le 8 mars, seuls les élèves du secondaire sont invités à porter des masques lorsque la distance sociale ne peut être maintenue.

Mais certaines écoles primaires, y compris l’école primaire Selsdon à Croydon, dans le sud de Londres, ont déclaré que les élèves devaient porter des masques à tout moment, sauf pendant les cours de sport ou lorsqu’ils mangeaient ou buvaient.

La Dr Susan Hopkins, conseillère médicale principale à Public Health England, a déclaré lors d’une conférence de presse à Downing Street que la « forte recommandation » des experts en éducation et en santé est que les enfants des écoles primaires ne portent pas de masques.

Elle a dit qu’ils peuvent avoir du mal à les garder et qu’il est « vraiment important qu’ils puissent voir les expressions faciales afin de développer leurs compétences en communication et en langage », alors qu’ils ont des taux d’infection plus faibles.

Le professeur Van-Tam a ajouté : « Ma perspective à ce sujet est plus parentale que technique et c’est-à-dire que je trouve cela assez ardu d’essayer de garder des masques faciaux sur 30 enfants de cinq ans dans la même pièce. »

Médecin-chef adjoint pour l’Angleterre Professeur Jonathan Van Tam

« Je pense juste que vous devriez vous concentrer sur l’enseignement. »

L’école primaire de Selsdon a expliqué sa décision dans un communiqué.

« Cette décision était uniquement basée sur la sécurité de notre personnel, de nos élèves et de leurs familles dans la situation actuelle », lit-on.

Mais le ministère de l’Éducation a déclaré que les enfants des écoles primaires ne devraient pas être invités à porter des masques.

Le conseiller scientifique du gouvernement, le professeur Calum Semple, a déclaré que garder les fenêtres ouvertes et améliorer la ventilation dans les écoles était beaucoup plus efficace pour réduire la transmission du coronavirus que de demander aux enfants de porter des masques faciaux.

Le membre du Groupe consultatif scientifique pour les urgences (Sage) a déclaré à l’émission Today de BBC Radio 4 qu’il n’était « pas un fan » de demander aux jeunes enfants de porter des masques, et qu’il existe de meilleures stratégies pour juguler le virus.

Le professeur Semple, s’exprimant à titre personnel, a déclaré : « Les enfants des écoles primaires présentent le plus faible risque pour eux-mêmes et pour la société.

« Il y a de très bonnes données qui sortent… qui montrent que les enfants sont deux à trois fois moins susceptibles de contracter le virus ».

« Lorsqu’il s’agit de transmettre, ils sont probablement deux fois moins susceptibles de le transmettre que les adultes. Ce risque diminue en fait au fur et à mesure que l’on descend dans les classes d’âge plus jeunes. Je ne suis donc pas un grand partisan que les jeunes enfants portent des masques faciaux.

Il a déclaré qu’il convenait que les jeunes enfants auront du mal à porter correctement les masques.

Il a ajouté : “Si je devais investir dans une seule activité pour améliorer l’environnement à la fois pour les enfants et les adultes, je chercherais à améliorer la ventilation, à desceller les fenêtres qu’on a peintes pour les coller et qu’on maintient fermées pour des raisons d’économie d’énergie et à améliorer la circulation de l’air.

Interrogé sur les risques encourus par les enseignants, le professeur Semple a déclaré que les données montrent que les enseignants qui vont à l’école ‘en tant que lieu de travail ne sont pas plus à risque que les personnes de la société en général qui vaquent à leur vie quotidienne et à leur environnement de travail normal’.

Un porte-parole du ministère de l’Éducation a déclaré : ‘Les enfants des écoles primaires ne devraient pas être invités à porter un masque facial à la rentrée des classes à partir du 8 mars.

Source : AP/Yahoo UK

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« Il y a une augmentation de l’anxiété [chez les jeunes] dans nos cabinets, on voit que le recours à la médication augmente. La toxicomanie bat des records et on ne parle pas de l’usage pathologique de l’Internet », a fait savoir lundi le Dr Jean-François Chicoine, pédiatre au CHU Sainte-Justine et porte-parole de l’Association des pédiatres du Québec. Or, selon celle-ci dernier, les jeunes sont devenus des cibles faciles pour rassurer la population, inquiétée par le discours gouvernemental sur la résurgence des infections.

Allemagne — pas de solutions uniques face au coronavirus pour la rentrée

New York reporte encore la rentrée en personne dans les écoles publiques 

Autriche : La cour suprême juge illégal le masque obligatoire à l’école et les cours en alternance

La Russie sanctionne Twitter pour manque de filtrage des contenus pédopornographiques ou faisant l'apologie de drogues ou du suicide

C’est une nouvelle illustration des tensions croissantes entre Moscou et les géants des réseaux sociaux. La Russie a annoncé ce mercredi « ralentir » le fonctionnement de Twitter, accusé de ne pas supprimer des contenus « illégaux » : ceux jugés pédopornographiques ou faisant l’apologie de l’usage de drogues ou du suicide.

« Des mesures de réponse centralisées ont été prises à l’encontre de Twitter, à savoir le ralentissement de la vitesse du service », a indiqué le gendarme de l’Internet et des médias, Roskomnadzor, qui a le pouvoir de bloquer des sites ou ressources Internet en Russie. « La décélération sera mise en œuvre sur 100 % des appareils mobiles et 50 % des appareils fixes », précise-t-il. Le réseau social n’a pas réagi dans l’immédiat.

L’opération a, semble-t-il, débuté aux alentours de 2 heures, ce mercredi, heure des premières remontées sur le site « Downdetector », qui recense minute par minute les problèmes rencontrés par les internautes sur des sites et services spécifiques en ligne.

Depuis environ 2 h ce mercredi 10 mars les internautes russes signalent des ralentissements sur Twitter.

Depuis environ 2 h ce mercredi 10 mars les internautes russes signalent des ralentissements sur Twitter.
Capture d’écran de Downdetector pour Twitter en Russie.

Un nouveau message aux géants de l’Internet 

« Au 10 mars 2021, 3168 documents contenant des informations interdites n’étaient toujours pas retirés (dont 2569 avec des appels au suicide par des mineurs, 450 avec de la pornographie juvénile, 149 avec des informations sur la consommation de drogues) », détaille dans son communiqué de presse le Roskomnadzor, qui a de son côté, assure-t-il, envoyé « plus de 28 000 demandes initiales et répétées de suppression de liens et de publications illégaux ». « Si Twitter continue d’ignorer les exigences de la loi, les répliques se poursuivront conformément au règlement et peuvent aller jusqu’au blocage », prévient l’agence.

La démarche des autorités russes s’inscrit dans un contexte de critiques à l’égard des géants (majoritairement américains) que sont Twitter, Facebook, YouTube et dans une moindre mesure TikTok. Le sénateur russe Alexandre Bachkine a réagi, assurant que cette mesure « constituera une bonne douche froide qui donnera à réfléchir à YouTube et à tous les autres ». 

Le communiqué de Roskomnadzor

 Lundi encore, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a accusé les géants de l’Internet de « fonctionner en dehors du cadre juridique » et de « n’obéir à aucune loi russe ». La veille, Facebook avait bloqué des articles des médias russes RBK et TASS sur l’arrestation d’« extrémistes » ukrainiens présumés. Plusieurs hauts responsables russes ont aussi vu par le passé leurs comptes bloqués, dont le chef du programme spatial Dmitri Rogozine, le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov ou encore le sulfureux homme d’affaires Evguéni Prigojine. Fin janvier, le président Vladimir Poutine avait jugé à Davos, en Suisse, que les géants de l’Internet étaient « déjà en concurrence de facto avec les États », évoquant leurs « tentatives de contrôler brutalement la société ».

Sur le même sujet En réaction, les autorités n’ont cessé ces dernières années de serrer la vis sur le « runet », l’Internet russe. La Russie bloque déjà avec un succès variable nombre de sites ayant refusé de coopérer avec les autorités, comme le réseau social professionnel LinkedIn, détenu par l’américain Microsoft. Les autorités russes s’en étaient également pris en 2018 à la populaire messagerie cryptée Telegram pour son refus de fournir aux services de sécurité les moyens de lire les messages de ses utilisateurs. Après deux ans d’un blocage guère efficace, elles avaient abandonné en levant cette interdiction.

Google paie une amende
On apprend par ailleurs Google LLC a payé une amende de 3 millions de roubles aux autorités russes pour non-respect des exigences de la législation sur la protection des citoyens contre les contenus malveillants. La loi fédérale n ° 149-FZ "sur l'information, les technologies de l'information et la protection de l'information" établit des exigences visant à protéger les citoyens contre les contenus socialement dangereux sur Internet. En particulier, il oblige les moteurs de recherche à exclure les liens vers des ressources Internet contenant des informations interdites dans le pays de l'émission sur le territoire de la Russie. En 2019, une procédure administrative a été ouverte contre Google pour non-suppression des contenus interdits des résultats de recherche (le montant de l'amende était de 700 mille roubles, l'amende a été payée). La surveillance effectuée par Roskomnadzor a révélé que la société ne se conformerait que partiellement aux exigences de la législation russe. Cela a servi de base à l’ouverture d’une procédure pour la commission répétée d’une infraction administrative (partie 2.1 de l’article 13.40 du Code administratif de la Fédération de Russie). Le 25 mai 2020, le tribunal a condamné Google à une amende de 1,5 million de roubles (l'amende a été payée). Un suivi plus poussé a révélé qu'environ 30% des liens vers des contenus interdits en Russie restent dans les résultats de recherche. La commission répétée d'une infraction administrative par Google est devenue la base de la mise en responsabilité de l'entreprise, conformément à la partie 2.1 de l'article 13.40 du Code administratif de la Fédération de Russie. Le procès a eu lieu le 17 décembre 2020. Le magistrat du district judiciaire n ° 422 du district judiciaire Tagansky de Moscou, la société a été condamné à une amende d'un montant de 3 millions de roubles.

Hommes et femmes – Différences et complémentarités

Éternel sujet de débats enflammés, les différences entre les hommes et les femmes sont aujourd’hui considérées par certains idéologues comme des conséquences d’un unique facteur : la pression sociale, parfois appelée « patriarcat ». Accompagné du biologiste Yves Christen, Floriane Jeannin et Nicolas Faure reviennent en longueur sur les causes des différences physiques et comportementales entre les hommes et les femmes.

Sources du reportage

1:32 La longévité

Étude sur l’impact du tabac : https://bmcpublichealth.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12889-020-8148-4

Article du Scientific American : https://www.scientificamerican.com/article/why-is-life-expectancy-lo/

Étude sur les bénéfices de l’allaitement : https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(02)09454-0/fulltext

5:25 La force physique

Étude sur la poigne : https://link.springer.com/article/10.1007/s00421-006-0351-1

Graphique sur les différences de force apparaissant pour la première fois à 08:00 : https://www.reddit.com/r/dataisbeautiful/comments/4vcxd0/almost_all_men_are_stronger_than_almost_all_women/

Source des données : https://www.reddit.com/r/dataisbeautiful/comments/4vcxd0/almost_all_men_are_stronger_than_almost_all_women/d5xbqxi/?utm_source=reddit&utm_medium=web2x&context=3

Women and Men in Sport Performance: The Gender Gap has not Evolved since 1983 : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3761733/

Gender differences in strength and muscle fiber characteristics : https://link.springer.com/article/10.1007/BF00235103

The landscape of sex-differential transcriptome and its consequent selection in human adults https://bmcbiol.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12915-017-0352-z

The impact of sex on gene expression across human tissues : https://science.sciencemag.org/content/369/6509/eaba3066

Sex differences in youth elite swimming : https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0225724

Circulating Testosterone as the Hormonal Basis of Sex Differences in Athletic Performance : https://academic.oup.com/edrv/article/39/5/803/5052770

Sexual dimorphism in human arm power and force: implications for sexual selection on fighting ability : https://jeb.biologists.org/content/223/2/jeb212365

Théorie du handicap de Amotz Zahavi : https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_handicap

20:05 La maternité

21:38 Les différences comportementales

Sex Differences in Personality Traits and Gender-Related Occupational Preferences across 53 Nations: Testing Evolutionary and Social-Environmental Theories : https://link.springer.com/article/10.1007/s10508-008-9380-7

Gender Similarities and Differences : https://pdfs.semanticscholar.org/25f3/145d6f4dc126c41948b03c07502dc7b20e3a.pdf

Gender Differences in Personality across the Ten Aspects of the Big Five : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3149680/

Représentation mentale et processus moteur : le cas de la rotation mentale : https://www.cairn.info/revue-movement-and-sport-sciences-2010-3-page-29.htm

The Impact of Parental Occupation and Socioeconomic Status on Choice of College Major : https://link.springer.com/article/10.1023/A:1012716828901

Men, women and STEM: Why the differences and what should be done? – Article de Steve Stewart-Williams : https://journals.sagepub.com/doi/full/10.1177/0890207020962326

Has Feminism Changed Science? : https://www.journals.uchicago.edu/doi/10.1086/495540

26:46 Le cerveau a-t-il un sexe ?

Integrative structural, functional, and transcriptomic analyses of sex-biased brain organization in humans : https://www.pnas.org/content/117/31/18788

Sex Differences in the Adult Human Brain: Evidence from 5216 UK Biobank Participants : https://academic.oup.com/cercor/article/28/8/2959/4996558

Brain Connectivity Study Reveals Striking Differences Between Men and Women : https://www.pennmedicine.org/news/news-releases/2013/december/brain-connectivity-study-revea

Sex differences in the structural connectome of the human brain : https://www.pnas.org/content/111/2/823

Investigation of brain structure in the 1-month infant : https://link.springer.com/article/10.1007/s00429-017-1600-2

Voir aussi

Théorie du genre—les fauteurs de trouble de la gauche woke

Biologie — L’expression de 6 500 différences génétiques distingue l’homme de la femme

Étude — La testostérone change la structure du cerveau

Le cerveau des femmes est mieux préparé que celui des hommes pour faire face aux défauts génétiques

Paradoxe confirmé : l’égalité juridique des sexes renforce les stéréotypes sexuels (chasser le naturel, il revient au galop ?)  

La croisade des LGBT contre la liberté d’expression et les distinctions linguistiques immémoriales

L’instinct maternel aurait une réalité biologique

Gigantesque étude : il n’existe pas de gène « gay » 

À la lumière de six études Remafedi trouve que le suicide chez les jeunes homosexuels s’explique peu par l’homophobie, mais davantage par la prostitution, la famille désunie, l’agression sexuelle en bas âge, les peines d’amour et l’étiquetage prématuré de l’orientation sexuelle.

Idées fausses sur les différences salariales entre hommes et femmes 

Wall Street Journal : « Il n'y a pas d'écart salarial hommes-femmes » 

Jordan Peterson sur l'écart salarial, l'imposition des pronoms trans et la gauche radicale

mardi 9 mars 2021

Discuter selon les règles wokes : « pile tu perds, face je gagne »

Les wokes ont droit à toutes les échappatoires, contradictions et arguments circulaires. Explications de Jean-Sébastien Ferjou en 1 minute 20.

Voir aussi

Aux racines du wokisme dans les universités. Pourquoi cette crise dans les universités ?

La théorie de la « fragilité blanche »

Et son test de la fragilité blanche, une version modernisée de l’ordalie de l’eau : vous flottez, vous êtes une sorcière ; vous vous noyez, vous ne l’étiez pas.


Journée de la Femme : enfin libres et épanouies

MONTRÉAL, QC — Selon plusieurs sources, l’analyste commerciale Julie Thibault s’est finalement débarrassée des chaînes du patriarcat pour retrouver sa liberté et la valeur associée à une semaine de travail bien remplie et valorisante de 80 heures.

« C’est un vrai bonheur », a déclaré Mme Thibault alors qu’elle assistait à sa quatrième réunion de la journée pour discuter des chiffres de vente du premier trimestre de Becdev Inc. « Mes ancêtres féministes se sont battues pour que je puisse rendre compte à 12 cadres intermédiaires différents dans un travail ingrat avant de rentrer chez moi, dans un appartement vide, et de boire du vin en regardant la SRC. J’ai atteint le summum de la féminité épanouie. »

Thibault a déclaré que même si elle doit faire face à des demandes déraisonnables de la part de collègues masculins et parfois même à du harcèlement sexuel, au moins elle n’a pas à vivre la vie ennuyeuse d’une femme au foyer avec un mari et des enfants.

« Je ne veux pas de tout ce faux bonheur domestique de banlieue, parce que ce n’est pas féministe », répète-t-elle à voix haute. Vous ne voudriez quand même pas que je me retrouve dans ma cuisine, les pieds nus, à la campagne, entourée d’enfants avec un riche mari bûcheron ?

« Maintenant, si vous voulez bien m’excuser, je dois refaire avant demain les premières pages du compte rendu de procédures de tests avant que mon patron ne menace à nouveau de me renvoyer. »

Voir aussi

La sexologue Thérèse Hargot : « La libération sexuelle a asservi les femmes »  

 
    

Sondage : les Français ne connaissent pas les concepts « woke »

Selon l’institut de sondages, l'Ifop, ces concepts ne sont encore connus que par des initiés très diplômés.

Avez-vous déjà entendu parler des notions ou termes suivants?

 

En %

Oui, et vous voyez de quoi il s'agit

Oui, mais vous ne voyez pas vraiment de quoi il s'agit

Non, vous n'en avez jamais entendu parler

L’écriture inclusive

 

Le privilège blanc

 

Le racisme systémique

 

La pensée décoloniale

 

Les luttes en non-mixité

 

La cancel culture (culture bu bâillon)

 

Les études de genre

 

La culture du viol


 

Les personnes racisées

 

La masculinité toxique


 

L’intersectionnalité des luttes


La pensée woke

Enquête menée auprès d’un échantillon de 1 011 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.

Glossaire

Racisé

Introduit en 1972 par Colette Guillaumin, ce terme désigne les personnes socialement assignées à une race déterminée. Pour la sociologie, si la race n’a pas de fondements biologiques, elle est en revanche une construction sociale.

Culture du viol

Thèse selon laquelle le viol ne serait qu’une manifestation extrême du sexisme, et qu’il serait minoré et banalisé par l’ensemble de la société.

Privilège blanc

Introduite par Peggy McIntosh en 1989, cette notion traduit le fait que les personnes blanches bénéficient, sans s’en rendre compte, d’avantages et imposent une norme sociale aux autres. [Voir La théorie de la « fragilité blanche »]

Non-mixité

Forme de militantisme réservant des espaces de parole ou de réunion à des groupes opprimés, ce qui exclut les personnes considérées comme appartenant à un groupe de « dominants ».

Masculinité toxique

Qui dit que les stéréotypes traditionnels liés aux hommes ont un impact négatif sur eux-mêmes et sur la société.

Appropriation culturelle

L’idée selon laquelle l’utilisation des éléments d’une autre culture par un membre d’une culture « dominante » ou « néocoloniale » relèverait d’une forme de spoliation.


Baccalauréat en France : « Les candidats des établissements privés hors contrat injustement pénalisés »

Anne Coffinier (ci-contre), présidente de l’association Créer son école, dénonce, dans une tribune au « Monde » de mardi 9 mars, le fait que les lycéens scolarisés dans les établissements privés hors contrat n’aient pas le droit cette année au contrôle continu au baccalauréat, comme leurs camarades du public et du privé sous contrat avec l’État.

Plus de 4 000 candidats au bac risquent d’être injustement pénalisés cette année s’ils n’obtiennent pas très vite gain de cause devant la justice. Le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, vient de leur imposer de passer la quasi-totalité de leur bac en mai-juin sous forme d’épreuves terminales, tandis que les autres élèves obtiendront leur examen au contrôle continu à plus de 80 %, à la suite notamment de l’annulation des épreuves terminales de spécialités en raison de la crise sanitaire. Leur faute ? Simplement que leurs parents les aient scolarisés en lycée privé hors contrat et non dans un établissement public ou privé sous contrat avec l’État.

Pour ces jeunes, après les perturbations induites par le Covid-19 dans leur scolarité et leur vie sociale, c’est la mauvaise nouvelle de trop. Ils ne comprennent pas ce deux poids deux mesures qui les expose au stress et à l’échec en cette année déjà tellement bouleversée par la pandémie. Personne n’anticipait d’ailleurs que le ministère de l’Éducation nationale infligerait un traitement différencié à une catégorie de jeunes pour le bac de cette année, vu la situation sanitaire.

Traitement punitif

Sam Piter, athlète de haut niveau et membre de l’équipe de France de surf, est scolarisé à l’institut Hackschooling à Soorts-Hossegor dans les Landes depuis sa classe de 3e. Cet établissement privé hors contrat lui permet de mener au plus haut niveau sa carrière sportive et sa scolarité. Sam est bon élève et mène de front ces deux projets qui lui tiennent à cœur. Mais en juin, il sera condamné à choisir entre passer son bac ou concourir lors d’importantes compétitions sportives qui se déroulent au même moment. Mérite-t-il ce traitement punitif uniquement parce qu’il étudie dans un lycée privé hors contrat ?

Ils sont des centaines à se joindre au référé-suspension doublé d’un recours pour excès de pouvoir organisé par l’association Créer son école devant le Conseil d’État, afin de tenter d’obtenir le droit de valider eux aussi un maximum de matières en contrôle continu.

La situation sanitaire étant la même pour tous, qu’est-ce qui peut justifier d’exposer à un risque accru de contamination une catégorie de jeunes, qui, pour composer leurs épreuves, devront converger vers des centres d’examen de grande taille et souvent éloignés de leur domicile quand les autres candidats obtiendront leur bac « en restant au chaud » ?

Certains affirment que les établissements privés hors contrat n’auraient pas la capacité juridique d’attribuer des notes destinées à être prises en compte officiellement dans un diplôme national, parce que ce processus ne se déroulerait pas sous l’autorité de l’éducation nationale. Et que, depuis Bonaparte, l’État possède le monopole de la « collation » des grades universitaires, et donc du bac qui en constitue théoriquement le premier échelon.

Mais l’argument ne tiendrait que si, dans les établissements publics, les notes étaient exclusivement attribuées par des fonctionnaires de l’État — auxquels leur statut offre les garanties déontologiques et académiques censées assurer leur incorruptibilité. Ce n’est pas le cas, à l’heure où les contractuels sont de plus en plus nombreux. Sans compter que les professeurs des établissements d’enseignement privé sous contrat avec l’État sont pour leur part habilités à noter alors qu’ils n’ont pas le statut de fonctionnaires.

Quatre inspections en moyenne

Serait-ce alors le fait d’être supervisés par un proviseur ou un directeur fonctionnaire qui habiliterait les enseignants à noter ? Si tel était le cas, il faudrait supprimer à ceux de l’enseignement privé sous contrat le droit d’évaluer les élèves puisqu’ils sont placés sous les ordres de directeurs d’établissement de droit privé qui ne dépendent aucunement de l’éducation nationale. Et quid des établissements privés sous contrat dirigés par un fonds d’investissement étranger, comme c’est de plus en plus fréquemment le cas ? La tendance à « surnoter » pour satisfaire les actionnaires et veiller à la bonne valorisation de l’actif ne peut alors pas être exclue !

Dans l’enseignement catholique, les directeurs d’établissements privés sous contrat sont placés sous l’autorité de l’organisme — tout à fait privé — de gestion des établissements catholiques (dans lequel siège souvent le représentant de l’évêque). Ils étaient matériellement en capacité de relever les notes attribuées par leurs enseignants pour le bac au contrôle continu en 2020. Difficile alors de ne pas considérer que ce sont eux les notateurs de dernier ressort.

Mais il y a les inspecteurs, me direz-vous… Les enseignants de l’éducation nationale sont inspectés par l’éducation nationale, qui garantit ainsi leur aptitude à bien évaluer les élèves. Qui peut toutefois croire que cela constitue réellement une garantie lorsque l’on sait que ces enseignants sont inspectés moins de quatre fois dans leur carrière en moyenne ? A contrario, depuis la loi Gatel de 2018, les établissements privés hors contrat subissent contrôle sur contrôle, de façon inopinée la plupart du temps, et portant sur les diplômes et la moralité des enseignants autant que des directeurs ainsi que, bien entendu, sur la bonne acquisition des connaissances. À quoi bon monopoliser tant d’inspecteurs de l’éducation nationale pour inspecter autant les établissements hors contrat, si les contrôles qu’ils diligentent ne servent aucunement à en garantir le sérieux académique et la moralité ?

La motivation réelle pour imposer à ces milliers de jeunes de passer un bac plus difficile et plus dangereux en pleine pandémie reste bien énigmatique. Il semblerait si naturel de reproduire cette année la solution de bon sens retenue l’an dernier par Jean-Michel Blanquer, en permettant aux lycéens ayant un dossier de contrôle continu de présenter les épreuves de spécialité, voire tout le bac, en contrôle continu. Le Conseil d’État tranchera d’ici quelques jours.