dimanche 2 juillet 2023

Les banlieues sont gorgées d’allocations sociales et de privilèges

Éric Zemmour était l’invité de Punchline sur CNEWS samedi 1er juillet 2023.

Éric Zemmour demande une répression féroce contre les émeutiers pour rétablir l’ordre et la paix. Il demande également l’arrêt total de l’immigration qui ne fait que nourrir les rangs des émeutiers qui pillent et ravagent la France.

Éric Zemmour accuse aussi Jean-Luc Mélenchon, LFI et la gauche d’avoir favorisé cette situation de sécession dans les banlieues en flattant cet électorat.
 
Pour finir, Éric Zemmour a rappelé tout son soutien aux policiers qui luttent pour maintenir l’ordre dans ces quartiers malgré la lâcheté de leurs dirigeants.
 

Voir aussi

Étude — L’immigration de masse aurait appauvri les Canadiens (PIB/habitant)

Coûts de l’immigration : collèges seront ouverts de 8 h à 18 h dans les banlieues immigrées

Immigration — Forte crise du logement en Australie, comme au Canada

Malgré une immigration record : stagnation, voire baisse, du PIB/habitant au Canada en 2022 (et 2023 selon les prévisions)

Coïncidence — Immigration : Le Québec fracasse un record, loyers records à Montréal, pénurie et surcharge de travail à l’école 

France — Nul djihadiste n’est sorti d’une école libre, mais les écoles catholiques et Montessori davantage contrôlées

 

 

 

 

France — Émeutiers parfaitement intégrés, ils pratiquent la dictée

Ces tagueurs issus de la richesse multiculturelle des banlieues sont pleinement assimilés à la culture française : ils font une dictée en plein air, cet exercice essentiellement et typiquement français.

samedi 1 juillet 2023

États-Unis — La Cour suprême continue sa révolution conservatrice

Après avoir décrété jeudi inconstitutionnelle la pratique de la discrimination positive dans les universités, les juges ont annoncé vendredi, pour le dernier jour de leur session annuelle, de nouveaux arrêts qui restreignent la portée de lois votées par les démocrates.

La Cour suprême (bâtie en 1935)

Par six contre trois, la majorité conservatrice de la Cour suprême s’est prononcée en faveur de la liberté religieuse contre les droits des homosexuels, estimant qu’une artiste graphique chrétienne avait parfaitement le droit de refuser de créer des sites internet de mariage pour des couples de même sexe, en dépit d’une loi censément antidiscriminatoire de l’État du Colorado
 
Une autre décision a donné raison à un postier chrétien qui refusait de travailler le dimanche.

Dans une autre décision, la Cour a bloqué le plan de l’administration Biden visant à annuler une partie des dettes des étudiants aux revenus modestes, l’une des promesses de campagne du président
 
Ces arrêts viennent parachever la deuxième année de session de la Cour la plus conservatrice qu’aient eue les États-Unis depuis un siècle.

Après ce revers, Joe Biden a annoncé vendredi « un nouveau plan » pour alléger la dette étudiante. « Je sais qu’il y a des millions d’Américains qui se sentent déçus, découragés, et même un peu en colère, à cause de l’arrêt pris par la Cour aujourd’hui sur la dette étudiante, et je dois admettre que moi aussi », a-t-il déclaré.
 
Depuis le coup de tonnerre de l’annulation de l’arrêt Roe c. Wade en juin 2022, qui avait mis fin à la garantie constitutionnelle de l’avortement (l’avortement peut être permis au niveau des États de la fédération), la Cour suprême a poursuivi son démantèlement de pans entiers de l’édifice juridique progressiste américain mis en place depuis les années 1970.

Animée par la doctrine de l’originalisme, consistant à privilégier une lecture littérale de la Constitution américaine, texte rédigé à la fin du XVIII
e siècle, la majorité des six juges conservateurs rejette l’approche progressiste consistant à faire évoluer le droit avec la société. Rappelons quand, dans l’arrêt Roe c. Wade de 1973, les juges progressistes non « littéralistes » avaient justifié le droit à l’avortement en invoquant le XIVe amendement à la Constitution des États-Unis, ratifié en 1868 vise à protéger le droit des anciens esclaves afro-américains émancipés par le Treizième amendement de la Constitution des États-Unis, en particulier dans les États du sud. Il garantit la citoyenneté à toute personne née aux États-Unis et affirme la nécessité de garantir l’égale protection de tous ceux qui se trouvent sur son territoire. Du droit à la « liberté » protégée par la clause de procédure régulière (Due Process Clause), découlait un droit à la vie privée. Cette conception large de la liberté et ce droit à la vie privée servit de base à l’arrêt Roe c. Wade (1973). Cette inventivité des juges progressistes confirmait cette opinion de Giraudoux selon qui « Le droit est la plus puissante des écoles de l’imagination. Jamais poète n’a interprété la nature aussi librement qu’un juriste la réalité. »

Inefficacité de la discrimination raciale à l’université, l’hypocrisie des partisans de celle-ci

Il est faux de prétendre que la discrimination raciale améliore sensiblement la condition des plus défavorisés. En réalité, les étudiants noirs et latinos admis par ce biais appartiennent souvent déjà aux classes supérieures. Il s’agit donc en l’espèce d’un conflit entre élites pour le partage des avantages sociaux que confère l’accès aux meilleures universités plus que d’une véritable question sociale d’égalité d’accès à l’éducation.

Cette politique discriminatoire, lancée dans les années 1960 par Lyndon Johnson, reposait sur l’idée que, si la fin de la ségrégation dans les États du Sud donnait en principe aux Afro-Américains les mêmes droits, leur plein exercice n’était pas possible au regard des inégalités matérielles et éducatives accumulées qui les plaçaient dans une forme de concurrence déloyale avec leurs concitoyens blancs.  Ces mesures étaient donc censées être temporaires, mais qu’elles sont pourtant progressivement devenues une caractéristique permanente des conditions d’admission à certains établissements d’éducation supérieure. La persistance des écarts scolaires entre les groupes de population (nous nous sommes laissés dire que race était un mot tabou) démontre bien leur inefficacité.

Il semble que cette discrimination positive ne touche pas le bon public ou le fait à un âge où les inégalités éducatives se sont déjà fossilisées dans des retards de niveau durables et difficiles à résorber. Effet pervers : en rendant l’accès à l’université plus difficile pour les élèves blancs de niveau équivalent, cette politique a incité leurs parents, en moyenne plus riches, à consacrer davantage de ressources aux niveaux primaire et secondaire afin de maintenir leur place dans cet environnement devenu plus compétitif. Dans cette course qui commence aujourd’hui dès le plus jeune âge, et où l’anticipation, l’éducation et les ressources des parents jouent un rôle primordial, la faillite croissante de l’école publique fait que les jeunes élèves défavorisés de toutes races (y compris les Blancs pauvres) partent désormais avec des chances fortement amoindries par rapport aux années 60.

Un pouvoir considérable

Des démocrates ont dénoncé cette cour conservatrice comme un gouvernement de juges, qui impose de façon antidémocratique leur idéologie au pays tout entier. Ils ont pourtant plutôt tendance à simplement remettre les décisions aux États fédérés et à limiter les décisions de juges progressistes non élus qui les ont précédés. 

Depuis, la nomination de trois juges conservateurs par Donald Trump, nombre record pendant un seul mandat présidentiel, a nourri de nouvelles critiques. Ont été dénoncées notamment les manœuvres du chef de la majorité républicaine de l’époque au Sénat, Mitch McConnell. Celui-ci avait refusé pendant la dernière année du mandat d’Obama d’auditionner son candidat à la Cour suprême, Merrick Garland, permettant à Trump de nommer l’année suivante à la place son propre candidat, Neil Gorsuch. La nomination de Brett Kavanaugh, sur fond de scandale lié à une ancienne affaire d’agression sexuelle, puis celle d’Amy Coney Barrett, quelques semaines avant l’élection présidentielle en 2020, ont permis aux républicains d’établir une solide majorité, et d’obtenir la Cour la plus conservatrice depuis près d’un siècle.

Si l’originalisme prévaut à la Cour suprême américaine, c’est la doctrine de « l’“arbre vivant” qui s’est imposée au Canada depuis 1982. Elle consiste à considérer la constitution comme un document vivant, donc libre de toutes les inventions ou projections progressistes. Notons que Justin Trudeau va bientôt nommer son 6e juge à la Cour suprême à Ottawa sur 9. Le double de Trump donc. Voir Histoire — Abolir la Cour suprême du Canada… dès 1879.

Tentative de délégitimation des juges conservateurs par la gauche

Des affaires mettant en cause la probité de certains juges sont venues alimenter la défiance des démocrates à l’égard de la Cour. En avril dernier, L’ONG américaine à tendance de gauche Propublica a mis en cause le juge Clarence Thomas pour avoir accepté des voyages de luxe à travers le monde de la part d’un milliardaire proche du Parti républicain, Harlan Crow, notamment à bord d’un yacht et d’un jet privé. Thomas aurait aussi bénéficié d’autres largesses de la part de ce riche bienfaiteur, notamment le paiement des frais de scolarité dans un internat privé de son petit-neveu, que le juge élève comme son fils. Harlan Crow aurait aussi acheté plusieurs maisons à Savannah, en Géorgie, et notamment celle où vivait la mère du juge Thomas.

Puis le juge Samuel Alito a aussi été mis en cause pour avoir été invité à une luxueuse expédition de pêche au saumon en Alaska par un riche gestionnaire de fonds de pension, Paul Singer. Le même fonds de pension aurait par la suite bénéficié d’un jugement favorable de la part de la Cour suprême.

Ces révélations ont conduit le Sénat à demander l’adoption de nouvelles normes éthiques au sein de la Cour suprême. Mais la Cour, forte de son statut constitutionnel de troisième pouvoir, indépendant de l’exécutif et du législatif, s’est jusqu’à présent montrée réticente à se laisser dicter ses règles.

‘Il ne s’agit pas d’une Cour normale’, a commenté jeudi le président Joe Biden, après l’annonce de l’arrêt contre la discrimination positive. Pourtant, Biden a jusqu’à présent résisté aux demandes de réformes venues de son propre camp. L’une d’elles consisterait à augmenter le nombre de juges, qui n’est pas fixé par la Constitution. Cette mesure avait déjà été envisagée, mais jamais appliquée dans les années 1930 par Franklin Roosevelt, frustré par une Cour conservatrice.

‘Ils peuvent faire beaucoup de dégâts, a reconnu Biden, mais je pense que si nous essayons d’élargir la Cour, nous allons la politiser peut-être pour toujours d’une manière qui n’est pas saine.’ ‘C’est peut-être optimiste, mais je pense que certains membres de la Cour commencent à se rendre compte que leur légitimité est remise en question comme cela n’a jamais été le cas auparavant.’

Les récents sondages indiquent que sept Américains sur dix considèrent que la Cour est politisée.

Mais, aussi conservatrice soit-elle, la Cour suprême a aussi régulièrement surpris ses critiques en rendant à plusieurs reprises des arrêts qui n’étaient pas forcément alignés sur les positions du Parti républicain. Elle avait notamment refusé de se saisir des plaintes déposées pour fraude par Trump et ses alliés pendant la crise constitutionnelle qu’ils avaient déclenchée après l’élection de 2020.

Plus récemment, la Cour a reconnu des droits en faveur des Indiens, a obligé à tracer des circonscriptions favorables aux électeurs noirs, et a autorisé la vente de pilules abortives. L’une de ses décisions les plus significatives a été le rejet de la théorie juridique de l’indépendance des législatures des États américains, défendue par les partisans de Donald Trump, qui accorde une autonomie quasi totale aux États lors des élections. 
 
Voir aussi
 
 
 

Rééducation : les Américains blancs de gauche considèrent désormais les noirs moins paresseux, moins violents et plus intelligents que les blancs

Comment les grands médias ont favorisé le grand réveil racial

États-Unis — Biden élimine aide fédérale aux écoles qui ne permettront pas aux transgenres d’utiliser les espaces féminins  

Canada — Racialisation de la ‘Justice’ (selon que vous serez blanc ou non, le tribunal sera sévère ou indulgent)

La libération sexuelle croyait émanciper les femmes par la contraception, le salariat, l’avortement, mais échoua à éradiquer les tabous

Impuissant face aux crises, le progressisme se réfugie dans les lois sociétales

Québec — avortement à 38 semaines de grossesse confirmé

Rediff — Affaire Gosnell : l’absence des médias autour d’un avortoir sanguinolent

vendredi 30 juin 2023

30 juin 1801 — Naissance de l'économiste Frédéric Bastiat

En cet anniversaire de la naissance de l'économiste français Frédéric Bastiat (son buste ci-contre), une petite pensée en ces temps de « générosité » du gouvernement minoritaire du fils Trudeau.

Tout le monde veut vivre aux dépens de l'État et on oublie que l'État vit aux dépens de tout le monde.







Voir aussi

La note de crédit du Canada est abaissée. Et il n’est pas exclu qu’elle diminue davantage.

Le déficit fédéral pourrait atteindre 256 milliards $

Immigration : débat entre l’abbé Raffray et Laurent Dandrieu

L’abbé Raffray (Institut du bon pasteur) a interrogé Laurent Dandrieu sur les chrétiens et les migrants.

L’émission dure un peu plus d’une heure. Voici les thèmes abordés :

  • 00:00 Introduction
  • 01:49 L’apparition du problème des migrants
  • 04:52 Y a-t-il un droit à migrer ?
  • 10:43 Le migrant comme personne et comme groupe
  • 13:06 Identité et enracinement chrétien
  • 15:06 Un catholique peut-il être contre l’accueil des migrants ?
  • 19:23 Les sociétés naturelles et l’Église
  • 24:27 La fraternité universelle
  • 27:10 L’universalisme chrétien
  • 29:50 Ambiguïtés actuelles
  • 32:51 Le patriotisme est un devoir chrétien
  • 35:15 Le mondialisme et ses menaces
  • 40:42 L’humanité neutralisée
  • 43:58 L’idéologie mondialiste infiltrée dans l’église
  • 49:10 La théologie des « signes des temps »
  • 54:50 Une humanité nouvelle
  • 57:24 Faut-il s’opposer à l’accueil des migrants
  • 1 h 29 s Vraie et fausse charité
  • 01:03:36 Fin

jeudi 29 juin 2023

Étude — L’immigration de masse aurait appauvri les Canadiens (PIB/habitant)

Une étude toute récente démontre essentiellement que la hausse de l’immigration depuis 60 ans n’a pas enrichi les Canadiens; elle a plutôt contribué à diminuer la croissance de notre niveau de vie, tel que mesuré par le PIB par habitant.


Cette étude ne vient pas d’obscurs chercheurs xénophobes, mais de trois éminents titulaires de doctorat (Ph. D.) qui enseignent à l'université en Ontario. Ils suggèrent certains critères de sélection des immigrants pour changer la donne.

L’étude est publiée dans le contexte d’un débat qui fait rage sur le seuil d’immigrants à accueillir, au Québec comme dans l’ensemble du Canada.

L’influent groupe torontois Initiative du siècle, par exemple, milite pour un essor de l’immigration afin, selon lui, de faire croître l’économie, réduire la pénurie et hausser le poids du Canada dans le monde (et donc son influence), entre autres. Leur suggestion : faire passer la population canadienne de 40 millions d’habitants aujourd’hui à 100 millions en 2100, grâce à l’immigration.

Mais qu’en serait-il de notre niveau de vie, bref du produit intérieur brut (PIB) par habitant ? Oui, une croissance de la population, via l’immigration, ferait nécessairement croître le PIB total du Canada, mais contribuerait-il à nous enrichir réellement ? L’enjeu est important, puisque le financement de nos services publics (santé, éducation, etc.) dépend de cette hausse du PIB par habitant.

Les chercheurs Matthew Doyle et Mikal Skuterud, de l’Université de Waterloo, assistés de Christopher Worswick, de l’Université Carleton, ont fait le tour de la question, dans une étude intitulée The Economics of Canadian Immigration Levels.

Ils ont mesuré la contribution de l’immigration à la croissance du PIB par habitant au Canada entre 1961 et 2019.

Selon leurs conclusions, les données ne permettent pas d’inférer que des taux d’immigration plus élevés stimulent la croissance du PIB par habitant, du moins à court terme. Et même, leurs résultats pointent plutôt vers une baisse du taux de croissance du PIB par habitant, bref vers un appauvrissement relatif.

En 2017, le gouvernement fédéral, conseillé par la firme McKinsey, a entrepris de hausser le taux d’immigration pour le faire passer de 0,83 % de la population totale à 0,91 % en 2019, puis, selon une décision récente, à 1,24 % en 2025. L’objectif : faire croître l’économie, combler la rareté de main-d’œuvre et contrer le vieillissement de la population.

En valeur absolue, le nombre d’immigrants annuels permanents passerait de quelque 287 000 en 2017 à 500 000 en 2025. Le taux de 1,24 % d’immigrants en 2025 serait le plus élevé au Canada depuis 1928, il y a près de 100 ans, ce qui soulève bien des questions, notamment au Québec, où l’objectif est bien moins grand.

Or selon l’étude, une croissance du taux d’immigration de 0,1 point de pourcentage – par exemple de 0,8 % à 0,9 % de la population – est susceptible de faire reculer le taux de croissance du PIB par habitant de 0,2 point de pourcentage, par exemple de 1 % à 0,8 %. L’impact est important⁠.

Des immigrants diplômés surqualifiés (et pas toujours dans les bons domaines)

Depuis plusieurs années, le Canada choisit ses immigrants selon une grille d’évaluation qui met notamment l’accent sur leur niveau de scolarité, notamment postsecondaire. Le postulat, c’est que leur formation trouvera preneur sur le marché du travail et leur procurera d’intéressants revenus.

Les résultats de cette politique ont été mitigés, nombre d’immigrants étant surqualifiés pour les postes qui leur ont été offerts, ce qui pourrait expliquer l’impact nul ou négatif sur la croissance du PIB par habitant.

Les chercheurs proposent plutôt de miser sur les expectatives de revenus des immigrants sélectionnés. Ils suggèrent de miser sur les immigrants économiques dont les revenus espérés seront éventuellement plus grands que la moyenne canadienne.

Pour démontrer l’impact de cette méthode, ils refont une sélection hypothétique d’immigrants parmi la cohorte de 2005 en se basant sur des critères, connus à l’époque, de revenus espérés des immigrants choisis. Parmi ces critères figurent l’âge, le niveau d’éducation et le domaine de formation (affaires, sciences sociales, santé, éducation, informatique, arts, génie, etc.)

En comparant les revenus réellement obtenus 10 ans plus tard pour ce groupe, soit en 2015, ils constatent que leur sélection aurait permis d’augmenter considérablement la proportion d’immigrants gagnant davantage que la moyenne canadienne.

Plus précisément, leur sélection aurait eu pour effet de faire croître les revenus moyens des immigrants de 20 % chez les hommes et de 25 % chez les femmes. En revanche, elle ferait chuter le nombre d’immigrants choisis de quelque 50 % !

« Notre analyse des revenus des immigrants à l’aide des données du recensement suggère que l’immigration économique de 2005 n’était pas conforme à l’objectif de maximisation du PIB par habitant », écrivent les auteurs.

Ils jugent qu’avec un meilleur modèle de prédiction des revenus éventuels, le nombre d’immigrants retranchés serait bien moindre que les 50 % obtenus théoriquement. À cet égard, ils font valoir que l’immigration temporaire – aujourd’hui très grande – fournit aux décideurs des renseignements plus riches pour prédire les revenus futurs.

L’étude va dans le sens des propos chocs tenus par François Legault en 2021. Le premier ministre du Québec avait alors déclaré vouloir miser essentiellement sur des immigrants qui gagnent davantage que la moyenne québécoise, choquant à la fois le Conseil du patronat (CPQ) et le parti d'extrême gauche Québec solidaire (QS).

Le Conseil du patronat demande de pourvoir même les postes moins payés, essentiellement, et QS estime que la discrimination mine les revenus des immigrants⁠.

La nouvelle politique d’immigration du Québec, déposée fin mai, semble aller dans le sens des constats de l’étude. Elle favorise les immigrants recherchés par le marché pour leurs compétences pointues, mieux payés, plutôt qu’uniquement pour leurs diplômes universitaires.

Mesure secrète augmente les demandes «  d’asile »

Le gouvernement fédéral a discrètement allégé les critères pour obtenir un visa touristique au Canada, dans l’objectif de réduire un volumineux inventaire de demandes en attente.

 Depuis quelques semaines, les douaniers des aéroports de Montréal et Toronto font face à une nouvelle problématique : l’arrivée massive d’étrangers, qui détiennent un visa tout à fait légal pour arriver au Canada, et qui demandent immédiatement l’asile.

Si les demandes d’asile dans ces aéroports sont monnaie courante, l’origine des demandeurs a surpris des sources qui se sont confiées à Radio-Canada.

Depuis le début du mois de juin, des centaines de visiteurs, provenant par exemple de pays d’Afrique de l’Ouest comme le Sénégal, le Cameroun, le Nigeria ou encore le Mali, ont demandé l’asile en débarquant par dizaines, quotidiennement, à Toronto et Montréal. (détails)

Voir aussi

Malgré une immigration record : stagnation, voire baisse, du PIB/habitant au Canada en 2022 (et 2023 selon les prévisions)

Grande-Bretagne — Les défenseurs de l'immigration de masse admettent enfin qu'elle réduit les salaires

Les nouvelles données de l’Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011 nous ont permis d’actualiser notre estimation précédente afin de mettre en lumière le succès des récentes mesures importantes prises par le gouvernement fédéral pour améliorer la sélection des nouveaux immigrants en vue d’améliorer leurs perspectives économiques. Nous avons constaté que le transfert fiscal net annuel aux nouveaux immigrants est nettement inférieur, à 5 329 $ par habitant, aux 6 000 $ que nous avions trouvés dans notre analyse précédente. Toutefois, comme le nombre d’immigrants bénéficiant de ce transfert a considérablement augmenté, la charge fiscale totale est passée de 16 à 24 milliards de dollars en 2005, à 20 à 28 milliards de dollars en 2010, et à 27 à 35 milliards de dollars en 2014. (Institut Fraser, 2015

Un Canadien sur deux pense que les cibles en immigration sont trop hautes, 75 % qu'elle entraîne une demande excessive des services 

Les loyers montent en flèche au Canada alors que l'afflux de personnes est sous-estimé (il est à près de 1 million/an !)

 
 

Coïncidence — Immigration : Le Québec fracasse un record, loyers records à Montréal, pénurie et surcharge de travail à l’école

Il se bâtit au Canada entre 200 000-300 000 unités de logement par an, en 2022 1 million de personnes s’est ajouté à la population

Recension de « Canada maximum, vers un pays de 100 millions »

Au rythme actuel sous Trudeau et Legault : 12 millions d'habitants à Montréal et 5 à Québec en 2100

Population du Canada : croissance record de 1 050 110 personnes enregistrée en 2022 (m à j Québec)

Canada — programme de financement du logement fondé sur la race 

Forte baisse de la fécondité au Québec en 2022 : 1,49 enfant/femme (-7,7 % pour les « langue maternelle français »)

Canada, champion de l’augmentation du prix du logement depuis 2000, aussi un pays à très forte immigration… 

Bloomberg: les salaires canadiens stagnent en raison de l’immigration de masse alors que l’inflation grimpe  

Crise du logement : le tabou des seuils d’immigration trop élevés

Immigration de masse : le Canada connaît la plus forte croissance démographique du G7

L’augmentation de l’immigration a amplifié la crise du logement

Canada — Faire passer l’immigration de 300 000 personnes par an à un million

L’initiative du Siècle (dont un des cofondateurs est Dominic Barton, actuellement ambassadeur du Canada en Chine populaire). En anglais uniquement.

Le patronat québécois reprend de plus belle sa campagne en faveur de l’immigration massive : 64 000 par année au Québec ! (1er avril 2021, ce n’est hélas pas un poisson d’avril)

On a consulté des circulaires [publicités] d’épicerie de 1999 et ça fait mal au cœur 

« Trop et trop vite » : des économistes mettent en garde contre la politique d’immigration libérale « pro-affaires »

Y a-t-il vraiment une pénurie énorme de travailleurs au Québec ? (2017)

États-Unis : la Cour suprême met fin à la discrimination ethnique dans les universités

La Cour suprême des États-Unis a mis un terme jeudi aux programmes de discrimination ethnique dans les universités.

La Cour suprême (bâtie en 1935)

Ses six magistrats ont jugé, contre l’avis des trois juges de gauche, contraire à la Constitution les procédures d’admission sur les campus prenant en compte la couleur de la peau ou l’origine ethnique des candidats.

Beaucoup d’universités ont considéré, à tort, que le fondement de l’identité d’une personne n’était pas sa mise à l’épreuve, les compétences acquises ou les leçons apprises, mais la couleur de sa peau. Notre histoire constitutionnelle ne tolère pas ça, a écrit le magistrat John Roberts au nom de la majorité.

En d’autres mots, l’étudiant doit être traité en fonction de ses expériences individuelles, mais pas sur des critères raciaux.  — Le juge John Roberts

Les étudiants asiatiques vent debout contre la discrimination raciale

Si l’on veut comprendre pourquoi de nombreux Américains d’origine asiatique considèrent la discrimination positive comme une abomination morale, un exemple cité par Rupa Subramanya :

Calvin Yang, 21 ans, est membre des Étudiants pour des admissions équitables (SFFA), une partie au procès contre Harvard devant la Cour Suprême.

Le curriculum vitae de M. Yang : il a été nageur et joueur de rugby dans l’équipe universitaire, il a fait partie du club de débat et a été classé premier dans le programme de baccalauréat international de son école. Il avait même lancé sa propre initiative, l’Alliance canadienne de la jeunesse pour l’action climatique, qui avait organisé la plus grande manifestation pour le climat de l’histoire de l’Amérique du Nord. Plus de 300 000 personnes s’y sont rendues, dont Greta Thunberg. En 2021, il a fait partie du Palmarès des 30 meilleurs moins de 30 ans du Canada. Il parle six langues (dont l’islandais et le chinois). Et il a obtenu un score de 1550 sur 1600 au SAT.

Mais lorsqu’il a posé sa candidature à Harvard, sa candidature a été rejetée. Idem pour Yale.

« Je pense qu’il y a vraiment beaucoup de préjugés et de stéréotypes à l’encontre de la communauté asiatique américaine », a déclaré M. Yang lors d’une interview.

Finalement, Yang s’est retrouvé à Berkeley, où il est aujourd’hui en première année. Mais il était toujours en colère. « Je me bats au nom des Américains d’origine asiatique et, je suppose, des communautés asiatiques du monde entier », a-t-il déclaré.

Il avait fait tout ce qu’il fallait. Harvard n’était pas d’accord.

Visions diamétralement opposées

Plusieurs universités très sélectives avaient introduit des critères raciaux et ethniques dans leur procédure d’admission à la fin des années 1960 pour corriger les inégalités issues du passé ségrégationniste des États-Unis et augmenter la part des étudiants noirs, hispaniques ou amérindiens dans leurs effectifs.

Ces politiques, dites de discrimination prétendument positive, ont toujours été très critiquées dans les milieux conservateurs qui les jugent opaques et y voient du racisme inversé.

Saisie à plusieurs reprises depuis 1978, la Cour suprême avait interdit les quotas, mais avait toujours autorisé les universités à prendre en compte, parmi d’autres, les critères raciaux.

Jusqu’ici, elle jugeait légitime la recherche d’une plus grande diversité sur les campus, quitte à faire une entorse au principe d’égalité entre tous les citoyens américains.

Jeudi, les magistrates de gauche ont vivement critiqué cette volte-face.

Combat de longue haleine

Cet arrêt trouve sa source dans une plainte déposée en 2014 contre les plus vieilles universités privée et publique des États-Unis, Harvard et celle de Caroline du Nord.

À la tête d’une association baptisée Étudiants pour des admissions équitables (SFFA), Edward Blum les avait accusées de discriminer les étudiants asiatiques. Ces derniers, qui ont des résultats académiques nettement supérieurs à la moyenne, seraient plus nombreux sur les campus si leurs performances étaient le seul critère de sélection, avait-il plaidé.

Après avoir essuyé plusieurs défaites devant les tribunaux, il s’était tourné vers la Cour Suprême qui n’a jamais été aussi diverse qu’aujourd’hui avec deux magistrats afro-américains et une Hispanique.

Mais la haute juridiction a été profondément remaniée par Donald Trump et compte désormais six magistrats conservateurs sur neuf, dont le juge afro-américain Clarence Thomas, un pourfendeur des programmes de discrimination positive dont il a pourtant bénéficié pour étudier à la prestigieuse université Yale.

Le gouvernement du président démocrate Joe Biden avait plaidé en vain pour cette discrimination demeure légale.

Voir aussi

Harvard accusée de discrimination contre les Américains d’origine asiatique (2018)

Ministère de la Justice accuse Yale de discrimination raciale contre blancs et asiatiques (2020)

L'excellence scolaire des jeunes élèves d’origine asiatique

Le correctivisme politique dans les universités « d’élite » américaines 

Affichette « C’est correct d’être blanc » cause expulsion d’un étudiant 

États-Unis — Suppression de classes « avancées » au nom de l’« équité » (trop de blancs et d’asiatiques y sont inscrits)

Préférences ethnique et culturelle dans le choix de colocataires parmi les millénariaux

Eschyle interdit, Finkielkraut insulté : sectarisme à l’université

États-Unis — De plus en plus de jeunes diplômés du secondaire renoncent à l'université , surtout les jeunes hommes

Yale revient sur sa décision, elle changera bien le nom du Collège Calhoun (anglais)

La sélection à l’entrée des universités de l’« Ivy league »

QI, intelligence et confusion moyenne-variance

Les gènes influeraient sur la réussite. Mais alors qu’est-ce que l’égalité en éducation ?

Biologie — L’expression de 6 500 différences génétiques distinguent l’homme de la femme

Boris Cyrulnik : l’école valorise la docilité des filles et dévalorise la hardiesse des garçons

Recensement 2020 aux États-Unis — 5 millions de blancs en moins par rapport à 2010

Hippopotames dans la Tamise, fermes vikings au Groenland : ces réchauffements climatiques qui ont déjà marqué l'Histoire

Plus on remonte le cours du temps, moins les données climatiques sont précises. Mais elles ne sont pas forcément moins fiables. La Révolution française a été attisée par de mauvaises récoltes, dont l’origine est la grave sécheresse du printemps 1788, « au début de la phase de croissance des plantes », note Emmanuel Le Roy Ladurie dans sa monumentale Histoire humaine et ­comparée du climat (Fayard, 2004-2006).  

« Le déficit pluviométrique atteindrait 40 % dans le nord de la France, de 40 à 60 % dans l’Ouest et le Sud-Ouest, plus de 80 % dans le Sud et le Sud-Est (avril-mai). » Chiffres comparables à ceux relevés en 1921, nettement supérieurs à ceux de 2022. Sécheresse également accompagnée d’une chaleur exceptionnelle — alors même qu’il s’agit encore dans la période dite du « petit âge glaciaire », laquelle s’étend en gros du XIVe au milieu du XIXe siècle.

Avant cette période, lors de ce qu’on appelle « l’anomalie médiévale », siècles chauds qui ont vu l’érection des cathédrales, d’autres épisodes de sécheresse sévère avaient été recensés dans notre pays. Ainsi de l’année 1137, pour laquelle l’historien Pierre Alexandre (Le Climat en Europe au Moyen Age, Editions de l’EHESS, 1987) relève divers témoignages : à Tours, « grande sécheresse de mars à septembre » ; à Limoges, « grande sécheresse pendant six mois » ; à Caen, « grande sécheresse, assèchement des sources et des cours d’eau » ; à Saint-Evroult (Orne), « grande sécheresse, assèchement des sources et des étangs et de ­certains cours d’eau. Grande chaleur en été : en juillet, en août et jusqu’au 13 septembre ».

Mais depuis une vingtaine d’années, les progrès de la paléoclimatologie, exploités par des archéologues et des historiens, nous autorisent à plonger dans un passé bien plus lointain. Pour en rester au sujet de la sécheresse, et tout en continuant à remonter le fil du temps, voici quelques exemples devenus paradigmatiques, même s’ils font toujours l’objet de recherches actives susceptibles d’influer sur les résultats. L’une des techniques désormais éprouvées est l’analyse isotopique de spéléothèmes (des stalagmites formées dans des grottes), qui rend compte de façon précise de l’évolution de l’hygrométrie. Elle a permis de confirmer une hypothèse déjà émise au vu de forages lacustres : celle que la grande civilisation des temples mayas, dont Tikal, a succombé, à la fin du Xe siècle après trois siècles d’une sécheresse croissante, ponctuée de décennies particulièrement sèches, excédant les capacités des énormes réservoirs construits par les seigneurs locaux.

mercredi 28 juin 2023

Inégalité filles-garçons : « 50 % des enfants non scolarisés dans le monde sont des filles »

Tiré de « Quinze minutes pour comprendre l’égalité filles-garçons », document édité par l’Unicef en 2018. Sous la rubrique, « Qu’est-ce que l’inégalité Filles-Garçons », on trouve « 58 millions d’enfants n’accèdent pas à l’école primaire et 63 millions sont privés de collège. 50 % des enfants non scolarisés dans le monde sont des filles. »


Des gens simples pourraient penser que 50 % de filles c’est l’égalité plutôt que l’inégalité.

Ajoutons que, puisqu’il naît plus de garçons dans le monde que de filles, il s’agit bien d’une inégalité, mais pas à l’encontre des filles, mais des garçons.

Chaque année en France, il naît plus de garçons que de filles. En 2013, 381 472 bébés de sexe féminin sont venus au monde dans l’Hexagone, contre 400 149 de sexe masculin. Une moyenne de près de 105 garçons pour 100 filles. On retrouve ce ratio « naturel » dans la plupart des pays du monde, les États pratiquant une élimination prénatale des filles mis à part. 

Au Québec, 43 600 garçons et 40 600 filles ont vu le jour en 2019. Le rapport de masculinité à la naissance a été de 107 garçons pour 100 filles.

Les auteurs d’une récente étude, parue dans la revue de l’académie américaine des sciences (PNAS), proposent une nouvelle explication à ce phénomène : les fœtus féminins seraient plus fragiles.



France — Rééducation à la sexualité ?

Éducation à la sexualité : le controversé ministre de l'Éducation nationale et de la jeunesse en France, Pap Ndiaye, annonce l'élaboration d'un programme et d'un plan de formation pour les personnels:

Afin de faciliter et d’accélérer cette mise en œuvre, le ministre a saisi le 23 juin 2023 le Conseil supérieur des programmes pour qu’il élabore, pour chaque niveau d’enseignement, une proposition de programme précisant les thèmes et les notions qui devront être abordés. Structuré par cycles, ce programme sera adapté à chaque niveau afin de couvrir les trois champs de l’éducation à la sexualité : biologique, psycho-émotionnel et juridique et social.

Les propositions du Conseil supérieur des programmes, attendues d’ici à novembre 2023, devront accorder une place particulière à l’égalité filles-garçons, à la lutte contre toutes les formes de discriminations liées à l’identité de genre ou l’orientation sexuelle réelle ou supposée, ainsi qu’à la notion de consentement. Sur la base de ce programme, des ressources pédagogiques seront élaborées afin d’accompagner les personnels de l’Éducation nationale dans sa mise en œuvre.

Un plan de formation ambitieux, organisé en trois niveaux (sensibilisation de tous les personnels, approfondissement pour les personnels prenant en charge les séances, formation des conseillers pédagogiques) sera déployé durant l’année scolaire 2023-2024.

Comme le ministre s’y était engagé, le ministère publiera chaque année en juin une enquête sur la mise en œuvre par les établissements et les écoles de l’éducation à la sexualité.

Afin de recueillir les retours de terrain sur les interventions dispensées dans les établissements, le ministre a également souhaité créé un comité de liaison réunissant l’ensemble des acteurs mobilisés, dont notamment les associations du secteur, les fédérations de parents d’élèves et les jeunes eux-mêmes.

Voir aussi

Marie-Estelle Dupont, psychologue clinicienne, revient sur la lettre envoyée au controversé ministre Pap Ndiaye par SOS Éducation et les Mamans Louves, pour alerter sur les dérives ayant eu lieu lors d'une séance d'éducation à la sexualité en CM2 (5 année du primaire, 10 à 11 ans).